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Le blog de Lucien PONS

Résultat pour “Intervention de Bernard Salengro au colloque sur la défense de la alngue française”

Le colloque niçois sur la défense de la langue française. Intervention de Bernard Salengro.

24 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

 

 

Bernard Salengro

 

Bernard Salengro – 14 septembre 2013

 

 

 

L’Association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a organisé les 13/14/15 et 16 septembre au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M. ) à Nice, un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie. Cette manifestation exceptionnelle s’est inscrite dans les manifestations périphériques aux jeux. De nombreux conférenciers de renommée internationale ont exposé leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Cette manifestation a traité les thèmes suivants :

  1. l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne.

  2. L’hégémonie de l’anglais sur le français.

  3. Les enjeux économiques du tout anglais.

  4.  Les relations internationales (suprématie de l’anglais).

 

Les différentes conférences ont été filmées par Thierry Leroy de Télé Sud Est.  Certaines sont disponibles et nous vous proposons de les visionner.

 

 

Intervention de Bernard

 

Salengro.


Bernard Salengro est médecin du travail dans le secteur du bâtiment à Nice. Il est responsable syndical au niveau national du syndicat de l’encadrement CFE/CGC. C’est la première organisation syndicale dans les entreprises du CAC 40. Ce syndicat a créé avec la CFTC « Le Collectif intersyndical du droit de travailler en français en France ».

 

Deux personnes pressenties pour une conférence dans ce créneau ont eu un problème pour venir à Nice. Ce sont: Jean-Loup Cuisiniez pour la CFTC, une intervention de sa part lors d’une autre manifestation a été lue à l’assistance par Philippe Loubière. Le texte de cette intervention est disponible. Il y avait aussi Régis Ravat, pour la CGT, président de l’AFRAV.

 

Son intervention s’inscrit dans la deuxième partie du colloque à la rubrique : revendications syndicales. Lors de cette intervention deux vidéos exposant clairement le problème, ont  été projetées, elles seront jointes également à cet envoi. Le titre de la conférence :  L’hégémonie de l’anglais sur le français – le français, langue de travail ?

 

 

Quelques éléments sur l’intervention de Bernard Salengro. La vidéo est jointe.

 

Depuis quelques années on observe un phénomène nouveau dans les entreprises. C’est le passage à l’anglais comme langue de travail pour les fonctions d’encadrement, mais pas seulement.

Dans la fédération de la métallurgie, des entreprises comme « Faurécia », Renault véhicules industriels trucks, Alcatel, passent du jour au lendemain à l’anglais. On cause  en anglais dans l’atelier, dans les documents officiels,  dans les instances de direction et de travail, en fait partout ! Cette décision a augmenté le stress au travail de façon très importante.

Face à ce problème les syndicats ont fait ressortir que la langue est une condition de travail. Ils ont défendu le droit de travailler en français en France, ce qui semble à priori la moindre des choses. Imposer l’anglais dans l’entreprise est considéré comme du harcèlement moral.

Suite à ces mobilisations un accord interprofessionnel a été signé par les organisations syndicales et patronales sur le facteur stress causé par l’imposition de l’anglais dans l’entreprise. Cela s’est traduit par une loi sur le stress.

La langue doit être considérée comme une condition de travail qui puisse être négocié dans l’entreprise.

La langue est un vecteur de pensée, en changer n’est pas neutre. L’exemple d’Alcatel permet de bien cerner les enjeux. Alcatel est une entreprise française florissante. Elle rachète l’entreprise américaine Lucent qui connait de graves difficultés économiques. Après la fusion le consensus des élites impose l’anglais comme seule langue de travail. Les cadres français qui ont monté Alcatel bredouillent en américain, ils sont peu à peu écartés des décisions stratégiques. De jeunes cadres français pensaient pouvoir les remplacer car ils avaient une parfaite maîtrise de l’anglais, mais ils ne sont pas anglo-saxons de naissance.  Ces derniers ont augmenté le débit de parole et ont utilisé des subtilités de langage que seules les personnes ayant pour langue maternelle l’américain pouvaient comprendre. En définitive les jeunes cadres français ont subi la même discrimination que leurs ainés. Au final en 2013, dans les cadres de direction il n’y a plus un seul français ! C’est l’exemple d’une prise de pouvoir de l’intérieur avec comme cheval de Troie la langue. Alcatel était quand même un fleuron de l’industrie française. Plusieurs cas semblables sont à dénombrer. Il est plus que nécessaire de prendre la mesure du danger qui nous guette en abandonnant notre langue.


 


 


Une vidéo concernant « la souffrance au travail », réalisée par le syndicat CFE/CGC.

 


 


Une autre vidéo projetée durant cette intervention.

Intervention de Thierry Priestley Directeur du travail honoraire, juriste, spécialiste en droit international et Européen.

 

 


 

 


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Le massacre de la langue française c'est aussi le massacre de la FRANCE. Message de Régis Ravat président de l'association "Francophonie Avenir" (l'AFRAV).

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Les média, #La République, #La nation ., #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance

Bonjour

Un message de Régis Ravat* président de l’AFRAV (Association France Avenir).

L’objectif est d’agir en masse pour éviter de voir disparaître notre premier bien public : NOTRE LANGUE. L’objectif est de faire disparaître la France*.

Cordialement

Lucien Pons

 

 
L’image contient peut-être : ciel, avion et texte

 

Régis Ravat

 

Cette fin de semaine, massacre de la langue française à Sainte-Maxime !
Pour protester :
- courriel : contact@sainte-maxime.com ;
- touiteur : https://twitter.com/Sainte_Maxime ;
- FDB : https://www.facebook.com/saintemaximetourisme/
- DGLF : http://www.culturecommunication.gouv.fr/…/L…/Nous-contacter…
- Présidence : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

ADDENDA:

*Régis Ravat était le partenaire de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » lors du colloque organisé en septembre 2013 à Nice pour le défense de la langue française.

Voici ci-après quelques vidéos de ce colloque.

Vidéo de Danielle Goussot : « Qui veut la peau de la France » https://www.youtube.com/watch?v=knwTOjo1xH0

Vidéo de Matthieu Varnier : https://www.youtube.com/watch?v=bA3gbvorGCA

Vidéo de Bernard Salengro : https://www.youtube.com/watch?v=LHwKEjJY1TQ

Vidéo de Philippe Loubière : https://www.youtube.com/watch?v=yJsScDZBXMI

Vidéo de Charles Durand : https://www.youtube.com/watch?v=4B_y1TYlGvE

Vidéo de Bernard Cassen : https://www.youtube.com/watch?v=ahJbiOkbur0

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L'Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » propose un Colloque sur la défense de la langue française, les 13/14/15 et 16 septembre au C.U.M. 65 promenade des anglais à NICE.

5 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

L'Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » propose un Colloque sur la défense de la langue française les après-midi des 13/14/15 et 16 septembre au C.U.M. 65 promenade des anglais à NICE.

 

 Ce colloque se déroulera à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie qui se dérouleront du 7 au 15 septembre à Nice.

 

 

Ce colloque exceptionnel s’inscrit dans les manifestations périphériques aux jeux.

 

De nombreux conférenciers de renommée internationale viendront exposer leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens.

 

Le colloque s’articulera autour des thèmes suivants :

-  l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne,
-  l’hégémonie de l’anglais sur le français,
-  les enjeux économiques du tout anglais
-  les relations internationales (suprématie de l’anglais).

 

Parmi les intervenants on notera la participation d’universitaires :

- Philippe Loubière, Charles X. Durand, André Boyer,

 

De spécialistes, de militants ou de syndicalistes :

- Bernard Cassen, Danielle Goussot, Jean-Loup Cuisiniez, Thierry Priestley, Bernard Salengro, Matthieu Varnier.

 

L’association “Comité pour une Nouvelle résistance-CNR” a pour objet de défendre les idéaux et les acquis du Conseil National de la Résistance et des Forces Françaises Libres, qui ont permis de donner à notre pays après la libération, le modèle social encore en vigueur aujourd’hui et auquel tous les français sont viscéralement attachés.

 

La langue française est le ciment de notre peuple et bien au-delà. Certains la comparent au sang qui coule dans nos veines. C’est à dire que l’on est tellement habitué à l’utiliser et à en profiter qu’il nous parait impensable que ce formidable outil de culture partagé puisse être attaqué, diminué, voire disparaitre. Avant d’être dans ces situations extrêmes, il nous a semblé important de réaffirmer notre attachement à ce patrimoine commun, d’autant que quelques signaux inquiétants se manifestent actuellement.

 

Cette démarche s’inscrit parfaitement avec l’agenda du mois de septembre. La ville de Nice accueille la 7ème édition des Jeux de la Francophonie du 6 au 15 septembre 2013. Quand le sport s’allie à la culture pour témoigner de la solidarité francophone, cela donne … "les Jeux de la Francophonie", une formidable rencontre entre plus de 3 000 artistes et athlètes venus du monde entier. Les Jeux de la Francophonie sont des compétitions sportives et des concours culturels en épreuves individuelles ou par équipes. Ils se déroulent essentiellement en français, langue officielle des Jeux.

 

C’est la raison pour laquelle nous organisons un colloque à Nice les 13, 14, 15 et 16 septembre sur le thème “ La défense de la langue française”. Il nous semble que le Centre Universitaire Méditerranéen, situé sur la promenade des Anglais, est le lieu idéal pour ce genre de manifestation.

 

Il est important de défendre les fondamentaux de notre culture dont la langue en est l’élément essentiel.

 

Bien cordialement.

 

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

Pour voir le programme complet, cliquez sur le document joint

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Documents joints

 

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Le colloque niçois sur la défense de la langue française. Intervention de Bernard Cassen.

24 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

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Le colloque niçois sur la défense de la langue française. Intervention de Bernard Cassen.

 

L’Association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a organisé les 13/14/15 et 16 septembre au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M. ) à Nice, un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie. Cette manifestation exceptionnelle s’est inscrite dans les manifestations périphériques aux jeux. De nombreux conférenciers de renommée internationale ont exposé leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Cette manifestation a traité les thèmes suivants :

  1. l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne.

  2. L’hégémonie de l’anglais sur le français.

  3. Les enjeux économiques du tout anglais.

  4.  Les relations internationales (suprématie de l’anglais).

 

Les différentes conférences ont été filmées par Thierry Leroy de Télé Sud Est.  Certaines sont disponibles et nous vous proposons de les visionner.

 

Intervention de Bernard Cassen.

Bernard Cassen est professeur émérite de l’université Paris 8, chaire européenne Jean Monnet.

Ancien directeur général du Monde Diplomatique.

Cofondateur, avec Ignacio Ramonet, d’ATTAC. Président d’ATTAC de 1998 à 2002, puis président d’honneur.

Cofondateur du Forum social mondial de Porto Alegre en 2001.

Secrétaire général de l’association et du site Mémoires des luttes (www.medelu.org).

Bernard Cassen est intervenu le lundi 16 septembre dans la 4° partie du Colloque intitulé « Relations internationales, suprématie de l’anglais et guerre des langues » sur le thème «Enjeux de pouvoirs et lutte des nations ». 

 

 

BHernard Cassen

 

Quelques éléments sur l’intervention de Bernard Cassen. La vidéo est jointe.

 

Une langue est un outil de communication, mais elle est bien plus que cela, elle véhicule le beau. On ne pense pas, on n’invente pas de la même façon en Anglais qu’en français.

 

L’outil de communication est un élément fondamental du rapport de force entre les pays anglo-saxons (les USA principalement) et les autres états. La francophonie pourrait être une arme contre le tout anglais, mais il y a longtemps qu’elle a abdiqué, il faudrait une volonté politique pour aboutir. Nous devons remercier le Québec qui nous a alertés depuis longtemps sur cette guerre linguistique. A l’inverse, les élites françaises, soit par ignorance, soit par résignation, soit par servitude volontaire, mettent un point d’honneur à s’exprimer en anglais en toutes circonstances. Il y a là une divergence majeure par rapport à l’opinion qui reste massivement attachée à ce patrimoine commun qui est la langue française.

 

Il faut comprendre que ce qui est véhiculé à travers une langue est capital, c’est une façon de paramétrer le monde. La bataille des mots est une bataille essentielle, ils ne sont pas neutres. Cela peut conduire vers la perte d’autonomie.

 

L’anglais est un produit d’exportation formidable, c’est une rente économique qui rapporte beaucoup d’argent. Ceux qui devraient défendre notre langue et son rayonnement sont à l’opposé de cette évidence. Ce sont malheureusement des fanatiques hostiles au français. On compte parmi eux Alain Minc, Alexandre Adler, Bernard Kouchner, et bien d’autres encore. Lorsqu’il était administrateur du Kosovo, Bernard Kouchner parlait aux officiers français en anglais seulement. Dans l’éducation le palmarès n’est pas moins éloquent, Claude Allègre, Luc Châtel et maintenant Geneviève Fioraso, ont œuvré et œuvre encore pour imposer l’anglais comme langue de référence. Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, pousse la bêtise jusqu’à imposer l’enseignement en anglais à l’université ! Ce n’est pas hélas une spécificité française, les dirigeants européens ne sont pas en reste. En Italie Silvio Berlusconi et Romano Prodi sont dans la même logique. Chez nous la gauche est plus hostile au français que ne peut l’être la droite, c’est consternant.

 

Quelle est donc la solution ?                                                    

 

Il faut se battre pour le plurilinguisme. Il faut se battre pour défendre toutes les langues menacées du même sort de vassalisation par l’expansionnisme de l’anglais. Il faut défendre la diversité linguistique. Il faut défendre   des langues régionales, elles sont une vraie richesse pour notre pays.

 

 


 

 

Affiche sur la défense de la langue française

 

 

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NICE le 12 avril 2014, colloque pour le 70° anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance.

10 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

cnr-001Jeudi 10 avril 2014     

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.

 

Cette association indépendante de toute organisation politique, professionnelle, confessionnelle est garante, dans la réalisation de son objet, des principes qui ont fondé notre République et ses valeurs : défense d’une France libre et des souverainetés populaire et nationale, d’une démocratie économique et sociale juste et solidaire.

 

L’Association  organise le samedi 12 avril 2014 au CUM (Centre Universitaire Méditerranéen, 65 promenade des anglais à Nice) un colloque à l’occasion du 70ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance signé à Paris le 15 mars 1944.


Notre modèle social est directement issu de la volonté des Résistants qui ont imposé à la Libération, « les Jours Heureux » .

 

Devant les régressions qui s’annoncent, il est de première urgence de raconter cette belle histoire afin de redonner de l’espoir à nos compatriotes.

 

Vous trouverez ci-après, le détail précis des différentes interventions.

 

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/robert_Charvin.jpgRobert CHARVIN : Agrégé des  Facultés de Droit, Professeur Emérite à l’université de Nice Sophia Antipolis, Doyen honoraire. Spécialiste de droit international. Auteur de nombreux ouvrages  Dernier livre paru : Côte d’Ivoire 2011 « La bataille de la seconde indépendance »

 

Titre de la conférence : « Les différentes morts du programme du Conseil National de la Résistance » 14h15 à 15h 45.

 

 

 

 


http://images.sudouest.fr/images/2012/09/13/819014_21302226_460x306.jpgBernard CONTE
 : Enseignant chercheur à l’Université Bordeaux IV et à Sciences-Po Bordeaux. Il a été consultant pour la Commission Européenne et pour divers ministères et institutions. Auteur de nombreux ouvrages. Dernier livre paru : « La Tiers-Mondialisation de la planète »2° édition, revue et augmentée parue aux Presses Universitaires de Bordeaux en 2013.

Titre de la conférence : « La ré-industrialisation pour un développement souverain et populaire ». 16h à 17h 45.

 

 

 

http://www.amistempsdescerises.org/IMG/jpg/cotta.jpgJacques COTTA : Journaliste, réalisateur et producteur de documentaires à la télévision française. Il a en charge la série « dans le secret de …» sur France 2. A réalisé de nombreux films d’investigation dont  « Front national la nébuleuse » (7 d’or). Il est aussi écrivain, auteur de plusieurs ouvrages d’enquêtes sur des thèmes comme travailleurs pauvres et les services publics. Dernier livre paru : « L’imposteur » aux éditions Balland février 2014.

Titre de la conférence : « Aujourd’hui comme hier,  bien commun contre intérêts particuliers ! ». 18h à 19h45.

 

 

 

Le site du CUM :    http://www.cum-nice.org/agenda/colloque-pour-le-70deganniversaire-du-programme-du-conseil-national-de-la-

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Colloque sur la défense de la langue française. Intervention de M. Charles Xavier Durand -- Nice (06), le 15 septembre 2013.

11 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La nation ., #La République, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture

Colloque sur la défense de la langue française. Intervention de M. Charles Xavier Durand -- Nice (06), le 15 septembre 2013.

Pour la langue française, la Francophonie, le respect des langues nationales, la lutte contre le tout anglais, adhérez à l'A.FR.AV :
http://www.francophonie-avenir.com

Intervention de Charles Xavier Durand

 

Charles Xavier Durand, Universitaire, ancien directeur de l'Institut de la Francophonie pour l'informatique de Hanoï, écrivain, membre d'ALF (Avenir de la langue française) dont le président est Albert Salon. Cette association est engagée dans la défense de la langue française. Un des aspects de ce travail se fait par la sensibilisation des élus de terrain. Il s’agit de solliciter les communes de France afin de soumettre au Conseil Municipal une charte à signer pour affirmer l’attachement à notre langue. Cela se fait en collaboration avec 32 associations qui se retrouvent dans ce combat. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », organisatrice du colloque, est engagée dans ce travail de terrain. Le bilan de cette consultation originale se fera fin 2014. Ce procédé est utilisé car la barrière médiatique interdit cette information au grand public et aux élus de terrain.

Charles Xavier Durand est intervenu les vendredi 13, samedi 14 et lundi 16 septembre 2013 dans le colloque sur la défense de la langue française. Ce document présente la première intervention : « La fabrique du crétin et la désinformation par les mots ».

 

 

 

Charles Xavier Durand – 13 septembre 2013

Charles Xavier Durand – 13 septembre 2013

Quelques éléments sur la première intervention de Charles Xavier Durand.

On assiste à l’affaiblissement de la langue française à tous les niveaux. Autrefois le détenteur du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) faisait moins de fautes de français (grammaire, orthographe, syntaxe) qu’un bachelier aujourd’hui. Il terminait pourtant le cycle obligatoire à 14 ans.

Que s’est-il donc passé ?

Le laxisme qui s’applique à tous les niveaux de l’apprentissage de la langue est officiel. Naguère à l’entrée en classe de 6° un élève avait 6 heures de français dont 2 heures dédoublées (en demi-groupe). Aujourd’hui il bénéficie de 4 heures seulement et en classe entière, surchargée la plupart du temps.

L’altération de la langue se manifeste par l’omniprésence d’un langage « jeune » américanisé, dans lequel aucune nuance n’est exprimée et où le vocabulaire s’affaiblit. Il convient de préciser que le langage des voyous comporte seulement 400 mots et cela les conduit à utiliser la violence pour s’exprimer.

Les conséquences à terme du détricotage du français à l’écrit comme à l’oral sont faciles à imaginer. Il s’agit de fabriquer une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Cette dernière ne possèdera pas les outils nécessaires à la compréhension des situations délicates et se trouvera dans l’incapacité de contester les décisions imposées.

Le but est de former une élite mondialisée avec des compétences multiples et de réduire le plus grand nombre dans un désert culturel. Cette masse de travailleurs « en formation permanente tout au long de la vie » est infériorisé depuis le premier emploi. Il n’y aura aucune garantie ni d’emploi, ni de salaire, puisque les compétences seront sans cesse révisées. A chaque fois il faudra donc repartir au plus bas de l’échelle dans les nouvelles spécialisations.

Sur tous ces sujets la presse écrite et la presse audiovisuelle assurent un verrouillage total. Ces questions fondamentales ne sont jamais présentées. La défense du plurilinguisme, la colonisation par l’anglais, les enjeux de pouvoirs derrière tout cela, sont occultés. Les rares fois où elles apparaissent, c’est pour être brocardées et présentées comme un attachement à des traditions d’un autre âge. Il faut être moderne et donc adopter l’anglais sans barguigner.

La baisse du niveau en français n’est pas le simple effet du hasard. Elle est voulue, planifiée et encadrée. Le but est de fabriquer une masse de « crétins » incapables de se révolter ni même de protester contre l’ordre établi. Par essence une masse de « crétins » obéit aux directives de l’Empire, quelles que soient celles-ci. Il suffit pour cela de posséder 800 mots de « Basic English ».

En conclusion, la défense de la langue française est un combat majeur. Ce colloque a pour but d’éveiller les consciences. La Résistance s’exerce dès que l’on comprend la situation. On devient immédiatement immunisé.

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Articles d'Indépendance des Chercheurs, Nice : Colloque sur la défense de la langue française.

13 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

Nice : Colloque sur la défense de la langue française

 
Articles d'Indépendance des Chercheurs :
 

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/11/nice-colloque-sur-la-defense-de-la-langue-francaise-49209.html

Nice : Colloque sur la défense de la langue française

Le 11 septembre 2013, L'Expansion écrit « Budget 2014: Ayrault annonce 15 milliards d'euros d'économies ». Rien de moins : 9 milliards pris sur l'Etat et les collectivités locales et 6 milliards sur la Sécurité Sociale, une véritable démolition des dépenses publiques françaises. D'après le compte rendu du Conseil des Ministres de ce jour, « en 2013, le Gouvernement a engagé une maîtrise de la dépense sans précédent » et « le budget 2014 traduira le souci du Gouvernement de faciliter le financement et le développement des entreprises ». En réalité, derrière la façade comptable des mesures annoncées on perçoit la course aux « réformes de structure » réclamées par le Fonds Monétaire International (FMI). Et l'affaiblissement planifié du rôle de la langue française dont la loi Fioraso sur l'enseignement supérieur et la recherche nous a récemment fourni un exemple, est-ce autre chose que l'une de ces « réformes de structure » ? Au même moment, La Tribune rapporte « OMC et Bruxelles sont d'accord, il y a trop de mesures protectionnistes ». Précisément, la politique de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) vise de plus en plus directement les services publics des Etats membres. Et c'est très clairement dans une stratégie de marchandisation mondialisée de l'enseignement supérieur, que s'insère l'essentiel de la loi Fioraso et tout particulièrement les mesures visant le rôle de la langue française dans les universités. D'où l'opportunité et l'intérêt exceptionnels du Colloque sur la défense de la langue française qui s'ouvre vendredi à Nice, jusqu'à lundi prochain. Alors que l'actuelle propagande gouvernementale sur la « création d'emplois » est utilisée pour anéantir un vaste domaine de prestations sociales et citoyennes au bénéfice du secteur privé, le statut et le rôle de la langue française font également partie des acquis menacés.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/11/nice-colloque-sur-la-defense-de-la-langue-francaise-49209.html ]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/20/fioraso-pisani-ferry-langue-francaise-universites-49134.html
 
Fioraso, Pisani-Ferry, langue française, universités...

Le 20 août 2013, L'Orient Le Jour commente «  La rentrée du gouvernement Ayrault : dossiers brûlants et politique-fiction », évoquant notamment la contribution du commissaire général à la stratégie et à la prospective Jean Pisani-Ferry au seminaire gouvernemental d'hier. Dans un sous-chapitre sur le sujet «  La France dans dix ans », l'ancien directeur du think tank Bruegel qu'est Pisani-Ferry emploie notamment les titres «  Une France plus vieille » et «  Une France plus petite et moins riche ». Un discours fort représentatif de la véritable politique de François Hollande et Jean-Marc Ayrault qui agissent pour l'essentiel comme des exécutants de la mondialisation du capitalisme. Dans des déclarations au journal Le Monde, Jean Pisani-Ferry recommande notamment de «  faire mouvement vers une économie de services échangés », y compris par une marchandisation progressive de l'enseignement supérieur français qui « imposerait de faire venir les meilleurs étudiants, d'augmenter les droits d'inscription et d'enseigner en anglais ». On ne peut pas être plus clair quant au véritable contenu de la Loi n° 2013-660 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche promulguée il y a un mois. Etrangement, les mouvements universitaires qui se disaient d'opposition au projet de loi défendu par Geneviève Fioraso ont largement censuré toute référence à la question du statut de la langue française dans nos universités. Même dans les déclarations intersyndicales et de coordinations. Le blog de Sylvestre Huet dans Libération a reproduit un texte de Michel Saint Jean d'après lequel l'article de la loi Fioraso ouvrant la voie à l'enseignement en anglais « a pleinement joué son rôle d'imbécile utile pour cacher l'essentiel ». Déclaration explicitement saluée par Henri-Edouard Audier. Un mois plus tôt, Jean Pisani-Ferry avait été nommé en Conseil des ministres Commissaire général à la stratégie et à la prospective. Les déclarations récentes de Pisani-Ferry mettent clairement en évidence le rapport entre la question du statut de l'anglais dans nos universités et la politique de marchandisation de l'enseignement supérieur, numérique compris. Hier, l'intervention de François Hollande au séminaire gouvernemental de rentrée a annoncé explicitement un processus de définition stratégique qui « se poursuivra, sous la responsabilité du Commissariat général, jusqu’à la fin de l’année » et « commence avec le travail introductif de Jean Pisani-Ferry et le rapport de Anne Lauvergeon ». Cette dernière préside la Commission Innovation 2030 installée hier par François Hollande. Anne Lauvergeon a souvent participé aux activités de la Commission Trilatérale dont elle faisait encore partie il y a un an. L'actuel président européen de la Commission Trilatérale, et en même temps président de Bruegel, n'est autre que l'ancien président de la BCE Jean-Claude Trichet.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/20/fioraso-pisani-ferry-langue-francaise-universites-49134.html ]

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Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia
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Le colloque niçois sur la défense de la langue française. Intervention de Matthieu Varnier.

24 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

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L’Association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a organisé les 13/14/15 et 16 septembre au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M. ) à Nice, un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie. Cette manifestation exceptionnelle s’est inscrite dans les manifestations périphériques aux jeux. De nombreux conférenciers de renommée internationale ont exposé leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Cette manifestation a traité les thèmes suivants :

  1. l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne.

  2. L’hégémonie de l’anglais sur le français.

  3. Les enjeux économiques du tout anglais.

  4.  Les relations internationales (suprématie de l’anglais).

 

Les différentes conférences ont été filmées par Thierry Leroy de Télé Sud Est.  Certaines sont disponibles et nous vous proposons de les visionner.


 

 

 

Intervention de Matthieu Varnier.


Matthieu Varnier est ingénieur aérospatial et ancien chercheur (Automatique). Il est le secrétaire Général de l’association CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l’Émancipation Linguistique) dont le président est Georges Gastaud.


Matthieu Varnier est intervenu le samedi 14 septembre dans la deuxième partie du colloque sur la défense de la langue française, intitulée « L’hégémonie de l’anglais sur le français. La remise en cause du droit de travailler en français en France », sur le thème « l’enseignement, la recherche et la culture ».

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Quelques éléments de l’intervention de Matthieu Varnier.

 

Pourquoi est-il si important de parler de l’enseignement supérieur et de la recherche dans ce colloque sur la défense de la langue française ?


L’enseignement supérieur forme les élites et les cadres de la nation. Le soumettre à l’omnipotence du tout anglais permet de gagner la guerre culturelle, la guerre politique, en un mot la guerre contre notre façon d’appréhender le monde. C’est une guerre menée contre notre civilisation humaniste issue du siècle des Lumières et de la Révolution française.


Depuis quelques années, en fait depuis le processus de Bologne, on assiste dans tous les pays de l’Union Européenne à une uniformisation calquée sur le modèle Anglo-saxon actuel. Ce dernier est au service de la théorie ultralibérale de l’école de Chicago.


En France cela s’est traduit par la loi LRU qui installait l’autonomie des Universités, puis par la loi Pécresse et enfin par la loi Fioraso. Aucune rupture malgré le changement de majorité ne s’est jamais manifestée. L’objectif est de livrer l’enseignement et en particulier l’enseignement supérieur aux opérateurs privés. Pour les concepteurs de ce projet, il est fondamental d’imposer le tout anglais et particulièrement à l’université, afin de créer un marché de la connaissance au niveau mondial. Il est fondamental d’imposer le modèle anglo-saxon afin de soumettre ce domaine aux entreprises. La bataille se situe aussi sur les contenus. La transmission des connaissances et des savoirs est remplacée par un formatage des individus. Le but est de satisfaire les commandes passées par l’industrie au marché de la connaissance.


Dans ce monde orwellien, l’université n’est plus un service public, mais une société tertiaire franchisée. On peut remarquer que la Sorbonne a déjà franchi le pas en vendant sa marque aux pays du Golfe. Donc, pour organiser et rationnaliser ce marché mondial, il est nécessaire que les études supérieures se fassent partout en anglais. Par la loi LRU l’état se désengage et installe    la concurrence totale entre les universités. Le tout anglais dans ce cadre-là permet d’entrer sur le marché mondial de la connaissance. L’idéologie libérale est partout, elle est en totale opposition avec la conception républicaine qui permettait un égal accès au savoir sur tout le territoire national par un tissu universitaire homogène.  N’oublions pas que l’Ecole est le premier levier de diffusion des idées de la République.


Dans le système libéral que l’on installe, l’école devient peu à peu l’arme de la propagande atlantiste. L’anglais sera la seule matière centrale enseignée tout au long de la scolarité d’un élève.


L’école subit un affaiblissement progressif minutieusement programmé. La dégradation de l’enseignement du français est voulue. La fameuse méthode globale pour apprendre à lire au CP est calquée sur le modèle anglo-saxon, elle n’est pas adaptée à l’apprentissage du français. C’est une stratégie mise au point depuis très longtemps. Christian Morisson, expert pour l’enseignement, écrivait dans les cahiers n° 13 de l’OCDE, fascicule publié le 1° octobre 1996, un texte parfaitement clair sur la stratégie utilisée. Le titre était « La faisabilité politique de l’ajustement », il écrit : « … On ne peut pas diminuer le nombre de places dans les écoles, mais on peut diminuer la qualité de l’enseignement […], cela ne présente aucun risque politique. …. ». Tout est dit !


La loi Fioraso votée en 2013 est la continuation de la loi Pécresse.  Elle autorise la sortie des universités du champ d’application de la loi Toubon. En un mot elle autorise l’enseignement en anglais dans l’enseignement supérieur, cela conduit inévitablement à sa marchandisation.


Selon les dogmes actuels, la recherche publique ne sert à rien, c’est un fardeau pour la collectivité dont il convient de se débarrasser au plus vite. Dans l’optique républicaine, la recherche publique fournit à l’état les moyens d’une volonté politique dans les domaines des sciences et des techniques. Elle assure donc l’indépendance de la France.


Il faut remarquer pour conclure que nous sommes en présence d’une colonisation douce. Quelle que soit notre place dans la société, on crée un modèle qui fait référence à l’anglais et qui nous amène à l’utilisation d’un vulgaire globish. La force du système est obtenue en séparant tous les domaines où cette prise de contrôle linguistique se fait. En ne voyant pas le schéma global on s’expose à une totale domination des élites mondialisées.



 

Affiche

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Le colloque sur la défense de la langue française à Nice. Intervention de Philippe Loubière.

24 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

!cid A4E3BD03E90F4B63B2EEF9AA6E3112BA@computerL’Association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a organisé les 13/14/15 et 16 septembre au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M. ) à Nice, un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie. Cette manifestation exceptionnelle s’est inscrite dans les manifestations périphériques aux jeux. De nombreux conférenciers de renommée internationale ont exposé leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Cette manifestation a traité les thèmes suivants :

  1. l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne.

  2. L’hégémonie de l’anglais sur le français.

  3. Les enjeux économiques du tout anglais.

  4.  Les relations internationales (suprématie de l’anglais).

 

Les différentes conférences ont été filmées par Thierry Leroy de Télé Sud Est.  Certaines sont disponibles et nous vous proposons de les visionner.

 

 

Intervention de Philippe Loubière

 

Philippe Loubière  Universitaire, membre du bureau national de l’ASSELAF : Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue Française. Créée en 1990, l’association s’est fixé pour but de promouvoir toutes les réflexions et actions permettant d’améliorer l’enseignement de la langue française, d’assurer l’expansion et le rayonnement de cette langue dans les pays francophones et dans le reste du monde. Le Président de cette association est Philippe de Saint Robert, écrivain, ancien Haut-Commissaire a la langue française, ancien membre du Haut Conseil de la Francophonie. Philippe Loubière est également Rédacteur en chef de la revue Lettre(s). Philippe Loubière est intervenu le vendredi 13 septembre  dans la première partie du colloque intitulé « Le français dans la vie quotidienne, où va-t-on ? » sur le thème « La politique/ la langue de la cité ».

 

La vidéo vous permet de prendre la mesure du constat et surtout d'en percevoir les causes. La permanence dans l'affaiblissement  de l'enseignement du français depuis les dernières décennies nous interroge sur la responsabilité des décideurs (toutes tendances politiques confondues) à vouloir affaiblir ce ciment social qu'est la langue française. Affaiblir l'apprentissage du français à l'école pour un grand nombre d'élève n’est pas anodin. Notre langue devient presque une langue étrangère, le risque est grand de jeter aux oubliettes de l'histoire notre mode de vie, notre modèle social, notre vision du monde en un mot notre culture issue des Lumières, de la Révolution de 1789, des conquêtes sociales, de la Libération, etc...

 

 

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Quelques éléments sur l’intervention de Philippe Loubière

 

 

 

Pourquoi ce colloque ? Pourquoi défendre la langue française ? On parle de moins en moins français dans la vie de tous les jours.

 

Un exemple particulièrement éloquent, c’est la sur-irradiation des patients de l’hôpital d’Epinal  il y a quelques années. 5000 personnes étaient concernées et il y a eu des cas mortels. On a fait un enquête, on a incriminé les préparateurs, les médecins radiologues et on a considéré que cela relevait de la faute humaine. Mais ce que l’on on ne dit pas, c’est que le mode d’emploi était en anglais. Le ministère de la santé n’a pas fait son travail, l’appareil aurait dû être livré avec un mode d’emploi en français. La conversion des unités de mesure aurait été faite et cela aurait permis d’éviter de se tromper dans les réglages.

 

L’anglais est partout, pas seulement dans les situations de pouvoir, mais aussi dans des situations banales de la vie quotidienne. Les inscriptions bilingues que l’on observe partout, ne sont pas là pour aider les étrangers, elles sont là pour nous. Elles sont là pour que nous nous habituions à subir l’anglais de plus en plus. Elles sont là pour nous dire subliminalement: « Votre langue, personne ne la connait !». Elles sont là pour alimenter le complexe d’infériorité. Elles sont là pour compléter le discours récurrent que l’on entend à la radio et à la télévision : « La France est en retard sur ses partenaires européens, …, la France est en retard sur tout ». Elles sont là sont là pour nous dire :« Vous n’existez plus comme communauté visible ». C’est une remise en question de la société française. Il s’agit bien d’une question d’ordre politique, la langue française ne sert pas seulement à communiquer, elle sert aussi à penser, à réfléchir.

 

Il y a manifestement une substitution organisée. A la fin de sa vie François Mitterrand confiait à l’écrivain Georges-Marc Benhamou « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (Dans le livre « Le dernier Mitterrand »). La raison est que nous sommes le seul modèle concurrent au modèle anglo-saxon dans le monde. Le projet de nos rivaux est de nous éliminer. Les moyens utilisés sont très importants. De notre côté nous ne faisons rien. Le problème est que tout ce qui devrait nous protéger institutionnellement est passé avec armes et bagages chez l’adversaire. Petit à petit l’anglais se substitue au français dans la vie de tous les jours et au travail également. Dans ce cas, c’est le langage pauvre de l’exécutant. Avec celui-ci, on ne pense pas, on obéit ! On n’a plus les moyens de remettre en cause une stratégie économique et financière pensée ailleurs et dans une autre langue.

 

Le langage pauvre des jeunes est l’autre danger. Des programmes scolaires ont été mis au point depuis longtemps pour que la génération de nos enfants soit la plus inculte possible. On a commencé il y a environ quarante ans avec la méthode globale d’apprentissage de la lecture. Celle-ci consiste à deviner un mot après l’avoir photographié plutôt que de le lire. Les élèves s’éloignent de plus en plus de la lecture et considèrent le français comme une langue étrangère. Il y a une très grande constante chez les Ministres de l’Education Nationale, qu’ils soient de droite ou qu’ils soient de gauche. La première conséquence est que l’ascenseur social ne marche plus.

 

La langue de la cité est notre premier lien social. C’est notre service public de la liberté de penser. La dépossession de notre patrimoine scientifique sur le plan du langage est en route. Par exemple, le protocole de Londres permet de déposer des brevets industriels et commerciaux en anglais seulement.

 

Il faut que nous reprenions le destin de notre langue et il ne faut pas compter sur l’état ni sur les institutions francophones. Son destin est entre nos mains. Nous ne sommes pas seulement les héritiers des Lumières, de la révolution Française et de la Résistance. Nous avons le devoir de nous projeter dans l’avenir. La seule question que nous devons nous poser est celle-ci : « Est-ce que nous avons toujours envie d’avoir le français en partage ? ». C’est aux citoyens de répondre à cette question et non aux institutions.

 

 

 

Affiche sur la défense de la langue française

 

 

 

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Le colloque niçois sur la défense de la langue française. Intervention de Philippe Loubière.

23 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

 L’Association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR a organisé les 13/14/15 et 16 septembre au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M. ) à Nice, un colloque sur la défense de la langue française à l’occasion des jeux internationaux de la francophonie. Cette manifestation exceptionnelle s’est inscrite dans les manifestations périphériques aux jeux. De nombreux conférenciers de renommée internationale ont exposé leur point de vue sur le constat et les conséquences du « tout anglais » dans la vie quotidienne de nos concitoyens. Cette manifestation a traité les thèmes suivants :

 

  1. l’appauvrissement du français dans la vie quotidienne.

  2. L’hégémonie de l’anglais sur le français.

  3. Les enjeux économiques du tout anglais.

  4.  Les relations internationales (suprématie de l’anglais).

Les différentes conférences ont été filmées par Thierry Leroy de Télé Sud Est.  Certaines sont disponibles et nous vous proposons de les visionner.

 

Intervention de Philippe Loubière

 

Philippe Loubière, universitaire, membre du bureau national de l’ASSELAF : Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue Française. Créée en 1990, l’association s’est fixé pour but de promouvoir toutes les réflexions et actions permettant d’améliorer l’enseignement de la langue française, d’assurer l’expansion et le rayonnement de cette langue dans les pays francophones et dans le reste du monde. Le Président de cette association est Philippe de Saint Robert, écrivain, ancien Haut-Commissaire a la langue française, ancien membre du Haut Conseil de la Francophonie.

 

Philippe Loubière est également Rédacteur en chef de la revue Lettre(s)

 

Philippe Loubière est intervenu le vendredi 13 septembre  dans la première partie du colloque intitulé « Le français dans la vie quotidienne, où va-t-on ? » sur le thème « La politique/ la langue de la cité ». La vidéo vous permet de prendre la mesure du constat et surtout d'en percevoir les causes. La permanence dans l'affaiblissement  de l'enseignement du français depuis les dernières décennies nous interroge sur la responsabilité des décideurs (toutes tendances politiques confondues) à vouloir affaiblir ce ciment social qu'est la langue française. Affaiblir l'apprentissage du français à l'école pour un grand nombre d'élève n’est pas anodin. Notre langue devient presque une langue étrangère, le risque est grand de jeter aux oubliettes de l'histoire notre mode de vie, notre modèle social, notre vision du monde en un mot notre culture issue des Lumières, de la Révolution de 1789, des conquêtes sociales, de la Libération, etc...

Philippe Loubière – 13 septembre 2013

 

Quelques éléments sur l’intervention de Philippe Loubière

 

Pourquoi ce colloque ? Pourquoi défendre la langue française ? On parle de moins en moins français dans la vie de tous les jours.

 

Un exemple particulièrement éloquent, c’est la sur-irradiation des patients de l’hôpital d’Epinal  il y a quelques années. 5000 personnes étaient concernées et il y a eu des cas mortels. On a fait un enquête, on a incriminé les préparateurs, les médecins radiologues et on a considéré que cela relevait de la faute humaine. Mais ce que l’on on ne dit pas, c’est que le mode d’emploi était en anglais. Le ministère de la santé n’a pas fait son travail, l’appareil aurait dû être livré avec un mode d’emploi en français. La conversion des unités de mesure aurait été faite et cela aurait permis d’éviter de se tromper dans les réglages.

 

L’anglais est partout, pas seulement dans les situations de pouvoir, mais aussi dans des situations banales de la vie quotidienne. Les inscriptions bilingues que l’on observe partout, ne sont pas là pour aider les étrangers, elles sont là pour nous. Elles sont là pour que nous nous habituions à subir l’anglais de plus en plus. Elles sont là pour nous dire subliminalement: « Votre langue, personne ne la connait !». Elles sont là pour alimenter le complexe d’infériorité. Elles sont là pour compléter le discours récurrent que l’on entend à la radio et à la télévision : « La France est en retard sur ses partenaires européens, …, la France est en retard sur tout ». Elles sont là sont là pour nous dire : « Vous n’existez plus comme communauté visible ». C’est une remise en question de la société française. Il s’agit bien d’une question d’ordre politique, la langue française ne sert pas seulement à communiquer, elle sert aussi à penser, à réfléchir.

 

Il y a manifestement une substitution organisée. A la fin de sa vie François Mitterrand confiait à l’écrivain Georges-Marc Benhamou « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (Dans le livre « Le dernier Mitterrand »). La raison est que nous sommes le seul modèle concurrent au modèle anglo-saxon dans le monde. Le projet de nos rivaux est de nous éliminer. Les moyens utilisés sont très importants. De notre côté nous ne faisons rien. Le problème est que tout ce qui devrait nous protéger institutionnellement est passé avec armes et bagages chez l’adversaire. Petit à petit l’anglais se substitue au français dans la vie de tous les jours et au travail également. Dans ce cas, c’est le langage pauvre de l’exécutant. Avec celui-ci, on ne pense pas, on obéit ! On n’a plus les moyens de remettre en cause une stratégie économique et financière pensée ailleurs et dans une autre langue.

 

Le langage pauvre des jeunes est l’autre danger. Des programmes scolaires ont été mis au point depuis longtemps pour que la génération de nos enfants soit la plus inculte possible. On a commencé il y a environ quarante ans avec la méthode globale d’apprentissage de la lecture. Celle-ci consiste à deviner un mot après l’avoir photographié plutôt que de le lire. Les élèves s’éloignent de plus en plus de la lecture et considèrent le français comme une langue étrangère. Il y a une très grande constante chez les Ministres de l’Education Nationale, qu’ils soient de droite ou qu’ils soient de gauche. La première conséquence est que l’ascenseur social ne marche plus.

 

La langue de la cité est notre premier lien social. C’est notre service public de la liberté de penser. La dépossession de notre patrimoine scientifique sur le plan du langage est en route. Par exemple, le protocole de Londres permet de déposer des brevets industriels et commerciaux en anglais seulement.

 

Il faut que nous reprenions le destin de notre langue et il ne faut pas compter sur l’état ni sur les institutions francophones. Son destin est entre nos mains. Nous ne sommes pas seulement les héritiers des Lumières, de la révolution Française et de la Résistance. Nous avons le devoir de nous projeter dans l’avenir. La seule question que nous devons nous poser est celle-ci : « Est-ce que nous avons toujours envie d’avoir le français en partage ? ». C’est aux citoyens de répondre à cette question et non aux institutions.

 

 

 

 

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