Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'armee francaise tag

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes !!!

9 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #La nation ., #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère, #Les média, #L'armée française

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes © Capture d'écran de la video de Ruptly
Des chars américains arrivés en Allemagne
 

Les Etats-Unis ont à nouveau livré du matériel américain en Allemagne pour renforcer leur engagement auprès de leurs alliés contre la menace russe et s’assurer que l’UE resterait «libre, prospère et dans la paix».

Ces derniers jours, 2 800 unités de matériel militaire, dont des chars Abrams, des véhicules d’artillerie Paladin et des véhicules de combat Bradley, ainsi que 4 000 militaires américains ont été transportés jusqu'au port allemand de Bremerhaven, dans la cadre de l’opération Atlantic Resolve, dans le but de faire face à «l’agression russe».

«C’est une partie de nos efforts pour contenir l’agression russe, assurer l’intégrité de nos alliés et conserver une Europe entière, libre, prospère et dans la paix», a déclaré le lieutenant-général des forces aériennes Timothy M. Ray au sujet de ce nouveau déploiement militaire américain en Europe.

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes !!!
Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes !!!

«C’est une partie de nos efforts pour contenir l’agression russe, assurer l’intégrité de nos alliés et conserver une Europe entière, libre, prospère et dans la paix», a déclaré le lieutenant-général des forces aériennes Timothy M. Ray au sujet de ce nouveau déploiement militaire américain en Europe.

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes !!!

Ces nouvelles forces seront envoyées d’abord en Pologne pour participer à des exercices militaires à la fin du mois, puis seront déployées dans plusieurs pays dont les pays baltes, la Bulgarie, la Roumanie et l’Allemagne.

Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes !!!

L’armée américaine a également en projet de déployer 50 hélicoptères Black Hawk et 10 hélicoptères CH-47 Chinook, 24 hélicoptères Apache et 2 200 militaires.

L’Allemagne, le Canada et la Grande-Bretagne contribuent aussi au renforcement des forces de l’OTAN dans l’Est de l’Europe et déploieront 1 000 militaires chacun en Estonie, Lettonie et Lituanie.

L’opération Atlantic Resolve a débuté en 2014 après le référendum en Crimée qui a abouti à son rattachement à la Russie. Dans le cadre de cette opération, l’OTAN coordonne des manœuvres dans l’Est de l’Europe : en Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Bulgarie et Hongrie.

La Russie a condamné à plusieurs reprises les activités de l’OTAN près de ses frontières, les qualifiant d’«hostiles» et jugeant qu'elles «menaçaient sa sécurité nationale». En représailles, Moscou a déployé des armements sur ses frontières occidentales, et notamment dans l’enclave de Kaliningrad. Ses manœuvres militaires de grande échelle se sont tenues sur son territoire.

Lire aussi : Défense russe : on n'a fait aucun secret du déploiement des missiles Iskander-M près de Kaliningrad

Lire la suite

STX, pourquoi sa nationalisation s’impose. Par Karel Vereycken S&P

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #L'armée française

STX, pourquoi sa nationalisation s’impose

 

JPEG - 88.7 ko

Après six mois d’attente, le tribunal sud-coréen en charge de la liquidation de la société STX Offshore & Shipbuilding (propriétaire à 66,6 % de STX-France) a annoncé hier, mardi 3 janvier, qu’il retenait, pour la reprise de l’entreprise française, la seule offre déposée, celle de la société italienne Fincantieri.

Si, en principe, STX-France devrait donc passer sous pavillon italien, une série de négociations préalables doit préparer tout accord éventuel.

 Fincantieri

Basé à Trieste, Fincantieri, détenu à 72,51 % par Fintecna (holding contrôlé par le ministère italien de l’Economie), est l’un des fleurons de la construction navale européenne. Depuis sa fondation il y a 230 ans, ses 19 000 salariés ont construit sur une vingtaine de sites à travers le monde (Brésil, Etats-Unis, Norvège, etc.) 7000 navires de tout type : paquebots, yachts, navires de croisière et bâtiments de guerre.

En 2008, la crise n’épargne pas le groupe. Pour faire baisser ses coûts de main d’œuvre, Fincantieri rachète pas moins de 13 chantiers à l’étranger. En Italie, 2000 postes sont supprimés et les syndicats ont dû batailler ferme pour sauver certains des huit chantiers italiens.

Un an après son entrée en bourse en 2014, son titre perd près du quart de sa valeur suite à des rumeurs de vente ou de recapitalisation, avec une dette de 220 millions d’euros. Sauvé du naufrage par des commandes de l’US Navy et de Carnival, premier armateur sur le marché de la croisière, Fincantieri est remis à flot.

Depuis 2015, les commandes ont repris, ce qui permet, en principe, de garantir du travail pour tous les chantiers jusqu’en 2026. Les paquebots représentent 50 % de son chiffre d’affaires. Parmi les dernières commandes en date, cinq paquebots pour trois filiales de Carnival, confiés à ses principaux chantiers italiens.

Et pour pénétrer le marché asiatique en pleine expansion, Fincantieri vient de créer en 2016 une coentreprise avec China State Shipbuilding Corp., société contrôlée par Beijing pour la construction de grands navires de croisière.

L’Asie s’impose en effet comme le nouveau point de gravité de l’économie mondiale. Alors que dans la zone transatlantique, les classes moyennes (grands consommateurs de voyages de croisière) sont en voie d’extinction, en Asie (Chine, Inde, etc.), elles ne cessent de croître en nombre et leur pouvoir d’achat augmente, ce qui en fait un immense marché en expansion…

A Trieste, on jure que la reprise de STX France ne sera pas synonyme d’un abordage italien, mais marquerait la mise à l’eau d’un « champion européen »...

 Nationalisation ?

Endosser ce que nous venons de décrire, c’est-à-dire un scénario imaginé dans un monde où l’on refuse de voir la triple crise, économique, financière et européenne, qui va secouer notre continent dans les jours et semaines à venir, serait une erreur fatale.

  • En premier lieu, un grand séisme économico-financier s’annonce. Et quel groupe industriel, dans ces circonstances, pourra résister à la tentation de supprimer les « doublons », surtout si leur coût s’avère systématiquement plus élevé que celui qu’exige la fabrication d’un produit identique dans un autre pays ? Les syndicats italiens dénoncent le fait que, via les entreprises sous-traitantes, Fincantieri fait massivement appel à des travailleurs détachés. Ainsi, aujourd’hui, pour un travailleur salarié de Fincantieri, quatre ou cinq le sont par d’autres entreprises. Les syndicats déplorent également que certaines études soient confiées à des centres à l’étranger, notamment en Roumanie. Pas sûr non plus que dans ces conditions, le savoir-faire français ne sera pas transformé en monnaie d’échange avec les partenaires du groupe.
  • Ensuite, politiquement, la situation italienne est à un tournant. Pour résumer, si elle ne quitte pas la zone euro, l’Italie ne pourra pas sauver son système bancaire et les milliers de retraités qui en dépendent. Un italexit s’annonce, qui modifiera forcément un accord STX-Fincantieri.
  • Enfin, le bras de fer qui s’est joué autour de la question des bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, fabriqués par STX-France, indique incontestablement la nature stratégique de l’entreprise.

 Un enjeu stratégique

A l’opposé, dans le cadre d’une triple sortie, celle de l’OTAN, de l’euro et de l’UE, la France doit penser à ses intérêts vitaux à long terme. Les syndicats ont bien raison lorsqu’ils demandent de « sortir de la stratégie commerciale du tout paquebot » En effet, STX-France est bien plus qu’une machine à fabriquer des paquebots. En réalité, elle est une pièce essentielle, tant au niveau de son savoir-faire que de ses capacités industrielles, de notre souveraineté politique, diplomatique, militaire, maritime et économique. « Nous sommes une entreprise stratégique car nous sommes les derniers en mesure de construire le successeur du porte-avions Charles de Gaulle », précise Nathalie Durand-Prinborgne, secrétaire de la section Force Ouvrière de STX France. L’Etat français, actionnaire à 33 %, possède une minorité de blocage et peut donc exercer son droit de préemption.

Comme le réclame Jacques Cheminade depuis 2013, une nationalisation temporaire, avec en perspective la création d’un grand groupe national, notamment avec la DCNS, doit immédiatement être examinée. Ce groupe se placera d’office en bien meilleure position pour négocier des politiques gagnant/gagnant avec la Chine.

Lors de l’affaire de la fermeture du Haut-fourneau de Florange ou lors du bradage d’Alstom à General Electric, Emmanuel Macron a tout fait pour empêcher un « Etat stratège » de défendre nos intérêts nationaux tout en préconisant dans le livre-manifeste qu’il vient de faire paraître que lui président saura le faire...

Aujourd’hui, le Président sortant, qui voudrait sans doute laisser une trace positive dans l’histoire, pourrait montrer qu’il est autre chose… que François Hollande.

Lire la suite

23 ans après le génocide rwandais : des officiers français mis en cause. Réaction exclusive du général Didier Tauzin, candidat à l’élection présidentielle

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

Avec Armel Joubert des Ouches

 
Mardi 29 novembre dernier, le parquet rwandais a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rôle d’une vingtaine de responsables français dans le génocide qui eut lieu en 1994 dans ce pays. On se souvient de la guerre fratricide menée par les Tutsis contre les Hutus mais aussi de l’incroyable campagne de désinformation sur ce drame. On a longtemps parlé de 800.000 victimes mais certains avancent aujourd’hui le chiffre de plusieurs millions de personnes massacrées. Cette enquête se fait bien évidemment, à la demande du président actuellement en place, Paul Kagamé, l’homme « fort » de Kigali, âgé de 58 ans, à la tête du FPR – le Front Patriotique Rwandais – au moment des faits.
 

Une inversion des faits ?

 
Il faut lire le stupéfiant communiqué des autorités rwandaises pour se rendre compte de la tentative toujours affichée de ces dernières, d’inverser les faits sur un drame qui a meurtrie pour longtemps, une région d’Afrique toute entière : Il est en effet question de l’ouverture d’une enquête « sur le rôle de certains agents et/ou fonctionnaires du gouvernement français dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994 ». La mission des militaires sur place était bien au contraire d’apaiser les tensions et la protection des populations civiles.
 

Kagamé se défausse sur la France

 
A cette époque colonel, le général Didier Tauzin, commande le 1er RPIMA, le prestigieux Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, régiment de forces spéciales basé à Bayonne. Si Paul Kagamé relance cette enquête « cette accusation date déjà de 1994. Il y a en effet toute une série d’officiers et d’hommes politiques français dont François Mitterrand aujourd’hui décédé mai aussi Hubert Védrine, Alain Juppé qui sont accusés de culpabilité de génocide ».
 

La France a-t-elle abandonné ses soldats ?

 
Un contexte particulier. En 1994, la France n’est qu’à un an de l’élection présidentielle. Or un an avant les graves événements rwandais, la France entre en cohabitation. Mitterrand au pouvoir, Balladur premier ministre. Dans l’entourage de François Mitterrand, beaucoup de prétendants se bousculent. « Ces gens-là n’arrivaient pas à se mettre d’accord », affirme le général Tauzin. Il y avait pour eux, des choses beaucoup plus importante… la présidentielle ! Mais le général Tauzin, candidat à l’élection présidentielle de mai 2017 ajoute : « Il n’y a en France aucun homme politique aucun militaire coupable. La culpabilité, c’est de vouloir un génocide. En revanche, la France a des responsabilités dans le génocide … des actions qui ont pu conduire au génocide. La France a des responsabilités par légèreté de la politique qui a été menée là-bas ».
 

Un acharnement de la presse française sur les officiers mis en cause

 
A l’époque, la presse française s’acharne à tenter de démontrer la responsabilité dans ce génocide d’officiers de l’armée française dont le général Didier tauzin. Pour quelle raison ?
« La presse française ne brille pas, à par quelques journalistes absolument remarquables, des journalistes d’investigation qui se soumettent à la vérité lorsqu’elle éclate, à part ceux-là en effet, beaucoup de journalistes, malheureusement, ne font que répéter ce qui leur est donné par des centrales de désinformation… Et ce fut le cas de l’opération Turquoise… »
Et le général Tauzin d’expliquer notamment qu’un journaliste parisien bien connu, intervenant sur une radio nationale, invoqua un problème de « garde d’enfant » pour justifier qu’il ne donnait pas suite à une interview pourtant décidée… « Il a subi des pressions … c’est évident… »
 

Boutros Boutros-Ghali « un génocide préparé de longue date »

 
« Les Américains sont à 100 % responsables du génocide ! » Dans un entretien accordé à RFI les 23 et 24 mars 2004, l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali admettait que le génocide avait eu lieu parce qu’il n’avait pu obtenir du Conseil de Sécurité que les Etats-Unis interviennent sur place afin de maintenir la paix entre les deux « parties ». Pour le général Tauzin, les Américains voulaient que Kagamé s’empare du Rwanda, pour cette raison, ils ne sont jamais intervenus, laissant à la France seule gérer une situation sur place catastrophique.
 

Le général Didier Tauzin publie « Rwanda, je demande justice pour la France et ses soldats »

 
Comment 70 hommes des forces spéciales auraient ils pu commettre un génocide ?
70, c’est le nombre de militaires des forces spéciales affectées sur le terrain à cette époque. Le général Tauzin se souvient d’avoir emmené avec lui des journalistes américains vers un charnier de Hutus : « Ah non ! Ceux là ne nous intéressent pas ! Ce qu’on l’ont veut voir, c’est des Tutsis ! » Voilà ce que j’ai vu et entendu ! Des choses à hurler… »
 
 
génocide rwanda mis en cause Général Didier Tauzin Joubert

Lire la suite

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas". Par Mickael Zhekoo.

28 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média, #Politique intérieure, #ISIL, #Je suis Charlie?, #La justice, #L'armée française

 

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du Bataclan les ordres du ministère de l'intérieur ont été aux BRI : "vous ne vous en mêlez pas".

Le canard enchainé révèle que lors des attentats du 13 novembre les gendarmes affectés à la sécurité de Valls (résidant dans le 11e à coté des terrasses ciblées) se sont précipités les premiers sur les lieux et voulaient intervenir au Bataclan.
Ils en ont informés la préfecture mais les ordres du ministère de l'intérieur ont été :
"vous ne vous en mêlez pas".
D'ailleurs dans le rapport parlementaire à ce sujet le GIGN et la BRI se sont plaints : les 1ers de n'avoir pu intervenir aussitôt, les 2nds que l'on empiète sur leur domaine d'action...
À l'issue, les valeureux gendarmes ont été tous mutés en Nouvelle calédonie loin des médias pour ne pas dévoiler le pot aux roses, leur intervention rapide aurait pu éviter des dizaines de morts et de blessés. 
Ils ont été discrètement médaillés début octobre, sans aucun officiel de la Métropole.

 

 
Lire la suite

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du   traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Publié par El Diablo

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du

traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées

du commandement intégré

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Nous appelons à la dénonciation par la France de son appartenance au traité de l’Atlantique Nord et au retrait de ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être !

Paris le 1er juin 2015

********

Cet appel est ouvert à la signature des citoyens et organisations qui souhaitent contribuer à cette initiative. Il est initié par le Comité Valmy ainsi que par des militants, des personnalités et des organisations de sensibilités diverses de l’arc républicain.

POUR SIGNER LA PÉTITION SUR LE SITE DU COMITÉ VALMY

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS

Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Appel pluraliste (pétition) - COMITE VALMY

Appel pluraliste : Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Le 21 (...)

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

Lire la suite

Diplomatie française : de l’influence à l’effacement.

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Politique étrangère, #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 29-08-2016

« Si vous exercez une influence, feignez au moins de l’ignorer » nous rappelle fort à propos Henry de Montherlant dans ses Carnets. Tel n’est pas le cas de la France (le président de la République, François Hollande et son ex-ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius qui fut souvent étranger aux Affaires) qui proclament urbi et orbi que la diplomatie française est avant tout une diplomatie d’influence. Parfois, cette pétition de principe prend la forme de brochure glacée de 200 pages à prétention pseudo-scientifique qui s’apparente, par certains égards, à une forme de propagande officielle1 comme au bon vieux temps. Les vieux concepts ont la vie dure.

Aujourd’hui, il est vrai que, dans ce monde de l’hyper-communication, le faire-savoir a pris le pas sur le savoir-faire. En effet, et à l’inverse du présent, notre pays, dans le passé, fait le choix de pratiquer une authentique diplomatie d’influence sans éprouver le besoin de le crier sur tous les toits à qui veut l’entendre. L’influence ne se décrète pas artificiellement, elle s’impose naturellement comme nous l’enseigne l’Histoire. Peut-être est-il indispensable de préciser ce qui fonde l’influence pour mieux appréhender les conditions dans lesquelles la France passe lentement mais sûrement d’une influence réelle à une influence factice.

LES DÉTERMINANTS DE L’INFLUENCE : UN COCKTAIL D’OBJECTIF ET DE SUBJECTIF

De tous temps, le phénomène de l’influence d’un État dans les relations internationales combine dimensions objective et subjective.

La dimension objective : une réalité incontestable

Evoquer l’influence que peut avoir un pays dans le monde et sur la scène internationale, c’est avant tout faire appel à un autre concept bien connu des internationalistes, celui de puissance. La puissance peut se définir schématiquement comme la « capacité de faire, de faire faire, de d’empêcher de faire, de refuser de faire »2. Pour ce faire, il faut disposer d’une puissance militaire incontestée (de préférence faire partie des cinq Etats dotés de l’arme nucléaire au sens du TNP et d’intervenir hors de son territoire grâce à une capacité de projection autonome), d’une puissance économique (en termes de produit intérieur brut, de vigueur du commerce extérieur, de compétitivité3, de participation aux clubs des grands comme le G7/G8), d’une puissance diplomatique (en termes de présence permanente au Conseil de sécurité de l’ONU, de densité du réseau diplomatique, consulaire, économique et culturel), d’une puissance intellectuelle (en termes de diffusion de la langue grâce à la Francophonie et des idées grâce à ses intellectuels) et d’une magnificence culturelle (littérature peinture, sculpture, théâtre, cinéma…).

La dimension subjective : une réalité impalpable

Evoquer l’influence que peut avoir un pays dans le monde et sur la scène internationale, c’est aussi faire appel à un autre concept bien connu des psychologues et autres sociologues, celui de volontarisme. Même si ceci relève de la tautologie, être une puissance d’influence suppose de le vouloir. Et pour le vouloir, il faut disposer d’une vision qui combine intelligemment le rétrospectif et le prospectif. Comme le souligne Gabriel Hanotaux à la veille du premier conflit mondial : «  la diplomatie française travaille toujours et partout, selon les circonstances, pour le plus grand profit du présent et pour la meilleure préparation de l’avenir ». Ne dit-on pas que le système westphalien, c’est l’application de la raison cartésienne aux relations internationales ! La force de la démarche française repose sur une conception stratégique de long terme fondée une juste appréciation de ses leviers d’influence économique, diplomatique, militaire et culturelle4. En un mot, la recherche permanente d’un équilibre particulièrement instable en raison de la volatilité de la situation internationale entre « hard power » et « soft power ». Une sorte de miracle à la française !

C’est sur socle solide que la France construit au fil des siècles une influence que personne ne lui conteste en dépit des avatars et des ironies de l’Histoire.

UNE CERTAINE IDÉE DE LA FRANCE

Si, au cours des siècles, la France doit en grande partie son influence incontestable et incontestée au poids de ses idées, elle le doit aussi à son art de l’exécution.

Le poids des idées : « une certaine idée de la France »

En France, et sans remonter à la nuit des temps, tout commence avec les Lumières. Sans faire de mauvais jeu de mots, on peut dire, sans la moindre prétention, qu’elles éclairent le monde, qu’elles guident les peuples dans leur cheminement vers des sociétés plus justes et plus respectueuses de l’homme. Ainsi, se dessine la vocation universelle de notre pays. La France pratique une politique étrangère consistant à exporter son influence politique, économique ou culturelle, afin d’étendre son prestige et le rayonnement de sa présence. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité, une des cinq puissances nucléaires au sens du TNP, fondatrice de l’Union européenne, du G7 devenu G8 (avec la Russie) et du G20, grande contributrice aux opérations de maintien de la paix et capable d’intervenir seule et en premier sur un théâtre d’opération extérieur (en Afrique en particulier), disposant du deuxième réseau diplomatique au monde derrière les États-Unis, utilisant au mieux du levier de la Francophonie5… La valeur de sa tradition intellectuelle renforce son poids intrinsèque dans la pagaille multipolaire.

L’art de l’exécution : une certaine approche de la diplomatie

Comment évolue la diplomatie ? « La diplomatie telle qu’elle se pratiquait au Congrès de Vienne n’avait pas grand-chose à voir avec les usages du XXIe siècle. De nos jours, les diplomates sont en contact immédiat avec leurs capitales, en temps réel, et reçoivent des instructions extrêmement détaillées concernant jusqu’aux textes de leurs présentations… Aussi (A Vienne), les instructions devaient-elle être rédigées en des termes assez vagues pour pouvoir se prêter à d’éventuelles évolutions ; les directives communiquées aux diplomates concernaient essentiellement des idées générales et des intérêts à long terme ; s’agissant de la tactique au jour le jour, les diplomates étaient largement livrés à eux-mêmes »6. L’influence à la française résulte alors de cette division du travail entre un centre (le politique) fixant un cap pérenne au bateau France et une périphérie (le diplomate) opérant au quotidien dans les soutes du navire les adaptations rendues nécessaires, indispensables pour tenir compte des contingences du moment. Cette dichotomie entre politique étrangère et diplomatie a tendance à s’estomper. Force est de constater que l’ambiguïté assumée face à la mondialisation entraîne lentement mais sûrement la France vers l’abime.

La France a-t-elle encore la politique étrangère d’une grande puissance ? A-t-elle encore les moyens de ses ambitions diplomatiques ? Est-elle toujours une puissance d’influence ?

LES MOTEURS DE L’EFFACEMENT ET LE PRIX DE L’IRRÉSOLUTION

Après le temps incontournable du constat d’échec vient celui aussi redoutable de la causalité de l’effacement actuel de la diplomatie française.

Un constat d’échec : au revoir Paris !

Plus on nous assène ce mantra de la diplomatie d’influence que l’on ne cesse de conceptualiser, plus on a des raisons sérieuses d’être dubitatif sur la consistance réelle de ce concept dans la pratique de la diplomatie française. L’aveuglement de nos dirigeants successifs face à l’effacement de notre pays sur la scène internationale est pathétique, désespérant. La voix de la France serait attendue et entendue, nous répète-t-on à longueur de péroraisons qui sonnent creux par leur côté pavlovien. La politique étrangère de la France pensée par des énarques (la plupart d’entre eux n’ont jamais mis les pieds à l’étranger) ferait pâlir d’envie le monde. La diplomatie de la France serait pris comme modèle tant elle est géniale et dans la lignée de Talleyrand. Le reste est à l’avenant ! Les bras vous en tombent (Cf. les bourdes de Jean-Marc Ayrault).

Aucun de ces raisonnements ne résiste à une analyse de bon sens. L’histoire se répète. Pour faire de la politique, il faut rêver, dit-on ! Mais il faut avant tout être réaliste. L’influence ne se décrète pas, elle se construit sur le long terme par un mélange subtil de « hard power » et de « soft power ». Pour ce qui est du premier, les moyens de la Défense sont aux limites de nos capacités, l’inutile opération « Sentinelle » venant désorganiser une structure qui n’en avait pas besoin. Pour ce qui est du second volet, le constat est encore plus accablant. « Paris a perdu son hégémonie. Elle faisait figure, sur le plan intellectuel, d’Athènes moderne. C’est le déclin d’Athènes… et la prise du pouvoir par la nouvelle Rome, les Etats-Unis »7. Le point de passage obligé est désormais Berlin ! C’est une vérité d’évidence que seuls les aveugles, les somnambules – et ils sont légions – ne veulent pas voir.

Une causalité redoutable : la multiplication des erreurs

La France sort de l’Histoire. Sa situation économique n’est guère enviable, son attractivité diminue8. Tous les indicateurs sont au rouge. La commission européenne nous tance régulièrement sur le non-respect des règles et sur notre déficit de réforme. A Bruxelles, 85% des textes produits sont en anglais. Au Saint-Siège, le Français n’est plus la langue de référence. Les rodomontades répétées de Laurent Fabius ainsi que ses coups de menton aussi ridicules que contre-productifs nous ont été fatals. La diplomatie française est hors-jeu sur la Syrie, l’Irak en dépit d’un bombardement mensuel. La France tente des réparations minimales, empilent rustines et rapiéçages dans l’attente d’hypothétiques jours meilleurs. Au cours de la dernière décennie, nous nous sommes projetés comme une « grande nation » que nous n’étions plus. Car une telle vue ne résiste évidemment pas aux faits comme sur la question du climat9.

Il y a ce défaut de vision globale et de long terme d’une diplomatie aux abois qui a conduit aux erreurs grossières sur les crises du Proche et Moyen-Orient (« Initiative pour la paix au Proche-Orient », Paris, 3 juin 2016). Il est trop facile pour les hommes politiques de se défausser de leur responsabilité sur les fonctionnaires. « Nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire »10. Si la diplomatie doit faire connaître sa mission et son bilan au plus grand nombre, il est regrettable qu’elle cède aux mauvais réflexes d’une communication racoleuse, voire contradictoire11 et au tropisme actuel du mentir vrai ! Conséquence de cette faiblesse coupable, il n’y a que Bernard-Henri Lévy pour se faire l’avocat zélé de François Hollande12.

LA FIN DES ILLUSIONS

« L’homme n’accepte le changement que sous l’emprise de la nécessité » (Jean Monnet). Croit-on encore pouvoir sauver la face en courbant l’échine ; en en appelant à une Europe moribonde en voie de désintégration, en s’alignant sur les positions des États-Unis et de son bras armé l’OTAN ; en ostracisant la Russie et, finalement, en se maintenant dans une obscure clarté avec une diplomatie faite de beaucoup de communication et de peu de réflexion et d’action ? Croit-on encore que c’est en avançant les yeux fermés que nous éviterons le gouffre ? Croit-on que nous influencerons les débats en nous retranchant derrière une hypocrisie qui empêche de dire clairement les choses telles qu’elles sont et non comme nous souhaiterions qu’elles soient ?

L’histoire de la plupart des civilisations retrace l’ascension et la chute d’empires. Face à la volatilité du monde actuel, la France doit impérativement se réinventer pour renaître de ses cendres, tel le Phénix de la mythologie égyptienne. Ceci constitue un impératif absolu pour elle en tant qu’abstraction et pour ses dirigeants en tant que réalité. Refuser d’avancer, c’est se condamner à reculer déclare Emmanuel Macron. Les dirigeants actuels réussiront-ils à prendre de la hauteur et à fixer un cap par rapport à l’urgence des évènements au jour le jour pour surmonter cette situation ? Trouveront-ils la clairvoyance et le courage politique qui leur font tant défaut de nos jours ? « Mieux vaut abandonner la partie que de s’user à la jouer mal » !13

Ce défi, c’est celui de Sisyphe. « La politique est l’art du possible ; la science, l’art du relatif » enseignait Bismarck. Or, comment faire avec des moyens de plus en plus contraints ? « L’histoire finit toujours par punir la frivolité stratégique »14. Le constat est peu flatteur : « Peut-être aussi sommes-nous un peu vexés, nous Français plus que d’autres peuples, que rien ne se passe comme nous l’espérions, heurtés dans notre conviction bien ancrée que c’était à nous qu’il revenait d’organiser le monde sur la base de notre universalisme autodécrété, toujours prêts à sermonner, sanctionner, nous ingérer ou nous projeter sur le monde »15. En dernière analyse, et au rythme où vont les choses, la diplomatie française passe lentement mais sûrement du statut longtemps enviable et envié de diplomatie d’influence à celui qui l’est nettement moins de diplomatie d’effacement.

Guillaume Berlat
29 août 2016

1Michel Foucher (sous la direction de), Atlas français de l’influence au XXIe siècle, Institut français/Le monde comme il va. Robert Laffont, 2013.
2Serge Sur, Relations internationales, Montchrestien, lextenso éditions, 6e édition, 2011, p. 249,
3Cyrille Pluyette, Compétitivité : la France a du chemin à faire, Le Figaro économie, 10 mars 2016, p. 19.
4Anne Gazeau-Secret, Pour un « soft power » à la française : du rayonnement culturel à la diplomatie d’influence, l’ena hors les murs, mars 2010, n° 399, pp. 10-12.
5Vénus Khoury-Ghata/Michel Foucher (avec), Francophonie. Une idée neuve ?, le un, n° 98, 16 mars 2016.
6Henry KissingerL’ordre du monde, Fayard, pp. 64-65.
7Pascal Ceaux, Shlomo Sand au chevet des « intellos », L’Express, n° 3375, 9 mars 2016, p. 22.
8Guillaume de Callignon, Attractivité ; la France de plus en plus distanciée en Europe, Les Échos, 24 mai 2016, p. 2.
9Stéphane Foucart, La chimère du 1,5° C, Le Monde, 23 août 2016, p. 24.
10Michel Raimbaud, Le mensonge, la nausée et les sanctionswww.prochetmoyen-orient.ch/humeurs , 7 mars 2016.
11Bastien Bonnefous/Patrick Roger, La leçon de diplomatie de Jean-Marc Ayrault à Manuel Valls, Le Monde, 12 mars 2016, p. 8.
12Bernard-Henri Lévy, The defiant European, Time Magazine, 21 avril 2016.
13Joseph Kessel, En Syrie, Gallimard, 1926, repris dans l’édition Folio, 2014, p. 88.
14Henry Kissinger, L’ordre du monde, précité, p. 81.
15Hubert Védrine, Le monde au défi, Fayard, 2016, p. 28.

 

 

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 29-08-2016

france-diplomatie

 

Une réponse à Diplomatie française : de l’influence à l’effacement

  1. Jean Le 09 octobre 2016 
    Afficher/Masquer
     

    => Croit-on que nous influencerons les débats en nous retranchant derrière une hypocrisie qui empêche de dire clairement les choses telles qu’elles sont et non comme nous souhaiterions qu’elles soient ?

    La diplomatie française passe lentement mais sûrement du statut de diplomatie d’influence à celui de diplomatie d’influencé.

    Dernier exemple en date.

    Selon le ministère russe des Affaires étrangères :
    «Le texte de la résolution – rédigé avec une apparente tutelle de Washington – a été présenté immédiatement après la suspension par les États-Unis des accords bilatéraux sur la Syrie, déformait brutalement l’état des choses réel et revêtait un caractère politisé, non-équilibré et unilatéral»

    Source : https://fr.sputniknews.com/international/201610081028099905-onu-russie-veto-syrie/

Lire la suite

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le fascisme, #l'immigration, #l'islamisme, #Terrorisme

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

  • Par lefigaro.fr
  • Publié le 05/10/2016.

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

- La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier. Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche. Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria». Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée. La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».

La rédaction vous conseille

Lire la suite

LA BATAILLE DE MOSCOU, par Erwan Castel.

2 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #L'armée française, #Terrorisme, #le nazisme, #l'islamisme

LA BATAILLE DE MOSCOU

75 années de russophobie hystérique
 
 
Il y a 75 ans la bataille de Moscou était engagée par les unités d'assaut du régime nazi (opération "Typhon" du groupe d'armée Von Bock). Cette bataille avec celle de Stalingrad est l'une des plus importantes menées sur le front de l'Est pendant la "Grande guerre patriotique". Après 4 années de combats sanglants et de sacrifices monstrueux ( près de 20 millions de morts ), la Russie à vaincu l'Allemagne nazie.
 
Mais la haine russophobe mutant tel un virus dans l'idéologie étasunienne gonflée par une arrogance universaliste se lança dans une guerre froide contre Moscou qui lui avait pourtant garanti par ses sacrifices une victoire sur le front Ouest.
 
Puis la démesure eut raison du système soviétique menaçant d'entraîner la Russie dans son effondrement jusqu'à ce que Vladimir Poutine la ressuscite des ruines de son avatar communiste. On pouvait penser que les tensions s'apaiseraient, or il n'en est rien !
 
Aujourd'hui, malgré la disparition du nazisme et du soviétisme, cette russophobie hystérique occidentale continue piétinant l'héritage du passé prouvant surtout que les motivations qui l'animent sont pas seulement politiques mais bien systémiques et métapolitiques.
 
En effet, ce sont bien 2 visions du monde qui s'affrontent aujourd'hui : celle d'un monde multipolaire défendu par la Russie et où les relations sont fondées sur le respect des diversités naturelles et humaines et celle d'une dictature de la pensée unique étasunienne qui veut imposer à l'ensemble du monde ses déclinaisons politiques, économiques, culturelles etc. dans un chaos moral organisé.
 
Depuis les crises syrienne et ukrainienne, Washington veut entraîner l'Europe dans une nouvelle bataille de Moscou, multipliant les provocations verbales bellicistes et les sabotages meurtriers des plans de paix qui essayent d'étouffer les incendies allumés par la cupidité de son appareil militaro-industriel affamé....
 
 
Une stratégie du pire agressive et désespérée
 
 
La Maison Blanche excitée par la surenchère des discours électoraux de sa campagne présidentielle vient de faire "passer à la vitesse supérieure" sa stratégie russophobe et belliciste. 
 
Rien que pour cette dernière semaine on peut relever une nombre inquiétant de bouffées délirantes de la part des "néocons" de Washington, représentants hystériques d'un Nouvel Ordre Mondial vacillant et qui désespérément se lance dans une fuite en avant suicidaire :
 
  • Le 28 septembre, John Kirby, porte-parole du Département d’Etat américain (State Department) a directement menacé la Russie d’attaques dans ses villes si la Russie ne cesse pas de soutenir le Président Assad. il évoque des attentas menés sur le sol russe par les groupes terroristes aujourd'hui soutenus par Washington en Syrie !
  • Le 28 septembre Ashton Carter, le Secrétaire américain à la Défense ou devrait-on plutôt nommer le "Docteur Folamour" évoque le déploiement d'une force d'action rapide sur les frontières de la Russie pour dans l'éventualité d'un engagement "conventionnele et nucléaire" contre Moscou !
  • Le 29 septembre, le New York Times en évoquant la situation militaire syrienne, qualifie la Russie d' "Etat hors la loi", justifiant les préparatifs d'une nouvelle escalade militaire étasunienne contre les forces gouvernementales du Président Assad, soutenues dans leur combats anti terroristes par Moscou.
Ces trois délires ne sont malheureusement pas isolés, ils font suite à des déclarations tonitruantes prononcés chaque semaine depuis les conférences de presse des généraux étasuniens jusqu'aux tribunes de la candidate "Killary" Clinton qui ne jure par par la guerre contre l'Iran et la Russie...
 
Si la Syrie cristallise aujourd'hui ces délires inquiétants c'est certainement parce que le système étasunien enrage de voir sa stratégie de préemption de cette région géostratégique échouer malgré les  5 années de chaos répandu par les islamo-terroristes d'Al Qaida and Co que toute honte bue Washington soutient à nouveau comme autrefois en Afghanistan lorsqu'elle avait créé le golem Ben Laden...
 
Cette stratégie incohérente du monstre étasunien qui sponsorise ceux là même qu'il prétend combattre, révèle d'abord l’immoralité d'un système cynique et meurtrier qui agite l'étendard des "Droits de l'Homme" pour massacrer les populations libyennes ou syriennes, tout en soutenant des régimes saoudiens ou israéliens qui quotidiennement les bafouent.
 
La Russie quant à elle refuse désormais cette politique du chaos et la tectonique géopolitique qui arrive désormais à son stade ultime de tension doit aujourd'hui se détendre ou  bien casser dans un nouveau séisme mondial. 
 
Ce séisme si la Syrie semble potentiellement en être le détonateur pourrait voir sa déflagration principale éclater ailleurs et notamment dans le Donbass où les tentatives de résolutions pacifiques de la crise ukrainienne là aussi se dirigent lentement mais surement dans une impasse dangereuse.

L'objectif prioritaire de la stratégie étasunienne reste Moscou et ses frontières occidentales.
 
 
Des accords de Minsk désaccordés
 
 
Dans le Donbass ont lieu aujourd'hui les élections primaires réalisées conformément au protocole défini par l'OSCE et malgré la désapprobation des occidentaux à commencer par Kiev bien sûr qui voit dans ce scrutin la Vérité avancer au grand jour et piétiner sa propagande mensongère.

La trêve engagée le 1er septembre ne semble être de la part de Kiev qu'un sursis éphémère voulu ou imposé par ses commanditaires occidentaux soucieux de coordonner les actions de leurs différents pions avancés sur le Grand échiquier, de la Mer de Chine à l'Ukraine en passant par la Syrie....
 
Les accords de Minsk (voir ci après) qui sont aujourd'hui la seule option présentée pour rechercher la paix. voient leur processus enlisé depuis 1 an et demi au stade des 3 premiers des 13 points évoqués. Non seulement les bombardements continuent sur une  ligne de front qui est juste mis en sommeil  mais le pouvoir ukrainien semble décidé a refuser le mise en oeuvre des points suivants et notamment les points 4, 11 et 12 (sans parler des points 6, 8 et 10 qui rencontre de fortes résistances). Et pour être honnête il est également peu vraisemblable que les Républiques acceptent de leur côté le point 9 (restitution des frontières) en tout cas avec l'actuel pouvoir de Kiev.
 
1 - Cessez-le-feu immédiat.
2 - Retrait des armements de la ligne de contact
3 - Assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu par l'OSCE.
4 - Entamer un dialogue sur la réalisation d'élections locale et désignation des territoires concernés
5 - Garantir l'amnistie des combattants
6 - Assurer la libération des otages
7 - Garantir l'aide humanitaire dans le Donbass
8 - Mettre fin au blocus économique du Donbass
9 - Rétablissement du contrôle des frontières après: des élections concernant les territoires concernés et sous réserve de la mise en œuvre du point 11
10 - Retrait du territoire ukrainien de toutes forces armées et milices étrangères
11- mise en œuvre de la réforme constitutionnelle prévoyant le statut spécial des territoires concernés
12 - Sur la base des lois ukrainiennes négociations sur la tenue des élections dans les territoires concernés
13 - Intensifier l'action du groupe de contact tripartite
 
Selon moi, la seule chance pour voir un quelconque processus de paix aboutir dans la Donbass serait d'inviter les Républiques a participer à égalité avec l'Ukraine aux négociations et ensuite de redéfinir dans les détails une nouvelle feuille de route car l'actuelle est de fait irréalisable.
 
Au lieu de cela, les occidentaux s'entêtent a entretenir ce blocage et la donc la guerre qui de toute évidence justifie la militarisation étasunienne de l'Ukraine et offre à Washington un moyen de pression sur Moscou et un front potentiel en cas de guerre ouverte.
 
De toute évidence, l'échéance électorale étasunienne, avant ou après son calendrier seble bien s'imposer comme un carrefour à partir duquel Washington va choisir le chemin de la folie ou celui de la raison.
 
 
Un orage de plus en plus menaçant
 
 
1 siècle donc après la première et grande boucherie européenne, le vieux continent voit une nouvelle fois ses peuples menacés par une nouvelle apocalypse fratricide.
 
Tandis que les occidentaux se noient dans les fiels haineux d'une ploutocratie incohérente et amorale, les peuples de Russie qui ont toujours offert à leur pays la victoire des armes sont prêts à défendre une nouvelle fois leur Histoire commune, leurs identités multiples, et leur terre nourricière.
 
Même si la paix reste dans les coeurs des hommes de raison, j'ai bien peur que, tel le Phoenix la civilisation européenne a besoin de son lit de cendres pour renaître épurée du cancer qui la ronge et la dénature depuis des siècles d'universalismes divers, qu'ils soient religieux, politiques, économiques ou culturels.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
*
*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
Lire la suite

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française, #la liberté

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

27 juin 2016,

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

Pour l’amiral Debray, si des accords stratégiques sont possibles, l’OTAN est une force d’occupation

Le Brexit, s’il est respecté, pourrait aussi bouleverser l’UE en termes militaires, explique l’amiral Debray à RT France, confiant sa vision de la sécurité en Europe, l’hégémonie américaine et l’impératif, pour un pays, d’être maître de sa défense.

Pour l'amiral Debray, le Brexit aura bien évidemment des conséquences militaires, même si le Royaume-uni est dans l'OTAN et que tous les tenants de l'UE font semblant de ne pas savoir que leur défense dépend de cette dernière.

Face au Brexit, selon lui, «il faudra revoir la façon dont les membres de l'Union européenne considèrent leur Défense». Si l'on en croit sa vision, une telle remise en question est plus que nécessaire. 

Le choix britannique sera-t-il respecté ?

Néanmoins, établissant un parallèle entre le référendum sur le Brexit et celui sur la constitution européenne de 2005 lors duquel la France et les Pays-Bas avaient voté contre mais avaient été ignorés par l'Union européenne, l'amiral se veut réaliste :

 

«Le choix des Français et des Néerlandais a été complètement contourné par la suite et aujourd'hui, il n'en reste absolument rien. Le traité de Lisbonne a obligé la France à admettre tout ce que le peuple français avait refusé.

On peut alors imaginer que le vote [du jeudi 23 juin] n'aura pas de grandes conséquences. Je souhaite que les Britanniques ne soient pas floués par leurs dirigeants, comme les Français l'ont été par les leurs.»

L'ombre américaine

Dans une vision très gaullienne, l'amiral lie intimement la question de la relation du Royaume-Uni à l'UE à celle de son appartenance à l'OTAN : 

«Depuis les origines de la construction européenne, les Etats-Unis ont tout fait pour faire [de l'Europe] un fournisseur de supplétifs, pour que les Etats-Unis fassent la politique de Défense et que les pays européens fournissent les contingents de tirailleurs qui iraient à la boucherie s'il le faut.» 

Se laisser occuper par des forces armées étrangères en temps de paix n'est pas excusable

Le Brexit serait donc une épine dans le pied des Etats-Unis, qui cherchent à l'heure actuelle à renforcer l'OTAN en Europe, dans un processus que l'amiral voit affecter la France :  

«C'est tout à fait possible que la France accueille bientôt de nouveau des bases de l'OTAN sur son territoire. C'est possible depuis que notre président a commencé à engager des conversations avec l'OTAN pour qu'on revienne sur ce qui avait été fait du temps du Général de Gaulle en 1966, lorsque la France a fait sortir de son territoire tous les contingents étrangers qui n'avaient rien à y faire.

Avoir des accords avec des Etats étrangers est absolument concevable, mais se laisser occuper par des forces armées étrangères en temps de paix n'est pas excusable. C'est un travail qui a été commencé avec Jacques Chirac, qui a été poursuivi sous Nicolas Sarkozy et qui est en train d'être achevé par François Hollande. Une nouvelle fois, les élites se moquent de l'intérêt supérieur de la patrie et du vote de leurs citoyens.

Le peuple, on ne lui demande pas son avis. On ne lui a demandé son avis ni lorsque le service national a été supprimé, ni lorsqu'il a refusé la constitution européenne. Il n'y a rien de nouveau. Dès la création de la Communauté européenne de Défense (CED), qui est un projet des européens d'alors et des Américains de toujours, le projet était de réarmer l'Allemagne et d'utiliser les nations composées de pays membres de l'UE pour les mettre au service d'une politique de défense étrangère, celle de l'impérium américain.» 

France de 2016, France de 1946 : même combat ?

L'amiral Debray a pu appeler à la constitution d'un nouveau CNR, ou Comité National de la Résistance, organe qui coordonnait la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Car, selon lui :

«Aujourd'hui la France n'est plus menacée par les divisions blindées de Hitler, mais par la volonté d'hégémonie des Etats-Unis.

Lorsque vous voyez que l'Union européenne - qui était une union économique, et qui est aujourd'hui une union sans adjectif qualificatif - condamne la France parce qu'il n'y pas de syndicat dans l'armée française... Qui commande quoi, en France ?

Un pays doit avoir la volonté de se doter de ses propres moyens de défense, voilà ma conviction.» 

Alors que le Premier ministre Manuel Valls a déclaré l'état d'urgence, que le plan vigipirate est à son niveau maximum et que la présence de soldats se fait plus que jamais sentir, les propos de l'amiral pourraient surprendre. Il est pourtant catégorique. 

«Il n'y a pas de militarisation en France depuis qu'on a supprimé le service national. Cela ne me concerne plus mais je le regrette profondément.

Le service national est pour moi un service que le France rendait à ses enfants. [...] La république manque aujourd'hui de moyens militaires.» 

Garder le contrôle de la capacité nuclaire, impératif de l'armée française

Mais, au-delà du service militaire, il y a, pour lui, un autre élément primordial à préserver afin que l'Etat protège la souveraineté nationale : le feu nucléaire. 

«L'armée française se porte très mal en grande partie depuis qu'on a supprimé le service national et du fait des diminutions des ressources qu'elle subit. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, il faut le dire, ont une obsession de contourner la volonté française de disposer de sa propre dissuasion nucléaire. C'est pour eux un objesctif perpétuel : empêcher la France de se remettre au niveau où elle était parvenue à se mettre avec sa force de dissuasion nucléaire.

La France doit pouvoir disposer de ses propres forces armées comme elle le souhaite et refuser de se faire inféoder par quelque organisme supranational que ce soit

Il ne faut pas rêver à la disparition des forces de dissuasion nucléaire. Ni les Russes, ni les Américains, ni Israël, ni l'Inde ou le Pakistan ne se sépareront de leurs armes nucléaires. L'intérêt de [cette] arme est justement de ne pas être employée. Elle agit par la menace de son emploi, en arme justement dissuasive.

Il faut donc qu'elle existe, qu'elle soit en bon état et que nous la maîtrisions complètement. La force nucléaire française existe toujours et elle est en bon état [...] La défense doit être nationale et une défense nationale ne se traduit pas par une armée commune avec d'autres pays. La France doit son statut de membre permanent au conseil de sécurité de l'ONU à sa capacité nucléaire. Il faut que nos dirigeants en soient conscients.»

Les conflits par nations interposées

Garder le contrôle est d'autant plus essentiel, pour lui, que le monde de la guerre évolue et que la France semble se faire entraîner vers des terrains bien éloignés de ses propres intérêts.

Qu'il s'agisse de privatisation...

«Le monde évolue, demain il ne sera plus celui qu'il était hier. Les conflits qui se présentent ne ressemblent pas à ceux que nous commémorons cent ans après Verdun, mais certaines caractéristiques me gênent énormément.

Les sociétés militaires privées ? C'est un oxymore. Un état ne doit pas s'adresser à des gens qui veulent gagner de l'argent en vendant de la sécurité. Le rôle de l'Etat c'est de défendre son peuple et on défend son peuple avec une armée qui dépend de l'Etat et non pas avec des sociétés privées. [...] En France on sous-traite, privatise et externalise dans tous les domaines. Les militaires vont bientôt être formés par des civils.»

... de concurrence d'autres Etats...

«Le Japon est en train de manœuvrer pour avoir une armée alors qu'ils ne sont pas censés en avoir. L'Allemagne, sans rien dire commence à agir à l'extérieur de ses frontières, alors qu'il est écrit noir sur blanc qu'elle ne doit pas le faire.»

... ou de problématique stratégique, la France étant amenée à faire le travail pour d'autres nations :

«On agit par Etats interposés [...] La France est allée bombarder la Libye avec une énorme violence sur ordre des américains - et au mépris d'ailleurs des décisions prises au conseil de sécurité. L'armée française a fort bien rempli sa mission et l'a remplie pratiquement sans pertes, ce qui est totalement à son honneur. Mais on peut se demander quel intérêt avait la république française à entreprendre cette action. Pour le compte de qui avons nous agi ?

La France est allée bombarder la Libye avec une énorme violence sur ordre des américains et au mépris des décisions prises au conseil de sécurité

Contrairement à la Libye, dans le cœur de l'Afrique, la France a des raisons d’intervenir pour le bien des populations avec lesquelles nous avons des accords depuis de nombreuses années, au Mali, en Centrafrique, au Congo-Brazzaville [République du Congo]...

C'est là que les populations ont besoin de notre appui. Nous ne pouvons refuser de leur apporter notre soutien militaire sous prétexte que les Etats-Unis dans des guerres qui ne nous concernent pas. C'est une question de souveraineté nationale et celle-ci ne passe que par une armée qui obéit uniquement à la volonté des responsables nationaux.»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Lire la suite

Quand la France change son fusil d'épaule...C'est l'Allemagne qui va fabriquer le matériel de son armée ! par Jean LEVY

25 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Trahison, #L'armée française, #l'Allemagne, #Europe supranationale

Quand la France change son fusil d'épaule...C'est l'Allemagne qui va fabriquer le matériel de son armée ! par Jean LEVY

L'armée française va se doter de fusils d'assaut HK 416 F, fabriqués en Allemagne, pour remplacer ses célèbres Famas dont la fabrication remonte aux années 70, a annoncé vendredi la Direction générale de l'armement (DGA) dans un communiqué.

«Les livraisons sont prévues dès 2017 et s'échelonneront sur une dizaine d'années», précise la DGA pour qui «ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l'Allemagne et la France dans la Défense et dans l'industrie de l'armement en particulier». Le Famas était une arme française, produite en France, à Saint-Etienne et fournissait l'armée depuis 1979. La production avait cessé en 2000.

Jean LEVY avec "canempechepasnicolas":

Ainsi, un Etat comme la France n'est plus capable de fournir à son armée le matériel dont celle-ci a besoin !

Certes, l'explication est claire : pour des raisons de rentabilité, la manufacture d'armes de Saint-Étienne qui fabriquait le fameux Famas, dont on nous vantait tant les qualités, a cessé ses activités en l'an 2000. Le gouvernement PS de l'époque nous en expliquait déjà la raison : l'entreprise n'était plus performante .

Et aujourd'hui, les médias, relayant les voix officielles, justifient le recours à l'étranger par l'absence dans notre pays d'entreprises capables d'affronter la concurrence ! La bonne blague : celles-ci, on les ferme, question rentabilité !

Peu importe les milliers d'ouvriers français mis au chômage, la misère engendrée par de telles décisions, le coût des indemnités servies, le montant des cotisations sociales ainsi soustraites au budget, la consommation en chute libre d'une population qui n'a plus d'emploi, le manque à gagner du commerce local et les fermetures qui en découlent...

Ne comptent que les profits à court terme d'une poignée d'actionnaires qui placent leur argent dans des affaires plus juteuses.

Mais qu'on ne dise pas qu'on n'est plus capable en France de fabriquer des fusils performants ...

Alors, quand on nous explique que ce marché offert à l'Allemagne " contribue à renforcer les solides liens entre l'Allemagne et la France dans la Défense et dans l'industrie de l'armement en particulier» ,les limites de la décence sont franchies. Et ce ne sont pas les performances du fusils d'assaut HK 416 F allemand, qui selon les explications officielles "auraient fait leurs preuves en Irak et en Afghanistan" qui peuvent nous amener à admettre que la décision française du gouvernement PS sert les intérêts de la France...

Sa grande bourgeoisie a l'habitude de "collaborer " avec un impérialisme

plus puissant, d'être son fidèle second.

L'argument des "solides liens entre l'Allemagne et la France" invoqué par le pouvoir dit "socialiste" ne rappelle-t-il pas le jargon employé par le gouvernement de Vichy pour justifier sa collaboration avec les nazis ?

Ces fameux liens - on pourrait dire les chaînes - qui lient la France et l'Allemagne dans le cadre de l'Union européenne en sont la raison évidente.

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>