Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Nouveau jour des émeutes à Kiev

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

Lire la suite

GOODYEAR Amiens Nord : chronique d'une magouille organisée. Eldiablo.

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes

GOODYEAR Amiens Nord : chronique d'une magouille organisée

hollande-lontebourg-goodyear.jpg

Chronique d'une magouille organisée

ou

Comment Hollande et Montebourg ont organisé la fermeture d'Amiens nord 

pour devenir les héros de l'arrivée de Taylor.....


******

Depuis des années nous ne cessons de répéter, écrire, que Titan est devenu le tôlier d'Amiens nord .....

 

Depuis des années on nous dit que nous affabulons que tout cela n'est que de l'imagination, que les pneus Goodyear made by titan c'est une hallucination, quand Goodyear a depuis les dernières années remis en état le parc machine agricole pour que titan puisse au mieux lui façonner des pneus nous étions devenus fous......

 

Mais, aujourd'hui voilà le retour du titanesque Taylor qui n'est jamais parti, il revient par la voie de celui qu'il a insulté tout en se mettant d'accord avec lui avant sur les propos à tenir .....

 

Le retour est annoncé par Montebourg, qui va se faire passer pour le sauveur du pneu agricole made in France à Amiens, tout cela a grand coup de renfort médiatique, à quelques mois des élections municipales.....

 

Nous ne sommes pas des débiles, encore moins des terroristes, nous avons juste un cerveau qui fonctionne et plutôt pas mal, les ficelles de cette magouille en haut lieu sont énormes......

 

Mais, car il y a un mais, le plan A a échoué celui qui permettait a Goodyear de liquider 700 emplois pour un montant total de 50 millions d'€uros tout en laissant le soin a Taylor de liquider le reste le temps nécessaire à ce qu'on développe et produise les pneus à Sao Paulo, usine Goodyear que Taylor exploite contre des royalties....

 

Le plan B est donc en place, sauf que Goodyear a du ajouter quelques dizaines de millions d'euros de plus que prévu de peur que l'usine de Titan ne parte en fumée.....

 

Il reste donc maintenant à Montebourg d'arriver pour annoncer qu'il a sauvé l'usine d'Amiens nord, le pneu agricole made in France et que 300 salariés vont pouvoir reprendre du service sous l'égide de titan et tout ça grâce à son ministère et à sa pugnacité personnel!!!!

 

Alors soyons clair, si quelques journaleux peuvent croire à cette magouille, il y a belle lurette que nous avons Vu clair, Montebourg n'a aucun pouvoir, ni sur Goodyear et encore moins sur titan, il a juste servi de larbin au service et pour le compte de deux multinationales qui en plus n'en font qu'une, pas sur les cours de la bourse mais dans la réalité, celle qui va voir sortir du site d'Amiens nord des pneus Goodyear estampilles made by titan .....

Depuis le début nous le disons, jamais Goodyear n'a renoncé à ces 19% de parts de marché, il va juste transférer les parts via un autre compte à travers des royalties opaques qui échapperont encore plus à la fiscalité....

 

Elle n’est pas belle la manœuvre ?

 

Le gouvernement est au service des milliardaires qui se permettent d'insulter notre Nation, notre culture, pire encore quand ce texan aussi laid intérieurement qu'extérieurement se permet de dire que ce qu'il préfère en France ce sont les femmes et le vin, et qu'il vaut mieux faire bosser des Chinois pour moins de 1 euro et 20 heures par jour, que venir en France, mais le voici de retour, lui qui n'est jamais parti qui a joué avec les médias comme personne, qui laisse croire qu'il part et qu'il revient parce que son nouveau pote a réussi à le convaincre et que dans son pays certains lui disent qu'il est fou de venir ici, ce type la devrait avoir l'oscar du plus gros film comique de toute notre histoire et Montebourg celui du meilleur metteur en scène d'un drame politique .....

 


Notre pays et bradé, vendu, à des milliardaires, des gens dont on ne sait même pas d'où vient le fric, sale ou propre, peu importe ils viennent et sont reçus en grandes pompes....

 


Le MEDEF reçoit des cadeaux fiscaux qui détricotent notre système français, mais peu importe ce qui compte c'est la com .....

 


La reprise de l'activité agricole à Amiens Nord n'a rien à voir avec la nouvelle amitié entre Montebourg et Taylor, la reprise était prévu depuis 2005, l'activité agricole a été cédée contre des royalties à titan il y a 9 ans, ce qui en plus vient conforter notre position sur les 4/8, comment Taylor aurait-il pu obtenir l'agricole à Amiens Nord si nous avions signé les 4/8 sous les ordres du groupe Goodyear?

 


La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur ce que nous avons vécu et sur ce que nous prépare Taylor et ses amis du gouvernement hollande!!!'

Nous ne sommes peut-être que des petits salariés français, Picards de surcroît mais nous avons un cerveau, Goodyear va longtemps se souvenir de nous, notre lutte lui a coûté des milliards de dollars, Taylor va devoir faire mine basse et arrêter de jouer au caïd, nous ne sommes pas aussi fort physiquement que des grizzly qu'il abat avec ses armes lourdes, mais nous sommes très agiles, malins et il va devoir déposer les armes si il veut que son outil de travail démarre un jour....

 


Par contre, nous ne permettrons pas à Montebourg de venir jouer les vedettes sur le parking d'Amiens nord, lui qui nous a vendu pour son image.....

 


Les Goodyear sont encore là et nous ne fermerons jamais nos gueules, nous dirons tout haut ce que pensent des millions de personnes....


Vive la démocratie, vive la liberté d'expression et à bientôt Messieurs les magouilleurs ......



La CGT GOODYEAR


cgt-goodyear

 

source : http://blog.cgt-goodyear-nord.com/

 

http://www.communcommune.com/article-goodyear-amiens-nord-chronique-d-une-magouille-organisee-122219218.html

Lire la suite
Lire la suite

De Snowden à Assange, la nouvelle chasse aux sorcières

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

De Snowden à Assange, la nouvelle chasse aux sorcières

Par Jean-Marc Manach| 15 janvier 2014

De Snowden à Assange, la nouvelle chasse aux sorcières (Illustration Sophie Loubaton) Illustration Sophie Loubaton

 

D’Edward Snowden à Julian Assange, pour l’administration américaine les lanceurs d’alerte d’aujourd’hui sont les communistes d’hier, les «  sorcières  » du XXIe  siècle…

      

Les États-Unis subissent une nouvelle attaque… de paranoïa aiguë. La première crise notable remonte à la guerre froide quand le gouvernement US décide de créer la NSA pour espionner les télécommunications du bloc communiste. Après 1989, une fois le mur de Berlin tombé, la psychose US passe au stade supérieur lorsque la NSA se met à espionner… le monde entier. Ironie de l’histoire, quelques années plus tard Edward Snowden, le lanceur d’alerte à l’origine des révélations sur l’ampleur des écoutes de la NSA, a trouvé refuge à… Moscou, tandis que Laura Poitras, la journaliste a qui il a confié des milliers de documents classés secrets, vit en exil à Berlin  ! Idem pour Jacob Appelbaum, un hacker proche de WikiLeaks, lui aussi harcelé par les autorités américaines. Aujourd’hui, le nombre de lanceurs d’alerte poursuivis, voire condamnés, est tel que l’on pourrait parler d’une nouvelle «  chasse aux sorcières  » semblable à celle orchestrée par l’affreux McCarthy dans les années 1950.

La suspicion en héritage

Remember. Le 9 février 1950, lors d’un discours mémorable, le sénateur républicain Joseph McCarthy brandit un bout de papier affirmant être en possession d’une liste de 205 noms de membres du Parti communiste, autrement dit des «  traîtres  », travaillant pour le département d’État américain. Ainsi lancée, la «  chasse aux sorcières  » conduit plusieurs centaines de personnes en prison, et brise la carrière de milliers d’autres  : plus de 10000 fonctionnaires sont renvoyés ou contraints de démissionner, et plus de 300 cinéastes, journalistes ou chercheurs se retrouvent «  black listés  », empêchés d’exercer leur métier. Si on ajoute à cela la traque des homosexuels [1], eux aussi dans le viseur de McCarthy, et les très nombreux citoyens «  progressistes  » qui préfèrent s’autocensurer de peur d’être eux aussi soupçonnés de sympathies communistes, le bilan pèse lourd  !

60 ans plus tard, le «  péril rouge  » est remisé aux archives, mais la coopération entre les «  grandes oreilles  » américaines et britanniques, formalisée dans un traité secret signé en 1946, n’a jamais été aussi florissante. L’existence même de la NSA et du GCHQ [2], créées en 1952 et 1946, fut cachée au grand public pendant des années, au point que la première fut surnommée «  No Such Agency  » («  l’agence qui n’existe pas  »), ou «  Never Say Anything  » («  Ne jamais rien dire  »). Mais les enquêtes parlementaires initiées après le scandale du Watergate commencèrent à lever le voile sur leurs pratiques «  coupables  ». On découvre ainsi que, de 1967 à 1973 (nom de code MINARET), elles ont travaillé de concert pour espionner près de 6 000 étrangers, et 1 690 organisations et personnalités américaines – dont plusieurs opposants à la guerre du Vietnam tels que Martin Luther King, Mohamed Ali ou Jane Fonda. En 1975, la NSA reconnait également qu’elle enregistrait tous les télégrammes entrant, sortant ou transitant par les USA, depuis… 1945 (nom de code SHAMROCK), avec la complicité de plusieurs entreprises privées, dont la Western Union. En 1978, après la révélation de ce scandale, les États-Unis créent le Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), autorité judiciaire censée limiter, et encadrer, les pouvoirs de la NSA, mais dont Edward Snowden a démontré qu’elle avait été largement contournée

Échanges de bons procédés

L’explosion de la téléphonie mobile et de l’Internet a depuis profondément bouleversé la donne et redéfini les objectifs, ainsi résumés par le chef de la NSA dans les années 1990  : «  La domination de l’information.  » Autrement dit, l’information, c’est le pouvoir, raison pour laquelle la NSA paie grassement le GCHQ pour espionner les Européens (quand bien même la Grande-Bretagne fait partie de l’Union Européenne) et… les Américains (la NSA n’ayant pas le droit d’espionner ses concitoyens, elle demande au GCHQ de le faire à sa place, et vice versa).

De leur côté, les entreprises privées sont aussi priées de jouer à Big Brother, jeu dont la règle est simple  : ceux qui ne collaborent pas se rendent directement à la case «  Prison  ». Marissa Mayer, PDG de Yahoo  !, explique ainsi en septembre dernier qu’elle fut obligée d’obéir aux desiderata de la NSA, sous peine d’être arrêtée pour «  trahison  ». Moins docile, Joseph Nacchio, ex-PDG de Qwest, l’un des plus gros opérateurs de télécommunications («  telcos  ») américains, est condamné en 2007 à six ans de prison pour fraude fiscale et délit d’initié. L’histoire remonte à février 2001. Alors qu’il venait de vendre près de 100 M$ d’actions, Nacchio se rend à une réunion avec la NSA au cours de laquelle il refuse d’aider cette dernière à espionner ses clients, au motif qu’une telle pratique est illégale. Grand mal lui prit  ! Car en représailles, le gouvernement ne renouvela pas les contrats passés avec Qwest, soit une partie non négligeable du chiffre d’affaires, faisant ainsi plonger d’un seul coup l’action de la société, et Nacchio pour délit d’initié. Lorsqu’au cours de son procès, le juge (républicain) lui interdit d’établir devant le tribunal le lien entre la demande de la NSA et la perte de ces contrats, il devint évident pour de nombreux observateurs qu’il s’agissait d’un procès politique. Joseph Nacchio n’aurait probablement jamais fini en prison s’il avait accepté, comme d’autres telcos américains (dont AT&T, Verizon et BellSouth, les trois principaux), d’aider la NSA dans son entreprise (illégale) de surveillance massive des télécommunications.

Ladar Levison, PDG du fournisseur de mail texan Lavabit.com, a eu grand tort de compter parmi ces clients un certain… Edward Snowden  ! Et quand en juillet dernier, des défenseurs des droits de l’homme reçoivent un e-mail d’edsnowden@lavabit.com, les invitant à la conférence de presse du très recherché Edward Snowden fraîchement débarqué à Moscou, la réaction ne se fait pas attendre. Dès le lendemain, la justice US ordonne à Levison de confier au FBI la clef secrète permettant de déchiffrer l’intégralité des communications échangées par l’ensemble des utilisateurs de Lavabit. Levison, qui avait déjà répondu positivement à une vingtaine de requêtes judiciaires, propose alors au FBI de cibler les seules communications de la personne à surveiller, refusant de livrer en pâture la vie privée de ses 410 000 utilisateurs. Mauvaise réponse. Menacé de payer une amende de 5 000 $ par jour, le PDG texan choisit de protéger l’intimité de ses clients et ferme Lavabit.com.

La nouvelle «  menace intérieure  »

Le sort des lanceurs d’alerte n’a rien à envier à celui des telcos. Harcelés par les autorités US, deux Américains et une Britannique ont carrément préféré s’exiler à Berlin. La documentariste Laura Poitras, inscrite sur la liste des personnes à contrôler aux frontières US, a été interrogée une quarantaine de fois. Son «  crime  »  ? Avoir réalisé un documentaire sur l’Irak pendant l’occupation américaine, et avoir recueilli les confessions de plusieurs lanceurs d’alerte de la NSA, raison pour laquelle elle est contactée par Edward Snowden, quand il cherche à confier au désormais célèbre journaliste du Guardian, Glenn Greenwald, les documents soutirés à la NSA et au GCHQ.

Bloqué une douzaine de fois aux frontières américaines, Jacob Appelbaum, figure de la défense de la vie privée aux USA et proche de WikiLeaks, a lui aussi choisi de s’exiler à Berlin. C’est également l’option retenue par Sarah Harrisson, cette journaliste britannique, ancienne assistante de Julian Assange, qui accompagnait Edward Snowden dans sa fuite à Moscou. Quant à David Miranda, le compagnon de Glenn Greenwald, il a été placé en rétention pendant 9 heures à l’aéroport Heathrow de Londres, avec saisie de sa console de jeu, de son ordinateur portable, d’un disque dur, de clefs USB et de son téléphone portable, le tout sous couvert d’une loi «  antiterroriste  ».

Devenus des cibles privilégiées des services de surveillance, tous les lanceurs d’alerte n’ont pas eu le temps de se mettre à l’abri. Et si Julian Assange a pu se réfugier dans l’ambassade d’Equateur, où il se terre depuis juin 2012, d’autres croupissent dans les prisons américaines.

Depuis le début de l’année, quatre d’entre eux ont ainsi été condamnés, tandis que d’autres attendent toujours leur procès au fond de leur cellule. En janvier, John Kiriakou, 48 ans, un ancien agent des forces antiterroristes de la CIA, écope de 30 mois de prison ferme pour avoir confirmé à la presse les méthodes de torture de son ex-employeur. Le 21 août, accusée d’avoir fourni des documents classifiés à WikiLeaks, Chelsea (ex-Bradley) Manning en prend pour 35 ans, après avoir déjà passé 3 ans dans les geôles américaines dans l’attente de son procès. Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur la torture, dépendant des Nations Unies, avait entre-temps qualifié ses conditions de détention de «  cruelles, inhumaines et dégradantes  ».

Le 14 novembre, Donald Sachtleben, 55 ans, un ancien expert en explosifs du FBI, était condamné à 3 ans 1/2 de prison ferme pour avoir expliqué à un journaliste comment la CIA avait déjoué un attentat contre un avion de lignes en partance du Yemen pour les USA. Le lendemain, Jeremy Hammond, un hacker de 28 ans affilié au mouvement Anonymous, était condamné à 10 ans de prison pour avoir piraté de nombreux serveurs, dont ceux de Stratfor, une société privée américaine de renseignement, utilisé les coordonnées bancaires de ses clients pour virer 700 000 $ à des ONG, et transmis 5 millions de ses courriels à WikiLeaks, à la demande d’un… informateur du FBI. Incarcéré depuis septembre 2012, Barrett Brown, un journaliste d’investigation de 32 ans, connu pour ses enquêtes sur la société de surveillance et l’industrie privée de la cybersécurité, risque, lui, 105 ans de prison, pour avoir copié un lien permettant d’accéder aux données piratées sur les serveurs de Stratfor.

Au total, pas moins de 8 lanceurs d’alerte ont ainsi été accusés d’«  espionnage  » par l’administration Obama, contre «  seulement  » 3 sous Nixon, Reagan et Bush réunis… Cette nouvelle «  chasse aux sorcières  » fait d’ailleurs l’objet d’un programme global mis en place en 2011, nom de code «  Insider Threat  » («  menace intérieure  »), incitant les fonctionnaires à surveiller leurs collègues, et menaçant de poursuites judiciaires tous ceux qui ne dénonceraient pas les comportements «  suspects  ». L’armée US a ainsi lancé un jeu vidéo en ligne expliquant que le fait de se plaindre ouvertement de la politique étrangère américaine, et de se rendre fréquemment à l’étranger, révèle un profil à «  haut risque  ». Tandis que le ministère de l’Éducation explique de son côté à ses employés que le stress, le fait de divorcer, d’avoir des problèmes financiers ou d’être frustré au travail, peut transformer quelqu’un de fiable en une «  menace intérieure  ». Pour approfondir le sujet, les bons patriotes peuvent aussi consulter le guide pratique du ministère de l’Agriculture qui propose ni plus ni moins d’«  explorer le cerveau d’un espion  », et stigmatise les introvertis, narcissiques, rétifs à l’autorité et «  cyberdépendants  »…

NSA tendance Star Trek

On aurait aussi pu parler de ces ordinateurs contenant les documents confiés par Snowden et que le rédacteur en chef du Guardian a dû détruire, à coups de meuleuse et de perceuse, à la demande d’agents du GCHQ, dans les sous-sols de la rédaction  ; de l’interdiction de survol des espaces aériens français, espagnols et italiens de l’avion qui ramenait de Russie Evo Morales, le Président bolivien, suspecté de transporter Edward Snowden  ; ou encore du suicide d’Aaaron Swartz, 26 ans, figure de proue de la défense des libertés sur Internet, qui risquait 35 ans de prison pour avoir rendu public 4,8 millions d’articles scientifiques…

Nombreux sont ceux qui s’étonnent – et déplorent – de découvrir que la NSA en particulier, et l’administration Obama en général, sont aujourd’hui souvent comparées à la STASI, ce «  ministère de la Sécurité d’État  » qui employait 2,5 % de la population est-allemande pour espionner les 97,5 % restant. Si les États-Unis ne sont pas l’Allemagne de l’Est, l’institutionnalisation de la paranoïa aux USA n’en reste pas moins effarante. Comment ce pays, qui se veut le parangon des libertés, en est-il arrivé à déployer ainsi un système de «  surveillance massive  » de l’ensemble des télécommunications, à l’échelle du monde entier  ? Comment Barack Obama, Prix Nobel de la paix, peut-il raisonnablement poursuivre ou qualifier de «  terroristes  » des lanceurs d’alerte, défenseurs des droits de l’homme et de la vie privée  ?

L’été dernier, on découvrait que la NSA avait demandé à un cabinet d’architectes d’intérieur de décorer son «  Centre de domination de l’information  » («  Information Dominance Center  ») en le calquant sur le modèle de… l’USS Enterprise, le vaisseau spatial de la série Star Trek. Délire d’hyper-puissance, forme quasi-psychiatrique de psychose paranoïaque, signe du déclin, voire de la décadence de l’empire américain, il est urgent de soigner cette surveillance généralisée «  made in NSA  », cette paranoïa institutionnalisée par Obama.

 

Notes

[1] En cette même année 1950, le département d’État américain révéla de son côté qu’il avait «  accepté  » la démission de 91 de ses employés, homosexuels.

[2] Governement communication headquarters, le service de renseignement électronique du gouvernement britannique.

 

http://www.regards.fr/web/La-nouvelle-chasse-aux-sorcieres,7382

Lire la suite

Venezuela : quand "The Economist" n'économise pas les mensonges... Le blog de Jean Lévy.

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine

Venezuela : quand "The Economist" n'économise pas les mensonges...

banniere-entete-site.jpg

 

20081101issuecovus400

Un bon écrivain dit beaucoup en peu de mots. Le dernier article de The Economist sur les élections municipales de décembre 2013 au Venezuela dit beaucoup sur la valeur des faits pour la feuille de chou préférée de l’idéologue néo-libéral. Malgré une forte concurrenceThe Economist remporte aisément la palme pour la quantité de mensonges déversés dès le deuxième paragraphe de son “analyse”.

 

The Economist déclare que “la perte la plus douloureuse pour le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) fut Barinas, berceau de la famille Chávez”. Ce serait une perte douloureuse… si c’était vrai. En réalité Hugo Chavez est né à Sabaneta, capitale de la municipalité Alberto Arvelo Torrealba. Si The Economist avait vraiment examiné les résultats de l’élection, il aurait remarqué qu’Anibal Chavez (frère de l’ex-président) a remporté facilement la mairie avec 62.87% des suffrages. Pour être juste, Chavez vécut dans la capitale de l’État de Barinas lorsqu’il fréquentait l’école secondaire mais c’est Sabaneta qui est reconnue au plan national comme la demeure de l’ex-président, et non Barinas.

“Nous avons un pays divisé, aucun n’a obtenu 50%…”

Cette ignorance de The Economist à propos de celui qui fut président du Venezuela pendant 14 ans, n’est qu’un avant-goût. Suit une régurgitation acritique de la complainte du leader de la droite Henrique Capriles pour qui le Venezuela est “coupé en deux moitiés” et “la moitié du président est celle qui dispose de tous les leviers du pouvoir réel”.

Le premier point est exact… à l’instar de la plupart des démocraties représentatives. Lors des élections municipales, le PSUV et ses alliés ont remporté 49% du vote populaire alors que la coalition de droite, la MUD, a réuni 43% des suffrages. L’écart entre les deux camps tourne donc autour de 6%. L’an dernier, Barack Obama s’est maintenu à la Maison Blanche avec 51,1% des votes tandis que Mitt Romney faisait 47,2%. Ces quelques points de différence signifient que les États-Unis sont divisés ? Bien sûr ! C’est ainsi que fonctionne la démocratie représentative.

Si The Economist veut comprendre pourquoi il arrive aux électeurs de se diviser, nous l’invitons à lire l’appui résigné à Obama de The Economist pour se faire une idée des raisons qui poussent des électeurs différents à voter pour des candidats différents.

Le problème commence lorsque l’auteur de l’article affirme que “tous les niveaux de pouvoir réel” appartiennent à Maduro.

Pas exactement…

Non seulement une part importante des médiasla plus grande fédération patronale et la majorité dusecteur privé national ne sont nullement les amis du gouvernement bolivarien mais ils mènent contre lui, de concert avec les États-Unis et la droite locale, une guerre économique. 

Sans doute The Economist considère-t-il que les grandes entreprises ne constituent pas un “niveau de pouvoir”. Ce ne serait pas la première fois que le magazine publie un article s’apitoyant sur ces victimes que sont les élites du secteur privé.

“Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu.”

Dans le paragraphe suivant, on nous informe que “les médias télévisés – maintenant sous contrôle de l’État ou intimidés pour qu’ils obéissent – ont ignoré Mr Capriles”. Si The Economist se soucie tant de Capriles, pourquoi n’est-il pas alarmé par les apparitions répétées à la télévision vénézuélienne d’un imposteur affirmant être Capriles ?L’imposteur s’est récemment glissé dans les studios de Venevision pour y répondre à une fausse et longue interview, un faux Capriles qui semble si réel qu’on vous pardonnera de croire que c’est lui ! Venevision n’est pas le seul grand média à s’être laissé duper par le sosie du leader de la droite : Globovision a retransmis un discours du même imposteur le soir de l’élection, en croyant évidemment qu’il s’agissait de Capriles! Et le revoici sur TeleSUR ! L’habile imposteur a même trompé CNN en espagnol en faisant croire qu’il était le vrai Capriles. Tout se passe comme si tout le monde ouvrait l’antenne à l’imposteur alors que le véritable Capriles est ignoré, de toute évidence. Heureusement, The Economist est capable, lui, de percer les apparences et sait bien que le vrai Capriles a été absent des programmes de radio et télévision. (1)

“Le gouvernement est un tricheur qui joue salement, il ne respecte pas les lois…”

The Economist déclare ensuite que les “[c]andidats et les leaders de la droite ont été menacés de prison”. Il est vrai que dans l’offensive en cours contre la corruption, des membres de l’opposition ont été arrêtés… mais The Economist a décidé d’occulter que cette offensive a permis d’arrêter également des alliés de Maduro, également pour faits de corruption. Si pour le magazine ceci n’est pas la preuve que certaines arrestations n’ont pas de motivation politique, elle nous autorise à rester sceptique quand la droite affirme que ses membres imputés sont tous honnêtes (2).  

Le même scepticisme serait de rigueur quand The Economist prétend que “la totalité de l’appareil gouvernemental a été déployée pour aider le PSUV”. Vraiment ? 

Par le passé, le Carter Centre a exprimé sa préoccupation au sujet du mauvais usage des ressources de l’État lors des élections, et, de nouveau, des rapports sur le mauvais usage de biens gouvernementaux ont surgi le 8 décembre. Pourtant le degré de ce “mauvais usage” n’est pas clair (les observateurs internationaux n’ont pas noté de fraude). 

L’idéal serait que The Economist cite quelque témoignage lorsqu’il affime que “la totalité de l’appareil” a été déployé (les refroidisseurs d’eau dans les bureaux du gouvernement ont-ils également enrôlés ?). Sans preuves à l’appui, il semble que The Economist exagère juste un petit peu. Pire encore est le péché par omission. Capriles aura fait campagne dans 117 municipalités de 21 états à l’approche des élections. Au cours de 2013 ses escapades internationales (par exemple à Santiago, pour se réunir avec Jovino Novoa, ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet) ont commencé à agacer certains des habitants de l’État de Miranda pour qui il est censé travailler en tant que gouverneur élu. Mais le magazine ne semble pas très concerné par l’hypothèse que Capriles délaisse ses obligations de gouverneur. L’idée que les deux camps puissent avoir des comptes à rendre ne semble pas explorée très souvent par ce magazine.

 

 

Le leader de la droite vénézuéliene Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni avec l'ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet (à droite) Jovino Novoa, à Santiago le 19 juillet 2013. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.
Le leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002(3)

 

Au paragraphe suivant, The Economist nous resort le refrain usé de la destruction de l’économie du Venezuela à cause des “politiques populistes de Chavez qui ont plongé le pays dans le chaos”, l’entraînant vers une “spirale d’inflation”.

De nouveau cela n’a tout simplement pas de sens.

Même si l’inflation a connu une hausse cette année (causée notamment par la guerre spéculative du secteur privé), en général l’inflation a été plus basse sous Chavez que sous les présidences précédentes.

Selon le FMI, pourtant peu suspect de “chavisme”, l’inflation tournait autour de 90 % sous la social-démocratie de Carlos Andrés Pérez et autour de 25 % pendant la révolution bolivarienne. Et plutôt que de me croire simplement sur parole, prenez votre calculette et comparez l’indice de l’inflation vénézuélienne avant et après l’élection de Chavez.

Étonnant, non ?

Le FMI dit qu’elle a baissé mais The Economist dit qu’elle a augmenté.

The Economist termine son article en demandant si les Vénézuéliens "accepteront docilement une forte baisse de leur niveau de vie"… sauf que la question est purement hypothétique.

Selon la CEPAL (ONU), rien que durant l’année dernièrela pauvreté a chuté de 19%. Les salaires continuent  à augmenter, la croissance se maintient et le chômage poursuit sa chute  (6,6 % en novembre 2013). Le gouvernement dispose de réserves monétaires suffisantes pour amplifier les politiques sociales (Voir "l’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu") (4)

 

Le Centre National Électoral et la Cour Suprême sont des tricheurs, tout est contre nous … » 

Parmi les préoccupations de The Economist pour de fictives dégradations du niveau de vie ou débâcles générales de l’économie, une autre perle s’est glissée dans “l’analyse” : “Quand Mr Capriles a remis en cause les résultats de l’élection d’avril, le Centre National Électoral et la Cour Suprême ont refusé d’examiner ses preuves”.

…Sauf qu’ils l’ont fait.

Lorsqu’elle a annoncé la décision de la Cour Suprême de rejeter la demande d’annulation du scrutin par la droite, la Magistrate Gladys Gutierrez a déclaré que Capriles n’avait pas présenté de “preuves suffisantes” à l’appui de ses dénonciations d’une victoire frauduleuse de Maduro, ajoutant que le dossier de l’opposition était tellement léger qu’il “dépréciait le débat démocratique”.

Le malheur pour The Economist, c’est que lorsqu’on détecte l’origine de ses opinions, on comprend aisément pourquoi les faits ne comptent pas à ses yeux. L’analyse du magazine ressemble en réalité à la copie de l’écolier qui a oublié d’étudier la veille au soir et remet un plagiat de son voisin de pupitre, fautes y comprises. Les réponses fournies par The Economist sont extraordinairement semblables à celles de Capriles. Sa récente interview à l’Universal égrène les points qui résument exactement la position de The Economist. Avec tant d’exactitude que ces phrases de Capriles m’ont été très utiles pour ordonner mes notes et rédiger les intertitres de cet article.

Voici quelques échantillons de ses propos :

“Nous avons un pays divisé, aucun n’a obtenu 50%…”

 “Je crois que le message d’un possible changement n’a pas été compris par la population … si j’avais réussi cela, alors nous aurions aujourd’hui un pays repeint en bleu (couleur de la droite, NdT).”

“Le gouvernement est un tricheur qui joue salement, il ne respecte pas les lois…”

Le Centre National Électoral et la Cour Suprême sont des tricheurs, tout est contre nous … »

Ryan Mallett-Outtrim 

SourceVenezuelanalysis.com

Traduction de l’anglais : Thierry Deronne

Notes :

(1)  En plus des médias privés qui font 80 % d’audience au Venezuela, les opposants peuvent compter sur les chaînes publiques qui, en vertu des règles du Centre National Électoral, donnent la parole à tous les candidats. Pour l’anecdote, le président Maduro a décidé de recevoir le 18 décembre 2013 au palais présidentiel l’ensemble des maires de droite élus aux dernières municipales. La réunion a été retransmise en direct par la télévision publique, et les téléspectateurs ont écouté les maires exprimer leurs désaccords en toute liberté. Ce genre de réunion ne s’était jamais produite sous les régimes “démocratiques” d’avant Chavez.
(2)  A ce jour, la droite n’a dénoncé ni expulsé un seul de ses membres pour faits de corruption, se contentant de dénoncer via ses médias une “persécution politique”, tactique qu’elle utilise également en Equateur ou en Bolivie. Le Parti Socialiste Unifié du Venezuela, lui, a commencé à mettre de l’ordre dans ses rangs, comme en témoigne entre autres l’arrestation pour corruption en bande organisée de Edgardo Parra, maire PSUV de Valencia, une des principales villes du Venezuela. Par ailleurs, les enquêtes que mène le gouvernement bolivarien ministère par ministère pour détecter les réseaux mafieux a entraîné la mise en examen de centaines de fonctionnaires dans les quatre derniers mois.
(3) Voir http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/19/lunion-des-nations-sud-americaines-unasur-demande-a-lopposition-venezuelienne-de-reconnaitre-la-decision-des-electeurs-et-va-enqueter-sur-ses-violences/
(4) Sur le mythe d’une économie mal en point au Venezuela, lire "L’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu",http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/11/10/venezuela-lapocalypse-tant-esperee-naura-pas-lieu/

——————————————————

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/30/the-economist-economise-la-verite-sur-le-venezuela/

 

  http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/30/the-economist-economise-la-verite-sur-le-venezuela/

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-venezuela-quand-the-economist-n-economise-pas-les-mensonges-122192850.html

 

Lire la suite

La valeur du point d’indice de la Fonction publique gelé à nouveau en 2014 .

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

La valeur du point d’indice de la Fonction publique gelé à nouveau en 2014

lebranchu-pointFP.jpg

Mardi 21 janvier 2014, Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, a salué une maîtrise des dépenses "très exceptionnelle" de la Fonction publique, avec une diminution en 2013 de 200 millions d’euros de la masse salariale des fonctionnaires de l’Etat, liée au gel du point d’indice.

 

 

La valeur du point d’indice est bloquée depuis 2010, or c’est cette valeur qui sert de base au calcul des traitements des 5 millions de fonctionnaires (Etat, Territoriale et Hospitalière).

 

Le 16 janvier, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, avait déclaré à RMC-BFMTV  : « le gel pour 2014 a d’ores et déjà été décidé ».

 

Hier, le 23 janvier 2013, à Metz, le Premier ministre venu présenter ses voeux à la fonction publique, a affirmé que les économies supplémentaires demandées au budget de l’Etat (50 milliards d’ici 2017) ne se feraient pas sur le dos des fonctionnaires. Il n’a fait aucune annonce sur leurs rémunérations, renvoyant à la poursuite des négociations entre les syndicats et la ministre de la Fonction publique "pour voir comment on peut améliorer les carrières, comment améliorer les conditions de travail".

 

Depuis l’élection de Français Hollande, les syndicats de fonctionnaires réclament unanimement une revalorisation du point. « Depuis 2000, la perte de pouvoir d’achat est de 14 % », explique Philippe Soubirous, de FO Fonctionnaires. Le secrétaire général de la CGT Services publics, Baptiste Talbot, fait état d’un « ras-le-bol profond et de difficultés de vie réelles pour un grand nombre d’agents : un million d’entre eux sont au niveau du Smic. Nous attendions autre chose d’un gouvernement de gauche »

 

source: POI

 

http://www.communcommune.com/article-la-valeur-du-point-d-indice-de-la-fonction-publique-gele-a-nouveau-en-2014-122230229.html

Lire la suite

C'est le coût du travail qui est visé [La chronique d’Elie Dayan]. Le blog d'Eldiablo.

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes

C'est le coût du travail qui est visé [La chronique d’Elie Dayan]

elie-dayan2Dans le flot des nouvelles lancées chaque jour par les médias il en est qui sont étonnamment discrètes ainsi celles qui reflètent l'état de santé du capital :

 

En 2012 une augmentation moyenne de 18% contre 1,5% pour les salariés en activité, 12 fois moins. On comprend cette discrétion, ces chiffres sont à l'inverse de la fable du pauvre patron que les « coûts salariaux trop élevés empêchent d'embaucher »; et encore il convient de tenir compte de l'énorme différence de revenus entre les entreprises du CAC 40 et les PME ! Car ce qui capte l'attirance du pouvoir Hollandais comme celui de Sarkozy avant lui, ce sont les grandes, très grandes entreprises et leurs riches dirigeants : c'est à eux qu'ira l'essentiel des 30 milliards prévus pour « encourager » l'embauche; c'est aux 770 familles les plus riches que les impôts vont rembourser 184 millions de « trop perçu » du fait qu'ils sont calculés sur le revenu de l'année précédente, c'est-à-dire la dernière année Sarkozy !

 

http://www.communcommune.com/article-c-est-le-cout-du-travail-qui-est-vise-la-chronique-d-elie-dayan-122225673.html

Lire la suite

DES MISSILES FRANÇAIS POINTES SUR KIEV ? Par Jean LEVY

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

Samedi 25 janvier 2014     

 

 

Par Jean LEVY

 

Ce n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour.

Pourtant, la déclaration de Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères sur les évènements d’Ukraine, laisse craindre, qu’au-delà de l’intervention diplomatique dans les affaires d’un Etat souverain, pointe la menace d’une intervention directe...comme en Syrie.

 

 

(I-TELE)

Par Francetv info avec AFP et Reuters

Rappelons-nous, en Syrie,  l’envoi de missiles français n’a été stoppé que par les efforts de la diplomatie russe conduisant à l’accord Poutine-Obama sur la destruction de l’armement chimique syrien.

De quoi s'agit-il en Ukraine ?

De De    

Une opposition violente veut la chute du pouvoir élu démocratiquement  et lance pour cet objectif  des cocktails Molotov sur les forces de sécurité, qui déplore de nombreux blessés, incendie des camions de police, occupe des bâtiments officiels et prône le soulèvement général. Le gouvernement réplique. Les médias français s’en offusquent et prennent ouvertement partie pour les insurgés.

A leur suite, Fabius fait chorus. 

De quel droit ? Celui de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain, devenue l’alpha et l’oméga de la politique française ? Pour singer le maître étasunien, dont des élus au Congrès vont, sur place,  soutenir les mutins ? Pour se venger de l’affront fait à l’Union européenne par  l’Ukraine, celle-ci  préférant l’aide économique russe à l’austérité de Bruxelles ?

Les Etats occidentaux, la France de Hollande en premier, s’évertuent à pousser leurs pions toujours plus vers l’Est, en tentant d’amalgamer à l’orbite européenne les nations limitrophes, afin de les soustraire de l’influence russe.

Tel est le sens de la campagne de haine développée contre Poutine dans les médias français.

Et peu importe les arguments employés, entre autres,  par Le Monde, Libération, France 2 et France Inter. Ils mènent tous campagne au nom de la « démocratie », des Droits de l’Homme, jamais évoqués pour cause de « business » à l’égard de l’Arabie saoudite ou du Qatar.

Et pourtant, en Ukraine justement, qui se trouve au premier rang des insurgés ? Les bandes armées de Svoboda, l’organisation qui se recommande du « passé glorieux » des divisions SS ukrainiennes, mercenaires de la Wehrmacht et de Hitler, bourreaux des centaines de milliers de juifs, encore aujourd’hui dénoncés et victimes de leurs exactions.*

 ( A lire l'article   :

PHOTOS. J'ai vu l'autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-photos-j-ai-vu-l-autre-ukraine-celle-qui-celebre-les-ss-et-crimes-nazis-122230387.html )

En se plaçant à leurs côtés, médias et pouvoir français commettent le crime de révisionnisme, tant évoqué de nos jours par les mêmes sources à l’encontre de ceux qui osent critiquer l’Etat d’Israël …

 

Un nouveau lieu de tension internationale se développe à l’Est de l’Europe.

La Russie ne restera pas l’arme au pied si l’incendie menace à ses frontières.

La France à tout à perdre à jeter de l’huile sur le feu.

 

Les Français ont d’autres sujets de préoccupation et de colère.

 

 * Parmi les amis ukrainiens de Laurent Fabius...

Alors que l’opposition paralyse Kiev, les drapeaux du «parti de la liberté» (svoboda en ukrainien) sont bien visibles dans la foule. Svoboda, c’est le parti nationaliste, d’extrême-droite, qui a remporté plus de 10% des suffrages aux dernières élections. Un parti qui s’inscrit dans l’histoire noire de l’Ukraine.

Svoboda a un chef qui annonce clairement la couleur : Oleh Tyahnybok veut «une révolution sociale et nationale» et appelle à mettre «fin au régime».

 
Le régime qu'il veut renverser est issu des dernières élections d’octobre 2012, remporté par le parti  du président Viktor Ianoukovitch. Un parti souvent présenté comme plutôt pro-russe. Lors de ces élections, la percée (10%) de Svoboda avait été une vraie surprise. Selon les sondages, Svoboda devait bien franchir le seuil de 5% pour entrer au Parlement, mais personne n'avait envisagé un score aussi élevé. Plus de deux millions d'Ukrainiens ont voté pour Svoboda, notamment dans l’ouest du pays. 
 
Jusqu'en 2004, Svoboda s'appelait Parti national-socialiste d'Ukraine... Il a trouvé depuis un nom plus respectable, mais ne s'en réclame pas moins toujours de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). La branche armée (UPA) de ce mouvement collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et participa au génocide.

Cela n'empêche pas chaque année Svoboda de commémorer la création, en 1943, de la division Waffen SS «Galitchina» (Galicie).
 
D’ailleurs l’idéologie du passé n’est jamais loin…  Svoboda s'est «illustré en protestant contre l'organisation d'une gay pride à Kiev et s'est indigné qu'une artiste au teint mat représente l'Ukraine au concours de l'Eurovision. L'an passé, le parti avait organisé une manifestation contre le pèlerinage dans la petite ville d'Ouman de Juifs hassidiques sur la tombe de Nahman de Bratslav, charismatique rabbin décédé en 1810.
A plusieurs reprises, Oleh Tyahnybok, le chef de Svoboda, a qualifié le régime du président Ianoukovitch de "mafia judéo-moscovite". Plus récemment, un militant de Svoboda s'est offusqué que l'on fasse état des origines ukrainiennes de l'actrice américaine Mila Kunis, soulignant qu'elle était en réalité "juive"», relatait Le Figaro.

 

 61 députés israéliens ont même écrit au président du parlement européen Martin Schultz. Les signataires présentent le parti Svoboda (Liberté) comme une organisation néonazie dont les membres «s'inspirent des Nazis et glorifient les meurtres de masse des divisions SS ukrainiennes».

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-des-missiles-fran-ais-pointes-sur-kiev-122230085.html

Lire la suite

Comment sauver l'UKRAINE de la guerre civile [Parti Communiste d'Ukraine]. Le blog d'Eldiablo.

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

Comment sauver l'UKRAINE de la guerre civile [Parti Communiste d'Ukraine]

ukraine-carte

PC-ukraine

Communiqué du Parti communiste d'Ukraine (KPU)

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste d'Ukraine exprime ses condoléances pour la perte tragique de vies humaines au cours des affrontements armés provoqués par des extrémistes dans la rue Hrushevskoho à Kiev.



La responsabilité de ces décès, de l'effusion de sang incombe tout autant au pouvoir, qui a offert le pays et le peuple « sur un plateau » aux dirigeants de la pseudo-opposition, aux groupes d'extrême-droite néo-nazis, aux organisations nationalistes violentes, aux politiciens étrangers qui appellent les gens à « radicaliser les protestations » et à « lutter jusqu'au bout ».



Nous exigeons du gouvernement comme des leaders de la place Maidan qu'ils retirent des rues de Kiev leurs forces combattantes, criminelles, qu'ils s'abstiennent de tout recours à la force, qu'ils garantissent la non-ingérence dans les affaires intérieures ukrainiennes, que des puissances étrangères et leurs représentants ne soient pas invités à la table de négociation.



Toutes les tentatives de création de structures parallèles de pouvoir non-constitutionnelles de « Parlement national », de « président par intérim » etc, ne feront que renforcer l'affrontement et créer un risque d'escalade du conflit vers la guerre civile.



Une partie de la population soutiendra le gouvernement actuel, et l'autre la prétendue opposition, ce qui conduira inexorablement à l'éclatement définitif de l'Ukraine.



Le Parti communiste est prêt à présenter des propositions concrètes pour résoudre la situation.



Nous pensons qu'il est nécessaire de :



1 – Convoquer un référendum pour décider de la politique économique extérieure de l'Ukraine, en termes d'intégration régionale ;



2 – Adopter des réformes politiques, supprimer l'institution présidentielle et instaurer une république parlementaire, augmenter de façon significative les droits des collectivités territoriales ;



3 – Faire passer une nouvelle loi électorale, avec retour au scrutin proportionnel pour l'élection des députés ukrainiens ;



4 – Afin de dépasser le chaos politique et de garantir un contrôle étroit sur le gouvernement et les politiques, la mise en place d'un organisme civil indépendant de « contrôle national », avec des pouvoirs élargis ;



5 – Faire passer la réforme judiciaire et introduire l'élection des juges.



Le Parti communiste attire l'attention sur le fait que, dès le début, nous avions averti : que le mépris des procédures démocratiques pour résoudre le conflit social, le refus de l'organisation d'un référendum, orchestré par le pouvoir conjointement avec la dite opposition, pouvait avoir des conséquences catastrophiques.



Par conséquent, avant qu'il ne soit trop tard, une solution pacifique à la crise politique est encore possible. Nous appelons à condamner l'extrémisme, nous encourageons les gens à ne pas céder aux provocations, à réclamer des négociations constructives avec la participation du Président, des dirigeants des partis politiques et des organisations de masse.



Le Parti communiste d'Ukraine affirme qu'il existe un autre moyen d'arrêter la spirale de la violence et de sauver le pays!

 

http://www.communcommune.com/article-comment-sauver-l-ukraine-de-la-guerre-civile-parti-communiste-d-ukraine-122217923.html

 

Lire la suite

L’Union Populaire Républicaine (UPR) présidée par François Asselineau refuse de se joindre au « Jour de colère », opération « sous faux drapeau » du Front National et peut-être de l’UMP

25 Janvier 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

L’Union Populaire Républicaine (UPR) présidée par François Asselineau refuse de se joindre au « Jour de colère », opération « sous faux drapeau » du Front National et peut-être de l’UMP

UPR-Asselineau.jpg

POSITION DU BUREAU NATIONAL DE L’UPR 

À PROPOS DU PROJET DE MANIFESTATION 

DU 26 JANVIER 2014, INTITULÉE « JOUR DE COLÈRE »


1) Nous ignorons à peu près tout des commanditaires et des financiers de cette opération (leur “présentation” est une mystification : cf. http://www.jourdecolere.com/collectif-jdc/).



2) Comme le révèle le site Internet créé pour l’occasion (ce qui prouve que les mystérieux organisateurs ont des moyens financiers), cette manifestation est un fourre-tout soutenu par des organisations situées à droite de la droite, ou à l’extrême-droite.


On y trouve en particulier :

  • des organisations relevant de la mouvance “identitaire” d’extrême-droite, très proche du Front National : Réseau-Identités, Comité de Lépante, NON à la substitution de population, etc.
  • des mouvements de “contribuables”, très proches de l’UMP ou du Front National : Rassemblement des Contribuables Français, La révolte fiscale c’est maintenant, etc.
  • une officine qui milite pour… le démantèlement de la Sécurité sociale ! (“Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale”).
  • des collectifs anti-mariage pour tous, proches de l’UMP ou du Front National : Collectif Famille Mariage, Collectif Pour l’Enfant, etc.


3) Sauf erreur, on ne trouve pas, parmi cet assemblage hétéroclite de groupuscules divers et variés, d’organisation qui s’intéresse spécifiquement à la dénonciation de la prétendue « construction européenne ». Bien au contraire, plusieurs de ces organisations sont ultra-européistes.



4) Sauf erreur, on ne trouve aucune organisation liée à la gauche, qui viendrait faire contrepoids idéologique à la multiplicité des groupes cités précédemment qui agissent dans la mouvance du FN et de la droite de l’UMP.


5) Enfin, la seule ligne claire de revendication de cette manifestation est de s’opposer à François Hollande et au gouvernement “socialiste”, présenté comme l’ennemi à abattre et le fauteur de tous les troubles. Il n’y a pas le moindre mot d’ordre rassembleur ni contre l’UE, ni contre l’euro…

CONCLUSION

Selon toute probabilité, cette manifestation est soutenue en sous-main (notamment financièrement et logistiquement) par une ou plusieurs officines situées quelque part entre le FN et l’UMP.

Cette manifestation :

  • 1) a un positionnement idéologique très à droite ou d’extrême-droite, à la fois du point de vue économique et sociétal,
  • 2) dénonce le gouvernement comme seul responsable de tous les maux de la France,
  • 3) occulte de façon flagrante et délibérée la question européenne,
  • 4) est soutenue par certaines organisations dont les combats sont exactement opposés à ceux de l’UPR,
  • 5) agit de façon délibérément camouflée et peu claire, en occultant savamment ses commanditaires et ses financiers, et en ne donnant aucun indice sur ce que serait la suite de cette initiative, le lendemain de ladite manifestation.

Tous ces éléments sont en contradiction totale avec les analyses politiques de l’UPR, notre volonté de mettre de côté les sujets clivants afin de rassembler les Français sur l’essentiel, au-delà du clivage droite-gauche, ainsi qu’avec notre souci constant de transparence et d’éthique comportementale, faite de clarté et de refus de toute ambiguïté.


Tout cela est contraire notamment à notre Charte Fondatrice  et à notre programme inspiré de celui du CNR.


Il va donc de soi que l’UPR ne se joindra pas à cette opération.


BUREAU NATIONAL DE L’UPR
Le 9 janvier 2014



Plus d'informations ici

 

http://www.communcommune.com/article-l-union-populaire-republicaine-upr-presidee-par-fran-ois-asselineau-refuse-de-se-joindre-au-jo-122230890.html

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>