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Le blog de Lucien PONS

Coup de théâtre en Italie : la Ligue et le M5S chargés de présenter un gouvernement

31 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'Italie

Coup de théâtre en Italie : la Ligue et le M5S chargés de présenter un gouvernement
Coup de théâtre en Italie : la Ligue et le M5S chargés de présenter un gouvernement© Tony Gentile Source: Reuters
Le drapeau italien flottant sur le palais présidentiel du Quirinal
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Le président italien Sergio Mattarella a convoqué Giuseppe Conte, dont le nom était proposé par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, pour lui demander de présenter un gouvernement. Il renoncerait à imposer un ancien du FMI à la présidence du Conseil.

C'est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui secoue l'Italie : après avoir refusé une première proposition de gouvernement présentée par les deux partis victorieux des dernières élections et que devaient diriger Giuseppe Conte, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S), le président italien Sergio Mattarella a finalement décidé ce 31 mai de convoquer à nouveau ce dernier. Il sera vraisemblablement chargé de former un gouvernement pour la seconde fois.

«Toutes les conditions sont réunies pour un gouvernement politique M5S/Ligue», ont annoncé Luigi di Maio et Matteo Salvini, respectivement leaders du M5S et de la Ligue dans un communiqué transmis par le M5S après de longues tractations. «Engagement, cohérence, écoute, travail, patience, bon sens, tête et coeur pour le bien des Italiens. Peut-être qu'on y est enfin, après tant d'obstacles, d'attaques, de menaces et de mensonges», a ajouté Matteo Salvini sur Facebook.

Dans la foulée, le président Sergio Mattarella a convoqué Carlo Cottarelli, qu'il avait chargé le 28 mai dernier de former un gouvernement d'experts pour conduire le pays à de nouvelles élections mais qui avait gelé la formation de son équipe pour laisser le temps nécessaire aux nouvelles discussions des deux partis populistes majoritaires au Parlement. 

Selon toute vraisemblance, Carlo Cottarelli, ancien responsable du FMI, devrait remettre sa charge au président, qui devrait donc la donner à nouveau à Giuseppe Conte. Ce dernier avait jeté l'éponge après le refus de Sergio Mattarella de valider la nomination de Paolo Savona, un économiste anti-euro, au ministère de l'Economie et des Finances.

La presse italienne s'est déjà fait l'écho de la composition du gouvernement que Giuseppe Conte devrait présenter au président italien. Paolo Savona, dont la nomination à l'Economie voulue par la Ligue et le M5S s'était vue opposer le veto du président, sous les applaudissement de plusieurs leaders européens, en raison de ses prises de positions anti-euro, serait finalement proposé... aux Affaires européennes.

Lire aussi : Un ancien de la BCE spécialiste des questions monétaires analyse la crise italienne pour RT

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De Mamoudou Gassama à Carlo Cottarelli: soyez les bienvenus dans la nouvelle réalité

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

mardi 29 mai 2018

De Mamoudou Gassama à Carlo Cottarelli: soyez les bienvenus dans la nouvelle réalité
 
 
 
Hier fut une journée particulièrement riche, qui nous a montré les deux faces de notre monde, de ce monde de l'information qui a remplacé la véritable gouvernance. Cette gouvernance n'ayant pas pour autant été annulée, il faut bien gouverner, mais elle n'est plus dicible, car elle va à l'encontre des principes démocratiques en lesquels croient encore nos sociétés, sans ayant pu les remplacer par un nouveau système de valeurs acceptables. Et l'on obtient ainsi le rejet d'une réalité non conforme aux dogmes non-dits (l'Italie et sa crise politique) et le formatage d'une nouvelle réalité devant artificiellement combler le vide provoqué (Gassama).
 

 
Toute la difficulté de notre époque est de maintenir ce fragile équilibre entre le virtuel et la manipulation du réel. Sans pour autant que les règles du jeu ne soient affirmées. Parfois, une erreur de communication est faite et l'on apprend ainsi par la voix d'un Juncker qu'il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens - car l'Europe ne se discute pas. C'est pourquoi, à l'exception notable de la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE qui se prépare toujours avec beaucoup de difficultés, la Grèce n'a pu mettre en place sa voie eurosceptique, c'est pourquoi les traités ont du être revotés par les Parlements nationaux lorsque les peuples les ont rejeté, c'est pourquoi l'Italie entre en crise politique. Une crise provoquée par l'UE.
 
L'Etat ne peut être qu'un instrument protégeant les intérêts européanistes globalistes
 
Le président fantoche italien, qui n'a jusqu'à présent servi que de décoration, a pris toute la mesure de sa fonction. Nommé pour 7 ans par les parlementaires et 58 délégués régionaux, il est censé être en dehors des partis politiques, ne conduit pas la politique du pays (ce qui ressort des compétences du Cabinet des ministres, qui exerce le véritable pouvoir), il est un "garant" des institutions. La présidence est avant tout une fonction honorifique, la faible légitimité démocratique du Président ne lui permettant pas de gouverner réellement, même s'il peut parfois exercer une certaine influence. Or, après les élections italiennes qui ont conduit au pouvoir une majorité eurosceptique voulant remettre en cause la suprématie européenne, revenir à la monnaie nationale et donc à l'Etat, le Président fantoche Mattarella a été activé dans le jeu européen, dont il a pu férocement défendre les intérêts contre la voie de l'Italie.
 
Finalement, non seulement Mattarella refuse Paolo Savona, le ministre des Finances proposé par les vainqueurs des élections pour mettre en place la politique voulue par la majorité populaire, conduisant le Premier ministre Giuseppe Conte, non-aligné, à démissionner, mais il nomme pour le remplacer un ancien membre du FMI, Carlo Cottarelli, à l'extrême inverse du choix porté par les électeurs. L'UE par les mains du Président italien confisque la voix démocratique et organise un coup d'Etat:
Aussi a-t-il convoqué pour lundi matin au Quirinal le directeur d'un observatoire sur les comptes publics, l'économiste Carlo Cottarelli, ancien Commissaire à la dépense publique. Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre». S'il n'a, à première vue, aucune chance d'obtenir la confiance du Parlement, il pourrait expédier les affaires courantes et organiser de nouvelles élections pour l'automne prochain.
Avant la décision présidentielle défendant les intérêts européens, il n'y avait pas de crise politique en Italie, un Gouvernement pouvait être constitué. Mais comme il ne plaît pas, il faut revoter. Et revoter tant que le vote ne sera pas conforme aux intérêts européens.

La réaction du Président Macron se passe de commentaire:
 
 
Il n'y a pas de choix démocratique en dehors du dogme. Donc, il n'y a plus de choix démocratique. La société doit être manipulée pour qu'elle puisse faire le "bon" choix. Sinon, il faut qu'elle le refasse. Sinon, certainement prochainement, elle n'aura plus à le faire. Trop de sociétés commencent à faire de mauvais choix pour qu'on les laisse encore choisir.
 
C'est l'impasse de l'UE: son impossibilité à fonctionner sur le mode démocratique, car les mécanismes de gouvernance et les "valeurs" qu'elle porte réellement sont minoritaires dans les populations. Malgré les manipulations:
 
 
C'est aussi la faiblesse de ce système, cette obligation de rester dans l'ombre, de gouverner dans l'ombre, d'avoir des marionnettes aux commandes dans les pays, qui font oublier que ce ne sont pas eux qui prennent les véritables décisions, qui choisissent des politiques nationales, qu'ils ne font que les implanter avec une certaine marge de manoeuvre nationale. Mais le véritable débat démocratique est absent. Le but, le renforcement de l'Europe ne peut être contesté. Seuls les moyens d'y parvenir peuvent être discutés. Et la propagande européenne tourne dans les médias. Qui le reconnaissent eux-mêmes sont surpris que malgré tant d'efforts, il reste encore tant de sceptiques ... 
 
Créer une réalité virtuelle, simple, binaire, digeste
 
L'autre visage de notre monde est celui formaté que l'on nous sert, sur le mode émotif, en dehors de toute réflexion possible. Ainsi, Mamoudou Gassama est né.
 
 
Alors qu'en ce qui concerne les infractions commises il ne faut pas indiquer l'origine de l'auteur pour ne pas "stigmatiser" des minorités, devenues importantes, ici toute la presse félicite à qui mieux mieux ce migrant malien en situation irrégulière. Reçu par le Président, il va être naturalisé, entrer chez les pompiers. La Ligue de défense noire africaine se félicite de cet exploit, pose à côté de lui, pour lutter contre le racisme dans notre pays. La stigmatisation communautaire étant leur pain quotidien, mais celle-ci est autorisée puisqu'elle vient de la communauté noire.
 
De Macron à la Ligue, finalement, le bruit médiatique provoquant dans la société des réactions émotives, permet d'éviter les questions qui se poseraient normalement en ce cas. Que fait l'homme à côté de l'enfant qui devrait pouvoir assez facilement le tirer par le bras? Où et qui sont les parents de l'enfant? Comment s'est-il retrouvé dans cette position? Que font les services de l'enfance, pourtant tellement prompts à réagir dans les cas qui les intéresse? Ah, cette fameuse justice juvénile qui détourne les yeux... que tout cela est émouvant. Ne réfléchissez pas, ne vous posez pas de question, sinon vous n'êtes pas fréquentables. Pleurez en choeur, serrez bien les mains contre la poitrine, soyez émus par cet étranger, noir à souhait, qui sauve un petit enfant! On se croirait en Syrie avec les Casques blancs! Il est vrai que la technique a bien été apprise...
 
Et pourquoi surmédiatiser cet exploit? Il y en a d'autres ... 
 
 
Il est vrai que politiquement, cet acte non moins héroïque n'apporte rien. Les héros sont bien pâles, la victime provoquera beaucoup moins d'émotion qu'un petit enfant (un vieux corps, quand même, ça ne vaut pas un bébé potelé). Alors pourquoi les recevoir à l'Elysée, ils ne sont même pas en situation irrégulière. Trop banal. Il faut à la fois le bon héros et la bonne victime.
 
Un monde de l'information qui peine à couvrir le monde réel
 
Voici les deux côtés de la médaille, les deux faces de notre monde, un monde de l'information qui peine à construire le réel, donc botte en touche dans le virtuel, tente de construire une réalité parallèle. Mais cette réalité artificielle est particulièrement basique, sans nuances, je dirais, et sans cynisme, en noir et blanc. Aucune place pour le gris, pour tout ce qui fait justement la richesse d'une civilisation. Dans toute information créée, vous voyez tout de suite où est le gentil, pourquoi il est le gentil et comment il "faut" réagir. L'on vous apprend simplement à baver sur commande.
 
Pour autant, la faiblesse fondamentale de ce système, de ne pouvoir être accepté en tant que tel, de devoir vivre caché résulte surtout du vide intellectuel qui l'entoure, la perte humaine qu'elle entraîne. De son côté primaire, malgré l'habillage technologique. Sur le fond, comment dire aux gens: choisissez entre votre pays et l'UE, choisissez de décider de désigner ceux qui vous gouvernent ou d'être gouvernés par des fonctionnaires européens sur lesquels vous n'avez aucune emprise, choisissez un équilibre entre la protection sociale garantie par l'Etat ou le capitalisme sauvage transnational promu par l'UE, choisissez entre l'école et la médecine gratuite ou un enseignement et des soins en fonction de vos moyens financiers etc.
 
Dans un système non truqué, le modèle de l'UE ne tient pas la concurrence, concurrence qui par ailleurs est censée en être à la base. Donc il faut truquer les cartes. Se battre pour une déstructuration des services publics ou nom de la rationnalisation de l'Etat, devenu en conséquence moins efficace, ce qui ouvre la voie à la discussion de la privatisation de tous les éléments de l'Etat les uns après les autres. Sans plus alors que la question de l'efficacité ne soit posée. Comment se poser la question de l'efficacité de ce qui est privé? Quelle indécence! Se battre contre l'enseignement est fondamental, car une société éduquée est une société difficilement manipulable, mais il est nécessaire parallèlement de mettre en place un système à deux vitesses, il faut bien avoir sa propre élite, qui ne peut être formée comme les masses.  
 
Ce ne sont que des exemples. C'est la voie qui nous est proposée. C'est la voie contre laquelle il est interdit de voter. Mais rassurez-vous, en France, l'on nous a fait voter Macron. Il nous faudra le déguster. Jusqu'à la lie.
 
 
 
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Mort d’une jeune fille de 15 ans à Jeleznoye - Les autorités ukrainiennes essayent (pitoyablement) de cacher leurs crimes. Par Christelle Néant.

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Mort d’une jeune fille de 15 ans à Jeleznoye - Les autorités ukrainiennes essayent (pitoyablement) de cacher leurs crimes
Daria Kazemirova

Hier, 28 mai, les médias ukrainiens ont publié une information selon laquelle une jeune fille de 15 ans, Daria Kazemirova, était morte à Jeleznoye (zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne) suite à un bombardement des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD), mené avec de l’artillerie de 122 mm.

La RPD a nié toute implication de ses forces armées dans cette mort, car les soldats stationnés en face de Jeleznoye respectent le cessez-le-feu et n’utilisent pas d’armes lourdes interdites par les accords de Minsk sauf cas d’extrême nécessité (pour repousser une attaque).

Or depuis les attaques ukrainiennes de la semaine passée, la situation est relativement calme à Gorlovka. Rien donc qui justifierait l’emploi d’armes lourdes par l’armée de la RPD.

De prime abord il peut donc sembler qu’on se retrouve devant un cas où deux propagandes s’affrontent, avec la parole de chaque partie pour seule preuve.

Sauf que… La télévision ukrainienne n’a pas pu s’empêcher d’aller interviewer la grand-mère de Daria, chez qui elle se trouvait au moment de sa mort.

Et la grand-mère est tout sauf stupide ou sénile. Comme tous ceux qui vivent à proximité de la ligne de front, elle sait où sont les positions de chaque armée, la distance entre ces dernières et sa maison, et le temps qu’il faut à un obus pour parcourir cette distance.

Carte de Jeleznoye

Les positions de l’armée de la RPD sont à 3,5 km de Jeleznoye, alors que les positions de l’armée ukrainienne ne sont qu’à 1,5 km. Or l’obus qui a tué sa petite-fille n’a mis que trois à cinq secondes à arriver d’après la grand-mère.

Bien trop court pour que l’obus vienne des positions de l’armée de la RPD (un obus de ce calibre va à une vitesse d’un peu plus de 500 m/s, soit 3 secondes pour une distance de 1,5 km, et 7 secondes pour une distance de 3,5 km).

Résultat, la grand-mère accuse publiquement les Forces Armées Ukrainiennes d’avoir tiré cet obus, et donc tué sa petite-fille, et non l’armée de la RPD comme les officines de propagande ukrainiennes (oups pardon les médias ukrainiens) tentent de le faire croire.

Voici le reportage complet sur la chaîne ТСН, et voici l’extrait contenant l’interview de la grand-mère sous-titrée :


Bien sûr la présentatrice télé essaye après de sauver les meubles, mais il y a des précédents.

Le 11 mars 2017, l’armée ukrainienne bombarde Avdeyevka qui est sous son contrôle, et en accuse la RPD. Là encore, le lendemain, quand le journaliste de ТСН vient au contact des habitants, la réponse est tout sauf plaisante pour les autorités de Kiev.

Face caméra les habitants disent leur dégoût de l’Ukraine et accusent clairement l’armée ukrainienne d’avoir tiré sur la ville :


Ces échecs à répétition de la propagande ukrainienne se multiplient, qu’il s’agisse des informations sur les pseudos bombardements de l’armée de la RPD, ou sur les pseudos conquêtes de l’armée ukrainienne.

Ainsi, la semaine dernière, les médias ukrainiens glosaient sur la prétendue conquête du village de Petrovskoye (situé en République Populaire de Donetsk), par l’armée ukrainienne.

Un énième délire du commandement ukrainien, qui fut vite démenti, preuves à l’appui, par le service de presse de l’armée de la RPD qui s’est rendu sur place :


Suite à toutes ces gabegies, à défaut d’arriver à cacher ses crimes sur le plan médiatique, Kiev essaye de les cacher aux yeux de l’OSCE.

Si les tirs sur les drones de la mission de surveillance par l’armée ukrainienne sont fréquents, cette fois, les FAU n’ont rien trouvé de mieux à faire que de bombarder la zone de lancement du drone à coup de mortiers, pour empêcher l’OSCE de voir la présence d’armes interdites près de Dzerjinsk ! Mettant par là même en danger la vie des observateurs de l’OSCE.

Bien sûr le commandement ukrainien a accusé la RPD de ce tir de mortier, et les représentants ukrainiens au sein du CCCC ont refusé d’enregistrer ce bombardement.

Voilà comment l’armée ukrainienne « libère » la population du Donbass en tirant sur les civils, y compris dans les zones qu’elle contrôle, et comment elle « respecte » les accords de Minsk, en tirant sur les observateurs de l’OSCE pour qu’ils ne voient pas leurs autres violations de ces mêmes accords.

Christelle Néant

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Macron compte diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux, soit la suppression de 30 000 infirmières.

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique, #La santé, #Services publics

Macron compte diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux, soit la suppression de 30 000 infirmières.

Macron compte diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux, soit la suppression de 30 000 infirmières.

Le plan du régime Macron était tenu secret jusqu’à ce qu’il soit dévoilé par la fédération FO de la Santé. Macron veut diminuer entre 2018 et 2020 de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux publics. Le plan de suppression de l’équivalent de 30 000 infirmières et infirmiers est détaillé par une note de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), un service du ministère des Solidarités et de la Santé. Le document, publié sur le site d’information spécialisé Hospimedia, détaille un plan de suppression de postes de 1,2 milliard d’euros prélevés sur la masse salariale des hôpitaux publics pour la période 2018-2022.

Cela revient à licencier près de une ou un infirmier dans chacune des communes de France.

Contrairement à la com’ du ministère de la santé, en 2018 l’objectif du gouvernement est de réduire de près de 1 milliard d’euros le budget des hôpitaux publics tout en diminuant de 600 millions d’euros les dépenses de santé remboursées pour les français.

Il est intéressant pour chaque travailleur de mettre en perspective ces chiffres :

  • avec l’objectif de réduction du déficit public imposé par l’Euro d’une part
  • l’objectif d’augmentation des dépenses militaires imposées par l’Union Européenne et l’OTAN d’autre part : illustrant ce slogan lancé par le PRCF dans les manifs du 1er mai “il y a toujours des milliards pour les guerres mais jamais pour les infirmières”.
  • mais également les cadeaux fiscaux fait aux millionnaires et milliardaires avec la quasi suppression de l’ISF ( 4 milliards d’euros)
  • ou encore la contribution nette de la France à l’Union Européenne, en augmentation de 1,5 milliards d’euros en 2017, qui s’élève à 20 milliards d’euros…
  • et avec les 47 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC40, les plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse, en 2017

De l’argent pour la santé, pour nos hôpitaux, il y en a. Aux travailleurs de se mobiliser pour le récupérer. Car cette richesse, c’est la leur, ils sont les seuls à la produire.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/macron-compte-diminuer-de-12-milliard-deuros-la-masse-salariale-des-hopitaux-soit-la-suppression-de-30-000-infirmieres/

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Stockez les pommes !!! La pénurie est là ! par Charles Sannat

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le fascisme

Pénurie de beurre, puis pénurie de rosé, puis maintenant pénurie de pommes avec le titre de cet article de ce reportage de France 2 sur… le manque de pommes, de jus de pomme et autres compotes de pommes !

Elle est loin la campagne de Jacques Chirac, et le slogan tellement drôle des Guignols de l’info qui proclamait « Mangez des pommes » !!

Souvenirs d’une époque que les moins de 20 ans…

Pommes : faut-il redouter une pénurie ?

« Compote de pommes, jus de pommes – bio ou pas – ces produits se font de plus en plus rares dans les rayons. Les cuves de jus d’une entreprise alsacienne sont presque vides, le directeur de l’usine est inquiet. «On pressent une pénurie totale entre mi-août et mi-septembre», explique-t-il. Même constat en Loire-Atlantique : la pomme est le produit leader, la transformation s’achève en principe en juillet. Cette année, mi-mai, elle est déjà terminée. Les réseaux de distribution s’arrachent les derniers stocks de compote et de purée de pommes. »

Baisse de la production en France, de 8 % l’an passé. Pour les stocks, ce n’est pas mieux, -21 % en France, -48 % en Europe. Du coup, les prix flambent de 40 % au niveau des industriels de la « pomme », pour les pommes fraîches, les tarifs, eux, sont en hausse de 15 % ! Si la récolte est mauvaise cette année, adieu veaux, vaches, cochons, cidre et compotes !

J’oubliais… Au niveau international, la demande est très forte, et les pommes que nous avons sont plus rentables lorsqu’elles sont vendues en Chine qu’au marché en France ou… en Navarre !

En attendant, les Chinois, eux, rachètent nos terres, cela continue, sans opposition politique.

Nous sommes dans l’ère de la pénurie alimentaire !

Charles SANNAT

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Le peuple italien calomnié n'a pas voté pour des fascistes mais contre la ruineuse politique d'austérité de l'Union Européenne. Par Denis Collin.

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'Italie

Le peuple italien calomnié n'a pas voté pour des fascistes mais contre la ruineuse politique d'austérité de l'Union Européenne. Par Denis Collin.

Encore une fois sur la situation italienne: sortir des vieux schémas

Le peuple italien calomnié n'a pas voté pour des fascistes mais contre la ruineuse politique d'austérité de l'Union Européenne
Par Denis Collin  • Dimanche 27/05/2018  

 


Dans Libération, le principal représentant de l’opposition à Macron est interrogé, à la veille de la journée dite de « marée populaire » du samedi 26 mai. Au détour d’un long entretien sur lequel il faudrait revenir en détail, on lui pose cette question : « Comment analysez-vous l’alliance entre la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles, en train de prendre le pouvoir à Rome ? » Réponse du président du groupe LFI : « C’est une catastrophe. Cette calamité porte de forts relents d’extrême droite, comme le montre l’interdiction faite aux francs-maçons d’entrer au gouvernement. Le contenu de leur ligne économique est clairement de droite : réduire l’impôt sur le revenu à une flat-tax à 10 % ou à 20 %. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils ont pris le pouvoir. La bonne, c’est qu’on va pouvoir les affronter mieux qu’auparavant ». On reste interdit devant cette réponse qui voit l’insoumis en chef prendre sa place dans le concert des forces qui veulent empêcher à tout prix que soit respectée la volonté du peuple italien. Mélenchon veut donc affronter cette « catastrophe », cette « calamité » qui « porte de forts relents d’extrême droite ». Dans cette bataille contre l’alliance Salvini-Di Maio, il y a déjà beaucoup de monde : Bruno Le Maire, Pierre Moscovici, les dirigeants allemands et français, la presse du capital et quelques autres encore. Et Mélenchon, de façon tout à fait incompréhensible vient brouiller les cartes et apporter un soutien indirect aux dirigeants européistes de la caste en Italie et en Europe.

Voyons ce qu’il en est. Les élections italiennes, comme nous l’avons expliqué dans un article récent de La Sociale ont exprimé une vague de révolte contre l’Union Européenne, contre la politique d’austérité menée par le gouvernement du PD, contre les mesures anti-ouvrières comme le « Job Act » de Renzi et contre la mise en pièces du système des retraites.  Voilà le sens du vote de la majorité du peuple italien et notamment de ses couches les plus pauvres. Les « forts relents » qui incommodent les narines du chef de LFI sont ceux du « dégagisme », qu’il met ordinairement à toutes les sauces mais qui est parfaitement bienvenu ici : les principaux partis de la classe dominante, le PD (« centre gauche ») et Forza Italia de Berlusconi sont défaits. Voilà l’essentiel ! D’ailleurs, eux, l’ont bien compris. Renzi et Berlusconi sont prêts à s’allier pour mener la vie dure à la nouvelle alliance que la presse qualifie, méprisante, de « populiste ».

Chose importante : le « centre droit » a explosé et Salvini, le chef de la Lega, a engagé des négociations avec Di Maio du M5S. Et cela débouche sur un programme de gouvernement qui réclame la renégociation des traités européens, l’annulation de la réforme des retraites, le desserrement de la discipline maastrichtienne, et toute une série de mesures de relance pour améliorer le niveau de vie des Italiens. Bien que ce ne soit pas dans le programme on parle même, ô horreur, de nationaliser la compagnie aérienne Alitalia en difficultés sérieuses.

Certes, la fin de la progressivité de l’impôt sur le revenu réclamée par Salvini est une fort mauvaise idée, contradictoire avec l’inspiration keynésienne générale du programme de gouvernement. La restriction de l’immigration et l’expulsion des clandestins est sans doute discutable, mais les donneurs de leçons français devraient se mettre un peu à la place des Italiens qui accueillent les réfugiés que la police française empêche vigoureusement de passer la frontière. On doit aussi savoir que dans certaines régions, notamment en Campanie, se sont installées de nouvelles mafias, nigérianes par exemple, qui colonisent complètement certaines villes, choses que l’on ignore complètement si on ne lit que la presse « bobo » et fréquente uniquement les belles âmes… Salvini a d’ailleurs modéré ses propos sur l’immigration déclarant qu’il voulait expulser les voyous (ce qui est assez normal !) mais souhaitant « bienvenue aux braves gens ».

Bref, un gouvernement critiquable, mais en rien fasciste ! Les « hordes leghistes » ne déferlent pas pour détruire les locaux syndicaux. Normal : voilà déjà un moment que bien des militants syndicaux sont passés à la Lega délaissant ce parti monstrueux qu’est le PD. Quand le président italien Mattarella (PD, démocrate-chrétien) fait de l’obstruction à la nomination du nouveau gouvernement, quand il s’oppose à la nomination à l’économie de Savona, notoire opposant à l’euro, c’est lui qui met la démocratie en danger, et non Salvini ou Di Maio.

La principale crainte concernant la coalition M5S/Lega, ce n’est pas qu’elle applique son programme mais bien qu’elle ne l’applique pas pour complaire à la caste. On peut aussi lui reprocher quelques contradictions et quelques inconséquences, mais sûrement pas d’en faire l’ennemi principal. Il serait temps, grandement temps d’en finir avec les réflexes conditionnés de la gauche qui préfère un riche bourgeois européiste libéral à un « populiste » un peu rugueux.

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ASSASSINS SPONSORISÉS PAR L'UE. Par Erwan Castel

30 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

ASSASSINS SPONSORISÉS PAR L'UE. Par Erwan Castel

ASSASSINS SPONSORISÉS PAR L'UE

Et hop ! 1 milliard d'euros supplémentaires dans la perfusion des assassins ukrainiens, ceux là mêmes qui annoncent haut et fort ...vouloir lancer une nouvelle offensive contre la population du Donbass qu'ils bombardent sans relâche depuis 4 ans.

Et leurs parrains occidentaux, qui depuis le Maidan apprennent aux putschistes ukrops à marcher et à tuer, de préciser toute honte bue que ces aides de l'UE (dont c'est ici la 3ème enveloppe) et qui sont "complémentaires des aides du FMI et autres donateurs", sont (accrochez vous !) "conditionnés par le fait que l'Ukraine respectera les mécanismes démocratiques et la primauté du droit et garantira le respect des droits de l'homme"

Et les mougeons occidentaux qui pourtant commencent à compter leurs centimes d'euros en pleurant et se pâment dès qu'on leur parle de violation des droits de l"Homme à l'autre bout de la planète, là ne bougent pas ne bronchent pas..
Bah ! Il est vrai que ce ne sont que des européens qui meurent entre Donetsk et Lugansk et qui plus est des russes. Rendez vous compte ma bonne dame.... "des agents de Poutine" ! Donc pas de quoi versez une larme de tristesse ou de colère. ..

Par contre quelques milliards d'euros pour engraisser les oligarques de Kiev et graisser leurs armes meurtrières pourquoi pas ?

Mais si un jour les esclaves francais allemands etc. veulent savoir où passent leurs impôts et les mensonges des dirigeants félons de l'Europe occidentale, qu'ils viennent faire un tour dans les ruines fumantes de Zaitsevo, Spartak, Kominternovo par exemple ou dans les hôpitaux et orphelinats du Donbass...

Il pourront venir sans crainte : la honte ne tue pas !

Erwan Castel

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Le 26 mai, une « Marée populaire » ? Et après ? [par Jean Lévy]

30 Mai 2018 , Rédigé par El Diablo

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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L'Union Européenne pourra conclure ses prochains accords commerciaux sans Parlements nationaux

29 Mai 2018 , Rédigé par El Diablo

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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Italie : un blocage institutionnel pré-révolutionnaire ? Par Maxime Izoulet

29 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #l'Italie

Italie : un blocage institutionnel pré-révolutionnaire ?

Décidément, les événements politiques en Italie sont riches de leçons, et nous voyons chaque jour à quel point il est fou de ne pas y prêter attention pour comprendre le fonctionnement du capitalisme moderne, et en particulier de la zone euro. Comme je le disais hier, en effet, la formation du gouvernement achoppe sur la nomination du Ministre des Finances, personnage stratégique du gouvernement puisqu’il sera en première ligne si la BCE décide de briser le gouvernement en asséchant l’Italie en monnaie, comme elle l’a fait en Grèce en 2015. Voilà pourquoi la ligne de front entre les partisans de l’austérité et ceux qui s’y opposent se situe très exactement sur cette question de la nomination du Ministre des Finances italien à l’heure actuelle. Par aveuglement ou par confort, les gauches européennes, à commencer par la gauche française, refusent toujours obstinément de voir cette vérité en face, et laissent passer de ce fait de très précieuses leçons pour le jour où elles accéderont au pouvoir. En effet, si tel était le cas un jour, il faut comprendre qu’elles affronteraient exactement les mêmes problèmes que l’alliance m5s-ligue aujourd’hui, et cela devrait alerter ses forces intellectuelles plutôt que de se complaire dans la condamnation du fascisme. Au demeurant, le nouveau gouvernement italien, à l’opposé du fascisme historique réel, se fait actuellement le défenseur de la démocratie face aux partisans de l’euro qui, en Italie comme partout ailleurs, n’ont qu’une idée en tête : vider cette démocratie de toute substance. La menace contre la démocratie ne provient pas de l’alliance populiste qui s’est mise en place, mais bien au contraire des forces qui cherchent à la mettre en échec au nom de l’euro. Telle est à la situation désormais : l’euro provoque une crise institutionnelle ouverte et inédite de la Deuxième République italienne.

En effet, tout ce qui soutient l’Union européenne : le Parlement européen, les gouvernements allemands et français, les médias allemands et français, etc… ainsi que les médias américains et les marchés financiers, s’inquiètent de la nomination de Paolo Savona, l’économiste anti-euro, au Ministère des Finances et souhaite imposer à l’Italie un autre nom, plus conforme à ses intérêts, une sorte de directeur technique du gouvernement s’assurant que la politique de celui-ci est inoffensive au plan économique. Leur homme, leur homme de paille pourrait-on dire si on voulait polémiquer un peu, est Sergio Mattarella, le Président de la République italienne, nommé en 2013 par le Parlement, et indéboulonnable jusqu’en 2021. C’est lui qui tente de mettre son veto à la nomination de Savona au gouvernement, contre la volonté de Guiseppe Conte, le nouveau Président du conseil, qui dirige l’alliance de la ligue et du m5s, et derrière lequel on retrouve les deux leaders : Luigi di Maio et Matteo Salvini. Mais ce veto pose clairement un problème constitutionnel, car il est le résultat d’une interprétation large de la Constitution italienne qui dispose que le Président de la République nomme les membres du gouvernement sur proposition du Président du Conseil. Il s’oppose à la volonté d’un Président du Conseil légitimement élu par la coalition et donc majoritaire au Parlement, c’est-à-dire majoritaire parmi les électeurs italiens. Il s’y oppose au nom d’une interprétation étroitement juridique du texte constitutionnel, dont l’esprit est pourtant indéniablement marqué par l’esprit démocratique et la volonté de faire respecter la volonté du peuple, résultat du contexte dans lequel il a été rédigé qui fut, précisément, celui de la fin du fascisme réel. Car la Constitution ne dit rien sur la suite à donner à un éventuel veto du Président de la République, pour la bonne raison que la situation lui semble absurde et contraire à l’esprit de cette constitution. Le Président doit garantir les traités internationaux, mais que doit-il se passer si le peuple met au pouvoir un gouvernement voulant sortir de ces traités ? Qu’est-ce qui doit l’emporter, la volonté démocratique ou la volonté seule du Président ? D’autre part que doit-il se passer si un tel désaccord entraîne l’impossibilité de former un gouvernement ? Le Président dans ce cas-là, n’est-il pas seul responsable de l’impossibilité de former un gouvernement majoritaire démocratiquement ? Telles sont les questions que pose la situation politique actuelle en Italie. Car au nom de la défense de l’euro et de l’influence des institutions étrangères, Mattarella est prêt à mettre en sourdine l’expression démocratique du pays. Cela, bien évidemment, pose un grave problème institutionnel qui remet en cause le régime politique italien lui-même. Nous passons d’une crise politique à une crise institutionnelle ouverte, et cette crise, il faut insister encore là-dessus, est le résultat de cette folle construction qu’est l’euro. Car c’est l’euro qui pousse à remettre en cause la légitimité démocratique d’un peuple au nom d’un juridisme étroit qui fait fi de la politique, de la légitimité, de la souveraineté et de l’histoire. Voilà ce que nous observons actuellement en Italie, et là encore, nous devrions observer de près cette crise, si nous ne voulons pas être surpris un jour, de nous réveiller en constatant que la démocratie a disparu, comme le découvrent actuellement les Italiens.

Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que la ligue et le M5S commencent à hausser la voix contre le Président Mattarella, qui s’oppose à la volonté des Italiens, qui est précisément censée être garantie par la Constitution, et à en appeller à la mobilisation des Italiens. Salvini se dit « vraiment en colère » sur facebook et son commentaire est liké par Di Maio, qui affirme par ailleurs devant des journalistes qui lui demandent de commenter que lui aussi est en colère. Le député m5s di Battista, de son côté, considère le veto de Mattarella comme « inacceptable » . Même le parti Fratelli d’Italia, pourtant opposé au nouveau gouvernement, considère également comme inacceptables « les interférences de Mattarella ». La « colline » comme on désigne la résidence du Président de la République en Italie, au Palais Quirinale, sur la plus haute colline de Rome, pourra-t-elle éternellement tenir sa position ? Salvini se réunit aujourd’hui à Milan avec son équipe stratégique réduite pour décider de la marche à suivre, mais il menace à nouveau de mettre fin au gouvernement si Savona n’est pas nommé, quitte à refaire des élections puisque son parti ne cesse de monter dans les sondages. Il pourrait ressortir renforcé d’un tel processus, mais le problème démocratique se reposera alors de la même façon à l’automne. Combien de temps cependant, l’interprétation étroite et orientée d’une Constitution démocratique pourra-t-elle servir à priver un peuple de sa volonté démocratique majoritaire, de sa souveraineté, sans mener à des blocages de nature révolutionnaire ? Voilà la nouvelle question que pose la crise italienne, et de nouveau nous voyons à quel point son évolution devrait intéresser la gauche européenne, puisque bien loin du fascisme fantasmé qu’elle projette pour ne pas faire l’effort de comprendre, c’est bien plutôt à une situation réellement révolutionnaire que pourrait désormais mener la confiscation de la volonté populaire des Italiens au nom de la construction de l’euro.

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