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Le blog de Lucien PONS

la finance deregulee

_ÉTUDIANTS_ _PROCHAINES VICTIMES DES MALFRATS DE LA FINANCE_

2 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole, #La finance dérégulée

_ÉTUDIANTS_ _PROCHAINES VICTIMES DES MALFRATS DE LA FINANCE_

 

 

_ÉTUDIANTS_

 

_PROCHAINES VICTIMES DES MALFRATS DE LA FINANCE_

 

  HTTPS://INFO.ARTE.TV/FR/ETUDIANTS-LAVENIR-CREDIT [1]

  [1]

 

L’ARRÊTÉ POUR AUGMENTER LES FRAIS DE SCOLARITÉ UNIVERSITAIRE EST

PUBLIÉE. ELLE EST DÉSORMAIS APPLICABLE POUR L'AN PROCHAIN.

 

_HTTPS://WWW.LEGIFRANCE.GOUV.FR/AFFICHTEXTE.DO?CIDTEXTE=JORFTEXT000038396885&CATEGORIELIEN=ID

[2]_

 

Tout étudiant non européen, sauf doctorant dans un premier temps, 

VERRA SES FRAIS D'INSCRIPTION DÉCUPLÉS SUIVANT LE DIPLÔME [3] (

article 8 ou tableau No 2 de l'arrêté  ) .

 

Notez la façon de présenter l'arrêté, où l'on mets bien en avant

les bénéficiaires des frais traditionnels, ceux ne faisant pas partie

de cette liste ( article 1 à 6 ) seront d'office redevables des frais

élevés ( licence : 2770€/AN au lieu de 170€/an, Master 3770€/AN

au lieu de 243€/an   )

 

Heureusement certaines universités refusent d'appliquer cette loi à la

rentrée prochaine ( probablement en jouant sur "l'autonomie" et les

possibilités d'exonération pour rester dans les clous légaux ). Mais

la ministre rappelle que tout fonctionnaire doit obéissance et doit

appliquer les ordres sacrés d'un gouvernement tout puissant. On

retrouve ici un aspect autocratique bien connu dans notre université,

que l'on cache pudiquement de faux débats : on vous entends, mais on

fera quand même.

 

  Voici une vidéo sur une partie du débat au sénat, avec peu de

sénateurs si on en juge les images ..._ __HTTPS://YOUTU.BE/4SHRRLABYS8

[4]_

 

Il n'y a pas si longtemps, la ministre justifiait l'augmentation des

frais d'inscription des étudiants étrangers sous prétexte que leurs

parents n'avaient pas payé l'impôt en France. L'argument actuel

indique que c'est pour leur permettre d'avoir un enseignement de

qualité car leur accueil n'est pas digne de ce qui est attendu pour

notre pays ... 

 

Si on gobe ce genre d'argument, le suivant est tout trouvé. Si la

qualité d'accueil n'est pas au RDV pour les étudiants étrangers,

l'est-elle déjà pour les étudiants européens qui suivent les mêmes

formations que les étudiants hors UE ? Non bien sûr.  Il faudra

aussitôt que les autres étudiants participent aux frais à leur tour.

Et là, les frais d'inscriptions seront rehaussés pour tous ! Des frais

que la ministre juge elle-même "extrêmement élevés" pour 4000€/an

( _cf vidéo du sénat à  3'40"_ [4] ). C'est donc sciemment et avec

cynisme que cette ministre, et le gouvernement associé, mettent en

place une politique de rehaussement de frais. Ce n'est certainement pas

pour donner l'accès à tous à la connaissance ( pourtant payé par nos

impôts ) ni même pour financer le système éducatif ( sinon pourquoi

vendre des sociétés de l'État qui rapportent de l'argent, comme les

aéroports, la Française des Jeux et autres dont les bénéfices

pourraient participer au financement de l'éducation par exemple ? ).

 

Très probablement, cette hausse participera à la politique de

destructuration des universités, complétant le dispositif de mise en

concurrence, en appliquant diverses règles de dérégulation à

commencer par "l'autonomie", la dévolution des biens immobiliers à

budget constant, les regroupements d'établissements, Labex et Idex,

puis maintenant établissements d'expérimentation. LE BUT EST DE

LÂCHER L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AUX CROCS DE LA FINANCE. Nous sommes

dans une des phases de la "libéralisation" du savoir pour les marchés.

Macron et ses sbires appliquent bien leur programme sous couvert d'une

pommade de communication, il suffit de lire leur programme [5] entre les

lignes et tout devient clair. Tâchons de nous en souvenir

collectivement pour les prochaines élections ! Il en va de l'avenir des

générations futures d'étudiants, de nos enfants.

 

Un des desseins de ce gouvernement est bien de réduire les

connaissances à l'état de simples marchandises sur lesquels pourront

s’agréger des montages financiers, comme par exemple les prêts

bancaires, "offerts" de droit aux étudiants pour faciliter leur

"autonomie" par rapport aux parents ... mais certainement pas par

rapport aux banques. Le reportage, "ÉTUDIANTS, L'AVENIR À CRÉDIT",

pouvant être consulté sur 

HTTPS://INFO.ARTE.TV/FR/ETUDIANTS-LAVENIR-CREDIT [1] est

particulièrement édifiant et montre bien ce qui se cache derrière. Si

vous n'avez pas le temps de tout voir, visionnez plus particulièrement

la discussion de la vente des dettes étudiantes en Angleterre, d'un

État vers des organismes financiers privés ... et ce n'est par

philanthropie (_ CF Vidéo, à 1h03' puis 1h06' et plus si vous n'êtes

pas déprimé_ ). 

 

Le SNESUP-FSU de l'Université de Nice avait dernièrement payé les

droits pour diffuser ce documentaire au Petit Valrose, avec débat.

Malheureusement, cela n'a pas attiré foule, mêmes pour les premiers

concernés, les étudiants, alors que le système d'endettement se mets

en place petit à petit, devant nos yeux. UCA, qui en est un exemple

local avec ses "Masters" à 4000€ ( tiens comme par hasard le même

prix que celui exprimé par la Ministre ), participe localement à

l’enchaînement de vies aux mains d'organisations financières, avec

à la clef, une bulle aussi importante que celle des subprimes ... SI ON

NE RÉAGIT PAS, BIEN SÛR CAR IL N'EST PAS TROP TARD !

 

 

 

Links:

------

[1] https://info.arte.tv/fr/etudiants-lavenir-credit

[2]

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038396885&categorieLien=id

[3]

https://www.huffingtonpost.fr/entry/frais-scolarite-etudiants-etranges-officiel-rentree-2019_fr_5cbc64fbe4b06605e3efc11a?ncid=other_trending_qeesnbnu0l8&utm_campaign=trending

[4] https://youtu.be/4shRrlABYs8

[5]

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/enseignement-superieur-recherche

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Pollution aux particules fines « PM 2,5 » : 48 000 décès imaginaires 4 mars 2019 / Association des climato-réalistes Par Christian Gerondeau

2 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Climato réaliste, #La finance dérégulée

Pollution aux particules fines « PM 2,5 » : 48 000 décès imaginaires

Par Christian Gerondeau

Toutes les dix minutes, un Français meurt prématurément du fait de la pollution de l’air, et notamment des particules qui proviennent de la combustion des énergies fossiles. Cette hécatombe, c’est 48 000 décès par an, c’est plus que tous les accidents de la route, tous les suicides, tous les meurtres, toutes les noyades, tous les accidents domestiques réunis .

Emmanuel Macron Président de la République Française (Discours du 27 Novembre 2018 en réponse aux « gilets jaunes »)

S’il est une « vérité » unanimement admise au point d’être répétée par les plus hautes autorités de l’État, c’est que la pollution de l’air, essentiellement due aux émanations des véhicules diesel, provoque 48 000 décès chaque année en France. Cette assertion découle d’une longue étude réalisée par l’organisme « Santé Publique France » (Établissement Public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministre chargé de la santé), et cosignée en 2016 par 17 personnes [1].

Cette étude mérite d’être analysée.

La méthodologie suivie repose sur les étapes suivantes :

1 – Les décès des années 2007 – 2008 sont recensés commune par commune

2 – Un modèle intitulé « Gazel-Air » évalue la concentration en microgrammes par mètre cube (µg/m3) des (particules fines « PM 2,5 » (moins de 2,5 microns de dimension) sur l’ensemble du territoire selon un découpage de 2 km par 2 km

3 – Le nombre de morts qui serait évité si la concentration en « PM 2,5 » était plus faible que ce qu’elle est, est évalué, commune par commune, selon la formule :

 

 

Avec ΔY = nombre de décès évités

Y0 = nombre de décès constaté

β = coefficient calculé en admettant un risque relatif de 1,15

Δx = Différence entre la concentration estimée selon le modèle,et la concentration « valeur cible » considérée comme souhaitable par différents organismes.

4 – Le calcul a été effectué avec 5 « valeurs cibles» différentes, le but étant de calculer le nombre de décès qui serait évité si chacune de ces valeurs cibles était respectée sur l’ensemble du territoire national.

5 – Les résultats sont les suivants :

particules fines

Seul le chiffre de 48 000 est abondamment repris par les médias et les responsables politiques nationaux et locaux.

La description rapide qui figure ci-dessus appelle plusieurs remarques.

I –Tout d’abord l’appellation « décès évités » largement reprise sans précaution par les responsables et les médias est fallacieuse car il s’agit tout au plus de décès prématurés.

II – Quant à lui, l’éventail des chiffres cités est très étonnant sinon stupéfiant, puisqu’il va de 11 (onze) à 74 426 ! Chacun peut donc retenir le chiffre qu’il veut en fonction de l’hypothèse qu’il retient…

III – La « valeur-cible » de l’Union Européenne de 25µg/m3 est quant à elle respectée. Le nombre de décès prématurés attribués à son dépassement, c’est-à-dire 11 (onze) est pratiquement nul. On peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur le processus qui a permis d’obtenir ce chiffre, la probabilité d’aboutir aussi près de zéro au sein d’une population de 64 millions d’habitants étant infime.

IV -S’agissant de la valeur-cible de 4,9µg/m3, onne peut qu’être étonné par l’ampleur de l’incertitude affichée (de 17 527 à 74 426), sans parler du fait qu’avancer des chiffres à l’unité près confine au ridicule, alors que l’usage scientifique veut que dans de tels cas, on arrondisse au moins ceux-ci au millier le plus proche.

V – La « valeur-cible » de 4,9µg/m3 qui aboutit au chiffre de 48 000 décès évités et qui est cinq fois plus faible que la norme européenne n’est mise en avant que par Santé Publique France et par aucune autre instance nationale ou internationale (Hypothèse 1).

L’élaboration de cette hypothèse repose sur les étapes suivantes :

Les 36 219 communes françaises sont tout d’abord réparties en quatre catégories :

  • Communes rurales (29 008)
  • Communes de 2 000 à 20 000 habitants (3 847)
  • Communes de 20 000 à 100 000 habitants (1 597)
  • Communes appartenant à des zones urbaines de plus de 100 000 habitants (2026).

Au sein de chacune de ces quatre catégories, les communes sont classées en fonction de la concentration en particules « PM 2,5 » donnée par le modèle « Gazel Air ».

Le taux de 4,9µg/m3 retenu comme valeur cible dans l’hypothèse de base de Santé Publique France est celui des 5 % des communes rurales où la concentration est la plus faible.

Il s’agit évidemment d’un choix arbitraire, mais l’essentiel n’est pas là. Un coup d’œil sur une carte montre que toutes les communes concernées sont situées en montagne, à une altitude moyenne de 2 000 mètres (cf. carte jointe). On aurait pu s’attendre à ce que les communes les moins polluées soient situées en bordure de mer sur l’ouest du territoire national qui est balayé par les vents provenant de l’Atlantique, mais il faut se rendre à l’évidence : dans la situation actuelle de la France, les concentrations de particules sont avant tout liées à l’altitude.

communes de France les moins polluées

Fixer comme objectif à l’ensemble des communes françaises, dont l’altitude moyenne est inférieure à 300 mètres, de respecter la teneur en particules des communes situées à 2 000 mètres d’altitude est donc dépourvu de sens.

Si le sommet du Mont-Blanc avait été pris comme référence, peut-être le modèle aurait-il indiqué que la pollution était responsable de 100 000 décès et non 48 000.

II – Les dates de référence.

Les évaluations des nombres de décès résultant de l’étude Santé Publique France publiée en 2016 concernent les années 2007 et 2008. Mais la situation a changé du tout au tout depuis lors du fait notamment des progrès du parc automobile, les véhicules mis sur le marché depuis 10 ans n’émettant presque plus aucune particule fine.

Normes d’émission des particules (voitures Diesel)

Depuis 2009, les véhicules diesel mis sur le marché émettent donc, avec 0,5 gramme aux 100 kilomètres parcourus, 28 fois moins de particules que ceux de la norme Euro1, qui étaient déjà bien moins polluants que leurs prédécesseurs. En pratique, ils n’émettent presque plus rien. D’ailleurs, depuis 2009, les normes imposées sont les mêmes que pour les véhicules à essence, et il est donc possible de considérer que le problème est en pratique réglé.

Normes d’émission des particules (voitures à essence)normes Particules fines Essence

Du fait des normes en vigueur depuis 2009 tant pour les véhicules diesel qu’essence, le taux des particules « PM 2,5 »dans l’atmosphère est passé en Ile-de-France de 21 µg/m3 en 2007 à 12µg/m3 en 2017, soit une chute de 9µg/m3, c’est-à-dire de près de moitié !

Toutes les estimations de l’étude de Santé Publique France qui reposent sur les concentrations enregistrées en 2007 et 2008 n’ont donc plus la moindre valeur aujourd’hui.

La chute brutale des concentrations des particules fines dans l’air de nos grandes villes était parfaitement connue au moment de la parution de l’étude de Santé Publique France en 2016. On est conduit à se demander qui supervise ceux qui en sont les auteurs, et qui continue à cautionner près de trois ans plus tard des affirmations erronées dès l’origine, si la réponse n’était claire : sans doute personne.

Mais la chute brutale de concentrations atmosphériques enregistrée en Ile-de-France appelle un autre constat, fondamental quant à lui.

L’étude de Santé Publique France relève en effet qu’en 2007 – 2008, les concentrations moyennes en « PM 2,5 » étaient les suivantes :

  • Communes rurales : 9,9 µg/m3
  • 2000 – 20 000 habitants : 10 µg/m3
  • 20 000 – 100 000 habitants : 10,9 µg/m3
  • Zones urbaines > 100 000 habitants : 13,6 µg/m3

Cette énumération met tout d’abord en évidence qu’il n’y avait pratiquement pas de différence en 2007 entre les communes rurales et celles qui comptent jusqu’à 100 000 habitants : la taille de la commune n’intervient pratiquement pas et le taux moyen y est partout voisin de 10 microgrammes par mètre cube.

Seules faisaient exception il y a 12 ans,avec un taux moyen de 13,6 microgrammes par mètre cube, les communes des zones urbaines de plus de 100 000 habitants du fait du poids de l’Ile-de-France et de la concentration de 21 microgrammes qui y était alors constatée.

Mais la chute brutale des concentrations enregistrée depuis 2007 en Ile-de-France comme dans les autres zones urbaines de plus de 100 000 habitants a une autre conséquence : le taux moyen dans les zones urbaines a pratiquement désormais rejoint celui du reste du territoire. En 2019, il n’y a plus de différence notable entre la ville et la campagne quant à ce type de pollution : l’air est pratiquement aussi pur partout, à un niveau tel que les progrès ne peuvent plus être que marginaux sinon insignifiants les concentrations résiduelles étant désormais essentiellement d’origine naturelle.

Pour prendre conscience de la qualité de l’air ambiant actuel,quelques comparaisons ne sont pas inutiles, dans le temps comme dans l’espace.

Dans le temps

Sauf les plus anciens d’entre nous, nous avons oublié ce qu’était l’air de nos villes il y a quelques décennies seulement. Pour le savoir, il suffit de se référer à l’évolution des « fumées noires » dans le temps, telle qu’elle est retranscrite par les relevés effectués depuis plus d’un demi-siècle année après année à Paris, et que reproduit le diagramme ci-joint extrait du Bilan annuel publié par Airparif pour 2017. Comme le relève ce dernier: « Depuis la fin des années 1950, les niveaux moyens des fumées noires ont quasiment été divisés par 20 à Paris ; cette très forte amélioration est due à la baisse importante des suies issues de la combustion du charbon, puis à l’amélioration des procédés de combustion et de traitement des échappements automobiles. Les teneurs de 2009 à 2017 sont les plus faibles jamais enregistrées… ».

Il faut savoir que les « fumées noires » sont le constituant majeur des particules fines« PM 2,5 », et que la concentration dans l’air de ces dernières est donc toujours supérieure à celle des fumées noires.Le résultat laisse sans voix. A la fin des années 1950, le taux des « PM 2,5 » dans l’air que respiraient les Parisiens avoisinait au moins 200, contre 12 aujourd’hui [2] !

 Dans l’espace

La comparaison des concentrations de « PM 2,5 » sur les différentes parties de la planète, telles qu’elles sont relevées par l’OMS, est tout aussi stupéfiante.

Ce n’est pas dans les pays développés qu’elle est aujourd’hui la plus importante. Bien au contraire ceux-ci les ont maîtrisées, ailleurs comme en France. C’est dans les zones désertiques où n’existent pas d’activités humaines qu’elles sont extrêmement élevées. En l’absence de végétation, rien ne s’y oppose à leur dispersion dans l’atmosphère sous l’influence du vent et ceci d’abord pour les particules les plus fines, et notamment les « PM 2,5 » (cf. carte-jointe).

C’est donc au milieu du Sahara et des autres zones désertiques du monde que leur concentration est aujourd’hui la plus élevée, ainsi par conséquence que dans les villes qui les voisinent, telles que Le Caire ou Riyad où la concentration moyenne annuelle des « PM 2,5 » atteint 108 microgrammes par mètre cube contre 12 à Paris sans que le diesel y soit évidemment pour quelque chose ! C’est le fameux « Adjadj », brouillard de sable et de pollution qui assombrit le ciel et plombe si souvent l’air du Sahel.

Et il ne faudrait pas croire que les particules du désert aient une influence potentielle différente des nôtres. Selon le Centre International du Cancer (CIRC), émanation compétente de l’OMS : « Les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des réglementations nationales considèrent que les particules fines ont toutes la même toxicité, malgré le grand nombre de sources et de compositions chimiques » (Communiqué du 25 juin 2018).

 Qu’il s’agisse des comparaisons dans le temps ou dans l’espace, une conclusion s’impose : les concentrations de particules fines enregistrées dans l’air des villes des pays développés, y compris la France et sa capitale, sont désormais extrêmement faibles et guère différentes de celles qui règnent dans les campagnes qui les entourent. Elles sont dix à vingt fois plus faibles que ce qu’elles étaient autrefois et ce qu’elles sont encore ailleurs sur la planète, et une conclusion s’impose : la crainte qu’elles suscitent n’a plus de raison d’être et l’estimation de 48 000 décès par an n’a pas de crédibilité.

D’autres interrogations pourraient être soulevées au sujet de l’étude de « Santé Publique France ».

Que valent des modèles qui, à partir de quelques dizaines d’appareils enregistreurs tout au plus pour toute la France, affirment pouvoir évaluer avec une précision de 2 kilomètres sur 2 kilomètres les concentrations des « PM 2,5 » sur la totalité du territoire national ?

Quelle fiabilité accorder à la formule mathématique déjà citéequi relierait la mortalité au taux de « PM 2,5 », formule dont la validité est contestée par de nombreux scientifiques qui aboutissent à la conclusion qu’il n’y a pas de relation prouvée entre la concentration de ces particules dans l’air de nos villes et le nombre de décès ?

D’ailleurs, en adoptant cette formule, tous les Parisiens n’auraient-ils pas dû mourir autrefois quand il y avait 20 fois plus de particules fines qu’aujourd’hui ?

 Il ne sera pas tenté de répondre ici à ces questions car c’est inutile. Il suffit de constater tout d’abord que la référence prise en compte dans l’étude de Santé Publique France, c’est-à-dire la concentration des « PM 2,5 » à 2 000 mètres d’altitude est dépourvue de sens et constitue un biais majeur. Il suffit surtout de constater que, grâce aux progrès techniques, les concentrations aujourd’hui enregistrées dans nos villes sont marginales en regard de ce qu’elles étaient et de ce qu’elles sont encore dans beaucoup d’autres lieux sur la planète, et qu’en conséquence affirmer qu’elles sont une cause majeure de mortalité dans notre pays ne peut être qu’une contrevérité. Est-il alors justifié de mettre en péril des pans entiers de l’industrie européenne sur la base de fausses informations ?

S’il fallait une confirmation de l’inanité du chiffrage de 48 000 décès partout répété, il suffirait de noter que l’OMS, par le canal de son émanation le CIRC, évalue à 0,4 % la proportion des cancers survenant en France qui sont imputables à la pollution de l’air extérieur, soit 1 400 cas par an dont tous ne sont pas mortels, et dont rien ne prouve qu’ils soient liés aux activités humaines (Communiqué du CIRC du 25 juillet 2018).

Comme le montre l’exemple de la fumée du tabac, il faut enfin ajouter que les particules fines ne déclenchent éventuellement un cancer que 20 à 30 ans après leur inhalation, si ce n’est plus.

Les chiffres de l’OMS (CIRC) concernent donc des cancers qui résultent des niveaux de pollution qui existaient il y a un quart de siècle au moins. Or le niveau actuel est incomparablement plus faible, de telle sorte que le nombre de cancers qui lui seront éventuellement imputables dans plusieurs dizaines d’années sera nécessairement marginal.

Il faut dire que Santé Publique France ne fait en l’occurrence que s’inscrire dans la ligne des pouvoirs publics français, puisque ceux-ci ont recours à la forfaiture qui consiste à faire croire que la pollution aux particules fines présente un danger immédiat pour la santé. Seuls au monde, et contre l’avis formel de l’OMS, ceux-ci déclenchent en effet des alertes lorsque les concentrations de particules approchent de seuils au demeurant dérisoires, en instaurant des restrictions à la circulation dépourvues de sens pour une pollution à effet différé de plusieurs décennies, et qui n’ont d’autre but que d’entretenir une psychose aujourd’hui infondée.

CONCLUSION

Que penser de cet ultime constat qui s’ajoute à une liste d’erreurs déjà si longue, si ce n’est que cette étude est nulle et non avenue, et que les 48 000 décès annuels qui feraient d’une pollution de l’air qui a pratiquement disparu la seconde cause de mortalité en France, à égalité avec l’alcool, sont purement imaginaires ?

Le bon sens aurait-il disparu de notre pays ?Le ou les auteurs de cette invraisemblance étaient-ils mus par l’idéologie ambiante ou victimes de leur incompétence, à moins que ces deux causes ne se soient cumulées pour produire un tel document ? Peu importe, ce qui est certain, c’est que le fruit de leurs travaux n’aurait jamais dû franchir les limites de leurs bureaux, et être immédiatement mis au rebut par leur hiérarchie au lieu d’être cosigné par 17 personnes qui l’ont ainsi validé. Normalement, une étude de telle nature aurait dû être auditée et contrôlée par des personnalités indépendantes et compétentes, mais ce ne fut clairement pas le cas. Jamais un document à la méthodologie si critiquable et comportant autant d’erreurs et de contrevérités n’aurait été avalisé par le comité de lecture d’une revue scientifique digne de ce nom. Mais il n’y eu aucun, alors qu’il s’agit pourtant d’un sujet d’une exceptionnelle importance puisqu’il traite de la vie et de la mort de nos concitoyens et qu’il entraîne des conséquences très lourdes pour notre économie.

Au-delà de la hiérarchie de « Santé Publique France », il se trouve en outre de multiples responsables administratifs et politiques plus haut placés qui ne se sont pas interrogés un instant sur la plausibilité du rapport et lui ont au contraire donné la plus large publicité, contribuant ainsi à convaincre nos concitoyens de la nocivité d’un air pourtant devenu pur ou presque, et au-delà, du caractère néfaste du monde dans lequel ils vivent.

Ce sont pourtant des milliers de personnes qui œuvrent au sein des organismes publics consacrés à l’environnement et que paye le contribuable, car « Santé Publique France » n’est pas seul en cause. L’Ademe, Airparif, les multiples services et départements du Ministère en charge de l’environnement, tous désinforment à grande échelle sans jamais être contredits par les responsables administratifs et politiques dont ils dépendent,trop heureux qu’ils sont de trouver des confirmations à leur vision négative du monde.


[1] Impact de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique.

[2] Une autre preuve de la quasi-disparition des particules de l’air de nos villes est apportée par la blancheur retrouvée de leurs façades. Celles-ci restent intactes pendant des décennies, comme en témoigne par exemple Notre Dame de Paris, encore immaculée vingt-cinq ans après avoir été ravalée. Nos contemporains ne mesurent pas la chance qu’ils ont de pouvoir contempler les beautés de leurs villes comme jamais leurs prédécesseurs n’ont pu le faire, car elles étaient noires des suies que sont les particules fines

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«Privatisation des routes nationales, torchons rouges pour Gilets Jaunes!! » L’édito de Charles SANNAT

2 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #l'horreur économique, #La finance dérégulée

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Si l’on a tous compris que le président Bouteflika n’était plus totalement en capacité d’assurer ses fonctions en raison de son état de santé dégradé depuis son AVC et de son grand âge, coté français, ce qui peut commencer à inquiéter c’est la santé mentale de ceux qui nous dirigent.

On pense ce que l’on veut des Gilets Jaunes, mais ils soulèvent un véritable sujet sur la fiscalité, qui ne doit pas aller jusqu’au point de vider les gamelles. J’appelle cela les problèmes d’équilibre « gamelle/gabelle ». Le carburant trop cher ne permet plus d’aller travailler… Les péages trop chers ne permettent plus de prendre l’autoroute.

Les salaires eux, stagnent désespérément. Le SMIC ne bénéficie plus de « coup de pouce », productivité et compétitivité de notre pays oblige.

L’électricité va augmenter de presque 6% dès le 1er juin et une fois l’hiver passé.

Le grand débat n’a encore strictement rien donné.

Enfin, et sans que cette liste ne soit exhaustive, nos mamamouchis veulent se persuader que la mobilisation est en baisse.

Nous allons vers le 21ème acte. Le 21ème samedi. Chaque samedi la mobilisation est annoncée en nette baisse par rapport au samedi précédent.

Nous sommes donc le seul pays à revendiquer 15 000 contrôles à Paris ou 4 000 manifestants négatifs en moins ont été décomptés.

Chez ces gens là Monsieur, on ne compte pas… on décompte !

D’ailleurs, certains en appellent désormais à Christine Lagarde, grande prêtresse de la croissance négative…. Nous pourrions donc mettre en place des manifestations avec nombre négatifs de participants, ce qui serait logique, vu que franchement, chaque samedi, encore une fois, la « mobilisation est en très nette baisse », et qu’en plus elle « marque nettement le pas »…

Torchons rouges pour Gilets Jaunes

La dernière idée brillante lancée sous forme de ballon d’essai aussi grossier que grotesque est cette histoire de privatisation des routes nationales.

Franchement les gars, allez-y. Faites-le que l’on se marre un bon coup. Non, vraiment, allez-y. Fermez les nationales en les rendant payantes.

Moi je vais aller m’acheter une bouteille de Dom Papa, un Rhum qui n’a pas encore été rebaptisé Dom Parent1. Je vais sortir mon siège pliant du camping-car. Je vais m’installer au bord de la route avec mon rhum (moteur éteint évidemment) et je vais me siroter et siffler cette bouteille en contemplant la France mise à feu et à sang…

Je crois que là-haut, ils n’ont toujours pas compris. La grogne est terrible. La grogne est profonde. La grogne est ancrée. Il faut avoir à perdre pour que la peur soit plus forte que les tentations révolutionnaires.

Cette histoire de privatisation des nationales est un acte d’incendiaire politique.

Notre gouvernement de fous furieux se cache donc essentiellement derrière les « vilaines sociétés d’autoroutes » qui volent déjà consciencieusement la population françaises en leur faisant payer l’usage d’autoroutes payées par l’argent public et vendues à vil prix.

Oui les sociétés d’autoroute font le « forcing » pour obtenir des privatisations de routes nationales comme le montre cet article du Figaro.

Je vais être sympa avec notre Manu (c’est un formule qui se veut sympathique, pour ne pas fermer le dialogue voyez-vous) qui aurait une fâcheuse tendance à perdre ses conseillers ces derniers temps.

Franchement, Manu, c’est une bonne chose, ils te conseillaient que des conneries, donc laisse les partir. En attendant, je vais te filer un conseil gratuit. Cadeau, et franchement ça me fait plaisir.

Surtout, le ballon d’essai, faut le reprendre, très vite.
Ensuite faut le ranger à la cave, pour très, très longtemps.
Enfin, il faut dire que le gouvernement dans son immense sagesse ne souhaite en aucun cas privatiser les routes nationales.

Après, si le gouvernement veut vraiment punir les Français en privatisant les routes, alors, là, comment dire… Dom Papa deux ou trois bonne lampée, parce que je pourrais dire…. « j’ai vu la révolution ».

Les Gaulois sont très gentils, très aimables, et très polis et pour beaucoup ils attendent. Patiemment. Laissent le temps au temps.

Mieux vaudrait cesser les provocations. Vraiment.

Pour que là-haut, ils comprennent bien, voici une petite anecdote.

Par chez moi, dans mon petit coin de Normandie, nous sommes à 70 kilomètres de Rouen. 35 minutes en payant 5 euros ou 1 heure au moins par la nationale. Les gueux en gilets jaunes sans-dent qui ne sont rien, qui font l’aller-retour économisent pour 95% d’entre-eux les frais de péage en passant par la nationale parce que 10 euros par jour c’est 200 euros par mois en plus de l’essence. Carburant dont le prix monte.

Pour Paris, c’est l’A13, et tous ou presque prennent la nationale. Pourquoi ? Parce que c’est cher et qu’en plus sur autoroute on roule plus vite donc on consomme plus donc c’est encore plus cher.

Vous savez pourquoi on va à Paris ou à Rouen, ou à Caen ? Parce que l’on y a trouvé un travail, ou parce qu’il faut emmener un enfant malade dans l’un des CHU de ces trois villes. En dehors de quelques bourgeois de province, on n’y va point pour voir un spectacle !

Privatiser les routes nationales c’est forcer les gens à payer en leur supprimant l’alternative gratuite, même plus longue, même plus inconfortable , et même plus dangereuse (on meurt à 80% sur les nationales et à 20% sur les autoroutes).

Privatiser les routes nationales c’est vider les gamelles et retirer la liberté de circuler aux gens.

Privatiser les routes nationales maintenant c’est une folie politique ahurissante. D’une bêtise insondable.

La « stratégie de la confrontation » n’est pas une stratégie, c’est un suicide collectif!

Mon cher Manu, les gens sont très gentils, très aimables et très polis. Mais quand ils auront été poussés à bout, ce n’est même pas les fusils qu’ils sortiront, mais quelques tracteurs et des fourches en nombre, suffisamment piquantes pour titiller quelques postérieurs de mamamouchis qui devront courir vite, très vite.

La stratégie de la confrontation d’un pouvoir quel qu’il soit et d’un peuple quel qu’il soit, n’est jamais la bonne solution ni pour les uns, ni pour les autres. L’idée sous-jacente est que pour réformer le pays il faudra passer en force et faire avaler de force les réformes sinon on ne réformera pas.

C’est une façon de voir. Elle est brutale et violente et ne peut qu’aboutir à une réponse violente et brutale.

Je reste persuadé que l’on peut adapter notre pays aux exigences du monde, que l’on peut même demander beaucoup d’efforts et de courage, mais certainement pas en imposant et en considérant le peuple comme LE problème. C’est une bien mauvaise pente que prend notre pays et ses dirigeants qui ne cachent presque plus leur haine et affichent ostensiblement leur mépris des petits et des sans grades qui forment les 98% de la masse de ce grand peuple.

Nous allons vers des semaines mémorables.

Je vais aller acheter une bouteille de Dom papa. Même Sarkozy a dit que tout ça « allait mal finir »… Il n’a pas idée à quel point cela va mal finir.

Ils n’ont pas idée de ce qu’ils font, mais cette fois, il n’y aura personne pour dire de leur pardonner, ils ont en plus tué dieu, alors la justice humaine risque d’être moins miséricordieuse… alors…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Le crash des Boeing 737 MAX : le crash de la dérégulation. Par karine Bechet Golovko

26 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #l'horreur économique, #La finance dérégulée

mardi 26 mars 2019

 
Le crash des Boeing 737 MAX : le crash de la dérégulation
 
 
 
Discrètement, l'on apprend dans la presse américaine que Boeing avait obtenu de réduire le contrôle des organes étatiques, contrôle transféré à ses propres ingénieurs avec les résultats que l'on connaît pour la modique somme de 15 millions de dollars. Avec cette furie de la dérégulation qui s'empare des Etats, et atteint des sommets inquiétants en Russie, il serait bon de revenir sur cette histoire. Car en fin de compte, l'intérêt du business n'a rien à voir avec l'intérêt public et le business ne peut en aucun cas être destiné à le "protéger". Le crash des deux Boeing 737 MAX, c'est le crash de la dérégulation. Le crash du marché tout-puissant.
 

 
Deux Boeing 737 MAX se sont crashés en quelques mois, il se trouve que l'excès de technologie a empêché les pilotes de pouvoir reprendre le contrôle en cas de danger extrême, en l'occurrence il s'agit des dysfonctionnements du système anti-décrochage que la compagnie doit corriger, sur demande de l'Agence fédérale de l'aviation (FAA). D'autant plus que plusieurs pilotes ont signalé avoir également rencontré ce problème.
 
Mais la question qui se pose est comment ce Boeing 737 MAX, avec un problème manifestement systémique de sécurité, a-t-il pu être certifié par la FAA ? En fait, c'est très simple, Boeing l'a de facto certifié lui-même, puisque la compagnie a elle-même apprécié la sécurité de ses appareils.
 
En 2018, comme le révèle de Washington Post, Boeing a dépensé 15 millions $ pour réduire le contrôle de l'Etat, à travers l'Agence fédérale d'aviation, sur ses avions. 15 millions $ pour les lobbys du Congrès, du FAA et d'autres agence. Pour les convaincre. Ou les acheter. Et une nouvelle vague de dérégulation a  pu être adoptée:
The U.S. manufacturing giant has spent decades building deep ties across Washington. President Ronald Reagan’s chief of staff, Kenneth M. Duberstein, sits on Boeing’s board of directors. So does Caroline B. Kennedy, President John F. Kennedy’s daughter and the former ambassador to Japan.Boeing reported spending $15 million to lobby Congress, the FAA and other federal agencies last year, and it hired outside lobbyists to push the oversight delegation issue, according to disclosures filed with the Senate. (...) The law gives private companies more power over the rule books that describe what role the FAA has in approving designs. It also sets up an “advisory committee,” with industry representation, that establishes metrics the FAA must “apply and track.”
Il est vrai que ces personnalités de haut vol, comme l'ancien directeur de l'Administration sous Reagan, la fille de l'ancien président Kennedy, etc. dans l'organe de direction de la compagnie aident à régler certaines questions - et à faire passer certains amendements. 
 
Il a fallu quelques centaines de morts pour que les 15 millions $ n'empêchent plus de se poser la question de la nécessité du contrôle. D'un contrôle objectif et non intéressé. Un contrôle étatique. Du coup, une enquête est ouverte pour déterminer comment la FAA a pu délivrer l'autorisation à Boeing, des commissions sont mises en place.
 
Même si ces commissions savent parfaitement comment fonctionne le lobbyisme, il faut bien trouver un responsable à l'échec des règles du jeu. A ce slogan selon lequel tout irait toujours beaucoup mieux si le business pouvait tout régler tout seul, car il sait mieux que ces fonctionnaires ce qui est bon. Ce qui est bon pour lui. Il défend logiquement son propre intérêt, qui n'a rien à voir avec l'intérêt général. 
 
Comme nous le voyons avec Boeing aux Etats-Unis, comme nous l'avons vu avec la tragédie de Kémérovo en Russie (voir notre texte ici), où un centre commercial a brûlé, faisant des dizaines de morts et de blessés, car les mécanismes de contrôles étatiques sur la sécurité des lieux ont été réduit à peau de chagrin, pour "libérer" le business tout-puissant. Dans une logique de dérégulation totale, plus proche du Moyen-Age que d'un libéralisme éclairé. Après quoi, une vague de contrôle s'est abattue sur le pays, il a fallu faire beaucoup de bruit, de grandes déclarations. Puis le temps a passé et à nouveau la ritournelle de la "libération du business" reprend toute sa place. Même l'interdiction de vol de ces Boeing n'a été prise en Russie qu'en dernier recours, quand les Etats-Unis avaient réagi. 
 
Il serait urgent de revenir à une relation plus posée et rationnelle entre le business et l'Etat, avant que les consommateurs ne paient un tribut trop élevé à un dieu de pacotille.
 
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Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!

8 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #l'horreur économique, #La finance dérégulée

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!

Aéroports de Paris privatisés. Vente d'Orly et Roissy, billet aller simple pour le privé. Et le prix à payer sera pour nous. Découvrez :
▶️ comment Macron veut brader la poule aux œufs d’or.
▶️ pourquoi c’est tellement aberrant que TOUTES les forces politiques sauf En Marche sont CONTRE ce projet.
▶️ après le scandale des autoroutes privatisées, Macron veut privatiser
ADP qui gère Roissy, Orly, le Bourget.
▶️ ADP est une entreprise stratégique et très rentable et qui rapporte chaque année de plus en plus de dividendes à l’Etat. 185 millions en 2018
▶️ découvrez les raisons qui font de cette privatisation une énorme arnaque, pour l’Etat, pour nous et même pour l’écologie. Accrochez vos ceintures, c’est parti :)

La pétition à signer : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-l...

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris ! Non à la loi PACTE!
 
Non à la privatisation d’Aéroports de Paris !

 

Après le scandale de la privatisation des autoroutes qui a abouti à des hausses de tarifs pour les usagers et à des rentes de situation exorbitantes pour les concessionnaires, le gouvernement décide de remettre ça. Avec la loi PACTE il s'apprête à se séparer d'Aéroports de Paris, d'Engie et de la Française des jeux, qui lui rapportent pourtant quelques 800 millions d'euros par an.

En période de disette budgétaire et de dégradation continue de la qualité des services publics, peut-on vraiment se passer de cette rentrée d'argent ? Ne risque-t-elle pas d'être compensée par l'impôt ?

Parmi ces privatisations, le cas d'Aéroports de Paris est de loin le plus préoccupant. Il s'agit d'une infrastructure stratégique, présentant des enjeux de souveraineté, de sécurité, d'aménagement du territoire et environnementaux. Faut-il le rappeler ? Les aéroports du Bourget, de Roissy et d'Orly forment une frontière stratégique pour notre pays. Avec 101,5 millions de voyageurs en 2017 – en hausse continue – ils représentent même la principale frontière du pays ! Le caractère sensible de ce type d'infrastructures explique d'ailleurs que 86 % des aéroports dans le monde soient publics.

Aéroports de Paris est une entreprise rentable. Désormais première société aéroportuaire au monde devant Atlanta, son chiffre d'affaires a progressé de manière très substantielle en 2017 (+22%). Elle verse entre 100 et 200 millions de dividendes à l’État chaque année et sa valeur ne cesse de progresser. ADP, c’est aussi un patrimoine foncier gigantesque aux portes de Paris. Avec la privatisation c'est le privé qui en bénéficiera.

En 2015, alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron avait vendu l'aéroport de Toulouse à un consortium chinois sans expérience dans la gestion aéroportuaire. Trois ans plus tard, non content d’avoir « vidé les caisses » de l'entreprise en se versant des dividendes considérables – et après avoir été épinglé très durement par la Cour des comptes – le groupe chinois entend le revendre pour un montant supérieur de... 200 millions au prix où il l'a acheté ! Une véritable prédation !

La privatisation d’ADP est un scandale. La loi prévoit une concession extrêmement longue de 70 ans à l’échéance de laquelle l’aéroport ne pourra revenir dans le giron public qu’après une indemnisation des propriétaires. De plus, elle prévoit d’indemniser également les actionnaires minoritaires actuels. Autrement dit, l’État va payer pour privatiser, perdre des revenus et payer à la fin de la concession de 70 ans pour récupérer son dû. Un détroussage en règle et inédit en faveur du privé !

Enfin, tout porte à croire que la privatisation d'ADP est contraire à notre Constitution. Plusieurs juristes l'on fait remarquer, elle entre en contradiction avec le 9ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui dit que « tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». En principe, l'aéroport n’est donc pas constitutionnellement privatisable.

Parce que l'opération sera très coûteuse pour le contribuable et probablement à terme pour l'usager, parce que c'est contraire à notre droit, parce qu'il est irresponsable de faire gérer notre principale frontière par le privé et parce que les précédents (la privatisation de l'aéroport de Toulouse mais également celle des autoroutes) ne cessent de défrayer la chronique, parce que le rôle de l’État en France, enfin, est constitutif de notre identité collective et l'attachement de nos concitoyens au service public très profond, nous demandons au gouvernement de renoncer à la privatisation d'Aéroports de Paris.

Pétition lancée par : David CAYLA et Coralie DELAUME

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La casse sociale du gouvernement Macron.

17 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale, #La santé, #Services publics, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #l'horreur économique

La casse sociale du gouvernement Macron.

Prep.Coord.Nat] Tolbiac, commune libre.

 

Ce soir 2 avril AG étudiant.e.s cheminot.e.s à Tolbiac.. Amphi plein.

 - intervention de 8 ou 9 cheminot-e-s, des postiers  du 92 en grève reconductible à 150-200 depuis le 26 mars

( caisse de grève), de la CGT-HPE contre la sous-traitance ayant soutenu et fait gagner avec la CNT-SO la grève de 111 jours des Holiday In Clichy,...

- volonté de jonction dans des actions concrètes de la part des cheminots et des étudiants (en cours d'élaboration),et volonté d'auto-organisation dont les cadres sont à poser. ( pour rappel le 22 mars les étudiants avaient fait le choix de rejoindre les cheminots à la Gare de l'Est plutôt que les fonctionnaires à Bercy    

-  Vu la montée des mobilisations et appels à la grève ( Carrefour, précaires de l'éducation nationale le 5, agents publics et privés de collecte et traitement des déchets dès mardi 3, travail social et hôpitaux...) les cheminots ne gagneront pas seuls le combat pour faire dérailler Macron, mais ils ont une responsabilité historique pour faire prendre une grève générale reconductible ( ils seront à 50 % en grève mardi et à 77% pour les conducteurs) et pour '"raccrocher les wagons"...Si 5 syndicats ont défini le calendrier de grèves perlées à la SNCF, SUD Rail a déposé un préavis de grève reconductible dès le 3, Paris Nord l'a votée le 22 mars, St-Lazare aussi, Gare de Lyon en décide demain à l'AG de 11H..

Mardi 3 avril ,  à 13H gare de l'Est départ de la manif cheminots rejoints par les étudiants, postiers, et autres secteurs en lutte

Dès le 4 avril nombreuses actions , pour beaucoup l'histoire des mouvements sociaux montre que la grève reconductible est la seule efficace

mais elle suppose des caisses de grève et un large soutien des usagers. 

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La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

15 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Services publics, #EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

Bonjour.

Vous trouverez ci-après le texte d’Yves Cimbolini, qui avec beaucoup d’humour s’élève contre le pillage des biens publics d’EDF que sont les barrages hydrauliques. C’est un spécialiste de ces questions, il a fait de nombreuses conférences pour démonter la logique mortifère de ce mécanisme ultralibéral destiné à permettre aux 0,1% de la population de s’approprier la richesse commune.

En PJ vous trouverez un texte du dernier PDG d’EDF, Albert Boiteux, capable d’incarner l’intérêt général.

 

Cordialement

Lucien PONS

 

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique.

 

 

 

 

Texte d'Yves Cimbolini.

 

En 1946 les actionnaires des sociétés privées d'électricité qui avaient été nationalisées, allaient être indemnisés en touchant (entre autre) pendant 50 ans, 1 % des bénéfices réalisés par EDF.
Cela a donc été effectivement réalisé jusqu'en 1996.
Donc jusqu'en 1996 EDF a indemnisé ces actionnaires.
Donc les futurs acquéreurs de nos installations n'auront plus à le faire....

Soit dit en passant, des " journaleux " comme notre " cher " ami F De Closet, préféraient parler du "scandaleux" 1% du CE des agents EDF, que de celui des anciens actionnaires, qu'il passait sous silence. Certainement un oubli involontairement voulu.
Un bon chien de garde bien dressé au nonos ce FdC !

Aujourd'hui, victimes d'un hold-up commis avec la complicité de l'état, une bonne partie de nos installations hydroélectriques vont être bradées à des sociétés privés, il serait normal que ces dernières soient à leur tour obligées de reverser le 1% de leurs bénéfices à EDF.
Au minimum !
Mais bon pas la peine de rêver, la vache à lait ça sera toujours le service public. Et les De Closet et consorts, assurés d'avoir leur part de beurre, pourront continuer à tenir la trayeuse !
A nous de leur faire comprendre que "beurre mal acquis ne profite jamais" et que cela pourrait même se retourner contre eux, lors d'un dernier tango à Paris.
Je pense bien sûr à une grande manif sur Paris. Voyons voyons où aviez-vous la tête ?

Pas de ça chez nous ! https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/ff6/2/16/1f609.png😉


Yves Cimbolini  alias Marlo Brandon.

Le texte d'Albert Boiteux PDG d'EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
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"Je suis banquier comme ils disent" . Une parodie d'une chanson du grand Charles Aznavour

7 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #La défense de la langue française.

 "Je suis banquier comme ils disent" . Une parodie d'une chanson du grand Charles Aznavour

Bonjour

 

Je vous transmets un message de Vincent Christophe Le Roux. Une parodie de la chanson d’Aznavour "Je suis un homo comme ils disent".

 

Un peu d’humour est parfois nécessaire.

 

Bien cordialement.

 

Lucien Pons

 

 

Le message

 

"Je suis banquier comme ils disent"

Sur l'air de "Comme ils disent" de Charles Aznavour avec une voix qui lui ressemble étrangement...

https://www.facebook.com/100007929559191/videos/2177228975884733/?fref=mentions

 

L’humour, la meilleure arme contre les cons !

 

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Levothyrox : l'Agence du médicament invoque la loi du secret des affaires pour ne pas communiquer des informations, accuse l'avocat de patients

29 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La santé

Levothyrox : l'Agence du médicament invoque la loi du secret des affaires pour ne pas communiquer des informations, accuse l'avocat de patients

Maître Emmanuel Ludot affirme sur franceinfo ne pas avoir pu obtenir toutes les informations qu'il souhaitait sur la nouvelle formule du Levothyrox.

Les ancienne et nouvelle formule du Levothyrox.
Les ancienne et nouvelle formule du Levothyrox. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La première application connue de la loi validée en juillet 2018 sur le secret des affaires concerne le dossier sensible du Levothyrox. Ce médicament est accusé par plusieurs dizaines de milliers de patients malades de la thyroïde de provoquer, dans sa nouvelle formule, des effets indésirables. Une information judiciaire est même ouverte au pôle santé de Marseille.

Dans cette affaire, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) invoque cette nouvelle loi pour censurer un document apportant des précisions sur cette nouvelle formule du Levothyrox, selon maître Emmanuel Ludot, qui défend des dizaines de patients qui ont porté plainte pour tromperie et mise en danger de la vie d'autrui.

"Je m'attendais à tout sauf à ça"

 

Voulant constituer son dossier, maître Ludot a envoyé en avril dernier à l'ANSM une demande de copie de l'autorisation de mise sur le marché du Levothyrox - un document qui doit lui être remis en théorie de plein droit - mais qu'il a seulement reçu début septembre : "La première surprise c'est de découvrir qu'il y a eu une autorisation modifiée de mise sur le marché du Levothyrox de façon très discrète pour ne pas dire clandestine au beau milieu du scandale par le laboratoire Merck en novembre 2017", raconte l'avocat à franceinfo.

"La deuxième surprise", poursuit-il, "c'est que je reçois un document qui est complètement caviardé, expurgé, je n'ai que quelques pages de l'autorisation modifiée de mise sur le marché du Levothyrox au motif que l'on m'oppose le secret des affaires. Je m'attendais à tout sauf à ça. J'ai bien compris l'habilité de l'ANSM qui a attendu sciemment six mois pour me répondre, ils ont attendu que cette loi soit promulguée en juillet dernier."

Flou sur la nouvelle formule du Levothyrox

Ce document de deux pages que franceinfo s'est procuré ne précise pas les raisons médicales qui expliquent le changement de formule, ni le lieu de production, ni le nom de l'entreprise qui fabrique le principe actif du levothyrox. En réponse, l'ANSM s'est justifiée auprès de maître Ludot en expliquant qu'une communication non censurée porterait "atteinte aux secrets légalement protégés, et notamment à la protection du secret des affaires" (Article L311-6 du Code des relations entre le public et l'administration). Contactée par franceinfo, l'ANSM n'a pas répondu pour le moment.

De son côté, le laboratoire allemand Merck, également contacté par franceinfo, répète que son médicament est fabriqué "en Europe" sans livrer plus de précision. De nombreux malades se demandent si certains comprimés du nouveau Levothyrox ne venaient pas d'une usine chinoise de Merck, les normes dans ce pays n'étant pas toujours les mêmes qu'en Europe.

"La dissimulation la plus totale"

Des explications qui ne satisfont pas Emmanuel Ludot, en colère : "On est dans la dissimulation la plus totale et pour faire en sorte qu'on ne soit pas informés, on nous oppose une loi qui n'a strictement rien à voir avec le droit à la santé."

C'est bien évidemment une information constitutionnelle, on a tous le droit de savoir ce que l'on ingère donc évidemment on est dans l'abus totalMaître Emmanuel Ludotà franceinfo

Début septembre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'est fait remettre un rapport sur la crise du Levothyrox. Il plaide pour plus de transparence dans l'information des patients. Le collectif "Informer n'est pas un délit" dénonce une situation inacceptable et demande au gouvernement de rendre rapidement publique la totalité des informations concernant le nouveau Levothyrox.

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