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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la syrie - la libye - l'iran - tag

Le patron de la CIA en Turquie pour discuter Syrie et lutte anti-terrorisme 03/09/2012

4 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

Le patron de la CIA en Turquie pour discuter Syrie et lutte anti-terrorisme  03/09/2012


Le directeur de la CIA David Petraeus effectue actuellement une visite en Turquie pour y faire le point avec les autorités turques des dossiers régionaux comme le conflit en Syrie, a-t-on appris lundi de source officielle américaine à Ankara. "David Petraeus est en visite en Turquie pour y discuter des derniers développements régionaux", a indiqué cette source à l'AFP, sans donner plus de détails sur le contenu de ces entretiens. Selon la presse turque, le patron de l'agence de renseignement américaine est arrivé à Istanbul dimanche pour s'entretenir principalement, avec des responsables turcs, de la crise syrienne et de la lutte anti-terroriste. La Turquie et les États-Unis ont tenu il y a une dizaine de jours à Ankara une première réunion destinée à jeter les bases d'un "mécanisme opérationnel" visant à préparer l'après Bachar al-Assad en Syrie. Le principe d'un tel mécanisme avait été décidé lors d'une visite à Istanbul, le 11 août, de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. Selon une source diplomatique turque, les diplomates, militaires et responsables des services de sécurité des deux pays qui ont participé à cette réunion ont discuté de la coordination de leurs réponses face à la crise syrienne en matière militaire, politique et de renseignement. Ils ont notamment évoqué la menace créée par l'arsenal chimique à la disposition du régime du président syrien et les risques que la Syrie devienne un sanctuaire pour des mouvements armés tels le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) ou bien le réseau Al-Qaïda. Cette visite est la deuxième de David Petraeus en Turquie depuis mars, où il s'était entretenu avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le chef des services de renseignement d'Ankara Hakan Fidan. 

http://ennaharonline.com/fr/international/14253.html 

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La France et la Turquie réclament à l’ONU la création de zones tampon en Syrie.

4 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 La promotion d’une intervention militaire occidentale en Syrie est dirigée par la France, en alliance avec la Turquie. Ces pays sont cependant soutenus par les États-Unis, la Grande-Bretagne et une alliance régionale de monarchies sunnites réactionnaires telles l’Arabie saoudite et le Qatar, qui sont déterminés à renverser le régime syrien du président Bachar al-Assad dans le but d’isoler l’Iran.

Chris Marsden
Lundi 3 Septembre 2012

 


Hier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a réclamé la création d’une zone tampon en Syrie. Qualifiant la création de celle-ci d’initiative humanitaire et de moyen d’endiguer l’afflux de réfugiés, la mise en place d’une telle zone implique une intervention militaire contre la Syrie. La Turquie a critiqué les pays qui se sont opposés à une intervention militaire, en premier lieu la Russie et la Chine. 
Mercredi, Davutoglu a dit aux médias, « Nous attendons des Nations Unies qu'elles traitent la question de la protection des réfugiés à l’intérieur de la Syrie et si possible en les abritant dans des camps. »
Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dit que ne pas agir indirectement revenait à à soutenir la répression en Syrie et a qualifié de « fiasco » les vétos de la Russie et de la Chine aux résolutions anti-syriennes au Conseil de sécurité. 

La proposition n’a aucune chance d’être acceptée. La réunion du Conseil de sécurité a été une réunion inter-factions constituée par les puissances déterminées à faire tomber le gouvernement syrien par la force et celles qui n’y ont participé que pour faire connaître leur opposition. 

Annoncée comme une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères, organisée par la France qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, seuls Laurent Fabius et le britannique, William Hague, étaient présents sur les cinq membres permanents. Et moins de la moitié des 15 membres du conseil y avaient envoyé des ministres. 
 
La Chine et la Russie ont pratiquement boycotté une réunion dont le seul but était de légitimer les hostilités contre la Syrie. Ceci a été accentué par l’invitation adressée à la Turquie, au Liban et à la Jordanie et qui tous contribuent à abriter les forces anti-Assad soutenues par les États-Unis tels le Conseil national syrien, l’Armée libre syrienne et divers groupes de type al Qaïda. 

La France a été obligée de reconnaître un « double refus », avec l’absence de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton à réunion. « Les États-Unis et la Grande-Bretagne estiment que nous avons obtenu le maximum de ce qui pouvait l’être au Conseil de sécurité et Moscou et Beijing nous ont répondu qu’une résolution de ce genre aurait été biaisée, » a dit un diplomate.

L’implication de la position de Clinton est que la réunion du Conseil de sécurité, qui prend fin aujourd’hui, passera pour la preuve que la voie de l’ONU est fermée et qu’une nouvelle « coalition of the willing » de type Irak [nom donné par le gouvernement Bush à la coalition intervenue en Irak] doit agir. Le président américain Barack Obama, le premier ministre britannique, David Cameron et le président français, François Hollande, ont tous déclaré ces derniers jours que l’utilisation ou la menace d’armes chimiques par la Syrie constituerait le franchissement d'une « ligne rouge » et provoquerait une intervention militaire. Cette invocation d' « armes de destruction massive » ou bien une forte insistance sur des préoccupations « humanitaires » rhétoriques pourraient devenir le casus belli pour que Washington, Paris et Londres soutiennent une intervention militaire menée par la Turquie et soutenue par l’Arabie saoudite et le Qatar.

Les Frères Musulmans sont devenus un instrument clé de la politique étrangère américaine dans la région. Les puissances impérialistes ont soutenu leur arrivée au pouvoir après que les luttes révolutionnaires de la classe ouvrière eurent fait chuter deux anciens alliés de Washington, Zine el Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Égypte.

Leur utilité a été souligné par les agissements du nouveau président égyptien, l’universitaire formé aux États-Unis, Mohamed Morsi, lors d’une conférence des États membres du Mouvement des non-alignés réunis en sommet à Téhéran. L’ Iran a essayé de se servir du Mouvement des non-alignés, créé en 1961 à l’initiative du président yougoslave Josip Tito, comme d’une tribune pour s’opposer à l'isolement qui lui est imposé par les États-Unis. Mais Morsi a profité de son discours, lors de cette conférence qui a duré une semaine, pour accuser le régime d’Assad d'être « un régime d’oppression qui a perdu sa légitimité » et pour insister sur « une ingérence active de nous tous. »

Morsi a exigé que l’Iran intègre un groupe de contact de quatre pays dont l’Égypte, la Turquie et l’Arabie saoudite pour négocier la fin de la crise syrienne sur la base de l’éviction d’Assad. Son appel fait partie d’un effort de propagande continu pour justifier un changement de régime par la force en Syrie sous la tutelle de Washington.

Un élément important de cette campagne de désinformation est la référence permanente à un nombre de victimes en progression constante et absolument invérifiable, auquel s’ajoutent des accusations incessantes de massacres et d’atrocités commis par l’armée syrienne. 

Dans la période qui précédait le Conseil de sécurité, les allégations s'étaient concentrées sur des affirmations de l’opposition d’un massacre dans la ville de Déraya. Il fut d’abord rapporté dimanche que 200 civils en majorité sunnites avaient été tués. Dès le mercredi suivant, on citait un chiffre corrigé à la hausse et s’élevant à 400 victimes civiles. 

Tout comme les affirmations similaires de massacres à Houla et à Qubair, faites avant la tenue de réunions précédentes du Conseil de sécurité et destinées à justifier une action contre la Syrie, les reportages des médias sur les événements survenus à Déraya, sont déjà en train de s’effilocher. 

Le premier journaliste occidental à s’être rendu dans la ville de Déraya a été Robert Fisk du journal The Independent. Il a rapporté mercredi que, loin d’être la conséquence d’un massacre non provoqué de civils, plusieurs habitants lui ont parlé de « prise d’otages par l’Armée syrienne libre et de pourparlers désespérés d’échange de prisonniers entre les opposants au régime, armés, et l’armée syrienne, avant que les forces gouvernementales du président Bachar al-Assad ne prennent la ville d’assaut pour l’arracher au contrôle des rebelles. » 

Les habitants ont expliqué que les combattants de l’opposition avaient enlevé des civils et des soldats en permission, en avaient tué un grand nombre et en avaient proposé d’autres comme otages en échange de prisonniers. 

En relatant des « atrocités » qui étaient « bien plus répandues que supposées », Fisk cite une femme qui a vu « au moins dix corps d’hommes sur la route près de chez elle… ajoutant que les troupes syriennes n’étaient pas encore entrées dans Déraya. »

Un autre homme a dit qu’il pensait que la plupart des morts photographiés dans un cimetière et que l'on faisait passer pour des victimes de l’armée syrienne, « étaient liés à l’armée gouvernementale et parmi eux se trouvaient plusieurs appelés en permission. » 

Le témoin a dit, « L’un des morts était un facteur – ils l’ont inclus avec les autres parce qu’il était fonctionnaire. »
Fisk fait remarquer, « Si ces récits sont vrais, alors les hommes armés – portant des cagoules, selon une autre femme qui a décrit comment ils ont investi sa maison et comment elle les a embrassés pour chercher à les empêcher de tirer sur sa propre famille – étaient des insurgés armés et non des soldats syriens. »
En claironnant sans discernement les déclarations de l'opposition et en attribuant tous les morts de la guerre civile aux prétendus méfaits d’un camp, les médias agissent comme une arme au nom des pouvoirs impérialistes qui cherchent à se partager entre eux le Moyen-Orient.

http://www.wsws.org/fr/articles/2012/sep2012/tamp-s03.shtml

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Préparation d’une attaque fausse-bannière à l’arme chimique, prétexte à une intervention armée de l’OTAN

4 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Préparation d’une attaque fausse-bannière à l’arme chimique, prétexte à une intervention armée de l’OTAN

La fabrication d’évènements justificateurs de guerre est la spécialité des états et des gouvernements dont la fonction, à l’encontre de celle des peuples, est de perpétrer les guerres si lucratives pour l’oligarchie en place… 
 
L' Histoire est truffée de tels évènements. La rhétorique est là. Le plan est prêt à être exécuté. Les ordures qui nous gouvernent passeront-ils à l’action. Leurs états de service criminels ne sont plus à cela près…
Paul Joseph Watson
Lundi 3 Septembre 2012

 

L’OTAN complote d’utiliser des ambulances comme couverture de l’invasion de la Syrie. 
Une attaque fabriquée à l’arme chimique a été finalisée pour piéger Al-Assad. 
 
Une source affirme que les puissances de l’OTAN en coordination avec l’Arabie Saoudite, mettent une touche finale à une attaque fausse-bannière afin de piéger les forces militaires du président Al-Assad de déclencher une attaque à l’aide d’armes chimiques comme précurseur d’une intervention de l’OTAN; l’opération utiliserait des ambulances comme couverture humanitaire pour donner un assaut militaire sur la Syrie. 

La source a dit à la chaîne de télévision syrienne Addounia qu’une entreprise saoudienne avait équipé 1400 ambulances avec des systèmes anti-gaz et anti-chimique à un coût de 97 000 US$, en préparation d’une attaque à l’arme chimique qui serait effectuée par les rebelles de l’ASL utilisant des obus de mortier à cet effet. Un autre groupe de 400 véhicules a été préparé comme transporteurs de troupes. 
 
L’attaque, qui impliquerait l’utilisation de phosphore blanc, de gaz sarin et gaz moutarde, serait lancée contre une ville densément peuplée près de la frontière jordano-syrienne, la ville de Daraa étant une possibilité, à la suite de quoi, les véhicules déferleraient de la frontière sous couvert d’une “mission d’aide humanitaire”. 
 
Les ambulances, estampillées du slogan: “Aide au peuple syrien”, opéreraient sous couvert d’une mission d’aide aux victimes d’une attaque chimique, mais ne sont en réalité rien d’autres que transporteurs de troupes blindés. 

Voyageant de Riyahd à Amman, la capitale de la Jordanie avant d’entrer en Syrie, les véhicules seront utilisés pour créer une zone tampon qui mènera à une intervention militaire de l’OTAN sous le prétexte de punir Assad et son régime des atrocités soi-disant commises, dit la source.

La compagnie qui fournit les ambulances est basées à Riyadh et négocie en ce moment même avec le gouvernement Yéménite pour fabriquer des véhicules militaires pour l’armée de celui-ci.

D’après la source, une réunion entre le chef de la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya et un diplomate américain a eu lieu à l’ambassade des États-Unis aux Émirats Arabes Unis. Le but de cette réunion était de s’accorder sur un programme de propagande pour conditionner le public à la probabilité du fait qu’Al-Assad et ses forces utiliseraient des armes chimiques. Peu de temps après la réunion, Al Arabiya commença à diffuser des nouvelles impliquant l’ inévitabilité de l’emploi d’armes chimiques par les forces gouvernementales d’Al-Assad. 

Le rapport coïncide avec une déclaration publique faite ces jours derniers par le président Barack Obama et le président français François Hollande, menaçant la Syrie d’action de représailles militaires en dehors des auspices de l’ONU si la Syrie utilisait des armes chimiques.

Durant un discours annuel de politique étrangère aux ambassadeurs français ce Lundi, Hollande a prévenu Assad que tout acte d’utilisation par l’armée syrienne d’armes chimiques contre les insurgents serait “une raison légitime pour une intervention des puissances de l’OTAN”. Il s’est assuré de faire passer le message pour les rebelles de l’ASL que la France n’hésiterait pas à les reconnaître comme le gouvernement légitime de la Syrie. 

Le 20 Août, Obama a mis en garde que toute tentative de déployer ou même de transporter le stock d’armes chimiques syrien représenterait une “ligne rouge” franchie et résulterait en une intervention directe des États-Unis sous forme militaire.  “Ceci changerait mon calcul, ceci changerait mon équation”, a dit Obama. 

Plus de 60 000 troupes au sol américaines ont apparemment été préparées à prendre part au “pire” où des troupes “entreraient en Syrie pour sécuriser les stocks d’armes chimiques et biologiques à la suite de la chute du gouvernement Al-Assad”. 
 
Des observateurs ont prévenu depuis des mois que les rebelles soutenus par l’OTAN, avec l’aide du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie, se préparaient à lancer des attaques à l’arme chimique qui seraient blâmées sur Al-Assad, notant que les rebelles avaient été fournis en masques à gaz.
De plus, aussi loin qu’en Novembre dernier, il a été rapporté que le nouveau gouvernement transitoire libyen soutenu par l’OTAN avait donné son accord pour envoyer des armes chimiques aux rebelles syriens. Il a été rapporté en Juin que les combattants de l’ASL avaient reçu ces armes et s’entraînaient à leur utilisation dans des camps d’entraînement en Turquie.
L’ASL a aussi récemment annoncé qu’ils avaient récupéré un site de missiles équipé avec des armes chimiques sous la justification qu’ils voulaient éviter que le gouvernement syrien ne les utilise. 

Ce ne serait pas la première fois qu’une attaque fausse-bannière serait utilisée pour diabolliser le gouvernement syrien afin de graisser les rouages d’une intervention militaire.
Comme le respectable quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung l’avait rapporté, le massacre de Houla, qui fut immédiatement blâmé par les médias de l’occident sur les forces gouvernementales d’Al-Assad, fut en fait perpétré par des militants anti-Assad.

 ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ 

url de l’article original: 
http://www.infowars.com/nato-plot-to-use-ambulances-as-cover-for-humanitarian-invasion-of-syria/

http://resistance71.wordpress.com/2012/09/03/ingerence-imperialiste-en-syrie-la-preparation-dune-attaque-fausse-banniere-a-larme-chimique-pretexte-a-une-intervention-armee-de-lorganisation-terroriste-de-latlantique-nord/

 

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17 août 2012. Les sanctions économiques : une nouvelle arme de destruction massive.

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Les sanctions économiques : une nouvelle arme de destruction massive

Capitaine Martin


Le 6 août 1945, les États-Unis ont largué une bombe atomique sur la ville d’Hiroshima, tuant instantanément entre 90.000 et 166.000 civils. Trois jours plus tard, l’Oncle Sam réitéra l’expérience sur Nagasaki, provoquant cette fois-ci la mort de 60.000 à 80.000 victimes innocentes. Aujourd’hui encore, le monde continue de frémir devant la vision d’horreur qu’offrent les images au lendemain des destructions causées par les deux bombes.

L’impact négatif provoqué par cet événement sans précédent a conduit les États-Unis à utiliser une nouvelle arme de destruction massive, bien plus discrète que l’arme atomique mais tout aussi « efficace » : les sanctions économiques. Aucune d’image d’un quelconque massacre, aucune effusion de sang… Un document du conseil économique et social des Nations Unies, en date du 21 juin 2000 (page 16), n’y va pas par quatre chemins : « la question du nombre exact de décès directement imputables à l’embargo irakien suscite de vives controverses, d’autant plus que les données bien attestées sont rares : les estimations vont de 500.000 à 1.500.000 victimes, la majorité d’entre elles étant des enfants. Il convient de souligner que cette controverse autour du nombre de morts occulte le fait essentiel : toute mort causée par le régime des sanctions montre bien qu’il y a eu des violations graves du droit humanitaire et est en soi inacceptable ». Les États-Unis continuent ainsi d’assassiner en masse.

Quelques voix s’élevèrent malgré tout pour s’opposer à cette politique inique, comme en 1999 lorsque soixante-dix membres du Congrès firent appel au président Clinton pour qu’il abandonne les sanctions contre l’Irak et mette fin à ce qu’ils appelaient déjà à l’époque un « infanticide déguisé en politique ». Mais la position des États-Unis ne varia pas d’un iota. Au contraire, l’Oncle Sam se fit le héraut des valeurs démocratiques en faisant croire au monde entier que le système des sanctions était de loin préférable à une intervention armée. C’est, indéniablement, une des grandes victoires diplomatiques de l’Empire.

En fait, l’idée selon laquelle les sanctions économiques sont moralement préférables à l’utilisation de la force militaire a été remise en cause par Albert C. Pierce, professeur d’éthique et de sécurité nationale à l’université nationale de la défense. Son analyse a montré que les sanctions économiques pouvaient infliger beaucoup de souffrance à des civils innocents et que des opérations militaires sur une petite échelle pouvaient parfois être une solution moins coûteuse en vies humaines (just war principles and economic sanctions - Albert C. Pierce).

Mais les États-Unis préfèrent de loin ne pas s’impliquer dans une guerre. Une confrontation militaire risque en effet de provoquer une condamnation mondiale, mais surtout, l’histoire a montré que, même s’ils pouvaient toujours gagner des batailles, ils ne peuvent plus gagner les guerres (Vietnam, Irak, Afghanistan ...). En recourant à des sanctions économiques, ils espèrent ainsi renverser tous les régimes qui s’opposent à leur hégémonie… en s’attaquant à des civils, femmes et des enfants compris.

En cette année électorale aux États-Unis, comme par le passé, la satisfaction des lobbies pro-israéliens est plus importante que la nature humaine et la sécurité de la communauté mondiale. Rien d’étonnant dans ce contexte-là à ce que les sanctions contre la République islamique d’Iran soient renforcées. Mais croire que ce pays soit la seule cible de ces sanctions est aussi naïf que de croire que ces dernières s’inscrivent dans un cadre démocratique destiné à apporter la paix à l’échelle mondiale. Bien au contraire, cette nouvelle arme létale que cachent les sanctions économiques est devenue un levier diplomatique implacable. L’impérialisme, la guerre et les États-Unis forment plus que jamais les éléments de la nouvelle Trinité.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-sanctions-eco...

URL de cet article 17453
http://www.legrandsoir.info/les-sanctions-economiques-une-nouvelle-arme-de-destruction-massive.html
 
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Syrie : une solution politique et non une aventure militaire. Par Marie-Françoise Bechtel.

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Lundi 13 août 2012 1 13 /08 /Août /2012 11:13

Marie-Françoise Bechtel

 

"Syrie : une solution politique et non une aventure militaire."

 

En donnant des leçons à son successeur sur la Syrie , M. Sarkozy se croit encore aux années Bush, celles qui, à coup d’ingérences militaires, ont gravement déstabilisé le Moyen-Orient.

Il est vrai qu’il a encore appliqué cette méthode en Libye, poussant à dépasser le mandat donné par l’ONU. On en voit le résultat : l’éclatement du pays et, par ondes de choc successives, la très grave déstabilisation de l’Afrique noire dont celle du Mali aux mains de groupes extrémistes et terroristes.

 

En Syrie, instruite par cette expérience désastreuse, la France devrait au contraire pousser à une solution politique, respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il faut impérativement, avec les autres pays intéressés par l’avenir de la zone, apporter un appui à une solution négociée entre l’ensemble des forces syriennes, extrémistes exceptés. C’est aujourd’hui la seule voie pour tenter d’épargner au malheureux peuple syrien des souffrances pires et durables.

 

Oui, décidément , M. Sarkozy est bien mal placé pour faire la leçon.

 

http://www.mrc-comite-marseille.fr/article-syrie-une-solution-politique-et-non-une-aventure-militaire-109050131.html
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Nicolas Sarkozy et BHL à l’unisson : « il faut intervenir militairement en Syrie ».

17 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Nicolas Sarkozy et BHL à l’unisson : « il faut intervenir militairement en Syrie »

Capitaine Martin


Trois mois après sa défaite électorale, Nicolas Sarkozy (en photo avec Bernard-Henri Levy) fait déjà parler de lui. L’entretien téléphonique d’une quarantaine de minutes mardi soir (7 août, NDLR) entre l’ancien chef de l’État français et Abdel Basset Sayda, président du Conseil national syrien (CNS), a été publié dans tous les journaux. Ce retour fracassant sur la scène politique a enflammé l’UMP et suscité l’ire des socialistes.

Les déclarations de Nicolas Sarkozy portaient sur la « gravité de la crise syrienne et la nécessité d’une action rapide de la communauté internationale pour éviter les massacres en cours » tout en soulignant « les importantes similitudes, à un an d’intervalle, entre les crises libyenne et syrienne ».

L’analogie entre la Syrie et la Libye, l’ancien président français, l’avait déjà exprimée à la fin du mois de juillet, dans un entretien au quotidien Le Parisien, au cours duquel il jugea sévèrement son successeur, François Hollande : « j’ai été critiqué pour l’intervention en Libye, mais au moins j’ai agi. Il faut être plus incisif contre le régime de Damas ». Rappelons qu’en 2011, il était aux côtés des Britanniques pour porter, avec le consentement de l’Organisation des Nations Unies, le coup de grâce au gouvernement légitime libyen dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi.

Dans son entretien téléphonique avec le chef de file des « rebelles » syriens, Sarkozy, très fin, ne s’est pas directement attaqué aux décisions relatives à la politique étrangère de François Hollande ; néanmoins, son analyse se référant au cas libyen, il a stimulé ses anciennes troupes. Fort logiquement, certains dirigeants de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui ont emboîté le pas en dénonçant le laxisme sur l’affaire syrienne du nouveau président et de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. François Copé a déploré quant à lui « le silence assourdissant de la France », tandis que l’eurodéputé Philippe Juvin conseillait à François Hollande de « quitter son maillot de bain ».

Prompt à s’enflammer, Bernard-Henri Lévy (BHL) parle dans son blog de « rivières de sang », faisant le parallèle entre Benghazi hier et Alep aujourd’hui. BHL, bien-pensant de la première heure, fut de ceux qui convainquirent l’an dernier le président d’alors, Nicolas Sarkozy, de bombarder Tripoli. En vérité, ignorant tout des conséquences tragiques sur le peuple libyen, « le philosophe » rêve en secret de remettre ça en Syrie… depuis les salons parisiens.

Les pressions de l’UMP sur le cas de la Syrie ont d’abord déclenché la colère des socialistes, avant que ces derniers ne réagissent… en jouant la montre. Le ministre français Laurent Fabius a ainsi déclaré que « les différences avec le cas libyen sont tellement évidentes qu’aucun pays n’a demandé l’intervention militaire », confirmant au passage que le 30 août se tiendra une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la crise humanitaire en Syrie (selon Paris, causée par le président syrien Bachar el-Assad).

Nul ne sait à ce jour si l’intervention militaire sera la solution envisagée par l’ONU. Une chose est sure cependant : la guerre est déjà une réalité concrète. L’Occident, y compris François Hollande, semble en fait ne pas vouloir directement se salir les mains. On assiste par conséquent à des manœuvres dilatoires, voire à des appels guerriers par media interposés. Pour leur part, les mercenaires (ou « rebelles ») présents en Syrie et financés par Washington, Tel-Aviv, Riyad et Doha, continuent de faire le sale travail. Et le peuple syrien de plonger chaque jour un peu plus dans le chaos.

Capitaine Martin

Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-nicolas-sarkozy-e...

URL de cet article 17415
http://www.legrandsoir.info/nicolas-sarkozy-et-bhl-a-l-unisson-il-faut-intervenir-militairement-en-syrie.html
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Chevénement attaque BHL – et, au delà, la ligne Hollande/Fabius.

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Chevénement attaque BHL – et, au delà, la ligne Hollande/Fabius

Par Louis Denghien,

 

 

Au moment où Laurent Fabius entame en Jordanie une tournée arabe de promotion des bandes armées islamistes et de sa propre personne, il est bon – et il était plus que temps – qu’une personnalité de gauche – et associée à l’actuel gouvernement – donne enfin de la voix pour dénoncer et la désinformation et la dérive de la diplomatie française. C’est chose faite depuis mercredi après-midi 15 août : depuis que Jean-Pierre Chevènement, dans une déclaration à l’AFP, a dénoncé  les « professionnels de l’ingérence » qui poussent la France « à intervenir militairement » en Syrie.

Réquisitoire complet

Jean-Pierre Chevènement a une bonne connaissance de la région, de ses contradictions et des enjeux qu’elle suscite, ce qui le distingue de la plupart des commentateurs médiatiques français de la crise syrienne. Il est aussi très « autonome », intellectuellement et politiquement, vis-à-vis du diplomatiquement correct pro-OTAN et pro-Israël, ce qui le sépare cette fois de la plupart de ses amis politiques socialistes (de pas mal de journalistes aussi). N’étant plus ministre (de la Défense), il a donc choisi d’ »ouvrir sa gueule » sur la Syrie, ce qui compte tenu de ce qu’on en dit depuis des mois et de ce qu’il est lui-même, devait le démanger depuis un certain temps.

Et donc, l’ancien député – et actuel sénateur – de Belfort, et (mauvaise) conscience « républicaine » d’une gauche libéralisée, se lâche : « La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Égypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur », estime-t-il.

Selon l’ancien ministre de la Défense, « des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres » : l’ombre immense de BHL se précise à ce moment. Rappelons seulement que mardi 14 août dans le quotidien Le Monde, Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a lancé un appel à une action militaire aérienne en Syrie.

« Le précédent libyen ne saurait être invoqué », ajoute Chevènement. Dans ce cas, martèle-t-il, la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a « été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali ».

Jean-Pierre Chevènement rappelle que le président François Hollande « a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies ». « La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier », affirme-t-il. Et là encore, c’est la petite mais influente clique bien connue, sioniste germanopratine, qui est précisément  visée par la voix de la gauche patriote et souverainiste.

Et du précédent libyen, Chevènement passe au précédent irakien, pour tous ceux qui ont la mémoire courte – ou débranchée : « La politique de changement de régime a été pratiquée en Irak » par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais une réédition de cette politique pour la Syrie « ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France ».

On n’avait pas beaucoup entendu Jean-Pierre Chevènement sur la crise syrienne, depuis son commencement. Était-il las, ou son ralliement à François Hollande lui imposait-il un devoir de réserve ? Eh bien, visiblement, pour le « Che » aussi, l’état de grâce c’est fini. Marginal au sein de la gauche française, et guère remplacé par l’artefact Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement, de par sa stature politique, intellectuelle, voire morale, est cependant écouté – sa déclaration a d’ailleurs été largement diffusée. Qu’il soit entendu est une autre question…

 

http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html?preaction=nl&id=3296993&idnl=118482&


http://www.infosyrie.fr/actualite/chevenement/

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Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l'ingérence".

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de

l'ingérence"

Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012, 17h03.


Syrie: Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l'ingérence"
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a dénoncé mercredi les "professionnels de l'ingérence" qui poussent, selon lui, la France "à intervenir militairement" en Syrie, dans une déclaration à l'AFP.

"La Syrie n'est ni la Tunisie ni l'Egypte. C'est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l'extérieur", estime-t-il.

Selon l'ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l'ingérence poussent aujourd'hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres".

"Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu'à un changement de régime dont l'une des conséquences a été la déstabilisation du Mali".

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n'interviendrait pas en dehors d'un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d'opinion ne doit l'en faire dévier", affirme-t-il.

Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de +changement de régime+ a été pratiquée en Irak" par l'ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd'hui recevoir la caution de la France".

Dans le quotidien Le Monde, l'écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l'intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie.

 

Rédigé par Chevenement.fr le Mercredi 15 Août 2012 à 17:32

 

Quelques réactions.
 
1.Enfin une réaction,après tant de mois de soumission aux atlantistes "socialistes"....ça fait plaisir de voir que le "vieux" n'a pas perdu toutes ses facultés de jugement...
2.Enfin un homme politique lucide et courageux, enfin un homme d'Etat pour sauver l'honneur de la France et notre honneur. Je croyais que ça ne viendrait jamais.
L'acharnement des "professionnels de l'ingérence" à semer la terreur, la guerre, la destruction et le malheur sur la Syrie est du jamais vu.
Pas ça et pas en notre nom!
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Merci Monsieur Chevènement pour votre article. Sachez que nous sommes très nombreux a partager votre opinion sur l'agression de ce pays indépendant qu'est la Syrie.
Votre voix d'homme responsable ressemble à s'y méprendre , à celle du Grand Charles , qui prônait jadis l'indépendance de la France , tout étant très clair voyant sur la politique du Moyen Orient.
Aujourd’hui des voix atlantistes dominent l'espace médiatique, au moment même ou nous avons tant besoin de relever la tête économiquement.
Cette partie du monde nous a toujours été favorable, et les nombreux échanges commerciaux "de l'époque", soutenait sérieusement notre économie.
Avec cette posture que pratiquent depuis quelque temps, nos dirigeants "amis de l’Amérique" , ne peux que nous conduire à ruine.
Et comme le disait récemment le président Poutine , les USA n'ont pas d'amis, ils n'ont que des valets...
 

 
4.
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Bravo M. le ministre !

Marre de ces falsificateurs qui font semblant d'aimer la France et qui l'enfoncent dans l'illégalité.


allainjules.com
://

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L’équipe d’al-Ikhbariya salue ses sauveurs – et accable ses ravisseurs

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’équipe d’al-Ikhbariya salue ses sauveurs – et accable ses ravisseurs

Par Louis Denghien,

 

 

La journaliste d’al-Ikhbariya Yala Saleh, libérée mercredi avec ses deux collaborateurs des geôles ASL à al-Tall, près de Damas, a qualifié d’ »inhumaine » l’attitude des activistes à leur égard. Outre l’assassinat sous les yeux de ses collègues du jeune assistant-cadreur Hatem Abou Yehya, lors de la capture de l’équipe le 10 aout, elle-même, Abdallah Sabra et Hossam Imad ont été roués de coups par leurs ravisseurs et menacés de mort.

Yara et ses collègues ont évidemment manifesté leur reconnaissance aux militaires qui les ont sauvés d’une mort probable : Tabra, le caméraman de l’équipe, a notamment souligné que c’était un petit groupe de soldats qui avait triomphé à al-Tall d’une troupe d’environ 300 rebelles – rappelons qu’au cours de cette opération salvatrice, le QG régional de l’ASL a été détruit et plusieurs de ses responsables abattus.. Pour sa part le journaliste Hossan Imad a indiqué que ces derniers avaient tenté de contraindre l’équipe d’al-Ikhbariya de faire des déclarations accusant l’armée de leurs propres exactions.

Tous évidemment, y compris le ministre de l’Information, ont rendu hommage à l’absent de la fête, l’assistant cadreur Hatem Abou Yeyah, abattu dès le premier jour par les terroristes.

 

La fête après l’angoisse : les présents….

Certains diront que les journalistes syriens véhiculent une information officielle. Mais si l’information officielle syrienne – d’ailleurs morcelée, en ce qui concerne la télévision, en quatre chaînes, dont certaines privées – dit que le pays est ravagé par des bandes armées plus ou moins islamo-extrémistes et soutenues par l’Étranger, eh bien, à l’évidence, elle cerne d’assez près la réalité !

Quant au caractère « officiel » de l’information, la France du Monde, du Figaro, de Libération, d’I-Télé, de BFMTV ou d’Arte n’a certes rien à dire ou reprocher à la Syrie sur ce terrain…

Espérons qu’à l’avenir, les gens d’al-Ikhbariya ne prennent plus, pour informer leurs concitoyens, que des risques calculés. Et espérons encore que le correspondant pour Homs d’al-Alam, Ahmad Sattouf, enlevé mardi, ait autant de chance qu’eux.

… et les absents : Ahmad Sattouf d’al-Alam, enlevé mardi 14 août…

… et Hatem Abou Yehya d’Ikhbariya, assassiné le vendredi 10 aout par l’ASL

 

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Jeudi 16 août 2012, les troupes syriennes libèrent les journalistes enlevés par les rebelles.

16 Août 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

DAMAS, 16 août (Xinhua) -- L'armée syrienne a effectué une opération "qualitative" contre les rebelles jeudi et a libéré les journalistes de la pro-gouvernemental Al-Ekhbaria TV enlevés vendredi, selon l'agence de presse SANA, dirigée par l'Etat.

Quatres membres d'al-Ekhbaria ont été capturés par des rebelles vendredi tandis qu'ils couvraient les insurrections à d'al-Tal, en banlieue de Damas.

Trois d'entre eux sont apparus dans une vidéo en ligne une heure après l'enlèvement, précisant que l'autre avait été tué. Un transfuge présumé se tenait debout près d'eux, et a affirmé que le quatrième avait été tué en raison du bombardement de l'armée syrienne dans cette région.

Les trois employés ont été libérés jeudi et ont été reçus par la télévision d'Etat, afin de raconter les détails de leur captivité.

Ils ont déclaré qu'environ 25 hommes armés les avaient capturés dans al-Tal et dépouillés de leur argent, téléphones cellulaires, vestes pare-balle et cartes d'identification. Ils ont également dit que leur compatriote, Hatem Abu-Yahia, avait été tué par les ravisseurs "de sang froid".

Yara Saleh, l'un des journalistes libérés, a déclaré que la façon dont Abu-Yahia avait été tué reflétait le caractère criminel des ravisseurs. Elle a exprimé sa profonde gratitude à l'armée syrienne pour ses efforts de libération.

Un autre journaliste libéré, Hussam Aboud, a déclaré que Abu-Yahia avait reçu plus de 30 coups de feu.

Par ailleurs, le ministère de l'information a publié jeudi une déclaration d'appréciation suite à l'opération réussie de l'armée qui a conduit à la libération des journalistes.

Les attaques contre des journalistes locaux ont récemment atteint un nouveau sommet, les rapports de disparitions, d'enlèvements ou de meurtres de journalistes se multipliant.

Les troupes syriennes libèrent les journalistes enlevés par les rebelles

Publié le 2012-08-16 21:10:13 | French. News. Cn
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