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Le blog de Lucien PONS

l'horreur economique

EHPAD: «Ils font du fric sur le dos des plus faibles» : un syndicat tire à boulets rouges sur les Ehpad. Le 29 avr. 2019.

2 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La santé, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

«Ils font du fric sur le dos des plus faibles» : un syndicat tire à boulets rouges sur les Ehpad
«Ils font du fric sur le dos des plus faibles» : un syndicat tire à boulets rouges sur les Ehpad
Un syndicaliste venu sous les fenêtres de de la direction de l'AP-HP à Paris pour une manifestation (image d'illustration).

Les portefeuilles des propriétaires d'Ehpad semblent se porter au mieux, mais les salariés de hôpital public estiment pour leur part que les fermetures de lits dans leurs services de gériatrie seraient corrélées à la fortune de ces premiers.

Le syndicat hospitalier Sud-Santé alerte régulièrement sur «la casse de l'hôpital du public», ainsi que sur la privatisation du secteur de la santé et celui de la gériatrie, en particulier. Cette fois, c'est Cathy Le Gac, co-secrétaire générale de ce syndicat, qui est montée au créneau sur Facebook avec une publication dans laquelle elle partage un article du site ehpad.com claironnant la réussite financière «des propriétaires d’exploitants d’EHPAD privés en France», selon les chiffres du magazine Challenges«Voici les noms des personnes qui font du fric sur le dos des plus faibles...», assène Cathy Le Gac. Et de reprendre les noms des fortunes les plus emblématiques de ce secteur visiblement en plein essor.

Si les placements financiers dans ce domaine sont encouragés par le site ehpad.com, les partenaires sociaux de l'hôpital public font eux part de toute leur inquiétude.

Ainsi Sud-Santé avait déjà alerté dans un communiqué publié à la fin du mois de mars 2019 : «En Ile-de-France, la population augmente régulièrement. Nous vivons de plus en plus vieux, mais pas forcément en bonne santé. Malgré les besoins à venir, Martin Hirsch [directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris] décide de fermer 1 200 lits sur les 2 400 de l’APHP. Soit la suppression de 50% des lits de soins de longue durée (SLD). C’est un véritable plan de destruction massive ! [...] Souvenons-nous de tous les scandales de certaines de ces structures le printemps dernier… Ces groupes cotés en bourse ou appartenant pour la plupart à des fonds de pension qui exigent un retour sur investissement. La prise en charge des personnes âgées se fait au prix d’une maltraitance institutionnelle qui se généralise, par exemple, ils attribuent la somme de 3,46 euros par jour pour 3 repas et une collation.»

Pour le syndicat, aucun mystère : les fermetures de lits en gériatrie dans le secteur public vont bénéficier au domaine privé.

Jointe par RT France, Valérie Pistone, infirmière et secrétaire de la section Sud-Santé à l'hôpital René Muret à Sevran en Seine-Saint-Denis où 179 lits en gériatrie pourraient prochainement fermer, semble totalement dépitée au téléphone : «C'est un scandale sanitaire qui se prépare. Il faudrait un plan gériatrie ambitieux mais le patient doit être rentable selon la direction de l'AP-HP... L'humain passe après l'argent.»

La syndicaliste compare le traitement des aînés dans le public et dans le privé : «Chez nous [à l'hôpital René Muret], il y a toujours un médecin de garde ou un interne la nuit. Par contre, seuls 12% des Ehpad disposent d'un service d'infirmières de nuit. Donc dans ces établissements, quand un patient est malade la nuit, il faut appeler les pompiers ou le Samu et il part pour les urgences qui sont déjà saturées.»

A en croire Valérie Pistone, le patient devra alors attendre pendant plusieurs heures dans le service d'urgences où il atterrira après sa prise en charge, «une perte de sens», selon elle : «Ils sont malades, mais on les sort de leur environnement». Et de déplorer un paradoxe : «En substance, on nous dit de vieillir, mais en bonne santé ! Il faut comprendre que beaucoup des patients qui sont dans nos services ont déjà été refusés par les Ehpad pour des raisons financières. Dans notre département de la Seine-Saint-Denis, qui pourra se payer les dépassements d'honoraires du secteur privé dans les années à venir ? Les seniors vont-ils devoir s'endetter pour se soigner ? Leurs plans sont en contradiction avec les statistiques locales et les gens ne bénéficieront pas d'une offre de soins à la hauteur de leurs besoins. La Seine-Saint-Denis était un département jeune, mais à présent, il a vieilli, comme les autres.»

C'est un scandale sanitaire qui se prépare, mais le patient doit être rentable. L'humain passe après l'argent

A l'autre bout de la chaîne, les propriétaires des Ehpad connaissent un certain succès financier à en croire le classement publié par Challenges, mais les partenaires sociaux craignent que ce ne soit au détriment des patients. C'est ce que dénonce avec tant de force le syndicat Sud-Santé, ainsi que le rappelle Valérie Pistone : «On appelle ça "l'or gris" et ça rapporte beaucoup. Leur personnel est payé par la sécurité sociale et ils négocient tout au cordeau avec des prix de gros qui ramènent le coût quotidien des repas à un peu plus de 3,40 euros, le tout pour trois repas et un goûter. Vous avez déjà essayé de manger pour ce prix-là, vous ? Mais les propriétaires d'Ehpad sont de plus en plus décomplexés par rapport à cette situation.»

Alors les syndicats cherchent à mobiliser dans les hôpitaux publics, notamment à Sevran : «Tous les mardis on tient une assemblée générale, car notre situation est très floue. La direction ne confirme pas les chiffres de fermetures de lits que nous avons obtenus en off, mais ils ne les démentent pas non plus... On sait très bien qu'ils vont faire comme d'habitude, c'est-à-dire ne pas communiquer pendant le plus longtemps possible et sortir leurs cartouches au dernier moment pour que personne n'ait le temps de réagir. Du coup, on a cette grosse impression de ne pas avoir d'avenir. Pour la fermeture d'un bâtiment entier en gériatrie chez nous, nous nous attendons à une échéance dans le courant de l'année 2019 ou en 2020», déplore Valérie Pistone de Sud-Santé. Selon ce même syndicat, 6 000 suppressions de postes également sont prévues d'ici l'année 2023 pour l'AP-HP.

Antoine Boitel

Lire aussi : AP-HP : après les urgences, l'intersyndicale appelle à la grève dans les hôpitaux parisiens

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Répartition des richesses et vérité des prix… Par Jacques Cotta

3 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes, #Les Gilets Jaunes, #l'horreur économique

Répartition des richesses et vérité des prix… Par Jacques Cotta

Répartition des richesses et vérité des prix…

Par Jacques Cotta• Mercredi 03/04/2019 

La répartition des richesses, le pouvoir d’achat, la possibilité de finir le mois, la volonté d’une vie digne sont les exigences qui se trouvent au centre du mouvement social des GJ. Les macronistes en général trouvent ces arguments exagérés. Il n’y a qu’un pas pour qualifier de populistes ceux qui les emploient. Macron lui-même à force de long blabla baptisé « grand débat » a tenté de détourner de son véritable objet la signification du mouvement social des GJ. Mais la réalité rattrape tout ce beau monde au galop. Les chiffres sont implacables.
  • 36,8 millions d’euros, c’est le montant des indemnités que touchera le patron d’Airbus, Tom Enders, à compter de son départ à la retraite le 10 avril prochain.
Il n’y aurait rien à dire puisque l’entreprise est basée ailleurs, dans un paradis fiscal bien utile pour l’occasion…
Mais il ne s'agit pas d'un cas isolé. Il n'est que l'illustration du système qui perdure.
  • Thierry Pilenko touchera un paquet global «de 14 millions d’euros» pour son départ en mai 2019, malgré la perte de près de 2 milliards de dollars essuyée en 2018 par le groupe franco-américain d’équipements pétroliers, TechnipFMC.
  • Benjamin Smith à la tête d’Air-France KLM  est concerné par 4,25 millions d’euros par an, dont 900.000 euros de fixe, trois fois plus que son prédécesseur Jean-Marc Janaillac, qui touchait 1,12 million d’euros en 2017, dont 600.000 euros de fixe.
A noter au passage les licenciements, les blocages de salaires, les absences de recrutement au nom de la difficulté de la compagnie aérienne… Ceci expliquant sans doute cela.
En remontant dans le temps, on voit bien que malgré les grands discours moralisateurs les mêmes pratiques perdurent. Les actionnaires bien servis votent d’une seule main des privilèges inouïs aux patrons des boites qui n’ont eu de cesse que de leur verser dividendes sur dividendes…
  • Les actionnaires du groupe carrefour avaient approuvé à une large majorité une rémunération de 13,17 millions d’euros en 2017 pour l’ancien patron de Carrefour, Georges Plassat.
  • Le 29 mars 2016, l’AG du groupe automobile PSA approuve à 76,53% le quasi-doublement du salaire du président du directoire Carlos Tavares, à 5,24 millions d’euros
  • En  août 2015, un parachute doré de 14 millions d’euros sur trois ans est offert à Michel Combes par l’équipementier télécom Alcatel-Lucent à l’occasion de son départ pour la direction de Numéricable-SFR. Après un tollé général il ne touchera que 7 millions d’euros environ, une misère…

Le cas sanofi est particulièrement intéressant. Près de trois millions d’euros sont versés par le groupe pharmaceutique à Chris Viehbacher, comme indemnité après son éviction… Il est remplacé par un nouveau directeur général, Olivier Brandicourt. Et bien en février 2015, syndicats et petits actionnaires s’élèvent contre la prime de bienvenue de 4 millions d’euros qui lui est attribuée. Sans doute le jack pot si on considère qu’il passera par la case départ à un moment ou un autre et que, comme c’est d’usage, il retouchera à l’occasion….

Deux leçons résistent au temps:

1/ Les réactions offusquées ne manquent pas. Les responsables politiques protestent. Le Medef fait de même. L’organe de régulation du CAC 40 s’insurge… Mais la lutte des classes se poursuit, dans un rapport de forces qui voit les uns -une infime minorité- s’enrichir sans vergogne lorsque le plus grand nombre, des millions, subissent, s’appauvrissent.

2/ Stéphane Le Foll, à l’époque porte paroles du gouvernement Hollande-Valls, jugeait « ces pratiques incompréhensibles». Fallait-il vraiment être ministre socialiste pour ne pas comprendre?

La réalité est pourtant assez simple. Malgré toutes les manoeuvres et les incantations, parce qu’il s’agit de questions matérielles précises, de la possibilité de vivre tout simplement pour des millions de français et de familles, parce que l’UE et le système dans lequel s’inscrit Macron, son gouvernement, sa majorité induisent les inégalités, les privilèges de quelques-uns et l’austérité pour les autres, le mouvement des GJ, quel qu’en soit l’issue immédiate, risque bien de n’être que la répétition générale d’affrontements majeurs qui s’annoncent.

Jacques Cotta
Le 3 avril 2019
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«Privatisation des routes nationales, torchons rouges pour Gilets Jaunes!! » L’édito de Charles SANNAT

2 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #l'horreur économique, #La finance dérégulée

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Si l’on a tous compris que le président Bouteflika n’était plus totalement en capacité d’assurer ses fonctions en raison de son état de santé dégradé depuis son AVC et de son grand âge, coté français, ce qui peut commencer à inquiéter c’est la santé mentale de ceux qui nous dirigent.

On pense ce que l’on veut des Gilets Jaunes, mais ils soulèvent un véritable sujet sur la fiscalité, qui ne doit pas aller jusqu’au point de vider les gamelles. J’appelle cela les problèmes d’équilibre « gamelle/gabelle ». Le carburant trop cher ne permet plus d’aller travailler… Les péages trop chers ne permettent plus de prendre l’autoroute.

Les salaires eux, stagnent désespérément. Le SMIC ne bénéficie plus de « coup de pouce », productivité et compétitivité de notre pays oblige.

L’électricité va augmenter de presque 6% dès le 1er juin et une fois l’hiver passé.

Le grand débat n’a encore strictement rien donné.

Enfin, et sans que cette liste ne soit exhaustive, nos mamamouchis veulent se persuader que la mobilisation est en baisse.

Nous allons vers le 21ème acte. Le 21ème samedi. Chaque samedi la mobilisation est annoncée en nette baisse par rapport au samedi précédent.

Nous sommes donc le seul pays à revendiquer 15 000 contrôles à Paris ou 4 000 manifestants négatifs en moins ont été décomptés.

Chez ces gens là Monsieur, on ne compte pas… on décompte !

D’ailleurs, certains en appellent désormais à Christine Lagarde, grande prêtresse de la croissance négative…. Nous pourrions donc mettre en place des manifestations avec nombre négatifs de participants, ce qui serait logique, vu que franchement, chaque samedi, encore une fois, la « mobilisation est en très nette baisse », et qu’en plus elle « marque nettement le pas »…

Torchons rouges pour Gilets Jaunes

La dernière idée brillante lancée sous forme de ballon d’essai aussi grossier que grotesque est cette histoire de privatisation des routes nationales.

Franchement les gars, allez-y. Faites-le que l’on se marre un bon coup. Non, vraiment, allez-y. Fermez les nationales en les rendant payantes.

Moi je vais aller m’acheter une bouteille de Dom Papa, un Rhum qui n’a pas encore été rebaptisé Dom Parent1. Je vais sortir mon siège pliant du camping-car. Je vais m’installer au bord de la route avec mon rhum (moteur éteint évidemment) et je vais me siroter et siffler cette bouteille en contemplant la France mise à feu et à sang…

Je crois que là-haut, ils n’ont toujours pas compris. La grogne est terrible. La grogne est profonde. La grogne est ancrée. Il faut avoir à perdre pour que la peur soit plus forte que les tentations révolutionnaires.

Cette histoire de privatisation des nationales est un acte d’incendiaire politique.

Notre gouvernement de fous furieux se cache donc essentiellement derrière les « vilaines sociétés d’autoroutes » qui volent déjà consciencieusement la population françaises en leur faisant payer l’usage d’autoroutes payées par l’argent public et vendues à vil prix.

Oui les sociétés d’autoroute font le « forcing » pour obtenir des privatisations de routes nationales comme le montre cet article du Figaro.

Je vais être sympa avec notre Manu (c’est un formule qui se veut sympathique, pour ne pas fermer le dialogue voyez-vous) qui aurait une fâcheuse tendance à perdre ses conseillers ces derniers temps.

Franchement, Manu, c’est une bonne chose, ils te conseillaient que des conneries, donc laisse les partir. En attendant, je vais te filer un conseil gratuit. Cadeau, et franchement ça me fait plaisir.

Surtout, le ballon d’essai, faut le reprendre, très vite.
Ensuite faut le ranger à la cave, pour très, très longtemps.
Enfin, il faut dire que le gouvernement dans son immense sagesse ne souhaite en aucun cas privatiser les routes nationales.

Après, si le gouvernement veut vraiment punir les Français en privatisant les routes, alors, là, comment dire… Dom Papa deux ou trois bonne lampée, parce que je pourrais dire…. « j’ai vu la révolution ».

Les Gaulois sont très gentils, très aimables, et très polis et pour beaucoup ils attendent. Patiemment. Laissent le temps au temps.

Mieux vaudrait cesser les provocations. Vraiment.

Pour que là-haut, ils comprennent bien, voici une petite anecdote.

Par chez moi, dans mon petit coin de Normandie, nous sommes à 70 kilomètres de Rouen. 35 minutes en payant 5 euros ou 1 heure au moins par la nationale. Les gueux en gilets jaunes sans-dent qui ne sont rien, qui font l’aller-retour économisent pour 95% d’entre-eux les frais de péage en passant par la nationale parce que 10 euros par jour c’est 200 euros par mois en plus de l’essence. Carburant dont le prix monte.

Pour Paris, c’est l’A13, et tous ou presque prennent la nationale. Pourquoi ? Parce que c’est cher et qu’en plus sur autoroute on roule plus vite donc on consomme plus donc c’est encore plus cher.

Vous savez pourquoi on va à Paris ou à Rouen, ou à Caen ? Parce que l’on y a trouvé un travail, ou parce qu’il faut emmener un enfant malade dans l’un des CHU de ces trois villes. En dehors de quelques bourgeois de province, on n’y va point pour voir un spectacle !

Privatiser les routes nationales c’est forcer les gens à payer en leur supprimant l’alternative gratuite, même plus longue, même plus inconfortable , et même plus dangereuse (on meurt à 80% sur les nationales et à 20% sur les autoroutes).

Privatiser les routes nationales c’est vider les gamelles et retirer la liberté de circuler aux gens.

Privatiser les routes nationales maintenant c’est une folie politique ahurissante. D’une bêtise insondable.

La « stratégie de la confrontation » n’est pas une stratégie, c’est un suicide collectif!

Mon cher Manu, les gens sont très gentils, très aimables et très polis. Mais quand ils auront été poussés à bout, ce n’est même pas les fusils qu’ils sortiront, mais quelques tracteurs et des fourches en nombre, suffisamment piquantes pour titiller quelques postérieurs de mamamouchis qui devront courir vite, très vite.

La stratégie de la confrontation d’un pouvoir quel qu’il soit et d’un peuple quel qu’il soit, n’est jamais la bonne solution ni pour les uns, ni pour les autres. L’idée sous-jacente est que pour réformer le pays il faudra passer en force et faire avaler de force les réformes sinon on ne réformera pas.

C’est une façon de voir. Elle est brutale et violente et ne peut qu’aboutir à une réponse violente et brutale.

Je reste persuadé que l’on peut adapter notre pays aux exigences du monde, que l’on peut même demander beaucoup d’efforts et de courage, mais certainement pas en imposant et en considérant le peuple comme LE problème. C’est une bien mauvaise pente que prend notre pays et ses dirigeants qui ne cachent presque plus leur haine et affichent ostensiblement leur mépris des petits et des sans grades qui forment les 98% de la masse de ce grand peuple.

Nous allons vers des semaines mémorables.

Je vais aller acheter une bouteille de Dom papa. Même Sarkozy a dit que tout ça « allait mal finir »… Il n’a pas idée à quel point cela va mal finir.

Ils n’ont pas idée de ce qu’ils font, mais cette fois, il n’y aura personne pour dire de leur pardonner, ils ont en plus tué dieu, alors la justice humaine risque d’être moins miséricordieuse… alors…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Le crash des Boeing 737 MAX : le crash de la dérégulation. Par karine Bechet Golovko

26 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #l'horreur économique, #La finance dérégulée

mardi 26 mars 2019

 
Le crash des Boeing 737 MAX : le crash de la dérégulation
 
 
 
Discrètement, l'on apprend dans la presse américaine que Boeing avait obtenu de réduire le contrôle des organes étatiques, contrôle transféré à ses propres ingénieurs avec les résultats que l'on connaît pour la modique somme de 15 millions de dollars. Avec cette furie de la dérégulation qui s'empare des Etats, et atteint des sommets inquiétants en Russie, il serait bon de revenir sur cette histoire. Car en fin de compte, l'intérêt du business n'a rien à voir avec l'intérêt public et le business ne peut en aucun cas être destiné à le "protéger". Le crash des deux Boeing 737 MAX, c'est le crash de la dérégulation. Le crash du marché tout-puissant.
 

 
Deux Boeing 737 MAX se sont crashés en quelques mois, il se trouve que l'excès de technologie a empêché les pilotes de pouvoir reprendre le contrôle en cas de danger extrême, en l'occurrence il s'agit des dysfonctionnements du système anti-décrochage que la compagnie doit corriger, sur demande de l'Agence fédérale de l'aviation (FAA). D'autant plus que plusieurs pilotes ont signalé avoir également rencontré ce problème.
 
Mais la question qui se pose est comment ce Boeing 737 MAX, avec un problème manifestement systémique de sécurité, a-t-il pu être certifié par la FAA ? En fait, c'est très simple, Boeing l'a de facto certifié lui-même, puisque la compagnie a elle-même apprécié la sécurité de ses appareils.
 
En 2018, comme le révèle de Washington Post, Boeing a dépensé 15 millions $ pour réduire le contrôle de l'Etat, à travers l'Agence fédérale d'aviation, sur ses avions. 15 millions $ pour les lobbys du Congrès, du FAA et d'autres agence. Pour les convaincre. Ou les acheter. Et une nouvelle vague de dérégulation a  pu être adoptée:
The U.S. manufacturing giant has spent decades building deep ties across Washington. President Ronald Reagan’s chief of staff, Kenneth M. Duberstein, sits on Boeing’s board of directors. So does Caroline B. Kennedy, President John F. Kennedy’s daughter and the former ambassador to Japan.Boeing reported spending $15 million to lobby Congress, the FAA and other federal agencies last year, and it hired outside lobbyists to push the oversight delegation issue, according to disclosures filed with the Senate. (...) The law gives private companies more power over the rule books that describe what role the FAA has in approving designs. It also sets up an “advisory committee,” with industry representation, that establishes metrics the FAA must “apply and track.”
Il est vrai que ces personnalités de haut vol, comme l'ancien directeur de l'Administration sous Reagan, la fille de l'ancien président Kennedy, etc. dans l'organe de direction de la compagnie aident à régler certaines questions - et à faire passer certains amendements. 
 
Il a fallu quelques centaines de morts pour que les 15 millions $ n'empêchent plus de se poser la question de la nécessité du contrôle. D'un contrôle objectif et non intéressé. Un contrôle étatique. Du coup, une enquête est ouverte pour déterminer comment la FAA a pu délivrer l'autorisation à Boeing, des commissions sont mises en place.
 
Même si ces commissions savent parfaitement comment fonctionne le lobbyisme, il faut bien trouver un responsable à l'échec des règles du jeu. A ce slogan selon lequel tout irait toujours beaucoup mieux si le business pouvait tout régler tout seul, car il sait mieux que ces fonctionnaires ce qui est bon. Ce qui est bon pour lui. Il défend logiquement son propre intérêt, qui n'a rien à voir avec l'intérêt général. 
 
Comme nous le voyons avec Boeing aux Etats-Unis, comme nous l'avons vu avec la tragédie de Kémérovo en Russie (voir notre texte ici), où un centre commercial a brûlé, faisant des dizaines de morts et de blessés, car les mécanismes de contrôles étatiques sur la sécurité des lieux ont été réduit à peau de chagrin, pour "libérer" le business tout-puissant. Dans une logique de dérégulation totale, plus proche du Moyen-Age que d'un libéralisme éclairé. Après quoi, une vague de contrôle s'est abattue sur le pays, il a fallu faire beaucoup de bruit, de grandes déclarations. Puis le temps a passé et à nouveau la ritournelle de la "libération du business" reprend toute sa place. Même l'interdiction de vol de ces Boeing n'a été prise en Russie qu'en dernier recours, quand les Etats-Unis avaient réagi. 
 
Il serait urgent de revenir à une relation plus posée et rationnelle entre le business et l'Etat, avant que les consommateurs ne paient un tribut trop élevé à un dieu de pacotille.
 
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Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!

8 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #l'horreur économique, #La finance dérégulée

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!

Aéroports de Paris privatisés. Vente d'Orly et Roissy, billet aller simple pour le privé. Et le prix à payer sera pour nous. Découvrez :
▶️ comment Macron veut brader la poule aux œufs d’or.
▶️ pourquoi c’est tellement aberrant que TOUTES les forces politiques sauf En Marche sont CONTRE ce projet.
▶️ après le scandale des autoroutes privatisées, Macron veut privatiser
ADP qui gère Roissy, Orly, le Bourget.
▶️ ADP est une entreprise stratégique et très rentable et qui rapporte chaque année de plus en plus de dividendes à l’Etat. 185 millions en 2018
▶️ découvrez les raisons qui font de cette privatisation une énorme arnaque, pour l’Etat, pour nous et même pour l’écologie. Accrochez vos ceintures, c’est parti :)

La pétition à signer : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-l...

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!
 
Non à la privatisation d’Aéroports de Paris !

 

Après le scandale de la privatisation des autoroutes qui a abouti à des hausses de tarifs pour les usagers et à des rentes de situation exorbitantes pour les concessionnaires, le gouvernement décide de remettre ça. Avec la loi PACTE il s'apprête à se séparer d'Aéroports de Paris, d'Engie et de la Française des jeux, qui lui rapportent pourtant quelques 800 millions d'euros par an.

En période de disette budgétaire et de dégradation continue de la qualité des services publics, peut-on vraiment se passer de cette rentrée d'argent ? Ne risque-t-elle pas d'être compensée par l'impôt ?

Parmi ces privatisations, le cas d'Aéroports de Paris est de loin le plus préoccupant. Il s'agit d'une infrastructure stratégique, présentant des enjeux de souveraineté, de sécurité, d'aménagement du territoire et environnementaux. Faut-il le rappeler ? Les aéroports du Bourget, de Roissy et d'Orly forment une frontière stratégique pour notre pays. Avec 101,5 millions de voyageurs en 2017 – en hausse continue – ils représentent même la principale frontière du pays ! Le caractère sensible de ce type d'infrastructures explique d'ailleurs que 86 % des aéroports dans le monde soient publics.

Aéroports de Paris est une entreprise rentable. Désormais première société aéroportuaire au monde devant Atlanta, son chiffre d'affaires a progressé de manière très substantielle en 2017 (+22%). Elle verse entre 100 et 200 millions de dividendes à l’État chaque année et sa valeur ne cesse de progresser. ADP, c’est aussi un patrimoine foncier gigantesque aux portes de Paris. Avec la privatisation c'est le privé qui en bénéficiera.

En 2015, alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron avait vendu l'aéroport de Toulouse à un consortium chinois sans expérience dans la gestion aéroportuaire. Trois ans plus tard, non content d’avoir « vidé les caisses » de l'entreprise en se versant des dividendes considérables – et après avoir été épinglé très durement par la Cour des comptes – le groupe chinois entend le revendre pour un montant supérieur de... 200 millions au prix où il l'a acheté ! Une véritable prédation !

La privatisation d’ADP est un scandale. La loi prévoit une concession extrêmement longue de 70 ans à l’échéance de laquelle l’aéroport ne pourra revenir dans le giron public qu’après une indemnisation des propriétaires. De plus, elle prévoit d’indemniser également les actionnaires minoritaires actuels. Autrement dit, l’État va payer pour privatiser, perdre des revenus et payer à la fin de la concession de 70 ans pour récupérer son dû. Un détroussage en règle et inédit en faveur du privé !

Enfin, tout porte à croire que la privatisation d'ADP est contraire à notre Constitution. Plusieurs juristes l'on fait remarquer, elle entre en contradiction avec le 9ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui dit que « tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». En principe, l'aéroport n’est donc pas constitutionnellement privatisable.

Parce que l'opération sera très coûteuse pour le contribuable et probablement à terme pour l'usager, parce que c'est contraire à notre droit, parce qu'il est irresponsable de faire gérer notre principale frontière par le privé et parce que les précédents (la privatisation de l'aéroport de Toulouse mais également celle des autoroutes) ne cessent de défrayer la chronique, parce que le rôle de l’État en France, enfin, est constitutif de notre identité collective et l'attachement de nos concitoyens au service public très profond, nous demandons au gouvernement de renoncer à la privatisation d'Aéroports de Paris.

Pétition lancée par : David CAYLA et Coralie DELAUME

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Loi PACTE : une jolie vidéo patronale du Monde

7 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Europe supranationale, #l'horreur économique

 

chronique
Loi PACTE : une jolie vidéo patronale du Monde

Poussé par une saine curiosité après le Matinaute d'hier sur la passe d'armes entre François Ruffin et Olivia Grégoire, je faisais innocemment quelques recherches sur la loi PACTE, quand je tombe sur une vidéo "comprendre la loi PACTE". C'est une vidéo du Monde, ça doit être sérieux. En tout cas, c'est très agréable à regarder. Cette vidéo, qui date de l'automne dernier, est pleine de petits personnages qui ne cessent d'osciller entre joie et panique. Cette dame, par exemple...

PACTE 01
ciel, des frais !

"Comprendre la loi PACTE" Le Monde

...c'est la créatrice d'entreprise (la zoulie usine sur son plan) se voyant présenter la facture des "frais administratifs" lors de toute création d'entreprise. Avec PACTE, les délais administratifs seront réduits (une semaine au lieu d'un mois). Donc, ce sera forcément moins cher.

Ce personnage-là, en usine affolée...

PACTE 1
ciel, des obligations sociales et fiscales !

"Comprendre la loi PACTE", Le Monde

...c'est le patron à qui l'Etat (le Monsieur chauve à très grosses lunettes. Car l'Etat est chauve, et porte des très grosses lunettes, alors que "l'entrepreneur" est une dame qui porte un casque de chantier) présente la facture à chaque fois que l'entreprise franchit un "seuil d'effectifs". Car la réglementation française (forcément imaginée par un bataillon cauchemardesque de chauves à très grosses lunettes)...

PACTE 5
ciel, 199 seuils sociaux !

"Comprendre la loi PACTE", Le Monde

...ne prévoit pas moins que 199 seuils d'effectifs (au passage, le patron affolé est devenu la France tout entière).

Bref, la panique allait engloutir l'univers entrepreneurial tout entier, quand soudain...

PACTE 3
macron est arrivéééé !

"Comprendre la loi PACTE" (Le Monde)

... quand soudain, arrive donc la loi PACTE. Avec son PACTole : le produit des privatisations d'Aéroports de Paris, de la Française des Jeux, et de ENGIE, qui sera affecté, non plus à la dette publique (la France mendigote à gauche), ni aux grosses boîtes (la grosse usine de droite) mais aux PME (la petite usine) et "au fonds pour l'innovation de rupture" (les starteupes, ce réservoir de croissance). Dans la vidéo, c'est le gouvernement (le Monsieur souriant en costume bleu) qui répartit le PACTole. A noter que si l'Etat est chauve avec de grosses lunettes, le gouvernement a une jolie raie sur le côté. Et il trotte d'une jolie foulée souriante, comme ci-dessous...

PACTE 2
youpi, un délai de 5 ans !

"Comprendre la loi PACTE", Le Monde

...quand il octroie un délai de 5 ans à l'entreprise teeellement soulagée, pour remplir ses tombereaux d'obligations paperassières.

Comme on ne peut pas parler de tout, dans une vidéo, Le Monde ne nous explique pas ce que fichent les trois privatisations (sujet épineux, on le voyait hier) dans ce projet de loi-cadeaux au patronat. Evidemment, aucun rappel non plus des fiascos de la privatisation des autoroutes ou de l'aéroport de Toulouse (que l'acquéreur chinois cherche déjà à revendre, non sans une belle pluvalue).

Mais rien d'étonnant : le générique indique que le contenu de la vidéo a été "validé par COE-REXECODE", dont une vérification élémentaire permet d'apprendre qu'il s'agit d'un "institut privé d'études économiques", comme ils disent, financé par le patronat.

PACTE 6
PACTE 6

C'est vraiment une bonne idée, ces petites animations patronales, dans Le Monde. C'est pédagogique, distrayant, on apprend en s'amusant. Je suis sûr qu'en leur demandant gentiment, à COE-REXECODE, ils pourraient en fournir bien d'autres, sur l'ISF, le CICE, et toutes sortes de sujets barbants

 

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La casse sociale du gouvernement Macron.

17 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale, #La santé, #Services publics, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #l'horreur économique

La casse sociale du gouvernement Macron.

Prep.Coord.Nat] Tolbiac, commune libre.

 

Ce soir 2 avril AG étudiant.e.s cheminot.e.s à Tolbiac.. Amphi plein.

 - intervention de 8 ou 9 cheminot-e-s, des postiers  du 92 en grève reconductible à 150-200 depuis le 26 mars

( caisse de grève), de la CGT-HPE contre la sous-traitance ayant soutenu et fait gagner avec la CNT-SO la grève de 111 jours des Holiday In Clichy,...

- volonté de jonction dans des actions concrètes de la part des cheminots et des étudiants (en cours d'élaboration),et volonté d'auto-organisation dont les cadres sont à poser. ( pour rappel le 22 mars les étudiants avaient fait le choix de rejoindre les cheminots à la Gare de l'Est plutôt que les fonctionnaires à Bercy    

-  Vu la montée des mobilisations et appels à la grève ( Carrefour, précaires de l'éducation nationale le 5, agents publics et privés de collecte et traitement des déchets dès mardi 3, travail social et hôpitaux...) les cheminots ne gagneront pas seuls le combat pour faire dérailler Macron, mais ils ont une responsabilité historique pour faire prendre une grève générale reconductible ( ils seront à 50 % en grève mardi et à 77% pour les conducteurs) et pour '"raccrocher les wagons"...Si 5 syndicats ont défini le calendrier de grèves perlées à la SNCF, SUD Rail a déposé un préavis de grève reconductible dès le 3, Paris Nord l'a votée le 22 mars, St-Lazare aussi, Gare de Lyon en décide demain à l'AG de 11H..

Mardi 3 avril ,  à 13H gare de l'Est départ de la manif cheminots rejoints par les étudiants, postiers, et autres secteurs en lutte

Dès le 4 avril nombreuses actions , pour beaucoup l'histoire des mouvements sociaux montre que la grève reconductible est la seule efficace

mais elle suppose des caisses de grève et un large soutien des usagers. 

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La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

15 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Services publics, #EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

Bonjour.

Vous trouverez ci-après le texte d’Yves Cimbolini, qui avec beaucoup d’humour s’élève contre le pillage des biens publics d’EDF que sont les barrages hydrauliques. C’est un spécialiste de ces questions, il a fait de nombreuses conférences pour démonter la logique mortifère de ce mécanisme ultralibéral destiné à permettre aux 0,1% de la population de s’approprier la richesse commune.

En PJ vous trouverez un texte du dernier PDG d’EDF, Albert Boiteux, capable d’incarner l’intérêt général.

 

Cordialement

Lucien PONS

 

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique.

 

 

 

 

Texte d'Yves Cimbolini.

 

En 1946 les actionnaires des sociétés privées d'électricité qui avaient été nationalisées, allaient être indemnisés en touchant (entre autre) pendant 50 ans, 1 % des bénéfices réalisés par EDF.
Cela a donc été effectivement réalisé jusqu'en 1996.
Donc jusqu'en 1996 EDF a indemnisé ces actionnaires.
Donc les futurs acquéreurs de nos installations n'auront plus à le faire....

Soit dit en passant, des " journaleux " comme notre " cher " ami F De Closet, préféraient parler du "scandaleux" 1% du CE des agents EDF, que de celui des anciens actionnaires, qu'il passait sous silence. Certainement un oubli involontairement voulu.
Un bon chien de garde bien dressé au nonos ce FdC !

Aujourd'hui, victimes d'un hold-up commis avec la complicité de l'état, une bonne partie de nos installations hydroélectriques vont être bradées à des sociétés privés, il serait normal que ces dernières soient à leur tour obligées de reverser le 1% de leurs bénéfices à EDF.
Au minimum !
Mais bon pas la peine de rêver, la vache à lait ça sera toujours le service public. Et les De Closet et consorts, assurés d'avoir leur part de beurre, pourront continuer à tenir la trayeuse !
A nous de leur faire comprendre que "beurre mal acquis ne profite jamais" et que cela pourrait même se retourner contre eux, lors d'un dernier tango à Paris.
Je pense bien sûr à une grande manif sur Paris. Voyons voyons où aviez-vous la tête ?

Pas de ça chez nous ! https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/ff6/2/16/1f609.png😉


Yves Cimbolini  alias Marlo Brandon.

Le texte d'Albert Boiteux PDG d'EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
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Saint-Brieuc: 120 médecins démissionnent de l'hôpital

15 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #l'horreur économique, #La santé

Saint-Brieuc: 120 médecins démissionnent de l'hôpital

 

 

Saint-Brieuc: 120 médecins démissionnent de l'hôpital

 

 

 

 

 

En conflit ouvert avec leur hiérarchie, les praticiens ont collégialement quitté la commission médicale de l'établissement.

120 médecins et chefs de service qui siègent au sein de la Commission médicale d'établissement (CME) ont présenté cette semaine leur démission.© REUTERS

120 médecins et chefs de service qui siègent au sein de la Commission médicale d'établissement (CME) ont présenté cette semaine leur démission.

 

Selon un chef de pôle de l'hôpital Yves-le-Foll de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), c'est une "première dans l'histoire de (l'établissement)". 120 médecins et chefs de service qui siègent au sein de la Commission médicale d'établissement (CME) ont présenté leur démission pour protester contre la façon dont la direction gère cette structure.

Les griefs des démissionnaires, dévoilés par Ouest France: absence de discussion autour du mode de gouvernance, non-renouvellement des contrats à durée déterminée au sein des services techniques et administratifs et des soignants (42 postes), construction d'un nouveau pôle ambulatoire sans concertation avec les praticiens... l'ambiance est résolument tendue dans les couloirs de l'hôpital briochin.

Le spectre du déficit

"Nous ne sommes même pas associés à ce projet qui va coûter 25 millions d'euros", confie un médecin au quotidien au sujet du nouveau pôle. Dans une région où les hôpitaux de Guingamp et Lannion, confrontés l'un et l'autre à un important déficit financier et placés sous tutelle, cette situation fait surtout grincer des dents. D'autant que l'hôpital connaît, selon sa direction, "depuis 2017 une situation de déficit qui s'inscrit dans un contexte national, alors même qu'il n'avait pas connu (cela) depuis de nombreuses années".

En allant au clash avec leur hiérarchie, les médecins de la CME de l'hôpital Yves-le-Foll assument la rupture du dialogue. "Dans les services, on leur reprochait un peu de cautionner les décisions de la direction. Leur acte marque un tournant", assure Christian Brice, médecin urgentiste et délégué de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Cette décision va surtout déclencher une enquête conduite par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Ces investigations pourraient durer plusieurs mois. Autant dire que la crise risque de s'inscrire dans la durée.

 

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Port du Havre: Alexis Kohler de nouveau épinglé . Par martine orange et Laurent Mauduit

10 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique

Port du Havre: Alexis Kohler de nouveau épinglé
Par et

La Cour des comptes a rendu public un référé sévère sur le terminal multimodal du port du Havre. Un projet décidé « à la hâte », « protégeant mal les intérêts publics » et qui « n’a pas trouvé son équilibre économique ». Alexis Kohler était administrateur du port au moment où le projet et le montage financier ont été adoptés. Il avait tout approuvé.

La Cour des comptes porte décidément un grand intérêt au port du Havre. Deux ans après avoir rédigé un rapport critique sur la gestion du Grand Port maritime du Havre (GPMH), la juridiction financière s’est de nouveau penchée sur un des grands projets du port : le terminal multimodal. Son référé, rendu public le 9 octobre, dresse un bilan sévère de l’opération : le terminal, décidé « à la hâte », a été réalisé au détriment des intérêts et finances publics et « n’a pas encore trouvé son équilibre économique ».

Coïncidence qui tombe bien mal pour l’Élysée : ce projet, lancé en 2009, l’a été au moment où Alexis Kohler – aujourd’hui secrétaire général de la présidence de la République – siégeait au conseil de GPMH, nommé par l’Agence des participations de l’État (APE) en tant que représentant de l’État, de début 2010 au printemps 2012. Il y assurait même la présidence du comité d’audit. Le bilan dressé par la Cour des comptes est donc un peu le sien. Après une cascade de rebondissements, dont le dernier en date était celui de la déclaration d'intérêts fantôme d'Alexis Kohler lors de son entrée au GPMH (lire ici), ce référé de la Cour des comptes constitue donc un embarras de plus pour l’Élysée.

Port 2000, construit pour accueillir les porte-conteneurs géants au Havre. © Haropa/ port du havrePort 2000, construit pour accueillir les porte-conteneurs géants au Havre. © Haropa/ port du havre

 

Pour Alexis Kohler, qui est visé par une enquête préliminaire ouverte le 4 juin par le Parquet national financier (lire notre article ici), dans le prolongement des révélations de Mediapart sur ses relations cachées avec le groupe de sa famille Mediterranean Shipping Company (MSC), ce référé est encombrant : il apporte des éclairages complémentaires sur le rôle du haut fonctionnaire du temps où il siégeait au conseil de ce port, dont MSC était l’un des principaux opérateurs. Il illustre aussi la façon dont le macronisme maltraite les intérêts publics. Ce référé peut être consulté ici. (pdf, 1 B)

Pendant des années, le terminal multimodal a été un serpent de mer au Havre. Tous s’accordaient sur la nécessité de développer le transport fluvial et ferroviaire à côté du port, d’agrandir son « hinterland ». Assurer des connexions ferroviaires et fluviales afin de pouvoir augmenter le trafic des marchandises et des conteneurs, pouvoir les acheminer ou les faire venir de très loin semble d’autant plus impératif que le port est en train de se moderniser et de s’étendre avec la création de Port 2000. Mais l’État, toujours aussi impécunieux, laisse traîner le projet.

Aussi, dès que le port du Havre est devenu une entité indépendante, à la suite de la réforme portuaire adoptée en 2008, la direction du port, assumée par Laurent Castaing – président des chantiers de Saint-Nazaire depuis 2012 – s’est empressée de reprendre le projet. Mais le port, qui s’est déjà lourdement engagé financièrement pour réaliser Port 2000 avec l’aide des collectivités locales, n’a plus de ressources financières pour assumer en plus la création du terminal multimodal.

 

Qu’à cela ne tienne, il y a le partenariat public-privé, cette technique perverse qui séduit toute la haute fonction publique. Un groupement privé, Projénor, constitué autour du Crédit agricole et de la Caisse des dépôts et consignations, est prêt à assurer le financement et la construction du terminal, dans le cadre d’une société Le Havre Terminal Trimodal (LH2T). Il est alors prévu qu’une deuxième entité, Le Havre Terminal Exploitation (LHTE), où se retrouvent SNCF et Geodis, des filiales de la compagnie maritime d’affrètement, le groupe maritime CMA CGM, assurera l’exploitation du terminal en garantissant un trafic minimum.

 

Fort de ces assurances, la direction du port se précipite pour mettre en route le projet. Personne ne prend alors la peine de s’assurer que la modernisation des lignes de chemin de fer à partir du Havre, condition indispensable pour développer le fret ferroviaire, ou celle du canal Rouen-Le Havre, vont être mises en œuvre pour assurer la viabilité du projet. Le sujet est évoqué dans différentes instances – ministère, conseil régional ou départemental –, cela suffit. Dix ans après, la rénovation de la ligne Paris-Le Havre n’est toujours pas achevée.

Un conseil extraordinaire du GPMH est donc convoqué le 4 juin 2010, avec comme seule question à l’ordre du jour le projet de chantier multimodal du Havre. Comme à l’habitude, les administrateurs semblent ne pas avoir été véritablement informés et découvrir le dossier lors de cette réunion. Mais il faut aller vite, dans l’espoir d’avoir « une mise en service en 2013 », explique la direction, selon le compte-rendu de ce conseil que Mediapart a obtenu dans le cadre de l’enquête sur le port du Havre (lire ici).

Malgré l’insistance de Laurent Castaing pour boucler la décision au plus vite, l’administrateur représentant du personnel, Jacques Paumelle, ne peut s’empêcher de souligner les dangers du montage présenté. « Pourquoi le GMPH supporte-t-il seul le risque financier sur les garanties accordées pour ce projet ? En d’autres termes, GPMH est-il devenu banquier du jour au lendemain ? » Le directeur du Havre lui répond que pour obtenir la participation d’acteurs privés, « le prix à payer est qu’il faut assurer la partie de garantie que ne veulent pas donner les opérateurs ».

Alexis Kohler s’empresse de voler à son secours, en intervenant longuement pour défendre ce projet « stratégique pour le port ». Bien sûr, reconnaît-il, « on peut regretter que GPMH soit fortement impliqué » dans le montage financier. « Mais nous sommes contraints de prendre en compte l’évolution de la situation économique », insiste-t-il. Un argument que reprendront tant Laurent Castaing qu’Alexis Kohler et tous les conseillers de Bercy, pour justifier les milliards de garanties apportées par l’État en vue d’assurer les commandes de MSC aux chantiers de Saint-Nazaire.

Semblant peser le pour et le contre, Alexis Kohler ne manque pas de souligner « la complexité du montage » proposé. « L’origine du risque pour le port se trouve dans le fait que, au-delà de sa part comme actionnaire de la société LH2T, le port apporte sa garantie aux prêteurs qui sont également les actionnaires de la société et qui, bénéficiant de cette garantie, en cas de difficulté rencontrée par cette société, seront évidemment tous incités à appeler la garantie plutôt qu’à injecter des fonds dans la société », dit-il. Mais pour lui, le danger semble théorique. En sa qualité de président du comité d’audit et représentant de l’État, il se déclare « satisfait, dans les conditions qui sont posées dans la délibération ».

La suite, c’est la Cour des comptes qui la raconte dans son référé. Celle-ci remarque que le dossier du terminal multimodal a été fait « à la hâte », « sans expertise contradictoire portant sur sa pertinence et sa viabilité », « sans modèle économique sur son exploitation », « sans analyses juridiques », « sans conseils extérieurs » et « sans analyse comparée des différents montages ».

D’emblée, le montage du projet est déséquilibré. Car comme dans tous les dossiers de partenariat public-privé, le pouvoir revient au privé. C’est lui qui fixe les conditions, détermine l’opération, la conduit, la réalise. Les entités publiques, elles, ne sont là que pour payer. Dans le cas du terminal multimodal, il est prévu dès l’origine que le port du Havre devra apporter 70 % des financements, sans avoir voix au chapitre.

Pis ! La direction accepte de consentir des engagements de concessions aux actionnaires privés du terminal, totalement à son détriment. Comme dans le cas du rachat – illégal – des outillages aux exploitants, la Cour des comptes s’étonne que l’autorité portuaire en arrive à oublier à ce point ses intérêts, « alors même que le port avait été averti par son avocat de leur caractère préjudiciable à ses intérêts », ajoute-t-elle en coup de pied de l’âne.

Le terminal multimodal s’est avéré une opération désastreuse. Mal pensé, mal réalisé, prenant du retard, il n’a jamais fonctionné comme prévu. La société d’équipement est tombée en faillite. Comme l'avait évoqué Alexis Kohler – pour tout de suite en démentir la possibilité –, dès que l’échec est devenu patent, les actionnaires privés se sont dépêchés de quitter le navire. Pour maintenir le projet, le port du Havre a dû reprendre tout à sa charge, prendre le contrôle de la société d’équipement, remettre des financements, revoir les conditions d’exploitation. « L’activité du terminal a redémarré progressivement en décembre 2015. En 2017, il a traité 84 000 boîtes [conteneurs – ndlr], ce qui est insuffisant pour assurer l’équilibre économique. »

L’aventure laisse de lourdes traces dans les comptes : « Le terminal a finalement été entièrement financé par des fonds publics et le coût final de l’équipement (147,8 millions d’euros) a crû de 10,9 millions d’euros par rapport aux prévisions », écrit la Cour des comptes. Pour les actionnaires privés, le Crédit agricole et Caisse des dépôts, qui participeront par la suite aux financements des paquebots de MSC à Saint-Nazaire, tout va bien. Ils ont certes dû prendre les pertes en capital liées à la faillite de la société d’équipement. Mais ils « perçoivent régulièrement les intérêts et commissions liés aux opérations de financement, et Projénor, filiale du Crédit agricole, ainsi que la présidence de LH2T, ont perçu intégralement les rémunérations prévues initialement ».

Ainsi en va-t-il des partenariats public-privé « à la française » : c’est la puissance publique qui prend les risques et les pertes, et le privé les bénéfices quand ils existent, sans que cela ne choque qui que ce soit. Car – que l’on se rassure ! – aucun des responsables de cette affaire calamiteuse, à commencer par Laurent Castaing, dont la gestion est épinglée pour la troisième fois par la Cour des comptes, ne se voit demander des explications, encore moins des comptes. Quant à Alexis Kohler, désormais arbitre décisionnaire sur tous les dossiers économiques et industriels, il y a de quoi s’inquiéter quand on constate, preuves à l’appui, la légèreté et l’indifférence avec lesquelles il traite l’argent et les intérêts publics.

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