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Le blog de Lucien PONS

Démission de Michel Etievent du comité d’honneur Ambroise Croizat

30 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme

lettre de demission de michel Etievent du comité d'honneur ambroise Croizat

 

Chers amis et camarades, veuillez trouvez ci dessous copie du courrier que j'ai envoyé ce jour au Comité d'honneur Ambroise Croizat  et à son animateur Monsieur Lamirand

 

 

MIchel Etievent

 

Aux

 

Membres du  Comité d’honneur Ambroise Croizat

Objet : Démission du comité d’honneur Ambroise Croizat

Le 29 septembre 2013

                           

                               Monsieur l’animateur du Comité, Madame , Monsieur,

                     Puisque  vous n’avez pas jugé mon travail suffisamment important, intéressant  et « rigoureux » pour m’intégrer dans les conférenciers du colloque Croizat organisé par la mairie de Paris, L’IHS, le comité d’honneur, ( J’ai découvert mon éviction sur le carton d’invitation, sans n’avoir jamais été préalablement consulté ou contacté ou tout simplement averti avant le choix des intervenants ), je ne vois pas quel sens vous pouvez désormais donner à ma présence au sein du comité d’honneur « Ambroise Croizat ». Veuillez donc recevoir ma démission. Je vous demande en conséquence de retirer immédiatement mon nom de la liste des membres du comité d’honneur Ambroise Croizat. 

                   Vous ne pouvez ignorer que depuis  plus  de 20 ans, j’œuvre sans cesse pour la reconnaissance d’Ambroise Croizat, le syndicaliste, le ministre, le communiste, l’homme et surtout ce qui semble le plus gêner : l’actualité brûlante et la modernité de son message et de son œuvre. (le rappel constant de cette dérangeante actualité au fil de mes conférences est sans doute ce que l’IHS dans une lettre embarrassée et confuse adressée à tous sauf à moi, qualifie « d’instrumentalisation »…)

                 Je ne rappellerai pas les nombreuses conférences (217 en 2 ans aux quatre coins de France pour la CGT, le PCF, le Front de gauche et bien d’autres associations, mairies, collèges, écoles, lycées, universités….), inaugurations de rue, de places, de lycées, l’entrée d’Ambroise dans le dictionnaire Le Robert,  des émissions de  Radio ( 3 émissions sur France inter à 600 000 auditeurs chacune), dans des films documentaires (dont Mémoires d’ouvriers de Gilles Perret), de multiples interviews à la télévision, l’entrée dans tous les livres scolaires de terminale économie sciences techniques et sociales. J’ose également vous rappelez que je suis l’unique biographe (2 ouvrages à 20 000 exemplaires) que vous avez en d’autres temps fortement encensés. Je peux , je crois sans prétention aucune estimer que mon travail n’est pas étranger à toutes les  avancées qui ont permis de donner à Ambroise Croizat la place qu’il occupe enfin aujourd’hui dans l’histoire sociale et l’histoire tout court.

                 Je ne peux et ceci semble encore plus important aux yeux de milliers de camarades qui m’ont apporté leur soutien par 6000 messages d’indignation et de colère, cautionner la dénaturation et l’étouffement  de la modernité sociale et révolutionnaire du message  d’Ambroise à l’heure de la casse sociale de tous ses conquis. Et ceci par le recours à des universitaires intitulés soudainement « experts » ou « spécialistes » pour l’occasion et qui aux dires de nombreux camarades et chercheurs ont gardé un étrange silence jusqu’à aujourd’hui sur son éviction de l’enseignement, des recherches, et ne l’ont évidemment jamais mis en avant dans leur cours, leurs ouvrages. (Aucun n’a publié de livres sur le sujet ! Dans mes longues années de recherches, je n’ai jamais croisé leurs noms ou leurs travaux. L’un d’eux ne savait pas quelle était l’œuvre d’Ambroise Croizat avant que je le lui apprenne lors d’un travail collectif…)

                Je ne peux cautionner cette entreprise qui consiste à enfermer l’œuvre du ministre des travailleurs dans un discours purement consensuel, nostalgique et événementiel (se contentant d’usurper mon travail en le dénaturant), se gardant bien de poser les vraies questions essentielles aujourd’hui pour de nombreux militants. Cette volonté d’anesthésier l’œuvre d’Ambroise va de pair avec une minimisation constante de mon travail (pour ne citer que les dissimulations et rétentions d’information sur mes conférences par exemple, mes multiples interventions ou mon dernier ouvrage au centre de l’œuvre de Croizat intitulée « La sécurité sociale, une grande conquête de la dignité »…)  par son animateur Monsieur Lamirand et ceci malgré mes rappels répétés par mails jamais suivis d’effet et que l’animateur s’est bien gardé de communiquer aux membres du comité.

             Vous dire combien cette éviction à la croisée « d’ego » personnel et de calculs politiques m’a profondément blessé. Je n’ai pas le même sens de l’honneur et de la fraternité. Pour l’heure je poursuis et avec quel bonheur mes conférences sur le terrain avec militants, camarades et bien d’autres, conscients de l’importance du message fortement actuel d’Ambroise Croizat  qui nous a donné le goût de la dignité (19 conférences avant fin décembre : CGT, PCF, front de gauche,  dans le calendrier que j’ai envoyé à tous) 

                                                      Salutations

                                                  Michel Etievent

 

Copies envoyées à tous mes soutiens, aux UD CGT, UL CGT, fédérations du PCF…   

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L’Europe dicte-t-elle la politique économique de la France ? Le site "Contre la cour".

30 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

L’Europe dicte-t-elle la politique économique de la France ?

Sans titreL’Europe dicte-t-elle la politique économique de la France?

Il parait que c’est là une question « provocatrice ».
C’est en tout cas l’avis de la chef de la représentation de la Commission européenne en France: Madame Anne Houtman.
Mais la provocation n’effraie plus, en tout cas beaucoup moins que la vision d’une arrivée massive de candidats souverainistes sur les sièges français du Parlement européen.

Posons-nous donc enfin cette question que se posent pourtant les français depuis plusieurs années et tachons tous ensemble de dissiper ce fâcheux « malentendu ».

Non, l’Europe ne dicte pas la politique économique de la France. En tout cas, pas tout à fait.
En réalité, la réponse diffère selon la définition donnée de l’ « Europe ».

Cette dernière, prise comme un tout, impose de plus en plus ses exigences de coordination aux économiques nationales. Christophe Caresche, député socialiste français, le reconnait: « Le dialogue gouvernement-Commission [européenne] s’est beaucoup resserré« , « la pression européenne s’est renforcée sur les institutions budgétaires« .
Un peu plus tard, le député ajoute « Sans gouvernement économique européen, pas de monnaie unique ».

Cependant, il serait erroné de tenir la Commission européenne pour seule responsable de ce dictat.
La nuance, de taille, a donc été maintes fois rappelée durant le débat: aucun texte européen n’est adopté sans l’accord de la France. Ceci est vrai à la fois pour les textes organisant le contrôle économique des Etats que pour les recommandations de la Commission. C’est le Conseil des ministres (Ecofin), ainsi que le Conseil des chefs d’Etat, qui est seul maitre des recommandations adoptées et des éventuelles sanctions appliquées.

Etait vrai cependant, car il aurait été utile de préciser au public que les prochaines recommandations de la Commission sur les budgets nationaux (une première cette année) se feront sans l’aval du Conseil des ministres, qui n’auront droit qu’à une présentation de la part des commissaires.

Sur ce constat, le débat s’est axé sur deux points, largement influencé par les interventions de Jean Quatremer: d’une part, l’hypocrisie du gouvernement français; d’autre part, le manque de démocratie d’une Europe soumise au Conseil.

Profitant de la présence de Christophe Caresche, Jean Quatremer n’a pas hésité à critiquer le double discours du gouvernement français, ce dernier participant pleinement à l’approbation des textes européens qu’il s’empresse ensuite de critiquer devant l’opinion publique française.
Quand le ministre Cazeneuve explique aux français « On peut négocier avec l’Europe », il devrait lui être repliqué « Mais vous êtes l’Europe! ». Bref, nous venons de le voir, « Il n’existe aucun texte qui n’ait été adopté dans l’accord de  la France« .

Madame Houtmann est sur la même longueur d’onde: il faut « arrêter de mentir aux Français en leur faisant croire qu’il y a puissance extérieure dictant la politique« .

Face à ces critiques, le député socialiste tempère: « La coordination économique européenne reste assez frustre« . Selon lui, le Pacte de stabilité comporte encore des indicateurs économiques peu satisfaisants. Il faut davantage réfléchir sur les impacts des réformes nationales sur les autres Etats européens.
De même, il faut prendre en compte le fait que les recommandations sont en réalité le fruit de débats et de compromis, un processus qu’il qualifie de « chaotique, complexe et incompris » et qui visiblement, ne semble pas l’enthousiasmer.

« Je crois que si l’on soumettait les recommandations de la Commission en France, elles obtiendraient 1% des voix. »
Christophe Caresche

 

 

A 1h50, mes questions/remarques aux intervenants: 1/ sur le caractère libéral des Traités, 2/ sur le fait que l’on explique systématiquement et à tort l’opposition des français à l’Europe par une mauvaise connaissance des institutions de leur part, 3/ sur le caractère légitime des règles de gouvernance économique qui ne sont pas validées par les Parlements nationaux.

 

D’autres comptes-rendus du débat:
- par Gilles Johnson, pour le blog « Au café de l’Europe »
- par Céline Boff, journaliste à 20 minutes

 

http://www.contrelacour.fr/leurope-dicte-t-politique-economique-france/

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Dans toute l'Espagne aujourd'hui ! " DÉFENDRE L'EDUCATION"

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'Espagne.

En Andalousie , 4 500 licenciements de profs seraient prévus 

 

Education 1. le 29 sept.

 

 

 

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Crèche Baby loup, le départ, la victoire de l'intégrisme. Le blog de Caroleone.

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Laïcité

Crèche Baby loup, le départ

Publié le 29 Septembre 2013

Crèche Baby loup, le départ

Le communautarisme et l'intimidation ont eu raison de la garderie des Yvelines, qui met la clé sous la porte.

 

 

Depuis le début de ce qu'il est désormais convenu d'appeler " l'affaire Baby-Loup ", notre équipe était déjà victime régulièrement des insultes, des menaces, du vandalisme ou de la diffamation sur son terrain historique - Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Mais la force publique était de son côté. Avec l'arrêt de la Cour de cassation du 19 mars, qui a rendu pour la première fois illicite son ambition de laisser les effets religieux à la porte de sa crèche, la contestation a pris un nouveau visage, parée de l'assurance de la légitimité.

Aux hostilités extérieures et anonymes qui s'exerçaient jusqu'alors se sont ajoutées des altercations dans l'enceinte même de l'établissement, prenant pour acteurs certains parents avec lesquels nous travaillions pourtant depuis des années dans la confiance et sans heurts, et qui sont devenus soudain des ardents défenseurs de revendications singulières que l'on serait aujourd'hui " obligés par la loi " de mettre en œuvre.

Prises au sérieux, celles-ci impliqueraient pour nous de séparer les enfants en fonction des modes de vie décidés par leurs parents, d'en exclure certains des jeux ou fêtes jugés impropres à telle ou telle religion, d'en isoler d'autres au moment du repas pour les prémunir de goûter (et même de toucher) des aliments défendus, de réglementer les modalités du sommeil selon diverses habitudes arbitraires... au mépris des envies et des besoins que les pédiatres et pédopsychiatres éclairent de leurs préconisations.

Rappelons que l'affaire débute en 2008, lorsque notre crèche associative signale à l'une de ses employées, revenant d'un congé parental avec de nouvelles exigences religieuses, qu'elle ne peut pas exercer ses activités auprès des enfants en portant un voile ample conjugué à une tunique. En effet, le règlement intérieur du personnel prescrit depuis sa création, conformément à ce que la Caisse d'allocations familiales demande à l'ensemble de ses partenaires, la neutralité politique et confessionnelle.

Après deux instances favorables à ce positionnement (les prud'hommes de Mantes-la-Jolie et la cour d'appel de Versailles), Baby-Loup voit que cette année la justice semble donner raison aux allégations qualifiant de discriminatoire le licenciement qui a suivi le rejet et la non-observation de cette règle.

Puisque l'association relève juridiquement du droit privé (comme les entreprises), elle ne peut pas interdire l'expression religieuse sur son lieu de travail, y compris si celui-ci concerne une petite enfance en pleine construction identitaire et si elle entre en contradiction manifeste avec les règles d'hygiène draconiennes qui s'appliquent au secteur.

L'atmosphère locale délétère qui s'est depuis installée constitue un fracassant retour en arrière par rapport aux origines du projet, qui se proposait à la fin des années 1980, avec la pleine adhésion du quartier, de créer un service inédit permettant à plus d'une cinquantaine de nationalités différentes de vivre ensemble. A l'époque, c'était le désir de réussir collectivement, et non la tentation communautaire, qui se promettait de tout emporter. Nous voyions tous en la neutralité un concept de pacification, capable, en créant un espace particulier, de ne pas fixer chacun dans une identité préjugée dont la xénophobie définit le cadre et recueille toujours les fruits.

Il nous semblait déjà évident que la construction de la singularité de chacun ne peut passer que par un espace qui implique un écart avec les caractères qu'on tient mécaniquement à vous assigner, et que seule la neutralité peut garantir à l'individu qu'il ne sera pas prisonnier de l'environnement duquel il vient et dans lequel la pression sociale tend à le maintenir ; a fortiori pour un enfant, qui ne s'est pas encore forgé de protection contre les diverses formes de prosélytisme et de dogmatisme.

Telle que nous l'envisagions, la laïcité n'était donc pas la fossoyeuse de la liberté, comme on aime à nous le sermonner, mais bien au contraire l'une de ses conditions les plus indispensables.

Dans les structures petite enfance qui nous occupent, elle pouvait se définir simplement comme le droit pour chaque enfant de façonner par soi-même son esprit, afin que, plus tard, il puisse exercer son libre arbitre et se reconnaître dans telles ou telles croyances, telles ou telles philosophies, après avoir patiemment parcouru, encore une fois par lui-même, la diversité des choix qui s'offrent à lui.

Doit-on rappeler que le rejet du principe féodal selon lequel l'identité est définie dès la naissance est au fondement même de la démocratie moderne ? Jusqu'au début des années 2000, ce n'était pas nécessaire : les revendications religieuses s'étaient toujours inclinées devant la défense du bien-être collectif des enfants. Manger ensemble, apprendre ensemble, jouer ensemble a toujours eu plus de valeur que la confusion forcée de l'intime et du commun.

Toutefois, cette vision de l'intérêt général a peu à peu glissé, de manière indolore mais en toute cohérence avec de nouvelles méthodes de gestion politique en banlieue, vers une promotion au lobbying minoritaire, mouture la plus contemporaine des clientélismes immémoriaux. On nous a donc naturellement suggéré d'acheter la paix sociale à coups d'indemnités de départ généreuses, comme tous ceux qui sont confrontés à des problèmes analogues de " cohabitation ".

On nous a fait comprendre que nos valeurs ne pouvaient plus avoir cours dans un temps où l'éthique minimale qui permet le vivre-ensemble, vers lequel on préfère tendre, fait chaque jour l'objet de trocs secrets. Avons-nous eu tort de refuser de ne pas faire de vagues, si cela impliquait de détourner le regard des problèmes qui minent tous les jours les expériences d'intérêt général à but non lucratif semblables à la nôtre ?

Convaincue que son positionnement reste juste, Baby-Loup continuera de défendre la neutralité des espaces communs, car c'est dans ces espaces qui ne sont ni domestiques ni gérés directement par l'Etat que se joue pleinement la cohésion sociale ; bien plus, en tout cas, que dans les files d'attente des administrations publiques, auxquelles on limite aujourd'hui officiellement ce principe.

Elle ne pourra pas l'assurer cette défense dans l'espace qu'elle a elle-même créé, car il est rendu aujourd'hui impraticable par les pires effets du procès. Au-delà des élucubrations du débat national, qui nous dépasse, la difficulté du terrain nous amène à des considérations des plus pragmatiques auxquelles il nous faut nous résoudre.

Le personnel de la crèche peut-il assurer convenablement ses fonctions auprès des enfants en étant mis en danger et harcelé ? L'association peut-elle continuer d'offrir un accueil apaisant, rassurant, de qualité pour les familles, en craignant en permanence un débordement ? Nous ne souhaitons plus aujourd'hui affronter ceux qui nous portent manifestement en ennemis, saccageant un outil social et solidaire qui a tant fait pour l'autonomie des femmes de la région et le respect des diverses configurations familiales.

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir vivant le projet, mais pas ici, pas là où tant de preuves de divorce se sont manifestées, pas sur cette zone prioritaire qu'on a accompagnée de toutes nos forces depuis 1990 et qui nous montre maintenant sa gratitude d'une bien curieuse manière.

Bien sûr, personne ne souhaite la disparition d'un relais familial si exceptionnel, parfaitement adapté aux diverses conditions spécifiques de parentalité et de travail. Tous, habitants, institutions, tiennent aux services que Baby-Loup ne cesse de rendre aux familles, à la collectivité, à la République... et ce vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept ! Louée et discréditée d'un même mouvement, mise en échec dans son quotidien, Baby-Loup devrait se maintenir sur le territoire tout en abandonnant les principes qui lui ont permis d'innover au point d'être une source d'utopie pour plusieurs de nos voisins européens : dure opération !

Quel que soit le résultat de l'entreprise de sauvegarde que nous envisageons actuellement, non sans difficultés, sur la commune voisine de Conflans-Sainte-Honorine, une chose est désormais sûre : après La Poste, la Caisse d'allocations familiales ou la police, ces services publics tous partis de la cité ou condamnés au dysfonctionnement, Baby-Loup éteindra elle aussi la lumière, à deux pas de la place des Poètes de ce quartier de la Noé qui l'a vue naître, où les visages de Baudelaire et Rimbaud peints en trompe-l’œil sur un mur du quartier semblent plus que jamais traversés de crispation et de doute... N'y voyez ni fuite ni capitulation : simplement l'épuisement des derniers résistants, ou presque, qu'une enclave attendait de voir déguerpir.

Natalia Baleato

La Cour de cassation a annulé

le 19 mars le licenciement en 2008 d'une employée de la crèche associative Baby-Loup qui avait refusé d'ôter son voile islamique.

" S'agissant d'une crèche privée ", la haute juridiction a considéré que le licenciement de cette salariée constituait " une discrimination en raison des convictions religieuses ". La cour d'appel de Paris se saisira de l'affaire le 17 octobre

Née à Santiago du Chili en 1955, elle est sage-femme de formation. Bénévole à la fin des années 1980 pour mener une campagne de prévention contre le sida dans les quartiers sensibles, elle se lie d'amitié avec des femmes immigrées qui lui confient ne pas trouver de mode de garde adapté aux métiers qu'on leur propose et aux ressources qui sont les leurs.

En réaction, elle abandonne son métier et fonde Baby-Loup, crèche solidaire qu'elle dirige

depuis son ouverture au public, en 1991.

 

 

Source : DC

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De quel syndicalisme avons-nous besoin ? Le FSC.

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme

Front Syndical de Classe

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »

H. Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM


De quel syndicalisme avons-nous besoin ?

 

Vendredi 25 et Samedi 26 octobre

hôpital Cochin

amphithéâtre Jean Causset

 

En France, le syndicalisme est effectivement confronté à des divisions profondes.

Mais la recherche de l’unité des travailleurs est indissociable d’une orientation de classe ferme et sans ambiguïté !

C’est en effet dans les périodes où le syndicalisme de classe l’a emporté sur le réformisme syndical que de grandes conquêtes et droits sociaux ont vu le jour comme en 1936 et à la Libération.

 

Ces réalités sont incontournables en cette période d’offensive globale contre ces conquêtes et ces droits!

Ces enseignements historiques, véritables références pour l’ensemble des travailleurs et pour les jeunes générations sont pourtant occultés par les directions confédérales au profit d’une vague référence au "syndicalisme rassemblé " qui de fait entraîne l’ensemble du mouvement syndical vers un syndicalisme d’accompagnement et de gestion de la crise du système capitaliste.

 

C’est pourquoi aux travers de publications et de conférences nous entendons contribuer à éclairer les enjeux majeurs de la période présente.

 

Le syndicat CGT de l’hôpital Cochin avec le soutien et la participation du Front Syndical de Classe organisent dans cette perspective durant 2 jours des rencontres et conférences en direction des militant-e-s, travailleurs-euses, retraité-e-s , jeunes à la fois sur des questions de fonds (les salaires avec Annie LACROIX-RIZ) et les luttes actuelles (les retraites avec Bernard FRIOT).

 

LIEU : Hôpital Cochin 27 rue du Faubourg Saint Jacques

75014 PARIS

 

Programme des 2 journées

VENDREDI 25 octobre 17 heures Conférence – débat animée par Annie LACROIX-RIZ "La question des salaires depuis le 20e siècle"

SAMEDI 26 octobre 14 heures : Conférence – débat animée par Bernard FRIOT : "La retraite c’est révolutionnaire !

Contact - Pour tous ceux qui sont intéressés par cette initiative, qui se proposent de la populariser ou/et d’’y participer nous proposons de nous en informer en envoyant un mail aux adresses suivantes :
frontsyndical.classe@laposte.net
fsc.orga@gmail.com

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De quel syndicalisme avons-nous besoin ? Le FSC.

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme

Front Syndical de Classe

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »

H. Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM


De quel syndicalisme avons-nous besoin ?

 

Vendredi 25 et Samedi 26 octobre

hôpital Cochin

amphithéâtre Jean Causset

 

En France, le syndicalisme est effectivement confronté à des divisions profondes.

Mais la recherche de l’unité des travailleurs est indissociable d’une orientation de classe ferme et sans ambiguïté !

C’est en effet dans les périodes où le syndicalisme de classe l’a emporté sur le réformisme syndical que de grandes conquêtes et droits sociaux ont vu le jour comme en 1936 et à la Libération.

 

Ces réalités sont incontournables en cette période d’offensive globale contre ces conquêtes et ces droits!

Ces enseignements historiques, véritables références pour l’ensemble des travailleurs et pour les jeunes générations sont pourtant occultés par les directions confédérales au profit d’une vague référence au "syndicalisme rassemblé " qui de fait entraîne l’ensemble du mouvement syndical vers un syndicalisme d’accompagnement et de gestion de la crise du système capitaliste.

 

C’est pourquoi aux travers de publications et de conférences nous entendons contribuer à éclairer les enjeux majeurs de la période présente.

 

Le syndicat CGT de l’hôpital Cochin avec le soutien et la participation du Front Syndical de Classe organisent dans cette perspective durant 2 jours des rencontres et conférences en direction des militant-e-s, travailleurs-euses, retraité-e-s , jeunes à la fois sur des questions de fonds (les salaires avec Annie LACROIX-RIZ) et les luttes actuelles (les retraites avec Bernard FRIOT).

 

LIEU : Hôpital Cochin 27 rue du Faubourg Saint Jacques

75014 PARIS

 

Programme des 2 journées

VENDREDI 25 octobre 17 heures Conférence – débat animée par Annie LACROIX-RIZ "La question des salaires depuis le 20e siècle"

SAMEDI 26 octobre 14 heures : Conférence – débat animée par Bernard FRIOT : "La retraite c’est révolutionnaire !

Contact - Pour tous ceux qui sont intéressés par cette initiative, qui se proposent de la populariser ou/et d’’y participer nous proposons de nous en informer en envoyant un mail aux adresses suivantes :
frontsyndical.classe@laposte.net
fsc.orga@gmail.com

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Chômage, budget antisocial... les Roms n'y sont pour rien. Articles d'Indépendance des Chercheurs.

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes

Articles d'Indépendance des Chercheurs :

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/28/chomage-budget-antisocial-les-roms-n-y-sont-pour-rien-49267.html

Chômage, budget antisocial... les Roms n'y sont pour rien

Le 28 septembre 2013, Le blog de Brigitte dans Mediapart écrit « Les Roms, un sujet rideau de fumée...!!! » au même moment où nous complétons la rédaction du présent article. Sans doute, et quoi qu'en disent les sondages, les Français sont nombreux à s'interroger dans ce sens au vu des conséquences de plus en plus graves de la stratégie gouvernementale dans les domaines économique et social. Sur son site, l'UMP déclare « Propos de Manuel Valls sur les Roms : pour Michèle Tabarot, c'est encore un écran de fumée du gouvernement pour détourner l'attention de ses difficultés ». Mais la question des droits de l'homme et des populations dans l'affaire des Roms n'est point secondaire, comme le reconnaît le Défenseur des droits et l'a toujours souligné le Groupe d'Information et de Soutien des Immigré-e-s (GISTI). Dans Le Monde, avec le titre « Polémiques sur les Roms : halte au feu ! », Catherine Trautmann rappelle quelques chiffres : pour vingt-mille Roms installés en France, six millions vivent dans d'autres pays de l'Union Européenne et un million et demi dans trois pays de l'actuel espace Schengen nettement plus petits et moins peuplés que la France (Hongrie, Slovaquie, République tchèque). Pourquoi, alors, cette politique du gouvernement français à l'égard des Roms sur laquelle Le Monde constate notamment « Manuel Valls impose sa ligne avec la bénédiction de l'Elysée » ? L'Humanité dénonce « Roms : la France sous-utilise les fonds européens d'insertion ». Dans un article intitulé « Roms : Bruxelles hausse le ton contre Paris », Le Figaro estime que le véritable enjeu avec l'Union Européenne résiderait dans « l'ouverture du marché du travail français aux ressortissants roumains et bulgares » le 1er janvier prochain. Mais la réalité est que le gouvernement de « gauche » de François Hollande et Jean-Marc Ayrault a déjà pris toute une série de mesures pour que cette nouvelle arrivée de travailleurs d'autres pays se traduise par une accélération du développement des emplois précaires et mal payés dans tous les domaines, et par un effondrement de fait encore plus grave du droit du travail français. Un objectif doré du patronat, des multinationales et de la grande finance. Les Roms n'y sont pour rien, pas plus que les travailleurs des pays concernés. Ils ne sont pour rien, non plus, dans l'actuelle politique de François Hollande et Jean-Marc Ayrault analysée notamment dans nos articles récents « Hollande, Montebourg, privatisation de l'économie » (I) et (II) et « Ventes de terrains : le retour de la loi Cahuzac ? (I) ». Ce n'est ni un rom, ni un roumain, ni un bulgare, mais le « socialiste » français Jacques Delors, alors président de la Commission Européenne, qui a été à l'origine de l'Acte Unique Européen adopté en 1986. Pareil en ce qui concerne les négociations en vue de la création de Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ou celles engagées après la mise en place effective de cette organisation, où un autre « socialiste » français, Pascal Lamy, a souvent représenté l'Union Européenne. Lamy est par la suite devenu directeur de l'OMC. Quant aux milieux dirigeants de Bruxelles, les « représentants français » n'y ont jamais manqué. Pareil en ce qui concerne le Fonds Monétaire International (FMI), dirigé par Christine Lagarde après Dominique Strauss-Kahn. Pour ne pas parler du record de privatisations sous la « gauche plurielle » de Lionel Jospin, ou des accords européens (éducation, retraites...) et lois antisociales adoptés sous ce même gouvernement Jospin. Que viennent faire dans ce contexte les éclats médiatiques récents du ministre de l'Intérieur Manuel Valls à propos des Roms ? Ce n'est pas les conséquences antisociales d'une politique, mais les prochaines échéances électorales, que semble craindre l'actuel gouvernement. Une pétition « Roms : la commune humanité bafouée » est en cours de signature.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/28/chomage-budget-antisocial-les-roms-n-y-sont-pour-rien-49267.html ]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/26/temp-394e6c8efce2eeb91017d488af4e270f-49256.html

Ventes de terrains : le retour de la loi Cahuzac ? (I)

Le 26 septembre 2013, Les Echos
écrit « Cazeneuve, l'homme qui a fait oublier Cahuzac », à propos de l'actuel ministre du Budget que l'article qualifie de « celui qui incarne la rigueur de gauche ». La « rigueur » pour qui, au juste ? Et est-ce vraiment rigoureux, tout cela ? Propagande à part, il ne semble pas que les financiers, les multinationales, le patronat... aient vraiment à se plaindre de cette prétendue « rigueur ». Il y a une semaine, Le Figaro rapportait « Cahuzac : l'opposition soupçonne un financement politique » alors que la Commission d'enquête dite « relative aux éventuels dysfonctionnements dans l'action du Gouvernement et des services de l'Etat, entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013, dans la gestion d'une affaire qui a conduit à la démission d'un membre du Gouvernement » doit se réunir bientôt pour examiner le rapport d'Alain Claeys. Le 26 septembre, Direct Matin souligne « Après les tuiles de Cahuzac, les financiers de Cazeneuve ». Mais y a-t-il une réelle différence de contenu entre le projet de Loi de Finances pour 2014 et la loi Cahuzac de 2012 pour 2013 ? Pas, en tout cas, en ce qui concerne la taxation des ventes de terrains à bâtir qui une nouvelle fois prend pour cible les petits propriétaires en supprimant l'abattement pour durée de détention. Une mesure de portée très générale qui, contrairement aux discours gouvernementaux, ne saurait être expliquée par un quelconque besoin d'accès au logement. Quant à la Sécurité Sociale, la loi de financement pour 2014 s'annonce bien pire que pour 2013. France Info rapporte « Sécurité sociale : le déficit ramené à 12,8 milliards en 2014 », avec « 4 milliards d'euros d'économies, en grande partie sur les dépenses de santé (2,9 milliards) », alors que le Portail du Gouvernement annonce d'emblée que « le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 portera la marque des réformes structurelles engagées par le Gouvernement ». C'est précisément une « réforme de structure », qui semble se cacher derrière la mesure de taxation de fausses plus-values immobilières (car ignorant la montée du coût de la vie), tendant à contraindre dans la pratique les petits propriétaires de terrains constructibles à céder leurs biens à des acheteurs riches et à des entreprises privées. La proximité entre l'actuelle politique de François Hollande et les intérêts du capital privé paraît évidente, à l'examen des inquiétants constats contenus dans nos articles « Hollande, Montebourg, privatisation de l'économie » (I) et (II). Dans un monde façonné par l'hégémonie du capitalisme mondialisé, les acquis historiques des « petits citoyens » ne cessent de fondre dans tous les domaines. Qui osera s'opposer à ce rouleau compresseur, en France comme ailleurs ?

[la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/26/temp-394e6c8efce2eeb91017d488af4e270f-49256.html ]

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Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
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PÉDAGOGIE OU MARKETING ? Ecole : quand les multinationales remplacent les instituteurs. Le blog de Jean Lévy.

29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

  

PÉDAGOGIE OU MARKETING ? Ecole : quand les multinationales remplacent les instituteurs .

 

Dimanche 29 septembre 2013.

 

BASTA !

 

PÉDAGOGIE OU MARKETING ?

Ecole : quand les multinationales

              remplacent les instituteurs

PAR AGNÈS ROUSSEAUX (30 MAI 2013).

 

Le groupe pharmaceutique Novartis va adresser 5 000 kits pédagogiques à des écoles élémentaires. De quoi sensibiliser 150 000 enfants à l’importance de prendre soin de leur animal domestique préféré, chiens ou chats, pour éviter la transmission de maladies grâce… à des produits en partie commercialisés par Novartis. S’agit-il de « séances pédagogiques » désintéressées, ou de réaliser une vaste opération marketing, avec l’aval de l’Education nationale ?

    Une trentaine d’enfants sont sagement assis dans les fauteuils de l’auditorium du Muséum national d’Histoire naturelle. Ils regardent un dessin animé sur les risques de transmission de maladie par les animaux de compagnie. Un dessin animé réalisé par l’entreprise pharmaceutique Novartis. Le message : bien se laver les mains après avoir caressé son animal. Et surtout penser à procéder à une vermifugation régulière de son chien ou chat (par administration d’un médicament), pour tuer les vers, vecteurs de maladies. Sylvie Thevenon, conceptrice du programme chez Novartis, anime cette séance « pédagogique » de « sensibilisation pour changer les comportements ».

    Cette classe de CE2 de Neuilly-sur-Seine n’est pas la seule cobaye. 2 000 kits pédagogiques ont été envoyés dans des écoles, 3 000 autres vont suivre en juin. 150 000 enfants de « Cycle 3 » (8-10 ans) pourront donc apprendre à s’occuper de leur animal de compagnie grâce aux bons conseils de Novartis, et de sa filiale Novartis santé animale !

    Le ministère de l’Éducation nationale a donné son accord pour la diffusion de ce kit « éducatif ». Et évidemment totalement désintéressé... Car qui fabrique et vend des vermifuges en France ?

    Novartis, leader mondial pour les antiparasitaires [1].

    Des experts pas si indépendants

    « En France, les chats et chiens sont vermifugés en moyenne 2,8 et 2 fois par an. D’après une étude d’experts européens indépendants, il faudrait les fermifuger 4 fois par an, pour réduire la transmission de maladies comme les zoonoses parasitaires », explique les responsables de ce programme éducatif. Il s’agit de « lutter contre un vrai problème de santé publique ».

    Sur celui-ci, on n’en saura pas plus. Combien d’enfants sont touchés par ces maladies en France ? Pédiatre, vétérinaire et chef de produit, réunis pour la conférence de presse de Novartis, ne s’étaleront pas sur ces chiffres [2]« A cause de ces vers, parfois un enfant se réveille un matin et hop, il ne voit plus d’un œil. Et ça peut être définitif ». Hop, juste de quoi faire stresser parents et enseignants. « Ça ne serait pas plus simple de vermifuger directement les enfants ? », demande Elizabeth Tchoungui, présentatrice de France Ô, réquisitionnée comme animatrice pour l’occasion.

    Qui sont les experts indépendants qui recommandent de prendre en charge ce risque majeur pour la santé publique ? Et de passer à la vitesse supérieure sur la vermifugation des chiens et chats ? L’ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites), spécialiste des parasites d’animaux domestiques. Qui est soutenu par de généreuses entreprises.

    Parmi elles, Novartis. ESCCAP« bénéficie du soutien de sponsors (de grandes sociétés pharmaceutiques principalement) sans qui un tel travail ne serait pas possible. Merci à eux », décrit le site français. Les recommandations de ces « experts européens » sont bien entendu totalement « indépendantes »...

    « Rallier le plus grand nombre à »... Novartis ?

    Forte de cette expertise scientifique, Novartis lance donc une campagne de sensibilisation dans les écoles françaises pour « rallier le plus grand nombre à sa mission de santé publique ». En se basant sur le rapport de l’enfant à l’animal, pour mieux faire passer le message. « L’animal est un immense médiateur. Il offre une situation de triangulation qui détourne les messages moralisateurs en projections affectives », explique Sylvie Thevenon. « Les animaux sont des vecteurs d’émotion pour les enfants ».

    Un vecteur publicitaire idéal surtout. « Médiateur d’exception »« largement supérieurs au statut des peluches », ose même Novartis dans son dossier de presse. « C’est l’animal qui va relier l’homme à l’homme », complète le docteur Dominique Brunet, pédiatre. Ou l’enfant à l’entreprise pharmaceutique, ça dépend du point de vue.

    En avril, 17 000 établissements scolaires ont reçu un mail leur proposant de commander gratuitement le kit pédagogique de Novartis. Comment l’Education nationale peut-elle donner son accord pour que des entreprises fassent du marketing sur le temps scolaire ?

    La pratique semble pourtant assez courante.Kat-Cent-Coups, « agence conseil en communication pédagogique », qui diffuse le kit de Norvartis, propose aussi un CD-Rom estampillé Veolia Transport pour aborder avec les élèves la thématique des déplacements durables. Ou les supports pédagogiques la « Semaine du jardinage à l’école », conçus par le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), lobby des semenciers. Le GNIS, par ailleurs co-éditeur du site Ogm.org pour « comprendre les OGM et préparer notre avenir ». Le président de ce groupement professionnel, Daniel Segonds, a longtemps été dirigeant du semencier RAGT, en pointe sur la recherche OGM au sein du groupement Biogemma, et a travaillé pour Dekalb, filiale de Monsanto.

    Du vermifuge aux fruits sous plastique

    Kat-Cent-Coups propose aussi un kit pédagogique sur « la biomasse agricole » : comment parler agrocarburants et chimie du végétal à des collégiens et lycéens. Ce kit est édité par Passions céréales, association des céréaliers, évidemment très objective quand elle affirme que la biomasse « est aujourd’hui, dans certains cas, la seule alternative renouvelable disponible » au déclin des énergies fossiles.

    Dans un autre registre, Avenance Enseignement, leader français de la restauration scolaire, filiale d’Elior, a proposé en 2008 aux enfants, de la petite section maternelle au CM2, de goûter des sachets de pommes en quartiers à la cantine [3]. Une démarche qui vise à « faire découvrir aux enfants une nouvelle manière de consommer des fruits ». Ou d’habituer les enfants à manger des fruits prédécoupés sous plastique...

    Les outils pédagogiques conçus par les entreprises seraient-ils plus efficaces que ceux concoctés par les professionnels de l’éducation ? « Les campagnes de dentifrice ont sauvé plus de caries que les cours obligatoires d’hygiène. Elles devraient être remboursées par la Sécurité sociale », écrivait le publicitaire Jacques Séguéla en 1993 [4]...

    Les consultants de multinationales seront-ils bientôt payés pour venir assurer des séances pédagogiques dans les écoles ? Novartis, nouvelle entreprise philanthropique, « prend très à cœur son rôle civique », précise le dossier de presse de l’opération. Peut-être veut-elle aussi se refaire une image et oublier que les États-Unis viennent de lancer des poursuites contre elle pour corruption de médecins [5] ?

    La séance à l’auditorium se termine sur un dernier échange entre les représentants de l’entreprise et les enfants.

    Sylvie Thevenon (Novartis) : « Qu’est-ce que vous allez expliquer à vos parents tout à l’heure ? »
    Les enfants : « Qu’il faut nettoyer son animal et aller chez le vétérinaire »
    Sylvie Thevenon : « Vous vous souvenez de ce qu’il donne le vétérinaire ? »
    Les enfants, en cœur : « Du vermifuge ! »

    Les enfants vont pouvoir profiter du goûter – bonbons et glaces à volonté – offert par Novartis. La leçon semble assimilée. En cas d’oubli, pas de panique. Le kit pédagogique contient des cartes de jeux avec des questions-réponses, à distribuer aux élèves. « Pour vérifier les connaissances et ramener le débat et les messages jusque dans les familles ».

    Agnès Rousseaux

    (@AgnesRousseaux)

    Photos : CC kalexanderson

    Notes

    [1« Novartis Santé Animale dispose d’un portefeuille de produits fortement orienté sur les antiparasitaires pour animaux de compagnie et les insecticides ». Source : Novartis.

    [2Une des plus novices zoonoses (maladies transmises par l’animal à l’homme), la toxocarose – ou « maladie des bacs à sable » – a une prévalence de 5% en milieu urbain et de 37% en milieu rural et « peut avoir de graves conséquences chez l’enfant », note le dossier de presse de Novartis.

    [3« Dans un premier temps, les enfants seront invités à déguster des pommes entières, puis des sachets de pommes à croquer quelques jours plus tard. Les deux dégustations de fruits seront intégrées au sein d’un menu identique, afin de pouvoir effectuer une comparaison optimale et objective. Lors des phases de tests, nous avons pu constater chez les enfants une consommation de fruits 3 à 4 fois supérieure lorsque ceux ci sont proposés en quartiers, et présentés de manière pratique et ludique (sachets de 60g, adaptés à leurs besoins nutritionnels, fruits déjà lavés, sans pépins et sans trognons) », indique le site d’Elior.

    [4Jacques Séguéla, L’argent n’a pas d’idées, seules les idées font de l’argent, 1993. Cité par Paul Ariès qui avait lancé en 2003 un appel pour « une rentrée sans marques ».

      http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-pedagogie-ou-marketing-ecole-quand-les-multinationales-remplacent-les-instituteurs-120294760.html

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    Intervention de forces israéliennes dans la prise d'otage au Kenya : retour sur la « politique africaine » de l’État sioniste

    29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël et la Palestine

    INFO REPRISE SUR
    LE BLOG DE DIABLO
    Commun Commune

     africaine » de l’État sioniste

    kenya-carte.jpg
    Le bras long d’Israël en Afrique

     

    Article de Carlos Lopes Pereira,

    pour Avante  (organe du Parti communiste portugais)

    avante-pcp
     

     

    Des forces d'élite israéliennes ont participé à l'opération militaire de secours aux otages capturés par un commando islamiste somalien dans un centre commercial de Nairobi.

     

    « Des conseillers » des services de renseignement nord-américains et britanniques encadraient également les troupes kényanes.

     

    L'attaque contre le luxueux « Westgate Mall » fut déclenchée samedi après-midi et elle ne fut repoussée que mardi. Elle a causé la mort de dizaines de personnes et a laissé une centaine de blessés, kényans et étrangers.

     

    Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à Nairobi depuis l'action suicide, en 1998, contre l'ambassade des États-Unis, revendiquée par Al-Qaeda et qui a causé plus de 200 victimes.

     

    La responsabilité de l'attaque de ce week-end a été attribuée par les autorités du Kenya au groupe Al Shabab, une milice islamiste de la Somalie voisine, en représailles à la présence de troupes kényanes dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

     

    Les militaires kényans font partie de l'Amisom, la mission de paix de l'Union africaine en Somalie, dont l’État s'est effondré à partir de 1991 et qui est disputé depuis entre les différentes milices armées rivales.

     

    Quant à Al Shabab, qui contrôle une partie du territoire somalien et a déjà mené des actions contre les intérêts kényans, elle est considérée par la CIA comme une organisation terroriste, entrenant des liens avec Al Qaeda.

     

    Ce qui n'a guère de sens : on sait que l'agence nord-américaine a créé, financé et armé plusieurs groupes terroristes – depuis l'Afghanistan et l'Irak jusqu'à la Syrie, en passant par la Libye, le Mali ou la Somalie – les manipulant comme de véritables « troupes de choc » au service des intérêts impérialistes et de sa stratégie de division des peuples pour les dominer et piller plus facilement leurs richesses.

     

    En Somalie, Al Shabab et d'autres milices des seigneurs de guerre sont financées par le trafic de drogue, par les rançons obtenues à partir d'enlèvement d'étrangers, par la piraterie maritime (déclenchée par l'arrivée sur les côtes somaliennes de flottes occidentales) et jusqu'à la « gestion », en partenariat avec la camorra napolitaine, du trafic de déchets toxiques rejetés dans cette région de l'Océan Indien...

     

    Notée de façon discrète en Occident, l'intervention d'unités d'élite de la police israélienne (il s'agit de la Yamam, spécialisée dans la « lutte anti-terroriste ») à Nairobi n'est guère surprenante et confirme les bonnes relations Israel-Kenya et l'influence croissante de la diplomatie israélienne en Afrique sub-saharienne.

     

    Pas surprenant parce que le « Westgate Mall » est propriété d'un homme d'affaires israélien, Alex Tratchenberg, installé dans la capitale kényane depuis des décennies. Et ce n'est pas surprenant au vu de la grande « expérience » de Tel-Aviv dans les opérations militaires à l'étranger et des relations politiques et économiques qu'il maintient avec des dizaines de gouvernements africains.

     

    Cela fait longtemps que Nairobi et Tel-Aviv ont établi des relations diplomatiques, économiques et de sécurité. Le Kenya est un vieil allié d’Israël en Afrique orientale et, par exemple, en 1976, il a soutenu l'action israélienne contre les palestiniens, sur l'aéroport d'Entebbe, en Ouganda. Actuellement, les deux pays coopèrent dans les domaines militaires, de sécurité et agricole.

     

    Des relations avec 40 pays.

     

     

    Un article publié fin août sur le site internet de la revue « Afrique-Asie » rappelle l'évolution de la politique africaine de l'Etat hébreu.

     

    Dans la décennie 1970, après les guerres d'agression d’Israël contre les palestiniens et d'autres peuples arabes (1967 et 1973) et quand les Nations unies ont adopté l'idée que le « sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale », seuls quelques pays d'Afrique ont maintenu des relations diplomatiques avec Israël.

     

    Après les accords de Camp David (1978) et d'Oslo (1993), couronnés par la poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin à la Maison Blanche, de nombreux États africains ont tissé des liens avec Tel-Aviv. Ils le justifiaient alors selon l'idée qu'ils « n'avaient pas à être plus arabes que les arabes ».

     

    L'offensive israélienne en Afrique fut soutenue politiquement et financée par Washington. Dès les années 60 et 70, le budget consacré par la CIA aux opérations secrètes du Mossad au sud du Sahara – notamment en Angola, au Congo-Kinshasa, au Soudan et en Ouganda – approchait les 20 millions de $ par an.

     

    Dès lors, de façon discrète et patiente, Israël a multiplié les formes de « coopération » avec les pays africains. Il accueille des étudiants, forme des techniciens dans le domaine agricole, entraîne des militaires – ce qui lui a permis de mettre en place des réseaux d'influence et d'information sur une bonne partie du continent.

     

    La vente d'armes (en 2012, Israël était le 8 ème exportateur mondial d'armes) et, surtout, la formation d'agents de services de sécurité et de corps de policiers d'élite, occupent aujourd'hui une place privilégiée dans les relations entre Israël et près de 40 pays africains – parmi lesquels les plus riches, comme l'Afrique du sud et le Nigeria.

     

    Ainsi Israël joue non seulement le rôle de gendarme des États-Unis au Moyen-orient mais il est un des bras longs de l'impérialisme nord-américain en Afrique.

    Traduction JC


    Source:
    http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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    Pour tout savoir ce que les médias vous cachent sur "l'Europe".Le journal BRN de septembre 2013!.

    29 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média

    Une30 

    Au menu du n°30, notamment...

    Editorial : Dans la guerre contre la Syrie, François Hollande choisit la position la plus radicale. Pourquoi ?


    Analyse : Angela Merkel remporte les élections allemandes, mais le Parti anti-euro réussit un score inattendu.


    Infos : la santé économique de la zone euro ne s'améliore guère, les perspectives s'annoncent sombres

     

    Analyse : Après la tension extrême qui a suivi l'attaque chimique non identifiée en Syrie, la Russie change la donne diplomatique


    Entretien : Rainer Rupp éclaire les implications de l'espionnage réalisé par la NSA américaine


    Commentaire : le nouveau patron du Medef voit exaucer ses voeux grâce à l'appui de la Commission européenne


    Et les brèves...


    Document BRN paru dans le n°25 :
    une contribution à la réflexion et au débat sur l'intégration européenn
    e

     

    http://www.brn-presse.fr/#Accueil.A

    Lire la suite
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