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Le blog de Lucien PONS

ODESSA - IL Y A DEUX ANS! Le 2 mai 2014 les nazis ukrainiens ont perpétré un odieux massacre d'innocents.

30 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN.

30/04/2016

ODESSA - DEUX ANS

1. Port d'Odessa.jpg

Ça, c’était avant…

 

ODESSA : DEUX ANS

Et toujours toutes leurs dents !

 

Au moment où va être commémoré le deuxième anniversaire d’un massacre qui a désormais sa place au panthéon des plus célèbres, aux côtés de la prise de Jérusalem par les Croisés, de la Saint Barthélemy,  des Vêpres siciliennes, des Pâques sanglantes de Dublin (dont on célèbre actuellement le centenaire), de l’écrasement de la Commune et on en passe… nous recevons ceci :

 

Violences à Odessa, 2 mai 2014. Appel pour une commission d’enquête internationale

 

Vidéo – Conférence de Xavier Moreau à l’ONU – Genève

ous pouvez contribuer au processus engagé en vue d’exiger que justice leur soit rendue 

SIGNEZ L’APPEL DE SOUTIEN POUR UNE COMMISSION D’ENQUÊTE INTERNATIONALE

Ils se poursuivent aujourd’hui …

 

Le Conseil des mères du 2 mai a été fondé à Odessa et réunit les familles et les amis des citoyens d’Odessa qui ont perdu la vie lors des terribles événements du début du mois de mai 2014. Les membres du Conseil sont aidés et soutenus par des amis, des citoyens ordinaires et des personnes sensibilisées dans le monde. Le but du Conseil des mères du 2 mai est d’obtenir une enquête indépendante, impartiale et équitable sur cette tragédie, et de traduire en justice les responsables des crimes commis. Leur action est soutenue par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme et des citoyens ordinaires dans le monde.

Lire la suite…

Source :  http://arretsurinfo.ch/video-violences-a-odessa-2-mai-201...

 

3. Ruban noir.gif

 

Modeste avis des Grosses Orchades :

Si, deux ans après le massacre de 48 personnes en direct et en plein jour par les escadrons de la mort chers à Mme Nuland, il faut signer des pétitions pour obtenir que l’Organisation des Nations Unies daigne forcer un état membre à ouvrir une enquête…

 

À quoi sert le Machin ?

 

Et ne serait-il pas temps de le flanquer aux poubelles où est sa place, pour fonder quelque chose de moins honteux ?

N’y a-t-il pas assez d’états souverains susceptibles de s’unir dans ce but ?

 

3. Ruban noir.gif

L’an dernier…

Au moment des célébrations du 70e anniversaire de la victoire de l’URSS sur le nazisme, des personnalités françaises liées à la Résistance avaient été invitées à Moscou.

De leur nombre était Claude, la valeureuse « marraine des Saker », car elle est aussi la fille de Gleb Sivirine, un émigré russe qui, fuyant la guerre civile, était arrivé en France en 1920. Gleb Sivirine, devenu français, a, pendant la guerre, commandé la résistance du Haut-Var sous le nom de lieutenant Vallier. Il était natif d’Odessa.

C’est pourquoi sa fille, invitée avec d’autres descendants de résistants aux célébrations de Moscou de l’an dernier, avait eu l’intention de s’associer aussi à celles du berceau de sa famille. Mais, à la dernière minute, les parents des victimes du massacre l’avaient priée de n’en rien faire : ils étaient incapables d’assurer sa sécurité et suggéraient d’attendre des circonstances moins dangereuses.

Cette année, il fut décidé qu’une célébration commune aurait lieu sur place.

Cependant, ces jours derniers, les escadrons chers à la dame aux cookies ont refait parler d’eux et ceux qui se préparent, de France, à porter notre salut fraternel aux familles endeuillées et aux autres civils éprouvés par la guerre ont reçu le message suivant :

 

« Эдуард Карпатаев a écrit :

Chère Claude, Nous venons de changer les dispositions de notre commémoration. Ce sera un dîner in memoriam avec les parents des morts et un voyage à Kulikovo pour y déposer des fleurs. Les autorités nous assurent que le cimetière de Kulikovo sera interdit d’accès sauf à nous et nous ont promis leur protection. Nous vous prions d’accepter cette décision. S’il vous plaît écrivez-moi pour confirmer. Sincères salutations. Sergei. »

 

L’explication est donnée par un article de consortiumnews.com dont voici la traduction :

 

À l’approche de l’anniversaire du massacre, l’extrême droite ukrainienne retourne à Odessa.

Nicolai N. Petro -  consortiumnews.com - 28 avril 2016

 

2. Odessa Trade Unions House.jpg

 

Depuis deux ans, le régime ukrainien soutenu par les États-Unis a rechigné à enquêter sur les dizaines de morts de l'incendie criminel à Odessa et fait peu maintenant alors que les nationalistes d'extrême-droite arrivent pour une nouvelle confrontation, écrit Nicolai N. Petro.

Le 2 mai marquera le deuxième anniversaire de l'une des plus horribles tragédies d'inspiration politique dans l'histoire européenne moderne - l’incendie de la maison des syndicats à Odessa - qui a tué 48 personnes et en a blessé 200 autres.

De nombreuses demandes de l'Organisation des Nations Unies et de l'Union européenne d’une enquête approfondie sur les causes de cette tragédie sont restées sans réponse. De nombreuses commissions gouvernementales, à la fois locales et nationales, ont été incapables de faire avancer l'affaire, en partie parce que certains éléments de preuves ont été marqués secrets.

Au mois de novembre dernier, le Consulting Group International, mis en place par le Conseil de l'Europe, a publié un rapport cinglant sur cette absence de progrès, et le désintérêt apparent du gouvernement à traduire les responsables en justice.

Aujourd’hui, à l'approche du deuxième anniversaire de ces décès tragiques, et de la commémoration de la victoire soviétique dans la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai, certains de ces mêmes groupes impliqués dans la première tragédie se préparent ouvertement à un second tour.

À cette fin, le principal porte-parole nationaliste, Dmitro Yarosh, l'ancien chef du Secteur Droit, a été invité à Odessa ce mois-ci. Là, il a expliqué son credo à ses disciples:

« Je ne suis tout simplement pas un démocrate. Ma vision du monde est celle d'un nationaliste ukrainien. Je crois qu’un gouvernement national populaire est très bon, mais seulement quand la démocratie ne menace pas l'existence même de l'État. Nous jouons parfois à la démocratie avec des gens comme Kivalov [un membre du parlement d'Odessa - NP], ou Trukhanov [le maire d'Odessa] . . . mais en temps de guerre, ce n'est jamais bon » a-t-il dit, ajoutant que « l'ennemi doit être traité comme il est toujours traité en temps de guerre – neutralisé ».

Récemment, à la fois l'aile militaire de la nouvelle organisation de Yarosh et l'armée des volontaires ukrainiens ont été mobilisées et, selon une déclaration faite à la presse, sont prêtes à se rendre à Odessa à tout moment.

Pendant ce temps, l’activiste euromaïdan local Arsen Grigoryan a donné aux autorités une semaine pour empêcher la tenue de tout rassemblement de commémoration le 2 mai, en particulier ceux qui pourraient inclure des représentants du gouvernement ou des « faux parlementaires d'Europe. » Si les autorités refusent de tenir compte de ces avertissements, dit-il, le maire d'Odessa, Gennady Trukhanov devra en assumer les conséquences.

La préoccupation soudaine des nationalistes radicaux semble avoir été inspirée par la vague de participation de cette année à la commémoration de la libération d'Odessa de l'occupation nazie, le 10 Avril.

Traditionnellement, c'est un événement plutôt discret, qui implique une cérémonie de dépôt de couronne au monument du Marin Inconnu au Parc Shevchenko. Cette année, cependant, plusieurs milliers de personnes ont rejoint la cérémonie de dépôt de couronnes, et certains ont même ajouté les couleurs russes aux couronnes.

Cet outrage a attiré l'attention des nationalistes vigilants, qui sont ensuite venus perturber la cérémonie. En un revirement inattendu, cependant, la police locale est intervenue pour défendre les participants de l'assaut maintenant habituel des radicaux.

Les nationalistes ont blâmé le procureur de la République, Georgy Stoyanov, pour cette débâcle, et ont bloqué l'entrée du bâtiment du parquet d'État jusqu'à ce qu'il soit démis de ses fonctions. Après avoir réussi dans cet effort, ils ont rapidement déplacé leur protestation à l'hôtel de ville d'Odessa, où ils cherchent maintenant la démission du maire élu par le peuple d'Odessa, Gennady Trukhanov.

 

4. obama-poroshenko-300x200.jpg

Le président Barack Obama et le président d'Ukraine Petro Porochenko discutent après les déclarations à la presse concluant leur rencontre bilatérale à l'Hôtel Marriott de Varsovie à Varsovie, en Pologne, le 4 Juin, 2014. (Official White House Photo by Pete Souza).

 

De façon plutôt inhabituelle, le gouverneur nommé de la région, Mikheil Saakashvili (ancien président de la Géorgie), n'a pas encore exprimé d’opinion au sujet de cette confrontation. D'un côté, il peut gagner une influence politique s'il arrive à faire porter le blâme pour ces perturbations par le maire Trukhanov, qu'il estime amèrement contrecarrer ostensiblement ses efforts de réforme.

D'un autre côté, il sait toutefois sûrement que les nationalistes radicaux le considèrent simplement comme un autre sous-produit du régime « corrompu et traître » de Porochenko; en outre, c’est quelqu’un dont la loyauté ne va qu’à ses propres ambitions politiques. Peut-être le plus impardonnable, pour les nationalistes radicaux, il est aussi un étranger.

Toutes les parties sont maintenant mobilisées dans ce qui promet d'être un test décisif de volontés entre l'autorité du gouvernement et les nationalistes radicaux. La ville est inondée par des militants radicaux, et le gouverneur Saakashvili dit qu'un millier de soldats supplémentaires de la Garde nationale vont être déployés à Odessa où, comme il le dit, il y a des signes clairs de « l'effondrement de l'Ukraine en tant qu’État. »

Le Ministère de l'intérieur dit, cependant, qu'il n'a pas reçu de tels ordres et conseille simplement aux Odessites de se préparer à « de chaudes vacances en mai. » La scène est presque réglée pour la prochaine confrontation sanglante entre les « patriotes » et les « fascistes ».

Cette fois, cependant, l'Occident ne doit pas rester un spectateur impuissant. Il y a encore une chance d'éviter une autre tragédie, si les médias occidentaux attirent l'attention en temps opportun sur les préparatifs en cours. Une importante présence des médias occidentaux sur le terrain pendant la semaine critique du 2 au 9 mai, pourrait éventuellement conduire les nationalistes radicaux à reconsidérer leur stratégie violente.

Fermer les yeux à l'orage, en revanche, ne fera qu'encourager les éléments les plus radicaux de la société, et éroder davantage le respect du droit et de l'ordre en Ukraine. Comme l’adjoint du porte-parole du département d'État américain, Mark Toner, l’a bien noté, lorsqu’il a été interrogé sur cette question, « chacun de nous a la responsabilité de tout faire en son pouvoir pour réduire la capacité des militants et des extrémistes à mener à bien ce genre d'activités violentes ».

 

0. Nicolaï Petro.jpg

 

 

Universitaire spécialisé dans les affaires russes et ukrainiennes, Nicolai Petro est actuellement professeur de science politique à l'Université de Rhode Island. Il a passé l’année 2013-2014 comme Fulbright Scholar US en Ukraine.

 

 

 

Source : https://consortiumnews.com/2016/04/28/ukraines-rightists-...

 

 

3. Ruban noir.gif

 

Ceux qui prendraient le train en marche peuvent s’informer sur les faits  ICI   et   ICI.

Relire CECI . 

 

3. Ruban noir.gif

 

Ou se rafraîchir la mémoire ici :

 

5. Odessa mass. 2.jpg

6. Odessa 3.jpg

7. Odessa 5.jpg

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9. Odessa xxx.jpg

10. Odessa - maison des syndicats.jpg

11. Odessa massacre.JPG

12. Odessa  xxxx.jpg

13. Odessa.jpeg

14. Odessa xxxxx.jpg

Etc. etc. etc.

Civils poussés de force dans la Maison des Syndicats, et, une fois à l’intérieur, abattus, brûlés vifs au lance-flammes, défenestrés, achevés au sol (battus à mort), à l’exception d’une jeune femme enceinte venue arroser les plantes (c’était un dimanche) étranglée avec un fil de téléphone. Sous les yeux d'une foule enthousiaste, dont une copine à Mme Fourest poing en l’air.

 

15. femenodessa.png

Peu avant que l’incendie s’éteigne tout seul, les pompiers sont arrivés.

 

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Puisqu’on vous en a parlé…

 

Un livre

 

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Gleb, Claude et Jean-Michel Sivirine

Le cahier rouge du maquis / L’homme boussole

Éditions parole – 2008 – 4e Rééd. 2014

Collection : Biface

192 pages – 20 €

 

 

Gleb Sivirine  — Vallier dans la Résistance – que ses hommes appelleront toujours « le Lieutenant », a commandé le maquis de l’Armée Secrète sur le plan de Canjuers, dans le haut Var, principale zone de maquis du département. Pendant 185 jours, du 26 février au 29 août 1944, Vallier a tenu un journal. Il a confié à son cahier rouge – comme il l’appelait –, ce qu’il ne pouvait dire dans les lettres aux siens : son quotidien, celui de ce groupe d’hommes qu’il avait pour mission d’entraîner. Parti des gorges du Verdon, il traversera tout le département pour libér.er la presqu’île de Giens au moment du débarquement allié. Il refusera toujours de modifier ce journal écrit dans l’action, reflet de ce qu’on savait, de ce qu’on croyait à ce moment. Ce qui est saisissant, c’est la fraîcheur des sentiments, des interrogations et même des parfums de l’instant. Peu de romans sur la guerre ont pu donner autant la sensation d’y être. La qualité de l’écriture est à la hauteur de celle des valeurs qui animaient ce chef. Son autorité émanait naturellement du fait qu’il était une sorte de boussole dans cette époque de totale incertitude. Tout à la fois roman épique et précis de gestion de groupe, ce témoignage est une magnifique leçon de démocratie : comme pendant la Première République, cet homme n’hésite pas à recourir au vote de ses soldats quand on tente de lui ravir le commandement. Merci Lieutenant. Lire un extrait.

 

 

3. Ruban noir.gif

 

 

 

Mis en ligne le 30 avril 2016.

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Quand les médias pactisent avec l’argent saoudien

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #Daesch, #Terrorisme

Publié par Jean Lévy

Quand les médias pactisent avec l’argent saoudien

Le Saker Francophone


Le 21 avril 2016 –

Source Moon of Alabama

 

Un article bienvenu du Washington Post explique comment les Saoudiens soudoient la gauche, la droite et le centre: Le gouvernement saoudien a un vaste réseau de firmes de relations publiques et de lobbying aux États-Unis.

Le gouvernement saoudien et ses affiliés ont versé des millions de dollars à des entreprises étasuniennes de relations publiques et de lobbying et à des cabinets juridiques pour accroître la visibilité de leur pays aux États-Unis et aux Nations Unies à un moment crucial pour eux.

[…]

Rien qu’en 2015, ils se sont offert les services de cinq firmes de lobbying et de relations publiques, ce qui montre leur grand désir de renforcer leurs liens avec Washington. Les entreprises ont organisé des rencontres entre les responsables saoudiens, des chefs d’entreprise et des médias américains

Les Saoudiens en ont eu pour leur argent.

Les trois articles suivants sont sortis aujourd’hui. Notez bien leur thème commun, entièrement inspiré par le lobbying:

C’est peut-être vrai qu’ils ont répandu l’idéologie empoisonnée d’al-Qaïda. Mais l’Arabie saoudite est un allié trop précieux contre le terrorisme d’aujourd’hui pour permettre aux Américains ordinaires de faire payer le royaume.

Alors que Téhéran continue à répandre le terrorisme anti-américain à travers le Moyen-Orient, Riyad détient la clé de la stabilité régionale. Ce n’est pas le moment de s’éloigner de la Maison des Saoud.

Les Saoudiens sont très en colère à cause de l’accord nucléaire avec l’Iran, et ils croient que seul le prochain président des États-Unis – que ce soit Hillary Clinton ou même Donald Trump – sera en mesure de rétablir le statut de l’Arabie saoudite comme principal allié de l’Amérique au Moyen-Orient.

  • La palme de la capitulation revient, jusqu’ici, à Bloomberg qui a vendu le numéro de mai de BusinessWeek, y compris sa couverture, à un prince saoudien:

Le projet de 2 milliards de dollars pour sortir l’économie saoudienne de sa dépendance au pétrole – Huit heures entières d’entretien exclusif avec «M. Tout», le Prince Mohammed bin Salman.

Les États-Unis pourraient trouver dans le Prince Mohammed, un allié fidèle et bienveillant dans une région chaotique.

Le clan mafieux saoudien n’est pas seulement corrompu lui-même. Il corrompt massivement les autres. Il les arrose pour les entraîner dans ses crimes, peu importe leur noirceur. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire ces lignes extraites d’un article duWaPo (Washington Post) sur le lobbyisme :

En 2014, les consultants du cabinet de relations publiques Qorvis ont écrit les textes des pages YouTube et Twitter de l’ambassade d’Arabie Saoudite, et ont tenu le compte Twitter de la coalition de l’opposition syrienne.

 Ce sont les Saoudiens qui mettent le plus d’argent dans la guerre contre la Syrie. Ils concourent au développement d’ISIS et d’al-Qaïda, non seulement en Syrie, mais aussi au Yémen et ailleurs. Un ancien ministre saoudien des Affaires étrangères, cité dans le Financial Times d’hier, l’a même reconnu :

Saud al-Faysal, le respectable ministre des Affaires étrangères saoudien, a protesté auprès de John Kerry, le secrétaire d’État américain, en disant : «Daesh [ISIS] est notre réponse [sunnite] à votre soutien à Da’wa» – le parti chiite islamiste aligné sur Téhéran qui est au pouvoir en Irak.

 

Il devrait être acquis que ceux qui pactisent avec les Saoudiens pactisent avec des ennemis.

 

Traduction : Dominique Muselet

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Laissez-moi poser une question à l’Amérique, par Donald J. Trump

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale

Source : The Wall Street Journal

Qu’a fait le “système” pour vous et votre famille ? Pas étonnant que les électeurs veuillent un changement.

PHOTO: GETTY IMAGES/BLEND IMAGES

PHOTO: GETTY IMAGES/BLEND IMAGES

Par DONALD J. TRUMP

14 avril 2016

Le samedi 9 avril, au Colorado avait lieu une élection sans électeur. Les représentants ont été désignés pour la candidature à la présidence, et pourtant les gens du Colorado n’ont pas eu l’occasion de voter pour dire quel candidat ils préféraient.

Un vote prévu a été annulé. Et un million de républicains du Colorado ont été mis à l’écart.

Ces jours derniers, quelque chose de bien trop prévisible s’est produit : les politiciens ont furieusement défendu le système. “C’est le règlement,” nous a-t-on dit encore et encore. Si le “règlement” peut être utilisé pour empêcher les habitants du Colorado de voter pour obtenir de meilleurs accords commerciaux, ou des frontières renforcées, ou mettre fin à l’achat de votes du Congrès par des intérêts privés – et bien, c’est le système et nous devons faire avec.

Laissez-moi poser une question à l’Amérique : Qu’a fait le “système” pour vous et votre famille ?

Pour ma part, cela ne m’intéresse pas de défendre un système qui depuis des décennies a servi les intérêts des partis politiques au détriment du peuple. Les membres du club – les consultants, les instituts de sondages, les politiciens, les experts et les intérêts privés – se sont enrichis et sont devenus plus puissants, tandis que les Américains se sont appauvris et ont été écartés.

Personne n’a fait pression pour annuler le vote du Colorado. Des politiciens à l’intérieur du système ont décidé de l’annuler. Et c’était une mauvaise décision.

Des chefs responsables devraient être choqués par l’idée que des membres de partis puissent tout simplement annuler des élections en Amérique, s’ils n’aiment pas ce que les électeurs pourraient voter.

Le seul remède à des décennies de régime désastreux aux mains d’une élite est une volonté populaire bouillonnante. A chaque échéance concernant ce pays, le peuple s’est révélé avoir raison et les élites dirigeantes tort. Les élites ont tort sur les taxes, sur la taille du gouvernement, sur le commerce, sur l’immigration et sur la politique extérieure.

Pourquoi ferions-nous confiance à des gens qui n’ont pris que de mauvaises décisions pour substituer leur volonté à celle de l’Amérique dans cette élection présidentielle ?

Ici, je me distingue du sénateur Ted Cruz.

M. Cruz a parcouru le pays en fêtant sa victoire sans électeur au Colorado. Pour un homme qui se proclame en guerre contre “l’establishment” (on ne le devinerait pas d’après la liste de ses donateurs et soutiens), on pourrait penser qu’il exigerait un vote des habitants du Colorado. Au lieu de ça, M. Cruz se réjouit de leur privation du droit de vote.

Ainsi, M. Cruz fanfaronne joyeusement chaque fois qu’un cadre du parti spolie des électeurs dans un district du congrès en nommant des délégués qui voteront l’exact opposé de la volonté des habitants de ce même district.

C’est parce que M. Cruz n’a pas de légitimité pour être démocratiquement élu. Il aurait été mathématiquement éliminé par les électeurs.

Pendant que je m’autofinance, M. Cruz récolte des millions de la part d’intérêts privés. Et malgré cet avantage financier, M. Cruz n’a remporté que trois primaires en dehors de son État et est à la traîne de deux millions de votes – un écart qui ne peut que se creuser. M. Cruz perd à chaque fois que les gens sont appelés aux urnes. La privation de vote n’est pas un des outils de la stratégie Cruz – c’est la stratégie Cruz.

La grande ironie de cette campagne est que le “Washington cartel” que M. Cruz critique est le même groupe sur lequel il compte pour sa stratégie de privation de vote.

Ma stratégie de campagne est de gagner grâce aux électeurs. Celle de Ted Cruz est de gagner malgré eux.

Ce à quoi nous assistons actuellement n’est pas un usage correct de la loi mais un abus flagrant de cette même loi. Les représentants sont censés suivre la volonté des électeurs, mais le système est miné par des membres du parti qui utilisent les représentants comme “agents doubles” pour rejeter la volonté des électeurs.

Le peuple américain ne peut pas avoir foi en ce système. Il doit être réformé.

De la même manière que j’ai dit que je réformerai nos politiques injustes de commerce, d’immigration et économique qui nuisent aux Américains, je compte bien travailler en partenariat avec le chef du Comité national républicain et les plus hautes instances du GOP [Grand Old Party, acronyme du Parti républicain américain, NdT] pour réformer notre système de vote. Ensemble nous restaurerons la confiance – et le droit de suffrage – du peuple américain.

Il ne doit y avoir aucun doute sur le fait que ce sont les électeurs et non les donateurs qui choisissent les candidats.

Comment en sommes-nous arrivés à un point où les politiciens défendent un système truqué de sélection de représentants avec plus de ferveur qu’ils n’en ont mis pour protéger nos frontières ?

Peut-être est-ce parce que les politiciens se soucient plus de la sécurité de leur réseau que de celle du pays.

Ma campagne se battra, bien sûr, pour chaque délégué. Nous travaillerons au sein du système existant tout en se battant pour le réformer à l’avenir. Mais nous le ferons de la bonne façon. Ma campagne recherchera le maximum de transparence, une représentation maximale et une participation maximale des électeurs.

Nous livrerons une campagne qui devra renforcer les électeurs, pas les marginaliser.

Inspirons-nous des patriotes du Colorado qui se sont unis pour protester. Faisons du Colorado un symbole de ralliement de tous les oubliés dont les appels se sont heurtés depuis des décennies aux oreilles sourdes et aux yeux fermés de nos dirigeants à Washington.

Les politiciens de carrière se sont fait leur place depuis longtemps. Faisons en sorte qu’on se rappelle 2016 comme l’année où le peuple américain s’est fait la sienne.

M. Trump est un candidat républicain à l’élection présidentielle.

Source : The Wall Street Journal, le 14/04/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Réponse à Laissez-moi poser une question à l’Amérique, par Donald J. Trump

Commentaires recommandés

caliban Le 29 avril 2016 
 
 

On comprend mieux avec le texte traduit, merci.

Ce genre de discours pourrait faire mouche même contre Mme Clinton, qui sera peut-être la candidate la plus impopulaire jamais connue à ce jour.

Je serai Trump, je prendrai des gardes du corps supplémentaires.

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[2003] La Maison-Blanche a approuvé le départ de Saoudiens après le 11 Septembre, par Eric Lichtblau

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Terrorisme

[2003] La Maison-Blanche a approuvé le départ de Saoudiens après le 11 Septembre

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Source : The New York Times, le 04/09/2003

Par ERIC LICHTBLAU – Publié le 4 septembre 2003

WASHINGTON, le 3 septembre – Des représentants de haut rang de la Maison-Blanche ont personnellement approuvé, dans les jours qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, l’évacuation des États-Unis de dizaines de saoudiens influents, y compris des parents d’Oussama ben Laden, alors que la plupart des avions étaient cloués au sol, affirme aujourd’hui un ancien conseiller de la Maison-Blanche.

Le conseiller, Richard Clarke, qui a dirigé l’équipe de crise de la Maison-Blanche après les attaques, mais a depuis quitté l’administration Bush, dit qu’il a donné son accord au plan d’exception parce que le FBI lui a assuré que les Saoudiens sur le départ n’étaient pas liés au terrorisme. La Maison-Blanche craignait que les Saoudiens puissent subir des “représailles” pour les pirates de l’air s’ils restaient aux États-Unis, affirmait M. Clarke.

Le fait que des parents de M. ben Laden et d’autres saoudiens aient été précipitamment exfiltrés du pays est devenu public peu de temps après les attaques du 11 Septembre. Mais les questions sur les conditions du départ ont traîné, et les déclarations de M. Clarke apportent les premiers éclairages sur l’implication de la Maison-Blanche dans le plan et sur la signature personnelle de représentants de haut rang de l’administration.

M. Clarke a en premier parlé du plan dans un article de Vanity Fair sorti jeudi, et il a développé ses commentaires aujourd’hui dans une interview et un témoignage devant le Congrès. La Maison-Blanche a affirmé aujourd’hui qu’elle n’avait aucun commentaire à faire sur les déclarations de M. Clarke.

La publication est survenue seulement quelques semaines après la partie classifiée du rapport du Congrès sur les attaques du 11 Septembre suggérant que l’Arabie saoudite avait des liens financiers avec les pirates de l’air, et les commentaires de M. Clarke vont certainement alimenter les accusations selon lesquelles les États-Unis ont ménagé les Saoudiens pour des raisons diplomatiques.

OB : Notez que ça fait 13 ans que ça se trouve dans LE journal mainstream mondial…

« Comment se fait-il que nous disposions de tant d’informations, mais que nous sachions si peu de choses ? » [Noam Chomsky]

Le sénateur Charles E. Schumer, démocrate de New York, a profité des commentaires de M. Clarke pour demander à la Maison-Blanche de mener une enquête sur le départ prématuré d’environ 140 saoudiens des États-Unis dans les jours qui ont suivi les attaques.

M. Schumer affirmait dans une interview qu’il suspectait que certains des saoudiens autorisés à partir, en particulier deux parents d’Oussama ben Laden qui selon lui avaient des connexions avec des groupes terroristes, auraient pu faire la lumière sur les évènements du 11 Septembre.

“C’est juste un autre exemple de notre pays dorlotant les Saoudiens et leur donnant des privilèges que les autres n’obtiendraient jamais,” affirmait M. Schumer. “C’est presque comme si nous ne voulions pas savoir quels liens existaient.”

Les officiels saoudiens n’ont pu être joints pour faire des commentaires aujourd’hui, mais dans le passé ils ont nié les accusations les liant aux 19 pirates de l’air, dont 15 étaient originaires d’Arabie saoudite.

Tout en refusant de discuter des détails de l’affaire, des fonctionnaires du FBI. ont déclaré que dans les jours juste après le 11 Septembre, les agents du bureau ont interrogé les parents adultes de M. ben Laden, membres d’une des familles les plus riches d’Arabie saoudite, avant que la Maison Blanche ne les évacue du pays. M. ben Laden serait séparé de sa famille et beaucoup de ses proches ont renié sa campagne contre les États-Unis.

“Nous avons fait tout ce qui avait besoin d’être fait,” affirmait John Iannarelli, porte-parole du bureau. “Il n’y a rien qui indique que l’un d’eux ait une quelconque information qui pourrait nous aider, et aucun égard n’a été accordé qui ne l’aurait été à n’importe qui.”

Mais l’enquête de Vanity Fair cite Dale Watson, l’ancien directeur du contre-terrorisme au FBI, disant que les saoudiens évacués “n’ont pas fait l’objet d’auditions ou d’interrogatoires sérieuses.”

M. Watson n’a pu être contacté aujourd’hui pour un commentaire.

L’article dépeint une évacuation élaborée mais précipitée conduite une semaine après les détournements, durant laquelle des avions privés sont allés chercher les Saoudiens dans dix villes différentes. Selon l’article, certains responsables du bureau et de l’aviation ont affirmé qu’ils étaient contrariés par l’opération parce que le gouvernement n’a pas levé les restrictions de vol pour le grand public, mais qu’ils n’avaient pas le pouvoir d’arrêter l’évacuation.

M. Clarke, qui a quitté la Maison-Blanche en février, a affirmé dans une interview qu’il avait été guidé par l’inquiétude que les Saoudiens “ne soient la cible de représailles” de la part d’Américains après les détournements d’avion.

M. Clarke a affirmé qu’il avait dit au bureau de retenir toute personne contre laquelle ils auraient des soupçons, et le FBI a dit n’avoir retenu personne.

M. Schumer a affirmé douter du sérieux de l’examen rapide effectué par le bureau, et dans une lettre à la Maison-Blanche aujourd’hui il affirme que les Saoudiens semblent avoir bénéficié d’un “laissez-passer” malgré leurs éventuelles connaissances au sujet des attaques.

Source : The New York Times, le 04/09/2003

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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[2004] La Grande Évasion

Source : The New York Times, le 01/06/2004

 

 

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Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, Palme d’Or à Cannes 2004

 

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En plus des 142 Soudiens évacués dans 6 vols affretés pour cela, 160 autres ont fui dans 55 vols entre le 11 et le 15 septembre, d’après les documents obtenus par Judicial Watch.

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La gauche, dernier rempart du capitalisme.

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les Antifafs.

25 avril 2016 

La gauche, dernier rempart du capitalisme.

 

A moins que la gauche ne soit devenue pire que la droite

 

Tous le monde associait, il n'y a pas si longtemps, la gauche politique, à un ensemble de partis et organisations prônant des changements dans l'ordre social. L'extrême gauche, qualifiée de « rouge» prônant des changement révolutionnaires et la gauche moyenne classique « rose » prônant des réformes plus ou moins parcimonieuses pour aller graduellement dans le même sens. Ce sens devait un jour conduire au socialisme, propriété sociale des moyens de production. Il y avait des divergences dans cette gauche quand aux moyens de parvenir à un socialisme ou une république sociale entre révolutionnaires, et réformistes, mais ces deux grands mouvements historiques issues d'un même parti socialiste ayant fait scission en 1920 affichaient clairement leur volonté de supprimer à terme le système capitaliste.

 

L'abandon par le PCF de sa ligne révolutionnaire pour se joindre à la ligne réformiste du PS.

 

Qaund le PCF défendait l'intéret national.

 

Depuis la Libération, ce que l'on appelait la gauche communiste se distinguait nettement de la gauche non communiste. Le PCF représentait la seule force politique réellement anticapitaliste. En 1969 le candidat du PCF Jacques Duclos recueillit 21% des voix aux élections présidentielles alors que le PS ne put en recueillir que 5%, à gauche le PCF pesait le plus lourd. En 1972, les divergences importantes à gauche, dans une stratégie d'accession au pouvoir entre communistes et socialistes s’amenuisèrent soudain par la rédaction d'un programme commun de gouvernement à la lecture duquel il était claire que les solutions dites réformistes des socialistes avaient nettement pris le pas sur ce qui était préconisé jusqu'alors par les communistes révolutionnaires. Ce programme commun scella une « union de la gauche » avec désistement automatique au deuxième tours des élections et, pour les médias, il n'y avait plus que « La Gauche ». A la suite de la signature du programme commun le rapport de force à gauche s'inversa dés les élections de 1974. En effet après la signature de ce programme, le PCF subit une continuelle hémorragie électorale allant aujourd'hui jusqu'à une quasi disparition. Suite à cette perte d'influence ce sont les communistes qui petit à petit établirent leur politique sur celle du PS. Il est normal que les électeurs communistes n’entendant plus parler que d'une « Gauche » avec son programme commun abandonnèrent le vote communiste. Dans la réalité, à l'étude plus profonde des votes on s’aperçoit que l'électorat communiste traditionnel se réfugiait dans l’abstention.

En 1981, la « Gauche » gagna les élections avec une forte majorité socialiste et le premier gouvernement Maurois tenta d'appliquer le début du programme commun, des ministres communistes furent nommés. Ce fut un échec économique et ce programme fut rapidement abandonné. A partir de ce moment le PCF changea de nature, il perdit sa base sociale ouvrière pour de petites classes moyennes.

Le PCF ne participait plus aux luttes anti impérialistes comme il le faisait pour la guerre du Vietnam. Le démantèlement de la Yougoslavie par l'impérialisme, puis les bombardements meurtriers sur l'Irak et la Serbie ne mobilisèrent plus ce parti. Le 11 septembre 2001 le PCF valida sans broncher une version officielle des plus contestables marquant précisément à cette date et dans les faits sa soumission politique totale à l'impérialisme.

La direction du PCF connaissait pourtant très bien les liens organiques qui liaient le Parti Socialiste avec les USA depuis la fin de la guerre, l'engagement de ce dernier dans la guerre froide et surtout sa ferme volonté de conduire la France dans une Union Européenne voulue par l'impérialisme, qui scellait la fin de la souveraineté de notre nation. Avec le recul du temps on ne peut que s'interroger sur le suicide politique d'un PCF qui défendait l'intérêt national, la production française et s'opposant aux flux migratoires organisés par le patronat pour influer sur les salaires.

 

L'avènement des trotskistes et de l'idéologie mondialiste dans la néo gauche
 

A partir des années 70 c'est à dire après un mai 68 qui mit fin à la présidence du général de Gaulle et sa politique d'indépendance nationale, les trotskistes très actifs dans les manifs étudiantes commencèrent à faire de «l'entrisme » au PS. L'entrisme dans la phraséologie trotskiste consiste à adhérer à un parti politique pour essayer d'en modifier la ligne directrice.

Lisons ce que nous dit le site Polemia à ce sujet :

 

« La SFIO s'était contentée d'héberger en son sein divers groupuscules trotskistes. Le PS quant à lui va établir une véritable osmose avec la galaxie trotskiste.

Juin 1971, Mitterrand a fini par réussir à s'emparer du PS. Cependant, il lui reste encore un problème de taille à résoudre : le PS est confronté à un manque cruel de cadres. Pour palier ce problème, Mitterrand décide de se tourner vers les organisations trotskistes. Il charge alors son bras droit, Pierre Joxe, de recruter des cadres trotskistes. Après une petite enquête sur les diverses organisations trotskistes, Pierre Joxe se rend compte que seule l'OCI (Organisation communiste internationaliste) de Lambert pourrait accepter d'envoyer ses cadres au PS. En effet, Lutte ouvrière opère comme une secte repliée sur elle-même et la LCR, ne voyant pas en quoi cela pourrait lui être utile, rechigne à envoyer ses cadres. Elle préfère pratiquer l'entrisme dans les organisations amies et essayer d'en prendre le contrôle.
Après de courtes négociations, Lambert accepte d'envoyer des cadres de l'OCI au PS. Il espère, ainsi, radicaliser la ligne du PS et avoir un certain contrôle sur celle-ci. C'est dans ce type de climat qu'arrivent des cadres trotskistes comme Lionel Jospin au PS. La collaboration entre le PS et l'OCI ne se réduit pas à un simple transfert de cerveaux. L'OCI débauche ses militants pour faire du tractage à grande échelle en faveur du PS et son service d'ordre assure la protection de nombreuses manifestations socialistes. Mieux encore, la garde personnelle de certains caciques du PS est confiée au SO de l'OCI. A titre d'anecdote, on pourra rappeler que c'est le SO de l'OCI qui a été chargé de s'occuper de la foule qui s'était amassée, le soir du 10 mai 1981, place de la Bastille et que l'imposant tractage opéré en faveur de Mitterrand entre les deux tours de l'élection présidentielle est l'oeuvre des lambertistes... « 

 

Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d'autres ont fait leurs premières armes à l'OCI lambertiste.

Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d'abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d'état US. Cette information avait été révélé

par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007, le dit Jean-Luc avait fait parti de ce type de stage et le regrettait fort à l'époque.

 

Trotskisme et mondialisme un mariage de raison avec l'impérialisme.

 

Trotski, s'était opposé à Lénine durant la révolution russe d'octobre 1917 sur la question nationale. Trotski prétendait qu'il était impossible de construire le socialisme dans un seul état et comme selon lui le prolétariat ne pouvait avoir de nations il fallait imposer le socialisme en même temps dans tous les pays du monde. Lénine et surtout après lui Staline étaient conscients de l'importance du fait national dans l'établissement du socialisme.

Cette négation de la nation par Trotski plut aux USA, on sut récemment que Troski était un agent britannique et à la lueur de ce fait on comprend mieux cette position et le mariage de raison si ce n'est d'amour entre trotskisme et anglo-saxons.

Pour que l'impérialisme impose son pouvoir sur les peuples il était absolument nécessaire pour lui de détruire les nations et principalement les nations civiques, non ethniques.

 

Nations ethniques, nations civiques et mondialisme.

 

Il y a deux conceptions de la nation portées par deux idéologies différentes. L'idéologie allemande nous donne une définition ethnique issue de la fin du 19ème siècle. Pour cette idéologie, la nation ne serait qu'une communauté de culture, de langue, et d'histoire. Cette vision réductrice est non envisageable en Europe tant les cultures, les langues et l'histoire sont imbriquées, elle signifierait qu'il n'existerait pas de nation française. Il conviendrait alors de découper notre pays en pseudo ethnies divers et variées. C'était à la fois le projet nazi et un projet porté par les écologistes et dénoncé par Pierre Hillard. On voit que cette conception, si elle devait être suivie, conduirait à la balkanisation de tous les pays d'Europe sauf de l'Allemagne.

 

L'idéologie française avait déjà défini une conception civique de la nation dés 1789. Pour les français une nation est composée de citoyens habitant à l'intérieur de frontières mutuellement reconnues par ses voisins et soumis à un corpus de lois communes. On comprend que cette conception de la nation légale, reprise aujourd'hui officiellement par toutes les nations et la charte de l'ONU pose un grave problème à l'impérialisme.

Une nation ce sont des frontières et des lois, les dites lois et frontières ne pouvant que gêner l'impérialisme dans sa volonté de soumettre les peuples à ses intérêts.

Abattre cette conception de la nation est le grand projet impérialiste qui ne cessera pas depuis 1945 à vouloir imposer en lieu et place le mondialisme.

 

Descendue des beaux quartiers la petite bourgeoisie joue à la révolution mais approuve les massacres "humanitaires" comme en Libye ou en Syrie.

 

Une conjonction idéologique naturelle entre la Gauche « trotskisée » et une idéologie promue par l'oligarchie financière.

 

Le trotskisme ignore la conception civique et légale de la nation pour ne retenir que la conception ethnique allemande, cette conception avait été le fer de lance du nazisme avec évidemment un nationalisme ethnique. Faisant l'amalgame entre ces deux conceptions contradictoires de la nation le trotskisme affirme que la nation est « fasciste ». Les trotskistes lambertistes ayant mis la main sur le Parti Socialiste cette affirmation devint celle du PS et par soumission, celle de toute une gauche dans laquelle l'ex PCF n'a pu que se fondre.

Ce fut une divine surprise pour l'oligarchie financière mondialiste qui reprit ce concept de nation fasciste, hitlérienne, diabolique pour répandre cette idée par l'ensemble des médias qu'elle domine. Elle lança cette idées par ses ONG, particulièrement « l'Open Society » (la société ouverte) du milliardaire Georges Soros et le CANVAS de Gene Sharp (Centre for Applied Non Violent Action and Strategies) l'appellation de ces organisations fait très humanistes mais cache les intentions les plus noires : la soumission des nations à la prédation capitaliste.

Georges Soros est emblématique de la finance mondialiste, cet homme n'a jamais de sa vie détenu de sociétés industrielles donc jamais gagné de l'argent par la fabrication et la vente de quoi que ce soit, c'est un pur spéculateur établissant sa fortune sur la hausse des matières premières et donc le malheur des peuples.

 

Une posture d'ultra gauche et des actions contre les anti impérialistes..

 

La Gauche devint alors le fournisseur d'un corpus idéologique pour l'impérialisme.

 

Une nouvelle approche de la guerre impérialiste va émerger dans les années 80 des « think tank » étasuniens et de ses ONG après le désastre de la guerre du Vietnam. A ce moment, l'argument de l'impérialisme était la lutte contre le « communisme », ce pseudo « communisme » ayant disparu, et l'idéologie de Gauche devenue une alliée, l'argument impérialiste deviendra celui de l'ingérence « humanitaire ».

 

Comme le concept de nation ethnique était le seul retenu par la Gauche et l'impérialisme, contrairement au concept de la charte de l'ONU, il devenait aisément démontrable que les nations d'essence « fascistes » ne pouvaient être reconnues inviolables et qu'il devenait moralement possible de s'ingérer dans les affaires de ces dites nations à partir du moment ou cette Gauche de l'impérialisme estimait que le dirigeant de cet état national était un tyran. L'estimation du caractère tyrannique du dirigeant national visé étant réservé aux médias financés par ce même impérialisme.

C'est ainsi que la Yougoslavie fut détruite et la Serbie bombardée faisant des milliers de morts et ce avec l’appui sans conteste de notre Gauche criant « à mort ! ». La Libye fut bombardée et détruite pour des motifs les plus crapuleux avec l'appui de la Gauche, Mme Joly alors dirigeante des Verts demandant même le débarquement de soldats. Puis vint le tour de la Syrie, mais à ce moment la Russie intervint pour s'opposer aux bombardements. Alors des mercenaires musulmans ou pseudo tels furent envoyés de partout pour détruire ce pays, massacrer son peuple de la manière le plus ignoble qui soit. Comme ces mercenaires étaient baptisés « révolutionnaires » par les médias de l'impérialisme la Gauche dans son ensemble soutint le massacre de masse. J'ai même vu à la fête de l'humanité des stands consacrés à l'expression de ces mercenaires de l'impérialisme et de l'ex colonialisme français.

 

Balkanistion de la France vue par les "écologistes" de gauche.

 

La Gauche aujourd'hui avant garde idéologique du capitalisme et de son impérialisme.

 

Aujourd'hui le partenariat idéologique entre la Gauche extrémiste ou non et l'impérialisme est parfaitement bien réglé. Le travail de la gauche est d’œuvrer comme le font les médias, à l'isolement politique des organisations réclamant le recouvrement de l'indépendance nationale. Ces forces politiques sont qualifiées de fascistes ou d'extrême droite, surtout diabolisées en tentant de les amalgamer avec de ce que fut le nationalisme ethnique hitlérien avec ses crimes.

 

Eva Joly, la parfaite anti France, écolo de gauche, voullait des chars français en Libye mais pas sur les Champs Elysées

 

http://www.marianne.net/Eva-Joly-veut-des-chars-en-Libye-pas-sur-les-Champs-Elysees_a208455.html

 

Le récent mouvement gauchiste « Nuit Debout » ne présente aucun doute possible sur les intentions de ses organisateurs, intentions allant dans la droite ligne idéologique de l'impérialisme et abondamment expliqué dans nombre de médias. Tout le monde a pu y voir des bandes de nervis se baptisant par antinomie « antifa » expulser violemment les personnalités ayant une couleur indépendantiste en les traitant de fasciste . Ce mouvement s'est réclamé clairement en filiation des pseudos printemps arabes dont on sait maintenant qu'ils ont été organisés par l'impérialisme, il a pris pour symbole le poing levé initialement utilisé par l'organisation Optor qui organisa un coup de force en Serbie pour le compte des USA. Ce même symbole fut également utilisé par l'ensemble de ces mouvements de déstabilisation organisés par les USA partout dans le monde.

Alors à quoi peut bien servir ce mouvement de petits bourgeois « Nuit debout » pour les sponsors habituels étasuniens de ce genre d'organisation.

On ne pense évidemment pas à une révolution colorée à la française, les politiciens de gauche comme de droite de ce pays sont parfaitement obéissants aux injonctions impérialistes. La seule explication possible, considérant la violence réservées aux indépendantistes, est la création d'un mouvement coloré à gauche qui serait prêt à prendre la rue contre ces indépendantistes en cas de succès électorale de ces derniers.

On peut considérer aujourd'hui après les explications claires de Frédéric Lordon à la Bourse du Travail, que « Nuit Debout » peut être considéré comme un prototype, une répétition générale , un « kriegspiel » dans l'éventualité ou la France serait sur le chemin de recouvrer sa souveraineté.

 

Lénine a écrit un livre remarquable qui s'intitule : « l'Impérialisme, Stade suprême du Capitalisme ». Aujourd'hui le capitalisme dans sa phase ultime, entièrement financier, non industriel, à besoin de la mondialisation et de l'extinction des nations civiques ou états-nations pour faire perdurer sa prédation sur le monde.

 

La Gauche prenant une posture extrémiste anti nationale, faussement antifasciste offre à ce capitalisme l'argumentaire politique qui lui fallait.

 

Depuis peu je suis interdit d'expression sur FaceBook pour un mois, je dois subir continuellement des piratages sur mes cartes bancaires, à chaque fois que je passe une frontière je dois subir un interrogatoire.
Alors il semblerait que mon expression inquiète le régime issu de l'oligarchie mondialiste et ce faisant me donne raison. Ce n'est certainement pas les organisateurs de « Nuit Debout » qui pourraient subir ce genre d'avanie.

 

Alain Benajam

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Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry Mots-clefs : Mots-clefsAttentats du 11/09/2001 Commentaire(s) 3 commentaires Imprimer Share Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires… Ca chauffe bien une opinion publique… Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016 nyp Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole. C’est vraiment un euphémisme. En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles. Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles. Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”. Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego. Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego. Prince Bandar Photo: Reuters Prince Bandar Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie. La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis. L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre. “L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.” Mais Bandar a la haute main sur le FBI. Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens. a772_bandar_bush_cheney_2050081722-8697 « Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… » “Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”. De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens. “Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.” Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.” Photo: AP Photo: AP Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.” Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA. Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page. Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens. John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche. “Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”. Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ? “Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.” Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif. “Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.” Source : New York Post, le 17/04/2016 Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source. ==================================== En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre… sultan-1 sultan-2 3 réponses à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 à 02h52 Afficher/Masquer Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication. Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle? Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les média, #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires

Ca chauffe bien une opinion publique…

Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016

nyp

Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole.

C’est vraiment un euphémisme.

En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles.

Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles.

Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”.

Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego.

Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego.

Prince Bandar Photo: Reuters

Prince Bandar

Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie.

La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis.

L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre.

L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.”

Mais Bandar a la haute main sur le FBI.

Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens.

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« Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… »

Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”.

De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens.

Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.”

Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.”

Photo: AP

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Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.”

Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA.

Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page.

Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens.

John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche.

Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”.

Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ?

Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.”

Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif.

Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.”

Source : New York Post, le 17/04/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre…

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réponse à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry

  1. DUGUESCLIN Le 29 avril 2016 
     

    Selon Paul Sperry, les officiels saoudiens ont été protégés, alors qu’ils auraient du au contraire faire l’objet d’une enquête concernant une éventuelle implication.
    Mais l’Arabie Saoudite par princes interposés et leurs protégés wahhabites (qui sont leur bras armé) aurait-elle pris le risque d’un tel attentat qui aurait pu se retourner gravement contre elle?
    Si les princes d’Arabie Saoudite par wahhabites interposés ont, supposément, permis les attentats, ils ne pouvaient le faire que contre des garanties, ce qui pourrait expliquer leur protection. Si c’est le cas, qui aurait donné ces garanties aux princes concernant l’attentat qui a permis la “guerre du Golfe” souhaitée et programmée par les Etats-Unis? Le 11/09 a bel et bien été le facteur déclenchant nécessaire à la mise en oeuvre de cette politique de soumission des pays du Golfe par des bombardements et des embargos.

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Etrange générosité de l’Union européenne envers les néonazis ? Par Pierre Levy.

29 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme

Ruptures
 

Etrange générosité de l’Union européenne envers les néonazis ?

Selon le journal suédois Expo, l’europarlement aurait financé, pour plusieurs centaines de milliers d’euros, une fondation, Europa Terra Nostra, qui serait liée à l’Alliance paneuropéenne pour la Paix et la Liberté (APF). L’APF est un mouvement ouvertement fascisant, qui compte par exemple dans ses rangs le parti néonazi grec Aube Dorée, et le parti allemand NPD qui cache mal sa nostalgie du IIIème Reich.

Le trimestriel Expo est connu pour ses recherches sur l’extrême-droite la plus dure, et est considéré en Suède comme rigoureux et sérieux. Le journal précise que la subvention contribuera à un rassemblement public de mouvements néofascistes qui devrait se dérouler cet été à Stockholm.

A ce jour, les services de l’europarlement n’ont pas démenti. Ils ne semblent pas, du reste, avoir réagi de quelque manière que ce soit. On ose à peine imaginer les cris d’indignation qui auraient fusé de toutes parts si – par exemple – avait été révélé que non Strasbourg, mais Moscou, était à l’origine de tels financements…

Si elle est confirmée, l’information semble avoir de quoi surprendre. Les milieux eurocratiques – pas seulement l’europarlement, mais la Commission, le Conseil, les multiples institutions, dirigeants et médias pro-UE – ne cessent de vanter les « valeurs » de l’Union… Et ne sont guère avares de condamnations et de diatribes envers tout ce qui est classé comme d’extrême-droite, souvent également étiqueté « populiste ».

Une appellation qui permet de rassembler dans un vaste sac des partis ou mouvements de natures fort diverses. Sont ainsi régulièrement clouées au pilori des formations telles que le Parti pour la liberté (PVV) du Néerlandais Geert Wilders, le Front national dirigé par Marine Le Pen, mais aussi le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ou le Mouvement cinq étoiles de l’Italien Beppe Grillo, ainsi que des formations au pouvoir dans leur pays tels que le FIDESZ hongrois ou le PiS polonais.

On n’est pas obligé d’avoir de la sympathie politique pour l’une ou l’autre des ces formations, mais force est de constater qu’elles connaissent toutes, dans chacun de leur contexte national spécifique, des succès électoraux spectaculaires ou grandissants, sur la base d’une critique, voire du rejet de l’intégration européenne.

Et ce, à l’inverse des formations se réclamant ouvertement de l’extrême-droite, voire du néofascisme, qui restent – heureusement – marginales (sauf en Grèce). Du reste, ces groupuscules ne sont pas nécessairement « anti-européens » et peuvent même au contraire, se réclamer d’une tradition et d’une « ethnie » européennes, opposées aux « races » non blanches.

Tout se passe donc comme si les institutions européennes étaient plus promptes à stigmatiser les formations « populistes » qui menacent les équilibres électoraux pro-européens établis, qu’à combattre les groupuscules radicalement identitaires.

Il est vrai que, lors du Maïdan ukrainien, les dirigeants européens (et américains, du reste) n’avaient guère eu de scrupule à soutenir politiquement, matériellement et financièrement le mouvement qui a conduit au renversement du président Ianoukovitch. Or la structuration idéologique et l’encadrement logistique de l’insurrection était largement l’œuvre de groupes et mouvements se réclamant ouvertement de traditions nationalo-fascistes.

Dans un autre contexte, la « journée du légionnaire » qui se déroule chaque année en Lettonie (membre de l’UE) en hommage à la Légion Waffen SS ne suscite pas de haut-le-cœur particulier à Bruxelles – et encore moins le déclenchement d’une procédure dont la Commission a le secret.

Bref, quand des partis font campagne contre l’UE, ou la mettent en cause, ils sont promptement stigmatisés comme d’« extrême-droite », surtout s’ils s’attirent le vote populaire ; mais quand des groupes revendiquent ouvertement ce qualificatif, la discrétion européenne est de rigueur – quand ce n’est pas les subventions.

A la bourse des valeurs européennes, les hausses et les baisses dépendent des opportunités du moment. Le CAC 40 reste décidément le seul repère sacré…

(Article initialement paru sous la signature de Pierre Lévy sur le site RT France)

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Vers un contrôle des entreprises françaises et européennes par les Etats-Unis.

27 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #Le traité Transatlantique., #Les transnationales, #La mondialisation

Vers un contrôle des entreprises françaises et européennes par les Etats-Unis.

Vers un contrôle des entreprises françaises et européennes par les Etats-Unis.

Juliette Guilluy·dimanche 7 février 2016

Dans une logique de mondialisation imposée par l’ultra-libéralisme, je vais vous parler d’un autre outil fort sympathique mis en place dans le cadre des professions comptables et d’audit. Les Normes IFRS. Mots ou maux barbares voulant dire en français normes internationales financières, et ultra dangereuses pour la survie de nos entreprises françaises et Européennes.

Ces normes sont imposées par les Etats-Unis, mais ne l’appliquent pas chez eux.

Ces normes permettent aux Etats-Unis d’accéder à des informations stratégiques concernant nos sociétés françaises et Européennes.

La PCAOB, organisation créé suite à une loi américaine est chargée de superviser les audits des entreprises cotées. L’audit étant une expertise aboutissant à un état financier ou le bilan d’une entreprise si vous préférez.

Elle est également chargée de transmettre ses informations aux services de renseignements américains depuis la mise en place du patriot acte sur le sol Américain.

Des membres de cette PCAOB sont issus directement du FBI et de la CIA et de plus n’ont aucune formations et expériences en matière d’audit et certains membres ont eu des démêlés avec la justice américaine.

Il y a une main mise de la PCAOB qui détient l’organe de réglementation internationale en matière d’audit des entreprises cotées et de leur filiales. En effet ces audits ne sont accessibles que par très peu de cabinet d’audit car la PCAOB y veille et fait barrière a des firmes d’audit non américaines.. Nous citerons les plus connus américains pour la plupart : KPMG, Delloite, Pricewaterhouse…….et très peu de cabinet sur le sol Européen ne dépendant pas de Capitaux américains.

Les Etats-Unis sont donc au courant de toutes les stratégies financières de nos sociétés sur le sol Européen.

Cet outil qu’est la norme IFRS :

-permet d’établir le bilan d’une société

- permet d’évaluer le patrimoine d’une société en fonction de données transcrites par le biais de cette norme. Ces données sont :

* sa valeur en fonction des marchés financiers.

* contrats que la société ambitionne ou en cours

*Détails des coûts par exemple pour la recherche et développement concernant un brevet.

* Etc….

Les Etats-Unis se retrouvent donc avec toutes les informations stratégiques des entreprises Européennes… La trahison naissant de la confiance… A vous d’en tirer les conséquences.

De plus si le TAFTA devait être voté au niveau Européen ses normes IFRS en seraient la continuité.

Enfin en suivant la logique de l’évaluation du patrimoine en fonction des marchés financiers imposé par les IFRS, étant donné que les marchés financiers sont catastrophiques en ces temps de chaos… Nous allons donc nous retrouver dans les mois qui arrivent avec des bilans de sociétés Européennes et françaises en pleine chute libre quant à la valorisation de leur patrimoine.. Leurs patrimoines étant valorisé suivant les marchés financiers.. Parce que la valeur réelle est devenue une valeur financière grâce à ce doux mécanisme. Ou autre traduction si vous préférez, L’Europe a donné son patrimoine concernant ses grandes entreprises aux marchés financiers… Le cercle est fermé les règles de survie de tout un continent concernant son économie ont été volé par l’aval de l’Europe…….. Un cheval de troie…. Une arme de guerre financière américaine au sein même de toutes les sociétés françaises et européenne….

Juliette Guilluy

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Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. "Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

27 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La Russie, #Politique étrangère, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

"Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

Les associations " Comité Valmy" et "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organisent une soirée/débat sur la situation en Syrie le vendredi 29 avril de 18h à 21h à la Maison des Associations, au 12 place Garibaldi à Nice.

Cette conférence, donnée par Ayssar Midani, permettra au public d’avoir un autre regard sur la situation dans ce pays.

Ayssar Midani est une citoyenne franco-syrienne, ingénieur chimiste et expert dans le traitement de l’information. Elle dirige des projets informatique en France depuis 1989. Avant 2013 elle allait très souvent dans ce pays dont elle connait très bien la situation. Elle est rentrée en Syrie en 2013 pour être aux côtés de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. Elle est présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia. Elle est aussi présidente d'une association culturelle franco-syrienne, Afamia.

Déjà le 30 janvier 2013, Ayssar Midani avait donné une conférence sur la Syrie à Nice. Son intervention avait permis alors de préciser les enjeux géopolitiques et économiques de cette guerre. Vous pouvez voir la vidéo ici.

Elle est de retour en France depuis environ un mois. Le 29 avril 2016 elle vient donner une conférence à Nice pour nous informer sur la réalité du terrain. Cela permettra de mieux comprendre la situation dans cette région du monde dévastée par la guerre. Elle nous dira comment le peuple syrien vit et résiste après plus de 5 ans de conflit.

Bien cordialement.

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR

Nota : L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Toute intervention militaire sous quelque forme que ce soit est une violation de ce droit fondamental élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états.

Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. "Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

 

Il n’y avait plus rien. Pourtant, ils ont écrit dans le programme du CNR :

« Unis quant au but à atteindre, les représentants s’engagent à défendre l’indépendance politique et économique de la Nation.

Ils s’engagent à rétablir la France dans sa puissance,  dans sa grandeur et dans sa mission universelle. »

Grande conférence/débat sur

 

La situation en Syrie aujourd’hui.

Comment vit et résiste le peuple syrien après plus de cinq ans de guerre

Par Ayssar MIDANI

le vendredi 29 avril 2016 - NICE  - 

Maison des associations de la place Garibaldi

 

 

Ayssar MIDANI est franco-syrienne, chimiste  et informaticienne. Elle préside une association de  scientifiques syriens expatriés, NOSSTIA, et une association culturelle  euro-syrienne, AFAMIA.

Le 30 janvier 2013 elle avait fait une conférence à Nice sur la situation en Syrie. Travaillant en France elle allait 3 à 4 fois l’an dans son pays. En 2013 elle est rentrée en Syrie pour être à côté de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. De retour en France depuis 20 jours environ, elle dira comment vit et résiste le peuple syrien après plus de cinq ans de guerre.

En collaboration avec le        

 

                                            

Conférence sur la Syrie à Nice le 29 avril 2016. "Regards sur la Syrie après plus de cinq années de guerre par Ayssar Midani ".

Comité pour une Nouvelle Résistance - CNR Tél 06 82 97 97 77 contactcnr06@laposte.net

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Lordon debout dans la nuit… PAR JACQUES SAPIR

27 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La gauche, #Le socialisme

Lordon debout dans la nuit…

PAR JACQUES SAPIR · 26 AVRIL 2016

La question de l’avenir du mouvement « Nuit Debout » se pose avec acuité. Nul n’en conteste l’importance, même si les différences que l’on peut trouver entre ce qui se passe à Paris et dans les villes de province est une évidence. Le mouvement parisien a donné de lui une image sectaire et semble vouloir retomber dans les errements de la « démocratie d’AG » post-68. Mais, juger ce mouvement à la seule aune de son apparence parisienne serait une profonde erreur. L’émergence de réunions se tenant sous la bannière de « Nuit Debout » dans des dizaines et des dizaines de villes de province, dont certaines ne sont nullement des centres universitaires, est une réalité tout aussi, et en un sens même plus importante, que les péripéties de la place de la République.

Fréderic Lordon vient de publier le texte d’une interview qu’il a donné à un journal espagnol[1]. Cette analyse est intéressante mais elle est aussi révélatrice des illusions de ce mouvement dont certaines sont reprises par Lordon. Il est par ailleurs férocement attaqué. On le sait, une presse aux ordres, car le magazine Challenges[2] est une succursale du Nouvel Obs’, lui-même succursale du P « S », lui attribue un rôle qu’il n’a pas[3]. Les délires complotistes de Bruno Roger-Petit seraient plutôt à porter au crédit de Lordon, et il peut considérer le fait d’être devenu la cible des sentines du vice et de la mauvaise littérature comme un honneur. Mais le dire ne signifie pas qu’il n’ait aucun rôle. D’où l’importance de son avis.

Lordon et l’extension sociale du mouvement

Quand il dit, répondant à la question sur l’extension de ce mouvement aux classes populaires et défavorisées : « C’est une question tellement décisive qu’elle en est presque douloureuse… Quand on voit déjà les difficultés à simplement faire agir de concert des fractions politisées mais sociologiquement hétérogènes comme les classes ouvrières syndiquées et les milieux du militantisme urbain, on mesure plus lucidement les barrières à franchir pour nouer le contact avec d’une part les populations des quartiers, et d’autre part celles de ce que vous appelez la « France périphérique » — je n’ai même pas besoin d’insister sur tout ce qui d’ailleurs oppose ces deux populations… », il traduit une évidence, mais il fait aussi un aveu. L’évidence, c’est le manque de liens concrets entre une partie du mouvement « Nuit Debout » et ces classes populaires et défavorisées[4]. C’est en particulier le cas à Paris, mais aussi dans les grandes villes, comme Marseille ou Lyon. Les difficultés rencontrées par le mouvement « Nuit Debout » marseillais quand il a tenté de « faire la jonction » avec les quartiers nord de la ville sont emblématiques de ces difficultés. La situation est un peu différente dans les villes moyennes où s’est développé le mouvement, et c’est d’ailleurs l’un de ses principaux intérêts.

Mais, Lordon montre aussi, dans cette même interview, qu’il n’a que peu idée du ressenti de ces classes sociales que ce soit celle de la « France périphérique »[5], ou que ce soit celle qui sont aujourd’hui en proie à l’insécurité culturelle[6]. S’il en avait la moindre idée il ne dirait pas les consternantes banalités qu’il aligne dans les lignes qui suivent. Ces classes demandent des réponses de fond, des réponses politiques. Et il ne faut pas s’étonner qu’elles se tournent vers le Front National si personne ne peut ou ne veut les donner.

La question de la grève générale

L’une des questions qui est donc posée dans ce texte est celle de la grève générale. Je l’ai moi aussi abordée dans un commentaire sur « Nuit Debout »[7]. Il écrit : « Il n’y aura pas de transformation politique d’ampleur sans un mouvement populaire de masse. Or un tel mouvement prend nécessairement, pour partie, la forme de la grève générale. Et il n’y a pas de grève générale sans le concours des organisations de salariés. C’est aussi simple que ça ». C’est entièrement vrai, sauf qu’il ne produit pas ce que l’on attend alors, c’est à dire une analyse politique de l’état de ces organisations syndicales, et il reste alors dans l’une des postures qu’il affectionne : l’imprécation. Non que cette posture soit inutile. Il m’arrive d’ailleurs de l’adopter. Encore faut-il qu’elle ne devienne systématique. Donc, poser la question de la grève générale n’a de sens que si on peut fournir au moins des éléments de réponse. Et, ces éléments exigent que l’on fasse de la politique, c’est à dire que l’on accepte, voir que l’on recherche le débat politique.

Or, c’est tout le contraire que fait Frédéric Lordon. Je sais qu’il peut y avoir un plaisir morbide à regarder un désastre en disant « je l’avais bien prévu » et en ajoutant « ah, si l’on m’avait écouté ». Mais cela, c’est de l’onanisme politique. Il faut donc, au risque de se tromper, et nul d’entre nous n’est omniscient, proposer des formules politiques qui soient susceptibles de nous conduire vers là où nous voulons aller.

La question qui est donc posée est celle des formes organisées qui pourraient permettre de faire pression sur les centrales syndicales, qui associeraient le cas échéant des militants syndicaux de ces dites centrales, et qui se nourriraient d’objectifs intermédiaires. J’ai fait des propositions en ce sens et n’y reviens pas[8].

La question de l’organisation

Ce qui conduit, bien naturellement, à la question de l’organisation du mouvement. Il fut un temps, dans les mois qui suivirent mai 1968, où l’on pouvait lancer le mot d’ordre « aux armes, à l’organisation ». Car, et c’est indubitable, l’organisation EST une arme. Mais, la mode est au discours sur la transversalité du mouvement. Fort bien ; encore faudrait-il tirer le bilan de ces mobilisations plus ou moins spontanée, lancée depuis les « réseaux sociaux », que ce soit celles du « printemps arabe » (et on pense à l’Egypte) ou que ce soit celles d’Ukraine. La très faible organisation, justement cette « transversalité » dont certains aiment bien se rincer la bouche, a aboutit à des mobilisations facilement récupérables. L’instrumentalisation y fut quasiment immédiate. Non que la « verticalité » soit le parangon de toutes les vertus, soit la réponse à toutes les situations. Mais, ce discours sur la « transversalité » ne peut être tenu que sur la base d’un bilan critique des mobilisations précédentes et de leur devenir.

Ceci soulève un autre problème. Si la « verticalité » totale d’une forme d’organisation est à proscrire, le degré de transversalité, ou pour user d’un autre mot d’auto-organisation spontanée, d’une mobilisation est directement proportionnel à l’homogénéité des représentations des personnes que l’on veut mobiliser. Lordon le reconnaît implicitement : « Au demeurant l’AG de la Nuit debout n’est même pas conforme au modèle d’horizontalité pure qu’elle revendique d’accomplir. Par exemple, il n’y a pas d’AG sans règles — règle du tour de parole, règle du temps de parole, respect de la personne modératrice, règles gestuelles de manifestation des opinions, etc. — et ces règles ont par définition un caractère institutionnel et verticalisé puisqu’elles s’imposent à tous, qu’elles font autorité, que tous les reconnaissent — conceptuellement, la verticalité c’est cela. Nous avons donc d’emblée affaire, et dès cette échelle, à de l’institutionnel-verticalisé, ce qui prouve bien l’inanité d’un mot d’ordre maximaliste d’horizontalité pure, en fait intenable »[9].

Mais il n’en tire pas toutes les conséquences. Il faut soit construire les institutions assurant une forte homogénéisation des représentations, soit trouver des mots d’ordre simples, unificateurs, qui assurent pour un temps une forme d’homogénéisation des représentations. Ce dont il est question, c’est un mot d’ordre général comme « la paix, le pain, la terre »[10]. Le discours sur l’écriture d’une nouvelle Constitution ou sur la création d’une alternative globale et cohérente n’est pas adapté à cela (même s’il contient des éléments qui sont « justes »). Ce mot d’ordre doit aussi permettre à la mobilisation de dépasser son objectif immédiat, et lui permettre de se projeter dans un futur, certes relativement proche, mais au-delà de la « Loi El Khomri ». Il peut concerner les élections présidentielles à venir, ou associer la question de la souveraineté et la question sociale.

Fondamentalement, un mouvement comme « Nuit Debout » est politique, et il exige que l’on fasse de la politique. Mais faire de la politique veut dire aussi quitter la posture où l’on prétend se garder les mains blanches. Cette posture, elle est celle du dirigeant politique qui se réfugie derrière les règles et les normes pour ne pas assumer les responsabilités de sa politique[11], comme elle peut être celle de l’intellectuel qui reste dans un discours volontairement complexe, qui se refuse à affronter les problèmes politiques d’alliance et de dynamique politique. Si Fréderic Lordon veut jouer un rôle dans ce mouvement, il est urgent qu’il assume ses responsabilités. Ou alors, il disparaîtra.

[1] http://blog.mondediplo.net/2016-04-25-Nuit-Debout-convergences-horizontalite

[2] http://www.challenges.fr/politique/20160425.CHA8346/quand-frederic-lordon-devoile-l-inquietant-projet-de-nuit-debout.html

[3] Ajoutons qu’il faut aussi attaqué par l’Opinion, cette gazette des maisons de retraites pour Juppéistes au bord de la crise de nerfs et de la maladie d’Alzheimer :http://www.lopinion.fr/edition/economie/nuit-debout-frederic-lordon-penseur-a-dormir-debout-100934

[4] Ce que j’écris dans ma note « Nuits debout », postée le 12 avril 2016, sur RussEurope,https://russeurope.hypotheses.org/4857

[5] Guilluy C., La France périphérique. Comment on sacrifie les classes populaires, Paris, Flammarion, 2014.

[6] Bouvet L., L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français, Paris, Fayard, 2015.

[7] https://russeurope.hypotheses.org/4857 , op.cit..

[8] Idem.

[9] http://blog.mondediplo.net/2016-04-25-Nuit-Debout-convergences-horizontalite

[10] Mot d’ordre sur lequel les bolchéviques vont construire leur succès au printemps et à l’été 1917….

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