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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #histoire tag

Rocamadour. Vidéo

6 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Histoire

Rocamadour

Village suspendu situé dans le Lot et cité sacrée, Rocamadour est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979. Construit sur trois niveaux, il est comme un reflet des trois ordres de la société médiévale : les travailleurs laïcs près de la rivière, les clercs religieux au centre et les chevaliers qui dominent, perchés en haut du village. Aujourd'hui encore, les pèlerins s'y succèdent sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle...

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l'indien. Gilbert Bécaut

29 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Culture, #PACHAMAMA

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L’Histoire aussi peut être une propagande (2/2)

28 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #le nazisme, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance

L’Histoire aussi peut être une propagande (2/2)


Par Michael Jabara Carley – Le 20 mars 2016 – Source Strategic Culture.

Suite de la première partie du texte déjà traduit en français que vous trouverez ICI.

Alors que les médias grand public prétendent que c’est l’alliance entre Staline et Hitler qui a provoqué la deuxième Guerre mondiale, ils prennent le parti opposé sur le déroulement de la guerre en ignorant le rôle soviétique dans la défaite de l’Allemagne nazie. L’Armée Rouge est pratiquement invisible.

 

Le 22 juin 1941, plus de 3 millions de soldats allemands envahissent l’Union Soviétique formant un front s’étendant de la Baltique à la Mer Noire. L’Armée Rouge fut prise au dépourvu parce que Staline ne voulait pas prendre au sérieux les rapports de ses propres services de renseignements qui l’avaient prévenu d’une invasion allemande. Staline invita un de ses meilleurs agents d’aller se taper sa mère (« …Mozhet poslat…istochnik…k*** materi ») quand celui-ci l’averti d’une invasion imminente. Le fait qu’Hitler veuille attaquer l’Union Soviétique était un secret de polichinelle en Europe.

Il semble que Staline ait été le seul dirigeant de l’époque à ne pas croire à cette invasion. Les renseignements anglais et américains estimaient que l’Armée Rouge ne tiendrait pas plus de trois ou quatre semaines. Les allemands pensaient la même chose.

Durant les six premiers mois de combats, l’Armée Rouge perdit 3 millions de soldats. 177 divisions ont été rayées de l’ordre de bataille soviétique. Mais au lieu de s’effondrer au bout de 3 ou 4 semaines, comme tout le monde s’y attendait, l’Armée Rouge continua le combat a travers toutes les épreuves, en dépit de catastrophes inimaginables, la pire étant la chute de Kiev en septembre 1941. Pour en rajouter a l’horreur, les allemands envoyèrent des einsatzgruppen, des escadrons de la mort, pour tuer les communistes, les juifs, les fonctionnaires soviétiques, les intellectuels et quiconque se plaçait sur leur chemin. Les femmes étaient déshabillées et forcées de faire la queue en attendant d’être fusillées. Les collaborateurs ukrainiens et baltes prêtèrent main forte. Des centaines de milliers puis des millions de civils soviétiques moururent.

Pourtant cette guerre ne fut pas une simple ballade du dimanche pour la Wehrmacht.

Le bourbier russe. En avant, la route de Moscou est ouverte.

Elle conquit de large pans de territoire mais au prix d’environ 7.000 pertes par jour. Ce fut une nouvelle expérience pour les allemands qui, jusqu’alors, avaient réussi à détruire leurs adversaires en souffrant de peu de pertes. La Pologne fut battue quasiment en quatre jours, la France en six. L’armée britannique fut jetée hors du continent européen, d’abord a Dunkerque où elle abandonna toutes ses armes, puis en Crête et en Grèce ou elle subit de graves défaites. Elle en connu d’autres, plus tard, en Afrique du Nord. La Wehrmacht fut finalement vaincue à la bataille de Moscou en décembre 1941, longtemps après que les renseignements américains et anglais avait prévu que la guerre dans l’est serait vite achevée. C’était une première défaite stratégique pour la Wehrmacht.

La blitzkrieg contre l’URSS avait échoué.

Les britanniques furent heureux d’avoir un allié qui ne se rende pas en trois ou quatre semaines. Churchill a sorti Cognac et cigares quand il apprit la nouvelle de l’invasion allemande et prononça un discours inspiré sur la BBC. Mais à l’été 1941, le gouvernement britannique hésitait à appeler l’Union Soviétique un allié et Churchill fit son possible pour que la BBC ne passe pas sur les ondes l’hymne nationale soviétique, l’internationale, le dimanche soir avec celui des autres alliés britanniques. Churchill ne changea d’avis qu’après la bataille de Moscou.

1942 fut encore une année de sacrifices et de deuil pour l’Union Soviétique. Tout le monde savait que c’était l’Union Soviétique qui portait le lourd fardeau de la guerre contre l’Allemagne.

A l’automne, les forces soviétiques se trouvèrent au pied du mur contre la Volga à Stalingrad. Quelqu’un a dit que Stalingrad fut l’enfer. Ho non, lui répondit un autre, c’était dix fois pire que l’enfer. L’Armée Rouge sortie victorieuse de cette féroce bataille et les derniers soldats allemands se rendirent le 3 février 1943, quinze mois avant le débarquement de Normandie. A cette époque, il n’y avait pas un seul bataillon anglais ou américain sur le sol d’Europe continentale, pas un seul. En mars 1943 le décompte des pertes allemandes et de l’Axe étaient énormes : 68 divisions allemandes, 19 roumaines, 10 hongroises et 10 italiennes avaient été détruites. Cela représentait 43% des forces de l’Axe se trouvant sur le front est. De nombreux historiens et des gens de l’époque allant des fonctionnaires du ministère des affaires étrangères britannique au président Franklin Roosevelt à Washington pensaient que Stalingrad avait marqué un tournant dans la guerre contre Hitler.

Ne lui donne pas un gros pourboire ! Tu sais combien je déteste les Russes.

Mais vous ne verrez pas ce point de vue dans les masses médias, même si quelques historiens occidentaux cautionnent cette version des faits. Les masses médias vous racontent que l’Armée Rouge n’aurait pas pu vaincre la Wehrmacht sans une aide financière américaine (le prêt-bail) de plusieurs milliards de $. Ce que les médias ne disent pas est que la grosse partie de cette aide est arrivée seulement après la bataille de Stalingrad au cours de laquelle le destin d’Hitler fut scellé. Ils ne vous diront pas non plus qu’en 1942, l’industrie soviétique surpassait déjà l’industrie allemande pour de nombreuses catégories d’armement, bien avant que le prêt-bail ne fasse une différence. Les Etas Unis ont payé le coût de la guerre en camions Studebaker et en aluminium. Ogromnoe spasibo, merci beaucoup (en russe), répondent les russes, mais l’Union Soviétique l’a payé en rivières de sang et de larmes.

À nos allies occidentaux. le second front MAINTENANT.

Le gouvernement britannique essaya de convaincre l’opinion publique, qui comprenait l’importance du combat de l’Armée Rouge contre Hitler, qu’il faisait quelque chose pour contribuer à la cause commune. Ce fut par le bombardement stratégique de l’Allemagne, bien qu’il n’était ni stratégique ni précis. Une étude britannique montre qu’une bombardiere sur trois frappa dans un rayon de 8 à 9 kilomètres de la cible. Les américains et les britanniques commencèrent donc à bombarder les villes allemandes tuant un grand nombre de civils. Les raids aériens sur Hambourg de 1943, par exemple, firent 40.000 victimes civiles. Berlin connut aussi des pertes importantes dans la population civile.

Bien, je suppose qu’ils ont eu au moins pour effet de remonter le moral de l’Armée Rouge.

Mi 43, le moral de l’Armée Rouge allait très bien. En juillet, la bataille de Koursk marqua le début de la grande contre offensive qui mena à la libération de Kiev et, plus au nord, de Smolensk en automne 1943. La Wehrmacht était kaiuk, finie, une année avant le débarquement de Normandie. L’Armée Rouge se transforma en un monstre impossible à arrêter. Na Zapad, vers l’ouest, était son cri de guerre.

Ce que Staline voulait vraiment était un deuxième front en France.

Les américains et les britannique firent des promesses qu’ils ne voulurent ou ne purent tenir. Churchill était schizophrénique à sujet de l’Union Soviétique. Parfois il les considérait comme des alliés, d’autres fois il les appelait des barbares et des bolchéviques qui devait rester à distance de l’Europe centrale et orientale. Son idée était d’envahir l’Italie (septembre 1943), pas la France, de remonter rapidement la botte italienne puis de tourner à l’est pour empêcher l’Armée Rouge de pénétrer les Balkans. Cela semblait une brillante idée sur le papier mais fut en réalité un flop. Les forces alliées ne rejoignirent pas Rome avant juin 1944. L’Italie s’est avérée être un boulet pour les ressources alliées, encore plus qu’elle ne le fut pour la Wehrmacht. Staline continuait à viser un second front en France, la route la plus courte y menant passant par le cœur de l’Allemagne et il obtint finalement un vrai accord pour cela à la conférence de Téhéran en automne 1943. Puis ce fut l’opération Overlord.

Bien sur, si vous vivez à l’ouest, le débarquement de Normandie est l’événement crucial de la deuxième guerre mondiale qui scelle le destin d’Hitler. Tout le monde, en Occident, a entendu parler de l’opération Overlord, mais demandez juste à une classe d’étudiants, comme je le fait, sils ont déjà entendu parler de l’opération Bagration qui démarra deux semaines plus tard. Au lieu de mains qui se lèvent pour montrer qu’ils connaissent l’opération Bagration, j’ai vu des regards perplexes. Pendant que les alliés occidentaux étaient coincés dans la poche normande, l’armée Rouge explosait le centre des lignes allemandes à l’est et, en quelques semaines, avançait de 500 km avers l’ouest. Les propagandistes allemands niaient la gravité de la défaite de la Wehrmacht alors, pour s’en moquer, l’Armée Rouge fit défiler 57.000 prisonniers de guerre, une partie de la récolte de l’opération Bagration, dans les rues de Moscou en juillet 1944. C’était la seule manière pour les allemands de voir la capitale soviétique.

Ken Burns, le talentueux réalisateur de documentaires américains, déclara dans The War, un film sur l’expérience états-unienne de la deuxième guerre mondiale, que « sans la puissance américaine et sans le sacrifice de vies américaines, le résultat de la guerre en Europe aurait été totalement différent ». C’est vrai mais peut être pas dans le sens où l’entend Burns. Sans la puissance américaine, l’Armée Rouge aurait juste eu l’honneur de planter ses drapeaux rouges sur les plages de Normandie, libérant ainsi toute l’Europe avec l’aide des mouvements de résistance anti fasciste. C’était justement ce que Churchill était déterminé à éviter.

A la suite d’Overlord et Bagration, la chute de l’Allemagne nazie n’était plus qu’une question de temps et tout le monde le savait.

Un château de cartes

Plus la victoire contre le nazisme approchait, plus la Grande Alliance contre lui s’affaiblissait. Roosevelt mourut en 1945 et, en quelques semaines, la politique états-unienne commença à tourner à l’hostilité anti soviétique. A Londres, Churchill demanda à ses généraux russophobes un plan de guerre contre l’Union Soviétique. Les forces américaines et britanniques, renforcées par des divisions allemandes, probablement sans insignes nazies, qui devaient confronter l’Armée Rouge. Un document secret fut même rédigé, opération Unthinkable [Inimaginable, NdT], dont la première mouture circulait deux semaines après le jour de la victoire. « L’objet global ou politique » y écrivent les généraux de Churchill « est d’imposer la volonté des Etats Unis et de l’empire britannique sur la Russie ». Les russes doivent se soumettre à notre volonté et, au cas où ils ne s’y plient pas, « s’ils veulent la guerre totale, ils sont en position de l’avoir ». Mon Dieu, quels fanfarons. Le plan était moitié prêt, injouable et totalement condamnable. Finalement, il fut mis au placard. Unthinkable marqua le début de ce qui allait devenir une campagne publique, qui continue encore de nos jours, pour transférer la responsabilité du déclenchement de la guerre sur Staline et pour rendre imperceptible le rôle de l’Armée Rouge dans la destruction de la Wehrmacht. Il n’y a qu’à regarder les sondages sur le vainqueur de la deuxième guerre mondiale. En Occident la majorité pense que ce sont les américains. Cette distorsion de la réalité aide à alimenter les doutes de quelques européens de l’est qui semblent penser que la guerre contre l’Allemagne Nazie fut une horrible erreur. Si seulement Hitler n’avait pas été si déraisonnable.

D’une certaine façon, rien n’a changé depuis 1945. Les Etats-Unis et son fidèle secrétaire, la Grande Bretagne, essayent encore d’imposer leur volonté sur la Russie. Le général Buck Turgidson-Breedlove, un docteur Strangelove contemporain et pourtant commandant des forces de l’OTAN a déclaré, il y a tout juste quelques semaines, que l’OTAN était prête à se battre et à gagner contre la Russie. Cela ressemble au retour de l’opération Unthinkable. Le parlement européen et l’OSCE sont aux avant poste de la propagande dépeignant Staline comme un associé d’Hitler pour lancer la deuxième guerre mondiale. Souvenez vous de Staline mais oubliez l’Armée Rouge est la principale tactique occidentale pour transformer l’histoire de la deuxième guerre mondiale en une narrative russophobe. On peut comprendre pourquoi l’Ouest poursuit cette stratégie. La vraie histoire des origines et du déroulement de la deuxième guerre mondiale ne correspond pas avec le conte de fées de l’agneau occidental et du loup russe. La victoire de l’Armée Rouge et des peuples soviétiques contre l’Allemagne Nazie est si remarquable et si inspirante que même les efforts acharnés et bien financés de trois générations de propagande occidentale ont été incapables de l’effacer. Ils n’y arriveront jamais…

Michael Jabara Carley

Article original publié sur Strategic Culture.

Traduit par Wayan, vérifié par Michael Carley, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Molière et Victor Hugo, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes scolaires ...

20 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Culture, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Chroniques du fascisme ordinaire, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Histoire, #La poésie que j'aime

Bonjour

La meilleure façon de détruire la France est bien de détruire l'ECOLE de la REPUBLIQUE.

Tout semble programmé pour accélerer cette ignominie:

- L'industrie disparaît!

- L'agriculture disparaît!

- La recherche publique disparaît!

- L'armée disparaît!

- La diplomatie disparaît!

- L'état-nation disparaît!

- Les communes, les départements, issus de la Révolution française et garants de la continuité territoriale et de la démocratie de proximité disparaissent pour laisser palce à la gouvernance des transnationales et des banques via l'Union Européenne!

Le peuple français, comme dans les périodes les plus sombres de son histoire doit se lever et reprendre le pouvoir.

Les élections législatives de 2017 doivent permettre cette réappropriation de notre souveraineté et de notre indépendance.

Cordialement

Lucien Pons

Exit Molière et Victor Hugo

Les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes scolaires ...

Molière et Victor Hugo, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes scolaires ...Molière et Victor Hugo, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes scolaires ...

LES SOCIALISTES ONT OSÉ ! ?

E X I T  M O L I E R E  E T  V I C T O R  H U G O

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les Etats européens; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants. L'histoire des arts n'est pas épargnée. Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes... ! ?

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Henri Michaux

2 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La poésie que j'aime, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La défense de la langue française.

Henri Michaux est un écrivain, poète et peintre d'origine belge d'expression française naturalisé français en 1955.

LE GRAND COMBAT

Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret.
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.

« Papa, fais tousser la baleine », dit l'enfant confiant.
Le tibétain, sans répondre, sortit sa trompe à appeler l'orage
et nous fûmes copieusement mouillés sous de grands éclairs.
Si la feuille chantait, elle tromperait l'oiseau.

HENRI MICHAUX

(Qui je fus Gallimard, 1927)

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ROBERT DESNOS

2 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Culture, #La poésie que j'aime, #Histoire, #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance

ROBERT DESNOS .

Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 (à 44 ans) au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libéré du joug
de l'Allemagne nazie.

Par un point situé sur un plan…

Par un point situé sur un plan
On ne peut faire passer qu’une perpendiculaire à ce plan.
On dit ça…
Mais par tous les points de mon plan à moi
On peut faire passer tous les hommes,
tous les animaux de la terre.
Alors votre perpendiculaire me fait rire.
Et pas seulement les hommes et les bêtes
Mais encore beaucoup de choses
Des cailloux
Des fleurs
Des nuages
Mon père et ma mère
Un bateau à voiles
Un tuyau de poêle
Et si cela me plaît
Quatre cents millions de perpendiculaires.

Robert Desnos

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Des banquiers anglo-saxons ont organisé la Seconde Guerre Mondiale

16 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La République, #La Russie, #l'Allemagne

	    Photo: Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944.

Photo: Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944.

Des banquiers anglo-saxons ont organisé la Seconde Guerre Mondiale

 

Photo: Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944. Selon les documents révélés par la Banque d’Angleterre en 2012, l’or tchécoslovaque avait été déposé à Londres dans un sous-compte au nom de la Banque des règlements internationaux (BRI). Lorsque les nazis entrèrent à Prague, en mars 1939, ils envoyèrent immédiatement des soldats à la Banque nationale. Les administrateurs tchèques reçurent ordre, sous peine de mort, d’envoyer deux demandes de transfert. La première ordonnait à la BRI de transférer 23,1 tonnes d’or de son sous-compte tchécoslovaque de la Banque d’Angleterre, au sous-compte de la Reichsbank, également tenu à Threadneedle Street. Le deuxième ordre chargeait la Banque d’Angleterre de transférer près de 27 tonnes de l’or détenu en nom propre par la Banque nationale de Tchécoslovaquie au sous-compte de la BRI à la Banque d’Angleterre.

 ———–

À l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire contre le nazisme, nous publions une étude de Valentin Katasonov sur le financement du NSDAP et le réarmement du Troisième Reich. L’auteur s’appuie sur des documents publiés en 2012 qui confirment l’organisation de la Seconde Guerre mondiale par des banquiers états-uniens et britanniques, couverts par le président Franklin Roosevelt et le Premier ministre Neville Chamberlain, dans l’espoir de détruire l’URSS. Cette étude soulève de nouvelles questions qui seront abordées dans un prochain article.

***

La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre Mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

Utilisant des instruments tels que la Réserve Fédérale US et la Banque d’Angleterre, ils ont commencé à se préparer pour le prochain conflit d’ampleur mondiale immédiatement après la Première Guerre Mondiale. Leur cible était l’URSS.

Les plans Dawes et Young, la création de la Banque des règlements internationaux (BRI), la suspension du paiement des réparations par l’Allemagne prévues par le Traité de Versailles et l’acquiescement des anciens alliés de la Russie à cette décision, les investissements étrangers massifs dans l’économie du Troisième Reich, la militarisation de l’économie allemande et les violations du Traité de Versailles sont autant de jalons sur le chemin conduisant à la guerre.

Derrière ce complot se tenaient des personnages-clefs : les Rockefeller, les Morgan, Lord Montagu Norman (gouverneur de la Banque d’Angleterre) et Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement de Hitler). Le programme stratégique des Rockefeller et des Morgan était de subjuguer l’Europe économiquement, de saturer l’Allemagne d’investissements et de crédits étrangers, et de l’amener à délivrer un coup mortel à la Russie soviétique, afin que celle-ci revienne au capitalisme en tant que colonie.

Montagu Norman (1871-1950) a joué un rôle important d’intermédiaire dans le dialogue entre les milieux financiers américains et les chefs d’entreprises allemands. Hjalmar Schacht a organisé la reconstitution du secteur défense de l’économie allemande. L’opération menée par les ploutocrates était dissimulée par des politiciens tels que Franklin Roosevelt, Neville Chamberlain et Winston Churchill. En Allemagne, ces projets étaient exécutés par Hitler et Hjalmar Schacht. Selon certains historiens, Hjalmar Schacht a joué un rôle plus important que Hitler. Seulement, il restait dans l’ombre.

À l’issue de la Première Guerre Mondiale, le Plan Dawes visait à compromettre la Triple Entente et à collecter les réparations de guerre auprès de l’Allemagne. Le Plan Dawes (proposé par le Comité Dawes, présidé par Charles G. Dawes) désignait une tentative faite en 1924 de résoudre le problème des réparations, qui avait miné la politique internationale après la Première Guerre Mondiale et le Traité de Versailles (la France, réticente, a perçu plus de 50 % du montant des réparations). Entre 1924 et 1929, l’Allemagne a reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis et 1,5 milliards de la Grande-Bretagne dans le cadre du Plan Dawes. Il s’agit de sommes considérables, qui correspondent à 1 trillion (mille milliards) de dollars d’aujourd’hui. Hjalmar Schacht a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du Plan Dawes. En 1929, il a résumé les résultats en déclarant qu’en 5 ans, l’Allemagne avait reçu davantage de prêts étrangers que les États-Unis au cours des 40 années ayant précédé la Première Guerre Mondiale. En conséquence, en 1929, l’Allemagne était devenue la deuxième puissance industrielle mondiale, devant la Grande-Bretagne.

Dans les années 1930, l’Allemagne a continué de bénéficier d’investissements et de prêts. Rédigé en 1929 et adopté officiellement en 1930, le Plan Dawes désignait un programme visant à régler les dettes de guerre allemandes à l’issue de la Première Guerre Mondiale. Il a été présenté par le comité présidé (1929-30) par l’industriel américain Owen D. Young, fondateur et ex-premier président de Radio Corporation of America (RCA). À l’époque, Young siégeait également au conseil d’administration de la Fondation Rockefeller, et il avait en outre été l’un des représentants impliqués dans un dispositif de réaménagement des réparations de guerre, le Plan Dawes de 1924. Selon le plan, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a été créée en 1930 pour permettre à l’Allemagne de payer les réparations aux vainqueurs. En réalité, l’argent a pris une toute autre direction, à savoir qu’il est parti des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour arriver en Allemagne. Le capital de la majorité des sociétés allemandes ayant une importance stratégique était, intégralement ou partiellement, américain. Une partie était détenue par des investisseurs britanniques. Les secteurs du raffinage du pétrole et de la liquéfaction du charbon de l’économie allemande étaient dans les mains de Standard Oil (les Rockefeller). Le géant de l’industrie chimique Farbenindustrie AG est passé sous le contrôle du groupe Morgan. Quarante pour cent du réseau téléphonique et 30 % des actions de Focke Wulf étaient sous le contrôle de la société américaine ITT. La radio et les géants de l’industrie électrique AEG, Siemens et Osram sont passés sous le contrôle d’American General Electric. ITT et General Electric faisaient partie de l’empire de Morgan. Cent pour cent des actions Volkswagen appartenaient à l’Américain Ford. Au moment où Hitler a accédé au pouvoir, le capital financier US contrôlait quasiment tous les secteurs d’importance stratégique de l’industrie allemande : raffinage du pétrole, production de carburant de synthèse, chimie, construction automobile, aviation, ingénierie électrique, radio, ainsi qu’une grande partie de l’industrie de la construction mécanique (278 sociétés au total). Les grandes banques allemandes, telles que la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank et quelques autres, étaient sous contrôle US.

Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier d’Allemagne. Auparavant, sa candidature avait été étudiée à la loupe par les banquiers américains. Hjalmar Schacht s’est rendu aux États-Unis à l’automne 1930 pour parler de cette nomination avec des collègues américains. La désignation de Hitler a finalement été approuvée lors d’une réunion secrète de financiers aux États-Unis. Schacht a passé toute l’année 1932 à convaincre les banquiers allemands que Hitler était le meilleur candidat au poste. Il a atteint son objectif. À la mi-novembre 1932, 17 des plus grands banquiers et industriels allemands ont adressé une lettre au Président Hindenburg, dans laquelle ils exigeaient qu’il nomme Hitler chancelier. La dernière réunion de travail des financiers allemands avant l’élection s’est tenue le 4 janvier 1933 à Cologne, au domicile du banquier Kurt von Schröder. Ensuite, le parti national-socialiste est arrivé au pouvoir. Les relations financières et économiques de l’Allemagne avec les Anglo-saxons se sont alors resserrées d’un cran.

Hitler a immédiatement annoncé qu’il refusait de payer les réparations de guerre. Il a mis en doute la capacité de l’Angleterre et de la France à rembourser leurs propres dettes de la Première Guerre Mondiale aux États-Unis. Washington n’a émis aucune objection à l’annonce de Hitler. En mai 1933, Hjalmar Schacht s’est rendu une nouvelle fois aux États-Unis. Il y a rencontré le président Franklin Roosevelt et les grands banquiers en vue de demander une ligne de crédit de 1 milliard de dollars. En juin de la même année, Hjalmar Schacht s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec Montagu Norman. Tout est passé comme une lettre à la poste. Les Britanniques ont consenti un prêt de 2 milliards de dollars. Ils n’ont soulevé aucune objection quant à la décision de l’Allemagne de suspendre le remboursement de sa dette.

Selon certains historiens, les Américains et les Britanniques étaient accommodants parce que, dès 1932, l’Union Soviétique avait réalisé le plan quinquennal de développement économique en vue d’atteindre de nouveaux sommets en tant que puissance industrielle. Quelques milliers d’entreprises avaient vu le jour, en particulier dans l’industrie lourde. La dépendance de l’URSS à l’importation de produits industriels avait ainsi considérablement diminué. Les chances d’étrangler l’Union Soviétique économiquement s’en trouvaient quasiment réduites à zéro. Il a alors été décidé de recourir à la guerre et de lancer la militarisation accélérée de l’Allemagne.

Pour celle-ci, l’obtention de crédits américains ne posait aucun problème. Hitler est arrivé au pouvoir dans son pays à peu près en même temps que Franklin Roosevelt aux États-Unis. Les banquiers qui ont soutenu Hitler en 1931 sont précisément ceux qui ont soutenu l’élection de Roosevelt. Une fois en poste, le nouveau président ne pouvait guère faire moins qu’accorder de généreux crédits à l’Allemagne. D’ailleurs, beaucoup ont remarqué la grande similitude entre le New Deal de Roosevelt et la politique économique du Troisième Reich. Rien d’étonnant. Ce sont en effet les mêmes qui assuraient le sauvetage des deux gouvernements tout en les conseillant. Ils représentaient principalement les milieux financiers US.

Le New Deal de Roosevelt n’a pas tardé à capoter. En 1937, les États-Unis étaient embourbés dans la crise économique. En 1939, l’économie US tournait à 33 % de sa capacité industrielle (19 % au pires moments de la crise de 1929-1933).

Rexford G. Tugwell, un économiste du premier Brain Trust, équipe d’universitaires de l’Université de Columbia mise en place par Franklin Roosevelt et ayant contribué aux recommandations politiques qui ont conduit au New Deal de Roosevelt, écrivait qu’en 1939 le gouvernement avait échoué. La situation est restée figée jusqu’à l’invasion de la Pologne par Hitler. Seuls les puissants vents de la guerre pouvaient dissiper la brume. Quoi que Roosevelt puisse tenter, ses initiatives étaient condamnées à l’échec. [1] Seule une guerre mondiale pouvait sauver le capitalisme US. En 1939, les ploutocrates ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur Hitler et l’inciter à lancer une guerre à grande échelle à l’Est.

La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre Mondiale. Tête de pont des intérêts états-uniens en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.

Cette banque a été créée sous la forme d’une entité commerciale publique. Son immunité face aux interférences gouvernementales et, par exemple, à l’imposition, était garantie par l’accord international signé à La Haye en 1930. Les banquiers de la Réserve fédérale de New York, proches des Morgan, de Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, ainsi que des financiers allemands tels que Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement de Hitler), Walther Funk (qui a remplacé Hjalmar Schacht au poste de président de la Reichsbank) et Emil Puhl, tous ont joué un rôle important dans la fondation de la Banque. Parmi les fondateurs figuraient les banques centrales de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et quelques banques privées.

La Banque fédérale de New York a fait de son mieux, mais n’a pas fait partie des établissements fondateurs de la BRI. Les États-Unis étaient représentés par la banque privée First National Bank of New York, J.P. Morgan and Company, la First National Bank of Chicago, qui faisaient toutes partie de l’empire Morgan. Le Japon était également représenté par des banques privées. En 1931-1932, 19 banques centrales européennes rejoignaient la Banque des règlements internationaux. Gates W. McGarrah, banquier du clan des Rockefeller, était le premier président du conseil d’administration de la BRI. Il a été remplacé par Leon Fraser, qui représentait le clan des Morgan. Pendant la guerre, la banque était présidée par un citoyen américain, Thomas H. McKittrick.

Beaucoup d’encre a coulé au sujet des activités de la BRI au service des intérêts du Troisième Reich. La Banque était impliquée dans des transactions avec différents pays, y compris ceux avec lesquelles l’Allemagne était en guerre.

Depuis Pearl Harbor, la Banque des règlements internationaux jouait le rôle de correspondant de la Federal Reserve Bank de New York. Elle était sous contrôle nazi pendant la guerre, même si c’est l’Américain Thomas Huntington McKittrick qui la présidait. Les soldats mouraient sur les champs de bataille pendant que la direction de la BRI se réunissait à Bâle avec les banquiers d’Allemagne, du Japon, d’Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne et des États-Unis.

Dans ce havre de paix que constituait la zone offshore suisse, les représentants des belligérants travaillaient tranquillement dans un climat de compréhension mutuelle.

C’est en Suisse que l’Allemagne a mis en lieu sûr l’or saisi aux quatre coins de l’Europe. En mars 1938, lorsque Hitler s’est emparé de Vienne, une partie de l’or autrichien a été transférée dans les coffres-forts de la BRI. La même chose a été faite avec l’or de la Banque nationale tchèque (48 millions de dollars). Lorsque la guerre a éclaté, l’or entrait à pleines portes à la Banque des règlements internationaux. L’Allemagne le récupérait dans les camps de concentration et par le pillage des pays occupés (y compris de tout ce qui appartenait à des civils : bijoux, dents en or, étuis à cigarettes, ustensiles divers, etc.). C’est ce que l’on a appelé l’or nazi. Il était fondu en lingots afin d’être entreposé à la Banque des règlements internationaux, en Suisse ou hors d’Europe.

Dans son livre Trading With The Enemy : An Expose of The Nazi-American Money Plot 1933-1949, Charles Higham écrit que, pendant la guerre, les nazis ont transféré 378 millions de dollars sur les comptes de la Banque des règlements internationaux.

Quelques mots au sujet de l’or tchèque. Certaines informations ont fait surface après l’ouverture des archives de la Banque d’Angleterre en 2012 [2]. En mars 1939, l’Allemagne s’emparait de Prague. Les Nazis ont exigé 48 millions de dollars des réserves d’or nationales. Il leur a été répondu que cette somme avait déjà été transférée à la Banque des règlements internationaux. Par la suite, on a su que cet or avait été transféré de Bâle dans les coffres-forts de la Banque d’Angleterre. Sur l’ordre de Berlin, l’or a été transféré sur le compte de la Reichsbank à la BRI. Ensuite, la Banque d’Angleterre a été impliquée dans les transactions effectuées sur les ordres donnés par la Reichsbank à la Banque des règlements internationaux. Ces ordres étaient retransmis à Londres. Il y a donc eu collusion entre la Reichsbank allemande, la Banque des règlements internationaux et la Banque d’Angleterre. En 1939, un scandale a éclaté en Grande-Bretagne lorsqu’on a su que la Banque d’Angleterre exécutait les transactions portant sur l’or tchèque sur les ordres de Berlin et de Bâle, et non du gouvernement tchèque. Par exemple, en juin 1939, trois mois avant le début de la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Banque d’Angleterre a aidé les Allemands à transférer sur leur compte l’équivalent en or de 440 000 livres sterling, et à acheminer une partie de l’or à New York (l’Allemagne s’assurait ainsi de la neutralité des États-Unis en cas d’intervention allemande en Pologne).

Ces transactions illégales sur l’or tchèque ont été effectuées avec l’accord tacite du gouvernement de Grande-Bretagne, qui savait parfaitement ce qui était en train de se passer. Le Premier ministre Neville Chamberlain, le Chancelier de l’Échiquier sir John Simon et les autres responsables de haut rang ont tout fait pour dissimuler la vérité, y compris en mentant éhontément (en affirmant que l’or avait été restitué à son propriétaire légitime ou qu’il n’avait jamais été transféré à la Reichsbank). Les documents de la Banque d’Angleterre rendus publics dernièrement révèlent les faits et montrent que les responsables gouvernementaux ont menti, afin de se couvrir eux-mêmes et de couvrir les activités de la Banque d’Angleterre et de la Banque des règlements internationaux. La coordination de ces activités criminelles conjointes était un jeu d’enfant lorsqu’on sait que Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre, présidait également le conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sympathies pour les fascistes.

La Conférence de Bretton Woods, officiellement Conférence monétaire et financière des Nations unies, a réuni les 730 délégués des 44 pays alliés au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods (New Hampshire), aux États-Unis, en vue de réguler la vie monétaire et financière internationale à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Cette conférence s’est tenue du 1er au 22 juillet 1944. La Banque des règlements internationaux se retrouvait soudain sous le feu des projecteurs. On rapportait qu’elle avait collaboré avec l’Allemagne fasciste. Sans entrer dans les détails, je me limiterai à dire qu’après bien des aléas (certains délégués états-uniens s’étant opposés à la motion), les délégués sont tombés d’accord pour fermer la BRI. Cette décision de la conférence internationale n’a jamais été appliquée. Toutes les informations susceptibles de jeter le discrédit sur les activités de la BRI pendant la guerre ont été classées. Aujourd’hui, cela contribue à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Pour finir, quelques mots sur Hjalmar Schacht (1877-1970), ancien président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement fasciste de l’Allemagne. Il a joué un rôle de premier plan dans le contrôle de la machine économique du Troisième Reich en agissant comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du capital anglo-américain en Allemagne. En 1945, Schacht a été jugé à Nuremberg et acquitté le 1er octobre 1946. Il échappait aux accusations de meurtre. Tout comme Hitler. Pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il ne figurait pas sur la liste des principaux criminels de guerre de 1945. Mieux, Schacht a repris sa vie professionnelle comme si de rien n’était et fondé la société Schacht GmbH à Düsseldorf. Ce détail peut sembler insignifiant, mais il confirme une fois de plus que les ploutocrates anglo-américains et leurs représentants plénipotentiaires en Allemagne avaient préparé et, dans une certaine mesure, influencé l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Les ploutocrates veulent réécrire l’histoire de la guerre et changer ses résultats.

Traduction
Gilles Chertier

Source
Strategic Culture Foundation (Russie)

http://www.voltairenet.org/article187537.html

1960 – L’OTAN commandé par l’homme de confiance de Hitler, celui qui planifia l’invasion de la Russie


 

Où l’on voit que l’OTAN ne fut créé que pour prolonger le projet initial, avec juste une restructuration des moyens et des équipes. Et ça, les soit-disants chasseurs de nazis le savaient parfaitement.

***

En 1907, Adolf Heusinger choisit d’être militaire. Le lieutenant Heusinger participe à la bataille de la Somme, est blessé à Arras et fait prisonnier par les Britanniques qui le libère en 1919. Il rejoint son unité et  suit brillamment les cours d’état-major de l’école de Cassel. Il est affecté à l’Etat-major secret de la future Wehrmacht en 1929 et, en 1933, Hitler l’incorpore dans  son Etat-major opérationnel.

Le Führer, qui lui accorde une rarissime et absolue confiance, le charge de réaliser de nombreux plans d’invasion dès 1940.

En 1941, Heusinger est chargé de concevoir une opération d’invasion de l’URSS. Sa « guerre éclair » prévoit d’éliminer 30 millions de slaves et d’incendier villes et villages.

Au cours d’expéditions punitives sanglantes, les résistants devront être pendus et les responsables politiques soviétiques systématiquement abattus sur place.

En août 1942, le général Heusinger orchestre lui-même les exterminations. La Gestapo et les S.S. sont placés sous son commandement direct. Ces même S.S. et membres de la Gestapo, en 1945, sont condamnés par le Tribunal international militaire pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité… Heusinger, lui, en 1960, occupe le poste le plus élevé de la hiérarchie militaire de la République Fédérale d’Allemagne.

Cette même année, à Washington, Adolf Heusinger est alors élu chef suprême de l’OTAN (NATO) par l’ensemble des chefs d’Etat-major des pays membres. Il est le second général nazi nommé à un haut poste à l’OTAN. Le 1er a été Hans Speidel, sinistre spécialiste en élimination de résistants français dans les années 1940. Commandant des forces Centre Europe de l’OTAN, il réside à Fontainebleau, en France.

http://marmitevingtieme.canalblog.com/archives/2014/01/26/29048915.html

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Colloque sur la défense de la langue française. Intervention de M. Charles Xavier Durand -- Nice (06), le 15 septembre 2013.

11 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La nation ., #La République, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture

Colloque sur la défense de la langue française. Intervention de M. Charles Xavier Durand -- Nice (06), le 15 septembre 2013.

Pour la langue française, la Francophonie, le respect des langues nationales, la lutte contre le tout anglais, adhérez à l'A.FR.AV :
http://www.francophonie-avenir.com

Intervention de Charles Xavier Durand

 

Charles Xavier Durand, Universitaire, ancien directeur de l'Institut de la Francophonie pour l'informatique de Hanoï, écrivain, membre d'ALF (Avenir de la langue française) dont le président est Albert Salon. Cette association est engagée dans la défense de la langue française. Un des aspects de ce travail se fait par la sensibilisation des élus de terrain. Il s’agit de solliciter les communes de France afin de soumettre au Conseil Municipal une charte à signer pour affirmer l’attachement à notre langue. Cela se fait en collaboration avec 32 associations qui se retrouvent dans ce combat. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », organisatrice du colloque, est engagée dans ce travail de terrain. Le bilan de cette consultation originale se fera fin 2014. Ce procédé est utilisé car la barrière médiatique interdit cette information au grand public et aux élus de terrain.

Charles Xavier Durand est intervenu les vendredi 13, samedi 14 et lundi 16 septembre 2013 dans le colloque sur la défense de la langue française. Ce document présente la première intervention : « La fabrique du crétin et la désinformation par les mots ».

 

 

 

Charles Xavier Durand – 13 septembre 2013

Charles Xavier Durand – 13 septembre 2013

Quelques éléments sur la première intervention de Charles Xavier Durand.

On assiste à l’affaiblissement de la langue française à tous les niveaux. Autrefois le détenteur du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) faisait moins de fautes de français (grammaire, orthographe, syntaxe) qu’un bachelier aujourd’hui. Il terminait pourtant le cycle obligatoire à 14 ans.

Que s’est-il donc passé ?

Le laxisme qui s’applique à tous les niveaux de l’apprentissage de la langue est officiel. Naguère à l’entrée en classe de 6° un élève avait 6 heures de français dont 2 heures dédoublées (en demi-groupe). Aujourd’hui il bénéficie de 4 heures seulement et en classe entière, surchargée la plupart du temps.

L’altération de la langue se manifeste par l’omniprésence d’un langage « jeune » américanisé, dans lequel aucune nuance n’est exprimée et où le vocabulaire s’affaiblit. Il convient de préciser que le langage des voyous comporte seulement 400 mots et cela les conduit à utiliser la violence pour s’exprimer.

Les conséquences à terme du détricotage du français à l’écrit comme à l’oral sont faciles à imaginer. Il s’agit de fabriquer une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Cette dernière ne possèdera pas les outils nécessaires à la compréhension des situations délicates et se trouvera dans l’incapacité de contester les décisions imposées.

Le but est de former une élite mondialisée avec des compétences multiples et de réduire le plus grand nombre dans un désert culturel. Cette masse de travailleurs « en formation permanente tout au long de la vie » est infériorisé depuis le premier emploi. Il n’y aura aucune garantie ni d’emploi, ni de salaire, puisque les compétences seront sans cesse révisées. A chaque fois il faudra donc repartir au plus bas de l’échelle dans les nouvelles spécialisations.

Sur tous ces sujets la presse écrite et la presse audiovisuelle assurent un verrouillage total. Ces questions fondamentales ne sont jamais présentées. La défense du plurilinguisme, la colonisation par l’anglais, les enjeux de pouvoirs derrière tout cela, sont occultés. Les rares fois où elles apparaissent, c’est pour être brocardées et présentées comme un attachement à des traditions d’un autre âge. Il faut être moderne et donc adopter l’anglais sans barguigner.

La baisse du niveau en français n’est pas le simple effet du hasard. Elle est voulue, planifiée et encadrée. Le but est de fabriquer une masse de « crétins » incapables de se révolter ni même de protester contre l’ordre établi. Par essence une masse de « crétins » obéit aux directives de l’Empire, quelles que soient celles-ci. Il suffit pour cela de posséder 800 mots de « Basic English ».

En conclusion, la défense de la langue française est un combat majeur. Ce colloque a pour but d’éveiller les consciences. La Résistance s’exerce dès que l’on comprend la situation. On devient immédiatement immunisé.

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Le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.

11 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Culture

Le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.

Le français est une langue romane c'est-à-dire une langue issue du latin.

Elle est parlée en France, ainsi qu'en Belgique, au Canada, au Luxembourg, en Suisse et dans 51 autres pays, principalement localisés en Afrique, ayant pour la plupart fait partie de l’ancien empire colonial français ainsi que la République démocratique du Congo, ancien Congo belge.

Issu de l’évolution du bas latin vers le gallo-roman au cours du premier millénaire de l'ère chrétienne, le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.

Par la suite le français, toujours autour du noyau parisien, se diffusera en France, en Europe et dans le monde. S’ensuit une longue réforme de la langue promue par les académiciens, pour la régulariser et y réintroduire des vocables latins.

Le français classique des xvie et xviie siècles devient le français moderne du xviiie siècle, langue véhiculaire de l’Europe.

Avec la colonisation, le français se répand en Amérique du Nord au xviie siècle, en Afrique au xixe siècle, ce qui en fait une langue mondiale. Cependant le français perd en influence dans la seconde moitié du xxe siècle, au profit de l’anglais.

Claude Hagège distingue trois périodes de rayonnement du français :

- La période du Moyen Âge qui s'étend de la fin du xie au début du xive siècle,

- La période qui s'étend du début du règne de Louis XIV à la fin du xviiid siècle

- La période allant de la fin du xixe au début du xxe siècle2.

Le terme « langue d'oïl », dans certains cas, peut être un synonyme de français.

La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l’œuvre de groupes intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’Académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Molière : on parle d’ailleurs de la « langue de Molière ».

Devant la prolifération d'emprunts lexicaux à l'anglais, le gouvernement français tente de prendre des mesures pour protéger l'intégrité de la langue. Ainsi, le 7 janvier 1972, il promulgue le décret no 72-9 relatif à l’enrichissement de la langue française, prévoyant la création de commissions ministérielles de terminologie pour l’enrichissement du vocabulaire français.

La loi Toubon de 1994 procède de la même préoccupation. Son décret d'application de 1996 a mis en place un dispositif coordonné d'enrichissement de la langue française.

Au Québec, l’Office québécois de la langue française s’occupe de réglementer l’usage de la langue française, elle-même protégée par la loi 101 du Québec. L'office propose sur l'Internet son grand dictionnaire terminologique.

 
 
Photo de Histoire de France.
Histoire de France

Le français est une langue romane c'est-à-dire une langue issue du latin.

Elle est parlée en France, ainsi qu'en Belgique, au Canada, au Luxembourg, en Suisse et dans 51 autres pays, principalement localisés en Afrique, ayant pour la plupart fait partie de l’ancien empire colonial français ainsi que la République démocratique du Congo, ancien Congo belge.

Issu de l’évolution du bas latin vers le gallo-roman au cours du premier millénaire de l'ère chrétienne, le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.

Par la suite le français, toujours autour du noyau parisien, se diffusera en France, en Europe et dans le monde. S’ensuit une longue réforme de la langue promue par les académiciens, pour la régulariser et y réintroduire des vocables latins.

Le français classique des xvie et xviie siècles devient le français moderne du xviiie siècle, langue véhiculaire de l’Europe.

Avec la colonisation, le français se répand en Amérique du Nord au xviie siècle, en Afrique au xixe siècle, ce qui en fait une langue mondiale. Cependant le français perd en influence dans la seconde moitié du xxe siècle, au profit de l’anglais.

Claude Hagège distingue trois périodes de rayonnement du français :

- La période du Moyen Âge qui s'étend de la fin du xie au début du xive siècle,

- La période qui s'étend du début du règne de Louis XIV à la fin du xviiid siècle

- La période allant de la fin du xixe au début du xxe siècle2.

Le terme « langue d'oïl », dans certains cas, peut être un synonyme de français.

La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l’œuvre de groupes intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’Académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Molière : on parle d’ailleurs de la « langue de Molière ».

Devant la prolifération d'emprunts lexicaux à l'anglais, le gouvernement français tente de prendre des mesures pour protéger l'intégrité de la langue. Ainsi, le 7 janvier 1972, il promulgue le décret no 72-9 relatif à l’enrichissement de la langue française, prévoyant la création de commissions ministérielles de terminologie pour l’enrichissement du vocabulaire français.

La loi Toubon de 1994 procède de la même préoccupation. Son décret d'application de 1996 a mis en place un dispositif coordonné d'enrichissement de la langue française.

Au Québec, l’Office québécois de la langue française s’occupe de réglementer l’usage de la langue française, elle-même protégée par la loi 101 du Québec. L'office propose sur l'Internet son grand dictionnaire terminologique.

Le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.
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