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Le blog de Lucien PONS

L’armée syrienne est passée à la contre-offensive générale.

30 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Lundi 30 janvier 2012

Il se confirme que l'armée syrienne s'est lancée dans une vaste (contre) offensive visant les poches d'insécurité créées par les insurgés dans plusieurs villes du pays. L'OSDH rend compte à sa manière de cette montée en force en publiant un bilan record de victimes pour la journée du dimanche 29 janvier avec 80 morts, "dont au moins la moitié de civils". On sait que les "civils" de l'OSDH ne sont pas garantis sans armement  Ce qui tend  à dire qu'une [...]



L’armée syrienne est passée à la contre-offensive générale



Activistes de sensibilité "pro-démocratie" dans un faubourg de la capitale, le 23 janvier : Damas veut mettre les grands moyens pour débarasser le pays des "islamo-atlantistes"

Il se confirme que l’armée syrienne s’est lancée dans une vaste (contre) offensive visant les poches d’insécurité créées par les insurgés dans plusieurs villes du pays. L’OSDH rend compte à sa manière de cette montée en force en publiant un bilan record de victimes pour la journée du dimanche 29 janvier avec 80 morts, « dont au moins la moitié de civils« . On sait que les « civils » de l’OSDH ne sont pas garantis sans armement  Ce qui tend  à dire qu’une quarantaine de ces victimes sont des combattants. Des deux camps. L’OSDH parle explicitement d’ailleurs de « combats« , dans la région et la ville d’Idleb, de Homs, de Hama, de Deraaa ainsi que dans des villages situés à l’est immédiat de Damas, comme Ain Tarma et Kafar Batna. C’est-à-dire tous les points chauds de ces derniers jours, où les bandes armées tiennent plus ou moins certains quartiers : à Hama, l’offensive des militaire a démarré mardi 24 janvier, donnant le signal d’une stratégie plus vaste de reconquête. A l’est de Damas, le gouvernement aurait dépêché dimanche, selon un correspondant travaillant pour France Info, 2 000 hommes et des blindés « ultra-modernes » en renfort aux unités combattant déjà les insurgés, notamment à Ghouta, une zone d’exploitations agricoles à une dizaine de kilomètres à l’est de la capitale. Sur la toile des vidéos amateurs montrent des civils fuyant les zones de combats.

L’essentiel de ces nouvelles étant le fait de l’OSDH, officine stipendiée du gouvernement britannique, elles sont à prendre avec précaution : la centrale de désinformation londonienne a une tendance irrépressible à transformer une incursion ponctuelle d’activistes dans un quartier en « libération  » durable d’une ville, et un accrochage de coin de rue en Stalingrad syrien.

Mais, incontestablement, il y a une escalade. Et es militaires loyalistes continuent de payer le prix du sang pour mette fin à la terreur et à l’anarchie de ces bandes qu’on peut qualifier sans les diffamer d’ »atlanto-islamistes » : l’OSDH et l’agence Sana, pour une fois d’accord, évoquent la mort de de 16 soldats dans deux attentats distincts : dix auraient péri dans l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi à Kansafra, près de Jebel al-Zaouia (nord-ouest) ; six autres sont tombés dans une embuscade à Sahnaya, dans la banlieue de Damas. En tout, l’OSDH, dans son bilan global pour dimanche, prétend que neuf déserteurs, 26 militaires et cinq policiers ont péri dans les affrontements et attentats.

Le bus où six militaires ont péri dans l'attaque de Sahnaya

L’AFP, de son côté, dans un souci de recherche de la vérité qui l’honore tardivement, s’est efforcée de faire une synthèses des dépêches de l’OSDH et de l’agence Sana pour arriver à un bilan de 229 morts dont 145 civils depuis mardi. Pour invérifiables qu’ils soient, et gonflés qu’ils puissent être, ces chiffres traduisent une incontestable montée en intensité des affrontements.

E finita la commedia

La fin brutale, cette semaine, de la comédie diplomatique jouée depuis deux mois par la Ligue arabe, avec sa « solution » politique inspirée par le Qatar et aussitôt repoussée par Damas et Moscou, et la suspension de la mission des observateurs, tout a a conforté le gouvernement syrien dans sa volonté de porter le fer dans la plaie infectée du terrorisme, un terrorisme dont les observateurs de la mission arabe en Syrie avaient très clairement dénoncé les responsables : les groupes armés se réclamant de l’opposition radicale.

Le ministre de l’Intérieur syrien Mohammad Ibrahim al-Chaar, dans une déclaration diffusée samedi, a officialisé ce tournant stratégique : « Les forces de sécurité sont déterminées à aller de l’avant pour rétablir l’ordre et la sécurité, et nettoyer le territoire des hors-la-loi qui tuent des citoyens innocents« . Et qui ont tué plus de deux mille policiers depuis le mois de juin dernier, et continuent d’en tuer une dizaine chaque jour.

Après 11 mois de crise, dont les six derniers ont vu la montée en force, puis la banalisation d’une véritable guérilla plus ou moins contrôlée par une Armée syrienne libre elle-même totalement contrôlée par le gouvernement turc, Damas change de ton et de stratégie. Fort du soutien d’une forte majorité des Syriens excédés par l’irakisation (de moins en moins) rampante de leur pays, de la solidité de ses forces armées et de l’appui diplomatique voire militaire réaffirmé de la Russie et de la Chine, ainsi que de celui, plus ou moins fermement exprimé, de plusieurs nations arabes, Bachar al-Assad et son gouvernement ont estimé que le moment était venu de parler aux radicaux le seul langage qu’ils puissent entendre, celui de la force.

La stratégie de reconquête qui semble bien être désormais celle de la direction syrienne présente de risques en termes de pertes civiles. Mais il y aurait, pour le régime, un risque plus grand encore à laisser pourrir plus longtemps encore la situation, et laisser les bandes armées appuyées par l’étranger se comporter dans certaines parties de la Syrie comme en pays conquis. Seule une victoire militaire sur les tueurs pourrait ramener un apaisement, une baisse de tension, condition première de l’établissement de ce dialogue que tout le monde réclame avec plus ou moins de sincérité. Il n’y aura pas de démocratisation possible en Syrie tant qu’une ASL ou des djihadistes s’y « exprimeront ».

L'armée syrienne est pour beaucoup de Syriens une armée de libération du terrorisme

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La notion de dette odieuse. Il faut tordre le cou à la finance.

30 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

296648_240239946031459_100001363671692_588740_2339-copie-1.jpgBonjour.

 

Il faut tordre le cou à la finance! Le capitalisme mondialisé a pris le pouvoir en France et presque partout dans le monde. Le triste spectacle offert dimanche soir sur de trop nombreuses chaînes de télévision par l'actuel locataire de l'Elysée doit nous inciter à contrer cette offensive ultralibérale. Celui qui a été élu en 2007 aux plus hautes fonctions de l'état pour défendre l'intérêt général a pour seul objectif de défendre servilement les intérêts des ultra-riches. Ce mépris affiché pour les fameux 99%, le souci permanent de plaire et de servir cette caste de 1%, ressemble au comportement des hommes de main de toutes les mafias. Pourquoi assommer le peuple sous une rigueur mortifère et favoriser honteusement et ouvertement les parrains de la finance. Je crois utile et salutaire de débarrasser nos esprits de tous les éléments de langage destinés à nous faire accepter sans broncher les pires régressions. Leur plus bel outil est actuellement celui de la dette. Ne nous y trompons pas, la dette n'est pas faite pour être remboursée. Elle est l'instrument idéal du pillage généralisé. La fameuse loi votée en cachette le 3 janvier 1973, appelée la loi "Pompidou-Giscard", avait comme finalité la soumission de l'intérêt général aux intérêts des grandes familles capitalistes. Ils ont mis du temps (ces mafieux en cols blancs) à détruire nos défenses naturelles contre ces horreurs économiques. Nous sommes, je crois, dans la phase finale de ce vol organisé. J'en veux pour preuve leurs arrogantes certitudes assénées par ceux qui devraient être les représentants du peuple, mais qui ne sont hélas que leurs serviteurs fidèles. L'exemple du chef de l'état hier soir, si prompt à défendre les intérêts de "ses amis du Fouquet's" au détriment des autres catégories sociales, en est hélas une preuve irréfutable. Si vous voulez une autre preuve, il suffit de se pencher un peu sur les discours de personnages importants au sommet de Davos à propos de la Grèce en particulier et des PIIGS en général. La trame de leur pensée s'articule autour de plus d'austérité pour les peuples afin de retrouver la compétitivité! Traduisons, fini les conquêtes sociales, la précarité pour tous, la misère pour tous afin d'installer en Europe un marché de la main d'oeuvre similaire à celui connu dans les autres parties du monde soumises aux fourches caudines de ces pillards des temps modernes. 

 

Le collectif 06 pour un audit de la dette, organise une réunion publique jeudi 2 février 2010 sur ce sujet. Le conférencier est Gérard Filoche, vous trouverez ci-après le communiqué commun aux différentes organisations de ce collectif. Vous trouverez également le tract diffusé largement sur le département pour annoncer cet évènement.

 

Bonne lecture et à bientôt.

 

Cordialement.

 

Lucien PONS

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LA DETTE, L'ARNAQUE DU SIÈCLE!  REUNION PUBLIQUE LE JEUDI 2 FEVRIER 2012 DE 18h30 A 21h à la Fac de Lettres - Campus Carlone (amphi 68),  Boulevard Édouard Herriot - NICE
 AVEC GÉRARD FILOCHE autour de son livre Dette indigne !
 
Une agence de notation vient de dégrader la note financière de la France. Cela va être l'occasion d'une nouvelle offensive contre les Peuples.
Face au matraquage médiatique qui fait de l'austérité la seule solution, il est urgent de débattre ensemble des alternatives possibles à la « crise de la dette ».
  Les collectifs pour un audit citoyen de la dette, qui se sont créés dans toute la France, visent à permettre aux citoyens et citoyennes de se réapproprier la question de
la dette publique et de ses enjeux démocratiques. Il s’agit d’engager un débat citoyen approfondi sur quelques questions clés : d’où vient cette dette ? L’avons-nous
décidée ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient la dette et profite de l’austérité ? Comment la réduire
sans appauvrir les populations ?
 
NON ! LA RIGUEUR N'EST PAS UNE FATALITÉ !
 RÉSISTONS ET AGISSONS !
 
Collectif 06 pour l'audit citoyen de la dette
 - Signataires : Attac, CGT Educ'action, CNR, FSU, LDH, ROC, Solidaires
- En soutien : EE-LV, FASE, Les Alternatifs, M'PEP, NPA, PCF, PG
 
cac06@audit-citoyen.org
 www.audit-citoyen.org
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LA GRÈCE SOUS LA TROÏKA : les abandons d'enfants se multiplient.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Jeudi 26 janvier 2012.

1201-grece-copie-1.jpgLes orphelins de la crise

Selon les services sociaux, les cas d'abandon d'enfants, que les familles ne peuvent plus nourrir, se sont multipliés ces derniers mois.

 

Un soir, Anna était encore à l'école. Et sa maman ne venait toujours pas venir la chercher. Les instituteurs ne savaient pas quoi faire. Puis la petite a sorti de sa poche un papier. C'était une note qu'elle ne pouvait déchiffrer à son âge. "Anna, je ne viendrai pas te chercher ce soir. Je n'ai pas d'argent, je ne peux plus m'occuper de toi. Pardon. Ta maman". La personne qui raconte cette histoire m'en parle comme d'un cas quotidien. "Dans cette situation, que pensez-vous que l'école puisse faire ? Ils ont appelé le juge pour enfants et ce dernier nous l'a envoyé", témoigne Stratos, responsable d'un centre d'accueil pour enfants en détresse.

Tout cela n'a rien d'un livre de Dickens. Cela se passe aujourd'hui, dans une banlieue d'Athènes. La maman d'Anna n'est pas folle. C'est une jeune femme qui a perdu son travail et a paniqué. Il y en aurait des centaines comme elle aujourd'hui en Grèce. Des parents, tombés dans une impasse économique et qui ne peuvent plus s'occuper de leurs enfants.

"Il y a encore deux ans, 95 % des admissions dans nos centres d'accueil concernaient des cas de mineurs maltraités", explique Marine, qui travaille depuis dix-neuf ans dans un de ces centres. "Alors qu'aujourd'hui, la moitié des demandes vient de parents très pauvres. Huit fois sur dix, ce sont des familles monoparentales qui n'ont pas de parents autour d'eux", poursuit-elle. "Le plus souvent, les enfants viennent avec leur mère. Elle leur montre la chambre, le lit et me présente. Puis elle s'en va en disant 'je t'aime' et l'enfant reste collé à la porte en voyant sa mère s'éloigner", raconte encore Marina, qui succombe à l'émotion en racontant ces scènes de séparation. "Ces enfants ne crient pas, ne pleurent pas. Ils restent plantés devant la porte jusqu'à ce que l'ombre de leur maman disparaisse. Quand il y a des frères et sœurs, on ne peut pas les séparer immédiatement. Surtout le premier soir. On les met dans des lits séparés puis ont les retrouve dans le même quelques instants plus tard, enlacés, pour être certains de ne pas se perdre...".

En principe, ces foyers ne sont pas destinés à ce genre de situations. Pour les familles pauvres, il y a les services sociaux. Mais la pauvreté n'arrive jamais seule. "L'autre jour, on a eu le cas de cette petite fille", raconte une assistante sociale. "Elle avait trois ans et elle ne connaissait pas plus de quinze mots. Les médecins l'ont auscultée, elle se portait bien. Son père travaille du matin au soir sur des chantiers, sa maman est handicapée et ils ne pouvaient plus s'occuper de leur enfant. Quand personne ne te parle, comment peut-on apprendre la langue ?". La pauvreté conduit à la destruction du foyer et parfois aux mauvais traitements, témoignent encore les responsables des services sociaux. Ainsi, beaucoup de parents, avant d'arriver à l'extrême déchéance, préfèrent leur confier leurs enfants.

"Un jour, j'ai trouvé une femme à l'entrée du foyer, tenant sa fille par la main", reprend Marina. "Elle lui disait : 'Ne crois pas que maman ne t'aime pas. Elle t'adore, mais elle n'a pas de quoi te nourrir. Ici, les gens sont gentils, tu verras'. Que voulait faire cette mère ? Laisser son enfant chez nous et repartir ? Quelque soit le nombre d'années passées dans ce métier, il y a des choses qu'on n'accepte pas. Comme l'image de cette femme qui tient son enfant par la main et lui explique qu'elle va l'abandonner", conclut Marina.

 

Courrier International

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-la-grece-sous-la-troika-les-abandons-d-enfants-se-multiplient-97888699.html


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                                                                        Papadémos

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LA GRÈCE SOUS LA TROÏKA : l'austérité tue

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Jeudi 26 janvier 2012.

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Stress, dépressions nerveuses, problèmes psychologiques, infarctus : fragilisée par le désastre économique, la population grecque paye aussi la crise de sa santé. Mais dans le même temps, les hôpitaux sont attaqués par les mesures d'austérité. La gestion de la dette du pays par la troïka a donc aussi un coût humain élevé : plus d'un suicide par jour actuellement en Grèce.

Au rez-de-chaussée de l'hôpital de Thessalonique, il y a la queue à l'accueil, avant de rejoindre le couloir bondé. Là où Georges attend, ses radios sous le bras, le ticket n° 22 à la main. Bientôt midi. Il est arrivé à 9 heures. Il souffre d'un problème à l'œsophage, « peut être au poumon aussi » explique-t-il.

 


En Grèce comme ailleurs, l'immobilier s'est arrêté en premier. Lui était ferronnier… « Heureusement, j'ai toujours la sécu », poursuit Georges qui connaît l'alternative de ceux qui ne l'ont plus : « si tu te soignes, tu ne manges pas ». D'où cette peur du lendemain qui le mine lui aussi. « Les gens sont stressés et déprimés. On voit beaucoup plus de monde qu'avant mais il y a toujours moins d'infirmières et de soignants pour les recevoir, d'où les queues », explique Antonis Ziakas, cardiologue à l'hôpital.

 


« syndrome post-traumatique »

L'état de santé des Grecs ? « Il ressemble au syndrome post-traumatique, celui qu'on voit sur les victimes d'une guerre » constate le spécialiste. Dire que la crise rend les gens littéralement malades ? Le diagnostic que confirme le Dr Georges Kazenakis, son collègue chirurgien.

« Actuellement, on reçoit quotidiennement entre 50 et 100 patients en cardio avec une nette hausse des infarctus chez les hommes, notamment les quadragénaires qui représentent trois ou quatre urgences par jour. C'est lié au stress, à l'anxiété », précise-t-il.

 


Mais pour faire face, les moyens sont en constante diminution… « Dans les hôpitaux, nous manquons ponctuellement de désinfectant, de pansements, de coton. La bureaucratie traîne, alors parfois, on est en rupture », poursuit le Dr Kazenakis, dont le salaire est passé de 4 000 € à 2 700 €, gardes de nuit comprises. Mais une évolution beaucoup plus grave le préoccupe. « Compte tenu du manque d'argent, l'administration opte maintenant pour du matériel chinois ou indien dont la qualité laisse à désirer. Faute de pouvoir investir, nous prenons aussi un vrai retard technologique. Les jeunes médecins partent en Australie et beaucoup d'industriels pharmaceutiques quittent la Grèce. »

 


Illustration ? Stavros était représentant pour le laboratoire allemand Merck. « On vendait des médicaments efficaces contre le cancer. Merck a préféré fermé. Les cancéreux devront trouver autre chose », explique-t-il, aidant désormais sa femme à la pharmacie familiale. Or les pharmaciens se retrouvent aussi en difficulté. Ils avancent les médicaments mais depuis 8 mois, la sécu ne les rembourse plus : elle leur doit 340 M€. Hier, ils ont à nouveau baissé le rideau pour protester.

 


L'austérité tue

Face à l'urgence, Médecins du Monde est aussi en première ligne. 5 000 visites au dispensaire de la rue Dragoumi en 2010, 10 000 en 2011, les mêmes constats cliniques qu'à l'hôpital… Mais surtout, un chiffre : « En moyenne, il y avait 250 suicides par an en Grèce. Aujourd'hui, plus de 400 », confie le Dr Kokozidis. L'austérité tue. Au volant de son taxi, Miltiade porte un nom prestigieux, celui du vainqueur de Marathon. Et dans cette Grèce où vivre le quotidien est devenu une course d'endurance, lui ne demande qu'un cadeau à Noël : « La santé pour l'année ».

 

La Dépêche

 


A ses difficultés économiques, la Grèce voit s’ajouter une situation sanitaire de plus en plus préoccupante.


La cure d’austérité que subit la Grèce n’a, pour ses habitants, de cure que le nom. Une récente étude britannique, publiée dans le journal médical The Lancet, souligne que les coupes budgétaires drastiques opérées dans le secteur de la santé ont sensiblement dégradé la situation sanitaire du pays. La proportion de personnes qui reportent leur visite chez le médecin ou le dentiste a augmenté. Et les admissions à l’hôpital public ont bondi de 24 % par rapport à 2009, tandis que celles des cliniques privées chutaient de près de 30 %.



Les auteurs décrivent un système hospitalier gravement touché par la réduction de ses financements (- 40 % depuis le début de la crise). Au manque de personnel et aux ruptures d’approvisionnement en médicaments s’ajoute la corruption des professionnels de santé, devenue un passage obligé quand on veut être pris en charge rapidement.



En outre, la réduction du financement de l’accompagnement des usagers de drogue a eu pour conséquence l’accroissement de 20 % du nombre des consommateurs d’héroïne et, par ricochet, du nombre de nouvelles contaminations au VIH, dont la hausse est estimée à plus de 52 % en 2011 par rapport à 2010. Ce risque est d’autant plus fort que la suppression de nombreux programmes à destination des usagers de drogues (85 % ne sont pris en charge par aucune structure) pousse une partie d’entre eux vers la prostitution, multipliant les risques de contamination.

 

 

Une vague de suicides

Mais les coupes budgétaires dans le domaine de la santé ne sont pas les seules responsables de la détérioration du contexte sanitaire. La Grèce fait aussi face à un accroissement sans précédent du nombre de suicides (+ 25 % entre 2010 et 2011), alors qu’il était jusque-là l’un des plus bas d’Europe. Une des causes de cette vague serait l’impossibilité de rembourser ses dettes, à laquelle vient s’ajouter un climat social profondément dégradé : la violence a augmenté et les homicides ont doublé entre 2007 et 2009.

Les ONG ont partiellement pris le relais du système de santé défaillant. Ainsi, l’association grecque Médecins du monde a vu la fréquentation de ses centres d’accueil augmenter de 30 % en un an. Comme le soulignent en conclusion les auteurs de l’article du Lancet, “ une plus grande attention à la santé et à l’accès aux soins est nécessaire pour s’assurer que la crise grecque ne détruise pas ce qui fait larichesse du pays : ses habitants ”.

David Belliard

 

Nouvelles Hors Les Murs

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-la-grece-sous-la-troika-l-austerite-tue-97884012.html

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Grèce la troïka en action. Qui sont les tu(t)eurs de la Grèce ? les hommes en noirs", les émissaires des bailleurs de fonds publics.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Vendredi 27 janvier 2012.

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Evangelos Venizelos, ministre des Finances de la Grèce.

 

Le 17 Janvier sont arrivés " les hommes en noirs", émissaires des bailleurs de fonds publics: la "troïka" et la "task force".


Qui sont les tuteurs de la Grèce ?

Challenges

 

Dans les rues d'Athènes, les orangers croulent sous les fruits, donnant une image d'abondance bien trompeuse. C'est plutôt le froid exceptionnel installé ces jours-ci qui serait le bon thermomètre de la Grèce. Condamné à une interminable cure d'austérité, le pays entre dans sa quatrième année noire, sans avoir fait de progrès marquants. Les boutiques ferment. Même au coeur de la capitale, dans le quartier résidentiel de Kolonaki, une troisième pâtisserie chic vient de mettre la clé sous la porte. Près d'un jeune Grec sur deux est au chômage, l'activité industrielle est en berne. Les investisseurs étrangers désertent, et les prévisions de croissance ont encore été revues à la baisse.

 


"Nous nous enfonçons dans une profonde récession, souligne Yannis Stournaras, professeur d'économie et directeur de la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE). Une récession bien plus terrible que prévu." Sans compter que le mur de la dette (350 milliards d'euros, dont 200 milliards de dette privée) n'a cessé de s'élever. Depuis son entrée en fonctions, début novembre, Lucas Papademos, chef - débordé - d'un gouvernement de coalition de 48 ministres, brandit la menace d'un "danger immédiat de défaut incontrôlé". Entendez: de banqueroute! Le 20 mars, la Grèce doit rembourser la somme astronomique de 14,4 milliards d'euros.

 


Résultat: les représentants des créanciers, publics comme privés, accourent à Athènes, de Washington, Paris, Bruxelles et Francfort. Jour et nuit, les palaces de la capitale bruissent de tractations et d'entretiens confidentiels.

 

Le 18 janvier, le Français Jean Lemierre et l'Américain Charles Dallara, porte-parole des banquiers et des assureurs, ont repris leur bras de fer, interrompu le week-end précédent, sur le rééchelonnement de la dette. L'accord devrait être trouvé d'ici au sommet européen du 30 janvier afin d'effacer 100 milliards d'euros de l'ardoise grecque. Un préalable indispensable pour éviter la faillite et le chaos. Et pour entamer, sous l'égide du Fonds monétaire international (FMI), les pourparlers pour l'octroi du second plan de renflouement géant: 130 milliards d'euros!


 


Troïka et task force déjà là


La veille, le 17 janvier, étaient arrivés les émissaires des bailleurs de fonds publics: la "troïka" et la "task force", dont les noms barbares sont devenus familiers aux Grecs. La troïka, créée il y a deux ans au moment du premier plan de sauvetage, est composée d'une trentaine d'inspecteurs issus de la Banque centrale européenne, de la Commission de Bruxelles et du FMI. A eux de vérifier que l'aide consentie permet de réformer le pays.

 

Appelés "les hommes en noir" par la presse hellène, honnis de la population au point d'être flanqués de gardes du corps, ils cornaquent les ministres, élaborent les fameux "mémorandums", feuilles de route du pays où figurent les objectifs et délais à tenir. Des résultats obtenus dépend l'octroi à Athènes d'argent frais, accordé tranche par tranche tous les trois mois. En septembre 2011, la troïka avait d'ailleurs stoppé sa mission et les versements, faute de progrès suffisants.

 


Si ces contrôleurs manient le bâton, un Allemand manie la carotte. Horst Reichenbach, 66 ans, dirige depuis six mois la task force de la Commission européenne. Ce groupe de "gentils" comprend 45 hauts fonctionnaires. Il est là pour aider les autorités grecques à appliquer les réformes et à mieux dépenser les fonds européens. Grand commis à l'excellente réputation, très diplomate, Horst Reichenbach se voit comme un "facilitateur qui apporte savoir-faire et expertise", et en aucune façon comme le chef d'un gouvernement bis.

 


"Ce sont les ministres qui font appel à nous, souligne-t-il. Nous leur trouvons les compétences dont ils ont besoin dans les pays membres de l'Union." Ainsi a-t-il fait venir une équipe de Bercy pour expliquer la réforme de l'Etat. Des hauts fonctionnaires allemands et suédois vont, eux, tâcher d'améliorer la collecte des charges sociales, tandis que des Autrichiens contribueront à développer le tourisme d'hiver. Le patron de la task force dispose de 30 personnes à Bruxelles et de 15 collaborateurs à Athènes, dirigés par une femme: Georgette Lalis, une Grecque pleine d'énergie qui a fait toute sa carrière à la Commission. Sa nomination à ce poste stratégique a été saluée par ses compatriotes. Pourtant, elle ne mâche pas ses mots sur "un Etat inefficace et des procédures byzantines".

 


Athènes attend beaucoup de la task force pour améliorer ses services publics, combattre la corruption et faire rentrer les impôts, qui continuent de s'évaporer. Il y aurait 60 milliards d'euros dans la nature, pour partie dans les poches des fraudeurs et des privilégiés (les armateurs, l'Eglise), pour partie bloqués dans des procédures judiciaires à rallonge. Il faut sept à douze ans pour trancher un litige fiscal! Horst Reichenbach veut raccourcir les délais et banaliser la fiscalité sur Internet afin de limiter les pots-de-vin.

 


Pour sa quatrième tournée dans le pays, l'Allemand a commencé par le ministère de l'Environnement. Une longue réunion, en anglais et sans interprète, entièrement consacrée à l'éolien et au traitement des déchets. Etaient présents le ministre, ses conseillers, quatre secrétaires d'Etat, deux conseillers du Premier ministre, des membres de la task force. Dont deux femmes: Georgette Lalis et son adjointe chargée des questions juridiques.

 


Le programme de Horst Reichenbach est toujours serré, ce qui lui vaut, dans la presse allemande, le surnom de Marathon-Mann. Après l'immeuble années 1970 du ministère, cap sur la rue Xenofontos, en face du Parlement, et l'hôtel particulier du patronat. Son président, Dimitris Daskalopoulos, apprécie l'aide de la task force et de la troïka, avec lesquelles il "discute une heure et demie à chacune de leurs missions. Il est important pour nous d'avoir de la discipline. Nous en manquons!" La tâche est lourde: "Nous devons rattraper trente ans d'inertie." Et de mauvaises habitudes: "Je continue de me battre avec mon dentiste pour qu'il me donne des factures!"

 

 


Réglementations kafkaïennes


Au cours de cette mission de deux jours et demi, l'Allemand a parlé développement régional et tourisme. Il a aussi vu banquiers et hommes d'affaires. Cette fois encore, il a fait des découvertes. Certaines kafkaïennes, comme cette règle selon laquelle, en dehors d'Athènes, la pose de panneaux photovoltaïques exige un permis des eaux et forêts ; d'autres désespérantes, comme ces exportateurs qui, malgré des carnets de commandes pleins, sont à sec. "Ils n'obtiennent plus de nouvelles lignes de crédit et n'arrivent même pas à conserver les anciennes!" peste Horst Reichenbach. Des textes récents lui permettent de piocher un peu dans les fonds communautaires. "Mais dans des proportions trop modestes, s'agace Jean Pisani-Ferry, directeur du think tank bruxellois Bruegel. Il faudrait mobiliser des milliards pour des projets d'envergure. Il ne s'agit pas de développement régional mais de sauvetage économique!"

 


Car, après deux ans de réformes, les avancées de l'administration sont maigres. Certes, le processus de recrutement des fonctionnaires est désormais codifié, 45 des 320 offices régionaux des impôts ont été fermés et, dans trois ans, la Grèce disposera d'un cadastre. Il reste que l'office de contrôle des dépenses, dont la création a été votée en août, n'existe toujours pas. Et sur 150.000 emplois publics censés disparaître d'ici à 2015, seuls 6 000 ont été rayés. "C'est frustrant, concède le patron de la task force. Et le système juridique est si complexe." Du coup les privatisations ont pris du retard: 1,7 milliard d'euros collectés, au lieu des 5 prévus. Le patron de l'Office des privatisations a fait appel aux compétences des experts de la task force pour rendre la mariée - les ports, les aéroports, les entreprises publiques - plus belle.

 


Parallèlement, la troïka a elle aussi travaillé d'arrache-pied, mais, comme à son habitude, dans le secret. L'équipe d'économistes et de juristes spécialisés dans la finance, les banques et la fiscalité a surveillé de près les négociations avec les créanciers privés, rencontré des think tanks, discuté avec le ministre de l'Economie, puis avec Antonis Samaras, patron du parti La Nouvelle Démocratie, vainqueur probable des prochaines législatives. Les différences de culture entre les experts du FMI, vieux routards des crises, et les Européens, plus novices, ont conduit fin 2011 à des bisbilles pour savoir jusqu'où imposer l'austérité. En privé, certains inspecteurs ont le blues du mal-aimé, contraint à un devoir ingrat. "Pourtant, comment ne pas réagir, plaide l'un d'eux. Entre 1999 et 2009, les rémunérations du public ont crû de 119%, pour une moyenne de 35% dans la zone euro." Tout en pointant les augmentations conventionnelles automatiques de 2,5% par an pour les gros salaires du privé. Du coup, la troïka continue de réclamer une baisse du coût du travail, au grand dam de la rue.

 


Le 17 janvier ont eu lieu les premières manifestations de l'année, tandis que les transports publics et les journaux se mettaient en grève. La population est excédée, à l'image de cet ancien officier de la marine, Nikos Voulgaris. La crise a fait fondre sa pension, disparaître ses treizième et quatorzième mois, et réduit ses revenus de 1.600 à 950 euros par mois. Avec une femme architecte qui n'a plus de contrat et trois enfants, il a repris un job: chauffeur de taxi. Pour l'achat de la licence - 200.000 euros -, il a hypothéqué la maison familiale. Cet été, quand, sous la pression de la troïka, le gouvernement a parlé de déréglementer sa profession pour l'ouvrir au plus grand nombre, Nikos Voulgaris a fait grève un mois.

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Atteintes à la fierté nationale


A 85 ans, le compositeur Mikis Theodorakis, lui, a lancé le mouvement de résistance Spitha, contre le "fascisme financier". Même si les manifestants ne sont qu'une minorité, toute la population rejette la tutelle internationale. Elle heurte d'autant la fierté nationale que la troïka est dirigée par deux Allemands et un Danois ; et la task force, par un Allemand. Les Grecs n'ont pas oublié les atermoiements d' Angela Merkel quand il s'est agi de les aider, les attaques des tabloïds outre-Rhin, la une du magazine Focus avec une Vénus de Milo faisant un doigt d'honneur. Lorsque Horst Reichenbach a pris la tête de la task force, la presse grecque a salué l'arrivée du "4e Reich-enbach".


"Depuis deux ans, notre économie est en chute libre, résume le politologue Loukas Tsoukalis, directeur de la Fondation hellénique pour l'Europe et la politique étrangère (Eliamep). La société devient désespérée, et notre système politique est en train de perdre sa légitimité. Le mélange est dangereux." Car à l'inquiétude financière s'ajoute l'incertitude politique. Le très impopulaire gouvernement de coalition prend fin en avril avec les législatives. Déjà, les ministres se tirent dans les pattes. Le professeur Loukas Tsoukalis en est persuadé: il faut un nouveau parti au pays. Pour un nouveau départ.

 

sabine Syfuss-Arnaud

Challenges

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 Texte repris du blog: Le cri du peuple 1871. 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-grece-la-troika-en-action-97974699.html

 
 
Publié dans : GRÈCE SOUS LA TROÏKA
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Par solidarité, je suis Grec aussi ! Nous demandons la double nationalité.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 
Appel
Par solidarité, je suis Grec aussi !
Nous demandons
la double nationalité

Parce que le peuple grec subit l'humiliation, soyons solidaires face aux riches du monde entier. Demandons tous symboliquement la nationalité grecque !


Indignés par la lâcheté et le manque de vision des gouvernements occidentaux – dont le nôtre (1) – face à la dictature des marchés financiers.
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Et révoltés par l'humiliation faite en ce moment au peuple grec, honteusement accusé d'intempérance et de tricherie, désigné collectivement coupable sans pouvoir se défendre (2), condamné à l'austérité sans fin et à la contrition pénitente, dans des termes qui rappellent le langage du Maréchal Pétain en 1940 sur l'ordre moral, « l'effort » et « l'esprit de jouissance »,
Nous n'avons décidément pas oublié que ceux-là qui sacrifient aujourd'hui la Grèce à la spéculation financière, en feignant d'espérer que le « fascisme économique » se contentera de ce petit pays, et qu'il les épargnera eux-mêmes....
… sont les mêmes que ceux qui abandonnèrent la Tchécoslovaquie à Adolf Hitler, à Munich en 1938, en espérant qu'il se satisferait de cette nouvelle proie offerte, après le lâchage de l'Espagne républicaine (3).
Nous ne supportons plus que les nouveaux riches (1% triomphants du monde globalisé) ignorent la vraie dette morale que l'Humanité doit à la nation grecque (4), parce qu'elle a donné à l'Europe le premier germe d'une démocratie directe (5), basée précisément sur l'abolition des dettes et l'émancipation des citoyens réduits en esclavage pour endettement, c'était il y a 2500 ans (6),
Par tous ces motifs, nous sommes tous Grecs et Grecques. En conséquence, par un signe clair, voici venu le moment de ne plus collaborer un instant de plus par notre passivité avec la mise sous tutelle financière de la Grèce (7). Nous voulons donc nous solidariser avec la Grèce et partager, au moins symboliquement, le destin de son peuple.
Nous demandons donc aujourd'hui à bénéficier de la double nationalité grecque, nous en faisons la demande formelle à l'ambassade grecque dans notre pays, et nous rendrons publique cette démarche avec une première liste de signataires, le 24 novembre 2011, date anniversaire d'une action importante de la Résistance grecque, réalisée au viaduc du Gorgopotamos dans la nuit du 24 au 25 novembre 1942 (8).
« Appel de Nantes pour la Grèce », le 11/11/11.

« Monsieur l'ambassadeur, en solidarité avec votre pays, je sous-signé/e …............... demande personnellement à être compté/e parmi les Grecs et Grecques de cœur, à jouir des droits et devoirs des doubles nationaux, et à exercer cette citoyenneté internationaliste en vue d'établir une démocratie universelle libertaire et égalitaire, vingt-cinq siècles après les premiers temps de Solon, Clisthène et Périclès. Merci d'avance pour votre réponse, et en fraternité avec votre peuple. »
J'indique mon nom ; ma ville et pays de résidence ; ma profession ou toute autre qualité significative (blogueur, musicienne, père de famille, étudiante, hellénisant, âge, etc.) :
NOM, Prénom …............................... Ville ….................... Pays de résidence.............
Profession ou qualité …..........................................................................................

Où s'adresser ? Pour la France, écrire par mail à l'Ambassade de Grèce, République hellénique, 17 rue Auguste-Vacquerie, 75116 Paris (Téléphone : 01 47 23 72 28, Fax : 01 47 23 73 85 ).
Je fais un copié/collé de ce texte ou bien j'écris une lettre personnalisée à l'ambassade, et je peux l'envoyer tout de suite à la liste d'adresses-mail suivantes (copier/coller la ligne) :
mfapar@wanadoo.fr, grinfoamb.paris@wanadoo.fr, info@amb-grece.fr, grpresse@magic.fr, jesuisgrec@numericable.fr,
(La première adresse est celle de l'ambassade grecque à Paris, les deux suivantes sont celles de son bureau de presse et communication qui doit être informé de votre démarche, la quatrième est celle du bureau grec auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, la dernière Jesuisgrec@numericable.fr, est l'adresse liaison de cette initiative, pour information et coordination).
Je peux également aller poster un commentaire personnel sur le blog dédié : http://jesuisgrec.blogspot.com/

Cette démarche personnelle et collective de demande de la nationalité grecque n'appartient qu'à tous ceux et celles qui l'entreprendront et n'est dirigée par aucun parti ou institution. Elle est proposée par l'association culturelle N.e.u.f. (« Nantes Est Une Fête ! », note 9)
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Notes sur le texte de l'Appel :

Note 1 : Nous n'oublierons jamais le mépris paternaliste pour la Grèce des dirigeants de l'Allemagne et la France, attitude arrogante et vexatoire d'autant plus scandaleuse que ces deux pays sont de grands fournisseurs d'armes ruineuses à la Grèce.
Nous avons honte du couple Merkel et Sarkozy, faisant la leçon doctorale à la Grèce à terre, lui assénant de force une thérapie aussi impérieuse et inepte que la médecine à base de saignée du temps de Molière, une médecine qu'ils rêvent tout haut d'administrer ensuite à leurs propres peuples.
Nous n'acceptons pas que pour la première fois dans l'Histoire de l'Humanité, une nation perdrait sa souveraineté politique pour un simple diktat de rentabilité financière des placements des 1% de privilégiés du monde entier, qui ont pu s'acheter des Bons des trésors publics.
Nous ne laisserons pas calomnier le peuple grec à la place de la responsabilité de quelques profiteurs et trafiquants internationaux, et de leurs complices.

Note 2 : Ni même s'exprimer par un référendum.

Note 3 : Churchill avait dit cette phrase célèbre après Munich : « Entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. » Mais on sait moins que Gandhi depuis l'Inde avait déclaré : « L'Europe a vendu son âme pour exister sur la terre huit jours de plus. La paix que l'Europe a gagnée à Munich est le triomphe de la violence, et c'est aussi sa défaite ».
Nous n'oublions pas que le général Faucher chef de la mission française d'aide installée à Prague, écœuré par les accords de Munich, avait envoyé sa démission au gouvernement français pour sauver l'honneur, et avait demandé alors la nationalité tchèque. Le général Louis-Eugène Faucher (1874-1964) avait vécu vingt ans aux côtés du peuple tchèque. Revenu en France, il fut résistant pendant l'occupation nazie, puis arrêté et déporté en Allemagne, d'où il revint vivant en 1945.

Note 4 : Parce que la Grèce a donné au monde le mythe agissant d'Antigone, insurrection invaincue de la conscience face à l'arbitraire et à la tyrannie ;

Note 5 : Parce que la Grèce a donné à l'Europe le premier germe d'une démocratie directe (non pas déléguée à une classe d'élus professionnalisés, mais exercée directement en assemblée et par le tirage au sort),

Note 6 : Et parce que l'acte inaugural de la naissance de la démocratie athénienne, premier germe encore fragile et imparfait bien entendu, décidé par l'archonte Solon en l'an 594 avant notre ère, fut précisément l'abolition des dettes et l'émancipation générale des citoyens réduits en esclavage pour endettement personnel. Mais qui s'en souvient ?
Nous n'oublions pas non plus l'éminente et héroïque Résistance grecque, participant hautement à la libération européenne du nazisme.

Note 7 : Cette tutelle signifierait un coup d'État rampant contre la démocratie européenne et l'asphyxie programmée de la société civile grecque, avec son humiliation matérielle et morale, qui entraînerait forcément, par effet de domino, celles des autres pays voisins, dont le nôtre, avec un risque de crise pré-fasciste.

Note 8 : Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1942, la destruction du viaduc ferroviaire de Gorgopotamos, sur la voie stratégique entre Thessalonique et Athènes, fut une grande action conjointe de deux importants mouvements de résistance grecque, EAM-ELAS communiste et EDES-EOEA non-communiste, aidés par des agents britanniques.

Note 9 : L'association N.e.u.f organise à Nantes (Loire & Bretagne, France) la Fête des langues et des parcours-mémoires de la Résistance antifasciste. Cette association a réclamé en 1995 la transparence automatisée des comptabilités publiques par internet, et a lancé en 1997 le « Réveillon du 1er mai » devant la Bourse de Paris, première manifestation publique du monde occidental pour la taxe Tobin sur la spéculation financière et contre les paradis fiscaux. N.e.u.f. a également été à l'initiative de « l'Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004 » (avec ATTAC), et de la Déclaration dite « Décapol, Dix nouveaux droits pour le siècle qui vient ».
http://lucky.blog.lemonde.fr/2006/11/13/video-et-texte-de-lappel-des-resistants-traductions/
http://cf.groups.yahoo.com/group/LeMonde-etLaResistance/message/2
http://lucky.blog.lemonde.fr/2005/09/18/2005_09_decapol_dekapol/


Précisions techniques :
Il existe un consulat général grec à Marseille, ainsi que des consulats honoraires dans une vingtaine de villes françaises. Voir la liste : http://www.levoyageur.net/ambassade.php?pays=GRECE
Dans les magasins spécialisés, un drapeau grec d'1 m x 1,5 m, avec hampe, coûte environ 30 euros, un petit drapeau de table coûte environ 3 euros.
La photo au verso montre le célèbre drapeau hellénique flottant sur l'Acropole d'Athènes, haut lieu de mémoire de la Résistance antinazie.

Tous contacts : jesuisgrec@numericable.fr

http://jesuisgrec.blogspot.com/

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Regarder et voir droit devant dans le temps, le Kairos des Grecs anciens.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 4 janvier 2012

Kairoscopes ... publié par Panagiotis Grigoriou Historien - Ethnologue

Dans: http://greekcrisisnow.blogspot.com/2012/01/kairoscopes.html 

2012. Nous scrutons le temps sans cesse. Nous sentons son accélération, palpable comme elle est dans l'air. «Se faire» ainsi son époque qui flambe dans une région qui partira en flammes, la société déjà brulée au second degré, cela ne relève plus tout à fait que de l'analyse politique. Les radios et la presse s'occupent des affaires supposées courantes : le moine aux multiples offshore et aux deux cent biens immobiliers spoliés au détriment de la collectivité, les juges démissionnaires, un haut gradé aux impôts, démissionnaire aussi pour une affaire de paiement des dommages et intérêts demandés, liés à un cas multiple de contrebande et de trafic de carburant. Notre baronnie nationale sous occupation, se décompose déjà davantage. En d'autres baronnies, plus petites où règnent les trafiquants des carburants, tous entrepreneurs et contrebandiers de la branche, bien connus, propriétaires de raffineries selon la presse, buvant encore leur whisky, et invitant les politiques sur leurs yachts. Ainsi aussi, certains magnats de la presse qui depuis des années ont été les grands bénéficiaires du financement de l'État et qui menacent de mettre la clef sous la porte si cela s'arrête. Dans le même ordre d'idées tordues, aucune enquête judiciaire réellement efficace ne peut aboutir, ni à l'encontre des uns ni à celle des autres. Notre théâtre et ses marionnettes sur le pont du Titanic. Et cette semaine en plus, nous restons sans anxiolytiques. Les pharmacies sont en grève, les hôpitaux n'assurent plus que les urgences en ce moment, pour la même raison, le tiers payant est supprimé et à l'École des officiers de la marine marchande, les certificats du brevet sécurité et incendie, indispensable aux futurs marins-ouvriers qui ont achevé leur formation le 30 novembre 2011 ne sont pas encore délivrés. “Il y a une panne d'ordinateur depuis le 3 décembre, lorsque l'employée qui est en charge des certificats reviendra après le 9 janvier on va mieux vous informer...”.

Déconfiture sur la planète Andros, soupe populaire sur celle de Paros. A Paroikia, capitale de cette île bien connue des surfeurs et des cycladophiles œcuméniques, certains enfants du collège se rendent tous les jours à l'église voisine pour se nourrir à la soupe populaire. Un comité d'élèves a même saisi le conseil municipal et la presse locale s'alarme (journal, Nea Tis Parou – Antiparou, 24/12/2011). Voilà où peut conduire la monoculture du tourisme et du P.S. grec. Ragousis, ami de Georges Papandréou, ancien maire de Paros, figure emblématique de son parti, ne se manifeste plus ! Attention, on prévient «qu'une petite flamme peut provoquer une explosion, détruisant la cité entière et jusqu'aux remparts des barons. Ces derniers, ne semblent pas entendre la longue marche de tous ceux qui dans le pays, désormais ont faim». Ce n'est pas Rizospastis, le quotidien du P.C. grec qui nous prévient ainsi, mais www.capital.gr, un site d'information axé cotations boursières, nouvelles économiques et … investissements, sous la plume de son éditorialiste, Thanassis Mavridis (04/01/2012). Après tout, toutes nos nouvelles sont inlassablement économiques. Et la gauche (non P.S.), attend encore le grand soir en pleine nuit noire. Kairsoscopes ?

Nous sommes pourtant plus lucides qu'avant, pris toutefois dans l'épais brouillard du futur, car nous sommes convaincus de la sortie de la Grèce de la zone euro et c'est sauve qui peut. Cela devient du burlesque, scénarisations incessantes à la radio, tantôt l'euro du sud, tantôt l'ex-drachme, tantôt le dollar, tantôt une monnaie de change (et de singe) en guise de tickets de rationnement, émise par les banques destinée à couvrir le marché intérieur, de plus en plus noir et enfin mardi matin, la nouvelle trouvaille à la radio: “nous serons payes en obligations de l'État”, quelle obligeance ! Enfin mardi soir, une amie vivant au Canada, qui vient de téléphoner, faisant état de ses "informations" suivant lesquelles, la fin de l'euro pour la Grèce sera pour la deuxième quinzaine de mars .. cela nous rapproche encore plus de l'accélération des rumeurs durant les temps de guerre. Donc on perd toute notre tête. Concentration zéro. Sa dégradation est telle, que les accidents de la route causant la mort de nombreux automobilistes sont en hausse alarmante, selon les derniers chiffres sur la ville même d'Athènes.

Le temps météorologique athénien de ce début janvier 2012 et pourtant beau et frais. “Cela durera au mieux deux jours, le vent du sud va se changer brusquement en vent du nord, je le sens ... ah pas un seul client depuis midi, l'Europe c'est une p... ”, tel était la prévision empirique d'un marchant de poisson du port, ancien pécheur lui même à Rafina, sur la côte Nord-Est d'Athènes. Pour le reste, il n'y en a plus quoi prévoir. On laisse alors venir. Nos radios, nos journaux se déchainent, l'avenir est incertain à la petite semaine, à la petite cuillère, on clôturera notre compte avec l'euro, janvier, février, mars, avril ....

Les trains étaient bondés lundi soir en provenance du Nord de la Grèce. Retour bon marché depuis le kairos (temps) des fêtes, mais l'arrivée devient-elle coûteuse dans Athènes si «dechronisée». Les voyageurs se donnant à cœur joie sur notre temps de crise, désaccords sur le fait de la supposée responsabilité collective, unanimisme pourtant sur la responsabilité des politiques. Une dame interpèle le contrôleur. “En montant dans le train il n'y avait plus personne pour nous guider afin de trouver nos wagons, et à la gare, un seul agent, celui travaillant au guichet; une honte”. “Mais Madame, vous le savez, nos anciens collègues se sont vus vite mutés au ministère de la santé. Suivant les termes du mémorandum II, il fallait réduire les effectifs dans le chemin de fer, donc ils sont devenus ambulanciers ...”. “Bon passons, vous n'étiez pas un peu profiteur vous aussi ? Puis, ils nous faut pas mal de kairos jusqu'à Athènes, non ?”. “Non Madame, je n'ai jamais profité de rien, sauf de mon salaire même amputé, je ne fais que travailler comme vous, je l'espère en tout cas, et je suis toujours à votre service, souriant comme vous voyez”. “Je suis au chômage vous savez ...”. “Excusez moi madame, je vous souhaite de retrouver du travail cette année 2012, ah oui, nous arriverons à Athènes dans quatre heures, le kairos sera un peu long”. “Merci, je vous souhaite également de ne pas le perdre ... votre travail cette année ....”.

Regarder et voir droit devant dans le temps, le Kairos des Grecs anciens, la météo, par un certain glissement sémantique chez les Grecs modernes. “Un homme politique se juge aussi à sa capacité à saisir ce que les Grecs anciens appelaient le kairos : le moment opportun. Pour faire basculer une situation, accélérer, prendre l’avantage”, affirme aussi Nicolas Demorand dans Libération (3/01/2012). Et voila que selon le directeur de publication à ce journal, “Pour la première fois avec autant de netteté, il déroule la feuille de route de sa campagne et décrit les valeurs qui guideraient son quinquennat. Quels seraient les leviers dont il disposerait comme président d’un pays en crise, dans une économie mondialisée”.

Bloomberg ce matin, se dit convaincu «que la meilleure solution pour la Grèce n'est pas la sortie de l'euro mais la dévalorisation violente de son économie intérieure, c'est-à-dire par un chômage élevé, les syndicats et le monde du travail accepteront les très bas salaires. Ainsi le pays redeviendra concurrentiel et la croissance reviendra» (sic), cité par www.in.gr (4/1/2012). Quelle démonstration franche sur le but et le vrai mécanisme de la plus grande tromperie de la décennie pour ne pas dire de l'après 1945. Ni grande idée de l'Europe, ni Jean ni Monnet, seulement ... monnaie.

Puis ces jours, nous avons toujours une pensée pour la France et sa douloureuse campagne électorale. «Ah ces Français vont-ils comprendre, nous y songeons..», me disait hier un ami traducteur. Il avait également lu la presse française où, François Hollande explique de son coté que «le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas» et que certes «il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation» (Libération, 3/1/2012). Et alors ? Je ne vois pas la «netteté, [dont] il déroule la feuille de route de sa campagne», selon l'analyse de Nicolas Demorand. Surtout que la bonne question n'est pas «plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?» (François Hollande), mais que faire face à l'euro, cette monnaie des spéculateurs … attitrés, aux mains desquels les pays de la zone ont depuis longtemps déposé leur souveraineté. Les spéculateurs (banques connues et autres ramifications kairoscopiques moins connues), ont alors fabriqué les dettes dites souveraines, pour passer ensuite au stade suivant, celui de la dictature. Le but de l'euro, tout comme celui des instances de l'U.E. est notre asservissement, ni plus ni moins. Comme si, amputer les salaires dans le public ou dans le privé réduirait la dette, eh bien NON, c'est faux. Un tiers de la population grecque se trouve sous le seuil de pauvreté et la dette explose. Car en réalité il n'y a plus de seuil de pauvreté … estimable en Europe sous le destin bancocratique. La mort, tout simplement !

La kairoscopie (supposons de bonne foi, pourquoi pas) de François Hollande, consiste à affirmer que « nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée» ou encore que «le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin».

Cette Europe ne sera jamais réorientée et son seul projet est celui des banques, pour la simple raison que l'époque où les illusions sur les chars de combat qui peuvent se transformer en engins agricoles est terminée. Game over ? Camarades du P.S. français, éteignez votre console et ouvrez les yeux, ceux du P.S. grec ont carrément éteint le … pays.
Sacs de ciment, source: vlemma.wordpress.com
 
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Les voeux pour 2012 d'un anthropologue grec: "Happy new...War".

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Carnet de notes d'un anthropologue en Grèce

 

2012 - Happy new ... war ?


Nous nous le disons sincèrement, bon débarras à 2011. C'était notre deuxième année de ... prélude, depuis l'arrivée des Troïkans en 2010. J'ai pris le train hier pour me rendre en Grèce centrale, le rail, notre dernière manière de voyager ... si possible. Pour sept cent kilomètres A/R le billet est à 24 euros ; et à la très confortable deuxième classe. Même si notre chemin de fer national n'est pas encore vraiment électrifié. Peu importe maintenant.
Traversant nos montagnes enneigées, nous avons observé les travaux de la nouvelle autoroute. Infrastructures inachevées, désormais inutiles, promoteurs en quasi-faillite. Tel est aussi le sort de toute notre ... architecture mortelle de l'Union Européenne. Les discussions sont inlassablement politiques, y compris entre les cheminots. “Je n'ai plus rien à perdre, j'ai envie de tuer les responsables politiques de notre ... Deptocracy”, s'exclame-t-il un jeune homme. Ces propos je les entends de plus en plus souvent. Culture de guerre ?
Mais nous nous quittons tous dans l'espoir. “Meilleurs vœux pour 2012, qu'elle soit l'année de la libération, sincèrement, et du retour à l'emploi”.
Puis “réveillon” en famille; simplicité, solidarité et musique. Nous nous échangeons des cadeaux traditionnellement pour le premier de l'an. Me concernant, j'ai eu la surprise de la part de ma parentelle étendue et de certains amis ... de recevoir ma vignette auto. “Ainsi ta vieille Daihatsu passera le cap de 2012 dans la ... légalité !”. Entre temps, elle reste garée à Athènes, le réservoir vide, mais on dira que c'est sa fête. Les voisins dans cette Grèce rurale, ont même tiré des salves à minuit, sortant leur fusil de chasse pour saluer la supposée nouveauté calendaire.
De toute façon, 2011 finalement, a été une année riche pour nous, car plus qu'autre chose, nous avons perdu nos illusions sur la pseudonymie de nos régimes “démocratiques”. Donc nous avons gagné en âme et conscience. Y compris je pense, notre célèbre Loukanikos, mascotte des indignés grecs, se reposant durant les fêtes, pas loin de la Place de la Constitution.
Vivre et surtout tenir, comme en 1914. Bonne année 2012 ! La fin du prélude ?
Dessin, hebdomadaire satyrique grec To Pontiki - nov. 2011
Train No 884, 31/12/2011
Mont Pindos dernière neige de 2011
Loukanikos durant les fêtes à Athènes
Dessin, hebdomadaire satyrique To Pontiki, Tsiolakis, 10/11/2011
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Malgré la crise, la Grèce continue d’être l’un des plus gros acheteurs d’armes d’Europe. L’Allemagne et la France en sont les premiers bénéficiaires.

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

Malgré la crise, la Grèce continue d’être l’un des plus gros acheteurs d’armes d’Europe. L’Allemagne et la France en sont les premiers bénéficiaires.17.11.2011 | Roxane McMeeken | The Independent.

GRÈCE Ils veulent du pain ? Vendons-leur des armes…

repris dans le "Courrier International".
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La Grèce se prépare à subir une nouvelle cure d’austérité. Les conditions du prochain plan de sauvetage seront très dures. Il existe pourtant un sujet tabou : la dépendance des industries militaires allemande et française à l’égard de la Grèce. Certains Grecs voudraient bien savoir pourquoi la France et l’Allemagne exigent de leur pays des coupes dans les retraites, les salaires et les services publics, tandis que les achats d’armes se poursuivent au même rythme.

“Alors que les hôpitaux grecs manquent de tout, le seul budget à n’être pas attaqué par l’UE et le FMI est celui des dépenses militaires”, déclare Yanis Varoufakis, professeur d’économie à l’université d’Athènes. En pourcentage du PIB, la Grèce est le pays de l’UE qui dépense le plus en armement. Et le Pr Varoufakis d’ajouter : “La Grèce est un client disproportionné pour le secteur de l’armement. Comparé à la taille du pays, c’est tout bonnement ridicule.”

Malgré les difficultés financières de la Grèce, ses dépenses militaires n’ont pas cessé d’augmenter pendant la crise financière. Elles représentaient 7,1 milliards d’euros en 2010, contre 6,2 milliards en 2007. En 2010, 58 % de ces dépenses sont allées à l’Allemagne, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Spiri).

Le budget grec de la défense est historiquement élevé en raison de la menace supposée que représente le voisin turc. Les entreprises d’armement ont tiré profit de la situation en montant chacun des camps contre l’autre. “En général, il suffit qu’un des deux pays achète, par exemple, une frégate, pour qu’aussitôt l’autre achète la même frégate – simplement peinte dans une autre couleur”, explique M. Varoufakis. Kostas Panagopoulos est codirecteur de l’institut de sondages grec Alcpo. “Depuis le départ des militaires, il y a quarante ans, rappelle-t-il, nous avons eu d’énormes dépenses d’armement, à cause de nos différends avec la Turquie. Mais, aujourd’hui, beaucoup de gens disent qu’il faut changer nos priorités. Je pense que l’Allemagne et la France font pression sur la Grèce pour qu’elle continue à dépenser.”

De 2005 à fin 2010, la Grèce a acheté davantage d’armes à l’Allemagne que tout autre pays, en absorbant 15 % de sa production d’armes. Sur la même période, la Grèce était le troisième plus gros client de la France en armement. Alors que leur gouvernement entassait armes et munitions, les Grecs se serraient la ceinture.
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"Le Courrier International" du vendredi 27 janvier 2012.
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Accords compétitivité-emploi : L'envers du décor du « chantage à l'emploi » !

27 Janvier 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

La TVA sociale que le président essayera de nous vendre dimanche soir, n'est en fait qu'un écran de fumée destiné à masquer les accords-compétitivité-emploi qui vont modifier en profondeur le code du travail au seul profit des entreprises !


Comme vous avez du le remarquer, le dernier élément de langage du gouvernement et de l'UMP, pour faire oublier les chiffres cauchemardesques du chômage est : Restaurer notre compétitivité ! Problème pour les salariés, ils vont le payer lourdement !

Que les salariés ne s'y trompent pas ! La discrétion du gouvernement et l'UMP sur le fonctionnement des accords compétitivité-emploi, est volontaire. En effet, expliquer clairement à quelques semaines de la présidentielle et des législatives que : « (...) cette mesure doit permettre aux entreprises de négocier le temps de travail des salariés en fonction de l'activité du moment (...) En échange d'une garantie de maintien des emplois (...) »

Après négociation avec les représentants des salariés : « (...) trois décisions peuvent être prises : soit augmenter le temps de travail en gardant le même salaire, soit maintenir le temps de travail en baissant le salaire, soit baisser à la fois le temps de travail et le salaire (...) » est assez suicidaire électoralement !

En résumé, le président, le gouvernement et l'UMP vous proposent de : travailler plus ou moins sans toutefois jamais gagner plus !

Belle escroquerie direz-vous ? Et vous aurez raison ! D'autant qu'il existe une face cachée que détaillent 3 avocats en droit social interrogés par L'Express. Ils sont unanimes : Cette mesure suppose de modifier le code du travail en profondeur.

Nous vous conseillons vivement la lecture intégrale et édifiante de l'article de L'Express, dont vous donnons ci-dessous quelques extraits.

« (...) Aujourd'hui encore, l'article L.1222-7 du code du travail autorise la diminution du nombre d'heures dans le cadre d'un accord de réduction de la durée du travail sans que cela ne soit une modification du contrat de travail (...) La seule différence de taille (...) c'est qu'il n'y a pas de baisse de salaire (...) »

« (...) Aujourd'hui le socle contractuel est défini par la loi et la jurisprudence (rémunération, horaires de travail,...). Toute modification contractuelle suppose l'accord du salarié (...) L'idée serait donc de rendre sa force obligatoire aux conventions collectives et aux accords d'entreprise (...) Ils s'imposeraient ainsi aux contrats de travail (...) »

« (...) il faudra fixer avec précision les contreparties possibles : pour les salariés d'une part (maintien de l'emploi ? des contrats de travail ?) (...) Il faudra aussi s'interroger sur le système de surveillance mis en place car le vrai problème est là (...) il faudra des garde-fous, notamment pour savoir jusqu'où il sera possible de baisser les salaires (...) » Et surtout : « (...) à quel niveau pourront être signés ces accords : celui de la branche, de l'entreprise ? (...) »

Mais il y a encore plus grave à notre sens. Il s'agit de la possible requalification du motif de licenciement, en cas de refus d'un salarié de voir modifier son contrat de travail : « (...) Aujourd'hui lorsqu'un salarié refuse une telle modification de son contrat de travail, il s'agit d'un licenciement économique. Ce n'est pas le refus du salarié qui est la cause du licenciement mais le motif de la modification proposée. Il pourrait être décidé que dans ce cas il ne s'agit plus d'un motif économique mais un motif personnel (...) »

En résumé le président, le gouvernement et l'UMP vous proposent de : travailler plus ou moins sans toutefois jamais gagner plus, sans réelles garanties !

Ce qui signifie que l'aventure subie par les salariés de Continental à Clairoix (Oise), dont le site a été fermé en 2010, malgré un accord fin 2007, pourrait devenir une hypothèse courante si les accords compétitivité-emploi étaient généralisés. Car comme le dit avec amertume le secrétaire national de la CGT, Maurad Rabhi : « ces accords n'ont jamais empêché une usine de fermer »

Alors séduits par cette version de la compétitivité qui sachez le, n'est en réalité ... qu'une commande passée au gouvernement par l'UIMM, et le Medef ? En tous cas, c'est bien ce qui pourrait arriver aux salariés au cas ou « le président courageux qui protège » était réélu ! Maintenant, c'est vous qui voyez ...


Auteur : Slovar - Source : Slovar les Nouvelles

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