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Le blog de Lucien PONS

17 août 2012. Les sanctions économiques : une nouvelle arme de destruction massive.

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Les sanctions économiques : une nouvelle arme de destruction massive

Capitaine Martin


Le 6 août 1945, les États-Unis ont largué une bombe atomique sur la ville d’Hiroshima, tuant instantanément entre 90.000 et 166.000 civils. Trois jours plus tard, l’Oncle Sam réitéra l’expérience sur Nagasaki, provoquant cette fois-ci la mort de 60.000 à 80.000 victimes innocentes. Aujourd’hui encore, le monde continue de frémir devant la vision d’horreur qu’offrent les images au lendemain des destructions causées par les deux bombes.

L’impact négatif provoqué par cet événement sans précédent a conduit les États-Unis à utiliser une nouvelle arme de destruction massive, bien plus discrète que l’arme atomique mais tout aussi « efficace » : les sanctions économiques. Aucune d’image d’un quelconque massacre, aucune effusion de sang… Un document du conseil économique et social des Nations Unies, en date du 21 juin 2000 (page 16), n’y va pas par quatre chemins : « la question du nombre exact de décès directement imputables à l’embargo irakien suscite de vives controverses, d’autant plus que les données bien attestées sont rares : les estimations vont de 500.000 à 1.500.000 victimes, la majorité d’entre elles étant des enfants. Il convient de souligner que cette controverse autour du nombre de morts occulte le fait essentiel : toute mort causée par le régime des sanctions montre bien qu’il y a eu des violations graves du droit humanitaire et est en soi inacceptable ». Les États-Unis continuent ainsi d’assassiner en masse.

Quelques voix s’élevèrent malgré tout pour s’opposer à cette politique inique, comme en 1999 lorsque soixante-dix membres du Congrès firent appel au président Clinton pour qu’il abandonne les sanctions contre l’Irak et mette fin à ce qu’ils appelaient déjà à l’époque un « infanticide déguisé en politique ». Mais la position des États-Unis ne varia pas d’un iota. Au contraire, l’Oncle Sam se fit le héraut des valeurs démocratiques en faisant croire au monde entier que le système des sanctions était de loin préférable à une intervention armée. C’est, indéniablement, une des grandes victoires diplomatiques de l’Empire.

En fait, l’idée selon laquelle les sanctions économiques sont moralement préférables à l’utilisation de la force militaire a été remise en cause par Albert C. Pierce, professeur d’éthique et de sécurité nationale à l’université nationale de la défense. Son analyse a montré que les sanctions économiques pouvaient infliger beaucoup de souffrance à des civils innocents et que des opérations militaires sur une petite échelle pouvaient parfois être une solution moins coûteuse en vies humaines (just war principles and economic sanctions - Albert C. Pierce).

Mais les États-Unis préfèrent de loin ne pas s’impliquer dans une guerre. Une confrontation militaire risque en effet de provoquer une condamnation mondiale, mais surtout, l’histoire a montré que, même s’ils pouvaient toujours gagner des batailles, ils ne peuvent plus gagner les guerres (Vietnam, Irak, Afghanistan ...). En recourant à des sanctions économiques, ils espèrent ainsi renverser tous les régimes qui s’opposent à leur hégémonie… en s’attaquant à des civils, femmes et des enfants compris.

En cette année électorale aux États-Unis, comme par le passé, la satisfaction des lobbies pro-israéliens est plus importante que la nature humaine et la sécurité de la communauté mondiale. Rien d’étonnant dans ce contexte-là à ce que les sanctions contre la République islamique d’Iran soient renforcées. Mais croire que ce pays soit la seule cible de ces sanctions est aussi naïf que de croire que ces dernières s’inscrivent dans un cadre démocratique destiné à apporter la paix à l’échelle mondiale. Bien au contraire, cette nouvelle arme létale que cachent les sanctions économiques est devenue un levier diplomatique implacable. L’impérialisme, la guerre et les États-Unis forment plus que jamais les éléments de la nouvelle Trinité.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-sanctions-eco...

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http://www.legrandsoir.info/les-sanctions-economiques-une-nouvelle-arme-de-destruction-massive.html
 
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Syrie : une solution politique et non une aventure militaire. Par Marie-Françoise Bechtel.

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Lundi 13 août 2012 1 13 /08 /Août /2012 11:13

Marie-Françoise Bechtel

 

"Syrie : une solution politique et non une aventure militaire."

 

En donnant des leçons à son successeur sur la Syrie , M. Sarkozy se croit encore aux années Bush, celles qui, à coup d’ingérences militaires, ont gravement déstabilisé le Moyen-Orient.

Il est vrai qu’il a encore appliqué cette méthode en Libye, poussant à dépasser le mandat donné par l’ONU. On en voit le résultat : l’éclatement du pays et, par ondes de choc successives, la très grave déstabilisation de l’Afrique noire dont celle du Mali aux mains de groupes extrémistes et terroristes.

 

En Syrie, instruite par cette expérience désastreuse, la France devrait au contraire pousser à une solution politique, respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il faut impérativement, avec les autres pays intéressés par l’avenir de la zone, apporter un appui à une solution négociée entre l’ensemble des forces syriennes, extrémistes exceptés. C’est aujourd’hui la seule voie pour tenter d’épargner au malheureux peuple syrien des souffrances pires et durables.

 

Oui, décidément , M. Sarkozy est bien mal placé pour faire la leçon.

 

http://www.mrc-comite-marseille.fr/article-syrie-une-solution-politique-et-non-une-aventure-militaire-109050131.html
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Nicolas Sarkozy et BHL à l’unisson : « il faut intervenir militairement en Syrie ».

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Nicolas Sarkozy et BHL à l’unisson : « il faut intervenir militairement en Syrie »

Capitaine Martin


Trois mois après sa défaite électorale, Nicolas Sarkozy (en photo avec Bernard-Henri Levy) fait déjà parler de lui. L’entretien téléphonique d’une quarantaine de minutes mardi soir (7 août, NDLR) entre l’ancien chef de l’État français et Abdel Basset Sayda, président du Conseil national syrien (CNS), a été publié dans tous les journaux. Ce retour fracassant sur la scène politique a enflammé l’UMP et suscité l’ire des socialistes.

Les déclarations de Nicolas Sarkozy portaient sur la « gravité de la crise syrienne et la nécessité d’une action rapide de la communauté internationale pour éviter les massacres en cours » tout en soulignant « les importantes similitudes, à un an d’intervalle, entre les crises libyenne et syrienne ».

L’analogie entre la Syrie et la Libye, l’ancien président français, l’avait déjà exprimée à la fin du mois de juillet, dans un entretien au quotidien Le Parisien, au cours duquel il jugea sévèrement son successeur, François Hollande : « j’ai été critiqué pour l’intervention en Libye, mais au moins j’ai agi. Il faut être plus incisif contre le régime de Damas ». Rappelons qu’en 2011, il était aux côtés des Britanniques pour porter, avec le consentement de l’Organisation des Nations Unies, le coup de grâce au gouvernement légitime libyen dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi.

Dans son entretien téléphonique avec le chef de file des « rebelles » syriens, Sarkozy, très fin, ne s’est pas directement attaqué aux décisions relatives à la politique étrangère de François Hollande ; néanmoins, son analyse se référant au cas libyen, il a stimulé ses anciennes troupes. Fort logiquement, certains dirigeants de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui ont emboîté le pas en dénonçant le laxisme sur l’affaire syrienne du nouveau président et de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. François Copé a déploré quant à lui « le silence assourdissant de la France », tandis que l’eurodéputé Philippe Juvin conseillait à François Hollande de « quitter son maillot de bain ».

Prompt à s’enflammer, Bernard-Henri Lévy (BHL) parle dans son blog de « rivières de sang », faisant le parallèle entre Benghazi hier et Alep aujourd’hui. BHL, bien-pensant de la première heure, fut de ceux qui convainquirent l’an dernier le président d’alors, Nicolas Sarkozy, de bombarder Tripoli. En vérité, ignorant tout des conséquences tragiques sur le peuple libyen, « le philosophe » rêve en secret de remettre ça en Syrie… depuis les salons parisiens.

Les pressions de l’UMP sur le cas de la Syrie ont d’abord déclenché la colère des socialistes, avant que ces derniers ne réagissent… en jouant la montre. Le ministre français Laurent Fabius a ainsi déclaré que « les différences avec le cas libyen sont tellement évidentes qu’aucun pays n’a demandé l’intervention militaire », confirmant au passage que le 30 août se tiendra une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la crise humanitaire en Syrie (selon Paris, causée par le président syrien Bachar el-Assad).

Nul ne sait à ce jour si l’intervention militaire sera la solution envisagée par l’ONU. Une chose est sure cependant : la guerre est déjà une réalité concrète. L’Occident, y compris François Hollande, semble en fait ne pas vouloir directement se salir les mains. On assiste par conséquent à des manœuvres dilatoires, voire à des appels guerriers par media interposés. Pour leur part, les mercenaires (ou « rebelles ») présents en Syrie et financés par Washington, Tel-Aviv, Riyad et Doha, continuent de faire le sale travail. Et le peuple syrien de plonger chaque jour un peu plus dans le chaos.

Capitaine Martin

Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-nicolas-sarkozy-e...

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Chevénement attaque BHL – et, au delà, la ligne Hollande/Fabius.

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Chevénement attaque BHL – et, au delà, la ligne Hollande/Fabius

Par Louis Denghien,

 

 

Au moment où Laurent Fabius entame en Jordanie une tournée arabe de promotion des bandes armées islamistes et de sa propre personne, il est bon – et il était plus que temps – qu’une personnalité de gauche – et associée à l’actuel gouvernement – donne enfin de la voix pour dénoncer et la désinformation et la dérive de la diplomatie française. C’est chose faite depuis mercredi après-midi 15 août : depuis que Jean-Pierre Chevènement, dans une déclaration à l’AFP, a dénoncé  les « professionnels de l’ingérence » qui poussent la France « à intervenir militairement » en Syrie.

Réquisitoire complet

Jean-Pierre Chevènement a une bonne connaissance de la région, de ses contradictions et des enjeux qu’elle suscite, ce qui le distingue de la plupart des commentateurs médiatiques français de la crise syrienne. Il est aussi très « autonome », intellectuellement et politiquement, vis-à-vis du diplomatiquement correct pro-OTAN et pro-Israël, ce qui le sépare cette fois de la plupart de ses amis politiques socialistes (de pas mal de journalistes aussi). N’étant plus ministre (de la Défense), il a donc choisi d’ »ouvrir sa gueule » sur la Syrie, ce qui compte tenu de ce qu’on en dit depuis des mois et de ce qu’il est lui-même, devait le démanger depuis un certain temps.

Et donc, l’ancien député – et actuel sénateur – de Belfort, et (mauvaise) conscience « républicaine » d’une gauche libéralisée, se lâche : « La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Égypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur », estime-t-il.

Selon l’ancien ministre de la Défense, « des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres » : l’ombre immense de BHL se précise à ce moment. Rappelons seulement que mardi 14 août dans le quotidien Le Monde, Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a lancé un appel à une action militaire aérienne en Syrie.

« Le précédent libyen ne saurait être invoqué », ajoute Chevènement. Dans ce cas, martèle-t-il, la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a « été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali ».

Jean-Pierre Chevènement rappelle que le président François Hollande « a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies ». « La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier », affirme-t-il. Et là encore, c’est la petite mais influente clique bien connue, sioniste germanopratine, qui est précisément  visée par la voix de la gauche patriote et souverainiste.

Et du précédent libyen, Chevènement passe au précédent irakien, pour tous ceux qui ont la mémoire courte – ou débranchée : « La politique de changement de régime a été pratiquée en Irak » par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais une réédition de cette politique pour la Syrie « ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France ».

On n’avait pas beaucoup entendu Jean-Pierre Chevènement sur la crise syrienne, depuis son commencement. Était-il las, ou son ralliement à François Hollande lui imposait-il un devoir de réserve ? Eh bien, visiblement, pour le « Che » aussi, l’état de grâce c’est fini. Marginal au sein de la gauche française, et guère remplacé par l’artefact Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement, de par sa stature politique, intellectuelle, voire morale, est cependant écouté – sa déclaration a d’ailleurs été largement diffusée. Qu’il soit entendu est une autre question…

 

http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html?preaction=nl&id=3296993&idnl=118482&


http://www.infosyrie.fr/actualite/chevenement/

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Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l'ingérence".

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de

l'ingérence"

Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012, 17h03.


Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l'ingérence"
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a dénoncé mercredi les "professionnels de l'ingérence" qui poussent, selon lui, la France "à intervenir militairement" en Syrie, dans une déclaration à l'AFP.

"La Syrie n'est ni la Tunisie ni l'Egypte. C'est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l'extérieur", estime-t-il.

Selon l'ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l'ingérence poussent aujourd'hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres".

"Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu'à un changement de régime dont l'une des conséquences a été la déstabilisation du Mali".

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n'interviendrait pas en dehors d'un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d'opinion ne doit l'en faire dévier", affirme-t-il.

Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de +changement de régime+ a été pratiquée en Irak" par l'ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd'hui recevoir la caution de la France".

Dans le quotidien Le Monde, l'écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l'intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie.

 

Rédigé par Chevenement.fr le Mercredi 15 Août 2012 à 17:32

 

Quelques réactions.
 
1.Enfin une réaction,après tant de mois de soumission aux atlantistes "socialistes"....ça fait plaisir de voir que le "vieux" n'a pas perdu toutes ses facultés de jugement...
2.Enfin un homme politique lucide et courageux, enfin un homme d'Etat pour sauver l'honneur de la France et notre honneur. Je croyais que ça ne viendrait jamais.
L'acharnement des "professionnels de l'ingérence" à semer la terreur, la guerre, la destruction et le malheur sur la Syrie est du jamais vu.
Pas ça et pas en notre nom!
3.
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Merci Monsieur Chevènement pour votre article. Sachez que nous sommes très nombreux a partager votre opinion sur l'agression de ce pays indépendant qu'est la Syrie.
Votre voix d'homme responsable ressemble à s'y méprendre , à celle du Grand Charles , qui prônait jadis l'indépendance de la France , tout étant très clair voyant sur la politique du Moyen Orient.
Aujourd’hui des voix atlantistes dominent l'espace médiatique, au moment même ou nous avons tant besoin de relever la tête économiquement.
Cette partie du monde nous a toujours été favorable, et les nombreux échanges commerciaux "de l'époque", soutenait sérieusement notre économie.
Avec cette posture que pratiquent depuis quelque temps, nos dirigeants "amis de l’Amérique" , ne peux que nous conduire à ruine.
Et comme le disait récemment le président Poutine , les USA n'ont pas d'amis, ils n'ont que des valets...
 

 
4.
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Bravo M. le ministre !

Marre de ces falsificateurs qui font semblant d'aimer la France et qui l'enfoncent dans l'illégalité.


allainjules.com
://

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L’équipe d’al-Ikhbariya salue ses sauveurs – et accable ses ravisseurs

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’équipe d’al-Ikhbariya salue ses sauveurs – et accable ses ravisseurs

Par Louis Denghien,

 

 

La journaliste d’al-Ikhbariya Yala Saleh, libérée mercredi avec ses deux collaborateurs des geôles ASL à al-Tall, près de Damas, a qualifié d’ »inhumaine » l’attitude des activistes à leur égard. Outre l’assassinat sous les yeux de ses collègues du jeune assistant-cadreur Hatem Abou Yehya, lors de la capture de l’équipe le 10 aout, elle-même, Abdallah Sabra et Hossam Imad ont été roués de coups par leurs ravisseurs et menacés de mort.

Yara et ses collègues ont évidemment manifesté leur reconnaissance aux militaires qui les ont sauvés d’une mort probable : Tabra, le caméraman de l’équipe, a notamment souligné que c’était un petit groupe de soldats qui avait triomphé à al-Tall d’une troupe d’environ 300 rebelles – rappelons qu’au cours de cette opération salvatrice, le QG régional de l’ASL a été détruit et plusieurs de ses responsables abattus.. Pour sa part le journaliste Hossan Imad a indiqué que ces derniers avaient tenté de contraindre l’équipe d’al-Ikhbariya de faire des déclarations accusant l’armée de leurs propres exactions.

Tous évidemment, y compris le ministre de l’Information, ont rendu hommage à l’absent de la fête, l’assistant cadreur Hatem Abou Yeyah, abattu dès le premier jour par les terroristes.

 

La fête après l’angoisse : les présents….

Certains diront que les journalistes syriens véhiculent une information officielle. Mais si l’information officielle syrienne – d’ailleurs morcelée, en ce qui concerne la télévision, en quatre chaînes, dont certaines privées – dit que le pays est ravagé par des bandes armées plus ou moins islamo-extrémistes et soutenues par l’Étranger, eh bien, à l’évidence, elle cerne d’assez près la réalité !

Quant au caractère « officiel » de l’information, la France du Monde, du Figaro, de Libération, d’I-Télé, de BFMTV ou d’Arte n’a certes rien à dire ou reprocher à la Syrie sur ce terrain…

Espérons qu’à l’avenir, les gens d’al-Ikhbariya ne prennent plus, pour informer leurs concitoyens, que des risques calculés. Et espérons encore que le correspondant pour Homs d’al-Alam, Ahmad Sattouf, enlevé mardi, ait autant de chance qu’eux.

… et les absents : Ahmad Sattouf d’al-Alam, enlevé mardi 14 août…

… et Hatem Abou Yehya d’Ikhbariya, assassiné le vendredi 10 aout par l’ASL

 

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Jeudi 16 août 2012, les troupes syriennes libèrent les journalistes enlevés par les rebelles.

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

DAMAS, 16 août (Xinhua) -- L'armée syrienne a effectué une opération "qualitative" contre les rebelles jeudi et a libéré les journalistes de la pro-gouvernemental Al-Ekhbaria TV enlevés vendredi, selon l'agence de presse SANA, dirigée par l'Etat.

Quatres membres d'al-Ekhbaria ont été capturés par des rebelles vendredi tandis qu'ils couvraient les insurrections à d'al-Tal, en banlieue de Damas.

Trois d'entre eux sont apparus dans une vidéo en ligne une heure après l'enlèvement, précisant que l'autre avait été tué. Un transfuge présumé se tenait debout près d'eux, et a affirmé que le quatrième avait été tué en raison du bombardement de l'armée syrienne dans cette région.

Les trois employés ont été libérés jeudi et ont été reçus par la télévision d'Etat, afin de raconter les détails de leur captivité.

Ils ont déclaré qu'environ 25 hommes armés les avaient capturés dans al-Tal et dépouillés de leur argent, téléphones cellulaires, vestes pare-balle et cartes d'identification. Ils ont également dit que leur compatriote, Hatem Abu-Yahia, avait été tué par les ravisseurs "de sang froid".

Yara Saleh, l'un des journalistes libérés, a déclaré que la façon dont Abu-Yahia avait été tué reflétait le caractère criminel des ravisseurs. Elle a exprimé sa profonde gratitude à l'armée syrienne pour ses efforts de libération.

Un autre journaliste libéré, Hussam Aboud, a déclaré que Abu-Yahia avait reçu plus de 30 coups de feu.

Par ailleurs, le ministère de l'information a publié jeudi une déclaration d'appréciation suite à l'opération réussie de l'armée qui a conduit à la libération des journalistes.

Les attaques contre des journalistes locaux ont récemment atteint un nouveau sommet, les rapports de disparitions, d'enlèvements ou de meurtres de journalistes se multipliant.

Les troupes syriennes libèrent les journalistes enlevés par les rebelles

Publié le 2012-08-16 21:10:13 | French. News. Cn
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La Syrie, cible de la désinformation. Un article de Louis Dalmas dans Agoravox.

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

La Syrie, cible de la désinformation

Le citoyen ordinaire n'a pas le temps de s'intéresser à la politique étrangère. Il a trop de problèmes à résoudre dans sa vie quotidienne. C'est une poignée d'experts ou de journalistes qui mâche l'information internationale pour lui faire avaler quelques idées simples. Le malheur est que chez nous, cette poignée de professionnels est cynique, aveugle ou incompétente. Cynique parce qu'elle relaie ouvertement la propagande américaine ; aveugle parce qu'elle ne décèle pas les objectifs et les méthodes de Washington ; incompétente parce qu'elle ne s'attache pas à la recherche de la vérité.

Ses idées simples vont toujours dans le même sens : celui du mythe dominant.

Nos grands médias – télévisions, radios, journaux nationaux – ne se posent jamais de questions. Une ligne de clichés étant établie, ils la suivent les yeux fermés. Milosevic était un dictateur ; Saddam Hussein menaçait l'univers ; Khadafi étranglait la Libye ; Gbagbo saignait la Côte d'Ivoire ; Ben Ali et Moubarak étaient des autocrates pourris ; Chavez est un tyran ; Poutine trahit la démocratie ; Lukashenko muselle la Bielorussie ; Ianukovitch verrouille l'Ukraine ; Hu Jintao étouffe la Chine dans un étau totalitaire, et Kim Jong Eun cadenasse la Corée du Nord. Aucune nuance, pas d'hésitation, jamais un doute. Tous ces hommes – bien différents pourtant – sont jetés en vrac dans le sac poubelle des pèlerins des droits de l'homme. Sur ordre américain. Je ne dis pas que tout ce qu'on leur reproche est faux. Je dis simplement d'une part, que ne figurent pas dans la liste quelques satrapes arabes, africains ou asiates, aussi autoritaires que les susnommés, mais dont la poigne de fer est agréablement graissée par le dollar ; d'autre part, que dans le cadre d'une information juste, chaque cas cité ci-dessus aurait du – ou devrait – être examiné sans passion, parti pris ou préjugé. Et surtout pas sous l'influence de Washington.

Le slogan vedette actuel de cette liste est "Assad massacre son peuple". Une fois de plus, un jugement à l'emporte-pièce, repris à l'unisson par nos médias. Ne favorisant qu'un seul côté. De la droite à la gauche, à la télé et à la radio, dans la presse du Figaro à Libération, les comptes rendus n'émanent que de sources rebelles, les arguments du régime n'existent pas. Tout ce qui contredit la version du glorieux "combat pour la liberté" est passé sous silence. Les cris de victoire des opposants ont beau être invérifiables, et être démentis par de nombreux témoins sur place, les mises au point sont ignorées. Assad est le diable, comme l'étaient ou le sont tous les "hommes forts" résistant à la mise sous tutelle de leur pays.

Cette partialité médiatique dissimule opportunément le but majeur de la stratégie impériale : se débarrasser de tous ces chefs d'Etats indociles. L'opération est menée par une entente USA-Arabie Saoudite-Qatar – soutenue par Israël qui voit avec plaisir l'affaiblissement de ses ennemis – et s'appuie sur la branche sunnite et wahhabite de l'islam. Le jeu est dangereux. S'adjoindre un adversaire déclaré pour des raisons tactiques est en même temps le renforcer. L'administration Obama croit pouvoir maîtriser l'expansion sunnite qu'il finance et arme contre Damas et Téhéran, d'une part en soutenant des terroristes qui ne perdent pas l'occasion de mordre la main de leur maître, d'autre part en achetant un islamisme soi-disant "modéré" qui se révèle pourtant partisan de la sharia. Pendant ce temps, le fanatisme religieux en profite pour gagner du terrain avec la destruction des régimes laïques qui entravaient sa propagation. Les organes les plus bruyamment partisans de la croisade "humanitaire" (dont les interventions militaires font à chaque fois plus de morts civiles que les soi-disant massacreurs qu'elle combat), sont obligés de reconnaître, à peine gênés, que l'opposition syrienne est truffée de mercenaires étrangers, de militants fondamentalistes et d'enragés d'Al Qaeda.

"Après seize mois de révolution, lit-on dans Libération des 4-5 août 2012, et plus d'un an de révolution armée, la Syrie risque de devenir une nouvelle terre de jihad, comme l'ont été l'Irak et l'Afghanistan. (…) Au moins deux organisations, liées à Al Qaeda, se sont déjà implantées dans le pays." Déjà l'International Herald Tribune du 31 juillet avait tiré la sonnette d'alarme. "L'opposition se radicalise, écrit le journal. Les jihadistes locaux et des groupes de combattants d'Al Qaeda y jouent un rôle grandissant et réclament une part de direction de la résistance. (…) La plus grande partie de l'argent alimentant l'opposition provient de donateurs religieux en Arabie Saoudite, au Qatar et ailleurs dans le Golfe, dont la générosité repose sur l'éducation salafiste." Les rebelles renoncent peu à peu à déployer leur drapeau de l'indépendance nationale au profit de bannières religieuses. Selon Thomas Pierret, de l'université d'Edinburgh, "Le problème du drapeau est un problème-clé. Ils sont sur une voie jihadiste et salafiste de rejet de la structure nationale." Au profit de l'universalisme musulman.

Avec l'imprégnation confessionnelle de la rébellion, deux autres éléments importants de la réalité syrienne sont plus ou moins occultés par nos médias.

D'abord les préoccupations d'Ankara. La Turquie, qui fournissait le soutien logistique de l'offensive anti-Assad, commence à se préoccuper du renforcement kurde à sa frontière. "Le dirigeant du Kurdistan irakien autonome, Massoud Barzani, tenait il y a peu une réunion de conciliation à Erbil entre les différentes factions kurdes de Syrie. Bien que divisées, celles-ci, parmi lesquelles se trouve le PKK (mouvement kurde armé de Turquie), disposent d'armes et contrôlent déjà un pan de territoire jouxtant la Turquie. Ces développements inquiètent Ankara qui vient de masser des troupes à la frontière syrienne." (Libération, 2 août 2012). Le New York Times du 31 juillet avait été encore plus net. "Les militaires turcs ont envoyé hier des troupes, des véhicules blindés et des batteries de missiles à la frontière syrienne. (…) Des morceaux de la Syrie sont tombés aux mains de milices kurdes et une région frontalière est contrôlée par des groupes de jihadistes dominés par des combattants étrangers puissamment armés. (…) Les autorités turques craignent que la Syrie ne devienne une tête de pont pour des militants kurdes résolus à provoquer un chaos en Turquie. (…) Le gouvernement turc considère les séparatistes kurdes comme la plus grande menace à la sécurité nationale. Depuis les années 80, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées dans le conflit opposant le gouvernement au Parti des travailleurs kurdes (PKK). (…) Il y a un autre problème. Des centaines de combattants étrangers – venant de Libye, d'Algérie, d'Irak, d'Afghanistan et d'Europe – pénètrent en Turquie et s'en servent comme zone de transit vers la Syrie. La plupart disent qu'il mènent un jihad, une guerre sainte, dans le but de transformer la Syrie en un pur Etat islamique."

Une seconde conséquence de l'offensive contre Damas est l'anéantissement du pluralisme syrien. Selon l'International Herald Tribune des 4-5 août, "les 2,3 millions de chrétiens, qui constituent environ 10 % de la population du pays, connaissaient sous la dynastie Assad une situation encore plus privilégiée que la secte chiite alaouite à laquelle appartient le président. (…) Alors que les armes et l'argent d'Arabie Saoudite fortifient l'opposition, 80.000 chrétiens ont été "épurés", chassés en mars de leurs foyers dans la province de Homs par l'Armée syrienne libre. (…) Le comportement des rebelles a poussé un certain nombre de sunnis qui les avaient soutenus au début, à renouveler leur loyauté à Assad. Beaucoup d'entre eux qui considéraient le régime comme une kleptocratie le regardent maintenant comme le meilleur garant d'un pluralisme menacé. (…) L'apparente indifférence de la communauté internationale à la dégradation de la situation des minorités religieuses engendre un fort sentiment anti-américain chez les nombreux Syriens séculiers qui voient les Etats-Unis s'allier à l'Arabie Saoudite, la source du wahhabisme, contre l'Etat le plus résolument laïque du monde arabe. (…) Les groupes armés qui ont pris le contrôle de la rébellion, désormais contaminée par les combattants d'Al Qaeda et corrompue par l'argent saoudien, commencent à déplaire à bien des gens."

Avec les chrétiens, on peut citer les druses dont 20.000, citoyens syriens, habitent le plateau du Golan annexé par Israël. Selon l'International Herald Tribune eu 8 août, ils vivaient bien sous le règne d'Assad et s'interrogent avec anxiété sur le sort qui leur sera réservé s'il est chassé du pouvoir. 

On ne voit pas grand'chose de tout cela dans les médias français. Le consensus de la désinformation y règne sans partage. Bashar al Assad n'est qu'un tyran assoiffé de sang. Ses sbires ont le monopole des atrocités. Les zones calmes de son pays sont ravagées par des massacres, malgré le déni des habitants. Les principales villes sont aux mains des insurgés, en dépit de nouvelles contraires. Malgré tout ce qu'on sait de son désordre, l'Armée syrienne libre, unifiée et disciplinée, vole de succès en succès. Un tel déluge d'approximations (pour ne pas dire de mensonges) ne fait que mesurer la médiocrité de nos médias.

Un mot pour conclure. On ne peut pas reprocher à l'opinion publique d'ignorer l'actualité internationale ou d'accepter passivement sa tendancieuse et unanime description. Elle a bien d'autre soucis que le sort d'Assad. Mais on peut en vouloir à ceux qui se targuent de rendre compte honnêtement (?) de cette actualité, de n'en évoquer ni la réalité, ni les coulisses, ni les manipulateurs, ni les dangers.

Louis DALMAS.

Directeur de B. I.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/la-syrie-cible-de-la-120991

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Pour la libération des journalistes syriens kidnappés. "Les ravisseurs de Yara Saleh démentent leurs liens avec Paris".

15 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Pour la libération des journalistes syriens kidnappés. Un article transmis par Marie-Ange Patrizio.
                        
Chers amis,
en complément de la lettre ci-dessous, prenez le temps de lire  les dernières information et l'analyse faite par le Réseau Voltaire sur les 3 journalistes de la chaîne Al Ikhbarya enlevés vendredi dernier (10 août 2012) dans l'exercice courageux de leur fonction.

"Les ravisseurs de Yara Saleh démentent leurs liens avec Paris"

 

Réseau Voltaire | 13 août 2012

 

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Une équipe de télévision de la chaîne Al-EkhbariyaTV a été enlevée par l’Armée syrienne libre alors qu’elle filmait les combats à Al-Tal.

Un groupe de combattants s’est retranché dans cette petite localité, immédiatement abandonnée par la population. L’armée nationale a encerclé le bourg et sommé les combattants de déposer les armes.

L’Armée syrienne libre a plusieurs fois annoncé la libération de l’équipe d’Al-EkhbariyaTV dont la journaliste Yara Saleh. En définitive, elle a fait connaître ses revendications dans une vidéo."

 

Article intégral à lire sur :

 

http://www.voltairenet.org/Les-ravisseurs-de-Yara-Saleh

Vous remarquerez que nos média n'en disent pas un mot, Martine Laroche-Joubert étant très occupée "sur le terrain" -comprendre à la frontière turque- à suivre l'Armée dite syrienne et soi-disant libre, dans ses "insurrections".
Malheureusement, des sites français qui se prétendent alternatifs ne donnent pas plus d'informations à ce sujet quand il s'agit d'interpeller directement l'Elysée et son ministre des affaires étrangères.
Pour diffusion, s'il-vous-plaît ; écrivez à l'Elysée, (lettre en bas du courriel)
m-a
  
 
 
Message original
 
Chers amis,

Une nouvelle fois je me dirige vers vous pour vous alerter et vous solliciter au sujet de ce pays qui m'est si cher et qui se trouve encore et toujours sous les feux de l'actualité et des armes, la Syrie.

Vendredi soir, alors qu'ils couvraient une opération militaire dans la banlieue de Damas, une équipe de journalistes  de television syrienne Al Ikhbarya à été  kidnappée par des factieux de la très mal nommée "armée syrienne libre", en réalité tout à fait affiliée aux régimes qui agressent actuellement la Syrie de la façon la plus ignoble (France, USA, Qatar et Arabie saoudite), comme l'étaient en leur temps les "freedom fighters" payés par les Etatsunis pour ensanglanter le Nicaragua dans les années 80.

Il se trouve que je connais personnellement l'un des journalistes kidnappés. Il s'agit de Yara al Saleh-Abbas, une jeune reporter talentueuse et extrêmement courageuse, puisqu'elle à déjà été victime d'un enlèvement dans l'exercice de ses fonctions mais n'a jamais songé à arrêter son métier.

Il est tout à fait inacceptable de s'en prendre ainsi à des journalistes, dont le métier est d'autant plus dangereux qu'ils ne présentent pas une version des faits hostile à la Syrie et à son armée nationale, et que par conséquent considérés comme complices du "régime sanguinaire" ils se voient condamnés à mort par les groupes armés qui pratiquent le terrorisme à travers le pays depuis maintenant 18 mois. Malheureusement, parceque la France est l'un des protagonistes de ce conflit, la presse est muette sur cet enlèvement. 

La chaîne Al Ikhbarya et ses journalistes ont déjà été la cible de plusieurs enlèvements ainsi que d'une attaque ayant conduit à la destruction totale de leurs locaux et à la mort de sept personnes, dont trois journalistes, froidement abattus par leurs assaillants.

Une campagne est en court pour solliciter le président de la république française et l'inciter à exercer une pression suffisante sur les kidnappeurs pour qu'ils libèrent leurs victimes. La France est en effet partie prenante des combats en Syrie puisqu'elle exerce un rôle moteur au sein de la coalition qui vise à renverser l'Etat syrien, à la façon dont elle a déjà contribué à saccager la Libye sous la précédente présidence. Elle organise officiellement des réunions diplomatiques visant à renverser le gouvernement actuel, mais surtout, livre une guerre secrète mais intense via l'encadrement et l'équipement de combattants de l'ASL.

Alors qu'il y a encore quelques semaines un doute était encore permis quant à la nature des événements qui ensanglantent ce pays, il aujourd'hui prouvé que ce que l'on nous a massivement présenté comme une révolte populaire, un printemps des peuples, est en réalité une triste et dramatique affaire de stratégie internationale, une tentative inacceptable de semer le chaos dans un pays dont le véritable crime est de contrecarrer de sombres intérêts géopolitiques occidentaux et israéliens dans la région. Ainsi, il est désormais un fait avéré, confirmé par les plus importants journaux internationaux (Washington Post, Wall Street Journal, Der Spiegel...) que l'armée nationale syrienne combat actuellement des groupes lourdement armés de mercenaires et de jihadistes se réclamant d'une idéologie de haine et d'intolérance vis à vis de tout ce qui ne relève pas de leur vision fanatique et orientée politiquement de la religion.

Il est encore sans doute difficile de croire la version des faits telle que je la présente et telle que j'ai pu la vérifier par moi même en Syrie tant je sais l'intensité du matraquage de la version officielle en France. Mais à en croire les commentaires que je lis sur les forum du Monde ou du Figaro, je réalise que chaque jour de plus en plus de gens ouvrent les yeux et se rendent comptent qu'ils sont actuellement trompés. Car, si ce que moi et désormais de plus en plus de journalistes dénoncent est vrai, cela veut dire que nous sommes responsables et complices en tant que citoyens français du déferlement de plusieurs milliers de criminels et de terroristes en Syrie. Qui osera croire qu'au delà des conséquences morales dramatiques d'une telle politique étrangère, chacun de nous n'aura pas à payer un jour prochain le prix terrifiant de l'attisement irresponsable des fanatismes ?

Si le drame de la Syrie vous touche et si vous vous souciez du sort de Yara et de ses collègues, s'il vous plaît, prenez le temps de vous informer, d'informer, et de participer à cette campagne pour essayer de les sauver.

Bien amicalement, 
Clément

***
Une négociation est actuellement en cours et peut aboutir. Nous avons besoin de votre aide.

Si vous voulez aider à sauver mon amie Yara, envoyez tout de suite cette lettre aux principaux collaborateurs du président François Hollande.

"M. Le président de la République française,

La chaine de television syrienne Al Ikhbarya a annoncé la perte de contact avec son équipe composée de la journaliste Yara al Saleh-Abbas, le cameraman Hatem Abu Yahya, et Abdellah Tabora et Hussam Imad, assistant et chauffeur.

Nous savons que vous êtes en contact permanent avec les milices qui ont enlevé Yara al Saleh-Abbas, journaliste de la télévision syrienne, ainsi que son équipe.

Elle va être assassinée comme d'autres journalistes syriens l'ont été récemment.

Nous vous demandons d'exiger sa libération et celle de ses collègues au risque que vous et votre gouvernement soyez tenu responsable de ce crime."

Pierre-Rene.Lemas@elysee.fr (secrétaire général)
Aquilino.Morelle@elysee.fr (conseiller politique)
Emmanuel.Macron@elysee.fr (secrétaire général adjoint)
Nicolas.Revel@elysee.fr (secrétaire général adjoint)
Sylvie.Hubac@elysee.fr (directrice de cabinet)
Alain.Zabulon@elysee.fr (directeur adjoint de cabinet)
Pierre.Besnard@elysee.fr (chef de cabinet)
Paul.Jean-Ortiz@elysee.fr (conseiller diplomatique)
Emmanuel.Bonne@elysee.fr (conseiller Moyen-Orient)
Benoit.Puga@elysee.fr (chef d’état-major particulier)
Eric.Lavault@elysee.fr (aide de camp)
Yann.Latil@elysee.fr (aide de camp)
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L’ingérence est le moteur de la descente aux enfers de la Syrie. Un article de Seumas Milne, The Guardian (UK) le 7 août 2012.

15 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’ingérence est le moteur de la descente aux enfers de la Syrie

 
 
 
 

Par Seumas Milne, The Guardian (UK) 7 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

 

Le soutien des pays occidentaux et du Golfe aux combattants rebelles n’apporte pas la libération aux Syriens mais une escalade de conflits sectaires et la guerre. La destruction de la Syrie bat maintenant son plein. Ce qui avait commencé comme un soulèvement populaire il y a 17 mois est maintenant une guerre civile totale alimentée par des puissances régionales et mondiales et qui menace d’engloutir l’ensemble du Moyen Orient.

Alors que la bataille pour l’antique cité d’Alep continue à la détruire et que les atrocités se multiplient des deux côtés, le danger que le conflit déborde par delà les frontières de la Syrie grandit.

La défection du premier ministre Syrien est le coup le plus spectaculaire d’un programme financé [par des puissances extérieures] même s’il est peu probable qu’il signale un effondrement imminent du régime. Mais la capture de 48 pèlerins iraniens, –ou Gardiens de la révolution selon la version que vous croyez– le risque d’une attaque turque dans les régions kurdes de Syrie et d’un afflux de plus en plus grand de combattants djihadistes, donne une idée de ce qui est en jeu aujourd’hui.

L’interventionnisme régional et occidental est à la base de l’escalade du conflit. Ce n’est pas l’Irak, bien sûr, avec des centaines de milliers de soldats au sol, ou la Libye avec des bombardements aériens dévastateurs. Mais la forte augmentation ces derniers mois de livraisons d’armes, de financements ainsi que le soutien technique fourni pas les Etats Unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et d’autres pays, a donné un coup de fouet considérable aux moyens d’action des rebelles, et accru le nombre de victimes.

Barack Obama a jusqu’ici résisté aux demandes des faucons néo-conservateurs et libéraux qui veulent une intervention militaire directe. Au lieu de cela, il a autorisé des formes plus traditionnelles de soutien militaire clandestin apporté par la CIA aux rebelles syriens dans le style de ce qu’ils ont fait au Nicaragua. Les Etats-Unis, qui avaient soutenu le premier coup d’Etat en Syrie en 1949, financent depuis longtemps des organisations d’opposition.

Il y a quelques mois, Obama a donné un ordre secret autorisant un soutien clandestin (ainsi qu’un soutien ouvert, financier et diplomatique) à l’opposition armée. Ce qui comprend les paramilitaires de la CIA sur le terrain, le « commandement et le contrôle » ainsi que l’assistance en matière de télécommunications, l’acheminement des livraisons d’armes du Golfe via la Turquie pour des groupes de combattants syriens partenaires.

Après le blocage le mois dernier par la Russie et la Chine de sa dernière tentative pour obtenir l’appui des Nations Unies pour un changement de régime par la force, l’administration américaine a fait savoir qu’elle allait maintenant intensifier le soutien aux rebelles et coordonner avec Israël et la Turquie des plans de « transition » pour la Syrie.

"Vous remarquerez que ces deux derniers mois, l’opposition a été renforcée," a déclaré un haut fonctionnaire américain au New York Times vendredi dernier. "Maintenant nous sommes prêts à accélérer." Ne voulant pas être en reste, William Hague, se vantait que la Grande-Bretagne était aussi en train d’accroître sont soutien "non-létal" aux rebelles. Les Etats autocratiques d’Arabie Saoudite et du Qatar apportent l’argent et des armes, comme l’a reconnu cette semaine le Conseil National Syrien (CNS) soutenu par l’Occident, tandis que la Turquie, membre de l’OTAN, a mis en place la logistique et la formation de base pour l’Armée Syrienne Libre (ASL) à l’intérieur ou à proximité de la base aérienne américaine d’Incirlik.

Pour les Syriens qui veulent la dignité et la démocratie dans un pays libre, la prise en rapide et multiforme de leur soulèvement par l’aide étrangère est un désastre plus grand encore que celui qu’à connu la Libye. Après tout ce sont désormais des officiels du régime dictatorial et sectaire d’Arabie Saoudite qui choisissent quels groupes armés obtiendront de l’argent, et non pas des Syriens. Ce sont des agents secrets des États-Unis, le pays qui parraine l’occupation israélienne du territoire syrien et des dictatures dans la région, qui décident quelles unités rebelles auront des armes.

Les militants de l’opposition insistent pour affirmer qu’ils vont préserver leur autonomie, fondée sur un soutien populaire profondément enraciné. Mais il est clair que la dynamique du soutien externe risque de transformer les organisations qui en dépendent en instruments de leurs commanditaires, et non pas de ceux qu’ils veulent représenter. Les financements du Golfe ont déjà aiguisé le sectarisme religieux dans le camp des rebelles, tandis que les informations sur la désaffection de l’opinion vis-à-vis des combattants rebelles à Alep illustrent les dangers de groupes armés étrangers qui s’appuient sur des gens venus de l’étranger plutôt que sur leurs propres communautés.

Le régime syrien est bien entendu soutenu par l’Iran et la Russie, comme il l’est depuis des dizaines d’années. Mais une meilleure analogie pour comprendre l’implication des pays occidentaux et du Golfe dans l’insurrection syrienne serait si l’Iran et la Russie sponsorisaient une révolte armée, disons, en Arabie Saoudite.

Pour les médias occidentaux, qui ont largement traité du soulèvement syrien comme étant une lutte unidimensionnelle pour la liberté, les preuves aujourd’hui inévitables de tortures et d’exécutions de prisonniers par les rebelles – ainsi que de kidnappings par des organisations du genre Al-Qaïda, qui une fois de plus se retrouvent dans une alliance avec les Etats Unis – semblent avoir été comme un choc.

En réalité, la crise syrienne a toujours eu plusieurs dimensions correspondant aux lignes de faille les plus sensibles de la région. C’était au début un authentique soulèvement contre un régime autoritaire. Mais il a évolué de plus en plus vers un conflit sectaire dans lequel le régime Assad dominé par les alaouites a pu se présenter lui-même comme le protecteur des minorités – alaouite, chrétienne et kurde – contre une marée d’oppositions dominée par les sunnites.

L’intervention de l’Arabie Saoudite et d’autres autocraties du Golfe, qui ont essayé de se protéger d’un bouleversement arabe plus large en jouant la carte anti-chiite, a pour objectif évident une société sectaire, pas une société démocratique. Mais c’est la troisième dimension - alliance de la Syrie avec Téhéran et le mouvement de résistance chiite libanais, le Hezbollah - qui a transformé la lutte en Syrie en guerre par procuration contre l’Iran et en un conflit global.

Beaucoup d’opposants syriens diront qu’ils n’avaient d’autre choix que d’accepter le soutien de l’étranger pour se défendre eux-mêmes contre la brutalité du régime. Mais comme le soutient le leader de l’opposition indépendante Haytham Manna, la militarisation du soulèvement a réduit sa base populaire et démocratique tout en augmentant considérablement le nombre de victimes.

Il y a donc le danger que la guerre puisse se répandre hors de Syrie. La Turquie, qui a une importante population alaouite chez elle ainsi qu’une minorité kurde réprimée depuis longtemps, a revendiqué le droit d’intervenir contre les rebelles kurdes en Syrie après le retrait par Damas de ses troupes des les villes kurdes. Des affrontements provoqués par la guerre en Syrie se sont intensifiés au Liban. Si la Syrie devait se fragmenter, tout le système post-ottoman des frontières et des Etats du Moyen Orient pourrait être remis en question avec elle.

Cela pourrait se produire aujourd’hui indépendamment de la durée de survie d’Assad et de son régime. Mais l’intervention en Syrie revient à prolonger le conflit plutôt que de donner un coup fatal au pouvoir.

Seule la pression pour un règlement négocié, que l’Occident et ses amis ont si vigoureusement bloqué, peut maintenant donner aux Syriens la possibilité de déterminer leur propre destin et stopper la descente du pays aux enfers.

Traduit de l’anglais par Djazaïri

 

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