Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Par Karine Bechet Golovko.

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Ukraine

mardi 25 avril 2017

F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques

 
 
 
La première visite officielle, au bout de 2 ans, de la chef de la diplomatie européenne a permis de mettre les points sur les i, au cas où un doute persisterait, que certaines illusions pourraient encore brouiller le paysage. Le diagnostic a été posé froidement par F. Moghérini: l'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Sont-elles seulement encore des partenaires, ou seulement des voisins ...
 

 
Les relations entre l'UE et la Russie sont au plus bas niveau qu'elles n'aient jamais connues. Ce constat vaut pour les relations internationales en générale entre le bloc américano-centré et la Russie. Comme le déclarait S. Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, elles se sont fortement dégradées par rapport à l'époque de la guerre froide:
"Sans aucun doute, c'est pire maintenant ... A l'époque, il existait deux Empires: occidental et soviétique, chacun d'eux développait des conflits avec son adversaire sur le terrain d'un pays tiers. Mais jamais à ses frontières et jamais frontalement. Même la rhétorique publique était plus légère. A l'époque, les deux clans ne dépassaient pas les limites établies. Aujourd'hui, il n'y a plus aucune règle."
La visite de F. Mogherini fut une impasse, une impasse repoussée pendant deux ans. L'accueil fut réglementaire et froid, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo de la première conférence de presse (traduction en anglais):
 
 
Cette froideur réciproque a été relevée dans la presse française, dans l'article du journal Le Monde qui commence très justement par cette phrase:

Les formes ont été respectées.

Pour finalement ne déboucher sur aucun dialogue constructif, chacun restant sur ses positions:
Mais sur le fond, la rencontre a plutôt donné lieu à un dialogue de sourds.
La conférence de presse finale montre en effet l'irréductibilité des positions européenne et russe:
 
 
Si chacun invoque le caractère obligatoire des accords de Minsk, comme à chaque fois, le sens attribué à cette déclaration n'est pas le même de part et d'autre. Pour la Russie, l'UE doit faire pression sur l'Ukraine pour qu'elle commence à les mettre en place. Pour l'UE, la Russie est responsable de leur échec et tend à la faire passer du rang de garant à celui de partie.
 
Bien sûr, il y a la lutte contre le terrorisme, qui a été récemment timidement réactivée, selon S. Lavrov. Mais de toute manière toute coopération réelle est impossible en raison des positions différentes concernant le sort d'Assad en Syrie et l'impossibilité pour l'Occident de reconnaître à la Russie un rôle de partenaire, qui sous-entend la reconnaissance de l'égalité. C'est pourquoi lorsque S. Lavrov invoque un dialogue à égalité, sans que personne ne donne de leçon ... ce dialogue ne débouche sur rien. L'UE ne veut parler à égalité avec la Russie.
 
Et lorsque S. Lavrov invoque du bout des lèvres et très professionnellement l'ouverture de la Russie, la possibilité de développer avec l'UE des relations stratégiques plus profondes, F. Mogherini met les points sur les i, de manière somme toute assez peu diplomatique:
« Ce serait surréaliste de nous considérer comme des partenaires stratégiques et d’avoir adopté des sanctions réciproques. »
Et comme elle insiste sur le fait que les sanctions européennes sont liées au rattachement de la Crimée à la Russie qu'elle qualifie d'annexion, il est évident que la Russie et l'UE ne seront plus des partenaires stratégiques pendant de nombreuses années. 
 
La Russie a beau appeler à plus de sérénité dans l'appréciation des faits qui ont conduit au coup d'Etat constitutionnel en Ukraine et au rattachement de la Crimée, l'Occident - et l'UE en tête - sont dans une logique différente. L'Ukraine doit être une victime car elle est un instrument qui permet de tenter de freiner le retour de la Russie sur la scène internationale et de justifier la coalition atlantiste. Aucun acteur n'abandonnerait de lui-même le pouvoir qu'il possède: l'UE joue le rôle du pion au service du clan atlantiste dans la région.
 
 
 
Lire la suite

Comment Macron a-t-il pu être possible? Par Karine Bechet Golovko.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République

lundi 24 avril 2017

Comment Macron a-t-il pu être possible?

 
 
 
Les nécrologies exigent un style bien particulier, trouver l'équilibre entre la mémoire du défunt et la douleur des survivants, tout en restant dans les limites de la décence. Finalement, ce n'est pas la meilleure façon de décrire ce qui s'est passé hier, la décence n'est plus de mise, l'on en a soupé. De toute manière, ce pays continuera certainement encore à s'appeler la France, la marque est vendeuse. 
 
Quelques remarques sur un suicide passé inaperçu. Tout le monde n'est pas autorisé. Entrée réservée aux incensés. 
 

 
Le Loup des steppes semble de circonstances. Propos préalables:
"Tu avais en toi une vision de l'existence, une foi, une exigence. Tu étais prêt à t'engager, à souffrir, à faire des sacrifices. Mais petit à petit, tu as remarqué que le monde n'exigeait de ta part aucun engagement, aucun sacrifice, aucune attitude de ce genre. Tu l'as compris: l'existence n'est pas une épopée avec des héros et des grands personnages; elle ressemble au contraire à un joli petit salon bourgeois où l'on se satisfait pleinement de manger et de boire, de déguster le café en tricottant des chaussettes, de jouer au tarot en écoutant la radio. Quant à celui qui est animé de désirs, qui porte en lui autre chose, la grandeur héroïque et sublime, le culte des grands poètes ou celui des saints, c'est un fou et un Don Quichotte."
Hermann Hesse l'avait parfaiement exprimé, notre société l'a porté à son comble. Les héros sont au placard et ressortis par les uns et les autres en fonction des nécessités du moment, sans en avoir pour autant la carrure, ni même tenter de l'avoir. Des années de travail minutieux de démontage ont enfin porté leurs fruits. L'ère des commerçants est arrivée, celle qu'ils n'ont pu mettre en place après la Monarchie. La revanche de la médiocrité, le culte du vide centré sur soi pour ne pas voir la désolation au-delà de son nombril. Félicitations, Macron incarne et portera parfaitement ces aspirations.
 
Comment en sommes-nous arrivés là? En plusieurs étapes.
 
La fin de l'Etat national
 
La fin de l'Etat national a été décrété après la Seconde guerre mondiale. L'Etat n'est plus l'affaire d'un peuple, d'un territoire, d'une histoire. L'Etat est "communautarisé", il est ce que la Communauté internationale accepte qu'il soit. Certains ont donc le droit d'exister, d'autres non, mais en aucun cas ce n'est au peuple de cet Etat d'en décider. L'Etat est un instrument du droit international. Une coquille vide qui est appréciée formellement. L'Ukraine doit exister comme Etat, alors que la Yougoslavie n'en a pas le droit. L'existence de l'Etat n'est plus liée à un critère juridique, celui de l'efficacité globale du système juridique dans le pays, mais son existence est politique, voire idéologique, indépendante de la réalité nationale.
 
Au niveau national, l'Etat a été vidé de son sens, tout au moins en Europe. Traditionnellement, l'Etat servait à protéger une population contre des dangers extérieurs visibles, les guerres, et à l'intérieur à permettre le développement de la société. A l'extérieur, les guerres traditionnelles ont été bannies du territoire européen, ce qui rend, dans l'inconscient collectif, l'Etat avec ses frontières inutile. L'UE a continué à relativiser la notion de frontière, la montée du terrorisme international a permis de démontrer que l'Etat, à force de "rationnalisation" et de réductions d'effectif, n'est plus apte à lutter contre les menaces extérieures et les vagues d'immigrations rebaptisées "migrants" attribuent à n'importe quel groupe étranger le droit de franchir les frontières, qui ne sont plus des barrières. A l'intérieur, la société civile et le business sont censés être plus efficaces que l'Etat. Cette évolution est logique. A l'ère des commerçants, les barrières doivent être levées, la mondialisation doit permettre le développement du business et les êtres humains, après des années de réforme de l'éducation et la diffusion massive des réseaux sociaux, ne sont que des instruments de ce nouveau paradigme. Ils ont le droit d'aller à l'étranger, de monter leur business, de faire de l'argent. Que peuvent-ils vouloir de plus? Posséder pour ne plus être.
 
La démission des élites politiques
 
Ces élections marquent également la fin du système des partis politiques et de la classification droite gauche. La véritable frontière qui traversait les partis en les subdivisant en partisans d'une vision globale et ceux d'une vision nationale est aujourd'hui affichée. Le Parti socialiste et Les républicains ne se relèveront pas de cette défaite, qui est avant tout celle des partis "d'avant". 
 
Il est vrai que le paradigme gauche/droite ne correspond plus depuis longtemps aux véritables questions qui se sont posées à la société française, depuis Maastricht. Il était utile justement pour cela, pour que ces questions soient évacuées hors du débat politique et posées comme un fait acquis. Une personne sérieuse ne discute pas de l'Union européenne, de l'euro, des sanctions, de l'accueil des migrants. Le dogme est posé. Aucune élection ne peut risquer de le remettre en cause, les candidats s'interchangent dans ce cadre non-dit et puissant.
 
Le format Macron / Le Pen au deuxième tour est un coup magistral, car c'est la seule configuration qui permette au clan global de remporter ouvertement une élection, chacun de droite et de gauche peut le rallier en toute tranquilité d'esprit: le fumeux ralliement national contre le Front est censé les absoudre par avance. Finalement, ils ne trahissent pas, au contraire, ils sauvent la France. C'est beau. Non seulement ça ne leur coûte pas cher, mais en plus ils peuvent même espèrer ne pas tomber du bateau.
 
L'intronisation du nouveau paradigme sur la place publique a été possible en raison de la démission des élites nationales. Ces élites qui ont accepté au fur et à mesure les règles du jeu qu'elles ne posaient pas, passant du compromis à la compromission. Qui ont accepté de jouer la carte du renoncement en vue d'un intérêt personnel: rester dans l'élite. Celui qui critique le système mis en place est soit un fou, un Don Quichotte, soit un extrémiste. Les partis politiques et leurs dirigeants viennent de payer le pris de leur compromission. Ils sont devenus tellement faibles, qu'ils sont inutiles, les masques ont pu tomber.
 
Des règles du jeu inéquitables
 
Ces élites politiques, bien nourries et habituées à l'être, ont oublié ce qu'est le combat. Il n'y a plus de dangers visibles et identifiables, le pays ne va pas être envahi par une armée étrangère, alors quoi faire? L'on peut jouer entre soi, il n'y a pas de conséquences, rien n'est grave. L'invasion par les vagues migratoires est difficilement critiquable si l'on ne veut pas être marginalisé, voire poursuivi. Les terroristes que l'on ne combat pas réellement sont étiquetés "opposants" ou " Daesh" selon le pays et frappent toujours où il faut et quand il faut. La pression est maintenue sur la société, qui est ainsi prête à accepter n'importe quelle restriction à sa liberté réelle en contre partie d'une protection virtuelle.
 
Et cela marche parce que pour le clan globaliste il n'y a pas de règles, pas de limites autres que la victoire. Rien n'est sacré. A la guerre comme à la guerre. Or, notre élite politique n'est pas en guerre, pas plus que nous ne le sommes nous mêmes. Ils ont pu sacrifier la liberté et la pluralité des médias, qui est un des fondements de la société démocratique. Ils ont pu ouvertement instrumentaliser la justice, dont l'indépendance - du politique et non de l'Etat - est une condition de base de l'Etat de droit. Leur démarche est destructrice, car elle est révolutionnaire: détruire ce qui est, pour finaliser ce monde nouveau. Et nous regardons en relativisant.
 
Nos élites politiques continuent à se mettre au garde à vous face à la menace du Front national. Avant même l'annonce des résultats officiels, chacun appelant à voter Macron, posant sur la tombe de la Ve République des armes trop lourdes, encombrantes, qu'ils ne savent de toute manière plus manier. Et soulagés de n'avoir pas à le faire. A se battre. A gouverner. L'on va pouvoir reprendre les discours et les postures.
 
Ces élections ont ouvert la voie au refondement de la société. La nouvelle société qui s'annonce, personnellement, ne me plait pas. On la connait déjà. La méthode est trotskyste, le fond est Rothschild. Un régime libertaire-totalitaire. Il a été rendu possible car nous ne nous sommes plus battus. Car nous ne savons plus nous battre. Car pour toute une partie de la société, la France est quelque chose de plus ou moins sympa, selon ce qu'elle apporte, mais ne fait partie ni de son sang, ni de sa chair. Alors qu'y a-t-il à défendre? 
 
Ce système était déjà moribond, il est tombé. Difficile de le regretter. Mais ce qui va suivre n'engage guère plus à l'optimisme. Les Empires sont tombés. Les cultures ne sont pas éternelles, elles disparaissent dans les livres d'histoire. Certes, mais il n'est jamais gai d'aller à un enterrement.
 
Aujourd'hui pleurons le défunt. Demain, il faudra se lever.
 
PS: L'on notera avec surprise à quel point les résultats officiels correspondent à ceux annoncés par les médias dès 20h, qui ne suivaient absolument pas l'évolution en temps réel du décompte des voix fait par le Ministère de l'intérieur, qui donnait Marine Le Pen largement en tête jusqu'à 23h30. Comme s'ils savaient que ça ne servait à rien.
 
 
Lire la suite

Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.

24 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Bonjour

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », après avoir proposé deux conférences fondamentales cette saison – la première sur l’immigration et la seconde sur le chômage – continue à explorer les sujets fondamentaux auxquels notre société est confrontée.

Dans la période particulière que constitue les élections présidentielles et législatives, notre association propose deux sujets au combien importants qui devraient être au cœur du débat politique actuel : il s’agit de la sortie de l’Union européenne et de l’Euro, et de la sortie de l’OTAN.

 

  1. Le mercredi 26 avril 2017 de 18h à 21h à la maison des associations de Nice Garibaldi, un débat contradictoire opposera Etienne Chouard à Yves Bertoncini sur l’avenir de l’Union européenne et de l’Euro.

 

 

Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.
  1. Le vendredi 28 avril 2017 de 18h à 21h à la maison des associations de Nice Garibaldi, une conférence/débat sur la nécessité de sortir de l’OTAN.

 

 

Deux conférences importantes à Nice. "L'avenir de l'Union Européenne et de l'euro" le mercredi 26 avril. "Faut-il sortir de l'OTAN" le vendredi 28 avril.

Cinq intervenants issus d’organisations différentes - qui ont en commun la défense de notre indépendance et de notre souveraineté – parleront de ce sujet afin d’alimenter le débat. Nous sommes dans une période de transition, deux choix sont possibles : soit la gouvernance mondiale qui détruit la souveraineté des peuples pour soi-disant apporter la paix (on voit le résultat en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine,...) ; soit revenir au droit international et au principe de "l'Auto détermination des peuples" garantis par la charte de l'ONU. Nous sommes dans ces moment particuliers de l’histoire où les choix ne sont pas définitifs.

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Ceci est aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Modalités d’inscription

 

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à ces conférences !

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence

et

  • soit

« Je m’inscris à la Conférence organisée par le CNR le 26 04 2017 »

  • soit

« Je m’inscris à la Conférence organisée par le CNR le 28 04 2017 »

  • soit

« Je m’inscris aux 2 Conférences organisées par le CNR les 26 et 28 04 2017 »

 

  • Par courrier postal : CNR 06 7 rue Pierre Mellarède 06100 Nice
  • Par courrier électronique : contactcnr06@laposte.net
  • Par téléphone ( SMS ou message enregistré) : 06 82 97 97 77

 

 

Bien cordialement.

Lucien Pons,

Lire la suite

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran Pepe ESCOBAR

11 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Terrorisme

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran  Pepe ESCOBAR

9 avril 2017

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran

Pepe ESCOBAR

Le commandant du CENTCOM (Commandement central des États-Unis, le Pentagone), le général Joseph Votel, s’est pris pour la réincarnation du Docteur Folamour devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, mercredi dernier. « Nous devons chercher des opportunités de déstabiliser l’Iran, que ce soit à travers des moyens militaires ou d’autres méthodes. »

Si orwellienne notre époque soit-elle, cette phrase se classe au rang des déclarations de guerre. Avec pour conséquence la destruction par le vide de l’accord sur le nucléaire passé avec l’Iran, à l’ONU, à l’été 2015.

Joseph Folamour ne s’est pas donné la peine de mâcher ses mots.

L’Iran est une des plus grandes menaces auxquelles les USA sont confrontés aujourd’hui (c’est la doctrine officielle du Pentagone qui le dit ; il vient en quatrième position, après la Russie, la Chine et la Corée du Nord). L’Iran a développé son « rôle déstabilisateur » et constitue « la plus grande menace de long terme à la stabilité » de tout le Moyen-Orient.

L’Iran est perfide ; « Je pense que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise ». Et c’est « une zone située entre la concurrence normale entre pays – qui s’arrête juste aux portes de conflits ouverts ».

L’Iran est impliqué dans des « mesures de facilitation d’aides létales » ; l’utilisation de « forces par procuration » ; et nombre de « cyber-activités ».

Les USA n’ont pas « vu d’amélioration dans le comportement de l’Iran ». Le garçon/pays turbulent en question pose encore « des menaces crédibles » à travers « son potentiel nucléaire » et son « robuste » programme de missiles balistiques.

Donc, en voilà assez ; nous allons les dégager.

Le djihad sans fin du CENTCOM

Une réponse simple consisterait à caractériser cette crise de colère infantile d’homme de main mafieux, comme un cadeau offert au monde par le fonds en pétrodollars de la Maison des Saoud.

Ou de se rappeler que Joseph Folamour s’adressait précisément à ceux-là même qui, malgré les rapports accumulés au fil des années des dix-sept agences de renseignements des USA selon lesquels l’Iran n’a pas, et ne prévoit pas d’avoir d’armes nucléaires, dénoncent quand même « la menace nucléaire » iranienne.

Mais la réalité dépasse toujours la fiction. État islamique/Daech en personne a sorti une vidéo en farsi – avec un message destiné au guide suprême, l’ayatollah Khamenei – déclarant la guerre à l’Iran parce que ce sont des apostats chiites et parce qu’ils « tolèrent » les juifs.

Non, ce n’est pas un sketch des Monty Python. En fait, nous dérivons vers une situation de plus en plus curieuse, celle d’un CENTCOM qui a envahi et occupé l’Afghanistan et l’Irak ; qui a distribué la mort et la destruction gratuitement ; qui a provoqué une crise monumentale, avec des myriades de réfugiés à la clé ; qui est de nouveau en guerre en Irak ; qui cherche encore à tout prix un changement de régime en Syrie ; qui « dirige en arrière-plan » la destruction du Yémen par l’Arabie saoudite, et qui se retrouve aujourd’hui, de facto, ouvertement, l’allié objectif de Daech – qu’il a laissé suppurer pendant des années – contre l’Iran.

Appelez ça le djihad du CENTCOM, si vous voulez.

La performance de Joseph Folamour a eu lieu juste au moment où l’axe néocon/libéralcon, qui colporte sa russophobie hystérique – et son iranophobie – dans tous les couloirs de Washington DC et au delà, venait de savourer un bonbon géopolitique : le président iranien Hassan Rohani rencontrant le président russe Vladimir Poutine, dans le magnifique Grand Palais du Kremlin à Moscou. En termes néocon, traduisez par « les mollahs » rencontrent « Hitler ».

Certains développements étaient prévisibles ; le ministre des affaires étrangères Javad Zarif a confirmé que l’armée russe a l’autorisation d’utiliser des bases iraniennes « au cas par cas » – essentiellement contre des djihadistes en Syrie, comme en août dernier, quand des bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 et des Su-34 ont conduit des missions à partir de la base de Hamadan.

Mais, comme Rohani et Poutine l’ont clarifié, les rencontres ont dépassé la simple coopération militaire dans une vraie guerre de terrain contre la terreur.
Le partenariat comprend aujourd’hui une augmentation du volume des échanges commerciaux ; des échanges scientifiques ; la construction par la Russie de deux nouvelles centrales nucléaires civiles à Bushehr, le site du premier réacteur iranien ; l’adhésion prochaine de l’Iran à l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO) ; et dans un avenir proche, la possibilité d’une aide russo-chinoise aux institutions bancaires iraniennes.

Alors que l’équipe de la Maison-Blanche tente de se mettre d’accord avant la première visite officielle du Secrétaire d’État « T-Rex » Tillerson en Russie, dans deux semaines, les ouvertures russes à l’Iran sont présentées comme un des obstacles-clés à un accord – avec le vieux slogan de l’« agression russe » en Ukraine, en Europe de l’Est et dans le cyberespace.

Pour le Pentagone, la coopération russo-iranienne est une abomination – en Syrie ou ailleurs, particulièrement après la bataille d’Alep. De plus, il se trouve que cela se raccorde particulièrement bien à la vision du monde du Richelieu/Machiavel de la Maison-Blanche, Steve Bannon ; Bannon était officier naval à l’époque de la crise des otages américains en Iran, et considère autant l’Iran comme une menace existentielle que les huiles du Pentagone.

Ainsi, le tableau vendu aujourd’hui à l’opinion publique américaine ne pourrait pas être plus effrayant ; l’Iran « déstabilise » l’intégralité du Moyen-Orient pendant que la Russie « déstabilise » l’Europe de l’Est, l’ouest des Balkans, l’Ukraine, en fait la planète entière.

Quel accord sur le nucléaire ?

Au moins, la feuille de route de Washington sur l’Iran est étalée au grand jour ; plus – et de très lourdes – sanctions ; un harcèlement non-stop couplé à une propagande constante, à destination de l’opinion publique occidentale ; des opérations secrètes et enfin, la possibilité d’une guerre ouverte.

Le sénateur Bob Corker, secrétaire du Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, soutient avec zèle le projet de loi intitulé « Contrer les activités de déstabilisation de l’Iran » qui, s’il est approuvé, annulera l’engagement des USA dans l’accord sur le nucléaire avec l’Iran parrainé par l’ONU ; requalifiera le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran en organisation terroriste, et ouvrira les vannes d’une nouvelle salve de sanctions.

Mais tout cela pourrait tout aussi bien se résumer au cas du chien qui aboie, mais ne mord pas. Tous ceux qui ont compris la direction du vent, à Washington, savent que le partenariat stratégique russo-iranien est l’un des trois points-clés, avec la Chine, de la plus grande aventure du jeune XXIe siècle : l’intégration eurasienne, avec la Russie et l’Iran en pièces maîtresses de l’échiquier énergétique et la Chine en locomotive d’investissements. Et il n’y a pas grand-chose que les USA puissent faire pour empêcher cela.

Encore cette fois, les chiens de la diabolisation aboient, la caravane eurasienne passe.

Pepe Escobar

Le 16 mars 2017

© Sputnik/ Vladimir Fedorenko https://sputniknews.com/columnists/201703311052129206-pentagon-daesh-war-iran/

Note du traducteur

Ajoutons à ce qui précède une information donnée par Pepe Escobar sur Facebook le 31 mars :

La Russie et l’Iran contournent le dollar

« Le système de paiements russe Mir va être connecté au Shetab iranien (Interbank Information Transfer Network, un réseau concurrent du système Swift) ’pour que les touristes puissent tranquillement utiliser les distributeurs automatiques de billets pendant leur visite de l’autre côté’, selon les mots du gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Valiollah Seif.

La Russie et l’Iran commenceront bientôt à régler des transactions en rials et en roubles, contournant le dollar américain et ’stimulant les échanges commerciaux et les volumes d’imports-exports’.

Tout cela est inscrit dans la déclaration jointe de 16 pages – ’Vers une coopération stratégique générale’ – signée par Poutine et Rohani à Moscou.

Rien d’étonnant à ce que le Pentagone veuille la guerre. »

Traduction Entelekheia http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

»» http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

URL de cet article 31730

 

 

Lire la suite

[Vidéo]Trump dans le bourbier syrien, par Bassam Tahhan

9 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Lire la suite

Pétition adressée à France Télévision . " Pour les présidentielles : NOUS VOULONS UN AUTRE DEBAT A 11 !

8 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation .

 
 

Depuis le mardi 4 avril 2017, la campagne des présidentielles est devenue enfin intéressante et tend vers un peu plus de démocratie.
En effet, ce soir là, pas moins de 9 millions de Français ont regardé le débat en direct ou en replay et ont pu constater qu'il n'y avait pas de "grands " et "petits" candidats mais onze candidats de même importance.

Chacun a pu enfin juger de la qualité des femmes et des hommes qui se présentent.
Chacun a pu enfin commencer à se forger un début d'opinion sur les idées et les programmes de tous les candidats et pas de quelques "favoris" des instituts de sondages ou de certains grands médias au service des multinationales.

Ces 9 millions de personnes attendent maintenant la suite des débats car tous les sujets importants n'ont pas pu être abordés le 4 avril.

Pour combattre l'abstention massive prévue,
Pour apporter aux 50% de citoyens indécis des informations indispensables,
Pour faire vivre la démocratie...

il est indispensable qu’un deuxième débat, au moins, ait lieu sur une chaine publique ou à défaut sur une chaine privée à une grande heure d’écoute entre les 11 candidats.

Signez et diffusez la pétition pour que ce débat ait lieu et réclamez-le par tous les moyens que vous jugerez utiles !

Pour la démocratie, pour nos concitoyens et pour notre avenir commun !

rps.fiers@gmail.com

http://rassemblement-du-peuple-souverain.com/

Lire la suite

BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE. Par Erwan Castel.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme

Erwan Castel
Photo : Yana Basha

 
L’image contient peut-être : 1 personne, assis
Erwan Castel

BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE

Au lendemain de l'attentat terroriste meurtrier qui a frappé la Russie dans son coeur historique et symbolique de Saint Petersbourg, la lie politico-médiatique française, étrons d'élite de la "société du spectacle" occidentale ne bouge pas...

Où sont les "Charlie" et les "Je suis Saint Petersbourg" ?

De la Mairie de Paris à la porte de Brandebourg les officines occidentales s'étaient empressées lors des derniers attentats d'exprimer une solidarité légitime avec les pays frappés en leur coeur par la pire lâcheté meurtrière existante...

Mais hier et aujourd'hui, alors que la Russie pleure ses victimes...

Rien !

Ce silence insultant la Russie n'est pas nouveau, souvenons - nous par exemple de la disparition tragique des chœurs de l'armée rouge en début d'année. Mépris total de la majorité des francais à commencer par le Tartuffe qu'ils ont choisi comme maître.

Cela prouve 2 choses :

1 / Que la russophobie portée par la propagande de guerre occidentale à complètement conditionné la majorité des francais qui nouveau sont plus que des moutons débiles.

2 / Que les manifestations "Je suis Charlie" and Co présentées comme des élans humanistes libres des citoyens de la "patrie des droits de l'Homme", n'étaient en fait que des bouffonneries d'esclaves sortant les mouchoirs de leur maître.

Mais souvenons nous aussi des milliers de fleurs déposées à Moscou devant les ambassades de France, de Grande Bretagne ou d'Allemagne lors des précédents attentats...

C'est cela que je veux retenir...

Car en Russie, la compassion n'est pas un cirque organisé pour créer une diversion politicienne par des bouffons médiatiques meneurs d'un troupeau abruti qui descend dans la rue comme le cochon dans sa fange....

Ici pour leurs peuples de la Fédération de Russie et leurs frères du monde slave, la compassion est un acte de conscience, libre et individuel, et qui n'obéit qu'à un appel du Cœur et non à une mode dont le cynisme invite les assassins Netanyahu ou Porochenko à déposer des fleurs de sang tandis que leurs soldats massacrent des populations civiles.

Au lendemain des attentats du Bataclan, dans Donetsk bombardée par une armée ukrainienne que la France subventionne (via le FMI et l'UE), des amis m'ont salué avec tristesse et condoléances. Malgré ses malheurs, la population du Donbass reste attentive à la destinée des autres peuples européens, humblement, sans gesticulations ostentatoires, mais toujours avec la main sur le coeur.

J'imagine déjà la prochaine défécation du torchon "Charlie Hebdo" pour lequel des milliers de russes sont venus fleurir l'ambassade de France au moment des attentats qui l'ont frappé.

Les occidentaux en général et les français en particulier dans leur servitude volontaire me font parfois vomir de honte car ils se déshumanisent totalement, rabaissant leur sens critique, leur liberté de conscience et leur intelligence de coeur bien en dessous de ceux des animaux qui nombreux, sont capables de nous donner des leçons de compassion quotidiennes.

Et j'ai peur que les résultats de la reptation présidentielle en cours ne confirment bientôt mon aigreur matutinale.

Ce matin je suis allé déposer une fleur sur le placître de l'église locale, pour me réconcilier avec l'humanité, étouffer ma colère et remercier le peuple russe du Donbass de m'offrir à chaque instant la liberté et l'humanisme que nombre des miens ont trahi et perdu....

Aujourd'hui je ne suis pas plus "Saint Petersbourg" que je n'étais "Charlie" en 2015, je veux juste être "humain"....

Erwan Castel

Lire la suite

Que penser contre le Système ? (E. Leroy)

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Que penser contre le Système ? (E. Leroy)Que penser contre le Système ? (E. Leroy)

« Depuis l’effondrement, programmé, de l’Union soviétique en 1991, le monde qui apparemment s’ordonnançait jusqu’alors entre deux pôles antagonistes, Washington contre Moscou, le libéralisme contre le marxisme, la « liberté contre l’oppression » etc. se trouva tout à coup univoque, unipolaire et pour tout dire sorti de l’Histoire comme avait pu le penser Fukuyama.

Le principe de vie détestant l’unipolarité – relisons Hegel – repose toujours sur une dualité, une dialectique, ainsi que serait la vie sans la mort, le bien sans le mal, le plus sans le moins, le Yin sans le Yang etc.

J’avoue avoir cherché et attendu depuis cet effondrement géopolitique majeur, la résurgence d’une pensée alternative à l’idéologie du Système et le moins que l’on puisse dire est que l’encéphalogramme semble désespérément plat. Bien évidemment, les penseurs du Système sont parfaitement conscients de cet état de fait et ils savent aussi qu’ils ont besoin d’une altérité – on ne se pose qu’en s’opposant – et c’est pourquoi le Système s’est façonné un ennemi, le terrorisme islamique, figure commode, à la fois virtuelle et réelle, qui autorise et légitime toutes les guerres de conquête et de déstabilisation sur les territoires où sont présentes des communautés musulmanes, de la Chine à l’Europe, en passant par la Russie, la Birmanie, l’Indonésie, l’Iran, le proche et le Moyen-Orient, l’Afrique…

En créant ce Golem, les néo-conservateurs états-uniens, fidèles à la pensée de Carl Schmitt, désignent l’ennemi pour orienter les peuples sous leur domination idéologique vers une confrontation programmée entre les peuples « occidentaux » – c’est-à-dire adhérant à l’idéologie occidentale et les peuples vivant leur foi dans l’Islam, quelle que soit sa forme, chiite, sunnite ou autre.

Avant de partir à la recherche de ce que pourrait-être une alternative au Système, essayons déjà de définir ce qu’il est :

Qu’est-ce que le Système ?

Il s’agit d’une oligarchie marchande née à Londres au tournant du XVIème siècle et qui sous l’inspiration de l’un de ses promoteurs, Walter Raleigh, auteur du célèbre aphorisme « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même » inventa l’idée de la soumission des peuples, non plus seulement par la guerre, mais par tous les moyens possibles, y compris le commerce. Le parangon de cette politique fut la mise en place de la « diplomatie » de la canonnière qui existe toujours aujourd’hui mais sous des formes plus subtiles ainsi que l’a parfaitement analysé Hervé Juvin dans son remarquable petit opuscule que je vous recommande La guerre du droit pénal aura-t-elle lieu ?

Cette oligarchie a prospéré au fil des siècles et forte de la puissance financière qu’elle s’est donnée, se sert des Etats qu’elle a subjugués ou conquis pour faire avancer ses pions et progresser vers le but ultime qui est la création de ce gouvernement mondial qu’ils tentent par tous les moyens d’imposer.

La meilleure façon de dissimuler quelque chose consistant à l’étaler sous vos yeux, l’oligarchie anglo-saxonne a choisi une idée simple pour faire avancer son projet en appliquant le principe de la conspiration ouverte (open conspiracy) tel que l’a théorisé l’auteur de science-fiction britannique H.G Wells. Cette excellente méthode permet de stigmatiser les adeptes du complotisme en sciant l’argument premier du secret et de la dissimulation qui définit le complot. Il n’y a pas de complot puisque les sectateurs de la gouvernance mondiale ne se cachent pas et même, revendiquent fièrement leur volonté de « gouvernance mondiale ».

Enfin, pour achever de manière négative la définition du Système, que l’on pourrait appeler plus justement l’idéologie anglo-saxonne, je réfute les arguments de ceux qui pensent que le Système serait animé par une idéologie juive. D’abord parce que le monde juif est infiniment plus complexe et fragile que ne le pensent généralement les antisémites primaires et ensuite parce que la simple observation de cette conspiration ouverte montre que si des Juifs sont présents parmi celle-ci, elle comprend également des catholiques, des orthodoxes, des protestants, des musulmans, des shintoïstes, des bouddhistes, des animistes, des athées, des gnostiques, des libres penseurs…

Bref, ce qui définit les adeptes du Système ce n’est pas l’appartenance à une religion ou une spiritualité quelconque, c’est l’adhésion totale à une caste et à son principe existentiel : la mise en esclavage de l’humanité sous leur férule, et avec un moyen simple comme l’œuf de Collomb : la servitude par la dette. Dette des Etats, dettes des entreprises ou des collectivités, dettes des individus, l’accumulation abyssale de ces trilliards d’euros ou de dollars dus à des entités largement anonymes est le principal vecteur du Système pour nous enchaîner de manière irrémédiable. Le suffixe « diable » étant le mot ad hoc.

Ayant défini sommairement le Système et son but, quelle pourrait, devrait être l’alternative à celui-ci ?

Quelle alternative contre le Système ?

Les deux armes principales du Système sont la séduction et l’anathème. Elles sont utilisées aussi bien à l’échelle individuelle qu’au niveau des organisations ou des Etats souverains (Etats dits voyous). Et elle peut bien sûr mener jusqu’à l’écrasement d’un chef d’Etat et de son peuple, l’Irak et la Libye en étant des illustrations récentes. Pour les individus, la mort sociale dans un premier temps par l’ostracisme, voire la disparition pure et simple quand cela ne suffit pas.

La séduction se fait par la promesse d’abondance et de consommation sans frein et d’une pseudo liberté individuelle (« chacun fait, fait, fait, ce qui lui plaît, plaît, plaît »). Au niveau étatique, la séduction se pratique par la promesse d’une vie sociale hors normes et des avantages qui en découlent pour la nomenklatura qui dirige et la menace d’en être exclu ou puni en cas de refus d’obéissance.

L’anathème est jeté sur toutes les personnes ou les organisations qui représentent un danger ou un frein à la réussite de la fragmentation des sociétés et des peuples, condition sine qua non pour parvenir à la domination totale de l’humanité.

Ces deux armes sont redoutables et remarquablement efficaces. La promesse d’abondance maintient les classes moyennes occidentales, qui en bénéficient encore un peu, dans la conviction qu’il ne faut surtout pas changer pour des idées alternatives qui risqueraient de faire perdre le peu qui reste, mais elle agit aussi comme un aimant phénoménal pour les populations déshéritées du quart-monde à qui les tenants du mondialisme promettent le paradis sur terre après avoir organisé leur déstabilisation par la guerre ou la prédation économique et en favorisant leur émigration vers un occident mythifié dans lequel elles seront transformées en esclaves du capital et dont la force de travail vendue à bas coût permettra de mieux paupériser les sociétés autochtones.

L’anathème quant à lui procède de la mise en place de mythes incapacitants consistant à revêtir d’une tunique de Nessus l’adversaire idéologique afin de le vouer aux gémonies et à l’opprobre public. Pour cela, le Système crée une chaine de causalité entre les valeurs traditionnelles et inverse leur sens en les polarisant de manière négative. Ainsi, l’Eglise catholique qui est en faveur de la famille traditionnelle subit-elle des attaques sur la pédophilie, réelle ou supposée, de certains de ses membres afin de mieux promouvoir la théorie du genre. De même, cette chaîne de causalité sera utilisée aussi contre les mouvements populistes, classés à gauche ou à droite, et ils seront stigmatisés pour leur volonté de défendre les peuples contre l’oligarchie. On leur jettera alors la tunique de Nessus du nationalisme, c’est-à-dire du nazisme, donc de la Shoah etc. (reductio ad hitlerum).

L’alternative doit donc s’opérer en retournant les armes du Système contre lui et en se réappropriant l’art de la séduction et la pratique de l’anathème pour diaboliser l’ennemi.

Concernant la séduction, celle-ci s’exerce par l’exemplarité, l’attractivité et le faire-savoir, ou la propagande si vous préférez. En la matière, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître aux Anglo-Saxons un savoir-faire indéniable. Que ce soit à Londres depuis le XIXème siècle où les bourgeoisies compradores du monde entier envoient leurs rejetons pour se former, voire se conformer à l’idéologie marchande ou à New-York qui a partiellement remplacé la matrice londonienne dans le mythe de la nouvelle Rome éclairant les nations, les Anglo-Saxons ont su créer une ambiance attractive (mode, dynamisme, originalité, tendances, futurisme, créativité, innovation…) pour drainer une bonne partie des élites mondiales et les asservir à leur cause.

Objectivement, et sauf méconnaissance de ma part, je ne connais pas un pays dans le monde qui incarnerait aujourd’hui une altérité attractive au monde anglo-saxon et susceptible de subjuguer les masses occidentales lobotomisées.

Si l’on prend les trois grands pôles qui seraient susceptibles de jouer le rôle de cette altérité, l’Inde, la Chine et la Russie, je ne crois pas que l’un d’entre eux puisse prétendre aujourd’hui, en qualité de modèle à suivre, jouer le rôle d’alternative au Système. Que ce soit par le niveau de vie de la majorité de leurs populations qui reste encore largement inférieur au niveau de vie occidental ou par le fossé culturel qui sépare la Chine et l’Inde du mode de vie occidental actuel, aucun de ces grands pays ne peut prétendre incarner une alternative radicale au Système. Et concernant la Chine et l’Inde, je doute que ces deux pays en aient la prétention.

Reste la Russie qui culturellement et géographiquement est plus proche de l’Europe occidentale sous férule atlantiste que les deux autres pays asiatiques. Toute la question est de savoir si la Russie entend jouer ce rôle d’antagonisme radical au Système, c’est-à-dire accepter d’opposer et de promouvoir une vue du monde traditionnelle en rupture avec l’idéologie marchande et délétère du monde occidental.

Objectivement, Moscou est déjà dans l’altérité, ne fut-ce que par son refus de se plier aux injonctions de l’Occident. Elle l’est aussi par le choix que semble avoir fait Vladimir Poutine en juillet dernier en donnant sa faveur au club Stolypine contre les libéraux de son propre gouvernement. Elle l’est encore dans la guerre qu’elle mène en Syrie contre le terrorisme instrumentalisé par l’Occident.

Mais être dans la situation du dernier grand peuple libre du continent eurasiatique, ennemi absolu de l’Occident sous domination anglo-saxonne, ne suffit pas à se poser en pôle alternatif du Système. Et c’est là que la Russie a un rôle historique à jouer, en renouant avec ses racines chrétiennes et en se posant en adversaire idéologique résolu de la vision marchande du monde. Pour ce faire, elle va bénéficier d’une occasion inespérée d’apparaître comme un pôle de stabilité en regard d’une Europe qui ne peut que sombrer à court terme dans le chaos que provoqueront les guerres ethniques et la faillite de son modèle économique.

Mais au-delà d’une conception du monde conservatrice et chrétienne, seule alternative crédible au Système, et sachant que les peuples asservis et malades de l’Occident ne réfléchissent plus qu’à l’aune du remplissage de leur Caddie de supermarché, comment définir alors une économie alternative, saine, organique et enracinée ?

C’est avant tout une économie au service du peuple et non pour le bénéfice exclusif d’une oligarchie. De ce fait, elle est automatiquement subordonnée au pouvoir politique qui l’oriente mais ne la dirige pas, sauf dans certains secteurs cruciaux ou à certains moments historiques. Elle suit les orientations (incitations fiscales, exemptions ou réductions d’impôts, zones franches, interdictions, limites, restrictions) que lui pose l’Etat. De ce fait, elle agit librement dans un cadre donné en fonction de deux impératifs :

1. assurer le bien-être de la population ;
2. assurer les exigences stratégiques de l’Etat.

Tant que l’économie n’est pas en crise et que ces deux impératifs sont satisfaits, l’Etat n’intervient pas. Dès lors qu’un dysfonctionnement intervient, extérieur ou intérieur (prix du baril de pétrole, pénuries alimentaires, hausse du prix des matières premières ou stratégiques etc.) l’Etat use de son pouvoir régalien pour imposer les mesures qu’il juge nécessaires (baisse ou hausse des prix ou des salaires, inflation ou déflation, augmentation des droits de douanes, contrôle des changes, etc.). En conséquence, et contrairement aux exigences du Système Global, il est vital pour un Etat qui désire conserver son indépendance et sa liberté d’agir, de se désendetter et de pouvoir disposer d’une banque centrale sous son contrôle direct afin de pouvoir jouer à sa guise sur la circulation monétaire dans le pays.

Une économie orientée – et non dirigée – doit reposer sur le principe de la libre concurrence mais en respectant les valeurs et les traditions des peuples où elle est appliquée. Contrairement à ce que pense les libéraux, tout n’est pas à vendre ou à acheter. En conséquence l’Etat doit réglementer les secteurs où il souhaite détenir le monopole (transports publics, énergie, défense, télécommunications, médias). Il est même souhaitable que ces secteurs restent sous le contrôle étroit et exclusif de l’Etat, notamment les télécommunications et les médias, du fait de leur utilisation potentielle comme armes stratégiques de désinformation, comme l’ont montré les révolutions de couleurs avec l’utilisation massive des réseaux sociaux et les écoutes systématiques pratiquées par les Five Eyes anglo-saxons.

Afin d’éviter un assoupissement du système inhérent à toute fonction publique et à toute administration centralisée dépourvue de concurrence, il est souhaitable d’instaurer dans ces administrations un système de rémunération au mérite (comportant des limites), géré par une commission mixte de fonctionnaires de tous grades et d’experts indépendants extérieurs à l’administration.

Pour protéger cette économie de tout choc intérieur ou extérieur, il convient de fixer un certain nombre de principes simples :

1. Tout ce que peut fabriquer ou produire le pays, sans coûts excessifs, et qui fournit de l’emploi à des salariés ou est considéré comme d’intérêt stratégique par l’Etat, doit être protégé par des droits de douane, variables selon la nature de la menace, ou être nationalisé.

2. La monnaie nationale n’est pas une marchandise et il faut restaurer le système qui la place hors du champ des spéculateurs internationaux.

3. L’Etat doit s’arroger le droit d’interdire toute société ou organisation étrangère (Soros connexion) dont l’activité peut être néfaste (sur les plans politique, économique ou culturel) pour le pays.

4. L’impôt doit être juste et équitable et toucher proportionnellement toute les classes sociales en évitant de frapper trop fort les hauts revenus ce qui risquerait de faire fuir les élites.

5. L’Etat doit se donner les moyens, même à prix exorbitant et donc non compétitif, de fabriquer ce qu’il estime nécessaire pour son indépendance et dont la perte de savoir-faire lui serait extrêmement préjudiciable. (cf. industrie spatiale, armement, numérique…).

6. Une économie organique doit favoriser le principe de fonctionnement des cercles concentriques : il faut qu’une région consomme prioritairement ce qu’elle produit (circuits courts, localisme). Si un produit n’est pas disponible dans la région concernée, c’est à la région la plus voisine de l’approvisionner. Si aucune région du pays ne produit le bien recherché, il sera importé, de préférence d’un pays avec lequel existe des accords bilatéraux d’échanges.

7. Une économie continentale ouverte sur les deux océans doit mettre en place le principe de l’autarcie des grands espaces. Le continent Eurasien, de Brest à Vladivostok, possède largement en son sein de quoi satisfaire tous ses besoins essentiels. Pour les rares denrées (café, chocolat…) ou matières premières qu’elle ne posséderait pas, ou alors en quantité insuffisante, des accords de commerce internationaux avec les pays producteurs permettront de pallier la pénurie.

Ces principes d’économie organique ne sont que de simples mesures de bon sens et ils étaient pratiqués naturellement par tous les Etats du monde avant que la maladie libérale et sa dérive libérale-totalitaire ne se répandent sur la surface de la terre. Ils pourraient être remis en place dans un débat comme alternative positive au système marchand mis en place par ceux qui visent à travers lui à s’assurer le contrôle de la planète.

Objectivement, mais lentement, la Russie semble mettre en place ces principes de bon aloi qui sont radicalement contraires à l’idéologie libérale que promeut le Système. Aura-t-elle le temps de bâtir une société exemplaire avant que le monde ne bascule dans le chaos ? C’est tout l’enjeu des temps qui viennent. Il est minuit Docteur Schweitzer… »

Emmanuel Leroy, Algarath Select, le 29 mars 2017

Rappels :

Brexit, Trump, Fillon ! un fil conducteur ?

Mondialisation 2.0 : Pourquoi le Système peut jouer la carte Marine Le Pen

Lire la suite

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad

Tulsi Gabbard: «Si le président vous appelle, décrocherez vous le téléphone ?»
Bachar Al Assad: «S’agit il d’une hypothèse ou d’une proposition ?»
Tulsi Gabbard: «Décrocherez-vous le téléphone pour répondre à son appel ?»
Bachar Al Assad: «S’agit-il d’une proposition de votre part?»
Tulsi Gabbard: «Non, la proposition vient du président»

A ce moment, le président syrien sourit et remis à l’émissaire américain un numéro de téléphone où il pouvait être joint directement.

Les déclarations du secrétaire d’Etat Rex Tillerson jeudi 30 mars 2017 à Ankara selon lesquelles «Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien», ne relèvent pas du hasard, mais d’une décision mûrement réfléchie de la nouvelle administration républicaine, désireuse de conférer la priorité au combat contre le terrorisme islamique.

Ci joint le récit intégral de ce surprenant dialogue entre le président syrien Bachar Al Assad et l’émissaire américain Tusli Gabbard, sénatrice démocrate de Hawaï, ainsi que cela a été rapporté lundi 3 avril 2017 par le directeur du quotidien libanais «Al Akhbar», Ibrahim Al Amine, auteur du scoop, consultable sur ce lien pour les locuteurs arabophones :

Tulsi Gabbard

Démocrate de Hawaï, hostile à Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État et candidate malheureuse à la présidentielle américaine 2016, Tulsi Gabbard avait voté en faveur de Bernie Sanders, le candidat de l’aile gauche du parti démocrate, lors des primaires de ce parti en 2016. Membre du House Armed Service Committee, Major dans la garde nationale, Tulsi Gabbard a effectué deux périodes de service au Moyen-Orient. En Octobre 2015, sur CNN, elle déclare: les États-Unis et l’Union Européenne doivent cesser cette guerre illégale et contre-productive visant à renverser le gouvernement d’Assad et se concentrer plutôt à combattre les groupes islamistes extrémistes».

L’interrompant, le journaliste lui pose alors la question suivante: «Cela ne vous importe-il pas que le régime brutal d’Assad ait tué 200.000 personnes au moins ou peut-être 300.000 personnes de son propre peuple».

La réponse fuse: «Les choses qu’on dit à propos d’Assad, ce sont les mêmes que l’on disait à propos de Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi par ceux qui poussaient les États-Unis à renverser leurs régimes. Si cela devait arriver en Syrie, nous nous retrouverons devant une situation de plus grande souffrance, des persécutions plus importantes des Chrétiens en Syrie. En prime notre ennemi en sortira renforcé».

  1. http://www.madaniya.info/2016/02/17/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-1/
  2. http://www.madaniya.info/2016/02/19/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-2/

Le dialogue entre Donald Trump et Tulsi Gabbard le 21 novembre 2016

Les contacts entre Donald Trump et Tusli Gabbard se sont noués à l’automne 2016. celui qui n’était alors que le candidat républicain à la présidentielle avait relevé le positionnement de la sénatrice démocrate et son entourage songeait même à lui proposer un poste ministériel au sein de la nouvelle administration qui devait succéder au démocrate Barack Obama.

L’entretien entre le président élu et la démocrate a eu lieu le 21 novembre 2016 et a duré 2H30, au cours duquel la sénatrice a informé d’emblée son interlocuteur que son voyage prévu de longue date ne pouvait être indéfiniment retardé du fait qu’il avait été fixé à la mi janvier 2017.

Donald Trump a admis partagé l’opinion de Tulsi Gabbard sur la Syrie, et, en réplique, la sénatrice a informé Donald Trump qu’elle songeait à forger une loi interdisant à tout américain de collaborer avec quiconque entretenant un lien direct ou indirect avec les organisations terroristes, particulièrement Daech.

La suite du dialogue Donald Trump-Tulsi Gabbard :

Donald Trump (DT): « Allez vous rencontrer Assad ? »
Tulsi Gabbard (TG): « Probablement »
Donald Trump (DT): « Parfait. Demandez lui s’il est disposé à entretenir des contacts avec nous. »

L’homme a tenu bon

Je suis disposé à entrer en contact téléphonique avec lui. Mais qu’il soit clair que la coopération portera sur le combat contre Daech. Il constatera que son éviction du pouvoir ne figure pas à l’ordre du jour de mes préoccupations. C’est d’ailleurs un thème qui va disparaître progressivement du débat public.

Toutefois, le contact direct et l’abolition des sanctions sont des sujets qui demandent du temps.

L’important est que l’on sache comment il se comporte et dans quelle mesure il est disposé à coopérer avec nous en dehors des Russes et des Iraniens. Nous devons changer de politique vis à vis d’Assad.

L’Homme a tenu bon. Le contenir directement pourra se révéler utile. Les faits nous commandent de coopérer avec lui s’il l’on veut combattre effectivement Daech.

Donald Trump, pragmatique et empirique, part du constat que Barack Obama a sapé l’influence américaine au Moyen-Orient et rend responsable son prédécesseur démocrate de la percée russe. Il considère qu’il incombe à son administration de rétablir une cogestion, particulièrement en Syrie et en Irak et que la Syrie peut constituer un terrain d’entente entre Russes et Américains.

L’Iran, le pays le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Donald Trump considère en outre que Daech représente le plus grand danger. Il est convaincu du soutien de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie à Daech et à toutes les déclinaisons d’Al Qaida. En dépit de détestation de l’Iran, il est convaincu que Téhéran est le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Son objectif n’est pas d’opérer un bouleversement fondamental de la politique américaine, mais juste d’infléchir sa stratégie, en focalisant sur Daech, et en mettant de côté les autres objectifs, tels l’éviction du président syrien.

Le rôle d’obstruction de l’ambassadrice américaine au Liban, Elizabeth Richard.

Lors de sa confirmation par la commission des affaires étrangères du Sénat américain comme nouvel ambassadeur des Etats Unis au Liban, Elizabeth Richard avait affirmé que sa mission prioritaire sera de faire front à la Syrie et au Hezbollah. Aussi n’a-t-elle pas été avisée de la mission de Tulsi Gabbard ni de ses objectifs. Elle estimait néanmoins qu’elle devait avoir la haute main sur cette visite, fixant les rendez vous de la sénatrice, écartant au besoin ce qu’elle considérait comme indésirable.

Le Liban divisé par l’ambassade américaine en trois zones selon le degré de risques.

Elizabeth Richard a voulu circonvenir les choses, demandant à s’entretenir avec l’équipe de la sénatrice, à son arrivée à Beyrouth. A l’ambassade, le responsable de la sécurité a fait un topo sur la situation sécuritaire en dotant ses interlocuteurs d’instructions adéquates.

L’officier chargé de la sécurité de l’ambassade a proposé que Tulsi Gabbard soit logée à la résidence de l’ambassadrice.

L’équipe de la sénatrice a décliné les offres, spécifiant qu’elle souhaitait que la visite de Tulsi Gabbard se déroule en dehors de tout protocole, que l’émissaire de Donald Trump choisira elle-même ses interlocuteurs libanais, de même que la date et le lieu de ses rendez-vous.

Le responsable de la sécurité de l’ambassade a alors insisté pour connaître l’identité du service libanais chargé de la protection de la sénatrice, exposant les zones à risques au Liban. Selon lui, le Liban est divisé en trois zones: Zone Rouge, frappée d’une interdiction absolue d’accès de jour comme de nuit; Une Zone Jaune, avec libre accès uniquement le jour; Une Zone Verte, avec libre accès de jour comme de nuit.

Des unités spéciales américaines au Liban prêtes à intervenir à tout moment.

Au terme de son exposé le responsable a confié à l’équipe de la sénatrice des numéros de téléphone pour an faire usage en cas d’urgence, l’assurant que les États Unis disposaient de diverses unités déployées sur l’ensemble du territoire libanais prêtes à intervenir à tout moment en cas de nécessité.

14 Janvier 2017, l’arrivée à Beyrouth de Tulsi Gabbard.

Tusli Gabbard est arrivée le dimanche 14 Janvier 2017 à Beyrouth, en compagnie de son époux, Abraham William, un riche homme d’affaires originaire de l’Inde. A l’aéroport de Beyrouth-Khaldé, elle a été accueillie par un détachement de l’unité chargée de la protection des ambassades, relevant des Forces de Sécurité Intérieures (FSI), mis à sa disposition par le ministre de l’Intérieur Nihad Machnouk.

La traversée dans la zone Hezbollah

Le convoi s’est dirigé directement vers Yarzé, colline surplombant Beyrouth siège de la Présidence de la République libanaise, du ministère de la défense et de l’ambassade de Syrie au Liban, notamment, où elle a été accueillie par l’ambassadeur syrien Ali Abdel Karim.

Le convoi a emprunté un court trajet, ce qui signifie qu’il a immanquablement traversé la banlieue sud de Beyrouth, en pleine «zone rouge», de l’ambassade américaine, la fameuse ville de Dayeh des journalistes français, autrement dit le fief du Hezbollah.

A la question de savoir où elle se trouvait, il lui fut répondu, laconiquement: «Dans la zone du Hezbollah».

Tulsi Gabbard: «Où sont donc les bases militaires et les hommes en armes»?
Réponse: «Pas de présence de toutes ces choses ici».
Tuslsi Gabbard: Êtes vous surs que nous traversons une zone sous contrôle du Hezbollah»?
Réponse: Oui absolument et dans quelques minutes nous serons dans une zone sous contrôle total de l’armée libanaise, où se trouve le bureau de l’ambassadeur syrien.

A son arrivée dans le secteur de Yarzé, le convoi a été pris en charge par les «Fouhouds» (Les Panthères), troupes de chocs des forces de sécurité libanaise. Les officiels de l’ambassade américaine avaient peu apprécié que le service de protection des ambassades aient été chargé de la protection de la sénatrice américaine, considérant que ce service était sous influence du Hezbollah.

A son arrivée à son hôtel,l’ambassadrice des États Unis à Beyrouth, Elizabeth Richard, a demandé à rencontrer l’émissaire du président Donald Trump. Tulsi Gabbard a refusé, lui précisant qu’elle ne souhaitait rien de l’ambassade.

Le séjour à Damas de Tulsi Gabbard et le récit de sa première rencontre avec le président Bachar Al-Assad

Lundi 15 janvier à 008 H du matin, le convoi américain se dirige directement vers Damas. A son arrivée au poste frontière de Masnah, le convoi est accueilli par une délégation officielle syrienne qui prend en charge la protection de l’émissaire américain, abandonnant le convoi libanais dans le secteur libanais de la zone frontalière.

Le premier échange Bachar A-Assad-Tulsi Gabbard

Accueillie par un sourire du président syrien, Tusli Gabbard entre d’emblée dans le vif du sujet:

Tusli Gabbard: Je suis là pour une mission de collecte d’informations. Je souhaite visiter plus d’une région si possible, aller à la rencontre des gens. Je souhaite aussi que vous nous fournissiez des informations fiables sur ceux qui apportent leur soutien à Daech et à al Qaida. Je suis là avec l’accord du Congrès américain. Je devais venir il y a un mois, mais j’ai retarde mon voyage à la demande du président Trump en personne.

J’ai rencontré Donald Trump avant ma venue. Je suis porteuse d’un message de sa part. Je suis chargé de vous soumettre ses vues sur la zone. Il m’a en plus chargé d’une demande directe à vous.

L’émissaire américain se livre alors à un exposé des vues de la nouvelle présidence américaine, mettant l’accent sur la position des alliés des États Unis dans la zone, de l’Arabie saoudite, à la Turquie, en passant par ls autres pays du Golfe.

La priorité de Donald Trump est le combat contre Daech. Dans son approche, il prend en considération le dossier iranien, un pays très sérieux dans son combat contre Daech. Donald Trump veut une modification radicale de la politique des États Unis à l’gard de la Syrie et de la zone.

Donald Trump: admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien.

Bachar Al-Assad: « S’agit il des impressions que vous avez recueillies de votre entretien avec votre président ? »
Tulsi Gabbard : « Non, ce sont ces idées. Il m’a demandé de vous les soumettre. En résumé, nous voulons coopérer avec vous pour combattre Daech. Il (Donald Trump) est admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien. Il entend bâtir une entente avec les Russes en Syrie. »

Puis, soudainement, Tulsi Gabbard s’adresse directement au président syrien en ces termes :

Tulsi Gabbard : « Si le Président Trump vous contacte, répondrez-vous ? »
Assad esquisse un sourire et répond par une autre question: « S’agit-il d’une suggestion ou d’une proposition ? »
Tulsi Gabbard : « Non, pas une supposition ».
Bachar Al-Assad: « Donc s’agit-il d’une proposition de votre part ? »
Tulsi Gabbard : « Non il s’agit d’une proposition directe du Président Trump et c’est lui qui l’a demandé de vous la transmettre. Et je répète la question: S’il vous contacte, allez vous décrocher ? »
Bachar Al-Assad: « Naturellement. Je vous donnerai un numéro de téléphone où vous pourrez me joindre rapidement. »

Tulsi Gabbard a été surprise par la rapidité de la réponse du président syrien. Sous l’effet d’une campagne d’intoxication, elle était convaincue que Bachar Al-Assad demanderait un délai avant de répondre à la proposition de Donald Trump. Le temps de consulter ses amis Russes et Iraniens. Les Américains pensaient sérieusement qu’«Assad n’oserait pas nouer un contact avec les États Unis ans l’accord préalable de ses alliés».

Avant la fin de l’entretien, Tulsi Gabbard a insisté pour effectuer une tournée à l’intérieur de la Syrie, notamment Alep de nouveau sous l’autorité du pouvoir central, afin d’établir un rapport circonstancié sur la situation.

Au terme de son exposé de deux heures, le président syrien a pris la parole à son tour pour exposer à son interlocutrice le rôle des États Unis dans leur soutien aux organisations terroristes.

A l’issue de cette rencontre, Tulsi Gabbard a rencontré l’épouse du chef de l’état syrien, Mme Asma Al-Assad. Cet entretien de deux heures également a porté sur les aspects sociaux et les effets négatifs de la guerre sur la population syrienne.

Puis, Tulsi Gabbard a rencontré successivement, le Mufti de Syrie, Badreddine Hassoune, le Patriarche Ignace Ephrem (Syriaques), des hommes d’affaires et des académiciens. Elle a également visité la grande Mosquée de Damas, La Mosquée des Ommeyades.

La délégation américaine a résidé au palais des hôtes de Damas et a dîné avec Mme Bouthaina Chaabane, conseiller du président Assad chargé de l’Information, en présence de M. Bachar Jaafari, délégué de la Syrie aux Nations Unies et Chef de la délégation gouvernementale syrienne aux négociations de Genève. Au cous de ce dîner, les modalités d’un entretien Tulsi Gabbard avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al Mouallem, ont été arrêtées.

Alep, mardi 16 janvier 2017

A Alep, Tulsi Gabbard a longuement parcouru la ville, rencontrant l’administrateur de la ville, des parlementaires, des académiciens, des hommes de religion, des activistes de la société civile avant de visiter un camp de personnes déplacées.

Avant son départ d’Alep, la délégation américaine a reçu un appel de Damas souhaitant revoir l’émissaire du président Trump pour un entretien approfondi et détaillé qui sera entrecoupé d’un déjeuner de travail. La présidence syrienne proposait en outre à Tulsi Gabbard de lui confier des documents irréfutables concernant l’implicaiton directe des hommes de la sécurité américaine dans leur soutien aux terrorisme en Syrie. A la suite de cet appel, Tulsi Gabbard décida alors de reporter son départ de Syrie de 24 heures.

Retour à Damas, mercredi 17 janvier et la remise des documents officiels syriens

Ce jour là, Tulsi Gabbard rencontra à deux reprises le Président Bachar Al Assad en présence des responsables syriens des services de sécurité, munis de documents. L’émissaire américain a été saisi par le choc à la vue de ses documents que les Syriens lui ont remis, ce jour là, afin de lui permettre son enquête aux États Unis même.

Jeudi 18 janvier Beyrouth

Entretien surprise avec l’ancien président Emile Lahoud et le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari.

Jeudi 18 janvier à Beyrouth a été une journée d’entretiens intensifs avec des personnalités choisies par Tulsi Gabbard, elle même: Les trois présidents, le président de la République Michel Aoun, le premier ministre Saad Hariri, le président de la chambre des députés Nabih Berry, le Commandant en chef de l’armée et le directeur général de la Sûreté Générale, le patriarche maronite Mgr Bichara Ar Rahi, et l’ancien président de la République Emile Lahoud, seul ancien président libanais à avoir eu droit à un tel traitement, pourtant jadis ostracisé par Jacques Chirac l’ancien partenaire du milliardaire libano saoudien Rafic Hariri.

Un incident est révélateur du parasitage déployé par l’ambassadrice américaine à Beyrouth, Elizabeth Richard, hostile à cette visite.
Comme un rendez vous était sollicité auprès des services de la présidence de la chambre pour un entretien avec M. Nabih Berri, la demande a été refusée au prétexte que l’émissaire américain entreprenait ses démarches sans l’aval du du Département d’état. Les collaborateurs de M.Berri ont soutenu avoir eu cette explication directement par l’ambassade américaine.

Alertée sur cette mauvaise manière, Tulsi Gabbard a chargé son adjoint d’aviser l’ambassadrice, Mme Elizabeth Richard, qu’elle devra rendra compte de son comportement illégal devant l’administration américaine

Avant son départ de Beyrouth, M. Tulsi Gabbard a rencontré le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari, qui se trouvait fortuitement dans la capitale libanaise.

Épilogue du signataire de ce texte

Et pendant ce temps là, les hiérarques de l’Élysée et du Quai d’Orsay t leurs amplificateurs médiatiques, les éditocrates de France, continuent de se lamenter……

-Ah si Obama avait bombardé la Syrie, nous n’en serions pas là, oubliant que la Chambre des Communes avait refusé un engagement militaire du Royaume Uni en Syrie et que de sérieux doutes subsistaient sur les responsables de l’usage des armes chimiques en Syrie.

A propos de l’usage des armes chimiques en Syrie

-Ah, si la France n’était pas aussi dépendante militairement des États Unis nous n’en serions pas là.

-Ah si la France était une véritable démocratie présupposant une autorisation du parlement avant un engagement militaire extérieur, nous n’en serions pas là.
Ah, si la France cessait son état de lévitation permanent pour se livrait, pour une fois, à son autocritique, nous n’en serions pas là.

-Ah, si la France avait soutenu l’opposition démocratique syrienne et non les mercenaires des pétromonarchies, compagnons de route du terrorisme islamique, nous n’en serions pas là.

Lire la suite

Jour de deuil pour la paix dans le monde : le 04 avril 1949 naissait l'OTAN. Par Sébastien Hairon.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

dimanche 26 février 2017

26 février 1991 : réunion en vue de dissoudre le pacte de Varsovie. Et l'otan, c'est pour quand ?

 
Il y a maintenant 26 ans, le 25 février 1991, une réunion des ministres des affaires étrangères et de la défense du pacte de Varsovie se tenant à Budapest prononçait la dissolution de cette organisation militaire. Fondé  le 14 mai 1955 pour répondre à la menace que représentaient les USA et son organisation militaire, l'otan, qui existait depuis le 4 avril 1949.
En toute logique, la disparition de ce pacte militaire aurait dû avoir pour conséquence la dissolution de l'otan et permettre au monde d'avoir l'espoir qu'il en était enfin fini avec ces superstructures militaristes et belliqueuses. Que neni ! Malheureusement, les USA s'arrogeant unilatéralement comme les seuls vainqueurs de la guerre froide comptaient bien au contraire asseoir encore un peu plus son emprise sur le reste de la planète qui lui échappaient jusque-là, en particulier en Europe centrale et de l'est.
Suite à l'accord tacite passé entre l'Union Soviétique et l'otan, la RDA dissoute suite à la chute du mur de Berlin en 1989 intégrera de facto l'otan. Cet accord stipulait que l'otan n'avancerait pas vers l'est, qu'aucune troupe ou armes nucléaires n'y seraient stockées.Nous savons aujourd'hui ce que vaut la parole de l'otan...
Le 12 mars 1999 la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque rejoignent l'otan.
Le 29 mars 2004 l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont happées eux aussi par cette entité insatiable.
Le 1er avril 2009, l'Albanie et la Croatie intègrent eux aussi l'otan.
A ce jour l'otan compte 28 pays membres.
 
 

Cette organisation militaire sous commandement américain ne devrait donc plus exister aujourd'hui. Malheureusement, l'otan sert de paravent à l'hégémonisme militariste états-uniens et  à sa politique belliciste à travers le monde. L'otan permet aux USA de multiplier les opérations d'ingérence sous couvert de cette organisation comme contre la Serbie en 1999 ou en Libye en 2011 et demain peut-être contre les russophones du Donbass voire même contre la Russie.
La trahison étant la marque de fabrique de "nos dirigeants", aucun des présidents ou de chef de gouvernement dénoncent cette forfaiture et la continuité de l'otan dans sa politique vindicative et somme toute dangereuse pour la paix et la stabilité mondiale.
Pire même, en France Nicolas Sarkosy, connu dans le milieu sous le sobriquet de sarko l'américain, et son alter ego, François Hollande dans la droite lignée de la soumission à l'empire américain, ont faits réintégrer la France au sein du commandement de l'otan ! Merci du cadeau !
Ils ne nous restent plus qu'à espérer, qu'un jour cette organisation criminelle implose et disparaisse définitivement dans les poubelles de l'histoire. Pour que ce jour de libération arrive, il faudra fatalement un changement politique majeur en Europe de l'ouest, avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique et surtout de dirigeants qui respecteront leurs engagements à sortir nos pays respectifs de l'otan, mais aussi de cette entité technocratique qu'est l'Union Européenne et cette monnaie d'escroc nommée l'euro !
Vivement l'acte de décès et le pot de départ !

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

                                                         Besoin de votre aide
 J'ai plus que jamais besoin de votre soutien. Même la plus petite somme est vitale à Donetsk. Vos dons me serviront à payer mon loyer et ses charges, nourritures, crédits téléphoniques (vitale pour avoir des infos), abonnement internet etc Merci beaucoup pour votre soutien sans lequel il me serait impossible de continuer ce combat dans la guerre de l'information. Bien à vous.
Sébastien
Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>