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Le blog de Lucien PONS

les antifafs.

L’ANTIFASCISME, LE VRAI. Par Régis de Castelnau

17 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #l, #La France, #Les Antifafs.

L’ANTIFASCISME, LE VRAI.

Compagnons

Le hasard a voulu que la manifestation organisée le jour de la mort de Clément Méric ait lieu sous mes fenêtres. Aux premières loges, j’ai pu contempler le spectacle d’une petite manifestation gauchiste à l’ancienne. Avec cette différence, que désormais ce sont des délégations maigrelettes du PCF et de la CGT qui s’insinuent dans le cortège des autres. Singulier renversement. Il y avait identiques à eux-mêmes, les anars, les différentes chapelles trotskistes, des groupuscules encore plus marginaux. Au milieu, une petite phalange, aux slogans rythmés parfois en français, parfois en espagnol. Nos pasaran ! Ceux qui s’appellent eux-mêmes les « antifas ». Auxquels appartenait Clément Méric mort le matin même, d’une mort qui, malgré l’emphase des commentaires, apparaissait tellement stupide, tellement inutile. Tout cela était triste, pire dérisoire. Ce qui s’est passé ensuite, les polémiques décourageantes, pour faire passer une bagarre de rue qui a mal tourné en défense de Madrid en 1936, pour essayer de rassembler une gauche, politiquement à la dérive, autour des vieux réflexes, n’a pas aidé à remonter le moral.

Histoire de remettre les idées en place, le 18 juin, j’ai relu cette page des Mémoire de guerre ou de Gaulle décrit son arrivée à Londres : «je m’apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait franchir à la nage. »

Pour faire bonne mesure, je me suis repassé plusieurs documentaires, surtout ceux d’Antoine Casubolo intitulés « les derniers compagnons ». Ensemble de témoignages de ces Français libres distingués par le titre de «Compagnons de la Libération » qui leur fut décerné par de Gaulle. Au-delà de l’émotion et de l’admiration que l’on éprouve à entendre tous ces héros s’expliquer avec tant de simplicité, on ne peut s’empêcher de se poser, lancinante, la question : comment quelques garçons de 20 ans, de toutes origines sociales, géographiques et politiques, ont pu faire le choix, alors que tout était perdu, la nation effondrée, les élites légitimes appelant à la soumission, de partir sans armes, sans bagages, sans même savoir où aller, simplement pour continuer le combat ? Je dis quelques, car ils furent peu nombreux. Comme l’a dit Elizabeth de Miribel qui fut la secrétaire de Charles de Gaulle, Londres n’était pas une ville où on arrivait, c’était une ville dont on partait… André Maurois, Raymond Aron, Jean Monnet, Alexis Léger, tous les notables fuyaient pour le confort et la sécurité des États-Unis. Alors, chacun de ceux qui étaient à l’époque, de très jeunes hommes donne son explication. Tous, quelle que soit leur origine ou leur parcours, parlent à leur façon, de la France, du caractère inacceptable de la défaite. Et de la nature de l’ennemi. Et ils racontent le combat, la victoire, le difficile retour à la vie civile.

Maurice Halna du Fretay a été tué aux commandes de son avion lors du raid canadien sur Dieppe en août 42. Il avait rejoint l’Angleterre en novembre 40 après avoir, remonté pièce à pièce un vieil avion qu’il avait réussi à faire à atterrir en terre anglaise. Interrogé, après cet exploit, sur ses motivations il avait répondu simplement : « Je suis pauvre comme Job, je suis libre comme l’air. Je ne suis plus vaincu ».Dans la sociologie particulière de ce groupe étrange, les aristocrates étaient les plus nombreux. En général les cadets de famille. Ils eurent le taux de pertes le plus élevé. Normal.

Il y avait, beaucoup de bretons, de ces marins têtus qui payèrent un si lourd tribut à la bataille de l’Atlantique. Des intellectuels, des enseignants, des étudiants. Peu de paysans et d’ouvriers, catégories assommées par la défaite et la destruction du Parti Communiste. Ils se rattraperont.

Il y avait des juifs, aussi comme André Zirnheld jeune professeur de philosophie alsacien, premier officier parachutiste français tué à l’ennemi en juillet 1942 et auteur de la fameuse prière du para. Lazare Pytkowicz, « Petit Louis » qui commença la résistance en novembre 40 à l’âge de 12 ans ! Il s’enfuit du Vel’ d’Hiv’ en juillet 42. Devint agent de liaison. Arrêté trois fois par la Gestapo. Évadé trois fois. Il aura affaire à Klaus Barbie. Torturé, on lui demande s’il aurait parlé. Il répond non en souriant, jamais ! Puis se reprend et dit, confondant de modestie : « Mais, attention, je n’ai pas subi le supplice de la baignoire. Seulement les coups ». Il attendra en vain au Lutétia, ses parents et ses sœurs restés à l’intérieur du Vél d’Hiv. Sa Croix de la Libération lui sera remise dans le bureau du proviseur où il a été convoqué pendant la classe qu’il a reprise à la Libération.… Il a 16 ans.

Le communiste Jean Devé chef de district à la gare de Villedieu les Poêles rejoint Londres en juin 40. Il organise la sortie de Bir Hakeim en juin 42, s’élance  le premier sur son Bren Carriers, pour ouvrir la voie aux ambulances chargées des blessés transportables, « hurlant à la bataille », arrêté par un obus antichar en pleine poitrine.

 

« Une mère, ça ne doute de rien ». Madame Moore habite à Louvigné-du-Désert, à quelques kilomètres de Villedieu les Poêles. Ses deux fils, Fred et Gaston, sont partis en Angleterre, en bateau à voile le 19 juin 1940. Depuis, aucune nouvelle. Au soir du 3 août 1944, la grand-rue de Louvigné résonne du passage incessant des troupes alliées qui viennent de s’engouffrer dans le sillage de la percée de Patton. « Mme Moore, Mme Moore, il y a des français, c’est l’armée Leclerc ! » C’est pourtant vrai ! Madame Moore avise un gaillard dans son half track :

«-Dites moi, vous n’auriez pas connu les frères Moore?

-Fred et Gaston ? Ils sont justes derrière. Mon lieutenant, on vous demande ! »

« Ce furent les retrouvailles » nous dit sobrement Fred d’une voix qu’il essaie d’affermir.

Des ecclésiastiques aussi, comme le truculent abbé de Naurois, antinazi farouche, Compagnon de la Libération et Juste parmi les nations, qui débarqua le 6 juin 1944 avec le commando Kieffer armé de son seul missel. Daniel Cordier, bien sûr, personnage extraordinaire. Dont la voix se brise lorsqu’il raconte son arrivée à l’Olympia Hall, lieu de rassemblement de la poignée de français « qui ne s’étaient pas couchés devant l’ennemi » au début du mois de juillet 1940. Arrivée de nuit, toutes les fenêtres éteintes. Qui s’allument les unes après les autres et des voix qui se répondent parlant du pays d’où elles viennent: Brest ! Concarneau ! Bayonne ! Rouen ! Paris ! Et la marseillaise qui éclate. « La plus belle que j’ai jamais entendue ». On veut bien vous croire, Monsieur.

Des militaires, finalement pas mal. Égaux à eux-mêmes. Leclerc, Koenig,  Amilakvari, le prince géorgien, tant d’autres. J’ai une prédilection particulière pour Edgar de Larminat. Que de gaulle gratifiait d’une amitié « circonspecte ».  Dont je recommande la lecture des « chroniques irrévérencieuses » particulièrement savoureuses. Sa définition de Leclerc en 1943 : « c’est le gaillard qui vient vous regarder sous le nez d’un air méchant, vous écrase le pied en vous bousculant et vous chipe votre mouchoir. Au moment où vous allez-vous rebiffer, vous vous apercevez qu’avec ce mouchoir il a fait un service de table complet alors vous ne dites rien et donnez votre chemise. »

Tous antifascistes. Tous. Mention particulière pour ce juif tunisien qui n’avait jamais mis les pieds en France et a débarqué, un des 177 du commando Kieffer le 6 juin 44. Qui décrit cette journée, avec son accent pied-noir à couper au couteau et une mine rigolarde. Les Anglais qui s’effacent quand la barge, touche le sable,  en leur disant : « Messieurs les Français rentrez chez vous les premiers ». La prise du Casino d’Ouistreham. Les camarades tombés.  Sa voix qui change et se brise dans un sanglot  lorsqu’il raconte l’honneur retrouvé. Comment, au soir du combat, le colonel anglais,  commandant le régiment, blessé à la tête, se redresse pour les saluer et les pointant du doigt, leur dit : « vous, les Français, vous avez fait du bon travail. »

On terminera avec ceux pour qui le « no pasaran » veut vraiment dire quelque chose. Ces Espagnols de la retirada qui ont rejoint la France libre et formé une compagnie célèbre : «la Nueve » celle qui rentrera la première dans Paris en août 44 commandé par le capitaine Dronne à qui Leclerc avait dit :« Je vous donne le commandement des Espagnols. Ils font peur à tout le monde. Ils ne sont pas vraiment faciles. Vous devriez vous en sortir…. » Antifascistes ceux là aussi, des vrais, des rudes. Qui à leur grand désespoir, après neuf ans de combat, ne pourront pas rentrer dans leur patrie.

Ce vieil homme retiré dans sa maison de retraite en Bretagne, qui a combattu au Tchad, en Libye, libéré Paris avec la Nueve, qui n’a jamais voulu retourner en Espagne et reçoit dans sa chambre aux murs de laquelle est accroché le drapeau de la République espagnole au côté  de la photo de son chef, Philippe Leclerc de Hautecloque,  est-il le Miralles, dont parle Javier Cercas dans son magnifique roman, « Les soldats de Salamine »?

« Il pense à un homme fini qui eu du courage et l’instinct de la vertu et pour cela ne se trompa jamais ou ne s’est pas trompé au moment où il fut vraiment important de ne pas se tromper….à un soldat seul dans un interminable désert ardent, brandissant le drapeau d’un pays qui n’est pas le sien, d’un pays qui est tous les pays à la fois et qui n’existe que parce que ce soldat brandit son drapeau renié ». Antifascisme…

Il y a probablement plusieurs façons d’être antifasciste. Mais c’est une chose sérieuse. Ceux que l’on vient de saluer l’ont été dans des circonstances particulières, celles où l’on payait le prix dans sa chair. C’est la raison pour laquelle il faut traiter tout cela avec précaution et ne pas galvauder. Le ventre serait encore fécond…?  Certainement, certainement, mais il ne faut pas manier les symboles et la mémoire n’importe comment. Et puis écouter, et réfléchir à ce que nous disent ces gens-là. Que pour être antifasciste il faut d’abord être patriote.

 

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Le chanteur des Pink-Floyd Roger Waters accusé d’antisémitisme

2 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Les Antifafs., #antisémitisme

Le chanteur des Pink-Floyd Roger Waters accusé d’antisémitisme
Le chanteur des Pink-Floyd Roger Waters accusé d’antisémitisme

Fin novembre 2017 différentes chaînes de télévision allemandes ont annoncé que les concerts du chanteur Roger Waters prévus début 2018 en Allemagne ne seraient pas diffusés. Et cela parce qu’on lui a reproché d’être antisémite. Avant tout, cela est fondé sur l’engagement du chanteur Waters dans le mouvement « BDS ». « BDS », qui signifie « Boycott, désinvestissement, et sanctions », est dirigé contre la politique palestinienne du gouvernement israélien. Ce mouvement international se mobilise pour des sanctions et un boycott contre l’Etat d’Israël à cause de sa politique palestinienne. Le « BDS » essaye d’inciter des artistes à ne plus se produire en Israël jusqu’à ce que ce pays arrête d’opprimer les Palestiniens. Waters lui-même, lors de plusieurs concerts, a fait appel au boycott contre Israël. A présent se pose la question de savoir si un tel comportement justifie le grave reproche d’antisémitisme. D’après le dictionnaire, antisémitisme signifie « aversion ou inimitié contre des Juifs » et est un synonyme de « haine et hostilité envers les Juifs ». Mais est-ce qu’un appel au boycott et à des sanctions est assimilable à la haine pour les personnes de ce peuple ?

Et voici une comparaison : en ce moment les sanctions sont un moyen très apprécié pour imposer des buts politiques. C’est ainsi par exemple que les Etats de l’UE ont prononcé des sanctions contre la Russie à cause de l’annexion de la Crimée à la fédération russe ; la Corée du Nord est sanctionnée à cause de son programme de missiles ; et depuis le début de la guerre la Syrie souffre beaucoup sous les sanctions occidentales, comme Kla-tv l’a présenté déjà plusieurs fois (www.kla.tv/8452; www.kla.tv/9397; www.kla.tv/11168). Malgré tout, les chaînes de télévision mentionnées, n’ont pas eu l’idée d’insinuer que la chancelière Merkel a de la haine pour les Russes ou même qu’elle est raciste vis-à-vis des Syriens ou des Nord-Coréens. Par contre en ce qui concerne Roger Waters on suggère qu’il a un tel sentiment de haine. Et cela bien que Waters ait expliqué dans une lettre ouverte, il y a des années déjà, qu’il a de nombreux amis juifs très proches et que sa belle-fille et ses petits-enfants sont juifs.

Cet appel au boycott et aux sanctions contre le gouvernement israélien, que lance Roger Waters, Kla.tv ne cherche pas à évaluer s’il amène en fin de compte une amélioration de la situation des Palestiniens en Israël. Mais pourquoi les médias publics emploient-ils des moyens aussi radicaux contre Roger Waters ? Est-il possible qu’avec cette façon d’agir acharnée on essaye de faire taire un autre critique influent de la politique belliciste de l’Occident ? Car Roger Waters a sans cesse mis le doigt sur cette plaie. Ainsi par exemple dans une interview réalisée par le journal Bâlois le 30 mai 2017, Waters dit :

« Malheureusement je dois à nouveau parler de nos guerres. Comment des écoliers innocents à l’autre bout du monde peuvent-ils être nos ennemis ? Alors qu’on dit : « Nous ne visons pas les enfants, mais uniquement les terroristes ». Mais ils tuent les enfants, merde ! Pourquoi tuons-nous des humains ? […] Soit tu as peur, soit tu penses : […] « Ça ne me fait rien, que tous les jours des enfants soient tués par des drones. Ça ne se passe pas devant ma porte ». […] Mais tu dois t’imaginer que tu es toi-même parent d’un enfant mort, que tu le retires en morceaux d’une montagne d’ordures et de décombres. Imagine ce que ça fait, comme impression et dis encore une fois que ça t’est égal ! Nous devons nous lever et chaque jour crier « Ça, pas en mon nom ! »

Apparemment des mots aussi clairs sont très gênants pour les médias occidentaux. Car comme kla.tv le présente sans cesse, ce sont exactement ces médias qui justifient les guerres dans leurs infos, oui, et même en partie qui les exigent et attisent la haine des peuples (www.kla.tv/11064 ; www.kla.tv/10672 ; www.kla.tv/11458). En assimilant les critiques contre la politique du gouvernement israélien avec de « l’antisémitisme », on mine délibérément la confiance du public vis-à-vis de personnes critiques comme Waters.

Depuis longtemps déjà le reproche d’antisémitisme est un instrument médiatique efficace et effectif pour faire taire des personnes qui critiquent ouvertement des pratiques illégitimes qui encouragent les guerres.

Roger Waters n’est absolument pas le seul à être exposé à de telles accusations massives. D’autres personnalités importantes, qui ont également été accusées d’antisémitisme, sont par exemple les journalistes d’investigation et les activistes pour la paix Ken Jebsen et Jürgen Elsässer ainsi que le Suisse historien et chercheur sur la paix Daniele Ganzer ; celui-ci a dévoilé que la façon de faire les guerres du gouvernement américain et de l’OTAN est tout à fait illégitime et contraire aux droits de l’homme. L’écrivain allemand Günter Grass, aujourd’hui décédé, et l’humoriste Dieter Hallervorden ont aussi dû subir de tels reproches lorsqu’ils ont ouvertement remis en question la politique du gouvernement israélien. (www.kla.tv/5722, www.kla.tv/568)

de kno./mol

Liens : https://www.duden.de/rechtschreibung/Antisemitismus
https://m.facebook.com/notes/roger-waters/an-open-letter-from-roger-waters/688037331210720/
http://www.stuttgarter-nachrichten.de/inhalt.streit-um-davidstern-roger-waters-und-sein-skandal-schwein.d2b9d92b-4992-4be9-9022-f6407f5d0202.html
https://www.rbb24.de/kultur/beitrag/2017/11/roger-waters-wird-nicht-vom-rbb-praesentiert.html
https://bdsmovement.net/#
https://propagandaschau.wordpress.com/2017/02/26/attacke-auf-daniele-ganser-auch-das-srf-beherrscht-die-miesen-tricks-der-propaganda/
https://de-de.facebook.com/DieterHallervordenOffizielleSeite/posts/271261423060582
https://www.nachdenkseiten.de/wp-print.php?p=35728
http://www.handelsblatt.com/politik/international/eu-parlament-israels-siedlungspolitik-gemaess-dem-voelkerrecht-illegal/19822948.html

source:https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

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Gauche révolutionnaire : la grande manipulation par Vincent Lenormant

24 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les Antifafs.

 
Gauche révolutionnaire : la grande manipulation

Depuis une dizaine d’années, les courants libertaires, trotskistes, « antifas » qui forment la gauche révolutionnaire ont été retournés pour servir des objectifs de guerre.

La gauche révolutionnaire désigne l’ensemble des formations politiques qui sont en principe favorables à une révolution pour mettre fin au capitalisme, en s’appuyant sur des précédents historiques comme la Commune de Paris ou la Guerre d’Espagne ; en France, ces groupes se nomment NPA, Alternative Libertaire, CNT, Fédération Anarchiste... Leurs militants ne sont pas très nombreux, mais ils bénéficient d’une bonne image chez toute une population sensible aux idées libertaires, trotskistes, antifascistes, révolutionnaires. Nous allons voir comment ces groupes ont été manipulés, épurés, restructurés pour servir des objectifs de guerre, de la simple propagande jusqu’au recrutement de combattants.

La guerre en question, c’est avant tout celle de Syrie, qui a commencé par ce qu’on n’ose plus appeler "Printemps Arabe", tant ces événements furent une catastrophe pour le monde Arabo-musulman, avec l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Tunisie et en Égypte et la destruction de la Libye et du Yémen. Au début des années 2000, la gauche révolutionnaire était encore fidèle à ses positions traditionnelles : anti-capitalisme, anti-impérialisme, anti-sionisme. La guerre d’Irak en 2003 avait été l’occasion de manifestations qui la dénonçaient pour ce qu’elle était : une guerre d’agression, sous des prétextes mensongers. Et les manifestants ne se faisaient traiter d’"Husseinistes", d’admirateurs de Saddam, que par les néoconservateurs habituels. En 2004, le journal d’Alternative Libertaire dénonçait les projets étasuniens pour le "Grand Moyen-Orient", c’est-à-dire "la déstabilisation, la chute des régimes locaux, et un « remodelage » des territoires". Citation : « Bush a précisé la portée de la guerre qui se préparait : “ Un Irak libéré pourra montrer comment la liberté peut transformer cette région qui revêt une importance extrême, en apportant espoir et progrès à des millions de personnes (...) Pour d’autres nations de la région, un nouveau régime en Irak servirait d’exemple spectaculaire et impressionnant de la liberté. En ce qui concerne les pouvoirs en place, l’avertissement est clair : [...] La question qui se pose maintenant est “qui sera le suivant ?” L’extrême droite chrétienne milite pour un règlement définitif de la question palestinienne qui passe par l’installation de régimes à la botte des USA en Syrie et au Liban, et qui donne carte blanche à la droite israélienne pour organiser la purification ethnique des territoires occupés. »

Un tel article serait aujourd’hui inimaginable dans ce journal, son auteur serait traité de conspirationniste, d’ami des dictateurs, de "rouge-brun" ou carrément de fasciste. En 2004 toujours, le même journal dénonçait un début de collusion entre extrême-gauche et "islamisme", sans vraiment comprendre toutefois ce que signifiait cet "islamisme". Ce mot est utilisé par ceux qui ne comprennent pas la nature du phénomène, comme par ceux qui veulent semer la confusion entre l’islam et la secte wahhabite. Le wahhabisme a été rendu tout-puissant au cours du XXème siècle par les Etats-Unis, qui ont fait de la famille Saoud leur principal allié arabe au Moyen-Orient. Dans le silence général en Occident, les Saoud ont cherché à se poser en leader du monde Arabo-musulman ; ils ont construit des mosquées dans le monde entier où est enseignée leur doctrine obscurantiste et dévoyée, leur logique sectaire. Depuis des décennies, ils modifient les consciences, détruisent les cultures. Cela n’a rien à voir avec la religion : il s’agit d’impérialisme culturel et de fascisme.

Les Occidentaux se sont alliés aux Saoud car ils étaient les plus anti-communistes, les plus fanatiques, les plus à même de mettre les musulmans au pas, et les plus serviles. Parallèlement, les Frères Musulmans et Al Qaïda, tous deux liés à la CIA, ont tissé un réseau international, politique pour le premier et militaire pour le second. Les Frères Musulmans sont une sorte de franc-maçonnerie musulmane, ils ont été abondamment financés par le Qatar et la Turquie (Erdogan lui-même en est membre).

On peut se gratter la tête et traiter de fou celui qui dénonce la collusion entre les groupes terroristes pseudo-islamistes et le Pentagone, tant les media dominants font tout pour nous empêcher de comprendre, mais au bout d’un moment les faits et les preuves s’accumulent, et la plus évidente est la complicité et l’alliance totale entre l’OTAN, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et Israël (les Saoud et Israël ne font même plus semblant de ne pas s’entendre), sous le commandement des Etats-Unis. Les militants dévoyés de la pseudo-gauche ont adopté le réflexe de protéger les Etats-Unis en disant que la Russie ou la Chine sont, eux aussi, des pays impérialistes, et qu’ils ne sont pas moins dangereux. C’est tout simplement faux. Le budget militaire des Etats-Unis est égal à la somme de tous les budgets militaires de tous les autres pays du monde. Ils possèdent des bases partout (plus de 800 à hors de leur territoire), et il serait bon de prendre conscience qu’ils mettent le monde à feu et à sang, qu’ils sont les seuls à avoir utilisé l’arme atomique, qu’ils n’hésitent pas à utiliser des armes chimiques ou radioactives, et que rien que depuis les début les années 2000 ils ont détruit des pays, massacré des millions de personne, pour le seul profit de l’oligarchie qui contrôle l’armée impériale qu’est l’OTAN. Ils ont clairement la prétention de dominer le monde et ils ont clairement choisi la guerre comme moyen d’y parvenir. Et pourtant en France les gens ne tremblent pas d’effroi à la simple évocation de la CIA. Le mot « CIA » évoque le mystère, le cinéma, le complot et immédiatement l’autocensure vient : il ne faut pas croire aux théories du complot. Il s’agit de conditionnement et de contrôle de la pensée. Personne ne veut s’avouer manipulé, même si tout le monde peut comprendre l’intérêt du « neuro-marketing » par exemple, et assister à sa mise en œuvre.

Il va de soi que les gens qui nous gouvernent et les chefs militaires s’intéressent de près à la manipulation des consciences et des opinions, et qu’ils financent la recherche scientifique allant dans ce sens. La guerre mondiale en cours au Moyen-Orient est l’occasion pour eux de faire des essais grandeur nature. Certaines choses ont marché, en particulier l’autocensure qu’ils ont réussi à installer au sein de la gauche révolutionnaire.

PHASE I : L’EPURATION

5 ans après les articles précités, en 2009, Alternative Libertaire avait adopté une nouvelle ligne : la tendance était à la chasse aux « conspis ». Le journal publie donc une série d’articles désolants d’ignorance et/ou de mauvaise foi, dans lesquels sont amalgamés les gens qui remettent en cause la version officielle du 11 septembre et ceux qui croient aux illuminatis ou aux extra-terrestres : tous des imbéciles qui dérivent vers l’extrême-droite.

A cette époque, de nombreux sites apparaissent, des sites étranges qui dressent des listes. Le mouvement « antifa », bizarrement, ne s’intéresse plus vraiment au FN ou aux néo-nazis, mais décide d’opérer un tri au sein de la gauche ; des gens comme Etienne Chouard, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz ou Jean Bricmont sont soudainement considérés comme des fascistes, les « antifas » viennent faire le coup de poing lors de leurs apparitions publiques, ils sont calomniés, leurs auditeurs insultés et ridiculisés, traités de « conspirationnistes », « confusionnistes », « campistes », « rouge-bruns », « amis des dictateurs »... Le point commun entre toutes les personnalités incriminées, c’est bien sûr leur anti-impérialisme et leur critique des media dominants. Dans une logique pour le coup véritablement confusionniste, les faux « antifas » vont répandre l’idée que si vous vous opposez à la guerre en Libye, c’est que vous êtes un admirateur de Qadhafi. Si vous n’êtes pas avec les « rebelles syriens », c’est que vous adorez Assad. Si vous critiquez les Etats-Unis, vous êtes un idolâtre de Poutine. Dans tous les cas vous êtes assimilé au fascisme. Le site "confusionnisme.info" va exceller dans ce registre, jusqu’à ce que l’UPR, cible de leurs calomnies, révèle le vrai visage de l’animatrice de ce site, et sa proximité avec les néoconservateurs étasuniens.

Il a suffi aux manipulateurs d’aller dans le sens d’un sectarisme déjà présent dans ces milieux : « pas de dialogue avec l’extrême-droite ». C’est un véritable terrorisme intellectuel qui fut instauré, et internet a été très utilisé dans ce but ; il est certainement moins cher et plus simple de troller des forums que d’infiltrer des agents. Résultat : toute parole dissidente fut assimilée à l’extrême-droite. C’est une stratégie de la boule puante. Le dialogue devint impossible, et de nombreux militants furent mis de côté, tandis que les autres surveillaient leur langage. Sur les forums internet affiliés à la gauche révolutionnaire, comme le forum anarchiste, le forum anarchiste révolutionnaire, le forum libertaire, la chasse était ouverte. Bientôt le simple fait d’évoquer la CIA devint impossible ; ça tombait bien : la guerre allait commencer.

On pourra objecter que c’est une vision complètement farfelue et paranoïaque d’imaginer que la CIA ou d’autres puissent s’intéresser aux groupuscules libertaires français, qui ne représentent que quelques centaines de militants. Mais si on considère le projet global, qui est de faire passer des guerres d’agression impérialistes pour des révolutions, on comprend mieux l’intérêt : il s’agit de prendre le contrôle de tous les groupes de gauche révolutionnaire, dans tous les pays occidentaux, pour y rendre inaudible l’anti-impérialisme et, par solidarité révolutionnaire, leur faire applaudir la guerre. Car le mouvement révolutionnaire brise un tabou intéressant : il rend acceptable le fait que dans un pays, une minorité prenne le pouvoir par la violence. La violence et la destruction y sont considérés comme un mal nécessaire pour passer à une société censée être plus juste. Quant à savoir si les responsables de cette manipulation sont la CIA, le Mossad, le MI6 ou tout simplement les Opérations Psychologiques de l’armée étasunienne (qui ne cachent pas du tout leurs buts et leurs moyens), impossible de le savoir, mais c’était dans l’intérêt de l’alliance OTAN/Saoud/Israël qui a provoqué cette guerre.

Au sujet du 11 septembre, est-il vraiment si farfelu de se demander pourquoi les États-Unis maintiennent avec l’Arabie Saoudite des liens aussi étroits, alors que toute l’enquête incrimine ce pays ? Et pourquoi l’ensemble des pays occidentaux qui se prétendent en "guerre contre le terrorisme" ne cessent d’étaler leur amitié et de vendre des armes au principal pourvoyeur idéologique et financier du terrorisme pseudo-islamiste ?

PHASE II : LA RÉVOLUTION DES FRÈRES MUSULMANS

L’immolation par le feu d’un commerçant tunisien en décembre 2010 est-elle le fruit d’un complot ? Sans doute pas, mais ce qui est sûr et certain, c’est que ce fut le prétexte au lancement d’une opération préparée de longue date (le remodelage du Grand Moyen-Orient, comme le dénonçait Alternative Libertaire en 2004). Toute la pseudo-gauche, du PS à la Fédération Anarchiste, va s’enthousiasmer pour le "Printemps Arabe". Seuls quelques grincheux déjà mis au ban de la gauche, ostracisés, ridiculisés, vont être sceptiques, se demander si les États-Unis ne seraient pas encore en train de rejouer l’air des Révolutions de Couleur (Ukraine, Géorgie, Kirghizistan...). Et ceux, très rares, qui comprenaient un peu ce que signifiait l’« islamisme », ne pouvaient que craindre l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans ou d’autres forces alliées au fascisme wahhabite.

Les groupes de gauche révolutionnaire, NPA et Alternative Libertaire en tête, ne vont pas se contenter d’applaudir les révolutions, ils vont réclamer une solidarité internationale et distiller une propagande insidieuse. Comme pour Milosevic, Hussein, Qadhafi il s’agit d’abord de faire passer Bachar al-Assad, l’ophtalmologue, pour le nouvel Hitler, un sadique prenant plaisir à mutiler des enfants. Il suffira pour cela d’emboîter le pas à la gigantesque machine de propagande destinée au grand public, à partir d’attentats sous faux drapeau, d’images fabriquées... Ce n’est pas l’objet de cet article de décortiquer la fabrication du récit officiel de la guerre syrienne, cet article-là s’y intéresse plus en profondeur.

Dans les media de la gauche révolutionnaire, la propagande va s’articuler autour de plusieurs idées-force :

 

1) La banalisation des Frères Musulmans et la relativisation de la menace sectaire.

Pour les besoins de la propagande, il va falloir dire que les Frères Musulmans ne sont pas si dangereux, qu’ils peuvent même être des alliés. En mars 2011, dans un article hallucinant avec le recul historique, Alternative Libertaire nous apprend qu’ils « semblent aujourd’hui sur la voie sinon d’une sécularisation, du moins d’une scission très nette entre démocrates et partisans d’un mouvement islamiste plus strict ». En Egypte et en Tunisie, les Frères sont présentés comme composante indispensable de la révolution, tiraillés entre conservatisme et démocratie. Alternative Libertaire accepte et fait accepter l’idée que les Frères peuvent faire partie d’un révolution démocratique, sociale et libertaire.

Il est bon de rappeler que dans les années 70, ils ont mené une vaste campagne de terrorisme en Syrie, faisant des centaines de morts. C’était déjà l’expression de l’impérialisme des Etats-Unis et des Saoud. La réponse du pouvoir au début des années 80 syrien fut brutale : c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le massacre de Hama. Une note de la DIA évoque 2000 victimes dans les rangs des Frères Musulmans, mais les chiffres ont été gonflés pour les besoins de la propagande de guerre. Les propagandistes vont donc régulièrement parler du massacre de Hama comme du massacre de 40000 civils, par sadisme de la part du pouvoir syrien, sans jamais évoquer les crimes des Frères Musulmans qui en sont la cause : « Hama, ville syrienne, théâtre en 1982 d’un massacre de sa population perpétré par Hafedh El Assad », « Le régime de Bachir al Assad utilise tous les moyens, militaires et policiers, pour liquider les opposants, comme à Hama en 1982 », etc, etc... Comment dire que les Frères étaient « individuellement présents » mais « discrets » au début des événements alors qu’il s’agissait de la principale force d’opposition dans le pays, une force internationale avec des financements internationaux ? Fin 2012, alors que les djihadistes ont depuis longtemps fait leur apparition en Syrie, le NPA dira encore que « « les islamistes ou frères musulmans » n’ont que « peu d’écho et de présence militante sur le terrain. »

Certains auteurs n’hésiteront pas à qualifier d’« islamophobes » ceux qui pointent du doigt le danger pseudo-islamiste, et Gillbert Achcar, en 2013, ira jusqu’à dire que "même si le soulèvement était guidé par des forces islamiques, cela ne devrait pas changer notre position". Voilà le NPA prêt à soutenir la victoire des barbus.

Rappelons-nous que la Syrie n’est pas peuplée uniquement de sunnites, mais que sa population est une mosaïque de peuples et de croyances diverses, Chiites, Druzes, Chrétiens... Par conséquent l’arrivée d’un pouvoir religieux et sectaire serait une catastrophe pour les Syriens. Dès 2012, à Alep, les « insurgés » ont mis en place des tribunaux islamiques. Quel peut-être le sort d’un chrétien devant un tribunal d’inspiration wahhabite ? Combien de Chiites, d’Alaouites, de Chrétiens ont été massacrés par les « rebelles » ?

Dans une stratégie de renversement de situation qui est une constante pour les propagandistes, ils ont également cherché à dire que le sectarisme était du côté du pouvoir baathiste, et ils ont même martelé qu’Assad était allié à Daech pour écraser la révolution. La libération de prisonniers politiques issus des Frères par Assad, à des fins de négociation, a été l’occasion pour eux de dire qu’Assad avait créé de toutes pièces le djihadisme. Sur le site Juralib, un article totalement halluciné présentera Daech comme une création d’Assad et de Poutine, tout en regrettant que la France n’ait pas participé à la Guerre d’Irak. Rappelons que Daech a commencé a perdre du terrain seulement au moment ou l’armée russe est venue en aide à la Syrie, en septembre 2015. Jusque là, la Coalition menée par les États-Unis n’a rien fait contre eux, ils ont été soignés par Israël, soutenus quasi-ouvertement par la Turquie elle même membre de l’OTAN, et il y a de plus en plus de preuves de la complicité entre les forces spéciales américaines et Daech.

Cette stratégie d’inversion des faits a atteint son paroxysme dans une interview de Robin Yassin Kattab où celui-ci dit en substance :

géopolitique = conspirationnisme.
Impérialisme = Russie et Iran.
Dire que la rébellion syrienne c’est Al Qaida = islamophobie.
Lutter contre le terrorisme = être de droite. Anti-impérialisme = soutien aux dictatures. Révolution syrienne = guerre d’Espagne. Assad = djihadisme = fascisme.

Dans la même publication, le site Lundi Matin, on pourra lire également qu’Assad est pire que Daech. Il faudra le demander aux Syriens confrontés aux attentats aveugles qui ensanglantent tous les jours leur pays.

2) L’appel à la violence, le refus du dialogue

Dès le mois d’avril 2011, sur le site du NPA, on pourra lire que "certains opposants et observateurs estiment qu’il est trop tard pour ces tentatives [de dialogue]." "La population ne se laissera plus amadouer par la dictature en place, alors même qu’une partie du peuple syrien se méfiait jusqu’ici de la perspective d’une révolution violente". Pas de place pour le dialogue donc, la gauche révolutionnaire veut que le sang coule en Syrie. Les éditorialistes ne vont cesser de nous dire ce que veut le peuple syrien : la chute du régime. Le peuple n’a plus peur, il accepte de verser son sang. "Ceux qui sont aujourd’hui dans la rue ne reviendront jamais en arrière et ne veulent rien négocier. Pour eux, le seul mot d’ordre reste « le peuple veut la fin du régime »". A partir de là, les propagandistes vont demander des armes pour les "rebelles" : "nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi ", mais il faudra éviter de dire d’où viennent ces armes et à qui exactement elles vont être distribuées. Fin 2012, alors que des dizaines de milliers de djihadistes du monde entier affluent vers la Syrie, qu’ils sont entraînés aux frontières turques et jordaniennes, le NPA dira que "Les prétendues aides militaires ne proviennent que du Qatar, d’Arabie saoudite et de la Libye. Elles sont infimes et destinées aux petits groupes « islamistes » marginalisés". La CIA vient tout juste d’arrêter son programme d’aide aux "rebelles", et quand bien même évoquer ce programme était impossible à cette époque sans être taxé de conspirationnisme, c’est à présent tout à fait officiel. Mais nous sommes en 2012 et le NPA veut des armes pour les "rebelles" : "On ne saurait pas être contre, à condition toutefois de préciser certaines conditions. [...] Des systèmes d’armement sophistiqués exigent parfois un personnel hyperspécialisé et créent donc une forme de dépendance extérieure. Ce n’est pas ce que demandent les rebelles syriens, qui ont avant tout besoin d’armes antichar et de missiles antiavions pour se protéger des assauts meurtriers de l’artillerie et des avions de chasse du régime. Ces conditions étant précisées, on pourra dire : chiche !"

Chiche. Les armes ont été livrées, les "rebelles" entraînés, la guerre de Syrie atteint les 500000 morts. Le NPA est-il satisfait ? En 2014, Gilbert Achcar, celui qui sait mieux ce que "le peuple veut" que les Syriens eux-mêmes, va se lancer dans un appel à la guerre totale : en Syrie selon lui, "il est illusoire d’espérer provoquer le renversement du despote par de simples manifestations ", la famille régnante "ne peut être renversée que par les armes". Il faut donc "une révolution qui l’emporte au moyen d’une insurrection populaire armée débouchant sur une guerre civile avec formation de zones libérées qui s’étendent progressivement jusqu’à la victoire finale". "La révolution syrienne ne pourra se développer qu’en se transformant en guerre civile". "La grande faillite des démocrates et progressistes de l’opposition syrienne, c’est qu’ils n’ont pas saisi d’emblée l’inéluctabilité de la guerre civile".

La guerre civile, la pire horreur qui puisse arriver à un pays, devient vertueuse dans la bouche d’Achcar. Il faudra lui payer un voyage à Alep, pour qu’il explique directement aux Syriens que c’était pour leur bien.

3) Protéger les Etats-Unis, Israël et les Saoud

Les propagandistes ont tout fait pour cacher et protéger les véritables responsables de la guerre, l’alliance OTAN/Israël/CCG. Au début des événements, ils ont d’abord voulu faire croire que celle-ci protégeait Assad, afin de semer la confusion chez les anti-impérialistes. Alternative Libertaire savait en 2011 que les puissances occidentales "ne maîtrisaient plus rien". Le NPA, lui, nous expliquait "la relative prudence des puissances occidentales, des saoudiens et surtout d’Israël face aux événements. Pour eux, Assad est un « mal connu », et, malgré tout, un pilier de l’ordre régional. Ce qui peut venir après lui est beaucoup plus terrible pour eux". Par conséquent, "le maintien du régime syrien est la meilleure option possible pour Israël". Le NPA ira jusqu’à présenter ce mensonge comme une évidence : "pourquoi l’Occident et Israël craignent-ils tellement de perdre le régime de Bachar al-Assad ? ". La réponse arrive quelques mois plus tard : "La victoire de la Révolution syrienne ouvrira un nouveau front de résistance contre les puissances impérialistes, alors que sa défaite les renforcerait". Le mois suivant : "Sous prétexte qu’Assad s’est moins aligné sur les USA et Israël que d’autres régimes arabes [...], ou craignant une montée de l’intégrisme religieux, certains à gauche ne soutiennent pas l’insurrection syrienne. C’est un contre-sens ! La place des anti-impérialistes et anticapitalistes, c’est d’agir aux côtés des révolutionnaires arabes".

Achcar toujours, va prétendre en 2012 que "les événements en cours signalent un fort déclin de l’hégémonie américaine", "L’influence que peuvent avoir les États-Unis sur le processus en cours en Libye est très limitée ". L’année suivante, il déclare sans rire "Washington ne souhaite le démantèlement d’aucun Etat. Il veut une « transition ordonnée » – que le pouvoir change de mains, mais en garantissant la continuité fondamentale de la structure de l’Etat" (après que les États-Unis aient détruit les États somalien, afghan, iraquien, libyen...). Et bien sûr, "Les puissances occidentales ne vont apporter de soutien substantiel – en particulier militaire – à aucune force de l’opposition, parce qu’elles ne font confiance à aucune de ses composantes".

Les auteurs précités ne sont évidemment pas tous des agents, même si en ce qui concerne Gibert Achcar, Ghayat Naisse, Joseph Daher ou l’hystérique Ziad Majed on est en droit de le penser. Ce qu’on peut constater et tenter d’étudier, avec le recul historique, c’est un édifice immense de contrôle de la pensée, d’interdiction de la parole dissidente par la censure et par l’autocensure, un édifice qui dépasse largement le cadre de notre étude (la gauche révolutionnaire en France), puisqu’il s’est avant tout manifesté dans les media dominants, à destination du grand public. C’est dans Le Monde qu’on trouvera la propagande la plus vile, en particulier sous la plume de Jean-Pierre Filiu, qui a par ailleurs écrit le scénario d’une bande dessinée de propagande (la bande dessinée est un bon angle pour toucher le public de gauche.) On sait maintenant que Le Monde prenait ses ordres directement de l’Élysée ou du quai d’Orsay, mais est-ce une surprise ? Un militant de gauche devrait pouvoir comprendre que les media subventionnés par l’État sont au service de l’État, et qu’en cas de guerre, la liberté de la presse n’a plus aucun sens puisque c’est la sécurité nationale et le secret défense qui priment.

Cela n’empêchera pas bien sûr les groupes de gauche révolutionnaire de se référer exclusivement aux media dominants pour étayer leur argumentation, et de rejeter tout point de vue alternatif. Chez le NPA, AL et consorts, il est de bon ton de considérer toute info provenant de Russia Today comme mensongère (la voix du Kremlin, quelle horreur !), mais de ne jamais douter d’une info provenant du Monde ou du New York Times.

Le paroxysme de l’absurdité a été atteint en décembre 2016, quand tous les media dominants ont hurlé au génocide de la population alépine par les sauvages armées "de Bachar et de Poutine". A ce moment-là, Philippe Poutou lui-même a été mis a contribution pour s’indigner devant ce "massacre" : "les massacres ont commencé dans Alep-est. Toutes les informations sont concordantes." Le NPA ne manquera de culpabiliser la gauche : "la vérité choquante est que le peuple syrien dans sa lutte pour son émancipation n’a pas trouvé une solidarité internationale à la hauteur de ses sacrifices. Il reste seul devant l’enfer des armes d’un régime sanguinaire, et il montre un courage extraordinaire, de ses jeunes, des masses populaires révoltés, qui font face à la barbarie extrême du régime et de ses alliés." Ces jeunes, ces masses populaires révoltées, c’était en fait des milliers de djihadistes venus des quatre coins de la planète, qui tenaient la population d’Alep-Est en otage, avaient mis en place des tribunaux pseudo-islamiques, volé, violé, torturé, massacré, terrorisé. Mais pour le NPA, ce sont des "héros". Il faudra donc aussi leur payer un voyage à Alep, pour qu’ils puissent demander directement aux Alépins s’ils regrettent le temps où des barbus semaient la terreur dans leurs quartiers et violaient leurs filles.

Le NPA, Alternative Libertaire mais aussi l’UJFP, Cedetim, Émancipation, Ensemble, le Forum Palestine Citoyenneté, L’Insurgé, Nasskoune, l’Union syndicale Solidaires se sont réunis en 2013 au sein d’un collectif : "Avec la Révolution Syrienne" afin d’aider activement les "rebelles syriens" qu’ils présentent comme des militants pacifiques et démocrates, alors que les combattants sont payés avec des fonds provenant de l’étranger, qu’ils possèdent des tanks, et que les plus puissants d’entre eux sont des djihadistes prêts à mourir pour Dieu. Le collectif ARS va répandre la bonne parole de propagandistes comme Joseph Daher pour faire croire à une administration libertaire des zones rebelles ; il faut pour cela réussir à imaginer des zones libres habités par des libertaires progressistes qui font vivre la démocratie directe en harmonie avec les djihadistes coupeurs de têtes qui les protègent.

C’est en 2013-2014 que l’idéologie communiste libertaire va commencer à être vraiment mise à contribution. Une certaine Leila "Shrooms" Shami, se présentant comme militante anarcho-féministe, va faire l’éloge d’Omar Aziz, présenté comme une anarchiste syrien ayant théorisé le fonctionnement de conseils locaux en s’inspirant de Rosa Luxembourg ou de la Commune de Paris. Pourtant, si on lit le texte en question, l’auteur reconnaît l’autorité du Conseil National Supérieur créé par les Frères Musulmans en Turquie, et demande aux conseils de s’y soumettre et de se mettre au service de l’Armée Syrienne Libre. On aura vraiment du mal à y trouver la moindre trace d’anarchisme. On trouve sur Youtube une interview où la caméra ne vient jamais filmer le visage de Leila Shami, mais on peut entendre sa voix, la voix d’une anglophone ne sachant pas prononcer l’arabe, aux côtés de Charles Lister, intermédiaire entre les Etats-Unis et les groupes armés rebelles d’une part et propagandiste dans toute la presse mainstream, lié au Qatar. Le mythe des conseils démocratiques des "rebelles modérés" sera répété sans cesse par le collectif ARS ainsi que par les media qui y sont liés. Le collectif tient ses conférence sous le drapeau de l’ASL, le drapeau du colonisateur français (les Français ont peut-être oublié les massacres commis par la France en Syrie au temps du mandat, mais pas les Syriens. Et il faut être bien mal avisé pour imaginer que les Syriens voient dans l’état français un « libérateur ».)

PHASE III : LE ROJAVA

A partir de 2014 une nouvelle opération est lancée : le Rojava. Les militants libertaires, sans abandonner leur soutien à la rébellion islamo-communarde, vont devenir fascinés par les Kurdes des YPG-YPJ, la branche syrienne du PKK. Le leader du PKK, en prison en Turquie, est censé avoir adopté l’idéologie communiste libertaire, un « municipalisme » dont l’inspirateur serait l’anarchiste étasunien Murray Bookchin. La rébellion Kurde déclare mettre en place dans ses territoire une société libertaire, égalitaire, anticapitaliste et écologique. Dès lors, il est urgent de les soutenir et d’inciter les gens à partir se battre. A partir de 2014, des anarchistes du monde entier affluent vers la Syrie, empruntant le même chemin que les djihadistes qui les ont précédés. Il est difficile d’imaginer que cela représente plus de quelques milliers de combattants, mais, comme pour les djihadistes, cela permet aux États d’origine de se débarrasser d’un certain nombre de radicaux et de mettre leur colère à profit.

Or il est évident que le Kurdistan n’est rien d’autre que le Plan B des États-Unis, après l’échec des djihadistes. Un Kurdistan indépendant en territoire syrien et irakien leur permettrait de démembrer et donc d’affaiblir ces deux états, et mettre la main sur de gigantesques ressources énergétiques. L’Iran, qui héberge une large population kurde, serait menacé. Il faut absolument garder en tête que les habitants du nord de la Syrie ne sont pas majoritairement Kurdes. Le Rojava est en dehors du Kurdistan, les Kurdes se trouvant essentiellement en Turquie. En Irak les Kurdes sont soutenus par Israël. On peut penser que la Turquie est opposé à la création d’un Kurdistan mais on peut aussi penser qu’il pourrait en profiter pour y déporter ses Kurdes tout en en repeuplant le sud de la Turquie avec les Syriens. Et effectivement les YPG/YPJ sont soupçonnés de procéder à des déplacements de population.

Pour brouiller les cartes, les États-Unis ont créé les Forces Démocratiques Syriennes qui regroupent les Kurdes avec des combattants arabes, mais concrètement les YPG/YPJ sont largement majoritaires et procèdent à une « kurdisation » forcée de la région. Le pouvoir est au parti, le PYD. Le paradis libertaire est censé régner dans des zones organisées depuis toujours de manière tribale, en guerre, sous le contrôle de soldats armés et commandés par les États-Unis. C’est dur à avaler et de nombreux articles vont tenter de faire passer la pilule, au nom du réalisme et au moyen, encore et toujours, de la culpabilisation : « Il est incroyablement facile — sinon honteux, à certains égards — de s’asseoir dans le confort de nos maisons occidentales et de critiquer la "trahison" d’un mouvement au nom de sa "collaboration" avec l’impérialisme lorsque la vie de tant de personnes est, littéralement, en jeu. [...] Le révolutionnarisme et la solidarité de fauteuil, uniquement conditionnés par les notions de "pureté" n’ont aucun sens dans le monde réel » pourra-t-on lire dans Ballast.

Les États-Unis ont implantés une bonne dizaine de sites militaires au sein des communes libres du Rojava, ils ont pu envoyer des milliers de soldats : ils ont donc envahi la Syrie, en toute discrétion. Les derniers événements montrent clairement que les Kurdes sont actuellement plus en guerre contre l’État syrien que contre Daech. Ils ont réussis à reprendre de vastes territoires riches en pétrole à Daech sans que ceux-ci ripostent, afin d’empêcher l’armée syrienne d’en reprendre possession. Daech a ensuite lancée une grande offensive contre l’armée-syrienne, permettant aux Kurdes de s’emparer d’encore plus de puits de pétrole et de gaz. On a vu un chef de tribu auparavant daechiste se mettre au service des Kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir ce qui se passe vraiment au Rojava, mais il y a de quoi se méfier et être prudent.

Les groupes de gauche révolutionnaire vont déclarer apporter un soutien critique, mais dans les faits, ils promeuvent ultra-activement les YPG/YPJ, par des levées de fond et une propagande incitant les militants à franchir le pas et passer à l’action : aller se battre en Syrie, tirer sur des Arabes avec des armes étasuniennes.

On pourra suivre les aventures d’un communiste libertaire dans les YPG, rêver en voyant des combattants poser devant tous les symboles de l’anarchisme et de l’antifascisme, les drapeaux rouges et noirs, les A cerclés... Le site Lundi Matin nous expliquera précisément la marche à suivre pour s’engager et rejoindre le front.

Voilà comment les États-Unis ont réussi à envoyer des anarchistes du monde entier se faire tuer en Syrie pour leurs intérêts. C’est un tour de force qui ne doit pas faire une grande différence sur le plan purement militaire, mais qui est très intéressante pour eux sur le plan psychologique : soutien de la gauche « radicale » à la création d’un "nouvel Israël" où le PKK deviendra peut-être « la gauche Kurde », mais où le pouvoir sera toujours au mains des atlantistes et sionistes.

Reste à savoir ce que signifie le retournement de la gauche révolutionnaire pour la France. Il n’est effectivement pas rassurant de voir un site de propagande comme Lundi Matin se faire passer pour la voix des anarchistes et appeler à l’émeute et à la violence. Cette violence éclatera tôt ou tard du fait de la situation désastreuse de la France, et il est évident que dans les tiroirs du Pentagone, des plans sont déjà prêts.

Conversation sur Messenger avec un militant libertaire :

Vincent Lenormant

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Trump se prépare à attaquer George Soros par Hannibal Genseric

10 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Ukraine, #La guerre, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Les média, #l'horreur économique, #Les Antifafs., #Je suis Charlie?

lundi 9 janvier 2017

Trump se prépare à attaquer George Soros
 
 
Selon des sources russes, le ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a refusé, ce samedi 7 janvier, une "demande urgente" de l'ambassadeur américain John Tefft , consistant à refuser de donner à l'administration entrante Trump les dossiers historiques du Service fédéral de sécurité russe (FSB) relatifs au milliardaire américano-hongrois George Soros (la 19e fortune au monde avec 24,9 milliards $). En effet, le régime Obama craint que le président élu Donald Trump n'ait l’intention de poursuivre cet ancien collaborateur nazi en tant que «menace pour la sécurité nationale des États-Unis ".
 
En effet, le vendredi 6 janvier, le ministre Lavrov a reçu un avis diplomatique formel de l'équipe Trump demandant que "tous les dossiers" et tous les documents d'enquête en possession du FSB concernant les «actions et activités» de George Soros durant la Seconde Guerre mondiale lui soient fournis. Ceci est conforme à l’ordre exécutif du 6 mars 2014 (ayant force de loi) signé par le Président Barak Obama intitulé Blocage des biens de certaines personnes contribuant à la situation en Ukraine qui, en partie, dit:
Nous, BARACK OBAMA, président des États-Unis d'Amérique, constatons que les actions et les politiques des personnes qui sapent les processus démocratiques et les institutions en Ukraine; menacent sa paix, sa sécurité, sa stabilité, sa souveraineté et son intégrité territoriale; qui contribuent au détournement de ses biens, constituent une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, et Nous déclarons par la présente une urgence nationale pour faire face à cette menace.
Dans les pièces justificatives jointes à cette demande diplomatique, l’équipe de transition de Trump affirme que, 25 jours après la signature de ce décret par le Président Obama, le 31 mars 2014, les câbles diplomatiques américains montrent que Soros a bel et bien travaillé à "saper les processus et les institutions en Ukraine" devenant, en fait, le chef de facto de cette nation .
Lors d'une rencontre avec l'ambassadeur des États-Unis en Ukraine Geoffrey Pyatt, Soros « a jeté les bases de la guerre » en déclarant que le « plan de fédération vendu par Poutine à Merkel et à Obama permettrait à la Russie d'avoir une influence et un contrôle de fait sur les régions de l'Est en Ukraine. »
Le plan de fédération (similaire aux États-Unis d'Amérique) pour l'Ukraine, soutenu par le président Poutine, la chancelière Merkel et le président Obama, aurait créé une transition pacifique de pouvoir dans cette nation. Mais, l’intervention illégale de Soros a conduit à des conflits de masse et à des effusions de sang qui ont coûté la vie à environ 9.600 personnes (hommes, femmes et enfants).
Pour en savoir plus, Cliquez ICI.
Poue savoir pourquoi le président Obama n'a pas accusé Soros d'être une menace pour la sécurité nationale des États-Unis après qu'il a grossièrement violé cet ordre exécutif, cela s’explique par le flot d’argent déversé par Soros sur le parti démocrate d’Obama-Clinton, estimé à $ 100 Millions de dollars en dons. Cela a transformé ce parti politique autrefois respecté, et autrefois appelé le «Parti de Jefferson», pour prendre aujourd’hui l’appellation infamante de «Parti de Soros», ce qui équivaut, en fait, à sa destruction.
En fait, à partir de 2004, Soros a commencé sa prise de contrôle du Parti Démocrate, en déclarant que «c'est le centre de ma vie» et «c’est une question de vie et de mort» et en jurant qu'il est prêt à devenir pauvre si cela voulait dire vaincre le président des États-Unis. Mais tous ses efforts ont abouti à la défaite, tant pour lui que pour le Parti Démocrate.
 
Avec sa marionnette Hillary Clinton battue, et son Parti Démocrate détruit, Soros a maintenant tourné toute sa puissance financière contre le président élu Trump en disant que "la démocratie est maintenant en crise " parce que le peuple américain « a élu un escroc et un probable dictateur comme président »
 
Ayant développé une sinistre réputation de milliardaire avide au début des années 1990, lorsqu'il a causé à lui seul une crise économique en Angleterre en pariant contre la livre sterling, lors du fameux (Black Wednesday), en gagnant plus d'un milliard de dollars aux dépens du peuple britannique.
Extraits :
STEVE KROFT. Si je comprends bien, vous êtes sorti avec ce protecteur qui a juré que vous étiez son filleul adoptif.
GORGE SOROS: Oui. Oui.
STEVE KROFT: Il est allé, en fait, et a aidé à la confiscation des biens de vos compatriotes juifs, qui étaient des amis et des voisins.
GORGE SOROS: Oui. C'est vrai. Oui.
STEVE KROFT: Je veux dire, cela ressemble à une expérience qui enverrait beaucoup de gens au canapé psychiatrique pour de nombreuses années. Était-ce difficile?
GORGE SOROS: Non, pas du tout. Pas du tout, je l'ai plutôt apprécié.
STEVE KROFT: Pas de sentiments de culpabilité?
GORGE SOROS: Non, seulement des sentiments de pouvoir absolu.
 
Avec son monde qui commence à «tomber en morceaux tout autour de lui», Soros a commencé à utiliser le président Poutine comme un bouc émissaire afin de détourner l’attention loin de ses nombreux crimes.
Il est soutenu aux États-Unis par le sénateur républicain John McCain (que Soros finance depuis 2001), par le sénateur républicain Lindsey Graham (financé, lui aussi, par Soros depuis longtemps) et par le gouverneur républicain de l'Ohio, John Kasich (que Soros a financé pour devenir président en cas de défaite d’Hillary Clinton). Toutes ces marionnettes de Soros n’arrêtent pas de prévenir avec hystérie, "Les Russes vont venir" à un niveau jamais vu depuis la guerre froide.
Comme Soros utilise maintenant sa puissance financière pour corrompre et détruire le Parti Républicain comme il l’a fait avec le Parti Démocrate, le seul obstacle qui se présente à son encontre est le président élu Trump. Celui-ci, malgré les agressions continuelles par les médias de propagande et de "fausses nouvelles" dirigés par Soros, ne montre aucun signe de recul contre ce monstre nazi.
Pour en savoir plus, cliquer ICI.
 
 
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ANNEXE : George Soros: la face hideuse cachée derrière les nombreux mouvements de protestation
Qu’est-ce que le «printemps arabe», les «manifestations de Maïdan », « Black Lives Matter », « Occupy Wall Street », « Open Borders » et bien d’autres mouvements ont en commun ? George Soros.
Récemment il y a eu beaucoup de mouvements de protestation dans le monde, conduisant à aggraver les situations politiques, mais si vous jetez un œil dans les coulisses vous pourriez percevoir la face hideuse de George Soros. Il tire tant de ficelles avec ses milliards de dollars qu’il y a de très bonnes raisons d’être alerté.
Soros, dont le vrai nom juif est György Schwartz, a jeté les bases de sa fortune pendant la Seconde Guerre Mondiale. Sa famille vivait en Hongrie à l’époque et a collaboré avec les nazis. Quand les Allemands occupaient la Hongrie, Soros a mené des opérations de change au marché noir – une activité qui était punie de mort. Il a décrit cette époque comme « le plus beau moment de toute ma vie ». Sa famille a été épargnée parce que pendant l'époque communiste de la Hongrie qui a suivi sa libération du joug nazi, Sorosa également collaboré avec le service de renseignement militaire GRU (Renseignement soviétique).
Ce mélange d’opportunisme et de cupidité a fait de George Soros ce qu’il est aujourd’hui: un magouilleur qui suscite les révolutions et les coups d’état tout en se présentant comme un «philanthrope». En raison de ses bonnes relations avec les médias, il risque difficilement d’acquérir une image négative, tant aux États-Unis qu’en Europe et dans les grands médias traditionnels. Les personnes qui sont dans ces médias ne sont pas intéressées de savoir qui est derrière ces mouvements de protestation, tant qu’ils suivent les objectifs politiques des grands patrons de ces médias et tant qu'ils sont grassement payés pour nous raconter des bobards.
Que ce soit :
- le «printemps arabe» (qui s’est transformé en boucherie islamiste-impérialiste),
- les manifestations de Maïdan (avec pour conséquences le coup et la guerre civile),
- les «crises des réfugiés syriens » (avec son aide pour les amener en Europe), ou
- « Occupy Wall Street » (une attaque contre ses rivaux),
- "Open Borders" (comment entretenir l’agitation autrement ?),
- les " manifestations anti-Trump" (émeutes payées pour lui donner une image négative) et
- le "soulèvement de Ferguson" avec le mouvement "Black Lives Matter " destinés à déclencher une guerre raciale aux États-Unis –
Ce sont tous des exemples de la façon dont Soros mène ses actions subversives à travers ses organisations et associations.
Il devient de plus en plus évident à quel point les volontés du multimilliardaire Soros peuvent être dangereuses – il utilise ses richesses pour créer l’agitation et les révolutions à son avantage. Si seulement chaque gouvernement dans le monde rejetait les nombreuses organisations soutenues par Soros et d’autres multimilliardaires, nous pourrions avoir un peu plus de paix sur la planète.
31 mai 2016 Marco Maier
Traduction – Avic – Réseau International
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(VIDEO) Maria Zakharova. Révélation choc faite le jour du crash du TU-154 le 25 décembre 2016

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère, #Les Antifafs., #Terrorisme, #Daesch

Traduit depuis le russe par Svetlana Kissileva

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La nouvelle «grande démocratie» ukrainienne rajoute une loi pour interdire les livres favorables à la Russie

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Ukraine, #La Russie, #La nation ., #La République, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #le nazisme, #La lutte des classes, #Les Antifafs., #Je suis Charlie?

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The War is over : La guerre en France ! Par The Wolf le 25/10/2016 •

3 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Daesch, #Les Antifafs., #l'immigration, #Terrorisme

The War is over : La guerre en France !

Les autorités évacuent le camp par la force, et dispersent les migrants dans toute la France. Les autorités ne savent pas encore que les migrants sont équipés de téléphones portables et qu’ils sont très organisés et chapeautés, encadrés. Au lieu  d’un foyer d’insécurité et de non droit il y en aura des dizaines.J’ai tendance à parier sur l’escalade et non pas l’apaisement.

Le champ de bataille

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Je regarde la débâcle du gouvernement socialiste à la télé qui juste avant les élections comme par hasard, décide sans aucune concertation aucune, de cacher la misère sous le tapis, allez zou, ni vu, ni connu, créons des centaines de « Petit Calais ».
 
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Mais bon, passons, le problème n’est pas la, le problème vient du fait que lors de la débâcle de 40, les Français ont fui, certes, mais emmenant avec eux « femmes et enfants » que je sache !
 
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Alors je vous pose la question ? Qui sont ces gens, qui fuiraient soi-disant la guerre ? laissant  derrière eux femmes et enfants.
 
 Soit ce sont des salauds et des lâches ayant peur de se battre pour leur Pays (on se demande bien alors si nous sommes attaqués un jour, s’ils fuiront de nouveau ?), soit ce ne sont pas de vrais réfugiés de guerre, auquel cas, ils doivent être immédiatement expulsés
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Ou sont les femmes et les enfants ?
 
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Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #Les Antifafs.

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue

Par Bruno Guigue le 13 mai 2016

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Au moment où un dirigeant historique de la résistance arabe libanaise, en Syrie, vient de mourir sous les coups de l’armée sioniste, j’adresse cette lettre ouverte aux intellectuels et militants de « gauche » qui ont pris parti pour la rébellion syrienne et croient défendre la cause palestinienne tout en rêvant de la chute de Damas.

Vous nous disiez, au printemps 2011, que les révolutions arabes représentaient un espoir sans précédent pour des peuples subissant le joug de despotes sanguinaires. Dans un excès d’optimisme, nous vous avons écoutés, sensibles à vos arguments sur cette démocratie miraculeusement naissante et à vos proclamations sur l’universalité des droits de l’homme. Vous aviez presque réussi à nous persuader que cette protestation populaire qui emporta les dictateurs tunisien et égyptien allait balayer la tyrannie partout ailleurs dans le monde arabe, en Libye comme en Syrie, au Yémen comme à Bahreïn, et qui sait où encore.

        Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

Mais cette belle envolée lyrique laissa rapidement paraître quelques failles. La première, béante, apparut en Libye. Adoptée par le conseil de sécurité pour secourir des populations civiles menacées, une résolution de l’ONU se transforma en chèque en blanc pour la destitution manu militari d’un chef d’Etat devenu encombrant pour ses partenaires occidentaux. Digne des pires moments de l’ère néoconservatrice, cette opération de « regime change » accomplie pour le compte des USA par deux puissances européennes en mal d’affirmation néo-impériale aboutit au désastre dont la malheureuse Libye continue de payer le prix. L’effondrement de ce jeune Etat unitaire livra le pays aux ambitions effrénées des factions et des tribus, sciemment encouragées par les convoitises pétrolières des charognards occidentaux.

Il y avait pourtant de bonnes âmes, parmi vous, pour accorder des circonstances atténuantes à cette opération, comme il y en avait, davantage encore, pour exiger qu’un traitement analogue fût infligé au régime de Damas. Car le vent de la révolte qui soufflait alors en Syrie semblait valider votre interprétation des événements et donner une justification a posteriori au bellicisme humanitaire déchaîné contre le potentat de Tripoli. Pourtant, loin des médias « mainstream », certains analystes firent observer que le peuple syrien était loin d’être unanime, que les manifestations antigouvernementales se déroulaient surtout dans certaines villes, bastions traditionnels de l’opposition islamiste, et que la fièvre sociale de couches paupérisées par la crise n’entraînerait pas pour autant la chute du gouvernement syrien.

Ces avertissements de bon sens, vous les avez ignorés. Comme les faits ne correspondaient pas à votre narration, vous les avez triés comme bon vous semble. Là où des observateurs impartiaux voyaient une polarisation de la société syrienne, vous avez voulu voir un tyran sanguinaire assassinant son peuple. Là où un regard dépassionné permettait de discerner les faiblesses, mais aussi les forces de l’Etat syrien, vous avez abusé de rhétorique moralisante pour instruire à charge le procès d’un gouvernement qui était loin d’être le seul responsable des violences. Vous avez vu les nombreuses manifestations contre Bachar Al-Assad, mais vous n’avez pas vu les gigantesques rassemblements de soutien au gouvernement et aux réformes qui emplirent les rues de Damas, Alep et Tartous. Vous avez dressé la comptabilité macabre des victimes du gouvernement, mais vous avez oublié celles des victimes de l’opposition armée. A vos yeux, il y avait de bonnes et de mauvaises victimes, des victimes qui méritent qu’on en parle et des victimes dont on ne veut pas entendre parler. Délibérément, vous avez vu les premières, tout en vous rendant aveugles aux secondes.

Manifestation pro Assad

Manifestation pro Assad

Au même moment, ce gouvernement français, dont vous critiquez volontiers la politique intérieure pour entretenir l’illusion de votre indépendance, vous a donné raison sur toute la ligne. Curieusement, la narration du drame syrien qui était la vôtre coïncidait avec la politique étrangère de M. Fabius, chef d’œuvre de servilité mêlant l’appui inconditionnel à la guerre israélienne contre les Palestiniens, l’alignement pavlovien sur le leadership américain et l’hostilité recuite à l’égard de la résistance arabe. Mais votre mariage ostensible avec le Quai d’Orsay ne sembla pas vous gêner. Vous défendiez les Palestiniens côté cour, et vous dîniez avec leurs assassins côté jardin. Il vous arriva même d’accompagner les dirigeants français en visite d’Etat en Israël. Vous voilà embarqués, complices, pour assister au spectacle d’un président qui déclare qu’il « aimera toujours les dirigeants israéliens ». Mais il en fallait plus pour vous scandaliser, et vous avez repris l’avion avec le président, comme tout le monde.

Vous aviez condamné à juste titre l’intervention militaire américaine contre l’Irak en 2003. La vertu roborative du bombardement pour la démocratie vous laissait froids, et vous doutiez des vertus pédagogiques des frappes chirurgicales. Mais votre indignation à l’égard de cette politique de la canonnière version « high tech » s’avéra étrangement sélective. Car vous réclamiez à cor et à cri contre Damas, en 2013, ce que vous jugiez intolérable dix ans plus tôt contre Bagdad. Une décennie a suffi pour vous rendre si malléables que vous voyiez le salut du peuple syrien, désormais, dans une pluie de missiles de croisière sur ce pays qui ne vous a rien fait. Reniant vos convictions anti-impérialistes, vous avez épousé avec enthousiasme l’agenda de Washington. Sans vergogne, non seulement vous applaudissiez par avance aux B 52, mais vous repreniez la propagande US la plus grotesque, dont le précédent irakien et les mensonges mémorables de l’ère Bush auraient dû vous immuniser.

        Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

Pendant que vous inondiez la presse hexagonale de vos inepties, c’est un journaliste américain, enquêteur hors pair, qui mit en pièces le pitoyable « false flag » destiné à rendre Bachar-Al-Assad responsable d’une attaque chimique dont aucune instance internationale ne l’a accusé, mais que les expertises du Massachussets Institute of Technology et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en revanche, ont attribuée à la partie adverse. Ignorant les faits, les travestissant au besoin, vous avez joué à cette occasion votre misérable partition dans cette cacophonie de mensonges. Pire encore, vous continuez de le faire. Alors qu’Obama lui-même laisse entendre qu’il n’y a pas cru, vous vous obstinez à réitérer ces sornettes, comme des chiens de garde qui aboient après la disparition de l’intrus. Et pour quel motif ? Pour justifier le bombardement, par votre propre gouvernement, d’un petit Etat souverain dont le tort principal est de refuser l’ordre impérial. Pour venir en aide à une rébellion syrienne dont vous avez sciemment masqué le véritable visage, accréditant le mythe d’une opposition démocratique et laïque qui existe seulement dans les salons des grands hôtels de Doha, de Paris ou d’Ankara.

BHL et Fabius

BHL et Fabius

Cette « révolution syrienne », vous l’avez donc exaltée, mais vous avez pudiquement détourné les yeux de ses pratiques mafieuses, de son idéologie sectaire et de ses financements troubles et douteux. Vous avez soigneusement occulté la haine interconfessionnelle qui l’inspire, cette aversion morbide pour les autres confessions directement inspirée du wahhabisme qui en est le ciment idéologique. Vous saviez que le régime baassiste, parce qu’il est laïque et non confessionnel, constituait une assurance-vie pour les minorités, mais vous n’en aviez cure, allant même jusqu’à qualifier de « crétins » ceux qui prenaient la défense des chrétiens persécutés. Mais ce n’est pas tout. A l’heure du bilan, il restera encore cette ultime ignominie : vous avez cautionné la politique d’un Laurent Fabius pour qui Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, « fait du bon boulot ». Tant pis pour les passants déchiquetés dans les rues de Homs ou les alaouites de Zahra assassinés par les rebelles : à vos yeux, ils ne sont que du menu fretin.

Entre 2011 et 2016, les masques tombent. Vous vous réclamez du droit international, mais vous applaudissez à sa violation contre un Etat souverain. Vous prétendez promouvoir la démocratie pour les Syriens, mais vous êtes devenus les fourriers du terrorisme qu’ils endurent. Vous dites que vous défendez les Palestiniens, mais vous êtes dans le même camp qu’Israël. Lorsqu’un missile sioniste s’abat sur la Syrie, n’ayez crainte : il ne frappera jamais vos amis. Grâce à Israël, grâce à la CIA, et grâce à vous, ces courageux rebelles vont continuer à préparer l’avenir radieux de la Syrie sous l’emblème du takfir. Le missile sioniste, lui, va tuer un des dirigeants de cette résistance arabe que vous avez trahis.

Bruno Guigue | 13 mai 2016

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).

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La vérité sur le Nazisme et l’extrême droite de nos jours. Une escroquerie dénoncée !!!

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Les Antifafs., #Terrorisme, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Europe supranationale, #AMERIQUE

La vérité sur le Nazisme et l’extrême droite de nos jours. Une escroquerie dénoncée !!!

Un Humaniste de gauche Etienne Chouard dénonce l’escroquerie de l'extrême droite et du nazisme en France. Il démontre par la même occasion ce qu'est la véritable extrême droite et ou se cache t'elle vraiment. La suite vous la saurez en regardant cette video...

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Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

23 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Terrorisme

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. "Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes" (de Huey Pierce Long).

Bonjour.

Les masques tombent et c’est tant mieux. Qui sont ces antifas si prompts à défendre les intérêts supérieurs de l’Empire atlantique. Dans cette période particulière que nous vivons – la contestation de la loi travail qui ne faiblit pas, les provocations otanniennes à la frontière russe par l’opération Anaconda un mois avant le sommet de l’OTAN à Varsovie les 6 et 7 juillet 2016 – ces « défenseurs » de la démocratie que l’on nomme Antifas, tombent le masque et montrent ainsi leur vrai visage. Que ce soit les « Black Blocks » ou les « No Border » ces révolutionnaires biberonnés à l’idéologie post-moderne sont de tous les mauvais coups. Lors des manifestations contre la loi El Khomri ils deviennent les casseurs masqués et les agresseurs de la police. Ils vont même jusqu’à incendier une voiture de police au risque de tuer les fonctionnaires qui l’occupaient. Sans parler du cordon sanitaire installé lors des réunions « Nuit-Debout » afin d’exclure les infâmes nationalistes que sont les vrais patriotes. Nos amis du PARDEM ont connu ce penchant particulier de la liberté d’expression dans cette « vraie gôche anticapitaliste ». Ils avaient déjà exclu Sylvain Baron. Etienne Chouard était passible d’agression physique s’il se rendait à ces rendez-vous et ce malgré la multiplicité des ateliers constituants directement inspirés de sa réflexion sur ce sujet. Ce sont d’ailleurs des personnes de ces rassemblements qui ont réclamé sa venue…

Ces nouveaux croisés de l’ultralibéralisme ne sévissent pas seulement en France. En Allemagne depuis longtemps déjà, leur violence permet de disqualifier toute contestation légitime de l’ordre néolibéral imposé par les psychopathes qui dirigent le monde. « Les manifestations du lundi » qui dénoncent les manœuvre étasuniennes pour déstabiliser l’Europe sont régulièrement polluées de violences venant de ces « pacifistes » nouvelle formule. « Les manifestations du lundi » existent depuis deux ans déjà en Allemagne, elles ont lieu dans de nombreuses villes et sont très suivies. Le but est d’alerter sur la dangerosité du soutien occidental aux néonazis de Kiev. Le coup d’Etat du 22 février 2014 à Kiev a été mené par les services américains afin d’atteindre la Russie au cœur de sa zone d’influence. Pour ce faire ils ont utilisés les forces néonazis du Pravy Sektor sans aucun état d’âme ! C’est très curieux que les « Antifas » ne combattent jamais ces vrais nazis ! Cherchez l’erreur !

En Allemagne ces sinistres antifas ont agressé Sarah Wagenknecht députée de la gauche radicale du parti « Die Linke ». Pourtant cette personne dénonce de façon très courageuse la politique du pire imposée par les maîtres du monde.

Pierre Lévy dans l’excellent article ci-dessous nous permet de mieux comprendre les motivations de ces Antifas.

Puis l’article d’Erwan Castel complètera le tableau. Il est vivement conseiller d’apprécier la qualité de l’engagement politique de Sarah Wagenknecht dans les trois vidéos proposées.

Un petit rappel, n’oublions pas cependant l’aveu presque innocent d’un antifa dans son blog et la définition de leur mission.

Fiche technique : comment reconnaître un Rouge-Brun ?

https://reflets.info/fiche-technique-comment-reconnaitre-un-rouge-brun/

– La haine de l’Europe, mère de tous les maux

Quelles sont les caractéristiques qui permettent de savoir que ce fond rouge est bien le rouge des Rouge-Bruns ?

Facile :

La mondialisation, c’est le mal

– Le libéralisme, c’est le mal

– L’Etat devrait reprendre la main et brider l’oligarchie économique en place

– La Palestine c’est toujours bien, Israël, c’est toujours mal

– Antisioniste, oui…mais jamais antisémite

– Les travailleurs, le prolétariat, doivent prendre le pouvoir qui leur a été retiré par la bourgeoisie, la classe dominante en général

– Les USA dominent la planète aidés d’Israël : il faut toujours être du côté opposé aux USA (il faut être pour Poutine, pour Assad, pour le pouvoir iranien, par exemple)

Bien cordialement

Lucien Pons.

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes"
 
 
Sahra Wagenknecht, dirigeante du parti Die Linke et députée allemande au Bundestag allemand, a été victime d'une agression ce samedi 4 juin, lors d'un congrès du parti à Magdebourg. Même si le mode choisie de l'entartrage n'a pas blessé physique cette femme, il révèle le barbarisme dans lequel notre société occidentale est tombée. 
Personnellement je n'ai jamais applaudi à ce genre de manifestation imbécile, et ceci même à l'encontre d'abjectes personnages comme BHL à qui je reconnais pourtant mériter amplement tribunal et peloton d’exécution.. 

Non ce genre de démonstration est indigne, surtout venant d'un homme attaquant une femme.
 
Agression de Madame Wagenknecht,

Ce minable, qui mérite d'être bastonné et emprisonné, a revendiqué son geste comme une "initiative antifasciste" !... c'est un peu comme si un végétalien s'attaquait à un agriculteur bio ! En effet, nous nageons ici en plein délire quand des pseudos pacifistes gauchistes viennent défendre violemment les intérêts du grand capitalisme belliciste et s'attaquant aux personnalités qui le dénoncent haut et fort.

Car il suffit d'écouter les discours et positions de Sahra Wagenknecht, cette femme de gauche dont l'intelligence et le courage politique n'ont d'égal que l'élégance et la retenue pour s'apercevoir que cet "antifa" est de fait un fasciste de la pire espèce !

"Les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes les antifascistes", cette citation de Huey Pierce Long (1893-1935) (et non de Winston Churchill comme il est souvent rapporté) pourrait résumer à elle seule le geste de cet "antifa", débile et violent et qui illustre autant la lâcheté de son auteur que sa servilité à un système mondialiste dénoncé par sa victime.

Je profite donc de ce triste fait divers pour rendre hommage à cette femme courageuse qui porte haut et fort les couleurs de l'antimondialisme, et dénonce quotidiennement la camisole de l'Union Européenne et de l'OTAN imposé par les USA aux peuples d'Europe...

Voici pour vous en convaincre et au delà de toute appartenance politicienne, quelques discours pertinents prononcés par Madame Wagenknecht et que j'avais à l'époque partagé sur les réseaux sociaux. (voir notamment sur le groupe Facebook "Soutien à la rébellion du Donbass", le lien ici : Sahra Wagenknecht)

26 novembre 2014, S. Wagenknecht accuse Merkel de privilégier les intérêts US

19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne

Le 19 mars 2015, S. Wagenknecht sur la politique étrangère et la crise ukrainienne.

https://youtu.be/3xbI4anc5NU

17 février 2016, S. Wagenknecht, fustige l’hypocrisie d'Angela Merkel

En dehors de son indignité, cet agression de Madame Sarah Wagenknecht révèle aussi pour moi, une fois encore, le pourrissement de la vie politique de nos "démocraties occidentales", car en arriver à ce genre d'intolérance outrageante et agressive montre bien le niveau de décadence morale dans lequel sont tombées nos sociétés, pour ne pas oser dire notre civilisation.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

"Ne pas sentir la putréfaction du monde moderne est un indice de contamination."

Nicolás Gómez Dávila

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Source le lien ici : RT

Les autoproclamés «antifas» au service de l’ordre établi. Par Pierre Lévy.
 
 
Par Pierre Lévy
 
Censés combattre «la peste brune», les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière, selon le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.
 
Des groupes autoproclamés «antifascistes» tentent régulièrement d’apparaître sous les feux de la rampe. Encore tout récemment à Paris, samedi 4 juin, certains ont affronté la police… pour rendre hommage au jeune Clément Méric, décédé le 5 juin 2013.
 
Des militants se réclamant de cette mouvance ont également réussi à faire parler d’eux à l’occasion desdites Nuits debout parisiennes, et, surtout, à la faveur de la mobilisation syndicale contre le projet de loi El Khomri. Certains se sont illustrés en amont des cortèges en faisant reprendre le slogan «tout le monde déteste la police» par quelques centaines de jeunes. Un slogan qui avoisine le degré zéro de la pensée politique.
 
La dénomination «antifasciste» revendiquée sonne du reste étrangement, dès lors qu’il s’agit de rouer de coups des journalistes, ou de blesser plus d’une dizaine de membres du service d’ordre CGT lors de la manifestation du 12 mai dernier.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des contours flous tant en France qu’en Allemagne
De l’autre côté du Rhin, leurs homologues s’en sont pris, le 28 mai, à une des responsables du parti Die Linke (La gauche). Sarah Wagenknecht, agressée et «entartée», s’est vu reprocher ses prises de position en matière de crise migratoire : elle défend l’idée qu’on ne peut laisser entrer sans discernement tous les migrants, d’autant que l’ouverture des frontières, décrétée en août dernier par Angela Merkel, a évidemment abouti à un afflux de main d’œuvre à bas coût – afflux souhaité et applaudi par le patronat pour mieux mettre en concurrence les travailleurs.
 
La mouvance dite «antifa» a certes des 
contours flous tant en France qu’en Allemagne.
 
D’une part s’y rattachent par exemple des idéologues-détectives, qui consacrent leur vie à dénicher et dénoncer les individus ou groupes qualifiés de «rouges-bruns». Un vocable que nos modernes inquisiteurs attribuent à tous ceux qu’ils soupçonnent de vouloir associer tradition communiste historique (se réclamant du marxisme-léninisme) et sympathies d’extrême droite.
 
Dans les années 1990, cette chasse typiquement maccarthiste avait tenté d’influer sur les choix internes du PCF : ce dernier était alors en passe de trancher entre une ligne en faveur de la souveraineté nationale et du large rassemblement populaire qui pouvait la sous-tendre ; et une orientation favorable à l’alliance avec le PS, au prix de l’acceptation de l’intégration européenne. C’est cette seconde ligne qui l’a finalement emporté (avec les conséquences que l’on sait), les tenants de la première ayant été accusés de céder au «nationalisme», quelques-uns étant dénoncés comme «rouges-bruns».
 
Un quart de siècle plus tard, certains sites se sont fait une spécialité de pister les sympathies ou rapprochements supposés, forcément suspects. Les cyber-Torquemadas balayent large. Ainsi, le journal Fakir et son rédacteur en chef François Ruffin, auteur du film Merci patron !, n’ont pas échappé au bûcher, coupables d’avoir défendu le protectionnisme – donc, c’est évident, d’être «nationaliste» et de sympathiser avec l’extrême droite…
 
Egalement récemment en Allemagne, des rassemblements en faveur de la paix (souvent à ce titre accusés de sympathiser avec la Russie) ont été dénoncés par certains «antifas» comme suspects, puisque ce n’était pas seulement des militants de gauche qui s’y pressaient, mais également beaucoup de jeunes non politisés dont certains pouvaient être influencés par le mouvement Pegida ou autre. Nos actuels disciples de McCarthy ont été prompts à jeter l’opprobre sur ces initiatives du lundi.
 
L'ouverture au dialogue [des antifas] est à peu 
près aussi considérable que celle des protecteurs 
de la planète ou des zélateurs de l’austérité 
heureuse face à qui l’on voudrait défendre le progrès
 
D’autre part, les «antifas» ne disposent pas seulement de théologiens, d’enquêteurs et de procureurs. Nombre d’entre eux relèvent plutôt des forces de l’ordre – à leur manière : casqués ou masqués, armés d’ustensiles autrement plus frappants que des arguments rhétoriques. Avec ceux-là, le dialogue est plutôt difficile, tant les idées sont aussi courtes que leurs bâtons sont longs. Inutile (par expérience) et même dangereux de tenter de parler – pour ne pas dire de débattre.
 
Et pas seulement parmi ceux qui ont investi les manifestations anti-loi Travail. Des «blacks blocs» aux «no borders» (on notera que, significativement, les appellations relèvent désormais de l’anglais globalisé), jusqu’à certains activistes desdites «zones à défendre» (ZAD), leur ouverture au dialogue est à peu près aussi considérable que celle des protecteurs de la planète ou des zélateurs de l’austérité heureuse (communément baptisée «décroissance») face à qui l’on voudrait défendre le progrès, le développement économique, l’énergie nucléaire ou le charbon…
 
S’il est impossible de cerner une homogénéité idéologique, certains points de repère peuvent cependant attirer l’attention. Ainsi, dans le tract accompagnant l’agression de Sarah Wagenknecht évoquée plus haut, les auteurs dénoncent «le ressentiment contre l’Union européenne et les Etats-Unis» dont serait porteuse la dirigeante… Du reste, les mêmes groupes, en Allemagne, stigmatisent régulièrement les militants antisionistes – qualifiés d’antisémites – et s’indignent de la manière dont Israël est «maltraité».
 
Le paradoxe n’est pas mince, surtout au regard de l’évolution de l’Etat juif, dont le gouvernement – voire la société elle-même – semble en voie d’extrême-droitisation accélérée, bien réelle celle-là. Une situation qui ne semble guère émouvoir nos «antifas» très occidentaux, pas plus que ces derniers ne paraissent particulièrement bouleversés par la situation en Ukraine.
 
Il n’est pourtant un secret pour personne, ou presque, que la «révolution de Maïdan» a été fortement structurée et encadrée par des groupes nostalgiques du nazisme. Et que, par exemple, le nouveau président de la Rada (le Parlement) fut le fondateur, en 1991, du Parti social-nationaliste d’Ukraine (devenu Svoboda) qui arborait un logo analogue à la croix gammée…
 
Les «antifascistes» autoproclamés 
constituent un leurre dont tirent aisément 
profit les classes dominantes
 
Il est évidemment flatteur de s’auto-arroger le titre d’antifasciste. Encore serait-il utile de redonner aux mots leur véritable sens. Historiquement, le terme fasciste est né dans l’Italie mussolinienne. Et l’entre-deux-guerres a illustré dans de nombreux pays ce que ce phénomène historique, ou cette tentation, recouvrait : une dictature ouverte et sanglante de la partie dominante des forces capitalistes.
 
Certes, ces dernières n’excluent peut-être pas de réintroduire un jour une telle perspective si elles le jugeaient utile. Force est cependant de constater qu’elles ont inventé, ces dernières décennies, des méthodes bien plus efficaces pour maintenir leur domination : l’alternance de forces politiques défendant au fond les mêmes orientations, l’effacement des souverainetés nationales – autrement dit de la démocratie véritable – au profit d’instances supranationales, et la promotion du «dialogue social» (il y a même un commissaire européen spécialement chargé de cela). Ce que La Boétie nommait en son temps la servitude volontaire.
 
Face à cela, les «antifascistes» autoproclamés ne sont d’aucune utilité. Pire, ils constituent un leurre dont tirent aisément profit les classes dominantes.
 
Censés combattre la peste brune, les «antifas» semblent faire preuve d’une fascination mimétique pour les méthodes de cette dernière. Dès lors, il serait sans doute pertinent de réfléchir au placement des guillemets. Et de pointer plutôt des «anti»-fascistes.
 
Pierre Lévy
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