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Le blog de Lucien PONS

la dette

L'Université Populaire  de « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » de novembre 2017. Partie 2 sur 4. Vidéos de Etienne Chouard

24 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Grèce, #La dette

L'Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » de novembre 2017.  Partie 2 sur 4.  Vidéos de Etienne Chouard

Bonjour

L’Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » diffuse quatre vidéos de la première Université Populaire qui a eu lieu à Nice les 3 et 4 novembre 2017. Le titre de cette rencontre «Qui veut la peau de la France » se voulait comme un électrochoc afin de donner des clefs pour comprendre la crise sociale aujourd’hui. « Dette » et « Monnaie », ces deux mots qui s’installent dans notre cerveau sans plus d’explications ont été au centre de ces journées par le biais des conférences/débats.

 

Quatre conférenciers ont mis en avant le rôle de la dette dans la guerre menée contre les peuples.

Deuxième conférence :

Dette et indépendance, le cas de la Grèce. Par Etienne Chouard.

Les vidéos et le texte ci-dessous permettent de connaitre la conférence présentée à Nice lors de la première Université Populaire  du CNR- Comité pour une Nouvelle Résistance. Cette intervention permet de comprendre le mécanisme de la dette.

Comment vous sentiriez-vous si l'État vendait la montagne au-dessus de votre village à une grande multinationale, les îles de votre pays, ses plages ou encore vos grands monuments? Étranglés par leur dette, les gouvernements et les administrations publiques dans toute l'Europe doivent réduire leurs coûts et cherchent à renflouer les caisses en mettant des propriétés publiques sur le marché.

Elle permet également de remonter à la cause des cause de notre asservissement volontaire car elle démontre que le mécanisme de l’élection donne le pouvoir aux riches. Comme dans la démocratie athénienne il faudrait retrouver notre capacité d’action en tirant au sort nos représentants.
https://www.youtube.com/watch?v=JqLEzvYSV78

https://www.youtube.com/watch?v=n326T-vUtGU&t=299s

Cordialement

Lucien Pons

L'Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » de novembre 2017.  Partie 2 sur 4.  Vidéos de Etienne Chouard

Vidéo de l'intervention d'Etienne Chouard

( 39 ème min)

https://www.youtube.com/watch?v=JqLEzvYSV78

 

L'intervention d'Etienne Chouard commence à la 39 ième minute

Débat avec la salle

 

https://www.youtube.com/watch?v=n326T-vUtGU&t=299s

Quelques idées tirées de l'intervention d'Etienne Chouard

Les rentiers testent la résistance des peuples à travers la résistance du peuple grec. Le pillage de la France a déjà commencé. Dans les deux cas le mode opératoire est le même que celui utilisé dans les pays du tiers monde.

La dette et le chômage sont des outils de domination qui reposent sur notre consentement. On atteint un niveau de prédation jamais observé en France. Tout cela est visible par la population mais la loi d’airain du libre marché semble paralyser toute forme de résistance. La politique néolibérale installée depuis les années 1980 semble la seule crédible. Toute contestation se heurte à ce mur de verre. La raison au manque d’efficacité des luttes engagées tient au fait que l’on combat les conséquences de cette domination du libre marché sans jamais regarder les causes. La cause principale s’explique par notre impuissance politique. Les peuples sont tenus en impuissance politique par la constitution de chaque état qui est toujours écrite et validée par les élus.

La démocratie libérale est une illusion de démocratie. Elire nos représentants ne permet pas de les soustraire aux groupes de pression une fois en place. D’autant que nombre d’entre eux ont bénéficié de leurs largesses pour être élu. C’est par ce mécanisme que les 1% de la population arrivent à concentrer tous les pouvoirs. Ce que nous appelons démocratie est en fait un régime où nous élisons nos maîtres ! L’hyper classe possède deux outils pour asservir les peuples : la création monétaire par les banques privées et les institutions destinées à assurer la marche d’un état. La constitution et les décrets qui en découlent permettent cette domination absolue. A l’inverse le tirage au sort de nos représentants garantit le pouvoir du peuple.

Voici 7 raisons fondamentales pour comprendre cet outil de domination qui assure aux 1% de la population de garder tous les pouvoirs grâce à l’élection :

  1. Premièrement. L’élection donne le pouvoir à ceux qui le veulent.
  2. Deuxièmement. L’élection favorise les menteurs.
  3. Troisièmement. L’élection produit des maîtres.
  4. Quatrièmement. L’élection produit des maîtres sur la base de la confiance.
  5. Cinquièmement. L’élection produit une caste de maîtres hors contrôle.
  6. Sixièmement. L’élection produit des partis.
  7. Septièmement. Les riches vont toujours aider les élections.

A l’inverse le tirage au sort produit la véritable démocratie par le système de la rotation des charges.

Le tirage au sort donne le pouvoir aux 99%.

Depuis 200 ans le pouvoir a été confisqué par les marchands. Avant cela les marchands craignaient le roi. Le clergé interdisait l’usure ! Ce sont les taux d’intérêt appliqué par les marchands qui ont créé la dette.

En conclusion. Il faut faire le procès de l’élection, c’est elle qui donne le pouvoir aux riches.

L'Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » de novembre 2017.  Partie 2 sur 4.  Vidéos de Etienne Chouard

https://www.youtube.com/watch?v=n326T-vUtGU&t=2593s

https://www.youtube.com/watch?v=n326T-vUtGU&t=299s

 

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L’Université Populaire  de « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ». Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.

10 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La dette

L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.

L’Université Populaire  de

« Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».

Partie 1 sur 4.

 

Bonjour

L’Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » diffuse quatre vidéos de la première Université Populaire qui a eu lieu à Nice les 3 et 4 novembre 2017. Le titre de cette rencontre «Qui veut la peau de la France » se voulait comme un électrochoc afin de donner des clefs pour comprendre la crise sociale aujourd’hui. « Dette » et « Monnaie », ces deux mots qui s’installent dans notre cerveau sans plus d’explications ont été au centre de ces journées par le biais de conférences/débats.

 

Quatre conférenciers ont mis en avant le rôle de la dette dans la guerre menée contre les peuples.

Première conférence :

Dette et indépendance, le cas de la Grèce. Par Christina Komi universitaire franco-grecque.

La vidéo et le texte  permettent de connaitre la conférence présentée à Nice lors de la première Université Populaire  du CNR- Comité pour une Nouvelle Résistance. Cette intervention fait le point sur le malheureux état de la Grèce actuellement.


 

Le texte de Christina Komi

 

L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
L’Université Populaire  de  « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  Vidéo de Christina Komi. Partie 1 sur 4.
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L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?

2 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La dette

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire les 3 et  4 novembre 2017 à Nice au CLAJ.

Le titre de ces journées sera :

QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?

 

Comment vous sentiriez-vous si l'État vendait la montagne au-dessus de votre village à une grande multinationale, les îles de votre pays, ses plages ou encore vos grands monuments? Étranglés par leur prétendue dette, les gouvernements et les administrations publiques dans toute l'Europe doivent réduire leurs coûts et cherchent à renflouer les caisses en mettant des propriétés publiques sur le marché. Mais à qui appartiennent vraiment ces propriétés? Ne sont-elles pas notre patrimoine commun, notre histoire qui se retrouve dans les mains du secteur privé ou d'entreprises et ne sera plus accessible à tous?

Ou bien, le secteur privé est plus efficace dans la gestion de ces biens? Et si c’est le cas, qui décide de la meilleure affaire? Y a-t-il des procédures démocratiques pour la vente de notre bien commun? Europe à vendre » film franco-italien de Andréas Pichler sorti en 2014].  

Les attaques quotidiennes contre notre "vivre ensemble" ou "notre modèle social" doivent nous conduire à l'action. Déléguer à d'autres le soin de défendre nos intérêts vitaux est sans doute une bonne chose mais cela ne suffit pas. L'ombre de la récession et de la dépression plane sur nos têtes. Les reculs annoncés et martelés en boucle par tous les média et tous les responsables aux commandes, semblaient totalement irréalistes il y a quelques années. Qui aurait pensé à la destruction de notre modèle social, à la baisse nominale des salaires, à la baisse des retraites, à la destruction de la Sécurité Sociale, à la destruction de la Santé Publique, à la paupérisation de l'Ecole de la République, à la disparition de la Recherche Publique, à la privatisation des services publics en général. Mais il y a plus encore, on prive la France de ses moyens industriels et agricole, on la tiers mondialise.

Le foncier public ou privé sera le nouvel Eldorado pour les puissances financières. La suppression des départements, la fin des communes et l’apparition des euros régions annoncent la déconstruction administrative et géographique de la France. Et la liste est encore longue ... Tout cela semblait relever d'un roman de Science-Fiction, mais cela devient notre réalité. L'arme de destruction massive que constitue la supercherie de la dette entame sa dernière bataille contre la France.  Devons-nous rester impuissants devant ces désastres annoncés et programmés?  Bien évidemment NON, n’oublions pas les paroles de Stéphane Hessel : « Résister c’est créer, créer c’est Résister ».

 

 

 

Organisation pratique.

 

A. La structure de l’université populaire sera la suivante :

 

Axe 1:   Conférences sur la dette et la création monétaire

Les différents intervenants sont : Christina Komi, Etienne Chouard, René Teboul et un maire d’une commune rurale.

 

Axe 2 Ateliers sur la loi NOTRe et ses conséquences (4 ou 5 ateliers en fonction de l’intérêt des participants)

 

Axe 3: Compte rendu des ateliers et synthèse des ateliers. Il s’agit de promouvoir  la mise en place d’une démarche politique nouvelle basée sur la démocratie directe dans les communes. La mise en commun des idées proposées par chaque atelier devrait permettre à cette forme concrète de démocratie de voir le jour.

 

Axe 4: Conclusion de la part du directoire de l’Université populaire et mise en route immédiate de l'action par la constitution des premiers Comités locaux de vigilance.

 

B.    Le lieu.

L’Université populaire de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » aura lieu à Nice les 3 et 4 novembre 2017 au CLAJ

Le CLAJ  situé au 26 avenue Scudéri  06100 Nice.

Site : www.clajsud.com, Tél : 04 93 81 27 63

La desserte de ce lieu est faite par les bus de la ville. Vous trouverez également sur internet différents parcours pour y accéder en voiture (En sortant de l’autoroute, en arrivant par la promenade des anglais, ...).

 

C. Les différentes séquences. Du vendredi 17h au samedi 19h30/20h

1 Le vendredi 3 novembre 2017.

  • 17h, accueil.
  • 18h à 19h15 : 1° conférence par Christina Komi : « La dette arme de destruction massive des états et des peuples – l’exemple grec, la dette le retour à l’esclavage».
  • 19h30 à 20h15 : 2° conférence par Etienne Chouard : « La dette et démocratie »
  • 20h 15 à 22h : débat
  • 22h : repas pris au CLAJ pour bien terminer le débat
  • Pour ceux qui le désirent, la nuitée au CLAJ.

2 Le samedi 4 novembre 2017.

  • 9h à 9h 30, accueil, café,…
  • 9h 30 à 10h15 : Conférence de René Teboul « Monnaie et démocratie  »
  • 10h30 à 11h15 : Conférence d’Etienne Chouard « A qui profite la dette ? »
  • 11h 30 12h 30 : débat
  • 12h 30 à 14h : repas  pris au CLAJ pour bien continuer le débat
  • 14h 15 à 15h 30 : intervention d’un maire d’une petite commune.
  • 15h 30 à 17h 20 : ateliers centrés sur les communes
  • Atelier 1 : CETA et décentralisation : comment la réforme territoriale va obliger les communes à privatiser les services de première nécessité : la crèche, la cantine scolaire, le ramassage scolaire, les clubs de sport et autres  associations, …
  • - Atelier 2 : Dans une commune, comment s’opposer à la délocalisation d’une activité rentable voulue par la finance. Exemple le fleuron pharmaceutique  Galderma après achat par Nestlé est menacé de fermeture. La municipalité de Biot se mobilise.
  • Atelier 3 : Suite à la baisse de la dotation globale voulue par l’Union Européenne, les finances communales sont dans le rouge. Faut-il accepter l’idée de vendre les biens communaux pour rembourser la dette (forêts domaniales, bâtiments publics, …).
  • Atelier 4 : Le Maire dans une commune garde la compétence générale mais ses ressources sont asséchées. Comment faire fonctionner sa municipalité sans passer sous les fourches caudines des autres décideurs (intercommunalité, métropole, régions, Union Européenne). Exemple : pourra-t-il s’opposer à la privatisation de la régie communale de l’eau (bien commun par excellence) ?

Il est demandé une préinscription dans les ateliers afin de prévoir la répartition de ces derniers dans des salles. Chaque participant après avoir débattu dans ce cadre sera invité à produire un texte (législatif) destiné à affirmer la démocratie

 

  • 17h 30 à 18h 30 : Compte rendu et synthèse des ateliers. Il s’agit de promouvoir la mise en place d’une démarche politique nouvelle. La mise en commun des idées proposées par chaque atelier devrait permettre à cette forme concrète de démocratie de voir le jour.

 

  • aaa17h 30 à 18h 30 : Compte rendu et synthèse des ateliers. Il s’agit de promouvoir la mise en place d’une démarche politique nouvelle. La mise en commun des idées proposées par chaque atelier devrait permettre à cette forme concrète de démocratie de voir le jour.
  • 17h 30 à 18h 30 : Compte rendu et synthèse des ateliers. Il s’agit de promouvoir la mise en place d’une démarche politique nouvelle. La mise en commun des idées proposées par chaque atelier devrait permettre à cette forme nouvelle de démocratie de voir le jour
  • 18h30 à 20h : Conclusion et perspectives avancées par le comité de pilotage. Constitution des comités locaux.

 

D. Les modalités d’inscription.

Voir les modalités en Annexe

 

Des organisations politiques s’associent à cette initiative orientée vers la pratique directe de la démocratie. Par exemple :

- CLN : Comité de Libération Nationale

- RPS FIERS : Rassemblement du Peuple Souverain pour une France Indépendante Et une République Sociale.

 

En espérant vous voir nombreux à cette première Université Populaire de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».

 

Bien cordialement.

 

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ? L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?
L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ? L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?
L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise sa première Université Populaire: QUI VEUT LA PEAU DE LA FRANCE ?
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Avec la crise grecque, l'Allemagne a gagné plus d'1,3 milliard d'euros grâce à ses prêts à Athènes

20 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La dette, #Grèce, #Le grand banditisme, #L'Allemagne

Avec la crise grecque, l'Allemagne a gagné plus d'1,3 milliard d'euros grâce à ses prêts à Athènes
Avec la crise grecque, l'Allemagne a gagné plus d'1,3 milliard d'euros grâce à ses prêts à Athènes
Illustration ©Marko Djurica/Reuters
 

A la suite d'une demande des Verts allemands, opposés à la politique intransigeante d'Angela Merkel à l'égard de la Grèce, le ministère des Finances allemand a dû rendre public les gains effectués en prêtant de l'argent à Athènes.

Les Grecs n'ont pas fini de se mordre les doigts d'être entrés dans la zone euro et de payer le maquillage de leurs comptes public que leurs dirigeants ont confié à la banque Goldman Sachs au début des années 2000. Grâce à une demande expresse des Verts allemands, très critiques quant à l'intransigeance de la chancelière allemande Angela Merkel à l'égard de la Grèce, le ministère des Finances allemand a été contraint de livrer les chiffres des intérêts perçus sur les prêts accordés à Athènes. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les gains s'élèvent à 1,34 milliard d'euros depuis 2009, année où la Grèce, frappée de plein fouet par la crise financière de 2007, demandait l'aide de l'Union européenne, invoquant la «solidarité» entre les Etats membres.

Aide conditionnée à l'obéissance

Une solidarité sur la base de laquelle, les Européens s'étaient engagés à reverser les intérêts des prêts accordés à la Grèce afin de tenir le pays la tête hors de l'eau. Mais, depuis le bras de fer entre la Troïka européenne et le Premier ministre grec Yanis Varoufakis, et le référendum de 2015, l'Allemagne refuse de les payer. La Kreditanstalt für Wiederbau (KfW), une institution financière publique, a ainsi touché depuis 2009 quelque 393 millions d'euros d'intérêts sur un prêt consenti à Athènes de 15,2 milliards d'euros.La Bundesbank – la Banque centrale allemande – a pour sa part a touché 952 millions d'euros dans le cadre du programme de rachat européen de titres de dette souveraine de pays dont les finances étaient exsangues après le renflouement public de banques privées.

Moyen de pression contre les Grecs

Dans ce qui ressemble fort à un chantage, Berlin conditionne la rétrocession des intérêts à l'assiduité avec laquelle la Grèce se conforme aux recommandations des ministres des Finances européens de l'Eurogroupe, et du Fonds monétaire international (FMI), un autre de ses créanciers dur en affaires. Et pourtant, après le baroud d'honneur de Syriza en 2015, la Grèce se montre bonne élève. En mai 2017, le Parlement grec adopte de nouvelles mesures de rigueur, afin de satisfaire ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Et aussi dans l'espoir d'attendrir Angela Merkel et d'obtenir un allègement de sa dette, plus de 320 milliards d’euros, soit près de 180 % de son produit intérieur brut en 2017.

Sven Christian Kindler, représentant les Verts à la commission budgétaire du Parlement allemand résume ainsi la situation : «L'approche allemande de la crise grecque peut certes sembler légale. [Mais] elle est illégitime d'un point de vue moral et en terme de solidarité.»

Lire aussi : Grèce : accord de la zone euro pour débloquer 8,5 milliards d'euros

 

https://francais.rt.com/economie/41138-crise-grecque-allemagne-interets-dette-gain

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Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Par Bruno Guigue.

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La dette

 
 
Voter le 23 avril, pour quoi faire ?
 
Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu'on les aurait interdites. Avant d'aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d'expérience, il n'y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s'imagine qu'il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
A la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n'étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d'une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu'il en soit ainsi, mais ce n'est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s'apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?
On dira aussi, à juste titre, que c'est le mouvement populaire, et non le scrutin électoral, qui a arraché les principales avancées collectives qui ont fait de la France un pays doté d’un indice de développement humain élevé. C'est vrai. Sans les grèves massives et les occupations d'usines de 1936 et 1968, la condition des couches populaires serait pire. Sans la démonstration de force de la classe ouvrière organisée, dans ce grand moment fondateur que fut la Libération, nous n'aurions ni sécurité sociale, ni services publics, ni droits des travailleurs.
Or sa puissante volonté de changement, dans ces circonstances historiques, le peuple l'a également manifestée dans les urnes. Avec un PCF à 28%, en 1945, le rapport de forces était favorable. Le patronat collabo rasait les murs, la droite était aux abois, Maurice Thorez était vice-président du conseil et l'ouvrier Ambroise Croizat, ministre communiste, créa la “Sécu”. Présidé par de Gaulle, ce fut le meilleur gouvernement que la France aie connu. Il accomplit les réformes de structure dont le pays avait besoin, ces mêmes réformes qui subissent les assauts des forces réactionnaires depuis un quart de siècle.
En accompagnant le mouvement des masses, il arrive donc que le vote lui donne une traduction politique. On peut toujours vanter les charmes du spontanéisme (il a sa noblesse), on peut dénoncer la mascarade électorale, mais s'abstenir au moment crucial revient à laisser l'adversaire dicter ses conditions. Voter ou ne pas voter, au fond, c'est surtout une affaire de circonstances, de conjoncture politique. La question n'est donc pas : faut-il s'abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s'abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu'en allant voter ?
Comme disait Yvon Gattaz, père et prédécesseur de l'actuel président du MEDEF dans les années 70, on ne fait pas la même politique économique et sociale avec un PC à 10% et un PC à 25%. Si nous en doutons parfois, les détenteurs de capitaux, eux, le savent bien. Une élection n'est jamais qu'un moment d'un processus plus vaste, et même si l'essentiel se joue ailleurs, elle contribue à cristalliser un rapport de forces. En appliquant cette maxime patronale à la situation actuelle, on voit bien qu'un vote significatif en faveur de la « France insoumise » ferait peser la balance du bon côté. Car le programme de Jean-Luc Mélenchon, certes, n'a rien de révolutionnaire, sans mouvement social il est voué à l’échec, mais il ouvre des perspectives intéressantes.
A y regarder de près, c'est le seul programme qui entend consolider les défenses immunitaires de ceux qui vivent modestement de leur travail, qu'ils soient ouvriers, employés, artisans, paysans, fonctionnaires, chômeurs ou retraités. Ce n’est pas un programme communiste, loin de là, mais un projet keynésien de gauche, à contenu fortement redistributif, qui associe relance par la demande, investissement public et rétablissement des droits sociaux. Son financement au moyen d'une réforme fiscale audacieuse, à rebours des pratiques libérales, en fait un programme socialement progressiste.
Là où le bât blesse, c'est que ce projet n'est réalisable qu'en dehors de la zone euro, voire de l'UE, et que le candidat ne le dit pas clairement. Selon lui, le plan A consistera à renégocier le contenu des traités européens et on appliquera le plan B (sortie de l'UE) si cette négociation échoue. Or il faudrait parvenir à s'extraire du monde réel pour parier sur le succès d'une telle négociation. Elle supposerait en effet que 26 Etats, subitement, se mettent à satisfaire les demandes françaises. Cette fausse alternative est donc une erreur, car elle brouille le message du candidat et entretient le doute sur ses intentions.
Cette ambiguité est d'autant plus regrettable que Jean-Luc Mélenchon se réclame à juste titre d'un « indépendantisme français » et préconise la rupture de la France avec l'OTAN. Contrairement à MM. Fillon, Macron et Hamon, il prend au sérieux l'héritage gaullien, il milite pour une diplomatie souveraine et stigmatise le suivisme d'un François Hollande qui a mis la France à la remorque des intérêts américains. En refusant de prôner explicitement le Frexit, la « France insoumise », par conséquent, manque de cohérence politique.
Sur ce plan, c'est François Asselineau qui a raison. On ne peut restaurer la souveraineté nationale - condition expresse de la souveraineté populaire - qu'en rompant les amarres avec l'OTAN et avec l'UE. Il faut sortir de l'OTAN, cette machine de guerre dont la raison d'être est de servir les ambitions impérialistes de Washington. Mais il faut aussi rompre avec l'UE, car la fonction de cette instance supranationale est de soustraire la politique économique à la délibération démocratique. Ni plan A, ni plan B. La seule réponse, c'est le Frexit. Et le seul moyen d'y parvenir, c'est le référendum.
Marine Le Pen, dira-t-on, veut aussi restaurer la souveraineté nationale. Mais son programme renoue avec l'ADN droitier du FN dès qu'il s'agit d'expliquer ce qu'on entend faire, une fois au pouvoir, de cette souveraineté rétablie. Son programme n'inclut ni redistribution des revenus, ni nationalisation des banques, ni contrôle des mouvements de capitaux, ni rien qui fâche de près ou de loin les possédants. Le rétablissement du franc ne manque pas de panache, mais ce changement restera purement cosmétique s'il ne s'accompagne de réformes de structure. Mme Le Pen n'en a prévu aucune. Pas plus qu'il ne conteste les hiérarchies sociales, le FN n'entend faire plier les puissances d'argent.
Comme l'expérience l'a montré, le FN prétend défendre les travailleurs, mais il les abandonne en chemin lorsque l'oligarchie s'attaque à leurs droits. Lors des grèves contre la Loi-Travail, Mme Le Pen réclamait l'intervention de la police contre les grévistes. Si elle est élue, le discours à tonalité sociale de Florian Philippot ne résistera pas deux mois. Il est stupide de qualifier ce projet de fasciste. En fait, c'est un projet banalement réactionnaire. On ne peut mener une politique progressiste qu'en sortant de l'UE, c'est vrai. Mais ce n'est pas parce qu'on veut sortir de l'UE qu'on va mener une politique progressiste !
Son discours monomaniaque contre l'immigration, bien sûr, offre au FN une rente de situation électorale. Comme s'il suffisait de mettre fin aux flux migratoires pour créer des emplois, le FN répète cette formule magique comme un mantra. Caresser dans le sens du poil l'islamophobie ou la xénophobie ambiante, toutefois, ne fait pas une politique. On se demande si ses électeurs croient vraiment aux fabuleuses économies que permettrait de réaliser la suppression de la prétendue facture migratoire, tant la ficelle est grosse. Pour séduire l'électorat populaire, en tout cas, le parti a besoin d'entretenir cette mythologie vieille comme le monde.
Du coup, non seulement il oppose les Français entre eux, mais il les berne en leur faisant croire qu'il y a un trésor de guerre, quelque part, dont il suffirait de se saisir. La stratégie du bouc-émissaire, chez Le Pen, est à double emploi. Elle fournit un dérivatif aux hantises et aux frustrations des victimes de la mondialisation. Mais, en même temps, elle masque les incohérences d'un projet qui entend redistribuer aux ouvriers sans toucher aux intérêts des possédants. La mono-causalité immigrée réconcilie tout le monde ! Véritable martingale, elle permettra d'augmenter les salaires tout en baissant les charges, et de financer de nouvelles dépenses régaliennes sans augmenter les impôts sur les riches.
Cette quadrature du cercle lepéniste, au fond, est la figure inversée du cercle carré des eurobéats (Macron, Fillon, Hamon) qui veulent perpétuer à tout prix la tutelle des marchés sur les Etats. Mme Le Pen veut la souveraineté sans la redistribution tout en prétendant le contraire, ce qui est à la fois incohérent et réactionnaire. M. Fillon, lui, ne veut ni la souveraineté ni la redistribution, ce qui est à la fois cohérent et réactionnaire. M. Hamon veut la redistribution mais pas la souveraineté, ce qui est absurde. M. Macron veut tout et son contraire, et d'ailleurs il se moque des programmes. M. Mélenchon veut la redistribution, mais il devra imposer la souveraineté (plan B) pour y parvenir. Car une chose est sûre : les marchés ne lui offriront pas l'opportunité de temporiser.
 
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Vladimir Boukovski, un ex-soviétique parle de l’UE : « J’ai vécu votre avenir et ça n’a pas marché ».

9 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La dette, #l'horreur économique, #Terrorisme

Un ex-soviétique parle de l’UE : « J’ai vécu votre avenir et ça n’a pas marché »

Un écrivain et ancien dissident soviétique nous explique ici les similitudes frappantes qui existent entre l'ex URSS dans laquelle il a souffert et l'actuelle Union Européenne dans laquelle nous n'avons pas fini de souffrir.

Et c'est vrai que ces ressemblances sont frappantes, et s'accroîtront encore. Cette Europe nous est vendue sous un bel emballage, de grandes phrases et de grands mots, mais ce n'est pas un cadeau.

Ou alors un cadeau empoisonné.

Nous n'avons rien gagné avec cette Europe, ni pouvoir d'achat, ni emploi, ni sécurité, ni paix. Le bonheur encore moins.

Mais nous avons perdu notre liberté et notre pouvoir de décider de notre avenir. 80% de nos lois sont maintenant décidées à Bruxelles, et à part les rares qui veulent sortir de l'Europe (ils sont quelques-uns à le dire, mais un seul a vraiment l'intention de le faire), tous les candidats actuels n'ont d'autre programme que les GOPE décidés par des commissaires non élus à Bruxelles, de dociles esclaves du mondialisme et des multinationales. Ceux qui vous disent qu'on va la réformer vous mentent : elle n'est pas réformable sans l'accord des 27, ce qui est une impossibilité mathématique. Quant à ceux qui vous promettent un référendum, souvenez-vous de de qu'on a fait de notre vote en 2005, ne les croyez pas. 

Cette Europe finira par s'effondrer, sans doute rapidement, bien avant d'atteindre les 73 ans de l'URSS quand elle a fini par mourir dans la douleur, et notre intérêt est de la quitter au plus vite avant que la baraque ne nous tombe sur la tête : plus nous prendrons les devants, mieux nous organiserons cette sortie, et moins elle ressemblera à un sauve-qui-peut et à une débâcle.

Vous avez toutes les cartes en main pour le faire.

Doctorix.

JPEG Voici donc le discours très pertinent de cet ex-dissident soviétique, Vladimir Boukovski (que vous pourrez écouter dans une vidéo en fin d'article, si vous préférez : j'ai juste retranscrit ses propos).

"Il est très étonnant qu'après avoir enterré un monstre, l'URSS, on en construit un autre, tout à fait semblable, l'Union Européenne.

Qu'est-ce au juste que l'Union Européenne ?

Nous y répondrons peut-être en examinant l'URSS.

L'URSS était gouvernée par 15 personnes non élues, qui se nommaient entre elles et n'avaient de compte à rentre à personne.

L'Union Européenne est gouvernée par deux douzaine de personnes qui se sont choisies entre elles, qui se réunissent à huis-clos, ne rendent de comptes à personne, et qui sont indélogeables.

On pourrait dire que l'UE a un parlement élu. Bien. L'URSS avait aussi une sorte de parlement : le soviet suprême.

Ils approuvaient sans discussion les décision du politburö, tout comme au parlement européen, où le temps parole de chaque groupe est limité, et est souvent de moins d'une minute par intervenant.

Dans l'UE, il y a des centaines, des milliers d'eurocrates avec des salaires faramineux, du personnel, des serviteurs, des bonus et des privilèges, une immunité judiciaire à vie, simplement mutés d'un poste à un autre, quoiqu'ils fassent ou ne fassent pas bien.

N'est-ce pas exactement comme le régime soviétique ?

L'URSS a été créée par la contrainte et souvent par l'occupation armée.

L'UE se crée, certes non pas par la force armée, mais par la contrainte et la pression économique.

Pour continuer d'exister, l'URSS s'est étendue toujours plus. 

Dès qu'elle a cessé de s'étendre, elle a commencé à s'effondrer.

Et je pense qu'il en sera de même pour l'UE.

On nous a dit que le but de l'URSS était de créer une nouvelle entité historique : le peuple soviétique, et qu'il fallait oublier nos nationalités, nos traditions et nos coutumes. 

C'est la même chose avec l'UE, semble-t-il. Ils ne veulent pas que vous soyez anglais ou français, ils veulent que vous soyez tous une nouvelle entité historique : les européens.

Faire disparaître vos sentiments nationaux et vous forcer à vivre en communauté multinationale.

73 ans de ce système en URSS ont abouti à plus de conflits ethniques que nulle part ailleurs dans le monde.

L'une des grandes ambitions de l'URSS était de détruire l'Etat-Nation. Et c'est exactement ce que nous voyons en Europe aujourd'hui.

Bruxelles veut engloutir les Etats-Nations pour qu'ils cessent d'exister.

Le système soviétique était corrompu de la tête aux pieds et il en est de même pour l'UE.

La corruption endémique que nous voyions dans la vieille URSS a fleuri en UE.

Ceux qui s'y opposent ou qui la dénoncent sont réduits au silence ou punis. Rien ne change. En URSS, nous avions le goulag. Je pense qu'on l'a aussi dans l'UE. 

Un goulag intellectuel nommé le "politiquement correct".

Quand quelqu'un veut dire ce qu'il pense, sur des sujets de race ou de genre, ou si ses opinions diffèrent de celles approuvées, il sera ostracisé.

C'est le début du goulag, le début de votre perte de liberté. 

En URSS, on pensait que seul un Etat Fédéral éviterait la guerre.

On nous raconte exactement la même chose dans l'UE. 

Bref, la même idéologie et les mêmes systèmes.

L'UE est le vieux modèle soviétique servi à la sauce occidentale. 

Mais j'insiste, comme l'URSS, l'Union Européenne porte en elle les germes de sa propre perte. 

Hélas, quand elle va s'écrouler, car elle s'écroulera, elle laissera derrière elle une immense destruction et de gigantesques problèmes économiques et ethniques. 

Le vieux système soviétique n'était pas réformable, l'Union Européenne non plus.

Mais il y a une alternative à être gouverné par ces deux douzaines de responsables auto-proclamés à Bruxelles, ça s'appelle l'indépendance.

Vous n'êtes pas obligés d'accepter ce qu'ils ont planifié pour vous.

Après tout, on ne vous a jamais demandé si vous vouliez les rejoindre.

J'ai vécu dans votre futur et ça n'a pas marché."

 

 

Voilà, ce récit est d'autant plus poignant qu'il raconte des événements vécus de l'intérieur de l'URSS, et que l'auteur nous observe depuis l'extérieur, avec ce regard lucide que nous n'avons plus, noyés que nous sommes par la propagande. Constatons l'échec, constatons la dictature, et tirons-en les conséquences : sortons-nous de là en vitesse.

Et n'allez pas croire que le communisme est l'ennemi du capitalisme : il en est le but suprême, au travers du Nouvel ordre Mondial :

"La volonté des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial combinant supercapitalisme et communisme sous un même toit, le tout sous leur contrôle. – le membre du Congrès des Etats-Unis Larry McDonald"

 Le vieux Rockefeller n'en fait pas mystère : dans ses mémoires publiées en 2006, on peut lire page 405.

"Quelques-uns croient même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les intérêts des Etats-Unis, nous appelant ma famille et moi des « internationalistes » et nous accusant de conspirer avec d’autres pour construire une structure politique et économique globale plus intégrée – un monde uni, si vous voulez.

Si c’est là l’accusation, je plaide coupable et j’en suis fier. »

Et pour finir, cette autre citation :

Le “Nouvel Ordre Mondial” planifié par les Rockefeller sera une dictature globale. Les conservateurs l’appelleront socialisme ou communisme ; les gens de gauche l’appelleront fascisme. L’étiquette ne fait absolument aucune différence. Ce sera l’archipel du Goulag à l’échelle planétaire.

C'est ici qu'il faut comprendre que l'Europe est une création américaine, dont vous venez de lire la finalité. Le piège se referme, sortons-nous de là avant qu'il ne soit trop tard.

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Montrer la dette, pour cacher les dividendes. Par Fabrice AUBERT dans Le Grand Soir.

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La dette

 
Montrer la dette, pour cacher les dividendes.

Préambule : C’est suite à une discussion du café du commerce, à Martigues, avec des militants politiques engagés à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qu’un militant, expliquant que celui-ci n’avait pas répondu aux questions sur la dette et surtout fourni de chiffres, que l’idée de ce papier m’est venu. Il ne s’agit pas d’un papier pro ou anti Mélenchon, juste donner des éléments de réflexion pédagogiques sur la question de la dette. Il peut être utile aux militants syndicalistes, politiques, associatifs comme au simple citoyen qui s’interroge sur l’importance, la gravité et la légitimité de la dette dite publique… J’espère qu’il est d’accès et de lecture facile, j’ai en tout cas, comme toujours, cherché à être le plus pédagogique possible, sans pour autant baisser le niveau du conte

UNE ELECTION PRESIDENTIELLE ? A quoi reconnait-on qu’une élection Présidentielle va avoir lieu dans notre Pays ? C’est facile, car les faits se répètent inexorablement à l’identique. A chaque élection présidentielle, le centre du débat des questions sociales, pourtant majoritairement souhaitées par les citoyens, se substitue celui de la dette, présentée à chaque fois comme « insupportable », conduisant la France à la faillite : « Dette, déficit : La France joue sa crédibilité » [1] … Puis après avoir été élu, ne pouvant réduire les politiques sociales, autant que désirées, par peur d’une « Révolution politique » [2], les « élus », continuent la même politique qu’avant, quitte à se couper du réel, du Pays, des citoyens et aggravent de ce fait, la situation du Pays, et pas simplement que d’un point de vue comptable, mais aussi sur l’emploi, les services publics, entraînant « chômage de masse et précarités sociales. Puis on recommence.

C’est pourquoi depuis quelques semaines désormais, pas un jour ne passe sans que les « médias serviles », ne nous récitent le discours sur la dette publique qu’il faut de plus conjuguer à l’impossibilité qu’a eu l’actuel locataire de l’Elysée à inverser la courbe du chômage…

LA FRANCE CHAMPIONNE DES DIVIDENDES : Pourtant et dans le même temps, on apprend que le Pays où les « entreprises » reçoivent le plus de dividendes, est notre doux pays (40, 7 Milliards d’euros et plus 33 % en 2014) devant l’Angleterre et l’Allemagne… Comment expliquer ce paradoxe, d’un « Pays qui s’effondre » et dont pourtant les dividendes n’ont jamais été aussi élevés… La pensée de Victor Hugo peut nous y aider :

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. ’ (Victor Hugo, L’Homme qui rit.)

Il nous faut donc démonter à nouveau le mécanisme de la dette, pour en saisir les dessous cachés…

LA DETTE PUBLIQUE INEXORABLE ? A regarder la courbe de la dette « dite publique », on voit bien que dans son mouvement apparent, celle-ci non seulement ne fait que grimper, mais que de plus son rythme de progression s’accélère à partir de 2007-2008, rendant en apparence celle-ci inexorable…

UN PEU D’APPROCHE SCIENTIFIQUE S’IMPOSE : En règle générale, ce sont les « économistes libéraux », promoteurs du « marché libre et non faussé » qui s’appuyant sur les sciences dites « expérimentales », construisent leur démonstration de la prétendue « supériorité du marché sur l’Etat ». C’est pourquoi ici, la Science ne sera pas « invoquée », comme puissance divine supérieure, juste évoquée pour comprendre ce qu’est une « approche scientifique ». Les Sciences physiques s’intéressent notamment à ce qui est appelé la « résistance des matériaux ». L’expérience consiste à exercer une pression sur un matériau, jusqu’à ce qu’il casse et observer ce qui se passe à ces points de rupture… C’est cette méthode qu’il faut appliquer au graphique.

UN GRAPHIQUE N’EXPLIQUE RIEN : Un graphique ne fait que représenter sous la forme d’une courbe, une suite de données statistiques, c’est pourquoi un graphique n’explique jamais rien en soi. Mais ce qui est important c’est d’appliquer la méthode retenue aux « points de rupture » du graphique, c’est-à-dire, là où les évolutions se modifient (croissance des déficits) et y rapporter des éléments d’informations économiques, sociales et politiques connus. Il nous faut donc regarder ce qui s’est passé en 2000 et en 2007, pour avoir un élément d’explication des ruptures intervenues…

  • En l’an 2000 eut lieu le « Krach Internet », parti des Etats-Unis, qui derrière le scandale Enron [3], provoqua une première récession mondiale.
  • En 2007 débuta le « Krach des subprimes », qui « brula 25.000 milliards de dollars en 10 mois » [4] et qui fut baptisé par le Président Obama lui-même, comme la « pire crise depuis 1929 »…avec nouvelle récession mondiale, dont nous ne sommes toujours pas sorti.

Derrière, ces krachs qui provenaient des marchés, en permanence, c’est l’Etat, les Etats qui sont intervenus pour sauver les marchés de leur propre crise. Comment ? En relançant l’activité des entreprises par des travaux financés par de l’argent emprunté aux marchés générant les déficits publics.

LA SOMME DES DEFICITS (augmenté des intérêts annuels) FONT LA DETTE  : La dette dite publique est le produit d’une histoire de déficits accumulés au cours du temps. Mais il faut de plus, rajouter aux emprunts annuels, le cout des intérêts, qu’appliquent, de manière discrétionnaire, les banques en fonction des Pays, puisque les Etats ne peuvent directement s’adresser à la B.C.E. Les déficits « dits publics » sont donc de fait, des « emprunts publics » réalisés auprès des banques privées, en vue d’opérer le « sauvetage » des marchés financiers en crise, et non la création de postes de fonctionnaires. Et c’est l’ensemble de ces déficits cumulés, qui génère la dette « dite publique ». Les « points de ruptures » ne sont que l’expression régulière et répétés des crises du système, qui s’aggravent de cycle en cycle.

LES RELANCES PUBLIQUES : Juste après le krach financier des « Subprimes » de 2007, [5] que de réunions du G7 et du G 20 pour régler les problèmes générés par la crise…les différents gouvernements d’Europe et les Etats-Unis ont, contre la théorie libérale, décidé d’intervenir à la fois en recapitalisant les banques, les « nationalisant » provisoirement parfois, et ont engagé des plans de relance économique. En d’autres termes, les Etats ont injecté de « l’argent public » dans des plans d’investissements tels qu’ils nécessitaient des emprunts, qui Europe oblige, ont permis aux banques de se « refaire la cerise », sur les « prêts d’Etats ». C’est ainsi qu’en France le plan de sauvetage bancaire a atteint 380 milliards d’euros, soit 18 % du P.I.B nécessitant un emprunt auprès des marchés de 253 milliards en 2009, puis de 212 milliards en 2010, générant les fameux « déficits publics », qui ajoutés les uns aux autres ont généré la dette. Observons que dans ce cadre, les Responsables du Krach (Banques et marchés financiers), ont non seulement été épargnés, mais de fait, ils ont été « sauvés » de leur propre crise par l’argent public (le Notre), qui de plus, du fait de l’obligation d’emprunter sur les marchés financiers, leur ont permis, moyennant intérêt, de se refaire une activité financière lucrative et sure (« emprunts d’Etats »).

LES CONSEQUENCES POUR L’ECONOMIE REELLE : La prétention des économistes libéraux vise à séparer, ce qui serait de l’ordre de la sphère financière, de ce que l’on appelle l’économie réelle. Ils voudraient imposer l’idée que les « marchés financiers » seraient un « marché particulier », déconnecté de l’économie réelle et que les soubresauts de la « Finance mondialisée » [6] n’auraient aucun impact sur l’économie réelle, d’où leur thèse que « l’argent brulé » en bourse, ne serait que de « l’argent virtuel ». Il suffit cependant d’observer ces deux graphiques, pour comprendre l’inanité de cette thèse et qu’à contrario, les soubresauts et comportements erratiques de la « finance dérégulée », ont des conséquences immédiates et de longs termes, dont les effluves se font toujours sentir aujourd’hui. La première conséquence fut la chute de l’activité industrielle (graphique de gauche) entraînant de ce fait la destruction de nombreuses entreprises et de ce fait l’envolée d’un chômage de masse (à droite)…

LA DESTRUCTION CREATRICE  : Prenez un libéral, montrez-lui ces contradictions et comme un chat, il retombera sur ces pieds, car la langue de bois, c’est eux… Ainsi acculé devant ces graphiques et notamment celui sur les défaillances d’entreprises, il vous rétorquera aussitôt : « Destruction créatrice », c’est-à-dire le principe philosophique naturel selon lequel, la « destruction d’entreprises », favoriserait de ce fait, la création d’entreprises dans de nouveaux secteurs, créeront, de ce fait, les emplois nécessaires. Ainsi on passerait d’une économie à « dominante industrielle » à une économie « ubérisée » du fait de la « Révolution numérique » [7] en cours. L’Etat n’ayant plus comme rôle que « d’accompagner » ces mutations irréversibles et non de les réduire. Observons cependant, que la « destruction créatrice », ne génère rien d’autre que de la précarité (graphique de droite). Aujourd’hui plus de 80 % des emplois créés, sont hors C.D.I. La « destruction créatrice » substitue de « l’instabilité à la stabilité » qu’avaient générée les « luttes de classes » des trente glorieuses, obligeant l’Etat à intervenir et même à piloter l’économie. En ayant laissé ce pouvoir aux marchés, l’Etat est de fait devenu « Impuissant » et plus les politiques sont libérales et plus l’Etat est impuissant et sa politique inefficace, que cela soit pour l’emploi ou la dette.

CE SONT LES MARCHES QUI CREENT LA DETTE : Dans la réalité de l’analyse ce sont les marchés privés qui génèrent la dette publique. Au-delà des graphiques déjà perçus et analysés, il y a ce « chef d’œuvre » au titre incontestable qui nous dit : « Dette privée totale transférée aux Etats », et qui atteint en 2009, l’équivalent de 300 % du P.I.B. Soulignons la source, puisque ce graphique n’est pas paru dans « l’Humanité », mais dans « les Echos » en Septembre 2009. Tout ceci montre que les décideurs sont parfaitement au courant que la dette dite publique, n’est pas de la responsabilité des fonctionnaires, mais bien du comportement erratique des marchés qui jouent avec la finance, comme avec des allumettes.

LA FINANCIARISATION DE L’ECONOMIE : Plutôt qu’un long discours, cette caricature permet de visualiser le mécanisme de la financiarisation. Sous pression financière, le « management vertical », de la compétitivité fait pression sur les salaires et l’emploi dans les entreprises, générant des destructions d’entreprises et d’emplois et le « modus operandi » porte le nom de « fusion ». Et la politique libérale de l’Etat (version droite ou sociale-démocrate) consiste, en récupérant l’argent des impôts des salariés, déjà pressurisés, à le redistribuer au marché qui en fait « du beurre et l’argent du beurre », sans jamais investir dans le système économique, au contraire, il s’évapore dans les paradis fiscaux…(« Panama Pappers »).

LE TROU NOIR DE LA FINANCE : Ces graphiques successifs permettent d’approfondir la thèse, que la dette est le produit des « déficits cumulés », qui sont eux-mêmes, le résultat des « chocs du marchés », conséquence des « krachs bancaires successifs ». Hors les banques en difficulté, on l’a vu avec « Lheman Brother », lorsqu’elles ne sont pas immédiatement secourus par les Etats, provoquent des « séismes financiers mondiaux », qui par la suite entraînent des crises économiques et sociales majeures, conséquence de cette « financiarisation de l’économie », c’est-à-dire de la domination de la finance sur l’économie. C’est à ce titre que l’on peut parler de « trou noir de la finance », c’est-à-dire d’un argent perdu en pure perte, pour la société, mais récupéré par les seuls actionnaires du marché.

REVENONS A LA DETTE : Une fois analysée les raisons de la dette, il nous faut aborder son remboursement et ses modalités.

  • La dette d’un ménage ? Quand un ménage s’endette pour acheter une maison, pensez-vous que le banquier calcule le ratio d’endettement, en prenant le montant total emprunté et en le rapportant au revenu annuel ??? Dans ces conditions, il n’y aurait aucun prêt accordé…Non le calcul fait est de prendre le montant emprunté, de le diviser par le nombre d’annuités prévu, et là de le rapporter au revenu annuel.
  • La dette de l’Etat : Et alors que l’Etat a ce pouvoir extraordinaire de lever l’impôt, pour éventuellement augmenter les ressources, pouvoir que n’a pas le salarié isolé (« d’augmenter son salaire »), les marchés financiers imposent, via les agences de notation, un ratio de Dette sur P.I.B annuel, et ce alors que de plus, la durée de remboursement de nos titres de dettes est environ de 7 ans.
  • Jean-Luc MELENCHON a donc raison de rapporter la dette dite publique, non à une seule année mais calculée sur 7 ans et dans ces conditions, le ratio n’est plus de 90 % d’endettement, mais d’environ 12 %... évidemment ça change la donne…

UN ENFANT NAITRAIT AVEC UNE DETTE SUR LA TETE ? C’est d’une « niaiserie absolue »…, pire c’est de l’idéologie pure. La thèse libérale consiste à dire qu’avec le niveau d’endettement public, un enfant naitrait aujourd’hui, avec une dette de 20.000 euros… Une fois de plus, si l’on prend l’exemple du ménage, une banque, pour effectivement calculer le risque pris de vous « prêter » de l’argent, prendra en effet en compte votre niveau d’endettement, mais elle regardera aussi votre patrimoine, et sa valeur estimée, qu’elle traitera comme un actif et défalquera de l’endettement. Il s’agit ici d’une simple règle comptable classique. Hors si l’Etat a des dettes, il a aussi un Patrimoine… que nous célébrons chaque année d’ailleurs (« Journée du patrimoine » : 17 et 18 Septembre 1016), qu’il faut donc défalquer de notre Dette….

  • Appliqué à l’Etat, ce calcul arithmétique simple montre qu’en définitive, loin de naitre avec une dette de 20.000 euros sur sa tête, notre bébé Français, nait avec un crédit de 12.000 euros…Je vous livre ici, les détails de l’analyse effectué par l’O.F.C.E : « Chaque nouveau-né français a une dette de 20.000 euros sur les épaules, s’est inquiété Nicolas Sarkozy jeudi soir. Mais ce calcul ne tient aucun compte des actifs détenus par l’Etat. Au contraire, un bébé français hérite en réalité d’une richesse nette à sa naissance. En cause, le déficit chronique de la France, ininterrompu depuis 1974, « dernier budget en équilibre », a rappelé Nicolas Sarkozy. Tant et si bien que la dette au sens de Maastricht (passif de l’Etat, des collectivités locales et des régimes de sécurité sociale) a atteint 64,2% du PIB en 2007. Soit 1.209.497 milliards d’euros. Selon les chiffres Eurostat, la dette moyenne de la zone euro est en effet de 66,2% du PIB en 2007. Celle de l’Allemagne de 65%. La Belgique affiche une dette de 84,9%, la Grèce, 94,5%, l’Italie, 104%. Et c’est encore loin de la dette du Japon, qui atteignait 159% en 2006. « Il n’y a donc pas de singularité française sur ce point », commente Mathieu Plane.

    Gare au fétichisme des chiffres. Car comme tout compte de patrimoine, celui de l’Etat comporte un passif, la dette, mais il inclut également les actifs qu’il détient. Et en l’occurrence, l’Etat n’est pas nu. D’abord, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros. Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros au 24 avril. Dont 100 milliards rien que pour EDF.

    Aussi, la dette financière nette de la France n’était en réalité que de 38,2% du PIB en 2006 (dernier chiffre connu). Soit un niveau proche de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté. Mais entre-temps, la valeur du portefeuille boursier de l’Etat a profité de l’euphorie boursière. « On peut à bon droit s’interroger sur la priorité donnée à la réduction de la dette », estime Mathieu Plane. « Car compte tenu des actifs financiers, elle n’est pas si grande que ça. Tout au moins, la France n’est pas du tout le mauvais élève de l’Europe en la matière. Alors qu’elle l’est clairement en matière de chômage », observe l’économiste. Plus encore, l’Etat détient des actifs physiques ou immobiliers. Des terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue à jour par l’Insee. « Si on comptabilise l’ensemble de ces actifs, les administrations publiques ne présentent plus une dette mais une richesse nette », calcule Mathieu Plane. Elle représentait 37,8% du PIB en 2006. Cette richesse a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006. Les administrations publiques se sont enrichies dés lors que, boom de l’immobilier aidant, la valeur des terrains détenus par l’Etat a explosé : de plus de 200% en 10 ans ! Autrement dit, « le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18.700 euros mais il hérite au contraire d’un actif net de 11.000 euros », corrige Mathieu Plane. [8]

ET LES DIVIDENDES ? C’est sur ce plan qu’évidemment les libéraux sont les plus discrets. La théorie libérale stipule qu’en fait les dividendes, sont la rémunération du capital et que dans une « économie de marché », plus les dividendes sont élevés, plus cela signifie que le Capital est efficace. C’est ce qui est appelé la « juste rétribution des facteurs ». Si dans un Pays on assiste à une baisse salariale et à une hausse des dividendes, cela signifie simplement, si l’on applique la théorie, que le facteur travail a une mauvaise productivité et qu’au contraire le capital a une bonne productivité. Hors, selon les informations disponibles, la France serait championne d’Europe de la distribution de dividendes. Le problème, c’est que dans la réalité, le capital est inefficace et c’est notre productivité du travail [9] qui, étant l’une des plus élevée au monde sauve le système de la déroute…

LA DETTE PUBLIQUE UNE IDEOLOGIE AU SERVICE DU CAPITAL : Dire les choses ainsi, peut paraitre exagérée, mais si l’on en revient au titre de l’article et à la caricature, on voit bien qu’entre la réalité de la dette et son analyse effective, il y a bien d’autres problèmes à régler, dont le chômage, forme de « dette sociale », et soulignons ce que ne cesse de répéter Jean-Luc Mélenchon, sur la « dette écologique »… qui elle ne pourra pas s’effacer d’un « trait de plume », au contraire de la dette de « Lheman Brtoher » [10]

Rappelons ici, ce que disait Marx, sur le rapport entre le Capital et la nature, d’une étonnante modernité, en ces temps de « COP 21 » de triste niveau :

« Le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature  ».

On mesure bien ainsi, que la dénonciation permanente de la « dette publique », notamment au moment des « campagnes présidentielles », permet d’enfermer le débat sur cette seule question, empêchant de ce fait, de penser une politique globale alternative. Le débat permanent sur la dette dite publique, vise à « enfermer la pensée » de toute possibilité d’émancipation, et de ce fait joue, avec le soutien actif des médias, une idéologie au service du capital, permettant de masquer la réalisation effective des profits, support à la distribution des dividendes. La dette et son discours [11] sont l’outil du capital, dans la « lutte des classes » qui l’oppose au prolétariat, et c’est même une spécificité de la Bourgeoisie Française qu’il est facile de démontrer. Il suffit pour cela de reprendre un texte écrit en 1849 et qui décrit déjà le discours de notre quotidien actuel :

 

« L’endettement de l’Etat était d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C’était précisément le déficit de l’Etat qui était l’objet même de ses spéculations et la source principale de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l’aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l’Etat, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion de dévaliser le public, qui place ses capitaux en rentes sur l’Etat, au moyen d’opérations de Bourse, au secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés. (...)

Du fait que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante, et se déchaînait, notamment aux sommets de la société bourgeoise, la manifestation des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées… »

Ce texte de Karl MARX, est tiré d’un ouvrage au titre révélateur : « Les luttes de classes en France ». Nulle part ailleurs dans le Monde, la question de la dette dite publique ne fait l’objet d’un débat aussi tendu, et régulièrement, répété, car il s’agit pour la Bourgeoisie Française, de masquer que l’essentiel de ses profits, et de ce fait de la distribution des dividendes, vient de la « dette publique » et de sa gestion effective par les banques qui se sont substituées à l’Etat, comme avant 1789, les « Fermiers Généraux » étaient les véritables profiteurs des déficits royaux…et se récupéraient sur le peuple…

Terminons par cette proposition que faisait Marx : « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts. » On comprend mieux, là aussi, la haine de la Bourgeoisie vis-à-vis de l’impôt…

Fabrice AUBERT

[1Les Echos / 14 Février 2017

[2Notre Pays étant « champion du monde des Révolutions » 1789, 1830, 1848, 1871, 1944 (Programme « les jours heureux » du « Conseil National de la Résistance ».

[3Entreprise de « trading d’énergie ». Le « trading » est une activité d’achat et de vente, sans aucune production effective.

[5Que l’ensemble de la doxa libérale n’a pas vu venir là où les marxistes et économistes hétérodoxes, ne cessaient d’alerter.

[6Finance mondialisée et non finance mondiale, car pour que la finance devienne mondialisée, il fallut des décisions politiques des Etats, à partir des années 80, dénommée « libéralisation, dérégulation ».

[7Concept très discutable et contesté. Les marxistes parlent de « Révolution Informationnelle »/ Cf mon papier sur le thème.

[8Source : Alternatives Economiques 2009

[9Je défie quiconque de venir me défier sur cette réalité, que je ne développe pas pour ne pas rallonger le propos..

[10Rappelons, ici que c’est le gouvernement américain qui a repris par un « trait de plume » l’ensemble des dettes de « Lheman Brother », désormais supporté par le « contribuable américain »…

[11A quoi il faut rajouter l’immigration, les musulmans, les chômeurs, les fonctionnaires, l’intervention de l’Etat etc…

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La gestion de la dette publique, par Jacques Sapir

14 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #La dette

La gestion de la dette publique,  par Jacques Sapir
La gestion de la dette publique
 

Une sortie de l’euro aurait, entre autres, pour implication d’obliger le gouvernement à reprendre le contrôle de la Banque de France. On étudie dans cette note les possibles avantages pour la charge des intérêts de la dette française, intérêts qui pèsent actuellement plus de 2% du PIB dans les dépenses publiques.

 

Qu’appelle-t-on la dette publique ?

Il convient ici de rappeler que le montant total de la dette qui est utilisé dans la presse et les médias est ce que l’on appelle la dette « au sens du traité de Maastricht ». Elle inclut la dette de l’Etat et celle des administrations publiques.

  1. La dette de l’État est le total des engagements financiers de l’État. Elle résulte du cumul des besoins de financement de l’État, c’est-à-dire de la différence, année après année, entre ses recettes et ses dépenses. Il existe une dette négociable, contractée sous la forme d’instruments financiers échangeables sur les marchés financiers et une dette non négociable, correspondant aux dépôts de certains organismes (collectivités territoriales, établissements publics, etc.) sur le compte du Trésor et qui constitue, elle aussi, un moyen de financement de l’État.
  2. La dette des administrations publiques au sens du Traité de Maastricht mesure l’ensemble des engagements financiers bruts des administrations publiques, à l’exception des crédits commerciaux et autres décalages de paiement. Il s’agit d’une dette brute, ce qui signifie que les avoirs financiers des administrations publiques (dépôts monétaires du Trésor auprès de la Banque de France, pensions, participations de l’État, placements en valeurs mobilières des caisses de retraite) ne viennent pas en déduction de celle-ci. La dette Maastricht est mesurée en valeur nominale et elle est consolidée, autrement dit elle exclut les dettes contractées entre les administrations publiques, notamment les dépôts des collectivités locales auprès du Trésor public.

Le champ des administrations publiques comprend :

  • – les administrations centrales, c’est à dire l’État (budget général, comptes spéciaux du Trésor, budgets annexes) et les  » organismes divers d’administration centrale  » qui incluent plusieurs centaines d’établissements de statut public ou privé, comme le CNRS, le CEA, l’ADEME, les grandes écoles, les universités, des musées. Le critère de classement d’un organisme dans la sphère des administrations publiques n’est pas son statut juridique, mais la structure de son compte d’exploitation (part du coût de fonctionnement financé par des recettes marchandes).
  • – les administrations publiques locales, qui regroupent les collectivités locales, établissements publics locaux, les organismes consulaires, les caisses des écoles, et tous les organismes publics ou parapublics financés majoritairement par les collectivités locales.
  • – les administrations de Sécurité sociale, c’est à dire l’ensemble des régimes obligatoires de Sécurité sociale, les organismes qui en gèrent le financement (ACOSS, CADES..), ainsi que les organismes financés par ces régimes.

 

Il faut alors noter que l’Agence France Trésor ne gère que la dette de l’État. Ceci passe par l’émission de divers titres.

  1. Les bons du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté (ou BTF), qui sont des titres assimilables du Trésor à court terme, de maturité initiale inférieure ou égale à un an.
  2. Les BTAN et les OAT. Les BTAN sont bons du Trésor à taux fixe et intérêts annuels (BTAN) qui, comme les BTF, sont des bons du Trésor négociables d’une maturité à l’origine de 2 à 5 ans. Leur coupure nominale est de 1 € et leur remboursement s’effectue in fine au pair à la date d’échéance. Les OAT constituent, depuis 1985 la forme privilégiée du financement à long terme de l’État. Ce sont des titres assimilables, d’une maturité à l’origine de 2 à 50 ans, émis habituellement par voie d’adjudication dans le cadre d’un calendrier annuel publié à l’avance. La technique de l’assimilation consiste à rattacher une nouvelle émission à une tranche d’emprunt émise antérieurement (ce que l’on appelle aussi le « roulement » de la dette. L’État a ainsi la possibilité d’émettre des tranches d’emprunts dont le prix d’émission est ajusté par l’évolution du marché, mais dont les caractéristiques restent identiques à celles de l’émission initiale. Ces OAT comprennent, outre les OAT dites « normales » les OAT particulières suivantes :
  1. (a) OAT-Verte. Il s’agit d’une obligation verte ou « Green Bond » soit une obligation pour laquelle l’usage des fonds est dédié à un projet (ou ensemble de projets) engendrant un impact environnemental positif. Elle se distingue d’une obligation classique par une information précise et spécifique sur les investissements qu’elle finance et leur caractère vert tout en impliquant un risque financier identique pour les investisseurs.
  2. (b) OATi. L’État a émis, pour la première fois le 15 septembre 1998, une OAT indexée sur l’indice des prix à la consommation en France (OATi). Depuis ces dates, l’AFT s’est engagée à émettre de manière régulière et transparente des titres indexés sur l’inflation et à construire deux courbes réelles, l’une indexée sur l’inflation française, l’autre sur l’inflation européenne. Ainsi, l’AFT émet environ autour de 10 % de son programme d’émissions annuel via ces titres, et significativement plus si la demande le justifie (12 % en 2008, 7,5 % en 2009, 10,8 % en 2010, 10,9 % en 2011, 9,6 % en 2012, 9,9 % en 2013, 10,2 % en 2014).
  3. (c) OAT-EI. Il s’agit d’OAT indexée sur l’indice des prix de la zone euro (OAT€i). Les OATi et OAT€i sont destinées à toutes les catégories d’investisseurs désirant protéger le pouvoir d’achat de leurs investissements, améliorer l’adossement de leur passif, ou diversifier la composition de leur portefeuille. Elles s’adressent tant aux investisseurs institutionnels – entreprise d’assurance, caisses de retraite et de prévoyance, gestionnaires d’actifs, banques, etc… – résidents ou non-résidents, qu’aux particuliers.

Le remboursement de l’OAT s’effectue par application de la formule : nominal x coefficient d’indexation. Au cas où la référence quotidienne d’inflation à maturité serait inférieure à la référence de base, le remboursement est garanti égal au nominal.

 

Impact d’un refinancement à taux très faible (dit taux 0%) par la Banque de France

L’agence France-Trésor avait émise en décembre 2016 environ 144 milliards d’euros en BTF, dont la maturité moyenne était de 117 jours. Elle avait émise 1 482 milliards en BTAN et OAT, soit un total de 1 627 milliards d’euros. On rappelle que ceci n’est pas la somme de la dette publique française « au sens du traité de Maastricht » qui inclut les administrations publiques. Le calcul qui suit porte uniquement sur les BTAN et OAT. Le coût annuel des intérêts est de 38,791 milliards d’euros (soit 1,9% du PIB). Sur ces 1627 milliards, 60,1% sont détenus par des non-résidents soit 977,8 milliards.

 

Etat de la dette gérée par l’AFT (BTAN et OAT) au 30 décembre 2016

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