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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Comment protéger la jeunesse contre la manipulation politique? Par Karine Bechet Golovko

26 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Ecole

vendredi 26 mai 2017

 

Comment protéger la jeunesse contre la manipulation politique?

 
 
 
Les derniers mouvements à tendance révolutionnaire ont un point commun: l'utilisation, voire la manipulation, de la jeunesse. Qui dans ses années étudiantes n'a pas participé à une manif? Difficile à imaginer. Qui n'a pas voulu changer le monde? Qui n'a pas défié la police, s'imaginant dans la peau de David conte Goliath, la peur au ventre et le coeur en fête? Peu importe, si l'on n'est pas romantique à 16 ans, on ne l'est jamais. Si l'on ne verse pas de larmes à 16 ans sur les mots de Chateaubriand, une vie bien sèche s'annonce. Mais les temps ont changé et l'émotion provoquée par les post sur Facebook n'ont pas le même effet. La Russie cherche un moyen pour protéger sa jeunesse, mais la pente est glissante. 
 

 
La moyenne d'âge dans le Maïdan ukrainien était très basse, de même lors des manifestations organisées par Navalny contre Medvedev sous couvert  de lutte contre la corruption (voir note article sur la tentative de Révolution verte lancée par Navalny). Le Conseil des droits de l'homme s'est inquiété des appels à manifester directement adressés aux écoliers, de cette technique de manipulation de leur nature émotive à des fins très particulières.
 
La ministre de l'enseignement affirme que les jeunes doivent rester en dehors de la politique, qu'ils ne comprennent pas par ailleurs. Suite aux manifestations de mars, une étude a été faite chez les écoliers pour savoir s'ils comprenaient au moins ce que signifie le concept de corruption, contre lequel ils étaient sortis dans la rue. 70% d'entre eux n'ont pas été capables d'en donner la moindre définition.
 
Donc la question étant: pour quoi les enfants manifestaient si nombreux dans la rue?
 
Tout d'abord, parce que les organisateurs ont fait un excellent travail sur les réseaux sociaux pour les inciter à participer "à un grand mouvement qui va changer le monde, le rendre meilleur". Qui, à cet âge, n'a pas envie de changer le monde? 
 
Ensuite, parce que la société actuelle voue un véritable culte à l'enfant génie de par sa naissance, qui a une connaissance innée que le professeur (qui doit obligatoirement ête jeune lui aussi) ne fait que révéler. Les émissions s'enchaînent en Russie à propos de tous ces enfants qui ont des dons incroyables: ils sont capables de ressortir par coeur des connaissances qu'ils ne maîtrisent pas. Mais on ne leur demande pas de les maîtriser, on leur demande de faire le show - pour les adultes. Notre société a, en quelque sorte, remplacé les chiens savants par les enfants savants. En même temps, elle leur accorde une place qu'ils ne peuvent tenir, qui est trop lourde pour leurs épaules encore fragiles. Les enfants ne sont pas là pour faire fantasmer les adultes, pour vivre virtuellement la vie qu'ils n'ont pu se construire dans leur réalité. 
 
Nous assistons à ce double mouvement, à la fois d'infantilisation par la déresponsabilisation réelle des adultes et le vol de l'enfance en traitant les enfants comme des êtres supérieurs, par un transfert opéré des adultes sur les enfants. Ce processus destructeur fragilise en profondeur les individus, les rendant également plus facilement maléables ... manipulables.
 
La Russie cherche un moyen de protéger les jeunes. Il ne serait pas mauvais de commencer par mettre un terme à ces émissions télévisées exploitant l'image de l'enfant, de prendre avec plus d'humour tous ces centres pour "surdoués" dont l'aspect commercial du projet n'est pas forcément étrangé à leur réussite et de s'intéresser avant tout à l'école. C'est certes banal et beaucoup moins vendeur que Syrius ou autres programmes post-modernes, mais à long terme l'école est le seul rampart de l'enfance contre l'absurdité du monde adulte. 
 
En attendant le long terme, la Douma s'interroge sur le court terme et la discussion porte sur l'interdiction de participation des jeunes aux manifestations non autorisées, au minimum pour qu'ils ne soient pas utilisés comme rampart humain par les adultes organisateurs. En ce qui concerne les mineurs, c'est juridiquement faisable, mais pour les jeunes majeurs cela semble irréaliste. Les parents seraient alors soumis à une responsabilité administrative (une amende). Il est évident que ce projet de loi n'est pas prévu pour sanctionner en masse les parents, mais pour fixer la ligne de ce qui est autorisé et de l'interdit dans la société. Après les parents prennent leur responsabilité, ils peuvent expliquer - ou non - à leur enfant les règles sociales. Mais ces règles existent. 
 
La question de la responsabilité des organisateurs doit être traitée à part. Le danger est ici. Ils utilisent certes les faiblesses du système: la destructuration du système éducatif sous l'impulsion des recommandations de l'OCDE; le culte de l'individu connecté en permanence - comme un animal en laisse; le culte de la jeunesse omnipotente et de l'âge mûr décadent et dépassé; le culte de l'éternel adolescent; etc. Les adultes qui incitent les enfants à sortir dans la rue pour "défendre" des causes, dont ils ne maîtrisent pas les enjeux réels, sont les véritables tireurs de ficelles sociales. 
 
Mais comment réagir? Les enfants doivent rester en dehors de la politique, mais la tentation de la transgression de l'interdit est normale, et même nécessaire, dans le processus de construction de l'individu. Tout comme la rencontre douloureuse avec la limite, le non. La loi peut-elle aider à fixer cette barrière? Seulement dans le cadre d'une réflexion générale sur la dégradation des rapports humains dans notre société.
 
 
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Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Macron

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.

Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

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 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil ! Par Sébastien Hairon

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL

samedi 20 mai 2017

 

Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil !

 

Au détour d'une recherche sur l'actualité de la Syrie, j'apprends que les derniers terroristes présents à Homs sont évacués par bus. Homs est la troisième plus grande ville de Syrie.

Comme d'habitude, nos médias subventionnés nous parlent de "rebelles", alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins de criminels qui martyrisent le peuple syrien depuis 2011 en les bombardant, égorgeant des civils ou des soldats prisonniers, les faisant crever de faim ou de soif, violant et/ou vendant femmes et enfants comme esclaves sexuels ! Décidément cette presse a clairement choisi son camp, et elle a délibérément choisi de soutenir des gens qui non seulement tuent en Syrie ou en Irak, mais tuent également en Europe et dans d'autres régions du monde !

Car comment qualifier les articles que je viens de lire ?
Nos journalistes aux ordres de l'oligarchie atlantiste nous parlent de 15 000 personnes qui ont été ou qui vont-être évacuées sur plusieurs semaines !!! 15 000 ? Mais la ville d'Homs compte 1 million d'habitants ! Ce qui veut dire que 985 000 habitants n'attendent qu'une chose : que ces terroristes se cassent de leur ville pour pouvoir enfin de nouveau respirer et revivre en paix. Croyez-vous qu'il en ait été question dans les articles de ces kapos ? Que nenni !

Ces médias nous sortent toujours les mêmes poncifs : le régime de Damas, les rebelles, le régime va prendre le contrôle de la ville, les Russes, les Iraniens etc etc
Faux ! Le gouvernement légal et légitime de la Syrie va reprendre le contrôle de sa ville !!!
 A lire la presse-tituée occidentale, j'ai l'impression que l'armée syrienne va prendre le contrôle d'une ville d'un autre pays ! HALLUCINANT !

Vous pensez que je délire ? Alors, amusez-vous à taper Homs sur votre moteur de recherche, en affinant la recherche à moins de 24 heures et vous verrez par vous-mêmes si je vous mens.
Eh oui, ça se passe comme ça aujourd'hui avec les médias aux ordres. Si tu ne baisses pas ton pantalon, tu es le vilain petit canard !
Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #L'armée française

Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.
Notes du CREOGN - L'art en danger
 

Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
  • 12 http://icom.museum/
  • 13 Comme l’OCBC en France (http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/...) ou le Comando Carabinieri par la Tutela Patrimonio Culturale (http://www.carabinieri.it/cittadino...).
  • 14 Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l'Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels.
  • 15 Article 2 du Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l’Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels
  • 16 Article R 112-2 du Code du patrimoine
  • 17 Article R 112-3 du Code du patrimoine
  • 18 Thésaurus de Recherche Électronique et d’Imagerie en Matière Artistique, version plus performante de TREIMA I

Il ne serait pas inutile d'ajouter que dès l'invasion de l'Afghanistan, puis de l'Irak, programmées, ce sont les grands marchands d'art, principalement anglais, israéliens et étasuniens, qui passèrent commande des pièces à piller dans les musées. Il serait aussi bon de souligner que Daesh fut créé par Negroponte et Petraeus, et que les oeuvres d'art n'arrivent pas toutes seules à Tel Aviv, Beyrouth et Istamboul (pas plus que les armes modernes et leurs munitions n'arrivent toutes seules en Mésopotamie).

GB

 
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L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard

samedi 20 mai 2017 14h59
L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59
La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 

 
 
 
 

L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard

samedi 20 mai 2017 14h59
 
 
1 / 1 PARIS

L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

 
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Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #La République, #Macron

Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.

Message de Lucien Pons, (RPS FIERS)

Nous sommes nombreux à penser que les élections de 2017 marquent un tournant dans le paysage politique. Lors des législatives il est peut être intéressant de faire entendre une voix différente, celle du rassemblement des patriotes. C’est la raison pour laquelle le RPS FIERS PACA a décidé de s’engager auprès de Geneviève Blache – candidate UPR - dans la 3° circonscription des Alpes-Maritimes. Le RPS FIERS – mouvement politique œuvrant pour le rassemblement des républicains patriotes des deux rives – essaie de favoriser ces rapprochements afin de constituer un groupe souverainiste à l’Assemblée Nationale. A Bordeaux le Président Pascal Chauvet est lui-même candidat dans une circonscription. En Gironde il y a des soutiens mutuels entre le RPS FIERS, S&P et l’équipe de Jean Lassalle. En pays d’Aix, le RPS FIERS soutient les candidats de la France Insoumise et les candidats de DLF. Dans les Alpes-Maritimes le RPS FIERS soutient l'UPR et d'autres candidats souverainistes. Le RPS FIERS soutient la candidature de la France Insoumise de Marc Jutier en Dordogne. Etc. ..

 

Message de Danielle Goussot, (RPS FIERS)

 

Nous sommes tous d'accord pour la sortie unilatérale de la France de l'Union européenne, de l'Euro et de l'OTAN.

C'est bien, nous pouvons nous réjouir, mais cela ne suffit pas.

Si nous n'avons pas de stratégie nous ne pourrons pas beaucoup avancer. D'ailleurs c'est ce qui se passe depuis 2005...ou même avant depuis Maastri ckt comme dit Seguin.

Nous savons que les Français sont largement mécontents de notre dépendance à l'UE et à l'Allemagne...et à l'ami américain.

Que l'on ne s'y trompe pas, en face nos ennemis ont des stratégie et des pédagogies plurielles. Et ils s'en servent!!!

Donc, si il y a bien une seule façon de s'en sortir, il y a plusieurs façons de parvenir à construire la convergence.

Il ne faut rien négliger pour pouvoir rassembler. Les gens sont timides sur le Frexit parce qu'ils ont peur. L’omniprésence de cet argument fait son oeuvre.

Le directeur de campagne de la France Insoumise pour le Vaucluse m'a dit que les gens avaient peur de la sortie de l'euro.

La peur des gens est un peu irrationnelle, et d'autant qu'ils se sentent seuls, pas représentés voire mal "aimés" voir toute la propagande sur l'égoïsme... ...d'où le succès Le Pen.

Cette peur s'évacuera à partir du moment où plusieurs mouvements mus par différents motifs ( colère, retraites, chômage, inégalités, morgue du gouvernement....) pourront converger.

Il faut entraîner les masses qui sont majoritairement en France pour cette sortie ; Or, avec une recomposition UMPS en face...nous avons un boulevard qui est d'ailleurs et presque malgré nous en train de s'élargir

et de nous tracer la route. Donc non pas en marche avec Pétain, mais en route avec les souverainistes libérateurs.

Danielle Goussot

 

 

Débat entre Nikonoff et Alexandre Devecchio ( Figaro et Comité Orwell)

 

https://youtu.be/8WrwvDpygEA

 

 

 

Victoire et défaite des idées souverainistes.

 PAR JACQUES SAPIR · 16 MAI 2017

Une contradiction forte marque la période actuelle. Le premier tour de l’élection présidentielle a révélé la victoire culturelle des idées souverainistes. Le second tour a entériné leur défaite. Les causes de cette défaite sont multiples. Cette défaite est due à la persistance de mécanismes idéologiques de diabolisation à l’égard du Front National. Mais, ces mécanismes ont aussi été réactivés par l’incapacité, notoire dans les retournements de la dernière semaine, d’articuler de manière claire un projet cohérent, et surtout par l’incapacité de porter ce projet de manière digne dans le débat télévisé. Cette défaite entérine tout autant les limites de la candidate, que ces limites soient idéologiques, politiques ou organisationnelles, que la division du courant souverainiste.

Rappelons les faits : les souverainistes ont explicitement réalisé plus de 47% des voix au premier tour si l’on additionne les suffrages qui se sont portés sur l’ensemble des candidats défendant des positions ou des thèses souverainistes. On peut penser, de plus, qu’il existait une réserve d’électeurs souverainistes dans la partie de l’électorat de François Fillon. Un certain nombre de ses soutiens, y compris au sein des députés, ne faisaient pas mystère de leur adhésion aux thèses souverainistes. Il est donc clair qu’implicitement, le souverainisme a été majoritaire au premier tour. Il l’a été sans céder quoi que ce soit sur ses positions, et en particulier sur l’Euro. Mais, il a été défait politiquement au second tour. L’opposition entre ces deux faits tout aussi indiscutables met en lumière à la fois la diversité des positions souverainistes et les difficultés de les réunir toutes ensembles.

 

L’unité impossible ?

Michel Wieviorka vient de publier un texte intéressant sur le site The Conversation ou il argumente que cet échec est dû à la coupure du mouvement souverainiste en deux parties irréconciliables[1]. De fait, cette analyse a l’apparence de l’évidence. Il y eut très peu de transferts de voix entre l’électorat de Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen. Mais, les causes de ce faible transfert sont elles structurelles, et c’est la thèse de Wieviorka qui pense qu’il existe une culture politique française rendant impossible la fusion des électorats, ou ne seraient-elles pas plus à chercher dans la conjoncture particulière de cette élection ?

Cette interrogation en rejoint une autre : le souverainisme est-il dual, comme le sous-entend Wieviorka, mais aussi d’autres analystes, et en particulier Alexandre Devecchio qui s’est exprimée ainsi dans l’émission que nous avons réalisé avec Jacques Nikonoff et lui sur Radio-Sputnik[2], ou bien la question est-elle plus complexe ? En fait, on peut tout autant douter de la binarité des courants souverainistes que l’on peut douter de leur incarnation politique parfaite dans des courants politiques précis. On comprend l’importance de ce sujet. Car, si Michel Wieviorka a raison, une alliance est impossible. Si, par contre, les mauvais report s’expliquent bien plus par le contexte idéologique dans lequel s’est déroulée cette élection, alors la conciliation entre les différents courants souverainistes apparaît bien plus possible. Surtout, peut-on penser une séparation radicale de ces courants ou, au contraire, n’ont-ils pas tous des aspects en communs ? Cela implique de revenir sur la différence entre les incarnations politiques et sur les courants souverainistes.

C’est cette analyse que l’on va ici développer. Je reprends ici une partie de la terminologie d’Alexandre Devecchio, en particulier celle concernant le souverainisme social et le souverainisme identitaire. Mais je suis le seul responsable de l’interprétation que je donne à ces termes.

 

Souveraineté et souverainismes

Si la souveraineté est une, et ne se divise pas (souvenons nous des textes constitutionnels), le souverainisme, lui, est traversé de plusieurs courants ou sensibilités. Ces courants, ou ces sensibilités, traduisent une approche de la revendication souverainiste qui est naturellement différente suivant les diverses personnes, mais aussi les contextes sociaux et familiaux.

Le premier est ce que l’on peut appeler un souverainisme social. Il s’enracine dans le constat que tout progrès social implique que la communauté nationale, ce que l’on nomme le peuple, soit souverain. Il comprend qu’il ne peut y avoir de progrès social sans une économie qui soit tournée vers le plus grand nombre et non vers l’accroissement de la richesse des plus riches, ce qui est le cas actuellement. Il analyse cet état de fait comme le produit des règles de la mondialisation et de la globalisation financière, dont la monnaie unique, l’Euro, est le point d’articulation au sein de l’Union européenne. C’est pourquoi, analytiquement et logiquement, il s’attaque à cet état de fait et réclame « au nom du peuple », et plus exactement au nom des travailleurs qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privés, le retour à une souveraineté monétaire s’inscrivant dans le retour global d’une souveraineté politique. Il fait le lien entre la perte progressive de la souveraineté et la destruction, réelle ou programmée, des principaux acquis sociaux.

Le deuxième courant est le souverainisme traditionnel, que l’on peut nommer le souverainisme politique. Ses racines vont au plus profond de l’histoire de la France, se nourrissent des textes de Jean Bodin. Sa préoccupation essentielle est celle de l’Etat souverain, comme représentant du peuple (depuis 1789). Ce courant récuse la réduction de la démocratie à la seule délibération. Il comprend que la démocratie implique l’existence d’un cadre spatial dans lequel se vérifie la possibilité de décider mais aussi la responsabilité de ces mêmes décisions[3]. Ce courant analyse le processus de l’Union européenne non pas comme un processus de délégation de la souveraineté mais comme un processus en réalité de cession de la souveraineté. Or, cette dernière ne peut exister. Il en déduit la nature profondément anti-démocratique du processus européen. Il note que cette nature s’est révélée de manière explicite dans le traitement réservé par les institutions de l’Union européenne et de la zone Euro à des pays comme Chypre ou comme la Grèce. Ce souverainisme politique, qui fut incarné par Philippe Seguin ou Marie-France Garaud, s’est exprimé avec force en Grande-Bretagne avec le référendum sur le « Brexit ». Ce souverainisme politique est naturellement et logiquement l’allié du souverainisme social.

Le troisième courant incarne ce que l’on peut appeler un souverainisme identitaire. Partant d’une réaction spontanée face à la remise en cause de la culture, tant dans sa dimension « culturelle » au sens vulgaire, que dans ses dimensions politique et cultuelle, il est à la fois très vivace et très fort (caractéristique de tous les mouvements spontanés) mais aussi bien moins construits que les deux premiers courants. D’ailleurs, le grand historien Fernand Braudel a écrit sur ce sujet un fort beau livre, L’Identité de la France[4]. Il montre comment l’identité s’est construite petit à petit. Il n’y a donc rien de scandaleux de se réclamer d’une identité de la France, et de ce point de vu la sensibilité souverainiste identitaire est parfaitement admissible.

Si l’on peut comprendre la réaction que le fonde, il convient aussi de constater qu’il peut dériver vers des thèses xénophobes, voire racistes, d’où la possible porosité avec les thèses de groupes définis comme « identitaires ». Mais, il se pose néanmoins des questions qui sont les mêmes que celles du souverainisme politique en réalité, en particulier sur la question des nécessaires frontières. Il impose aussi à l’ensemble du mouvement souverainiste, en répercussion de ses potentielles dérives, une réflexion spécifique sur la nature du « peuple » et montre l’impasse d’une définition ethnico-centrée ou religieuse.

 

Pluralité des incarnations du souverainisme

Chacune de ces sensibilités, ou de ces courants, concourent à faire l’unité du mouvement souverainiste. Ils sont souvent le point d’entrée dans le souverainisme, et l’on peut prendre conscience de l’importance et de la centralité de la question de la souveraineté depuis ces différentes sensibilités. Mais on est conduit, si l’on analyse alors logiquement les raisons de cette prise de conscience, à considérer la souveraineté dans son ensemble, et le souverainisme comme un mouvement unissant, mais aussi dépassant, ces trois courants.

Ces divers courants, il convient ici de la souligner, ne s’incarnent pas dans des forces politiques différentes, qui – toutes – partagent, quoique dans des proportions diverses, ces diverses sensibilités du souverainisme. Le problème n’est donc pas la compatibilité organisationnelle de ces courants, mais leur compatibilité politique et philosophique.

Le mouvement « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon incarne, bien sûr, le souverainisme social. Mais, il est très sensible – et l’évolution de Jean-Luc Mélenchon en témoigne – au souverainisme politique, et ce depuis les événements de Grèce de juillet 2015 qui ont laissé une trace profonde. Il n’est même pas exempt d’une forme se souverainisme identitaire, comme on a pu le voir dans le meeting de Marseille, dans la mesure où il marque la volonté d’affirmer la culture politique française, avec ses règles et sa laïcité face aux dérives communautaristes. C’est d’ailleurs ce point que la « gôche » traditionnelle, qui va aujourd’hui du P « S » (ou de ce qu’il en reste) au PCF, lui reproche.

Le parti de Nicolas Dupont-Aignan a incarné, au départ, essentiellement le souverainisme politique. Il est l’héritier de la position d’un Philippe Séguin. Il s’est ouvert, par la suite au souverainisme social même si, par choix politique, il a reculé sur la question de l’Euro. Cette reculade, que l’on pouvait comprendre dans le positionnement tactique d’une petite formation, a eu cependant des conséquences bien plus graves quant à la cohérence du discours tenu par Marine le Pen dans les derniers jours de la campagne. Il est aussi porteur d’éléments du souverainisme identitaire, même si il s’est toujours fermement et farouchement opposé à toute dérive raciste, ce qui est à son honneur.

Au Front National, le souverainisme identitaire a été constitutif de la naissance de cette formation, et ce dans ces formes les plus extrêmes. Si ce parti n’a jamais été un « parti fasciste », et l’on invite ici ceux qui utilisent cette expression à tort et à travers à relire l’histoire, il a été incontestablement à son origine un parti raciste et xénophobe. Mais, depuis maintenant de nombreuses années, il y a eu une prise en considération du souverainisme social et du souverainisme politique. Cette prise en compte de ces deux autres courants a entraîné une marginalisation progressive des thèmes initiaux. Les thèses purement identitaires ont d’ailleurs été partiellement rejetées hors de cette formation. Cependant, la mue n’a pas été totalement achevée.

Nulle formation politique n’incarne donc totalement et uniquement un des courants du souverainisme. Mais chacune des formations politiques a aussi sa propre histoire, et l’articulation particulière des sensibilités souverainistes y a construit une culture politique d’organisation qui est spécifique. L’importance de cette culture s’exprime dans le positionnement politique particulier de chacune de ces formations, mais aussi dans des réflexes souvent épidermiques qui peuvent en séparer radicalement les adhérents. Toute organisation tend à développer un « esprit de parti », qui se traduit dans les faits par une incapacité d’écoute du discours tenu par « l’autre », et qui peut dériver dans un sectarisme imbécile. Mais il y a aussi des divergences bien réelles. Et certaines d’entre elles peuvent justifier une fin de non recevoir mettant fin au débat et empêchant tout contact.

 

Les causes de la division

La traduction en des termes politiques de cette victoire culturelle que le souverainisme a remportée lors du premier tour n’a donc pas été trouvée. C’est pour cela que le souverainisme a été défait politiquement. Cela, les responsables des différentes organisations et mouvements politiques dans lequel s’incarne le souverainisme le savent. Pourquoi ne cherchent-ils pas alors l’union ?

Une première réponse réside dans le rêve de transcroissance du mouvement, rêve entretenu tant par les uns que par les autres. On voit son propre mouvement appelé à réunir sous le même toit tous les souverainistes. Mais ce rêve est eu mieux une illusion, au pire il porte en lui le cauchemar d’un repli sur une clôture sectaire, comme dans certaines sectes persuadées qu’elles sont les seules à détenir la « vérité ».

Une seconde réponse réside dans les habitudes prises, les pratiques quotidiennes, qui font qu’il est plus facile de rester dans son coin et de proférer des excommunications, de jouer la carte de la diabolisation, que d’affronter réellement le débat. Mais, le débat est-il possible, et est-il légitime ? On doit comprendre ici l’interdit absolu qui frappe un parti défendant des thèses racistes. Et tel était bien le cas du Front National à ses débuts. Mais, le changement est aussi incontestable. Alors, se pose la question d’où placer le curseur. Il est profondément contre-productif de prétendre qu’un parti est « anti-républicain » alors qu’il donne des gages multiples de son acceptation des règles de fonctionnement de la République. Mais il est important de savoir où se trouve la limite, et surtout si une organisation reste fermement en-deçà de cette limite, ou évolue par rapport à elle. Car, la question du racisme n’est pas la seule à constituer un interdit absolu ; il en va de même de la question du communautarisme. Très clairement, aucun débat organisé n’est possible soit avec une organisation défendant un point de vue raciste, soit avec une organisation défendant un point de vue communautariste. Si l’on veut penser un espace commun entre souverainistes, il faudra être très clair sur ces deux points.

De ce point de vue, l’existence d’un espace de débat est à la fois un mode de vérification de cette limite, mais aussi peut se transformer en un instrument incitant un parti à évoluer par rapport à cette même limite. Pour ce faire, le débat n’a pas besoin d’être explicite et dans un cadre commun ; il peut pour un temps rester dans le domaine de l’implicite. De fait, si le Front National a évolué par rapport à ses thèses originelles, la « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon a elle aussi connue une inflexion sur la question de l’immigration (et sur l’intégration) et elle a adopté une position bien plus réaliste. Cela traduit le fait qu’un débat implicite s’est mis en place. Mais, on peut penser qu’un débat explicite aurait permis une meilleure clarification des positions des uns et des autres.

Une troisième réponse réside alors dans la volonté d’amener l’autre formation sur la totalité de ses positions. Ici encore, on est confronté à une « maladie infantile » des organisations : l’incapacité de reconnaître la légitimité de divergences. Il n’est pas nécessaire que les organisations adoptent le même programme, tiennent les mêmes discours, pour qu’elles puissent coopérer, et procéder par exemple à des désistements lors des élections. Mais, il est impératif que l’on sache ce qui relève de la divergence légitime et ce qui relève de l’interdit. La question du racisme, et au-delà la définition de ce qu’englobe le « peuple », c’est à dire la question du communautarisme, sont de celles qui relèvent de l’interdit. Au-delà, il convient de dire que le souverainisme s’oppose radicalement à deux idéologies, celle cherchant à fonder la communauté nationale sur des races et celle cherchant à la diviser en communautés séparées et distinctes. Le refus absolu du racisme doit s’accompagner d’un refus tout aussi absolu du communautarisme. C’est l’essence même de la cohérence souverainiste.

 

Les conditions de l’unité

On connaît la formule, mais, pourtant, jamais n’a-t-elle été autant d’actualité : « l’histoire nous mord la nuque ». Cette citation est extraite d’un ouvrage co-écrit par Daniel Bensaïd, militant et philosophe trotskyste, mort en 2010 et Henri Weber[5]. Elle ne dépare pas ici dans un texte sur le souverainisme. Peu de gens le savent, mais Bensaïd, que j’ai connu et avec qui j’ai polémiqué (sur la nature de l’URSS) en d’autres temps, était aussi l’auteur d’un livre sur Jeanne d’Arc[6]. Dans un entretien, quelque temps avant sa mort, Bensaïd était revenu sur Jeanne d’Arc et précisait son intérêt : « Jeanne d’Arc ébauche l’idée nationale à une époque où la nation n’a pas de réalité dans les traditions dynastiques. Comment germe, aux franges d’un royaume passablement en loques, cette ébauche populaire d’une idée nationale ?[7]». Fort bonne question, en effet. C’est celle du double mouvement de constitution et de la Nation et du Peuple qui était posée en réalité. Cette question, elle est à la base de la constitution du mouvement souverainiste.

Si, donc, nous voulons refuser au gouvernement d’une minorité, et l’on doit rappeler ici que les thèses européistes sont minoritaires en France, il nous faut trouver une solution qui tout à la fois unisse philosophiquement les trois courants du souverainisme et qui politiquement permette aux formations politiques incarnant ce souverainisme de coopérer dans l’arène particulière du combat politique. Sinon, les souverainistes, quoi que majoritaires, seront toujours vaincus. N’ayons aucun doute sur la volonté de nos adversaires, qui disposent de moyens puissants, en particulier en matière de presse et de médias, et qui chercheront sans cesse à diaboliser les uns ou les autres, pour continuer d’enfermer les français dans le piège qui a conduit à l’élection d’Emmanuel Macron.

Cette solution passe par la construction d’un espace de débat, un espace de controverse, permettant de construire les contacts nécessaires au désarmement progressif des réflexes sectaires. Cet espace pourrait aussi inclure des accords de désistement, ou à tout le moins des pactes de non-agression. Mais, la construction d’un tel espace exige aussi que l’on soit clair sur le refus conjoint de tout racisme et de tout communautarisme. C’est une condition absolue à l’existence et à l’efficacité d’un tel espace.

 

Notes

[1] Wieviorka M., « Deux populismes valent mieux qu’un ! », note publiée le 14 mai 2017, https://theconversation.com/deux-populismes-valent-mieux-quun-77666

[2] Voir, « Chroniques de Jacques Sapir » sur Radio-Sputnik avec Alexandre Devecchio et Jacques Nikonoff. On peut réécouter le débat ici :https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201705111031344230-france-spectre-politique-recomposition/

[3] S. Benhabib, « Deliberative Rationality and Models of Democratic Legitimacy », in Constellations, vol. I, n°1/avril 1994.

[4] Braudel F., L’Identité de la France, 3 volumes, Flammarion, Paris, 2009.

[5] Bensaïd D., Weber H., Mai 1968. Une répétition générale, Maspero, Paris, 1969.

[6] Bensaïd D., Jeanne de guerre lasse, Paris, Gallimard, « Au vif du sujet », 1991.

[7] http://www.danielbensaid.org/Il-y-a-un-mystere-Jeanne-d-Arc

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La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

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Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Publié par El Diablo

Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

Le Collectif Polex à reçu un ami revenu récemment de Damas. Il tient à conserver l'anonymat, il n'est pas toujours facile d'exprimer en France une opinion contraire à celle des gouvernants occidentaux sur la Syrie. Vous lirez ce témoignage (ci-dessous) en nous portant garant de son honnêteté.

Le Collectif Communiste Polex

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Début avril 2017, pendant 7 jours, j’ai pu découvrir la Syrie légale, celle contrôlée par le gouvernement de Bachar Al Assad. Voici quelques impressions et réflexions rapides sans prétention et loin d’un reportage ou une enquête exhaustive, ce qui me semble difficile dans ce pays en guerre depuis 6 ans. Nous avons pu obtenir le visa dans le cadre d’un voyage alliant solidarité et découverte. L’objectif humanitaire du déplacement était de faire parvenir des médicaments aux hôpitaux syriens Cela nous permettait de découvrir la vie quotidienne de ce pays martyre. Depuis l’embargo, la Syrie officielle doit acheter ses médicaments en devises au Liban.

La destruction de l’appareil productif (notamment la région d’Alep) a accentué la pénurie et le pays a du mal à couvrir ses besoins médicaux. Le groupe était formé d’une dizaine de personnes provenant de différents milieux socioculturels. Il y avait des ouvriers qualifiés, des techniciens, des fonctionnaires, des retraités, hommes et femmes. Tous se présentaient comme des amis de la Syrie et de son peuple. Ils voulaient voir sur place une réalité dont les média occidentaux dominants ne parlent pas. Le voyage avait été organisé par une petite association humanitaire de Syriens de France. Les zones parcourues s’étendent de la frontière libanaise à Damas puis de Damas à Alep en passant par Homs, et la côte méditerranéenne.

Sur certains axes, nous avons circulé dans les bus normaux, parmi la population syrienne, notamment dans le long trajet de 8 heures entre Damas et Alep. L’autoroute est parfois encore coupée et il faut faire de longs détours, d’abord par la montagne puis par le désert pour ne pas être exposés à des tirs intempestifs. Le reste du circuit, Lattaquié, Tartous, Homs, Maaloula (la cité chrétienne ravagée) a été effectué en mini bus loué par les organisateurs. Nous avons pu entrevoir la vie de cette population courageuse et qui semble unie. Damas, à notre arrivée en fin d’après-midi, souffre d’embouteillages permanents. Le centre-ville semble craquer tant la densité humaine parait importante. La présence de nombreux réfugiés provenant des zones de combat est manifeste. On s’entasse dans les appartements de la famille, des cousins, des amis. La vie est très chère et partout pauvreté mais dignité. L’artisanat, la réparation et le recyclage en tout genre permet à la population de survivre malgré les pénuries liées aux sanctions occidentales. Le soir il n’y a plus d’éclairage public et les coupures d’électricité nombreuses. Les blocs électrogènes prennent le relais chez les particuliers. L’armée arabe et nationale syrienne dite « armée du régime » et les différents groupes de défense locale sont partout. Ils sont formés par toutes les communautés avec beaucoup de jeunes certainement nouvellement enrôlés. Ces soldats ont le sentiment de se battre actuellement contre une agression extérieure. Leur solde est basse et sans commune mesure avec les salaires proposés dans les milices des groupes rebelles. Pour eux, il n’y a pas d’islamistes modérés mais de terroristes qui occupent leur pays en y créant l’insécurité. Les deux plus grandes villes du pays (Damas et Alep) sont totalement pacifiées de même que les villes de la côte et Homs. Cela ne les empêche pas d’entendre des canonnades lointaines, le survol des Mig, des hélicoptères et de subir des attentats à la voiture piégée. De temps à autre (deux fois durant notre séjour) la capitale reçoit des tirs de roquettes aveugles provenant des montagnes. C’est pour des raisons de sécurité qu’il nous fallut faire demi-tour à seulement 20 km de la cité antique de Palmyre. La présence de snipers de Daech était signalée. Dans cette zone nous avons pu apercevoir 5 puits de pétrole en flamme et une raffinerie détruite. Faute de moyen et à cause de l’insécurité les autorités laissent brûler. Cela explique la grande difficulté pour s’approvisionner en carburant. La population disciplinée ouvre les sacs aux barrages de sécurité qui ceinturent les quartiers. Sur les routes des check points distants de 5 à 10 km contrôlent les coffres des véhicules, les sacs et marchandises. Pour des échanges directs et totalement indépendants nous étions limités par la langue et seuls les chrétiens semblent avoir sauvegardé la culture francophone. Je peux citer une religieuse libanaise responsable d’un orphelinat, un homme d’affaire lié au tourisme ou des personnes âgées rencontrées librement et vraiment au hasard dans les rues de Damas. Les témoignages recueillis convergent souvent dans le même sens. Il y a eu un incontestable mouvement démocratique en 2011 que les chrétiens ont salué mais qui très vite a été pris en main par des groupes armés islamistes et djihadistes. La soi-disant opposition laïque se disputait à Istanbul, à Paris ou au Caire mais n’avait aucune représentation crédible sur le terrain. Souvent on nous a interrogés sur le rôle de la diplomatie française qui d’après eux aurait pu avoir un rôle médiateur mais qui s’est alignée sur les seuls groupes terroristes.

Nous avons pu visiter librement, sans escorte avec seulement des personnes parlant arabe, les zones libérées d’Alep Est. Nous avons pu observer les terribles destructions sur les lignes de front et l’organisation des réseaux creusés par les rebelles dans une stratégie de guerre souterraine. Les tunnels communiquaient avec les égouts où de puissantes charges explosibles étaient positionnées sous les positions tenues par l’armée régulière. Les souks et la mosquée des Omeyade ont été pillés et fortement endommagés mais déjà des jeunes de l’école technique de Damas s’affairent à des travaux de restauration. Les bâtiments publics ont été occupés par les groupes rebelles de même que certaines maisons de particuliers car elles avaient par leur position une utilité stratégique. Nous avons trouvé, dans les sous-sols du QG des fameux casques blancs mais occupés par des combattants terroristes ((Jabhat Al Nostra) au milieu des immondices, des tracts du CBRN-TF en arabe (Chemical, biological, Radiological, Nuclear) de la task force de l’OTAN. Cela prouverait que des contacts entre l’alliance atlantique et les rebelles étaient engagés pour une assistance sanitaire et logistique.

Malgré leurs victoires récentes et leur moral élevé, l’armée nationale et les différentes défenses territoriales apparaissent comme épuisées et fatigués. Ils habitent dans des abris de fortune avec un matériel dérisoire aux barrages (des Kalachnikovs et des pick-up avec mitrailleuse Doushka).

Contrairement aux légendes nous n’avons pas vu de Russes en déplacement, seulement une base près d’Alep. On nous a dit qu’après les déminages, une de leurs spécialités, ils ne feraient que de la logistique.

Nous pouvons conclure que ce voyage de solidarité n’était pas de vouloir sauver un régime politique mais l’existence même d’un état souverain que certains voudraient voir éclaté. L’état syrien est indépendant depuis 1946. Il est reconnu comme tel par la communauté internationale. Malgré toutes ses imperfections, il permettait de faire vivre en paix les diverses communautés composant la société syrienne. L’avenir appartient au peuple syrien, sans intervention extérieure, lui seul saura décider de son futur.

 

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Quand Sylvie GOULARD, nouvelle Ministre des Armées, se confiait au député Jacques MYARD : « je ne me sens pas française »…

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

Publié par El Diablo

Sylvie Goulard, nouvelle ministre des armées (source photo: le point)

Sylvie Goulard, nouvelle ministre des armées (source photo: le point)

Communiqué de Jacques Myard, député de la Nation

Un gouvernement d’opportunistes et d’idéologues !

La composition du gouvernement Macron / Philippe est l’illustration de l’incohérence et des contradictions inhérentes à la ligne politique du Président de la République.

En dehors de quelques ministres républicains comme Jean-Yves Le Drian et Gérard Collomb dont les qualités sont reconnues, ce gouvernement est un gouvernement d’opportunistes et d’idéologues !

Le ralliement d’Edouard Philippe, de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin est à inscrire dans l’ambition forcenée des intéressés qui ne pensent qu’à leur carrière, en étant prêts à toutes les trahisons, à tous les reniements ! C’est sans doute là la nouvelle morale politique voulue par le Président. Ce n’est pas la mienne !

Un seul point positif, on y verra plus clair au sein des Républicains, enfin sans eux !

Quant au camp des idéologues, on y trouve surtout des tenants de l’eurobéatitude, la nouvelle religion, ils détiennent la vérité et sont prêts à changer le peuple qui a l’insolence de ne pas voter comme ils l’ont décidé selon le fameux adage de Brecht !

Un point particulier pour Sylvie Goulard qui me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères « Je ne me sens pas française » et c’est cette personne qui est placée au ministère de la Défense rebaptisé ministère des Armées, ça promet !!!

Quant au sieur Bayrou le poussin du jour, bien connu pour son immobilisme lorsqu’il fut ministre de l’Education nationale , on est rassuré d’avance sur la fermeté qu’il va mettre en oeuvre au ministère de la justice pour combattre la délinquance!

Ce gouvernement formé de personnalités aussi disparates et en complète opposition nous réserve un concert de couacs , c’est une certitude !

Jacques Myard

SOURCE : Facebook

Jacques Myard, député de la Nation

Jacques Myard, député de la Nation

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