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Le blog de Lucien PONS

PRIVATISATIONS : QUAND EMMANUEL MACRON PREND DES LIBERTÉS AVEC LA LOI. Par Régis de Castelneau.

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #privatisations

PRIVATISATIONS : QUAND EMMANUEL MACRON PREND DES LIBERTÉS AVEC LA LOI. Par Régis de Castelneau.

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Témoignage de Gilets Jaunes à Toulouse lors de la manifestation du 13 avril 2019: "Nous avons vu la mort arriver!"

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes

Témoignage de Gilets Jaunes à Toulouse lors de la manifestation du 13 avril 2019: "Nous avons vu la mort arriver!"
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Ukraine, FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU! Par Erwan Castel

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie

FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU

Hier soir, un nouvel incident grave s'est produit dans une centrale nucléaire ukrainienne, cette fois à Rivne (Nord Ouest du pays près des frontières Biélorussie et polonaises)

Le parc nucléaire ukrainien de fabrication soviétique est aujourd'hui à bout de souffle et régulièrement des incidents graves entraînent des arrêts d'urgence de réacteurs nucléaires comme par exemple dans la centrale de Zaporodge.

Et la situation du nucléaire civil ukrainien est en plus aggravée par des décisions cupides et stupides du pouvoir russophobe de Kiev comme celle d'alimenter ses centrales soviétiques avec du combustible américain non compatible.

(Sur le nucléaire civil ukrainien voir les articles au lien suivant : http://alawata-rebellion.blogspot.com/…/Nucl%C3%A9aire%20ci…)

Même si pour cet incident de Rivne les "autorités" ukrainiennes se veulent rassurantes (mais on a bien appris en 5 ans à ne pas leur faire confiance), depuis que le Maïdan a plongé ce pays dans un chaos socio-économique sans précédent, l'ombre de Tchernobyl plane a nouveau au dessus de l'Ukraine mais aussi de l'Europe !

Si la guerre du Donbass ne semble pas atteindre l'égocentrisme individualiste des occidentaux, peut être qu'une nouvelle menace radioactive (ce que je ne souhaite pas voir arriver bien sûr!) leur rappellera que le sort de l'Ukraine, prisonnière du vampirisme étasunien, les concerne également !

Erwan Castel

Merci à Guillaume Lopez pour l'information.

Photo : centrale nucleaire de Rivne le 28 avril soir.

L’image contient peut-être : ciel, nuit et plein air
 
 
 
 
 
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Washington veut affamer les peuples d’Iran, du Venezuela, de Cuba, et tous ceux qui osent lui resister… Par Richard Labévière

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE

Washington veut affamer les peuples d’Iran, du Venezuela, de Cuba, et tous ceux qui osent lui resister… Par Richard Labévière

Washington veut affamer les peuples d’Iran, du Venezuela, de Cuba, et tous ceux qui osent lui resister…

http://prochetmoyen-orient.ch

 

Grâce à Donald Trump, le prix du pétrole flambe. Le baril de Brent a atteint – mardi dernier – 74,60 dollars, un prix inégalé depuis six mois. Et la tendance n’est pas près de s’inverser. Unilatéralement, le président américain a décidé de mettre fin – le 2 mai prochain – aux dérogations qui permettaient encore à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d’importer du brut iranien. L’Américain cherche à empêcher toute exportation de brut iranien, afin de « priver le régime de sa principale source de revenus ». Sans ciller, la Maison Blanche affirme que « depuis quarante ans, Téhéran utilise ces fonds pour déstabiliser le Moyen-Orient… »

 

« C’est celui qui dit qui y est… » disent les enfants qui ont souvent raison ! Parce qu’en matière de déstabilisation des Proche et Moyen-Orient, il n’est pas besoin de sortir d’Harvard pour savoir que les Etats-Unis sont l’un des responsables majeurs des guerres régionales, depuis qu’ils ont mis la main sur les réserves pétrolières saoudiennes avec la signature du Pacte du Quincy (14 février 1945) et depuis la fondation d’Israël – « ce petit pays de merde qui emmerde la planète entière » pour reprendre les propres termes de l’ambassadeur Daniel Bernard1-, favorisant colonisations, occupations et répressions dans les Territoires palestiniens grâce à la bienveillante tutelle évangélisto-sioniste américaine.

 

Par conséquent, les dernières élucubrations de la Maison Blanche à l’encontre de l’Iran prêteraient plutôt à sourire si elles ne constituaient la plus grossière des provocations destinées à augmenter la tension dans une région qui n’en a vraiment pas besoin ! En mai 2018 – et tout aussi unilatéralement – les Etats-Unis ont décidé de sortir de l’accord international sur le nucléaire iranien en adoptant de nouvelles sanctions économiques renforcées à l’égard de Téhéran. En novembre dernier, ils ont annoncé clairement vouloir mettre en place un embargo absolu visant à empêcher l’Iran d’exporter la moindre goutte de pétrole.

 

Adoptées pour six mois à la faveur des plus grands clients de l’Iran, les exemptions arrivent donc à terme. A ce jour, l’Iran demeurait le cinquième exportateur mondial, sa production pouvant atteindre 1,7 million de barils/jour, la Chine en absorbant plus d’un tiers devant l’Inde (20%). Les dérogations de la Maison blanche étaient seulement destinées à la stabilisation du prix du baril avant les élections de mi-mandat du 6 novembre 2018. Pour compenser une hypothétique disparition du pétrole iranien, Donald Trump a d’ores et déjà fait appel à la très servile Arabie saoudite pour « stabiliser le marché ». La monarchie wahhabite en a, aussitôt profité pour couper quelques têtes en toute impunité… L’Irak s’est dit aussi prêt à augmenter ses exportations pour répondre aux injonctions de Washington.

 

Sachant que la Chine importe quelque 6% de son brut d’Iran et que nombre de ses raffineries sont spécialement configurées pour le brut iranien, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a engagé Washington à « adopter une attitude responsable, un rôle constructif et non le contraire », laissant entendre que Pékin continuerait à acheter… iranien.. De son côté, Téhéran a dénoncé « l’illégalité » de la décision américaine et menacé de bloquer le détroit d’Ormuz par où transite une grande partie du brut mondial. « C’est un passage maritime et si nous ne pouvons pas l’utiliser, nous le fermerons », a averti le général Alireza Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution.

 

Et pour détendre davantage l’atmosphère, la Maison blanche a aussi décidé d’inscrire les « Gardiens de la révolution » sur la liste américaine des organisations terroristes. Le statut des « Pasdaran » – le corps des Gardiens de la révolution – est fixé par la constitution iranienne : l’armée régulière est chargée de la défense des frontières tandis que la mission des Pasdaran est d’assurer la protection des institutions de la République islamique. A ce titre, ce corps d’élite dépend directement du Guide la Révolution Ali Khamenei. Bref, c’est un peu comme si le corps des Marines se retrouvait lui aussi sur la liste noire des organisations terroristes ! Aberration totale, nouvelle provocation inutile !

 

Toujours est-il que les sanctions américaines pénalisent – en premier lieu – le peuple, les petites gens qui ne peuvent se procurer des produits de première nécessité dont bon nombre de médicaments. « L’objectif de Donald Trump est clairement de susciter la pénurie alimentaire afin de générer colère populaire et mouvements sociaux à l’encontre du régime », explique un diplomate européen en poste à Washington ; « selon de vieilles techniques utilisées et toujours améliorées depuis des décennies et plus récemment lors des ‘révolutions de couleurs’ en Ukraine, Géorgie, Liban, etc. Washington cherche à reproduire ce qui a permis d’enfoncer l’URSS durant les années quatre-vingt ».

 

« VICTORY »

 

Les administrations américaines successives fonctionnent souvent de manière unidimensionnelle, fétichiste, sinon infantile.. Ainsi, la grande, sinon l’unique source d’inspiration actuelle de la Maison Blanche, du Département d’Etat et du Pentagone est – selon différentes sources à l’intérieur du système lui-même – le livre de Peter Schweizer, un politologue de deuxième zone : Victory – The Reagan Administration’s Secret Strategy that Hastened the Collapse of the Soviet Union, paru en 1994. Plutôt médiocre, ce livre de journaliste énumère les techniques qui, selon son auteur, ont permis à l’administration Reagan d’abattre l’URSS. Au nombre de trois, elles sont sans surprise : des « sanctions économiques extrêmes » pour affamer les populations ; une course effrénée à l’armement pour capter l’énergie industrielle au détriment du développement économique et social ; enfin, une incessante campagne de communication pour diffamer l’ennemi.

 

C’est le directeur de la Fondation pour la défense des démocraties (FDD)2 lui-même qui le confirme : « J’ai conseillé la lecture de « Victory » à Miky Pompeo qui en a fait son livre de chevet qui est devenu le guide de toute l’administration. Oui Victory, dont le titre est terriblement programmatique s’est imposé comme la bible de l’équipe Trump. C’est formidable ! ». Récemment, la directrice du ministère israélien des Affaires étrangères a dit textuellement : « la Fondation pour la défense des démocraties est l’une de nos meilleures vitrines dans le monde… ». En fait, le concept central du livre de Peter Schweizer est des plus simplistes, pour ne pas dire simplet : « sanctions extrêmes », avec lesquelles il s’agira de couper les vivres à un pays – y affamer la population – pour y créer un mécontentement social susceptible de provoquer un changement de régime.

 

Si l’Iran est bien la cible actuellement prioritaire de la Maison Blanche, d’autres pays sont dans le collimateur américain : principalement ceux qui n’acceptent pas le diktat économique et politique des Etats-Unis. Dans cette perspective, Washington s’efforce d’appliquer, depuis une dizaine d’années, un nouveau « Plan Condor » destiné à refaire de l’Amérique latine son arrière-cour docile, pourvoyeuse de matières premières et de débouchés commerciaux. Après avoir favorisé un coup d’Etat constitutionnel contre Dilma Rousseff et Lula au Brésil, la Maison Blanche veut maintenant la peau du Venezuela et de tout autre régime latino-américain qui ne partagerait pas ses priorités.

 

Richard Labévière

29 avril 2019

 

1 Libération, 20 décembre 2001.

2 FDD : ce machin a été initié par la secrétaire d’Etat Madeleine Albright au début des années 2000. Organiquement lié à l’AIPAC – le lobby pro-israélien américain – ce pseudo Think-tank milite depuis plusieurs années pour un durcissement des sanctions contre l’Iran.

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L'OCDE, la mondialisation et la dégradation des sociétés développées

29 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

lundi 29 avril 2019

L'OCDE, la mondialisation et la dégradation des sociétés développées
 
 
 
L'OCDE a sorti un rapport qui, finalement, souligne ce que chacun ressent déjà : la mondialisation non seulement n'a pas amélioré la vie dans les sociétés développées, mais elle a des effets pervers inévitables et destructeurs : disparition de la classe moyenne, "ubérisation" du travail, baisse des salaires, etc. La recommandation est simple : les Etats doivent non pas lutter contre la mondialisation, (les dogmes ça ne se discutent pas), mais pleinement convertir leurs sociétés nationales à cette paupérisation, voire précarité, chronique. Ce que justement Macron nous prépare. Pour cela, ils sont libres de trouver les slogans qui conviendront : la liberté absolue, la mobilité absolue. L'important est "l'absolu" virtuel pour cacher la dégradation réelle.
 
Un intéressant rapport de l'OCDE est sorti sur les perspectives de l'emploi après ce qu'il est convenu d'appeler la révolution numérique. Sa présentation est disponible ici en français. Ainsi, avec la robotisation une partie des emplois doit disparaître d'ici 2020 et une autre partie va être profondément transformée :
 
 
La France se situe ici dans la moyenne. Et en ce qui concerne les transformations de métiers :
 
 
 
 
Et en ce qui concerne la précarisation du travail :
 
 
Les formes du travail ont toujours évolué au rythme des découvertes, des transformations sociales et géopolitiques. Notre époque, en ce sens, ne fait pas exception et il n'y a aucune raison d'ailleurs pour cela. L'histoire ne s'est pas arrêtée. Les idéologies ne sont pas mortes. Aujourd'hui aussi, l'on nous montre le côté inévitable de cette voie, comme si elle était objective, inévitable et non le résultat d'un choix, qui implique l'existence d'alternatives. Au-delà du fantasme technologique qui laisse songeur, le danger est bien plus profond pour les sociétés développées. Il est existentiel.
 
Dans une excellente présentation de ce rapport faite par le journal La Tribune, l'accent est mis sur le véritable problème de la mondialisation toujours grandissante grâce au renforcement de l'intégration de l'économie mondiale ( je cite : "la part des exportations dans le PIB est passée de 23% en 1975 à 43% en 2017") : la disparition de la classe moyenne, la précarité grandissante, le dumping salarial réalisé de facto par les masses de travailleurs immigrés. Cette dégradation qualitative est par ailleurs soulignée par l'OCDE :
 "si le nombre d'emplois n'est pas nécessairement voué à diminuer, leur qualité pourrait se détériorer et les disparités entre travailleurs s'aggraver"
Et pour cacher ce phénomène difficilement compatible avec le culte de la mondialisation, l'on nous vend le mythe du travail dans le numérique, qui a créé des emplois. 
 
 
Mais de quels emplois s'agit-il ? 
La montée en puissance des plateformes numériques a également fragilisé des travailleurs comme les livreurs à vélo par exemple. Il dénonce la position "de certains indépendants qui sont dans une zone grise [...] l'un des enjeux est de limiter le recours abusif aux formes atypiques d'emplois comme les emplois indépendants qui ne devraient pas être des emplois indépendants car les gens ont un seul donneur d'ordre. Ce sont des faux emplois indépendants. Les indépendants n'ont parfois qu'un seul client qui est en fait le seul donneur d'ordre. Ces travailleurs se retrouvent en difficulté pour négocier le prix de leur prestation fixé par leur client. Ils ne négocient pas véritablement leurs horaires de travail sinon ils peuvent être éjectés des plateformes. Ils se retrouvent comme des salariés sans ouverture de droits à l'assurance chômage, à la formation."
 
Prendre pour argent comptant les chiffres bruts devant rassurer sur l'absence de chute quantitative de création d'emplois, c'est considérer les hommes interchangeables, pouvant et devant exercer n'importe quel métier, c'est justement nier la véritable individualité, qui est pourtant lancée comme un slogan à tous les coins de rues.
 
Or, les emplois créés sont précaires, sans véritable protection sociale, sans salaires, ne donnant généralement pas droit à une retraite, et ces "auto-entrepreneurs" n'ont très souvent qu'un client auquel ils sont pieds et poings liés. Cette nouvelle forme de travail est un asservissement total, un recul important sur les garanties sociales durement acquises, et cela au nom d'une pseudo-liberté, qui ressemble plus à de l'abandon social.
 
Comme le souligne cet article de La Tribune :
 Dans un récent opuscule intitulé, La polarisation de l'emploi en France, ce qui s'est aggravé depuis la crise de 2008,les chercheurs Ariell Reshef et Farid Toubal expliquaient ceci:
"Ces évolutions (technologies et mondialisation) se sont traduites par une modification en profondeur de la structure de l'emploi en France, caractérisée par une augmentation de la proportion des emplois à bas ou haut salaire au détriment des emplois à salaire intermédiaire. Conséquence logique de ce phénomène, les emplois de la classe moyenne se sont raréfiés ou ont même, pour certains, disparu, contribuant fortement au sentiment d'un déclassement irréversible. Si elle entraîne de vives tensions économiques en accroissant les inégalités salariales, la polarisation de l'emploi se traduit aussi par une polarisation sociale et politique."
La mondialisation est en train de tuer la classe moyenne, celle qui fait le ciment de toute société développée, car elle exige une minorité ultra-formée et une masse sous formée et sous-payée, interchangeable. Ces transformations n'ont rien de techniques, elles sont idéologiques. Et lorsque l'OCDE parle de mieux former les masses, ce n'est pas une refonte du système scolaire pour chercher à former des individus pensants qui est envisagée, c'est la production de masse manipulables, infantiles, aptes à utiliser les technologies. Et surtout pas à réfléchir en toute indépendance. Les slogans doivent suffisamment compenser le besoin de pensée.
 
Dans une société qui repose entièrement sur le culte de la consommation, du pouvoir d'achat, pour que les citoyens aient le sentiment de leur existence, c'est une impasse. Et un échec.
 
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Alerte ! Des heures terribles s’annoncent... CLAIRE BOUTHILLON·

28 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes

Alerte ! Des heures terribles s’annoncent...  CLAIRE BOUTHILLON·

Alerte ! Des heures terribles s’annoncent...

Claire Bouthillon·Mercredi 24 avril 2019

Après la très inquiétante arrestation puis interdiction de continuer à couvrir les manifs du journaliste Gaspard Glanz, exaction contre la libre expression qui déjà m'a mise en grande ire, j'ai assisté ce matin à l'indignation surprenante chez le conformiste urgentiste Gérald Kierzek qui fait son débatteur chaque matin sur LCI, s’agissant d’une trahison déontologique parmi ses confrères. Ceux-ci ont en effet dénoncé des patients gilets jaunes en les déclarant au ministère de tutelle. Jusque bien évidemment dans la description - strictement confidentielle- de leurs blessures ou leurs signes particuliers, y compris vestimentaires. Le paradoxe veut que cela soit survenu après un refus d'obtempérer mis en tribune dans Libé de l'AP-HP la semaine dernière. Cette fois, le Canard Enchainé met au grand jour l’horreur de dénonciations fournies par du personnel soignant, qui rappellent les plus noires heures de Vichy à l’encontre des juifs, des résistants, des franc-maçons (dont j’attends du Grand Orient de France une position claire à ce sujet), des homosexuels et enfin des peuples nomades, concernant donc des millions de gens qui furent torturés, déportés et génocidés dans des camps de concentration. Nous frôlons cette réalité, même si les techniques ont évolué. Il y a des moyens sociaux aussi de nous tuer.

Journaliste engagée depuis ma prime jeunesse, en interdiction de fait d'exercer étant donné ma liberté de penser et de dire, marquée à la culotte à mon sens jusqu'à la fin de ma vie, lanceur d'alerte depuis toujours notamment sur la question géopolitique vis à vis des pays du Sud, je suis déjà très inquiète du traitement fait aux journalistes dans les manifs des gilets jaunes, quand ils se démarquent courageusement des journaleux qui font honte avec leur propagande éhontée à ma passion de toujours : m’informer et informer.

En effet, observatrice des dérives qui s'exercent sous l'influence colonisatrice des néo libéraux qui valurent l'assassinat “françafricain” de Thomas Sankara qui me hante toujours - comme Djordje Kuzmanovic que j'estime particulièrement pour cela, qui entretient également cette mémoire sacrée... - j'observe maintenant, atterrée, au glissement tragique qui contraint les administrations hospitalières à sortir de leur rôle d'assistance et de protection du patient, et qui sont désormais dans la délation. Je vous le dis tout net, c'est à mes yeux la goutte d'eau qui fait déborder le vase malodorant voulu par Vichy en Marche...

Mon vieil ami Guillermo Gonzalez Saavedra, complice des mauvais coups que sont nos rôles d'alertes, et moi-même, allons après-demain rencontrer Les "Robes noires" - avocats qui protègent les gilets jaunes mis en garde à vue et molestés. Ceux-ci se réunissent donc le 26 avril à partir de 19h30, notamment avec Priscillia Ludoski, à la Bourse du Travail de Bobigny...

Nous leurs dirons que la question qui doit y faire débat - "A-t-on le droit à une insurrection civique : des révoltes populaires à une révolution jaune" - ne se pose plus... Nous devons sortir ce système de ses rails le plus vite possible par tous les moyens de l’insurrection. Celle-ci ne pourra qu’être violente même si nous n’avons pas initialement fait le choix des armes. “La Bête”, si. Elle a franchi notre ligne jaune.

Aucune solution régalienne n'est désormais possible.

Nous entrons en dictature.

En conséquence :

1. Boycott contre les représentations intermédiaires qui même dans les oppositions, contribuent aux simagrées d'élections placées sous l'enclume monarchiste gaulliste de la Vème République. Elles en profitent. Nous savons qu’aucune élection n’est désormais démocratique, nous réduisant au choix d’une même collaboration entre deux candidats.

2. Boycott plus que jamais de la campagne européenne qui nous engage à faire les marionnettes au sein du parlement européen, quand les décisions sont unilatéralement prises par sa Commission.

Je serai à jamais reconnaissante envers les Gilets Jaunes d’avoir révélé par leurs actions et leur résistance inébranlable : le retour redoutable de "la Bête" qui revient du fond contemporain de l’Histoire nazie. Cela nous laisse le choix de décider sans plus attendre de contraindre l’irrémédiable imposé. Le mouvement a fait preuve d’une intelligence tactique sans précédent dans la dynamique populaire, même du XXème siècle. Notre peuple fait preuve d’une grande maturité et lucidité et renoue avec la Révolution.

Il doit universellement démontrer qu’il symbolise toujours La Lumière en actant la Désobéissance civile de l’article 35 des Droits de l’Homme :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Nous entrons donc en Conseil national de la Résistance, voire en Conseil International de la Résistance, pour une émancipation simultanée des peuples non-alignés.

 

 

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Information biaisée : "Ne vous suicidez pas!", l'autre appel des Gilets Jaunes aux forces de l'ordre. Par Karine Béchet Golovko.

28 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes

mardi 23 avril 2019

 
Information biaisée : "Ne vous suicidez pas!", l'autre appel des Gilets Jaunes aux forces de l'ordre
 
 
source
 
Une enquête judiciaire a été ouverte retrouver les personnes qui ont crié à la police, "suicidez-vous" et qui ont tagué des mots haineux contre la police. S'il est normal que la machine judiciaire se mette en route, la place accordée à cet évènement, somme toute marginal dans le mouvement des Gilets Jaunes, démontre un parti pris auquel se raccroche avec rage un système polico-médiatique qui refuse d'entendre les demandes sociales soutenues par une large majorité de la population. Au-moins ce mouvement aura permis aux policiers d'attirer l'attention des médias et des politiques sur un véritable problème, dont ils se moquaient comme de leur première layette, tant qu'il ne pouvait être politiquement instrumentalisé. Il est urgent que les policiers eux-mêmes réagissent, ils ne sont pas des marionnettes.
 
Lors de la manifestation des Gilets Jaunes du samedi 20 avril, des cris lancés aux forces de l'ordre, "suicidez-vous, suicidez-vous" ont été largement médiatisés. Le 21 avril, le Parquet a ouvert une enquête et promis de retrouver les personnes qui ont scandé ces paroles.
 
Des paroles sont, sans aucun doute, choquantes. D'autant plus qu'elles font écho à un problème endémique, qui touche les forces de l'ordre et qui, jusqu'à présent, n'a pas provoqué de réactions particulièrement intéressées, de la part ni des politiques, ni des journalistes.
Cela fait quarante ans que l’on sait qu’il y a davantage de suicides chez les policiers que dans le reste de la population à structure égale, c’est-à-dire entre 35 ans et 45 ans et majoritairement masculine. En juin 2018, un rapport du Sénatpointait un taux de suicides dans la police supérieur de 36 % à celui de la population générale. Mais ce qui est certain, c’est que l’année 2019 est très mal partie, et c’est alarmant. Si le rythme se maintient, on pourrait atteindre le record de l’année 1996, « année noire » qui avait enregistré soixante-dix suicides.
Cela fait 40 ans et cela continue. Et aucune enquête sérieuse du ministère de l'Intérieur n'a été menée pour en connaître les causes. L'on peut s'interroger sur un tel manque d'intérêt ... Mais heureusement, les Gilets Jaunes sont là. Et du coup, tous les projecteurs sont braqués, même si personne ne s'intéresse aux causes des suicides. Non, les suicides en tant que tels ne sont toujours pas "prioritaires", ni médiatiquement, ni politiquement, ce qui est prioritaire est leur instrumentalisation contre les Gilets Jaunes. Et les plateaux télé, les médias, regorgent de bonnes âmes. 
 
 
 
 
 
 
Tous en coeur, tous ensemble contre ces gueux insupportables. Heureusement, certaines voix se lèvent encore pour condamner une telle haine de classe :
 
 
 
Pourtant, la discrétion est de mise, lorsque ces mêmes Gilets Jaunes, scandent justement un autre slogan : "Ne vous suicidez pas, soyez avec nous!". Pas un commentaire, pas un mot, pas une image dans les médias - sauf RT France.
 
 
 
 
 
Les médias auraient-ils biaisé l'information ? RT France pose justement la question. Surtout si l'on se rappelle que ces cris ont été proférés bien avant les Gilets Jaunes, en 2016, par les Black blocs et les Antifas :
L'injonction, terrible, n'est pas sans rappeler les slogans haineux des «Black blocs» et «Antifas», notamment lors des manifestations contre la loi Travail en 2016. Ces militants scandaient ainsi le slogan «Flic suicidé, à moitié pardonné» ou encore le fameux «Tout le monde déteste la police».
Ce qui n'avait pas perturbé les milieux politico-médiatiques plus que cela ... Il est vrai qu'aucune instrumentalisation n'était alors utile, donc peu importe les policiers ...

Le jeu du Gouvernement est extrêmement dangereux. Nous avons la chance en France d'avoir, à juste titre, une police de qualité et bien formée, dont l'image est extrêmement positive dans la population :  86% d'opinions favorables avec en 2016. Il était même jugé que la police avait su raisonnablement faire usage de la force lors des manifestations contre la loi sur le travail :
Moins d'un quart des Français (21%) juge que l'usage de la force par la police a été excessif lors des manifestations contre la loi travail. A l'inverse, 43% jugent qu'il a été adapté, et 35% estiment que l'usage de la force a été insuffisant. La différence d'âge joue: les moins de 35 ans sont 31% à juger cet usage de la force excessif, et les 50 ans et plus sont 40% à l'avoir trouvé insuffisant.
En 2019, malgré les excès de recours à la force, soulignés jusque dans les organismes internationaux, la police garde dans l'ensemble une bonne image : 76% font confiance à la police (en avril 2019). Une fêlure pourtant apparaît :
il existe une forte disparité de résultats selon l’âge des personnes interrogées : si 85 % des personnes âgées ont une bonne image des policiers, le chiffre tombe à 60 % chez les 18-24 ans.
Et la fêlure se fait remarquer aussi au sein des forces de l'ordre, qui ont de plus en plus de doutes sur certains ordres donnés et leurs conditions de travail. Un texte intéressant ici :
Dans les jours qui viennent de s’écouler, des gradés de la police ou de la gendarmerie ont pris publiquement la parole. Alors que le colonel de gendarmerie Michael Di Meo a par exemple reconnu en termes pesés l’existence « de violences policières » contre les GJ, le directeur de la police nationale Eric Morvan n’a pas tardé de justifier l’action des CRS contre les manifestants. La troupe elle, par discipline forcée a gardé jusque là le silence. 
Déclaration du gendarme sous anonymat :
Dans nos rangs nous sommes divisés. Très divisés...si le nombre (le peuple) est dehors, les forces de l’ordre tomberont les casques...l’ordre de tirer sur la foule pourrait être l’élément déclencheur. Mais aujourd’hui nous sommes encore loin de ce qui s’est passé en Algérie. Au fond de moi, j’espère que l’on s’unira aux GJ. (...) Aujourd’hui, je veux apporter mon témoignage pour peut-être provoquer une prise de conscience de l’opinion publique. Ce qui se passe à mon sens est un dévoiement de la profession. Profession qui est financée par l’argent du contribuable et qui ne sert pas toujours les intérêts des français ou qui la sert mal. Profession qui souffre d’une hiérarchie qui n’écoute plus, sclérosée, assise dans ses certitudes. Cette hiérarchie tue ses propres hommes et femmes par son inertie, sa malveillance, sa violence morale. Bien sûr, il ne s’agit pas de stigmatiser, certains sont de bons chefs. Mais ceux qui font le mal le font en toute impunité, c’est intolérable.

Il est regrettable que les médias jouent à ce point le jeu d'une caste politique radicalisée, qui utilise la confrontation entre la police et le peuple dans son propre intérêt.  Et il est par ailleurs urgent que les forces de l'ordre reviennent au service de la République, tout comme le système judiciaire, en interpellant les violents, les Antifas et les Black blocs, et non pas les journalistes et les manifestants. Ce régime est particulièrement doué pour jouer sur les faiblesses humaines afin de se maintenir en place.

 

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La nouvelle stratégie de la bande à macron: Enlèvement d'enfants!

27 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #Violences Policières

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