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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #les transnationales tag

Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste». Le Figaro.

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Daesch, #Les transnationales, #Le fascisme, #ISIL, #Terrorisme

EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste»

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

 

Une explosion a eu lieu à la Manchester Arena, lundi soir, à l'issue du concert de l'artiste américaine Ariana Grande. Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable» et présidera une réunion d'urgence du gouvernement ce matin.

 

Gérard Collomb : «Solidarité avec le peuple britannique»

 
"Solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées", a tweeté Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur. 

Où a exactement eu lieu l'explosion ?

 
La Manchester Arena a évoqué dans un tweet une explosion qui se serait déroulée hors de la salle de concerts, dans un endroit public.
Un communiqué de la police des transports a mentionné quant à lui une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros.

La vidéo du drame

 
Dans cette vidéo publiée sur Twitter, on peut entendre une détonation qui pourrait être l'explosion qui a causé la mort de 19 personnes hier soir.

Les blessés traités dans six hôpitaux différents

 
La police de Manchester a publié un nouveau communiqué, reprenant les mots de son chef, Ian Hopkins. Le bilan provisoire reste à 19 morts et environ 50 blessés. "Les blessés sont traités dans six hôpitaux différents de Manchester", précise-t-on La police de Manchester travaille en étroite collaboration avec les services nationaux, peut-on lire dans ce texte publié sur Twitter qui évoque toujours un "acte terroriste".

Jeremy Corbyn salue les «brillants services d'urgence»

 
"Terrible incident à Manchester. Mes pensées sont avec toutes les personnes affectées et nos brillants services d'urgence", a réagi sur Twitter le leader du Labour, Jeremy Corbyn. 

Un deuxième numéro d'urgence mis en place

 
Après le numéro d'urgence antiterroriste, un autre numéro a été mis en place pour "ceux qui sont inquiets pour leurs proches ou toute personne qui aurait pu être dans la zone", explique la police sur Twitter. 

La Sécurité intérieure américaine «surveille de près» la situation à Manchester

 
Dans un communiqué publié sur son site internet, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a affirmé qu'il surveillait "de près" la situation à Manchester. "Nous travaillons avec nos homologues étrangers pour obtenir des informations supplémentaires sur la cause de l'explosion", peut-on lire. 

"A l'heure actuelle, nous n'avons aucune information selon laquelle une menace crédible viserait spécifiquement des sites musicaux aux Etats-Unis", précise le département de l'administration fédérale américaine incitant tout de même à une "protection accrue dans et autour des lieux publics et événements". 

Le Parti conservateur suspend sa campagne pour les législatives après le drame

 
Le Parti conservateur a décidé de suspendre sa campagne électorale en vue des législatives anticipées du 8 juin, rapporte mardi la chaîne de télévision Sky News. Cette décision intervient après la mort lundi à Manchester d'au moins 19 personnes dans ce que la police pense être un attentat. ,"Une source conservatrice a déclaré la Press Association que la campagne électorale de la première ministre était suspendue", relaie Sky News.

La Une du Manchester Evening News

 
Le quotidien local a, comme le Guardian, fait sa couverture sur "l'acte terroriste" survenu à Manchester lundi soir. "Terreur à l'Arena", titre le journal.

Anne Hidalgo : «Paris est cette nuit aux côtés de Manchester»

 
"Paris est cette nuit aux côtés de Manchester. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux secours qui interviennent sur place", a tweeté la maire de Paris, Anne Hidalgo. 

Réunion d'urgence du gouvernement britannique mardi matin

 
Theresa May présidera une réunion d'urgence du gouvernement mardi matin, à neuf heures, après l'explosion survenue à Manchester hier soir, affirment plusieurs médias britanniques. 

TÉMOIGNAGE - «Il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée»

 
"On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée", a confié Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur filles à la sortie du concert, sur la radio 5 de la BBC.

La Une du Guardian de mardi

 
Le quotidien britannique fait sa couverture avec l'explosion survenue à Manchester. 

Facebook a activé son Safety Check

 
Comme à chaque attentat ou événement dramatique, Facebook a activé son Safety Check. Cette fonctionnalité détecte les utilisateurs du réseau social susceptibles d'être dans une zone affectée par un drame et leur propose de cliquer sur un bouton pour informer leurs amis qu'ils sont en sécurité.

À LIRE - Qu'est ce que le «Safety Check» ?

Les secours toujours sur place

 
Les secours sont toujours en cours d'intervention sur les lieux de l'incident, annonce la police sur Twitter, appelant à éviter la zone un maximum. 
Les secours et la police sur place.REUTERS/Jon Super
Une ambulance.Peter Byrne/PA via AP

L'explosion contrôlée n'était que des vêtements abandonnés

 
La police a annoncé il y a quelques minutes qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle. Elle a ensuite indiqué qu'il s'agissait "de vêtements abandonnés et non d'un objet suspect". 

Un numéro d'urgence antiterroriste

 
Un numéro d'urgence antiterroriste a été mis en place, a communiqué le ministre de l'Intérieur britannique, Ben Wallace. "S'il vous plaît, soyez vigilant, et si vous voyez quelque chose de suspicieux, appelez la ligne antiterroriste", a-t-il déclaré sur Twitter. 

Le maire de Manchester réagit : «Une nuit terrible pour notre belle ville»

 
"Mes pensées vont aux familles qui ont perdu des êtres chers, mon admiration va à nos courageux services d'urgence. Une nuit terrible pour notre belle ville", a déclaré le maire de Manchester, Andy Burnham, via Twitter. 

Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable»

 
La première ministre britannique Theresa May a condamné l'"attaque terroriste épouvantable" qui a eu lieu à Manchester lundi soir. "Nous travaillons à établir tous les détails de ce qui est traité par la police comme une épouvantable attaque terroriste", a souligné Mme May, en exprimant sa sympathie aux familles.

Sadiq Khan : Londres «aux côtés» de Manchester

 
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a apporté son soutien à la ville de Manchester après cette explosion. "Londres se tient aux côtés de Manchester - nos pensées vont vers ceux qui ont été tués et blessés cette nuit ainsi qu'à nos courageux services d'urgence", a-t-il déclaré sur Twitter.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers»

 
Isabel Hodgkin, qui assistait au concert, a déclaré à la chaîne de télévision Sky News: "Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers". "Le couloir était plein de monde, il y avait une odeur de brûlé, il y avait beaucoup de fumée pendant qu'on sortait", a-t-elle confié.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde criait et courait»

 
Robert Tempkin, 22 ans, a déclaré à la BBC: "Tout le monde criait et courait, il y avait des manteaux et des téléphones sur le sol, les gens ont tout abandonné" dans le mouvement de panique. "Des gens hurlaient qu'ils avaient vu du sang, mais d'autres disaient que c'étaient des ballons qui avaient explosé ou une enceinte qui avait claqué", a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, plusieurs fois visée par des attentats depuis 2005

 
o Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. 

o Le 30 juin 2007, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l'aéroport de Glasgow (Ecosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s'être aspergé d'essence. Il décède un mois plus tard.

o Le 22 mai 2013, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter.

o Le 5 décembre 2015, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant l'État islamique en Syrie.

o Le 22 mars 2017, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L'attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l'islam, a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

#RoomForManchester , un hashtag solidaire sur Twitter

 
Après cet "acte terroriste", le hashtag #RoomForManchester a été mis en place sur Twitter pour les personnes qui ont besoin d'un hébergement ou d'un endroit pour passer la nuit. Pour rappel, le quartier du centre de la ville a été bouclé et la gare proche de la Manchester Arena fermée. 

De nombreux mineurs assistaient au concert

 
De nombreux adolescents assistaient au concert d'Ariana Grande ce lundi soir. Une cinquantaine d'entre eux se sont réfugiés dans un hôtel Holiday Inn à proximité.

Le quartier bouclé

 
Le quartier du centre de Manchester a été entièrement bouclé. Des policiers armés sont sur place aux alentours de la salle. La Manchester Arena se trouve au-dessus de la gare de Manchester Victoria. La circulation de tous les trains a été interrompue. De nombreuses ambulances sont sur les lieux. La police est en train de mettre en place un numéro d'urgence pour renseigner les familles.
La police, sur place.Peter Byrne/PA via AP

Un témoin raconte la scène

 
«Nous étions en train de quitter la salle après le concert d'Ariana Grande vers 22h30 lorsqu'on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle», a raconté Majid Khan, 22 ans, à l'agence briannique Press Association. «Tous les gens qui étaient de l'autre côté de la salle de concert où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu'il pouvait trouver le plus rapidement possible», a-t-il ajouté. «C'était la panique».

La police de Manchester procède à une explosion contrôlée

 
La police de Manchester a annoncé qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle de concert Arena où l'explosion présumée a fait 19 morts. «Il va y avoir une explosion contrôlée dans les jardins de la Cathédrale. Si vous entendez du bruit, n'ayez pas peur», a annoncé la police sur son compte Twitter.

Une salle qui peut accueillir 21.000 spectateurs

 
Inaugurée en 1995, la Manchester Arena a une capacité de 21.000 spectateurs, selon son site internet. Elle revendique le statut de plus grande de spectacle couverte d'Europe. 

Ariana Grande indemne

 
La chanteuse américaine Ariana Grande, qui se produisait à la Manchester Arena, est indemne, a déclaré un de ses porte-parole.

Scène de panique

 
Une spectatrice a déclaré à Reuters avoir ressenti une énorme déflagration alors qu'elle quittait l'enceinte. Dans les instants qui ont suivi, la foule s'est mise à crier et à courir pour s'échapper. "Nous étions en train de partir et nous venions d'atteindre la porte lorsqu'une énorme explosion s'est produite, tout le monde s'est mis à crier", a déclaré à Reuters Catherine Macfarlane, une des spectatrices. "C'était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courrait, criait et cherchait tout simplement à partir.
 
 

Bonjour à tous

 
Une déflagration s'est produite lundi soir dans une salle de concert de Manchester, tuant 19 personnes et en blessant environ 50 autres, a annoncé mardi la police britannique, qui traite cet événement comme un "acte terroriste".

La police de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, explique être intervenue après avoir été informée qu'une déflagration avait été entendue à la Manchester Arena, une immense salle de spectacles où se produisait la chanteuse américaine, Ariana Grande.
 
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La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

http://k6fm.com/images/stories/flexicontent/l_emmanuel-macron-en-marche-poing-lev.jpg





Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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Vers un « printemps latino » ? par Thierry Meyssan

19 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Amérique Latine, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

Vers un « printemps latino » ?

L’inquiétude grandit en Amérique latine : les États-Unis et le Royaume-Uni y préparent un « printemps », sur le modèle des « printemps arabes ». Bien sûr, il ne s’agira pas cette fois-ci de répandre la guerre en divisant les populations sur une ligne religieuse —les Latinos sont presque tous chrétiens—, mais d’utiliser des éléments d’identités locales. L’objectif serait pourtant le même : non pas remplacer des gouvernements par d’autres, mais détruire les États pour éradiquer toute possibilité de résistance à l’impérialisme.

| Caracas (Venezuela)  
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Avec le temps, de nombreux leaders politiques dans le monde ont réinterprété les « printemps arabes ». Ce qui apparaissait comme des révolutions spontanées contre des gouvernements autoritaires est aujourd’hui perçu pour ce qu’il est : un plan anglo-saxon de déstabilisation de toute une région du monde pour y placer au pouvoir les Frères musulmans. Le souvenir de la « révolte arabe de 1916 », au cours de laquelle Lawrence d’Arabie souleva la région contre l’empire ottoman en faisant rêver les peuples de liberté pour finalement les asservir dans l’empire britannique, atteste que Londres en a le savoir-faire.

Il semble que les Anglo-Saxons préparent une nouvelle vague de pseudo-révolutions en Amérique latine. Tout a commencé avec un décret de Barack Obama, le 9 mars 2015, déclarant un état d’urgence au vu de la menace extraordinaire que la situation au Venezuela ferait peser sur les États-Unis. Ce document suscita une vague d’indignation dans le continent contraignant le président US a présenter des excuses lors d’un sommet international. Mais le décret ne fut pas annulé et les préparatifs d’une nouvelle guerre se poursuivirent.

À la différence du Syrian Accountabilty Act de George W. Bush (2003), le texte d’Obama sur le Venezuela est un décret présidentiel et non pas une loi. Par conséquent l’Executif n’a pas à rendre compte des préparations au Législatif. S’il a fallu huit ans aux Anglo-Saxons pour passer à l’acte dans le monde arabe en général et en Syrie en particulier, de nombreux éléments laissent à penser qu’il leur faudra moins de temps pour lancer un programme de destruction de l’Amérique latine.

Des troubles ont éclaté au Brésil, à l’occasion des Jeux olympiques, contre la présidente Dilma Rousseff. Celle-ci a été destituée à l’issue d’une procédure parlementaire, certes légale, mais totalement contraire à l’esprit de la Constitution. Ce coup d’Etat a été conduit sous le contrôle de la Banque centrale —dont le n°2 était un brésilo-israélien— par des députés dont beaucoup sont aujourd’hui convaincus de corruption. Les services de sécurité de l’État sont restés étrangement passifs pendant ce coup. C’est que, durant les Jeux olympiques, ils avaient été placés sous la coordination… d’experts israéliens. Actuellement, le nouveau président, le brésilo-libanais Michel Temer, est à son tour largement contesté.

La situation n’est guère meilleure au Mexique. Le pays est de facto déjà divisé en quatre. Le Nord connaît une forte croissance, tandis que le Sud est en pleine récession. Les dirigeants politiques ont vendu la société pétrolière nationale et toutes ses réserves, Pemex, aux États-Unis (qui n’ont donc plus besoin du pétrole moyen-oriental). Seule l’armée semble encore croire en la patrie.

Exploitant des erreurs économiques du gouvernement, l’opposition vénézuélienne a réussi à rassembler quelques grandes manifestations pacifiques. Simultanément, elle a organisé de minuscules rassemblements extrêmement violents au cours desquels des policiers et des manifestants ont été tués. Créant la confusion, les agences de presse internationales donnent l’impression qu’une révolution a débuté contre les chavistes, ce qui n’est pas du tout le cas.

Ainsi, les trois principaux États latino-américains sont déstabilisés au même moment. Il semble que les néoconservateurs états-uniens anticipent une possible paix en Syrie et hâtent leur projet latino-américain.

Vendredi, dans une allocution télévisée, le président vénézuélien Nicolás Maduro a mis en garde son peuple contre le projet anglo-saxon de « printemps latino ». Il a répétitivement et longuement cité les précédents libyens et syriens, devant un parterre d’intellectuels de la région, auquel, Syrien de cœur, j’étais associé.

Source
Al-Watan (Syrie)

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L’horreur Macron. Par Jacques Sapir

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique

L’horreur Macron. Par Jacques Sapir

Sécessions

Cette campagne électorale se termine. Elle fut révélatrice, dans le comportement d’une certaine presse, de ce que la société française a de plus hideux. Le résultat de l’élection présidentielle ne fait désormais guère de doutes. M. Emmanuel Macron sera, selon toutes probabilités, élu le 7 mai au soir. Mais, cette campagne va laisser des traces profondes. Le pays est profondément divisé et n’arrivera pas à s’unir sous ce nouveau Président. Des pans entiers de la population sont entrés, ou sont sur le point d’entrer, en sécession. Christophe Guilluy a d’ailleurs bien analysé le désastre de cette bien-pensance soi-disant antifasciste qui ne sert que de couverture aux intérêts des puissants[1].

 

L’horreur Macron

Les deux candidats portent une responsabilité évidente dans cet état de fait. M. Emmanuel Macron, tout d’abord, qui par son arrogance combinée à son insignifiance, s’avère être un produit de ce que l’on appelle le « système », vendu aux électeurs comme l’on vend un paquet de lessive (selon Michel Onfray) ou une pâtisserie trop grasse et trop sucrée, aux consommateurs dans un supermarché. Il a porté très haut la barre de l’indécence en matière de récupération mémorielle, et durablement endommagé la mémoire historique qu’il convient de préserver. Son erreur sur le chômage de masse lors du débat du 3 mai à la télévision est en réalité exemplaire. En prétendant que la France est la seule touchée par le « chômage de masse », en oubliant la situation de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, il dévoile en réalité sa pensée. Ces pays ne sont plus considérés comme frappés par le chômage, parce qu’ils ont mis en place, que ce soit volontairement ou contraints et forcés, des politiques de « réforme du marché du travail ». Que ces politiques aggravent en réalité la situation à laquelle elles étaient censées remédier constitue l’erreur de fond que recouvre cette erreur de forme.

Sur le fond donc, tout a été dit de ce que représente le projet d’Emmanuel Macron, sa soumission profonde au néo-libéralisme et au culte de l’Union européenne, ses aspects rétrogrades sous des masques faussement modernes. Cet homme est bien le produit, comme l’a rappelé Aude Lancelin, d’un putsch silencieux du CAC-40, même si Aude Lancelin ne décrit que très imparfaitement les mécanismes et les ressorts de ce putsch[2]. Autour de lui se rassemblent tous les politiciens qui ont échoué depuis ces vingt ou ces trente dernières années. Il a été incapable d’entendre ce que lui disaient les français qu’il a rencontrés. Muré dans ses certitudes, droit dans ses bottes comme le veut l’expression, ce Président par défaut qui s’annonce sera un profond facteur de division et une cause de sécessions parmi les français. Comme le dit et l’écrit François Ruffin il sera haï à peine que d’être élu et ne bénéficiera d’aucun état de grâce[3].

 

L(’ir)responsabilité de Marine le Penn

Mais, Mme Marine le Pen porte aussi une grande part de responsabilité dans cette situation. Elle s’est révélée incapable de porter son programme, et ce quelles que soient les critiques que l’on pouvait y faire par ailleurs. Ce programme avait une cohérence et, par ses revirements de dernière minute, elle a contribué à la brouiller. Elle dit avoir écouté les économistes sur de nombreuses questions, de l’Euro à la mondialisation, mais à l’évidence elle ne les a pas entendus ni compris. Ses différents changements de pieds en fin de campagne, de l’Euro justement à l’âge de la retraite ont été désastreux. Cela montre, au mieux, un très grand amateurisme dans le traitement de ces sujets qui sont pourtant des questions essentielles pour la France et les français. Au pire, cela révèle une attitude instrumentaliste quant ces sujets et, plus globalement, quant à la question économique et sociale. Son style pugnace s’est transformé en une agressivité sans borne. Tout cela ne fait pas d’elle, contrairement à ce que prétend une bien-pensance imbécile, une « fasciste », et ne justifie nullement l’appel à faire « barrage » contre elle. J’ai dit, dans une précédente note[4], ce qu’il fallait penser de tout cela. Néanmoins, elle s’est avérée être le meilleur ennemi des idées qu’elle prétendait porter. Si elle ne réfléchit pas à cela, et si elle n’en tire pas les leçons, elle est perdue. Or, la désespérance que cela peut induire est susceptible de faire le jeu de politiques qui elles seront ouvertement condamnables et autrement plus radicales et dangereuses.

 

Sécessions politiques

Tout cela met en place une segmentation politique et culturelle profonde des français. On voit bien que les partisans d’Emmanuel Macron et ceux de Marine le Pen n’habitent plus le même pays. Ils habitent des pays différents géographiquement tout d’abord, avec la distinction entre France « périphérique » et France de la métropolisation. Mais ils habitent aussi des pays différents en matière de références culturelles et sociales. Cette sécession est d’une extraordinaire gravité. Quant on n’a plus de mots en commun, la porte est ouverte à la guerre civile.

Cette sécession n’est pas la seule. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, du moins une large fraction d’entre eux qui se prononce contre le vote Macron, s’orientent vers une autre forme de sécession. La manière dont cet électorat a été méprisé, diffamé, menacé pour qu’il rejoigne la coalition macroniste restera l’un des grands scandales et l’une des grandes hontes de cette élection. Surtout, cette campagne hystérique et haineuse, cette campagne que j’avais dénoncée sur ce même carnet[5], va pousser ceux qui se définissent eux mêmes comme des « Insoumis » vers la sécession vis-à-vis du système politique. Ce ne sont pas les risibles manœuvres de la 11ème heure d’un PCF agonisant, manœuvres dénoncées par Mélenchon lui même, qui pourront l’empêcher[6]. Il est probable que ces manœuvres, et d’autres, vont se multiplier durant la campagne pour les élections législatives de juin. On en comprend l’objectif : priver les « Insoumis » du nombre de députés auquel leur nombre numérique leur donnerait droit. Si ce scénario se mettait en place, alors la sécession des « Insoumis » deviendrait une réalité avec ce qu’un tel processus, venant s’ajouter aux sécessions précédentes, porterait en lui comme menaces de montée de la violence, mais aussi dans la violence. Les phrases finales de François Ruffin dans sa tribune pour le journal Le Monde sont très claires sur ce point.

Le désespoir de s’être vu « voler » l’élection par le système qui impose dans les faits un président dont beaucoup ne veulent pas est gros de ruptures futures. L’arrogance très probable à laquelle on doit s’attendre si Emmanuel Macron est élu va démultiplier ce désespoir. Il est toujours dangereux d’acculer deux fractions des français au désespoir, chose qu’ignorent superbement Emmanuel Macron et ses soutiens, dont le calamiteux François Hollande. Ces gens portent potentiellement la responsabilité d’ouvrir les portes à la guerre civile.

 

La sécession silencieuse

Mais, il y a une quatrième sécession, elle silencieuse, qui se produit dans le même temps. De plus en plus de jeunes français issus de l’immigration et de confession musulmane rejettent les principes d’égalité qui fondent la République. Nous sommes ici aussi en face d’un processus de sécession, d’autant plus grave qu’il est toléré, par clientélisme électoral ou par volonté de faire régner le calme, par des politiques de tous bords[7]. Cette sécession se manifeste dans l’exclusion de plus en plus grande des femmes de la sphère publique, dans la déscolarisation des enfants et la constitution de réseaux alternatifs et non contrôlés d’enseignement.

Or, ceci est d’une gravité extrême, qui dépasse le danger direct du terrorisme et du salafisme. Le lent et silencieux grignotage de la laïcité par les organisations « faux nez » ou proches des Frères Musulmans pose un problème redoutable pour la sphère politique française. On a publié il y a quelques semaines le texte de Jérôme Maucourant à ce sujet[8]. Le problème est d’une autre gravité que l’hystérie dite « anti-fasciste » qui s’est emparée d’une partie des esprits et de la quasi-totalité de la presse, à l’occasion de cette élection présidentielle. Nous voici confrontés donc à une autre forme de sécession, et celle-ci, il est à craindre, encore plus irréconciliable que les trois autres.

Si l’on veut parler de peuple, et sans le peuple il ne peut y avoir de souveraineté, alors s’impose l’importante distinction que l’on doit faire entre le peuple « ethnique » et le peuple « politique ». J’y ai consacré des pages entières dans le livre que j’ai publié en 2016, Souveraineté, Démocratie, Laïcité[9], un livre dont l’actualité se charge, hélas, de nous rappeler l’importance du propos. On ne peut penser la Démocratie sans penser en même temps la Souveraineté, et que cette dernière implique et impose la Laïcité. Nous ne disons pas autre chose avec Bernard Bourdin dans le récent livre que nous venons de publier[10]. Il ne peut y avoir d’individus libres que dans une société libre. La souveraineté définit aussi cette liberté de décider qui caractérise les communautés politiques que sont les peuples à travers le cadre de la Nation et de l’Etat. Encore faut-il savoir ce qui fait société. Encore faut-il comprendre ce qui constitue un « peuple », et faut-il comprendre que quand nous parlons d’un « peuple » nous ne parlons pas d’une communauté, qu’elle soit ethnique ou religieuse, mais de cette communauté politique d’individus rassemblés qui prend son avenir en mains. Tel est le peuple auquel parle les politiques qui font réellement leur travail, et non ceux qui, comme Emmanuel Macron, sont promus comme un paquet de lessive.

 

 

Cette élection semble jouée. Cette élection a surtout été volée aux électeurs, par la combinaison de la volonté consciente et organisée des uns, par l’irresponsabilité des autres. Mais, elle ne réglera rien, ne tranchera rien. Au contraire, son résultat probable, précipitant des fractures antérieures, risque – et l’on espère ici de tout cœur se tromper – de faire basculer la France dans un avenir fort sombre.

 

Notes

[1] Guilluy C., « La posture anti-fasciste de supériorité morale de la France d’en haut permet en réalité de disqualifier tout diagnostic social » http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-posture-anti-fasciste-superiorite-morale-france-en-haut-permet-en-realite-disqualifier-tout-diagnostic-social-3031677.html#CiyKyhEAzGD6UQfU.99

[2] De Castelnau R., http://www.vududroit.com/2017/05/presidentielle-sortir-machoires-piege/

[3] http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html

[4] Voir « Mélenchon, la meute et la dignité », note publiée le 28 avril, https://russeurope.hypotheses.org/5948

[5] Idem.

[6] http://www.lefigaro.fr/politique/2017/05/04/01002-20170504ARTFIG00231-legislatives-la-france-insoumise-va-poursuivre-les-communistes-qui-se-reclament-de-melenchon.php

[7] Voir Pina C., Silence Coupable, Paris, Kéro, 2016. Voir aussi la recension de cet ouvrage sur ce carnet : Les salafistes et la République (recension de « Silence Coupable »), http://russeurope.hypotheses.org/4909

[8] https://russeurope.hypotheses.org/5892

[9] Sapir J., Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Editions Michalon, 2016.

[10] Bourdin B. et Sapir J., Souveraineté, Nation, Religion, Paris, Editions du Cerf, 2017.

russeurope.hypotheses.org/author/russeurope

 
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Emmanuel MACRON : cet homme est dangereux [par Anicet Le Pors). Publié par El Diablo.

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

5 Mai 2017

Publié par El Diablo

Emmanuel MACRON : cet homme est dangereux [par Anicet Le Pors)

photo d'illustration : Anicet Le Pors (à
                    gauche) en compagnie de Georges Marchais en 1982

photo d'illustration : Anicet Le Pors (à gauche) en compagnie de Georges Marchais en 1982

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

1 Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la cris, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

2 La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

3 L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

4 Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

5 Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

Anicet Le Pors

Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives (1981-1984)

 

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Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président. Par Karine Bechet Golovko

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

jeudi 4 mai 2017

Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président

 
 
 
Hier a eu lieu le tant attendu débat de l'entre deux tours. Un débat violent qui n'aurait pu être autre. Car ce sont deux visions du pays qui s'opposent. Pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, l'opposition ne se résume pas à des propositions différentes pour régler les mêmes questions: ici les questions sont différentes. Sortir de l'Europe vs plus d'Europe? Plus d'immigration avec la fin des frontières vs contrôler l'immigration avec la restauration des frontières? Restaurer le rôle de l'Etat dans l'économie vs l'autorégulation du marché global? La violence vient de la réelle opposition.
 
Mais dimanche prochain, nous aurons l'un des deux en Président, peu importe l'abstention ou le vote blanc. Alors réfléchissons, l'heure n'est plus à pudibonderie.
 

 
 
L'agressivité des échanges entre Macron et Le Pen n'a échappé à personne, même si les journaux prennent d'embler le parti d'un Macron qui aurait finalement survécu, ce dont ils n'étaient manifestement pas si certain que cela.
 
 
Autre remarque préliminaire, l'absence des présentateurs qui ne maîtrisent absolument pas le débat et se font déborder par les candidats. C'est à se demander si ce n'était pas voulu, car un tel manque de professionnalisme laisse pantois. Mais si les échanges furent violents, souvent au raz des paquerettes, il n'y a pas eu de véritable dérapage. Car Marine Le Pen était attendue sur les questions de l'immigration, pour justifier le qualificatif d'extrême droite. Mais en écoutant ce débat, il est difficile de parler de néonazisme. Populisme, possible. Souverainisme, certainement. Mais rien à voir avec la rhétorique d'extrême droite, même si pour un oui ou pou un non Hitler est remis au goût du jour, banalisé. Donc finalement, le pugilat n'a pas permis de "faire tomber le masque" du FN, à tel point que l'on se demande s'il en porte réellement un.
 
Sur le débat en lui-même, les deux interlocuteurs n'ont pas été à la hauteur, mais pour des raisons différentes. Marine Le Pen était empêtrée dans ses fiches, à un point tel qu'elle a baissé sa stature. Si elle est élue, va-t-elle se présenter ainsi, donnant l'impression de ne pas maîtriser le sujet? Macron, de son côté, a poussé au maximum son côté morveux prétentieux, qui s'attache aux détails techniques en parfait haut technocrate lisse et transparent, botte en touche sur la vision du pays et ses relations avec l'islam. Il incarne cette génération qui ne sort jamais de l'adolescence, qui est incapable de devenir adulte. 
 
Mais c'est bien l'un des deux qui sera élu à la présidence de la République dimanche. L'on peut dire que l'élection a été volée aux français par la justice et les médias. D'une certaine manière, c'est vrai. L'acharnement médiatico-judiciaire bien dirigé contre Fillon, l'adulation médiatique de Macron. Pourtant, les français avaient le choix: celui de la réflexion. Ils ne l'ont pas fait. Tout d'abord, parce que la réponse émotionnelle primaire est plus facile. Ensuite, parce que hurler avec les loups est plus confortable, même si l'on ne comprend pas dans quel but ils hurlent - puis s'arrêtent. Enfin, parce que s'ils attendent des réformes, elles ne doivent rien changer. Ce qui a abouti à ce résultat paradoxale d'avoir écarté les candidats attendus (Hamont et Fillon), pour se rabattre vers des candidats dit en opposition avec le système. Car l'inconnu étant impossible à imaginer, il est nié. Le monde post-moderne de Macron est aussi insaisissable que le retour au souverainisme de Le Pen. Dans les deux cas, ils entraînent un changement trop radical pour être appréhendé par l'inconscient collectif.
 
Pourtant, directement ou indirectement, ils sont le produit du système dominant aujourd'hui. Macron est le pure produit des technologies politiques post-moderne, qui remplacent le débat d'idée par le marketing, pour faire vendre une politique impopulaire et anti-démocratique qui a remplacé l'électeur par l'acheteur. Dans ce but, le FN est l'instrument nécessaire: il est censé fédérer la peur et détourner l'attention en créant un danger qui fait réagir l'imagination. C'est le seul parti contre lequel Macron ait une chance de gagner. Par ailleurs, la montée du FN est également le résultat logique de la politique menée: les réformes du droit du travail qui ont mis les gens dans la rue - en vain, la politique d'immigration massive dans les pays de l'UE, la question de l'euro qui limite les possibilités de réaction de l'Etat en temps de crise, l'incohérence de la politique internationale qui a brisé l'équilibre des relations Est-Ouest pour le remplacer par un atlantisme primaire. Le mécontentement augmente et fournit l'électorat nécessaire au FN. 
 
Le score attendu autour de 40% du FN, montre que le système néolibéral arrive au bout du système démocratique. Pas parce que le FN, n'en déplaise à la bonne pensance, soit anti-démocratique, mais parce qu'il va se constituer en parti d'opposition républicaine, qui, à terme, va mettre en échec le programme néolibéral impopulaire, car ne s'adressant qu'à une minorité. Donc le système néolibéral, qui a pu utiliser les mécanismes démocratiques pour arriver au pouvoir, ne peut s'y maintenir démocratiquement, car il repose sur une minorité. Autrement dit, l'élection de Macron, pure produit du système néolibéral, pourra être le dernier Président élu en France au suffrage universel - les "représentants du peuple" sont beaucoup plus dociles, comme nous le voyons.
 
Que ces candidats vous plaisent ou non, dimanche l'un d'eux sera Président. Il est possible de se draper dans sa dignité et décider que se déplacer serait par trop s'abaisser. L'on peut également se donner bonne conscience en allant voter blanc: je me suis déplacé, j'ai fait l'effort, mais je ne suis d'accord avec rien.
 
C'est merveilleux la bonne conscience. Surtout que l'on entend un peu partout que le vote blanc est pris en compte. Alors, pourquoi s'en priver? Pour ceux qui y croient, une petite mise au point:
Depuis la loi du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections les bulletins blancs sont décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tel au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais, comme auparavant, ils ne seront pas pris en compte dans le nombre des suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).
Finalement, ne pas se déplacer, un vote nul ou un vote blanc n'est rien d'autre qu'une démission. Se laver les mains de ce qui se passe pour ne pas se salir, parce que l'on n'est pas totalement satisfait par ce que l'on voit. Et ensuite reprendre sa dignité et continuer à critiquer? C'est une position un peu facile. C'est une position lâche. Il faut se salir les mains pour avoir le droit de critiquer.
 
Lorsque vous irez voter, n'oubliez pas que vous votez pour un Président. Pas pour un ministre de l'économie ou des transports, mais pour un Président. C'est-à-dire pour une personne qui doit conduire et déterminer la politique du pays. A charge ensuite aux membres du gouvernement de la mettre techniquement en oeuvre. Vous votez pour une personne qui va aussi représenter la France à l'étranger, qui va vous représentez, vous au-delà du pays. Finalement, le choix qui se pose est simple: souverainisme contre mondialisme. Il n'y a pas de mauvais programme, il n'y a que des choix. Macron veut plus d'Europe, car il en est le candidat. Marine Le Pen veut plus de France. Leurs programmes sont diamétralement opposés, car ils correspondent à des visions exclusives de l'avenir du pays.
 
Ayez le courage de faire un choix, même s'il ne vous satisfait pas entièrement. Nous n'avons plus les moyens de la pudibonderie.
 
 
 
 
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NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DÉMOCRATIQUE ! Quand le révisionnisme historique veut conduire au vote MACRON [par Jean Lévy]

2 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #le nazisme

Publié par El Diablo

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

par Jean LÉVY

Les hommes-liges du monde de la finance font le forcing pour imposer aux Français la candidature du banquier Macron, ex-associé gérant de la banque Rothschild, afin de porter celui-ci à l'Elysée. Tous les arguments sont bons pour peser sur le choix des citoyens.

Y compris les mensonges historiques.

Le dernier en date, c'est de faire l'amalgame entre l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich et l'éventuelle élection de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Ainsi, d'après nos faussaires en écriture historique, Hitler serait parvenu au pouvoir par la voie démocratique et et il s'en serait servi pour instaurer sa dictature. Voyez l'allusion...

Nous ne voulons pas ici donner quelque certificat de bonne conduite à Marine Le Pen. Elle est assez grande pour ça. Mais simplement rétablir la vérité sur l'histoire.

Non, Hitler n'est pas devenu chancelier du fait qu'il aurait disposé d'une majorité au Reichstag. Il a été porté au pouvoir par le complot de l'oligarchie allemande de l'époque. Les journaux français de cette période l'attestent. Ceux que nous citons sont, non seulement "de droite", mais également propriétés du Capital. Le Temps ne s'en cache pas : il appartient au fameux Comité des Forges où règnent alors les de Wendel et Schneider.

Mais lu par les gens de ce monde-là, nul besoin pour ces journaux de travestir la vérité. Et de ne pas cacher la tendresse que ce quotidien et ses confrères portent au nouveau chancelier allemand : un "pouvoir fort", matant la classe ouvrière, et d'abord les communistes, pour être en situation d'exercer le pouvoir sans entrave en faveur des Konzerns, que demander de mieux ?

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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La France de monsieur Macron , ressemble à la Grèce de monsieur Tsipras.

2 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Le fascisme

La France de monsieur Macron , ressemble à la Grèce de monsieur Tsipras.

UN DESASTRE :  Résultat du programme de saccage européen sur la Grèce. On attend M. MACRON pour appliquer la même dictature européenne sur la France dès le mois prochain.

 

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