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Le blog de Lucien PONS

Un petit tour d’horizon sur l’austérité.

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Un petit tour d’horizon sur l’austérité

Les voyages de DSK

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/un-petit-tour-d-horizon-sur-l-93726

Aujourd'hui, les médias parlent de plan d'austérité à tout va, au fur et à mesure, la liste des pays s'agrandit de plus en plus, mais derrière ce mot, qu'est-ce qui se cache de concret pour le citoyen lambda ?

Me posant la question des coupes faites, je me permet de faire une petite compilation, histoire de voir ce qui nous attends, il est difficile de trouver des listes complètes et détaillées et ou d'actualité, du coup je compile les informations à droite et à gauche, ça permet d'avoir un petit aperçu de notre futur. N'hésitez pas à rectifier ou compléter et bon voyage !

 

Grèce

(sources : ici, et )

Recettes

  • TVA : elle passe de 19% à 23%, de 4.5 à 6.5%, de 9% à 13%
  • Augmentation taxes spéciales sur la consommation : augmentation taxe sur l'alcool de 20%, sur le tabac augmentation des taxes de 63%, 
  • Augmentation de 8cts pour le litre d'essence et de 3cts pour le diesel
  • Nouvelles taxes sur les produits de luxe.
  • Nouveau droit d'accise sur l'électricité : 2.5€/MWh pour les entreprises et 5€/MWh pour les particuliers sauf énergies renouvelables.
  • Augmentation impôts héritages et donations.
  • Nouvelle réforme fiscale : nouvelle grille d'imposition des revenus, coefficient de 40% passe pour les revenus supérieurs à 60k€ contre 75k€ auparavant.
  • Création d'un système d'évaluation des richesses pour la lutte contre la fraude, caisses enregistreuses obligatoires pour les marchés, taxis, kiosques..
  • Nouvelles taxes "vertes" sur les jeux d'argent et bénéfices des entreprises.
  • Nouvel impôt sur les constructions illégales
  • Augmentation fiscalité immobilière

Dépenses

  • Réductions salaires et retraites pour les fonctionnaires
  • Secteur public : réductions de 30% du 13ème mois et 60% du 14ème mois (ces 2 mois contiennent les augmentations et les primes départ en vacances etc qui ne sont pas répartit sur l'année pour les Grecs)
  • Fonctionnaires : réduction de 30% des primes de noël, de Pâques et des vacances d'été, réduction complète du 14ème mois, primes plafonnées à 1k€, pour les salaires supérieurs à 3k€ suppression du 13ème et 14ème mois
  • Réduction de 2% en plus des 10% sur les primes appliqué avec un effet rétroactif de 3 mois
  • Réduction de 7% sur les salaires d'entreprises publique et baisse de subventions réduction de 30% des primes de noël, de Pâques et des vacances d'été, traduits en baisses de subventions
  • Réduction de 10% du financement des caisses de retraites pour les entreprises publiques (éléctricité et télécoms)

Divers

  • Retraite nécessite 40 annuités contre 37, âge de retraite minimum 60 ans, âge légal de départ en retraite des femmes allongé de 5 ans donc 65 ans.
  • Nouvelle méthode de calcul des retraites basés sur la moyenne et non le dernier salaire
  • Renforcement flexibilité du travail (licenciements, ouverture à la concurrence d'une série de professions protégées)

 

Portugal

3 plans d'austérité appliqués

(sources : ici, et )

Recettes

  • TVA passe de 20% à 23%
  • Impôt sur le revenu augmenté de 1.5%
  • Liste des produits soumis aux taux réduits de TVA revus
  • Création taxe spéciale pour le secteur bancaire

Dépenses

  • Gel des salaires dans la fonction publique et réduction des dépenses militaires
  • Réduction des remboursements santé et augmentation nombre médicaments non soumis à ordonnance
  • Gel des retraites, des embauches et des avancements
  • Diminution des dépenses liées à l'éducation
  • Baisse graduelle des salaires de fonctionnaire au delà de 1500€ (de 3.5% à 10%)
  • Baisse des dépenses sociales (diminution prestation chômage, baisse 20% du RMI)
  • Baisse des avantages fiscaux des entreprises

Divers

  • D'ici 2013, l'état privatisera 18 entreprises pour 6 milliards (énergie, transports, services)
  • Augmentation du partenariat public-privé

 

Italie

(sources : ici et )

Recettes

  • Lutte contre l'évasion fiscale
  • Augmentation de la fiscalité sur les stocks options
  • Augmentation de la fiscalité sur les bonus des hauts dirigeants d'entreprise privé

Dépenses

  • Gel des salaires et des embauches dans la fonction publique sur 3 ans
  • Subvention des partis politiques divisés par 2
  • Réduction des salaires des ministres
  • Rémunération des hauts fonctionnaires gagnant entre 90k€ et 130k€ par an de 5%, au dessus 10%
  • Diminution des transferts d'argent vers les collectivités locales
  • Réduction de 10% des dépenses des ministères

Divers

  • Reports de certains départs en retraite

 

Grande-Bretagne

(sources : ici et )

Recettes

  • TVA de 17.5% à 20%
  • Taxe de 0.07% sur le chiffre d'affaire des banques (avec un rabais de 0.04% pour 2011)
  • Augmentation de l'impôt sur les plus-values de 18% à 28%

Dépenses

  • Baisse des dépenses des ministères de 25% sur 4 ans (sauf santé et développement)
  • Gel des salaires des fonctionnaires les mieux payés pendant 2 ans (supérieurs à 25k€ annuels)
  • Baisse des allocations familiales
  • Supression des réduction d'impôts en cas de maternité

Divers

  • Durcissement des régimes de retraites pour les fonctionnaires
  • Reforme sur l'impôt sur le revenu pour exempter 900k ménages à faibles revenus

 

Espagne

(sources : ici, ici, et )

Recettes

  • TVA de 16% à 18%

Dépenses

  • Baisse de salaires pour les fonctionnaires d'environ 5% gelés en 2011 (proportinnel aux revenus, les hauts fonctionnaires se veront diminués de 15%)
  • Suppression de l'aide à la naissance de 2500€
  • Diminution des financement régionaux et municipaux à hauteur de 1.2 Milliards d'€
  • Réduciton de 600 millions d'€ de l'aide au développement
  • Diminution de l'investissement public de 6.045 milliards d'euros

Divers

  • Gel des retraites en 2011, sauf les plus basses et pensions contributives
  • Départ à la retraite à 67 ans au lieur de 65 ans
  • Remplacement d'un poste vacant sur 10 pour la fonction publique

 

Irlande

(sources : ici et )

Recettes

  • TVA : de 21% à 23% (augmentation progresssive jusqu'en 2014)
  • Augmentation et remaniement grille des impôts sur le revenu

Dépenses

  • Baisse des allocation familliales de 10%
  • Baisse des dépenses santé, éducation, agriculture à hauteur de 3 milliards d'€
  • Supression de 24 750 emplois publics (hopitaux...)

Divers

  • Abaissement du smic de 8.65€ à 7.65€
  • Départ à la retraite retardé (66 ans en 2014, 67 ans en 2021, 68 ans en 2028)

 

Lettonie

(sources : ici et )

Recettes

  • TVA de 21% à 22% (suite augmentation de 18% à 21% en 2009), taux réduit de 5% à 12% 

Dépenses

  • Baisse de 10% des pensions et retraites
  • Baisse de 20% des salaires de la fonction publique (jusqu'à 80%)
  • Salaires enseignants divisé par 2
  • Baisse des aides sociales

Divers

  • Congé maternité divisé par 2
  • Supression de communes, écoles, hôpitaux (avec supression de postes)

 

Allemagne

(source : ici)

Recettes

  • Taxes sur les centrales nucléaires vétustes
  • Taxes supplémentaires sur tous les vols

Dépenses

  • Allocation parentale (permettant aux parent de rester d'occuper des enfants) réduite pour les fonctionnaires et supprimés pour les RMIstes
  • Suppression de 15000 fonctionnaires
  • Diminution allocation chômages

Divers

  • Projet de 500 million d'€ de rénovation annulé (château Guillaume 2 Berlin)
  • Etude suppression 40000 postes de militaires, étude suppression service militaire

 

FMI, à qui le tour ?

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Madrid: Les policiers espagnols ont manifesté contre le gouvernement.

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'Espagne.

Madrid: Les policiers espagnols ont manifesté contre le gouvernement

Espagne : Les policiers en colère ont manifesté contre le gouvernement

Les policiers espagnols se sont rassemblés en masse samedi à Madrid, dans le hurlement des pétards et des sifflets, pour crier leur colère contre les coupes budgétaires et la suppression d’avantages sociaux. 

Casquette bleue sur le crâne, des centaines de policiers se sont rassemblés samedi devant le ministère de l’Intérieur à Madrid, dans le hurlement des pétards et des sifflets, pour crier leur colère contre les coupes budgétaires et la suppression d’avantages sociaux.

«Les policiers n’en peuvent plus», peut-on lire sur une grande banderole déployée sur le Paseo de la Castellana, la grande avenue du centre de la capitale espagnole, bloquée par cette manifestation qui répond à l’appel des syndicats de policiers. Comme tous les fonctionnaires espagnols, les policiers subissent de plein fouet la politique de rigueur mise en place par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, pour redresser les comptes du pays.

En 2012, ils sont ainsi privés de la prime de Noël, ce qui équivaut en réalité à une perte de salaire de 7% sur l’année, les salariés espagnols étant payés sur 14 mois.

«Nous sommes venus exprimer notre indignation sur la façon dont nous traite le gouvernement, pas seulement parce qu’ils nous enlèvent la prime de Nöel, mais aussi parce qu’ils nous suppriment des droits», lance Fran Estacio, un policier de 33 ans venu de Valence, dans l’est de l’Espagne. Parmi ces avantages sociaux, explique-t-il, les six jours de congés supplémentaires auxquels les policiers ont droit chaque année, en plus de leurs vacances, qui seront réduits à trois à partir du 1er janvier.

Ou bien la réduction du salaire durant les premiers jours d’un congé maladie – de 50% durant les trois premiers jours puis de 25% jusqu’à 20 jours. «Jusqu’à présent», ajoute le policier, «nous ne perdions pas d’argent durant les 90 premiers jours». «Ils doivent reconnaître que nous sommes des fonctionnaires spéciaux. Imaginez un policier avec 39 degrés de fièvre, dans la rue avec son arme».

«Si tu veux une police, paie-la», réclame une pancarte émergeant de la foule, tandis qu’une autre porte les mots: «Utiliser les policiers pour faire taire les gens, non». Un slogan rappelant les dispositifs policiers parfois imposants déployés lors des manifestations anti-austérité, comme celle attendue samedi autour du Congrès des députés à Madrid.

«Utiliser les policiers pour faire taire les gens, non»

Sources : La Tribune de Genève / Le Journal du Siècle

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1942-2012 Stalingrad, L’honneur d’un peuple. Un texte sur Agoravox.

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire

 

 

STALINGRAD : A QUI VONT MES PENSEES

 

« Stalingrad, symbole de l‘honneur d‘un peuple et du formidable effort qu‘il sut déployer lors de sa Grande Guerre Patriotique. Une volonté farouche qui le mènera jusqu‘à Berlin, et le 9 mai 1945 à recevoir une capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, saluée par mille coups de canon tirés du Kremlin.

« Ce sera alors la fin d’un cauchemar, une fin triomphale et amère, qui aura coûté à l’Armée Rouge 9 millions de morts, 18 millions de blessés, sans oublier la mort de 18 millions de civils, des milliers de villages ravagés, incendiés corps et âmes, et une somme incommensurable de souffrances et d’humiliations sous la botte nazie considérant les slaves comme des sous-hommes. Sur les 4 millions et demi de soldats qui seront faits prisonniers par les allemands seuls reviendront vivants 1 million huit cent mille soldats. »

L'auteur ajoute encore : « Hitler, comme Napoléon, devra se heurter à l’ours slave. »

L'essentiel n'est-il pas dit ?

Il n'est pas de sauveur suprême : oui, ce sont bien les peuples qui écrivent toujours leur histoire, quelles que soient les conditions qui leur sont données.

Michel Peyret. Le 28 octobre 2012.

 

Un article sur Agoravox.

   

1942-2012 Stalingrad, L’honneur d’un peuple

par Agafia samedi 27 octobre 2012 -

 

« Un soleil d’hiver brille au-dessus des tombes collectives, au-dessus des tombes improvisées. Les morts dorment sur les hauteurs des collines, près des ruines des ateliers d’usine, dans des ravins et des combes, ils dorment là où ils se sont battus et leurs tombes se dressent près des tranchées, des casemates, des murs percés de meurtrières qui n’ont pas cédé à l‘ennemi, comme un monument majestueux à la simple loyauté payée au prix du sang. Terre sainte ! »

Ainsi Vassili Grossman, juif athée, communiste désenchanté et correspondant de guerre pour le journal Krasnaïa Zvezda, fit ses adieux à Stalingrad dans un dernier article, le soir du Nouvel An, remplacé par Konstantin Simonov sur ordre du général Ortenberg. La séparation d’avec cette ville martyre, avant même la fin des combats, attrista Grossman marqué par les mois passés au cœur de cet enfer. « La ville est devenue pour moi une personne vivante » confia-t-il dans une lettre à son père.

A Stalingrad, la sculpture miraculeusement épargnée par les raids aériens, ces enfants de pierre, faisant une ronde joyeuse autour d’un crocodile, apparaissait sur fond de ruines, comme le symbole de la victoire d’un peuple uni et fier terrassant le reptile nazi au prix du sang versé et de la souffrance.



Stalingrad… Hitler qui visait les champs pétrolifères du Caucase, fut stoppé dans son élan par la ville portant le nom même de son frère-ennemi. Il y a 70 ans, l’actuelle Volgograd marqua le tournant de la guerre, et fut le symbole d’un formidable espoir dans la lutte contre l’Allemagne du IIIe Reich et la barbarie nazie. Stalingrad, symbole de l‘honneur d‘un peuple et du formidable effort qu‘il sut déployer lors de sa Grande Guerre Patriotique. Une volonté farouche qui le mènera jusqu‘à Berlin, et le 9 mai 1945 à recevoir une capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, saluée par mille coups de canon tirés du Kremlin.

Ce sera alors la fin d’un cauchemar, une fin triomphale et amère, qui aura coûté à l’Armée Rouge 9 millions de morts, 18 millions de blessés, sans oublier la mort de 18 millions de civils, des milliers de villages ravagés, incendiés corps et âmes, et une somme incommensurable de souffrances et d’humiliations sous la botte nazie considérant les slaves comme des sous-hommes. Sur les 4 millions et demi de soldats qui seront faits prisonniers par les allemands seuls reviendront vivants 1 million huit cent mille soldats.

Dès le début de l’opération Barbarossa, l’avancée rapide des armées allemandes en terre russe durant le tragique été 41, avec son cortège d’horreurs, de monstruosités, d’inhumanité la plus extrême, à l’encontre des civils comme envers les millions de soldats faits prisonniers, avait laissé croire au IIIe Reich que les Russes seraient balayés d’un revers de cravache. C’est méconnaître la volonté d’un Russe, méconnaître la force d’âme de ce peuple capable de tout endurer, et méconnaître l’Histoire. Hitler, comme Napoléon devra se heurter à l’ours slave.

Je laisse de côté la stratégie purement militaire, là n’est pas mon propos. Les opérations Uranus, Orage d’Hiver, Petite Saturne et Cercle concoctées par Joukov et Rokossovki piégèrent la 6e Armée de Paulus et firent ravaler sa morgue à Hitler. Les forces allemandes, roumaines et italiennes encerclées, épuisées, gelées et affamées s‘effondrèrent sous les coups de boutoir soviétiques.

Une guerre urbaine parmi les ruines que les Russes surent utiliser à leur avantage, des immeubles et des usines défendues pierre par pierre, des quartiers effondrés perdus et repris maison après maison sous le feu nourri de l’artillerie.

Dès le début de l’opération Barbarossa, l’avancée rapide des armées allemandes en terre russe durant le tragique été 41, avec son cortège d’horreurs, de monstruosités, d’inhumanité la plus extrême, à l’encontre des civils comme envers les millions de soldats faits prisonniers, avait laissé croire au IIIe Reich que les Russes seraient balayés d’un revers de cravache. C’est méconnaître la volonté d’un Russe, méconnaître la force d’âme de ce peuple capable de tout endurer, et méconnaître l’Histoire. Hitler, comme Napoléon devra se heurter à l’ours slave.





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Mes pensées vont à ces défenseurs, combattants hommes et femmes, officiers, soldats, et civils vivant terrés dans des caves, survivant à tout, mourant surtout.

 

A ces hommes, soldats et ouvriers brûlant vif plutôt que de quitter leur poste défensif, à ces téléphonistes hommes et femmes, courant sous le feu pour réparer les fils endommagés. A ces estafettes traversant la ville avec une chance de survie minime, à ces infirmières de 18 ans, la musette et le cœur en bandoulière rampant auprès des blessés et tombant sous les balles allemandes. A ces aviatrices, surnommées par les allemands "les sorcières de la nuit", volant en rase motte dans leur avion de bois et de papier, à portée de tir, et larguant leurs bombes sur les lignes ennemies. A ces sapeurs chargés de nettoyer les maisons occupés par les troupes allemandes. A ces tireurs d’élite, chasseurs de l’Oural ou sibériens ayant quitté leur lointaine taïga natale pour défendre cette ville du Sud, à tous ces soldats, comme ces fusiliers de la Garde, traversant la Volga sous les bombes, face à la ville en flammes, en route pour l’enfer. A ces officiers aussi, comme Tchouikov, Emerenko, Vatoutine, Rodimtsev, Voronov... et puis Rokossovski

Konstantin Konstantinovitch Rokossovki,

russo-polonais, soldat d’honneur talentueux, intelligent, victime des purges de 37, ayant survécu aux tortures du NKVD de Béria, et qui fut tiré de sa geôle en 40 pour pallier au manque cruel d‘officiers, victimes expiatoires de la paranoïa stalinienne. Gravement blessé devant Moscou, il sera promu commandant du front du Don par la Svatska fin 42 et désigné comme responsable de la liquidation finale de l’ennemi. Il tenta de négocier une reddition allemande, envoya par deux fois des émissaires dans les lignes allemandes afin de limiter la casse. En vain. Paulus refusa.

 

Et ce fut à l'aube du 10 janvier que l'ultime offensive "Cercle" fut lancée. A 6h05, l'ordre d'ouvrir le feu fut donné, et durant 55 minutes, 7000 canons, mortiers et katioucha roulèrent tel un tonnerre apocalyptique. D'une façon si intense, qu'un officier d'artillerie soviétique, le colonel Ignatov, déclara qu'il n'y avait que deux façons de sortir d'un pareil déchainement : mort ou fou. La 6e Armée affamée, épuisée, reçut le coup de grâce, malgré une résistance acharnée et même extraordinaire si l'on considère son état de faiblesse physique et matérielle. Acharnement qui coûta au cours des trois premiers jours de l'offensive 26 000 soldats aux armée soviétiques du front du Don, ainsi que la moitié de leurs chars.

C’est à tous ceux là, illustres ou inconnus, à qui je rend hommage, …

Et l’imposant monument juché sur le Kourgan Mamaï rappelle à tous, cette bataille historique. La Mère Patrie veille sur ses enfants tombés pour elle, il y a 70 ans. Et je les salue.

Que la terre leur soit légère

Sources :

Carnet de Guerre, Vassili Grossman

Stalingrad, Anthony Beevo

Le devoir d’un soldat, Konstanttin K. Rokossovski

La guerre n’a pas un visage de femme, Svetlana Alexievitch

  
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LE CONTRE EXEMPLE ISLANDAIS ou CE QU’IL FAUT FAIRE IMPÉRATIVEMENT. Par Salim LAMRANI.

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

 

carte-10LE CONTRE EXEMPLE ISLANDAIS ou CE QU’IL FAUT FAIRE IMPÉRATIVEMENT

L’Islande et le refus de l’austérité

par Salim Lamrani

L’Union européenne fait aujourd’hui le choix de l’austérité face à la crise économique mais se lance en même temps dans le sauvetage — avec des fonds publics — des banques privées qui auraient dû faire faillite à cause de leur mauvaise gestion. Est-ce vraiment la seule solution viable ? Salim Lamrani se penche sur le cas de l’Islande, un exemple que les médias et les apprentis sorciers de la finance européenne préfèrent passer sous silence.

Réseau Voltaire | Paris (France) | 18 octobre 2012

Face à la crise économique, alors que l’Union européenne a choisi la voie de l’austérité et a décidé de sauver les banques, l’Islande a au contraire procédé à la nationalisation des institutions financières et a rejeté les politiques de restrictions budgétaires. Avec un taux de croissance de 2,7% en 2012, même le Fonds monétaire international (FMI) salue le redressement économique du pays.

Lorsqu’en septembre 2008, la crise économique et financière a touché l’Islande, petit archipel du Nord de l’Europe peuplé de 320 000 habitants, l’impact a été désastreux, comme sur le reste du continent. La spéculation financière a conduit les trois principales banques à la faillite, dont les actifs représentaient une somme dix fois supérieure au PIB de la nation, avec une perte nette de 85 milliards de dollars. Le taux de chômage a été multiplié par 9 entre 2008 et 2010, alors que le pays jouissait auparavant du plein emploi. La dette de l’Islande représentait 900% du PIB et la monnaie nationale avait été dévaluée de 80% par rapport à l’euro. Le pays s’est retrouvé plongé dans une profonde récession, avec un recul du PIB de 11% en deux ans [1].

Face à la crise

En 2009, lorsque le gouvernement a voulu appliquer les mesures d’austérité exigées par le FMI, en échange d’une aide financière de 2,1 milliards d’euros, une forte mobilisation populaire l’a contraint à la démission. Lors des élections anticipées, la gauche a remporté la majorité absolue au Parlement [2].

Le nouveau pouvoir a néanmoins fait adopter la loi Icesave – du nom de la banque en ligne privée qui a fait faillite et dont les épargnants étaient en majorité hollandais et britanniques – afin de rembourser les clients étrangers. Cette législation contraignait l’ensemble des Islandais à rembourser une dette de 3,5 milliards d’euros (40% du PIB) – 9000 euros par habitant – sur 15 ans à un taux de 5%. Face aux nouvelles protestations populaires, le Président a refusé de ratifier le texte parlementaire et l’a soumis à référendum. En mars 2010, 93% des Islandais ont rejeté la loi sur le remboursement des pertes causées par Icesave. Soumise une nouvelle fois à référendum en avril 2011, elle a de nouveau été massivement rejetée à 63% [3].

Une nouvelle Constitution, rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats et composée de 9 chapitres et de 114 articles, a été adoptée en 2011. Celle-ci prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65) – 10% des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement –, ainsi que la nomination du Premier Ministre par le Parlement [4].

Ainsi, contrairement aux autres nations de l’Union européenne dans la même situation, qui ont appliqué à la lettre les recommandations du FMI exigeant l’application de mesures d’une austérité sévèr – comme en Grèce, en Irlande, en Italie ou en Espagne –, l’Islande a choisi une voie alternative. Lorsqu’en 2008, les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, l’Etat islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe. Il a au contraire procédé à leur nationalisation [5].

De la même manière, les banques privées ont été contraintes d’annuler toutes les créances à taux variable dépassant 110% de la valeur des biens immobiliers, évitant ainsi une crise de subprime comme celle des Etats-Unis. Par ailleurs, la Cour Suprême a déclaré illégaux tous les prêts indexés sur des devises étrangères qui ont été octroyés à des particuliers, obligeant ainsi les banques à renoncer à ces créances, au bénéfice de la population [6].


 

Quant aux responsables du désastre – les banquiers spéculateurs qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais –, ils n’ont pas bénéficié de la mansuétude en vogue à leur égard dans le reste de l’Europe où ils ont été systématiquement absous. En Islande, ils ont été poursuivis par la justice et mis en prison, par Olafur Thor Hauksson, Procureur spécial nommé par le Parlement. Même le Premier Ministre Geir Haarde, accusé de négligence dans la gestion de la crise, n’a pu éviter un procès [7].

Une alternative à l’austérité

Les résultats de la politique économique et sociale islandaise ont été spectaculaires. Alors que l’Union européenne se trouve en pleine récession, l’Islande a bénéficié d’un taux de croissance de 2,1% en 2011 et prévoit un taux de 2,7% pour 2012, et un taux de chômage oscillant autour de 6% [8]. Le pays s’est même offert le luxe de procéder au remboursement anticipé de ses dettes auprès du FMI [9].

Le président islandais Olafur Grímsson a expliqué ce miracle économique : «  La différence est qu’en Islande, nous avons laissé les banques faire faillite. C’était des institutions privées. Nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité  » [10].

Contre toute attente, le FMI a salué la politique du gouvernement islandais – qui a appliqué des mesures aux antipodes de celles qu’il préconise –, une politique qui a permis de préserver « le précieux modèle nordique de protection sociale ». En effet, l’Islande dispose d’un indice de développement humain assez élevé. « Le FMI déclare que le plan de sauvetage à la manière Islandaise fournit des leçons pour les temps de crise ». L’institution ajoute que « le fait que l’Islande soit parvenue à préserver le bien être social des ménages et obtenir une consolidation fiscale de grande ampleur est l’une des plus grandes réussites du programme et du gouvernement islandais ». Le FMI a néanmoins omis de préciser que ces résultats ont été possibles uniquement parce que l’Islande a rejeté sa thérapie de choc néolibérale et a mis en place un plan de relance alternatif et efficace [11].

Le cas de l’Islande démontre qu’il existe une alternative crédible aux politiques d’austérité appliquées à travers l’Europe. Celles-ci, en plus d’être économiquement inefficaces, sont politiquement coûteuses et socialement insoutenables. En choisissant de placer l’intérêt général au-dessus de celui des marchés, l’Islande montre la voie au reste du continent pour sortir de l’impasse.

Salim Lamrani

  Enseignant, chargé de cours aux universités Paris-Descartes et Paris-Est Marne-la-Vallée. Dernier ouvrage publié en français : Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Estrella, 2009).

 europe-2
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Grèce: Comment rester vivant ? (agoravox). Le 2° article sur le même sujet.

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce

Comment rester vivant ? (agoravox)

Lorsque Nadine, une amie militante, nous a envoyé le lien de l’émission de radio “la Grèce en souffrance” diffusée sur France Inter, on n’avait pas très envie de l’écouter A gauche pour de vrai ! 53 minutes c’est long. Surtout, nous ne voulions pas entendre ce que nous savions insupportable.

Lorsque Barbara, au marché, entre deux tracts tendus aux passants, nous a convaincu malgré tout de tendre l’oreille en direction de ces témoignages grecs, nous ne nous doutions pas un instant de ce que nous allions écouter.

Surtout, nous n’imaginions pas que notre émotion serait telle que, nous le reconnaissons, nous l’avouons, notre gorge étoufferait, nos oreilles supplieraient pour stopper l’écoute, nos yeux s’empliraient de ce liquide qui quelques fois annonce la joie, mais qui là allait révéler une profonde tristesse, une incroyable révolte aussi.

Témoigner, absolument, sans fausse pudeur mais sans étalage aussi. Simplement, sobrement, pour de vrai. Et dire, naturellement, sans retenu mais sans exubérance qu’avec l’austérité la seule question, l’unique question qui habite chaque Grec désormais est désarmante : COMMENT RESTER VIVANT ?

Comme cette cadre, dès la 2ème minute, à qui on demande de passer ouvrière pour ne pas perdre son job, tout en poursuivant son travail de cadre. Elle ne gagnera plus alors ses 1300 €, elle ne touchera plus que 740€.

Ou cette autre femme, qui, à la 6ème minute, explique cette loi que son gouvernement fait voter au nom de la flexibilité et qui supprime sa convention collective. Le SMIC passera alors de 751 € à 480 en quelques mois. “Evidemment, on ne peut pas vivre avec çà” ajoute-t-elle avec cette pudeur que quelques pigeons n’auront jamais. Elle poursuit et dit, à la 9eme minute, comment ses enfants continuent la musique parce que la solidarité s’est mise en place, parce que quelques amis de France lui envoient chaque mois 300 €. La journaliste ne comprend pas pourquoi cette somme va à la culture de ses enfants plutôt qu’à l’essentiel. Elle crie alors doucement, elle clame alors calmement comment “l’art, la culture nous permettent de nous nourrir l’âme et on comprend mieux à quel point c’est vital”.

Puis, de la 12ème à la 18ème minute, la journaliste énumère toutes les “réformes” de l’austérité. Gel des salaires dans la fonction publique, puis baisse des salaires. Loi instaurant la baisse des salaires dans le secteur privé, qui d’habitude déteste la loi. Non remplacement de 4 fonctionnaires sur 5. Augmentation de la durée de cotisation et relèvement de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Les accords d’entreprises prévalent sur les conventions collectives, puis gel brutal des conventions collectives. Le seuil de non imposition passe de 12000 à 8000 € puis à 5000 € par an. Démarre une vague de privatisation d’entreprises publiques. Mise au chômage “technique” de 45 000 fonctionnaires. Création d’une grille de salaire unique. Baisse de 32% des salaires des moins de 25 ans. Arrêt des hausses de salaire basées sur l’ancienneté. Baisse de 15% des retraites complémentaires. Suppression de 150 000 postes de fonctionnaires d’ici 2015. Baisse des allocations familiales. Mais cela ne suffit pas. L’Union Européenne suggère que les Grecs passe de la semaine de 5 jours à la semaine de 6 jours de travail. Le FMI et la BCE suggèrent quant à eux une loi pour faciliter les licenciements et réduire les indemnités chômage. Cinq longues minutes, cinq énormes minutes nécessaires pour égrainer toutes les attaques, toutes les agressions, toutes les tentatives d’assassinat. Alors, la question de départ “COMMENT RESTER VIVANT” ? prend son sens véritable et les larmes que nous avions contenus jusque là sortiront finalement à l’écoute des témoignages suivants.

 

Comme cette Française, habitante du Péloponnèse depuis plus de vingt ans, qui explique, à la 19ème minute, sobrement, pudiquement, sans colère, sans haine, comment son beau père en quête d’une transfusion de plaquettes pour combattre sa leucémie, sera perfusé dans un couloir d’un hôpital qui n’a plus les moyens d’avoir une chambre stérile. Comment cet hôpital demande alors à la famille d’acheter le matériel de perfusion car il n’en a plus. Comment il a fallu se battre pour que le dernier souffle de cet homme ne soit pas poussé dans ce couloir bondé mais dans une chambre moins surpeuplée. Et elle conclut, presque poliment “visiblement, le social n’est pas le souci premier de la politique de la Troïka”.

Elle explique alors, cette Française si sobre, si neutre, comment les enfants de sa ville n’ont pas de manuels scolaires car le papier pour imprimer les livres est trop cher pour le budget communal, comment les enfants de sa ville iront, cet hivers, dans une école non chauffée car aucun crédit n’a été prévu pour cela. Puis elle lance :” on va droit dans le mur, et le mur c’est Aube Dorée qui fait des scores incroyables”.

Mais cessons là la retranscription de ces témoignages. L’émission existe. A vous maintenant de l’écouter. Et soyez prévenus. Le principal obstacle ne sera pas la petite heure que dure l’émission. Mais bien plus ces récits de vie qui chaque jour posent cette incroyable question au coeur d’une Europe prix Nobel de la paix : COMMENT RESTER VIVANT ?

Sydne93

 

 

Sur le site AGORAVOX:  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-rester-vivant-le-124610


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La Grèce en souffrances : comment rester vivant?

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce

Dimanche 28 octobre 2012 7 28 /10 /Oct /2012 10:22

Lu sur le blog UL CGT Dieppe :

Rester vivant!

  • => Comment rester vivant au cœur d'une société qui vole en éclat ?
  • => Quand son salaire n'y suffit pas ?
  • => Comment rester vivant quand tout autour de soi se défait ?
  • => Le système social, le système de santé ?
  • => Comment rester vivant, quand la vie même perd son sens ?

Et qu'il n'y a plus que la crise. La dette. La crise. La dette. La crise. La dette. Les Grecs ne parlent plus que de ça.

Deux femmes, deux voix. L'une est grecque, Sofia, elle vit à Athènes, l'autre est française, Marie-Laure, elle vit depuis vingt ans dans le nord du Péloponnèse.

Deux femmes pour faire entendre ce que les discours économiques et idéologiques ne disent pas. Deux voix pour dire l'absurdité de cette austérité. Deux femmes pour résister et crier que la médecine de la Troïka ça ne marche pas. Récession, chômage, pauvreté, endettement. Quelle réalité se cache derrière ces mots ? Quelle vie ? Quels risques pour le pays ?

Ecoutez cette émission de France Inter:


Repris sur le blog d'Eldiablo:

http://eldiablo.over-blog.org/article-la-grece-en-souffrances-comment-rester-vivant-111797453.html

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La finance internationale est-il le nouveau nom de la Mafia?

28 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le grand banditisme

 

 

goldman-sachs-vampire-squidLa finance internationale est-il le nouveau nom de la Mafia?

 

 

Bonjour.

 

On peut raisonnablement se poser la question en voyant les armes utilisées contre les états souverains. Le défaut d'humanité de ces monstres est patent. Ils visent le profit maximum, tout de suite, comme au poker et autres jeux  pratiqués dans les casinos de Las Vegas. Ils savent très bien qu'acculer les peuples à l'esclavage ne permettra pas de maintenir un niveau de consommation suffisant pour écouler les biens manufacturés. La surproduction guette, alors ils préfèrent jouer les masses d'argent récoltées par leurs rapines dans le casino géant qui s'appelle la spéculation financière. Toutes les règlementations sont tombées, c'est le Jack Pot. Ils contrôlent la création monétaire des états et très souvent leurs budgets. C'est le paradis du salaud qui s'installe. Tout contrevenant doit être éliminé, même violemment. Les hommes de main sont faciles à trouver. La mue de cette organisation du crime s'est faite à notre insu. Ils se sont installés en lieu et place de l'élite mondialisée. Cela ne date pas d'hier, souvenons nous du 4 juin 1963, date à laquelle le président Kennedy signait le décret 111 110 redonnant le pouvoir de création de la monnaie à l'Etat fédéral.
Cinq mois plus tard, il était assassiné...

 

Vous croyez que nos dirigeants vont courir le risque d'enlever ce pouvoir aux banques ??

C'est aux peuples qu’il incombe de retrouver leur dignité et leur indépendance. Ils doivent absolument "chasser les marchands du temple".

 

Lucien PONS

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Deuxième séance organisée par l'Association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" sur les OGM et les risques liés aux biotechnologies. Le 30 octobre 2012 à Garibaldi.

27 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

Bonjour à tous.
  
A vos agendas!
  

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" a lancé cette année une série de quatre conférences sur l'agriculture, l'indépendance alimentaire et la lutte contre les produits toxiques utilisés dans le secteur clef de l'alimentation.

 

La première séance avait lieu le lundi 15 octobre à Nice sur le thème des OGM. Le film de Marie-Monique Robin "Le monde selon MONSANTO" était projeté. Angelo Sanfilippo, spécialiste de ces questions, a animé le débat qui a suivi la projection.

 

La deuxième séance est programmée le mardi 30 octobre à la Maison des associations de Nice Garibaldi, située sur la place de même nom. Angelo Sanfilippo, spécialiste sur ces questions animera celle-ci.

 

Pour préparer cette intervention, il s'est penché sur le travail du professeur Gilles Eric Séralini. Connaissant bien ce scientifique ainsi que la réalisatrice du documentaire, ils travaillent ensemble sur les dossiers relatifs à la nécessaire protection du public face à l'utilisation des OGM, des pesticides et autres…

 

Son expertise nous est très utile pour poser de solides jalons dans le dossier des biotechnologies. La connaissance scientifique est nécessaire afin de pouvoir forger sa propre opinion.

  
  
  

La séance du mardi 30 octobre permettra d'apporter  de l'information sur ces questions d'actualité.

  
  
 

Venez nombreux et faites circuler l'information SVP.

 

 

 

 Bien Cordialement.

 

  

Lucien PONS.

 

 

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-bon-appetit-messieurs-reunion-au-ministere-de-la-sante-de-l-industrie-pharmaceutique-par-philippe-111759973.html

  

 

 

 

 

Ci-dessous  un texte d'Angelo Sanfilippo.

 

 

Et voilà notre conclusion sur l'AVIS de l'ANSES, le résistant Seralini ,a fait un bon travail.

Réaction de Générations Futures sur l’avis de l’Anses sur l’étude de Gilles Eric Séralini sur l’OGM NK 603 et sur le RoundUp GT Plus

 

Générations Futures regrette que l’ANSES réfute les conclusions de l’étude de Gilles Eric Séralini, notamment à cause de la faible taille des groupes de rats testés, sans reconnaître que les études ayant permis l’homologation du NK 603 et du RoundUp GT Plus ont elles aussi été réalisées sur des effectifs de même taille et sont donc aussi faibles statistiquement. De plus GF rappelle que les effets chroniques à long terme de ces deux produits n’ont pas été testés par la firme Monsanto alors que l’étude de G E Séralini a justement , elle, l’avantage d’évaluer ces effets sur le long terme. Considérant ces points, l’Agence sanitaire devrait demander la suspension immédiate de l’homologation de ces deux produits, ce qu’elle n’a pas fait.

Néanmoins, GF note que l’ANSES reconnait «l’originalité» de l'étude du Pr Séralini «qui aborde un sujet jusqu’ici peu étudié : celui des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques».

L’Anses «recommande» donc «d’engager des travaux sur ces questions» et «appelle à la mobilisation de financements publics nationaux ou européens dédiés à la réalisation d'études et de recherches d’envergure visant à consolider les connaissances sur les risques sanitaires insuffisamment documentés».

Générations Futures, qui a été auditionné par l’Anses en la personne de François Veillerette , salue néanmoins cette avancée, cependant insuffisante. En effet, GF a demandé lors de cette audition que des évaluations systématiques des effets chroniques soient réalisés pour tous les OGM et les pesticides commercialisés et ce dans le processus ordinaire d’évaluation de ces produits, et non à titre expérimental pour quelques produits seulement. GF regrette cependant que l’ANSES n’aille pas jusqu’à demander une évaluation systématique de la toxicité chroniques des OGM et des pesticides en formulation.

« Il est scandaleux que des produits aussi préoccupants que des OGM et des pesticides ne fassent pas l’objet d’une évaluation systématique de leurs éventuels effets  chroniques. » Déclare Francois Veillerette, porte parole de Générations Futures « C’est le laxisme des évaluateurs qui pendant des années ont toléré de tels manques qu’il faut pointer du doigt aujourd’hui et non le travail de M Séralini qui a eu l’immense mérite de faire prendre conscience de ces manques.

Il faut maintenant que l’étude de M Séralini soit dupliquée, que Monsanto communique toutes les données issues de ses propres études et que l’évaluation des effets chroniques des OGM et des pesticides formulés devienne systématique et exigible dans tout dossier d’homologation » Ajoute t’il.



 

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L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise après la projection-débat du film : « Le monde selon Monsanto » une deuxième soirée débat consacrée à ce sujet.

 

Le mardi 30 octobre 2012.

 

Dans la salle Avellanie de la Maison des Associations de 18h à 21h.

12 Place Garibaldi à NICE. (Arrêt du tram). Entrée libre et gratuite. Tout public.

 

Une conférence animée par Angelo Sanfilippo

 

§         l’élimination des pesticides dans l’agriculture

§         Combattre les conflits d’intérêts dans les agences d’évaluation

§         Faire reconnaître les effets des perturbateurs endocriniens dans les maladies chroniques

§         Représenter la société civile dans les commissions pour autoriser l’utilisation des biocides

 

 

Angelo Sanfilippo,

spécialiste de ces questions, chimiste, membre de la commission du Ministère de l'Ecologie pour la prévention des risques chimiques et biocides.  Il est en relation avec Marie-Monique ROBIN et avec le professeur Séralini qui est  à l'origine de la dernière étude sur les OGM....                  

 Venez nombreux participer au débat.  

 

 

  

 

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Vers l'interdiction de tracter et de pétitionner sur les marchés ? Pétition à signer et à faire circuler!

27 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 09:34

Alerte à la liberté d'expression en France

MENACE SUR L'AGORA !

 

tracts interdits download

 

Face à la multiplication des interdictions de tracter et de pétitionner sur les marchés



Pétition lancée hier jeudi par 120 premiers signataires, parmi lesquels Daniel MERMET, Raoul Marc JENNAR, Eric HAZAN, JIHO, Susan GEORGE, Hervé KEMPF, Bernard LANGLOIS, Etienne LIEBIG, Gérard MORDILLAT, Benoist REY, BERTH, TIGNOUS, FAUJOUR, Patrick MIGNARD, Serge PEY, Serge UTGÉ-ROYO, Benoit DELEPINE, SINÉ, Jean-Bernard POUY, Bernard STIEGLER, Paul ARIÈS, Pierre RAHBI, Aurélie TROUVÉ, Miguel BENASAYAG, Jean-Jacques REBOUX, François RUFFIN...

Voir le texte de la pétition et l'ensemble des 120 premiers signataires :
 http://www.netoyens.info/index.php/contrib/24/10/2012/menace-sur-l-agora

Voir tous les autres signataires depuis le lancement hier jeudi :
http://portail.netoyens.info/menacesurlagora/index.php?petition=4&pour_voir=oui

Signer la pétition (on a besoin de tous) :
http://portail.netoyens.info/menacesurlagora/index.php?petition=4&signe=oui


Appel

Depuis le début de l’année 2012, de plus en plus de maires, pour la plupart UMP, se permettent d’interdire totalement la distribution de tracts et pétitions sur les marchés.

Au lieu de les stopper net dans cet abus de pouvoir, le Conseil d’État a rendu le 17 avril une ordonnance surprenante (req. n°358495) considérant que cela « ne porte pas gravement atteinte aux libertés d’expression et de communication ».

Pourtant, ce serait réduire les marchés à la seule consommation. Alors qu’ils sont également, depuis l’agora antique, des lieux de débat public, d’échange d’informations et d’expression des contre-pouvoirs qu’ils soient politiques, syndicaux, associatifs…

Suite à cette ordonnance, les modifications de règlement des marchés et les arrêtés municipaux ne cessent de se multiplier et menacent de s’étendre grâce à la jurisprudence.

C’est pourquoi, par-delà nos différences, nous demandons instamment une modification de la législation pour rendre caduque cette ordonnance contraire à la libre circulation des opinions et des informations et, par conséquent à l’idée même de démocratie, quelle qu’en soit notre conception.

Faute de quoi, toute poursuite abusive contre des distributeurs de tracts ou de pétitions sera dénoncée, portée devant le Conseil Constitutionnel et, si nécessaire, la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Nous appelons dans toutes les communes les populations à être vigilantes et à ne pas accepter cette confiscation du pouvoir de s’exprimer librement et de s’informer mutuellement.

Jeudi 25 octobre 2012

Contact :
menacesurlagora@netoyens.info

URGENT (merci de faire circuler)

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Bon appétit messieurs...Réunion au ministère de la santé de l’industrie pharmaceutique, par Philippe FOUCRAS

27 Octobre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La santé

27 octobre 2012 - par Philippe FOUCRAS

Shameshine Act

Bon appétit messieurs...

En septembre, j’ai participé en tant que président du Formindep à deux réunions au ministère de la santé. Il s’agissait de réunions de travail pour élaborer le décret de loi mettant en place le "Sunshine Act" à la française, du nom d’une loi étatsunienne équivalente. Il s’agit, en application de la nouvelle loi sur le médicament issue du drame du Mediator, pour les firmes pharmaceutiques de rendre publiques les conventions qu’elles passent avec les professionnels de santé ou leurs associations, ainsi que les avantages en nature ou en espèces qu’elles leur procurent.

Ces conventions, plusieurs dizaines de milliers par an selon l’ordre des médecins, ces avantages, parfois très petits au point de paraître insignifiants aux yeux de ceux qui les reçoivent, mais efficaces du fait même de cette insignifiance, ou alors très importants, plusieurs centaines de milliers voire millions d’euros pour certains leaders d’opinions hospitalo-universitaires, constituent le bain nourricier qui permet à l’industrie pharmaceutique de maintenir sous sa dépendance l’ensemble du milieu médical, des plus petits aux plus gros et, on l’a vu avec le Mediator, les autorités de santé qui utilisent les experts du dit milieu.

Rendre visibles ces liens ce serait permettre aux citoyens, usagers de santé, d’évaluer en toute transparence le niveau d’indépendance de ceux qui les soignent, et de faire des choix en conséquence, au mieux de leur santé. Rendre visibles ces liens ce serait permettre aux professionnels de santé d’ouvrir les yeux sur l’importance des influences qu’ils subissent, et alors de faire les choix éthiques et déontologiques pour s’en libérer si possible. Rendre visibles ces liens ce serait œuvrer à l’intérêt général, pour un système de soins qui chercherait à se libérer des influences qui altèrent sa mission et ont abouti à des drames comme ceux du Mediator, du Vioxx, et d’autres.

Pour cela la loi devrait permettre à tout citoyen d’accéder facilement à ces données. Comme cela est prévu aux USA, ces informations nominatives, fournies par l’industrie, seraient regroupées sur un site public, facile d’accès, où tout montant versé serait déclaré, du plus petit au plus gros. Libre aux citoyens d’apprécier ensuite, en toute intelligence et responsabilité, si ces liens sont susceptibles d’influencer positivement ou négativement les soins et les informations de santé qu’ils reçoivent.

Voilà ce que devait être une loi de santé publique responsable et honnête à la suite du drame du Mediator. Voilà ce qu’attendaient et demandaient les représentants de l’ordre des médecins, de la revue Prescrire et du Formindep, invités à ces réunions de travail.

A l’issue de la deuxième réunion, Prescrire et le Formindep ont estimé, chacun de leur côté, qu’ils n’avaient plus de temps à y perdre. A l’issue de la troisième réunion, l’ordre des médecins, qu’on a connu plus conservateur, a publié un communiqué indigné, suivi deux jours après par un autre communiqué non moins scandalisé du collectif Europe et Médicament, dont le Formindep est membre.

Que s’est il passé ?

Dès la deuxième réunion, tout l’esprit de cette loi, pourtant déjà bien altéré par la première mouture du décret, avait été perverti par les représentants de l’industrie, très largement représentés dès la première réunion. Instauration de seuils, de tranches, de barèmes, compliquant à loisir les déclarations et permettant d’exclure la majorité des dons, cadeaux, et avantages y compris cumulés, jusqu’à près de 1000 euros par an en magouillant bien. Exclusion des contrats parmi les plus juteux et les plus suspects (interventions dans les colloques et congrès, activités de "consultants"), en jouant sur la notion d’"avantages"... Mise en ligne de ces informations tronquées et biaisées sur les sites de chaque site des firmes pharmaceutiques, soit plusieurs centaines en France (voire sur des registres papier, sic !) et interdisant l’indexation par des moteurs de recherche, rendant littéralement impossible l’accès à toute information nominative et donc pertinente.

J’en passe...

Pour ma part le plus choquant a été d’être le témoin de l’attitude de fonctionnaires de la République française, soumis et écrivant quasi sous la dictée de l’industrie les lois de la République.

J’ai entendu, effaré, des fonctionnaires au ministère de la santé plaider pour la préservation de la compétitivité de l’industrie, insister pour que les firmes, en difficulté dans un contexte difficile !, ne soient pas submergées par des lourdeurs administratives, alors que la production de ces données ne représenterait aucun obstacle pour des firmes qui les colligent méticuleusement pour leur marketing.  [1]

J’ai vu à l’œuvre, scandalisé, la réalité de ce qu’on appelle la capture de l’Etat par des intérêts privés, comme des maîtres décernant avec condescendance un satisfecit à leur personnel.  [2]

J’ai vu ce qui devait être une loi de santé publique dans l’intérêt général devenir une loi de développement du marketing industriel et de protection des intérêts privés, dévoyée pour organiser et développer en toute "légalité" l’opacité et la corruption du monde de la santé.

J’ai vu une industrie pharmaceutique qui, suite au Mediator, a été plus ou moins écartée des agences sanitaires, telle l’ANSM, là où s’appliquent les lois, mais qui reste littéralement chez elle, tutoiement et appellation par son prénom y étant de rigueur, dans les administrations où s’élaborent les lois.

J’ai vu enfin l’assourdissant silence de politiques, élus ou ministre, pourtant alertés par les défenseurs de l’intérêt général, qui font à ce jour le dos rond et semblent attendre que l’averse passe.

Après l’attitude de l’Oniam, les victimes du Mediator, à travers cette loi pervertie par les firmes et leurs serviteurs, perdent une nouvelle chance de trouver un sens à leur souffrance. "Bon appétit messieurs !... s’exclamait Ruy Blas, ô ministres intègres, conseillers vertueux, voilà votre façon de servir..." (Victor Hugo).

[1] "Je soutiens tout ce qui a été dit par les uns et par les autres... alors que la crise est là est qu’il faut donner à l’économie française un choc de compétitivité en n’alourdissant pas les taches administratives quand ce n’est pas nécessaire et fondé" déclarait une fonctionnaire présente à cette réunion.

[2] "Je donne acte au ministère des progrès", "on est d’accord sur les objectifs", "rien de bloquant"... déclarait le représentant du Leem en s’adressant aux fonctionnaires par leurs prénoms.

http://www.formindep.org/Bon-appetit-messieurs.html

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