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Le blog de Lucien PONS

Elections présidentielles: quand Dupont-Aignan propose une alternative politique au mouvement globaliste. Par Karine Bechet Golovko.

30 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée

Dimanche 30 avril 2017

 

Elections présidentielles: quand Dupont-Aignan propose une alternative politique au mouvement globaliste

 
 
 
Sur le plateau du JT de 20h sur France 2, N. Dupont-Aignan a annoncé que son mouvement et le FN vont faire campagne ensemble pour mettre un terme à la rupture entre républicains et patriotes. Ce ralliement de poids a totalement perturbé la campagne présidentielle, toute la bulle globaliste médiatico-politique se préparant à fêter la victoire du "progressiste" Macron contre l'anti-républicaine Le Pen. Les cartes ont été redistribuées, provoquant une coulée de haine visqueuse dans les médias. Un inquiétant sentiment d'urgence s'amplifie à quelques jours de ce deuxième tour, où l'on a l'impression comme jamais de jouer notre avenir, sans seconde chance.
 
 
L'annonce de Dupont-Aignan
 
Le 28 avril, au JT de 20h, face à un Delahousse agressif et finalement décontenancé, N. Dupont-Aignan ne lâche rien, ne tombe pas dans la réduction facile du soutien à l'extrême droite. Pour ceux qui ne l'ont pas écouté, je vous conseille de prendre 5 minutes:
 
 
Très calmement et avec beaucoup de maîtrise, Dupont-Aignan ne tombe pas dans les pièges classiques tendus par Delahousse. Il affirme avoir pris le temps de la réflexion, avoir discuté avec Marine Le Pen avant de se prononcer et s'être décidé pour une collaboration active dans le cadre d'une alliance patriotique et républicaine, pour mettre fin à l'opposition destructrice en France des républicains et des patriotes. 
 
Il a fermement déclaré qu'il ne peut s'agir d'une alliance avec l'extrême droite, car, pour lui, Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite. Quant à sa position, il se réfère à De Gaulle qui a par deux fois sauvé la France en lui redonnant son indépendance. C'est l'enjeu de ces élections présidentielles: redonner à la France sa liberté.
 
La France est à la croisée de deux visions politiques, l'une mondialiste dans laquelle elle ne peut que se fondre, l'autre républicaine dans laquelle elle peut exister comme entité indépendante. D'une certaine manière, c'est reconnaître que la France est aujourd'hui occupée, mais elle l'est de manière invisible. Ce ne sont pas des tanks dans les rues, ce n'est pas une armée étrangère dans les bureaux d'état civil. Le drapeau n'est pas en berne, il est sous tutelle, toujours accompagné d'un autre. Le pouvoir militaire est délégué à une autre organisation. Le pouvoir politique ne réside plus dans les institutions nationales, mais les apparences sont sauves. Comme le dit Dupont-Aignan, reprenant l'idée de De Gaulle, l'on ne peut pas abandonner la France à la Corbeille (bourse).
 
La violence de la réaction du feu "Front républicain"
 
Ces politiciens qui se sont empressés de rejoindre, enfin ouvertement, Macron ont qualifié l'attitude de Dupont-Aignan de "traitrise". Ce fut le cas, notamment, de Juppé. Cette réaction est significative des "espoirs" qui avaient été mis sur lui par le clan globaliste, lorsqu'en 2001 il avait été remarqué par la French-American Foundation et qualifié comme:
jeune dirigeant, à fort potentiel d'influence, appelé à jouer un rôle important en France.
Le renversement de signification des concepts est à la mode et s'illustre ici aussi. Trahir est le fait de renoncer à ses idées, à ses positions. En faisant una campagne autour du souverainisme et de la culture française, il est difficile de rejoindre Macron. La traitrise est ici. Ce qui ne dérange absolument les grands noms des républicains ayant retourné leurs pantalons.
 
Pour soutenir ce mouvement politique, le milieu soi-disant culturel a été mis à bon oeuvre. Le résultat est à la hauteur de ces "gens de culture". Le niveau des insultes est celui du fond des banlieues. Gilles Lellouche et Dominique Besnehard traitent Dupont-Aignan de "grosse merde". L'on notera que Lellouche a ensuite retiré son tweet après que Dupont-Aignan ait annoncé qu'il attaquerait au tribunal. Il l'a remplacé par une fadaise:
 
 
Le comble de la vulgarité a été atteint par Mathieu Kassovitz, réaction qui passe mal si l'on regarde certains commentaires:
 
 
 
 
 
Pour autant, l'on ne trouvera pas une seule condamnation de ce type de réactions extrêmes et puériles dans la presse française. Rien. Silence. Comme si tout était permis lorsque l'on était dans le "bon clan". Mais il est vrai que la presse n'est plus aujourd'hui tenue à l'objectivité:
 
De côté des politiques, le symbolisme vichyste est de retour, comme rempart ultime, simpliste, devant provoquer une réaction émotive pavlovienne chez le bon peuple. Par exemple:
 
 
 
L'imposture du "Front républicain"
 
Face à Marine Le Pen, les tenants de Macron ont voulu ressortir du placard le "Front républicain" qui avait permis à Chirac de gagner avec plus de 82% en 2002. Aujourd'hui, les intentions de vote de Macron baissent depuis le début de la campagne de 2e tour. Alors qu'il dépassait les 65% (ce qui dès le départ était bien loin de Chirac), il est tombé à 59%. 
 
Cette dynamique est inéluctable, car pour qu'il y ait un Front républicain il ne suffit pas d'un adversaire, il faut un leader qui puisse incarner les idées républicaines. Or, le choix de Macron est un choix extrêment faible, mais logique. Il fallait un personnage sans visage, mais avec du charisme. Un produit de communication. Or, il est difficile de trouver autant de vide en un seul individu pour qu'il puisse en même temps tenir un minimum sur une scène. C'est un spécimen assez rare. Sans même rappeler ses déclarations, selon lesquelles un programme ça ne sert à rien, qu'il n'a pas eu le temps de réfléchir à la question du terrorisme, qu'il est de gauche puis qu'il ne l'est plus, sans même porter attention au creux pompeux de son discours devant racoller large, l'inquiétant est ailleurs, ce qui est caché derrière le vernis. 
 
Ce qui retient le plus l'attention est le négationnisme qu'il incarne. Macron, c'est le négationnisme de la culture nationale, négationnisme de l'apport civilisationnel de la France, négationnisme de la grandeur historique française, négaionnisme de la Nation française, cela au profit du "financisme", du multiculturalisme, de la victimisation et de la globalisation.
 
Quel Front républicain?
 
La réaction de survie d'une partie des élites
 
Le sentiment de danger immédiat qui se dégage de cette élection est sans précédent et il pousse des hommes politiques et des hommes de lettres à refuser publiquement de rejoindre cette imposture de "Front républicain", instrument devant justement détruire la République. Nombre de personnalités des Républicains ont clairement refusé de suivre les consignes de vote, affirmant que Macron incarne tout ce contre quoi ils se sont battus.
 
Marie-France Garaud a donné une magnifique interview au Figaro ce même 28 avril, jour où Dupont-Aignan a annoncé la constitution d'une alliance républicaine et patriotique. Pour elle, Marine Le Pen est la seule à avoir le sens de l'Etat. L'urgence est ici.
 
 
La violence de la réaction s'explique par le fait que le ralliement de Dupont-Aignan n'est pas anodin, il marque le lancement d'un mouvement de droite républicain après le suicide du 1er tour, mouvement qui peut devenir une force politique d'opposition réelle au mouvement politique globaliste qui sort de l'ombre avec la candidature de Macron. Pour gagner, ce mouvement globaliste avait besoin d'être face au FN, qui était la seule option pour un mouvement anti-démocratique et anti-populaire de remporter des élections nationales: se trouver un "ennemi intérieur" qui puisse provoquer une réaction instinctive de la population autour d'un personnage qu'elle ne soutient pas forcément, dans la logique du moindre mal, qui reste objectivement un mal. Mais le personnage Macron ne peut si facilement remporter la manche face à une opposition patriotique incarnée par une coalition politique. Le jeu se complique. Cette impression d'urgence vient du fait que si ce groupe prend le pouvoir, pour s'y maintenir avec un politique menée contre le peuple (rappelez-vous les lois Macron El Khomri etc.), le système ne peut fonctionner que sur le mode totalitaire. Sans mettre les chars dans la rue, sans exécutions de masse, l'opposition est muselée, discréditée, marginalisée par un discours renversé, la novangue néolibérale a été créée dans ce but.
 
Nous avons le choix, dimanche prochain. Et ce choix va avoir un caractère définitif, car cette fois-ci il peut ne pas y avoir de seconde chance. Ce n'est pas l'élection de Hollande ou de Sarkozy: si ça se passe mal, on verra la prochaine fois. L'alternance proposée est celle du remplacement de la République française, de la France comme pays indépendant, de culture française, c'est le choix d'une alternative à la Nation française. Tout ce pour quoi se sont battus nos ailleux depuis la Révolution. Dillution ou existence, c'est à nous de voter. 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER ! Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !  Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

Ce sont les amis américains de MACRON qui ont financé HITLER !

Et ce sont ses ennemis russes qui l'ont combattu et vaincu !

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

 

 

Le troisième Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.

 

Par contre…

 

Pendant la guerre, ces industriels américains (Du Pont, Morgan, Rockefeller, Mellon, etc…) ont financé les organisations nazies établies sur le sol américain (Le procès engagé contre celles-ci par l' administration Roosevelt fût, ensuite étouffé). Ils avaient aidé Hitler à parvenir au pouvoir.

 

Prescott Bush, le grand-père de G.W. Bush, 1,5 Million de Dollars à son époque, et Auschwitz. La fortune de la famille Bush est liée au génocide des Juifs. Prescott Bush finança Hitler avant et pendant la guerre. Il finança et tira profit du multigénocide commis par Hitler et les nazis en se servant des Juifs et autres déportés comme esclaves !

 

Le but ultime des Amerloques en finançant Hitler était qu'il détruise l'URSS.

 

La "deuxième guerre mondiale" fut en réalité
une guerre contre la révolution,
une guerre qui commença en 1936 en Espagne,
une guerre qui détruisit le Front populaire en France,
une guerre qui voulut détruire aussi l'URSS
mais une guerre où les nazis furent vaincus par l'URSS !

 

L'article contient aussi deux vidéos essentielles. L'une avec Annie Lacroix-Riz, où elle parle ce son excellent bouquin "Le choix de la défaite" ; et l'autre avec Jacques R. Pauwels, au sujet de son livre "Le mythe de la bonne guerre".

 

Ainsi, vous aurez une démonstration complète.

 

Cliquer ici pour l'article, les vidéos et les commentaires :

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article232

 

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F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Par Karine Bechet Golovko.

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Ukraine

mardi 25 avril 2017

F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques

 
 
 
La première visite officielle, au bout de 2 ans, de la chef de la diplomatie européenne a permis de mettre les points sur les i, au cas où un doute persisterait, que certaines illusions pourraient encore brouiller le paysage. Le diagnostic a été posé froidement par F. Moghérini: l'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Sont-elles seulement encore des partenaires, ou seulement des voisins ...
 

 
Les relations entre l'UE et la Russie sont au plus bas niveau qu'elles n'aient jamais connues. Ce constat vaut pour les relations internationales en générale entre le bloc américano-centré et la Russie. Comme le déclarait S. Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, elles se sont fortement dégradées par rapport à l'époque de la guerre froide:
"Sans aucun doute, c'est pire maintenant ... A l'époque, il existait deux Empires: occidental et soviétique, chacun d'eux développait des conflits avec son adversaire sur le terrain d'un pays tiers. Mais jamais à ses frontières et jamais frontalement. Même la rhétorique publique était plus légère. A l'époque, les deux clans ne dépassaient pas les limites établies. Aujourd'hui, il n'y a plus aucune règle."
La visite de F. Mogherini fut une impasse, une impasse repoussée pendant deux ans. L'accueil fut réglementaire et froid, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo de la première conférence de presse (traduction en anglais):
 
 
Cette froideur réciproque a été relevée dans la presse française, dans l'article du journal Le Monde qui commence très justement par cette phrase:

Les formes ont été respectées.

Pour finalement ne déboucher sur aucun dialogue constructif, chacun restant sur ses positions:
Mais sur le fond, la rencontre a plutôt donné lieu à un dialogue de sourds.
La conférence de presse finale montre en effet l'irréductibilité des positions européenne et russe:
 
 
Si chacun invoque le caractère obligatoire des accords de Minsk, comme à chaque fois, le sens attribué à cette déclaration n'est pas le même de part et d'autre. Pour la Russie, l'UE doit faire pression sur l'Ukraine pour qu'elle commence à les mettre en place. Pour l'UE, la Russie est responsable de leur échec et tend à la faire passer du rang de garant à celui de partie.
 
Bien sûr, il y a la lutte contre le terrorisme, qui a été récemment timidement réactivée, selon S. Lavrov. Mais de toute manière toute coopération réelle est impossible en raison des positions différentes concernant le sort d'Assad en Syrie et l'impossibilité pour l'Occident de reconnaître à la Russie un rôle de partenaire, qui sous-entend la reconnaissance de l'égalité. C'est pourquoi lorsque S. Lavrov invoque un dialogue à égalité, sans que personne ne donne de leçon ... ce dialogue ne débouche sur rien. L'UE ne veut parler à égalité avec la Russie.
 
Et lorsque S. Lavrov invoque du bout des lèvres et très professionnellement l'ouverture de la Russie, la possibilité de développer avec l'UE des relations stratégiques plus profondes, F. Mogherini met les points sur les i, de manière somme toute assez peu diplomatique:
« Ce serait surréaliste de nous considérer comme des partenaires stratégiques et d’avoir adopté des sanctions réciproques. »
Et comme elle insiste sur le fait que les sanctions européennes sont liées au rattachement de la Crimée à la Russie qu'elle qualifie d'annexion, il est évident que la Russie et l'UE ne seront plus des partenaires stratégiques pendant de nombreuses années. 
 
La Russie a beau appeler à plus de sérénité dans l'appréciation des faits qui ont conduit au coup d'Etat constitutionnel en Ukraine et au rattachement de la Crimée, l'Occident - et l'UE en tête - sont dans une logique différente. L'Ukraine doit être une victime car elle est un instrument qui permet de tenter de freiner le retour de la Russie sur la scène internationale et de justifier la coalition atlantiste. Aucun acteur n'abandonnerait de lui-même le pouvoir qu'il possède: l'UE joue le rôle du pion au service du clan atlantiste dans la région.
 
 
 
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Comment Macron a-t-il pu être possible? Par Karine Bechet Golovko.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République

lundi 24 avril 2017

Comment Macron a-t-il pu être possible?

 
 
 
Les nécrologies exigent un style bien particulier, trouver l'équilibre entre la mémoire du défunt et la douleur des survivants, tout en restant dans les limites de la décence. Finalement, ce n'est pas la meilleure façon de décrire ce qui s'est passé hier, la décence n'est plus de mise, l'on en a soupé. De toute manière, ce pays continuera certainement encore à s'appeler la France, la marque est vendeuse. 
 
Quelques remarques sur un suicide passé inaperçu. Tout le monde n'est pas autorisé. Entrée réservée aux incensés. 
 

 
Le Loup des steppes semble de circonstances. Propos préalables:
"Tu avais en toi une vision de l'existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t'engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n'exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l'as compris: l'existence n'est pas une épopée avec des héros et des grands personnages; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l'on se satisfait pleinement de manger et de boire, de déguster le café en tricottant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio. Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c'est un fou et un Don Quichotte."
Hermann Hesse l'avait parfaiement exprimé, notre société l'a porté à son comble. Les héros sont au placard et ressortis par les uns et les autres en fonction des nécessités du moment, sans en avoir pour autant la carrure, ni même tenter de l'avoir. Des années de travail minutieux de démontage ont enfin porté leurs fruits. L'ère des commerçants est arrivée, celle qu'ils n'ont pu mettre en place après la Monarchie. La revanche de la médiocrité, le culte du vide centré sur soi pour ne pas voir la désolation au-delà de son nombril. Félicitations, Macron incarne et portera parfaitement ces aspirations.
 
Comment en sommes-nous arrivés là? En plusieurs étapes.
 
La fin de l'Etat national
 
La fin de l'Etat national a été décrété après la Seconde guerre mondiale. L'Etat n'est plus l'affaire d'un peuple, d'un territoire, d'une histoire. L'Etat est "communautarisé", il est ce que la Communauté internationale accepte qu'il soit. Certains ont donc le droit d'exister, d'autres non, mais en aucun cas ce n'est au peuple de cet Etat d'en décider. L'Etat est un instrument du droit international. Une coquille vide qui est appréciée formellement. L'Ukraine doit exister comme Etat, alors que la Yougoslavie n'en a pas le droit. L'existence de l'Etat n'est plus liée à un critère juridique, celui de l'efficacité globale du système juridique dans le pays, mais son existence est politique, voire idéologique, indépendante de la réalité nationale.
 
Au niveau national, l'Etat a été vidé de son sens, tout au moins en Europe. Traditionnellement, l'Etat servait à protéger une population contre des dangers extérieurs visibles, les guerres, et à l'intérieur à permettre le développement de la société. A l'extérieur, les guerres traditionnelles ont été bannies du territoire européen, ce qui rend, dans l'inconscient collectif, l'Etat avec ses frontières inutile. L'UE a continué à relativiser la notion de frontière, la montée du terrorisme international a permis de démontrer que l'Etat, à force de "rationnalisation" et de réductions d'effectif, n'est plus apte à lutter contre les menaces extérieures et les vagues d'immigrations rebaptisées "migrants" attribuent à n'importe quel groupe étranger le droit de franchir les frontières, qui ne sont plus des barrières. A l'intérieur, la société civile et le business sont censés être plus efficaces que l'Etat. Cette évolution est logique. A l'ère des commerçants, les barrières doivent être levées, la mondialisation doit permettre le développement du business et les êtres humains, après des années de réforme de l'éducation et la diffusion massive des réseaux sociaux, ne sont que des instruments de ce nouveau paradigme. Ils ont le droit d'aller à l'étranger, de monter leur business, de faire de l'argent. Que peuvent-ils vouloir de plus? Posséder pour ne plus être.
 
La démission des élites politiques
 
Ces élections marquent également la fin du système des partis politiques et de la classification droite gauche. La véritable frontière qui traversait les partis en les subdivisant en partisans d'une vision globale et ceux d'une vision nationale est aujourd'hui affichée. Le Parti socialiste et Les républicains ne se relèveront pas de cette défaite, qui est avant tout celle des partis "d'avant". 
 
Il est vrai que le paradigme gauche/droite ne correspond plus depuis longtemps aux véritables questions qui se sont posées à la société française, depuis Maastricht. Il était utile justement pour cela, pour que ces questions soient évacuées hors du débat politique et posées comme un fait acquis. Une personne sérieuse ne discute pas de l'Union européenne, de l'euro, des sanctions, de l'accueil des migrants. Le dogme est posé. Aucune élection ne peut risquer de le remettre en cause, les candidats s'interchangent dans ce cadre non-dit et puissant.
 
Le format Macron / Le Pen au deuxième tour est un coup magistral, car c'est la seule configuration qui permette au clan global de remporter ouvertement une élection, chacun de droite et de gauche peut le rallier en toute tranquilité d'esprit: le fumeux ralliement national contre le Front est censé les absoudre par avance. Finalement, ils ne trahissent pas, au contraire, ils sauvent la France. C'est beau. Non seulement ça ne leur coûte pas cher, mais en plus ils peuvent même espèrer ne pas tomber du bateau.
 
L'intronisation du nouveau paradigme sur la place publique a été possible en raison de la démission des élites nationales. Ces élites qui ont accepté au fur et à mesure les règles du jeu qu'elles ne posaient pas, passant du compromis à la compromission. Qui ont accepté de jouer la carte du renoncement en vue d'un intérêt personnel: rester dans l'élite. Celui qui critique le système mis en place est soit un fou, un Don Quichotte, soit un extrémiste. Les partis politiques et leurs dirigeants viennent de payer le pris de leur compromission. Ils sont devenus tellement faibles, qu'ils sont inutiles, les masques ont pu tomber.
 
Des règles du jeu inéquitables
 
Ces élites politiques, bien nourries et habituées à l'être, ont oublié ce qu'est le combat. Il n'y a plus de dangers visibles et identifiables, le pays ne va pas être envahi par une armée étrangère, alors quoi faire? L'on peut jouer entre soi, il n'y a pas de conséquences, rien n'est grave. L'invasion par les vagues migratoires est difficilement critiquable si l'on ne veut pas être marginalisé, voire poursuivi. Les terroristes que l'on ne combat pas réellement sont étiquetés "opposants" ou " Daesh" selon le pays et frappent toujours où il faut et quand il faut. La pression est maintenue sur la société, qui est ainsi prête à accepter n'importe quelle restriction à sa liberté réelle en contre partie d'une protection virtuelle.
 
Et cela marche parce que pour le clan globaliste il n'y a pas de règles, pas de limites autres que la victoire. Rien n'est sacré. A la guerre comme à la guerre. Or, notre élite politique n'est pas en guerre, pas plus que nous ne le sommes nous mêmes. Ils ont pu sacrifier la liberté et la pluralité des médias, qui est un des fondements de la société démocratique. Ils ont pu ouvertement instrumentaliser la justice, dont l'indépendance - du politique et non de l'Etat - est une condition de base de l'Etat de droit. Leur démarche est destructrice, car elle est révolutionnaire: détruire ce qui est, pour finaliser ce monde nouveau. Et nous regardons en relativisant.
 
Nos élites politiques continuent à se mettre au garde à vous face à la menace du Front national. Avant même l'annonce des résultats officiels, chacun appelant à voter Macron, posant sur la tombe de la Ve République des armes trop lourdes, encombrantes, qu'ils ne savent de toute manière plus manier. Et soulagés de n'avoir pas à le faire. A se battre. A gouverner. L'on va pouvoir reprendre les discours et les postures.
 
Ces élections ont ouvert la voie au refondement de la société. La nouvelle société qui s'annonce, personnellement, ne me plait pas. On la connait déjà. La méthode est trotskyste, le fond est Rothschild. Un régime libertaire-totalitaire. Il a été rendu possible car nous ne nous sommes plus battus. Car nous ne savons plus nous battre. Car pour toute une partie de la société, la France est quelque chose de plus ou moins sympa, selon ce qu'elle apporte, mais ne fait partie ni de son sang, ni de sa chair. Alors qu'y a-t-il à défendre? 
 
Ce système était déjà moribond, il est tombé. Difficile de le regretter. Mais ce qui va suivre n'engage guère plus à l'optimisme. Les Empires sont tombés. Les cultures ne sont pas éternelles, elles disparaissent dans les livres d'histoire. Certes, mais il n'est jamais gai d'aller à un enterrement.
 
Aujourd'hui pleurons le défunt. Demain, il faudra se lever.
 
PS: L'on notera avec surprise à quel point les résultats officiels correspondent à ceux annoncés par les médias dès 20h, qui ne suivaient absolument pas l'évolution en temps réel du décompte des voix fait par le Ministère de l'intérieur, qui donnait Marine Le Pen largement en tête jusqu'à 23h30. Comme s'ils savaient que ça ne servait à rien.
 
 
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Faire échec au candidat des marchés financiers et à ses amis : Merkel et Juncker , par Jean LEVY

24 Avril 2017 , Rédigé par Jean Lévy

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Bonjour

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », après avoir proposé deux conférences fondamentales cette saison – la première sur l’immigration et la seconde sur le chômage – continue à explorer les sujets fondamentaux auxquels notre société est confrontée.

Dans la période particulière que constitue les élections présidentielles et législatives, notre association propose deux sujets au combien importants qui devraient être au cœur du débat politique actuel : il s’agit de la sortie de l’Union européenne et de l’Euro, et de la sortie de l’OTAN.

 

  1. Le mercredi 26 avril 2017 de 18h à 21h à la maison des associations de Nice Garibaldi, un débat contradictoire opposera Etienne Chouard à Yves Bertoncini sur l’avenir de l’Union européenne et de l’Euro.

 

 

Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.
  1. Le vendredi 28 avril 2017 de 18h à 21h à la maison des associations de Nice Garibaldi, une conférence/débat sur la nécessité de sortir de l’OTAN.

 

 

Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.

Cinq intervenants issus d’organisations différentes - qui ont en commun la défense de notre indépendance et de notre souveraineté – parleront de ce sujet afin d’alimenter le débat. Nous sommes dans une période de transition, deux choix sont possibles : soit la gouvernance mondiale qui détruit la souveraineté des peuples pour soi-disant apporter la paix (on voit le résultat en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine,...) ; soit revenir au droit international et au principe de "l'Auto détermination des peuples" garantis par la charte de l'ONU. Nous sommes dans ces moment particuliers de l’histoire où les choix ne sont pas définitifs.

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Ceci est aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Modalités d’inscription

 

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à ces conférences !

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence

et

  • soit

« Je m’inscris à la Conférence organisée par le CNR le 26 04 2017 »

  • soit

« Je m’inscris à la Conférence organisée par le CNR le 28 04 2017 »

  • soit

« Je m’inscris aux 2 Conférences organisées par le CNR les 26 et 28 04 2017 »

 

  • Par courrier postal : CNR 06 7 rue Pierre Mellarède 06100 Nice
  • Par courrier électronique : contactcnr06@laposte.net
  • Par téléphone ( SMS ou message enregistré) : 06 82 97 97 77

 

 

Bien cordialement.

Lucien Pons,

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Présentation

21 Avril 2017 , Rédigé par matthews

Cet article est reposté depuis Citoyens pour une République moderne.

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"Libération" lance sa propagande « humanitaire » pour une guerre en Syrie

14 Avril 2017 , Rédigé par Jean Lévy

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran Pepe ESCOBAR

11 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Terrorisme

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran  Pepe ESCOBAR

9 avril 2017

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran

Pepe ESCOBAR

Le commandant du CENTCOM (Commandement central des États-Unis, le Pentagone), le général Joseph Votel, s’est pris pour la réincarnation du Docteur Folamour devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, mercredi dernier. « Nous devons chercher des opportunités de déstabiliser l’Iran, que ce soit à travers des moyens militaires ou d’autres méthodes. »

Si orwellienne notre époque soit-elle, cette phrase se classe au rang des déclarations de guerre. Avec pour conséquence la destruction par le vide de l’accord sur le nucléaire passé avec l’Iran, à l’ONU, à l’été 2015.

Joseph Folamour ne s’est pas donné la peine de mâcher ses mots.

L’Iran est une des plus grandes menaces auxquelles les USA sont confrontés aujourd’hui (c’est la doctrine officielle du Pentagone qui le dit ; il vient en quatrième position, après la Russie, la Chine et la Corée du Nord). L’Iran a développé son « rôle déstabilisateur » et constitue « la plus grande menace de long terme à la stabilité » de tout le Moyen-Orient.

L’Iran est perfide ; « Je pense que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise ». Et c’est « une zone située entre la concurrence normale entre pays – qui s’arrête juste aux portes de conflits ouverts ».

L’Iran est impliqué dans des « mesures de facilitation d’aides létales » ; l’utilisation de « forces par procuration » ; et nombre de « cyber-activités ».

Les USA n’ont pas « vu d’amélioration dans le comportement de l’Iran ». Le garçon/pays turbulent en question pose encore « des menaces crédibles » à travers « son potentiel nucléaire » et son « robuste » programme de missiles balistiques.

Donc, en voilà assez ; nous allons les dégager.

Le djihad sans fin du CENTCOM

Une réponse simple consisterait à caractériser cette crise de colère infantile d’homme de main mafieux, comme un cadeau offert au monde par le fonds en pétrodollars de la Maison des Saoud.

Ou de se rappeler que Joseph Folamour s’adressait précisément à ceux-là même qui, malgré les rapports accumulés au fil des années des dix-sept agences de renseignements des USA selon lesquels l’Iran n’a pas, et ne prévoit pas d’avoir d’armes nucléaires, dénoncent quand même « la menace nucléaire » iranienne.

Mais la réalité dépasse toujours la fiction. État islamique/Daech en personne a sorti une vidéo en farsi – avec un message destiné au guide suprême, l’ayatollah Khamenei – déclarant la guerre à l’Iran parce que ce sont des apostats chiites et parce qu’ils « tolèrent » les juifs.

Non, ce n’est pas un sketch des Monty Python. En fait, nous dérivons vers une situation de plus en plus curieuse, celle d’un CENTCOM qui a envahi et occupé l’Afghanistan et l’Irak ; qui a distribué la mort et la destruction gratuitement ; qui a provoqué une crise monumentale, avec des myriades de réfugiés à la clé ; qui est de nouveau en guerre en Irak ; qui cherche encore à tout prix un changement de régime en Syrie ; qui « dirige en arrière-plan » la destruction du Yémen par l’Arabie saoudite, et qui se retrouve aujourd’hui, de facto, ouvertement, l’allié objectif de Daech – qu’il a laissé suppurer pendant des années – contre l’Iran.

Appelez ça le djihad du CENTCOM, si vous voulez.

La performance de Joseph Folamour a eu lieu juste au moment où l’axe néocon/libéralcon, qui colporte sa russophobie hystérique – et son iranophobie – dans tous les couloirs de Washington DC et au delà, venait de savourer un bonbon géopolitique : le président iranien Hassan Rohani rencontrant le président russe Vladimir Poutine, dans le magnifique Grand Palais du Kremlin à Moscou. En termes néocon, traduisez par « les mollahs » rencontrent « Hitler ».

Certains développements étaient prévisibles ; le ministre des affaires étrangères Javad Zarif a confirmé que l’armée russe a l’autorisation d’utiliser des bases iraniennes « au cas par cas » – essentiellement contre des djihadistes en Syrie, comme en août dernier, quand des bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 et des Su-34 ont conduit des missions à partir de la base de Hamadan.

Mais, comme Rohani et Poutine l’ont clarifié, les rencontres ont dépassé la simple coopération militaire dans une vraie guerre de terrain contre la terreur.
Le partenariat comprend aujourd’hui une augmentation du volume des échanges commerciaux ; des échanges scientifiques ; la construction par la Russie de deux nouvelles centrales nucléaires civiles à Bushehr, le site du premier réacteur iranien ; l’adhésion prochaine de l’Iran à l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO) ; et dans un avenir proche, la possibilité d’une aide russo-chinoise aux institutions bancaires iraniennes.

Alors que l’équipe de la Maison-Blanche tente de se mettre d’accord avant la première visite officielle du Secrétaire d’État « T-Rex » Tillerson en Russie, dans deux semaines, les ouvertures russes à l’Iran sont présentées comme un des obstacles-clés à un accord – avec le vieux slogan de l’« agression russe » en Ukraine, en Europe de l’Est et dans le cyberespace.

Pour le Pentagone, la coopération russo-iranienne est une abomination – en Syrie ou ailleurs, particulièrement après la bataille d’Alep. De plus, il se trouve que cela se raccorde particulièrement bien à la vision du monde du Richelieu/Machiavel de la Maison-Blanche, Steve Bannon ; Bannon était officier naval à l’époque de la crise des otages américains en Iran, et considère autant l’Iran comme une menace existentielle que les huiles du Pentagone.

Ainsi, le tableau vendu aujourd’hui à l’opinion publique américaine ne pourrait pas être plus effrayant ; l’Iran « déstabilise » l’intégralité du Moyen-Orient pendant que la Russie « déstabilise » l’Europe de l’Est, l’ouest des Balkans, l’Ukraine, en fait la planète entière.

Quel accord sur le nucléaire ?

Au moins, la feuille de route de Washington sur l’Iran est étalée au grand jour ; plus – et de très lourdes – sanctions ; un harcèlement non-stop couplé à une propagande constante, à destination de l’opinion publique occidentale ; des opérations secrètes et enfin, la possibilité d’une guerre ouverte.

Le sénateur Bob Corker, secrétaire du Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, soutient avec zèle le projet de loi intitulé « Contrer les activités de déstabilisation de l’Iran » qui, s’il est approuvé, annulera l’engagement des USA dans l’accord sur le nucléaire avec l’Iran parrainé par l’ONU ; requalifiera le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran en organisation terroriste, et ouvrira les vannes d’une nouvelle salve de sanctions.

Mais tout cela pourrait tout aussi bien se résumer au cas du chien qui aboie, mais ne mord pas. Tous ceux qui ont compris la direction du vent, à Washington, savent que le partenariat stratégique russo-iranien est l’un des trois points-clés, avec la Chine, de la plus grande aventure du jeune XXIe siècle : l’intégration eurasienne, avec la Russie et l’Iran en pièces maîtresses de l’échiquier énergétique et la Chine en locomotive d’investissements. Et il n’y a pas grand-chose que les USA puissent faire pour empêcher cela.

Encore cette fois, les chiens de la diabolisation aboient, la caravane eurasienne passe.

Pepe Escobar

Le 16 mars 2017

© Sputnik/ Vladimir Fedorenko https://sputniknews.com/columnists/201703311052129206-pentagon-daesh-war-iran/

Note du traducteur

Ajoutons à ce qui précède une information donnée par Pepe Escobar sur Facebook le 31 mars :

La Russie et l’Iran contournent le dollar

« Le système de paiements russe Mir va être connecté au Shetab iranien (Interbank Information Transfer Network, un réseau concurrent du système Swift) ’pour que les touristes puissent tranquillement utiliser les distributeurs automatiques de billets pendant leur visite de l’autre côté’, selon les mots du gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Valiollah Seif.

La Russie et l’Iran commenceront bientôt à régler des transactions en rials et en roubles, contournant le dollar américain et ’stimulant les échanges commerciaux et les volumes d’imports-exports’.

Tout cela est inscrit dans la déclaration jointe de 16 pages – ’Vers une coopération stratégique générale’ – signée par Poutine et Rohani à Moscou.

Rien d’étonnant à ce que le Pentagone veuille la guerre. »

Traduction Entelekheia http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

»» http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

URL de cet article 31730

 

 

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