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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

L'Egypte, sur la voie de la "Syrisation".

4 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme, #le nazisme, #L'OTAN., #AMERIQUE

L'Egypte, sur la voie de la "syrisation"?

IRIB- Le célèbre journaliste arabe, Abdel Bari Atwan,

prédit, dans son plus récent article, l'émergence d'un nouvel Irak, d'un nouveau Yémen, voire, de nouvelles Syrie et Libye, en Egypte. Dans son article, l'auteur revient sur les 15 attaques terroristes, qui ont visé les forces de sécurité, au Sinai.

"Le Caire est sur le pointde devenir un nouvel Alep ...Les explosions terroristes secouent la ville, les voitures piégées tuent le Procureur général Hicham Barakat, l'homme qu'on croyait le mieux protégé et huit de ses compagnons. Les F-16 égyptiens bombardent le Sinaï, et 70 efectifs de sécurité se font massacrer par les terroristes ... Tout ceci montre que le Sinaï n'a rien moins d'un Kobané ou même d'un Falloujah. Il n'est pas impossible de se lever, un matin, et d'entendre la mise à exécution du verdicte de mort émis contre Morsi ou le Chef des Frère musulmans, Mohammad Badih. L'Egypte marche, très  rapidement, sur les pas de la Syrie, de la Libye, du Yémen et de l'Irak. Or, l'exécution de Morsi ne fera qu'attiser les tensions et le terrorisme, en Egypte, cette voie est sombre et conduira droit l'Egypte vers l'abîme, ôtant toute possibilité d'une sortie du marasme économique. Nasser a réprimé les Frères, il a exécuté leur Chef, Seyyed Qotb, mais il a fait tout ceci, sur fond de réformes économiques et agraires très importantes et bien réussies. Or, l'actuel contexte ne prête, nullement, à ce genre de manoeuvre. Sadate, au contraire, s'est rallié aux Frères contre la gauche et les nationalistes, pour combattre Israël et libérer le Sinaï. Mais les alliances de l'actuel gouvernement sont opaques. On ne sait qui coopère avec qui ..Fort malheureusement,  Israël ne figure pas au nombre des ennemis de Sissi. Or, le vrai danger, qui menace l'Egypte, ne vient pas des Frères, mais de Daech, qui contrôle la quasi tonalité du Sinaï.
Daech est, aussi, sur le point d'étendre son influence, dans toutes les directions. Il va sans dire que ceux qui ont tué le Procureur général méritent un châtiment. Mais pensons, un instant, aux conséquences des verdicts de mort que ce procureur allait s'apprêter à mettre à exécution....La mort des dizaines de chefs fréristes aurait pu mettre le feu à toute l'Egypte, avec, en toile de fond, des milliers de partisans des Frères armés et prêts à en découdre avec l'armée!!! Mais Sissi peut-il sauver l'Egypte, via les pétrodollars saoudiens, des armements russes, américains ou la guerre contre les Frères musulmans? Non. L'Egypte a besoin d'une troisième voie. Celle de la solidarité nationale, de la réconciliation, et ce, en prévision de l'effusion du sang à venir. Cette troisième solution passe par l'armée égyptienne, une armée, qui est la seule garante de la sécurité de l'Egypte.....

 

LEMONDE.FR | 25.04.06 | 15h18 • Mis à jour le 03.05.06 | 23h50

Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, auteur de "Tous fichés" , mercredi 03 mai 2006

 

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La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (II)

4 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #le nazisme, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN.

La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (II)

Valentin Katasonov
Valentin Katasonov

Par Valentin KATASONOV – Le 5 mai 2015 – Source strategic-culture

Voir la Première partie

 

La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts américains en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.

 

Cette banque a été créée sous la forme d’une entité commerciale publique. Son immunité face aux interférences gouvernementales et, par exemple, à l’imposition, était garantie par l’accord international signé à La Haye en 1930.
Les banquiers de la Réserve fédérale de New York, proches des Morgan, de Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, ainsi que des financiers allemands tels que Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement de Hitler), Walther Funk (qui a remplacé Hjalmar Schacht au poste de président de la Reichsbank) et Emil Puhl, tous ont joué un rôle important dans la fondation de la Banque. Parmi les fondateurs figuraient les banques centrales de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et quelques banques privées.

La Banque fédérale de New York a fait de son mieux, mais n’a pas fait partie des établissements fondateurs de la BRI. Les États-Unis étaient représentés par la banque privée First National Bank of New York, J.P. Morgan and Company, la First National Bank of Chicago, qui faisaient toutes partie de l’empire Morgan. Le Japon était également représenté par des banques privées. En 1931-1932, 19 banques centrales européennes rejoignaient la Banque des règlements internationaux. Gates W. McGarrah, banquier du clan des Rockefeller, était le premier président du conseil d’administration de la BRI. Il a été remplacé par Leon Fraser, qui représentait le clan des Morgan. Pendant la guerre, la banque était présidée par un citoyen américain, Thomas H. McKittrick.

Beaucoup d’encre a coulé au sujet des activités de la BRI au service des intérêts du Troisième Reich. La Banque était impliquée dans des transactions avec différents pays, y compris ceux avec lesquelles l’Allemagne était en guerre.

Depuis Pearl Harbor, la Banque des règlements internationaux jouait le rôle de correspondant de la Federal Reserve Bank de New York. Elle était sous contrôle nazi pendant la guerre, même si c’est l’Américain Thomas Huntington McKittrick qui la présidait. Les soldats mouraient sur les champs de bataille pendant que la direction de la BRI se réunissait à Bâle avec les banquiers d’Allemagne, du Japon, d’Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne et des États-Unis.

Dans ce havre de paix que constituait la zone offshore suisse, les représentants des belligérants travaillaient tranquillement dans un climat de compréhension mutuelle.

C’est en Suisse que l’Allemagne a mis en lieu sûr l’or saisi aux quatre coins de l’Europe. En mars 1938, lorsque Hitler s’est emparé de Vienne, une partie de l’or autrichien a été transférée dans les coffres-forts de la BRI. La même chose a été faite avec l’or de la Banque nationale tchèque (48 millions de dollars). Lorsque la guerre a éclaté, l’or entrait à pleines portes à la Banque des règlements internationaux. L’Allemagne le récupérait dans les camps de concentration et par le pillage des pays occupés (y compris de tout ce qui appartenait à des civils : bijoux, dents en or, étuis à cigarettes, ustensiles divers, etc.). C’est ce que l’on a appelé l’or nazi. Il était fondu en lingots afin d’être entreposé à la Banque des règlements internationaux, en Suisse ou hors d’Europe.

Dans son livre Trading With The Enemy: An Expose of The Nazi-American Money Plot 1933-1949, Charles Higham écrit que, pendant la guerre, les nazis ont transféré 378 millions de dollars sur les comptes de la Banque des règlements internationaux.

Quelques mots au sujet de l’or tchèque. Certaines informations ont fait surface après l’ouverture des archives de la Banque d’Angleterre en 2012. (1) En mars 1939, l’Allemagne s’emparait de Prague. Les Nazis ont exigé 48 millions de dollars des réserves d’or nationales. Il leur a été répondu que cette somme avait déjà été transférée à la Banque des règlements internationaux. Par la suite, on a su que cet or avait été transféré de Bâle dans les coffres-forts de la Banque d’Angleterre. Sur l’ordre de Berlin, l’or a été transféré sur le compte de la Reichsbank à la BRI. Ensuite, la Banque d’Angleterre a été impliquée dans les transactions effectuées sur les ordres donnés par la Reichsbank à la Banque des règlements internationaux. Ces ordres étaient retransmis à Londres. Il y a donc eu collusion entre la Reichsbank allemande, la Banque des règlements internationaux et la Banque d’Angleterre. En 1939, un scandale a éclaté en Grande-Bretagne lorsqu’on a su que la Banque d’Angleterre exécutait les transactions portant sur l’or tchèque sur les ordres de Berlin et de Bâle, et non du gouvernement tchèque. Par exemple, en juin 1939, trois mois avant le début de la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Banque d’Angleterre a aidé les Allemands à transférer sur leur compte l’équivalent en or de 440 000 livres sterling, et à acheminer une partie de l’or à New York (l’Allemagne s’assurait ainsi de la neutralité des États-Unis en cas d’intervention allemande en Pologne).

Ces transactions illégales sur l’or tchèque ont été effectuées avec l’accord tacite du gouvernement de Grande-Bretagne, qui savait parfaitement ce qui était en train de se passer. Le Premier ministre Neville Chamberlain, le Chancelier de l’Échiquier Sir John Simon et les autres responsables de haut rang ont tout fait pour dissimuler la vérité, y compris en mentant éhontément (en affirmant que l’or avait été restitué à son propriétaire légitime ou qu’il n’avait jamais été transféré à la Reichsbank). Les documents de la Banque d’Angleterre rendus publics dernièrement révèlent les faits et montrent que les responsables gouvernementaux ont menti, afin de se couvrir eux-mêmes et de couvrir les activités de la Banque d’Angleterre et de la Banque des règlements internationaux. La coordination de ces activités criminelles conjointes était un jeu d’enfant lorsqu’on sait que Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre, présidait également le conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sympathies pour les fascistes.

La Conférence de Bretton Woods, officiellement Conférence monétaire et financières des Nations unies, a réuni les 730 délégués des 44 pays alliés au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods (New Hampshire), aux États-Unis, en vue de réguler la vie monétaire et financière internationale à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Cette conférence s’est tenue du 1er au 22 juillet 1944. La Banque des règlements internationaux se retrouvait soudain sous le feu des projecteurs. On rapportait qu’elle avait collaboré avec l’Allemagne fasciste. Sans entrer dans les détails, je me limiterai à dire qu’après bien des aléas (certains délégués étatsuniens s’étant opposés à la motion), les délégués sont tombés d’accord pour fermer la BRI. Cette décision de la conférence internationale n’a jamais été appliquée. Toutes les informations susceptibles de jeter le discrédit sur les activités de la BRI pendant la guerre ont été classées. Aujourd’hui, cela contribue à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Pour finir, quelques mots sur Hjalmar Schacht (1877-1970), ancien président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement fasciste de l’Allemagne. Il a joué un rôle de premier plan dans le contrôle de la machine économique du Troisième Reich en agissant comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du capital anglo-américain en Allemagne. En 1945, Schacht a été jugé à Nuremberg et acquitté le 1er octobre 1946. Il échappait aux accusations de meurtre. Tout comme Hitler. Pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il ne figurait pas sur la liste des principaux criminels de guerre de 1945. Mieux, Schacht a repris sa vie professionnelle comme si de rien n’était et fondé la société Schacht GmbH à Düsseldorf. Ce détail peut sembler insignifiant, mais il confirme une fois de plus que les ploutocrates anglo-américains et leurs représentants plénipotentiaires en Allemagne avaient préparé et, dans une certaine mesure, influencé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Les ploutocrates veulent réécrire l’histoire de la guerre et changer ses résultats.

Valentin KATASONOV

(1)http://www.bankofengland.co.uk/archive/Documents/archivedocs/wwh/2/p3c9p1292-1301.pdf

Traduit par Gilles Chertier, relu par jj pour le Saker Francophone.

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La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (I)

4 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #La Russie, #le nazisme, #Daesch, #Terrorisme

La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (I)

Valentin Katasonov
Valentin Katasonov

Par Valentin KATASONOV – Le 4 mai 2015 – Source strategic-culture

La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

 

Utilisant des instruments tels que la Réserve fédérale US et la Banque d’Angleterre, ils ont commencé à se préparer pour le prochain conflit d’ampleur mondiale immédiatement après la Première Guerre mondiale. Leur cible était l’URSS.

Les plans Dawes et Young, la création de la Banque des règlements internationaux (BRI), la suspension du paiement des réparations par l’Allemagne prévues par le Traité de Versailles et l’acquiescement des anciens alliés de la Russie à cette décision, les investissements étrangers massifs dans l’économie du Troisième Reich, la militarisation de l’économie allemande et les violations du Traité de Versailles sont autant de jalons sur le chemin conduisant à la guerre.

Derrière ce complot se tenaient des personnages-clefs : les Rockefeller, les Morgan, Lord Montagu Norman (gouverneur de la Banque d’Angleterre) et Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement de Hitler). Le programme stratégique des Rockefeller et des Morgan était de subjuguer l’Europe économiquement, de saturer l’Allemagne d’investissements et de crédits étrangers, et de l’amener à délivrer un coup mortel à la Russie soviétique, afin que celle-ci revienne au capitalisme en tant que colonie.

Montagu Norman (1871-1950) a joué un rôle important d’intermédiaire dans le dialogue entre les milieux financiers américains et les chefs d’entreprise allemands. Hjalmar Schacht a organisé la reconstitution du secteur défense de l’économie allemande. L’opération menée par les ploutocrates était dissimulée par des politiciens tels que Franklin Roosevelt, Neville Chamberlain et Winston Churchill. En Allemagne, ces projets étaient exécutés par Hitler et Hjalmar Schacht. Selon certains historiens, Hjalmar Schacht a joué un rôle plus important que Hitler. Seulement, il restait dans l’ombre.

À l’issue de la Première guerre mondiale, le Plan Dawes visait à compromettre la Triple Entente et à collecter les réparations de guerre auprès de l’Allemagne. Le Plan Dawes (proposé par le Comité Dawes, présidé par Charles G. Dawes) désignait une tentative faite en 1924 de résoudre le problème des réparations, qui avait miné la politique internationale après la Première guerre mondiale et le Traité de Versailles (la France, réticente, a perçu plus de 50 % du montant des réparations). Entre 1924 et 1929, l’Allemagne a reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis et 1,5 milliards de la Grande-Bretagne dans le cadre du Plan Dawes. Il s’agit de sommes considérables, qui correspondent à 1 trillion (mille milliards) de dollars d’aujourd’hui. Hjalmar Schacht a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du Plan Dawes. En 1929, il a résumé les résultats en déclarant qu’en 5 ans, l’Allemagne avait reçu davantage de prêts étrangers que les États-Unis au cours des 40 années ayant précédé la Première guerre mondiale. En conséquence, en 1929, l’Allemagne était devenue la deuxième puissance industrielle mondiale, devant la Grande-Bretagne.

Dans les années 1930, l’Allemagne a continué de bénéficier d’investissements et de prêts. Rédigé en 1929 et adopté officiellement en 1930, le Plan Dawes désignait un programme visant à régler les dettes de guerre allemandes à l’issue de la Première guerre mondiale. Il a été présenté par le comité présidé (1929-30) par l’industriel américain Owen D. Young, fondateur et ex-premier président de Radio Corporation of America (RCA). À l’époque, Young siégeait également au conseil d’administration de la Fondation Rockefeller, et il avait en outre été l’un des représentants impliqués dans un dispositif de réaménagement des réparations de guerre, le Plan Dawes de 1924. Selon le plan, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a été créée en 1930 pour permettre à l’Allemagne de payer les réparations aux vainqueurs. En réalité, l’argent a pris une toute autre direction, à savoir qu’il est parti des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour arriver en Allemagne. Le capital de la majorité des sociétés allemandes ayant une importance stratégique était, intégralement ou partiellement, américain. Une partie était détenue par des investisseurs britanniques. Les secteurs du raffinage du pétrole et de la liquéfaction du charbon de l’économie allemande étaient dans les mains de Standard Oil (les Rockefeller). Le géant de l’industrie chimique Farbenindustrie AG est passé sous le contrôle du groupe Morgan. Quarante pourcent du réseau téléphonique et 30 % des actions de Focke Wulf étaient sous le contrôle de la société américaine ITT. La radio et les géants de l’industrie électrique AEG, Siemens et Osram sont passés sous le contrôle d’American General Electric. ITT et General Electric faisaient partie de l’empire de Morgan. Cent pourcent des actions Volkswagen appartenaient à l’Américain Ford. Au moment où Hitler a accédé au pouvoir, le capital financier US contrôlait quasiment tous les secteurs d’importance stratégique de l’industrie allemande : raffinage du pétrole, production de carburant de synthèse, chimie, construction automobile, aviation, ingénierie électrique, radio, ainsi qu’une grande partie de l’industrie de la construction mécanique (278 sociétés au total). Les grandes banques allemandes, telles que la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank et quelques autres, étaient sous contrôle US.

Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier d’Allemagne. Auparavant, sa candidature avait été étudiée à la loupe par les banquiers américains. Hjalmar Schacht s’est rendu aux États-Unis à l’automne 1930 pour parler de cette nomination avec des collègues américains. La désignation de Hitler a finalement été approuvée lors d’une réunion secrète de financiers aux États-Unis. Schacht a passé toute l’année 1932 à convaincre les banquiers allemands que Hitler était le meilleur candidat au poste. Il a atteint son objectif. À la mi-novembre 1932, 17 des plus grands banquiers et industriels allemands ont adressé une lettre au Président Hindenburg, dans laquelle ils exigeaient qu’il nomme Hitler chancelier. La dernière réunion de travail des financiers allemands avant l’élection s’est tenue le 4 janvier 1933 à Cologne, au domicile du banquier Kurt von Schröder. Ensuite, le parti national-socialiste est arrivé au pouvoir. Les relations financières et économiques de l’Allemagne avec les Anglo-saxons se sont alors resserrées d’un cran.

Hitler a immédiatement annoncé qu’il refusait de payer les réparations de guerre. Il a mis en doute la capacité de l’Angleterre et de la France à rembourser leurs propres dettes de la Première guerre mondiale aux États-Unis. Washington n’a émis aucune objection à l’annonce de Hitler. En mai 1933, Hjalmar Schacht s’est rendu une nouvelle fois aux États-Unis. Il y a rencontré le président Franklin Roosevelt et les grands banquiers en vue de demander une ligne de crédit de 1 milliard de dollars. En juin de la même année, Hjalmar Schacht s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec Montagu Norman. Tout est passé comme une lettre à la poste. Les Britanniques ont consenti un prêt de 2 milliards de dollars. Ils n’ont soulevé aucune objection quant à la décision de l’Allemagne de suspendre le remboursement de sa dette.

Selon certains historiens, les Américains et les Britanniques étaient accommodants parce que, dès 1932, l’Union soviétique avait réalisé le plan quinquennal de développement économique en vue d’atteindre de nouveaux sommets en tant que puissance industrielle. Quelques milliers d’entreprises avaient vu le jour, en particulier dans l’industrie lourde. La dépendance de l’URSS à l’importation de produits industriels avait ainsi considérablement diminué. Les chances d’étrangler l’Union soviétique économiquement s’en trouvaient quasiment réduites à zéro. Il a alors été décidé de recourir à la guerre et de lancer la militarisation accélérée de l’Allemagne.

Pour celle-ci, l’obtention de crédits américains ne posait aucun problème. Hitler est arrivé au pouvoir dans son pays à peu près en même temps que Franklin Roosevelt aux États-Unis. Les banquiers qui ont soutenu Hitler en 1931 sont précisément ceux qui ont soutenu l’élection de Roosevelt. Une fois en poste, le nouveau président ne pouvait guère faire moins qu’accorder de généreux crédits à l’Allemagne. D’ailleurs, beaucoup on remarqué la grande similitude entre le New Deal de Roosevelt et la politique économique du Troisième Reich. Rien d’étonnant. Ce sont en effet les mêmes qui assuraient le sauvetage des deux gouvernements tout en les conseillant. Ils représentaient principalement les milieux financiers US.

Le New Deal de Roosevelt n’a pas tardé à capoter. En 1937, les États-Unis étaient embourbés dans la crise économique. En 1939, l’économie US tournait à 33 % de sa capacité industrielle (19 % au pires moments de la crise de 1929-1933).

Rexford G. Tugwell, un économiste du premier Brain Trust, équipe d’universitaires de l’Université de Columbia mise en place par Franklin Roosevelt et ayant contribué aux recommandations politiques qui ont conduit au New Deal de Roosevelt, écrivait qu’en 1939 le gouvernement avait échoué. La situation est restée figée jusqu’à l’invasion de la Pologne par Hitler. Seuls les puissants vents de la guerre pouvaient dissiper la brume. Quoi que Roosevelt puisse tenter, ses initiatives étaient condamnées à l’échec. (1) Seule une guerre mondiale pouvait sauver le capitalisme US. En 1939, les ploutocrates ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur Hitler et l’inciter à lancer une guerre à grande échelle à l’Est.

Valentin KATASONOV

À Suivre deuxième partie

(1) P.Tugwell, The Democratic Roosevelt, A Biography of Franklin D. Roosevelt, New York, 1957, p 477.

Traduit par Gilles Chertier, relu par jj pour le Saker Francophone.

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Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

4 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #Grèce, #La dette, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #le nazisme

Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

La dette est un outil redoutable pour imposer le Nouvel Ordre Mondial. Il s'agit tout simplement d'une guerre pour s'approprier la richesse produite. Il faut soumettre les peuples et les nations. L'exemple de la Grèce est particulièrement éloquent.

N'oublions pas que garantir la rente , c'est faire un choix politique.

Cordialement.

Lucien Pons

Austérité : les populations paient à la place des spéculateurs. Par Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du journal suisse "Bilan" . Octobre 2012.

Zone euro : le vrai problème, ce n'est pas l'austérité. Mais qui paie la facture de cette austérité. Les sacrifiés, ce sont la masse des petits et moyens salariés de la zone euro, ceux qui forment le tissu de l'économie réelle. Or il y a tragique méprise : ceux qui passent à la caisse ne sont pas les principaux responsables de la crise. La spéculation est responsable de la crise.
D'immenses fortunes se sont créées sur le saccagement, par les fonds spéculatifs, des dettes européennes. Ces gains proviennent de la chute de valeur des obligations grecques et des pays voisins, causée par des ventes à découvert (short selling) massives.

Ce détournement de richesses est directement prélevé sur les salariés de la zone euro, qui défilent aujourd'hui dans les rues. En 2011, les fonds spéculatifs ont généré leurs meilleurs profits sur la chute - provoquée - des obligations de la zone euro.
Selon CNBC, les fonds britanniques Brevan Howard, Caxton Associates et GLG Partners en ont tiré, sur les seuls mois d'août et septembre 2011, 3 milliards de dollars, soit la moitié de l'austérité que devra consentir le Portugal en 2013. Et là, on parle de 3 fonds et de quelques semaines. Il faudrait encore ajouter tout ce qu'ont gagné, en pariant contre l'Europe, les fonds de Paul Tudor Jones, Soros Fund Management, Brigade Capital, Greenlight Capital, et SAC Capital Management., mais aussi John Paulson, ainsi que les principales banques intermédiaires sur ces stratégies que sont Goldman Sachs, Bank of America et Barclays.

Chypre : les épargnants paient à la place des spéculateurs. Par Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du journal suisse "Bilan" . Mars 2013.

Une des choses les plus mal comprises, dans la crise chypriote, est sans doute l'essentiel : à savoir sa cause principale, qui n'est autre que la spéculation contre la zone euro. Ce phénomène est si mal identifié, qu'on arrive aujourd'hui à faire passer l'idée qu'il serait légitime d'aller chercher dans les poches des épargnants ce qui a été pris aux banques par la spéculation massive contre la dette souveraine de la zone euro. Or les épargnants locaux n'ont aucune responsabilité dans cette affaire, et un transfert de richesses s'opère des populations vers l'élite sophistiquée, non régulée et non sanctionnée de la finance, en dehors de tout contrôle démocratique.

Les épargnants chypriotes, dont les comptes de plus de 100'000 euros seront potentiellement taxés jusqu'à 50% ou 80%, vont en réalité payer pour compenser ce que des hedge funds ont pillé à la zone euro, trois ans durant. La crise trouve ses origines fin 2009, dans les attaques spéculatives anglo-saxonnes qui ont ciblé de manière concertée la zone euro, et qui ont coulé le pays voisin de Chypre, la Grèce, alors que les banques chypriotes détenaient de grandes quantités de dette grecque, comme l'explique clairement l'agence Standard & Poor's. L'effondrement de valeur des obligations grecques détenues au bilan des banques de Chypre est bien la cause principale de la crise de solvabilité de ces banques. Ces obligations grecques s'étaient effondrées suite aux paris baissiers virulents des hedge funds, paris directement responsables de la hausse des taux d'intérêt grecs qui a provoqué la strangulation financière d'Athènes. En 2010, sur les 300 milliards de dollars que représentait la dette grecque, on recensait un volume disproportionné de 85 milliards de paris baissiers de hedge funds utilisant des Credit Default Swaps (CDS). Les porteurs d'obligations grecques, observant ce signal alarmant du marché des CDS, ont à leur tour vendu massivement, provoquant l'effondrement que l'on sait. La détérioration des dettes attaquées des petits pays a ensuite fragilisé les bilans des banques de la zone euro, y compris celles de Chypre.


Entre 2009 et début 2012, des fonds comme Brevan Howard, Caxton Associates et GLG Partners ont gagné des sommes colossales sur ces paris contre la dette en euros. Fin 2011, trois de ces fonds ont généré 3 milliards de dollars en 2 mois seulement, en coulant par exemple la dette portugaise, et leurs gains représentaient la moitié de l'austérité que devra consentir le Portugal en 2013, ou de la somme que doit à présent trouver Chypre pour accéder à l'aide de l'UE. Pour avoir une idée de tout le pillage qui a eu lieu, il faudrait additionner tout ce qu'ont gagné, en pariant contre l'Europe, les fonds de Paul Tudor Jones, Soros Fund Management, Brigade Capital, Greenlight Capital et SAC Capital Management, mais aussi John Paulson, ainsi que les principales banques intermédiaires sur ces stratégies que sont Goldman Sachs, Bank of America et Barclays. Mais seuls quelques-uns de ces fonds dévoilent leurs stratégies et les profits qu'ils en tirent. En lisant la presse spécialisée financière, on comprenait tout de suite que les mêmes 5 milliards d'euros que le Portugal demandait aux Portugais d'économiser en 2013 étaient ceux que les fonds spéculatifs avaient raflés en 2011 en dégradant la dette du Portugal et de ses voisins. La totalité des gains arrachés sur le dos des Etats de la zone euro par ces raids baissiers dépasse l'entendement.

Privés de dizaines de milliards par la spéculation qui a fait rage jusqu'à mi-2012 (quand la BCE l'a stoppée par sa politique « bazooka »), les gouvernements ruinés ne peuvent aujourd'hui que se tourner vers leurs populations, non coupables mais captives: les contribuables, les salariés, les retraités et à présent, les épargnants. Et l'ignorance au sujet du mécanisme (certes complexes) d'aspiration des richesses de la zone euro fait le reste...

« Les Grecs ne paient pas leurs impôts et ont vécu au-dessus de leurs moyens » Faux et archi-faux !

Il parait qu’éluder l’impôt est une habitude tellement généralisée au sein de la population grecque que c’en est devenu un sport national. Il parait que les dépenses publiques en Grèce sont totalement démesurées et que c’est ce qui a justifié des réformes drastiques. Vraiment ?

Source: http://cadtm.org/Les-grecs-ne-paient-...
Plus d'info: http://cadtm.org/Grece

Ce qui nous attend après la faillite de la Grèce.

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes. Le 2 juillet 2015.

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras. Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux. Bien des idées fausses vont tomber à l’écoute de ce dialogue passionnant. Une des dernières phrases de Valérie Bugault n’est-elle pas: « Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

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La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE

2 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme, #Le grand banditisme

mercredi 1 juillet 2015

La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE

 
Председатель Государственной думы России Сергей Нарышкин
S. Narychkine, visage de l'ennemi public en Europe 
 
Le président du Parlement russe, S. Narychkine, et l'intégralité de la délégation russe, se voient interdits de séjour en Finlande à l'occasion de la session d'été de l'assemblée parlementaire de l'OSCE en raison des sanctions prises par l'UE. Rappelons que l'OSCE est un organe indépendant de l'UE. De fait, l'UE a réussi à exclure la Russie, membre fondateur de cette organisation, sans que des sanctions supplémentaires ne soient nécessaires. Même si la décision est légalement contestable, elle reste dans la ligne directe de la politique européenne contemporaine.
 

 
Ainsi, la Finlande s'est retrouvée face à une situation délicate. En accueillant l'assemblée d'été de l'OSCE, elle est obligée d'accueillir l'ensemble des délégations participantes. Or, la délégation russe est sous sanctions  européennes et la Finlande est un pays obéissant, qui ne veut surtout pas faire de vagues.    
 
Donc pour garder sa tranquillité d'esprit, elle s'adresse à l'UE pour une "consultation juridique" - politiquement tout est clair. Le problème est que les membres russes, qui sont des parlementaires de haut rang, sont munis de passeports diplomatiques. Ils n'ont donc pas besoin de faire une demande de visa pour entrer en Finlande, mais ils ne bénéficient pas des avantages reconnus au statut de diplomate et la Convention de Vienne ne s'applique pas à eux. La question n'est pas là. La Finlande s'adresse à l'UE pour savoir quoi faire avec ses hôtes inconvenants, pour savoir s'ils peuvent participer à un événement de l'OSCE, non de l'UE, organisé sur son territoire.
 
Vous saisissez l'absurde? Pour ceux qui aurait un doute imaginez la situation suivante: Claude interdit à ses amis de recevoir Serge, il n'aime pas du tout son comportement. Sauli, un des amis de Claude, ne sait pas comment faire, car Serge est invité par Ilkka pour participer de droit aux travaux de son groupe d'amis. Comme Sauli ne veut pas se faire disputer par Claude, il lui demande quoi faire. Et bien sûr Claude, qui ne va pas se dédire, lui dit de ne pas l'inviter. C'était la réponse évidente. S'il s'était adressé à Ilkka, il aurait reçu une réponse diamétralement opposée. C'est ce que la Finlande a appelé une "consultation juridique".
 
Bref, les sanctions prises par l'UE empêchent des parlementaires d'exercer leurs fonctions dans des structures internationales qui ne dépendent pas de l'UE. Et là, ce n'est plus une figure de style.
 
Ensuite, pour justifier une décision politique, il est toujours possible de développer une argutie teintée de juridique. La décision prise par les instaces européennes s'appliquerait à tous les pays membres. Soit, mais alors pourquoi ce même S. Narychkine a pu participer à l'invitation de l'UNESCO à l'événement de Paris. Qui est en France. Qui est membre de l'UE. La seule explication qui fut fournie est que "la situation est différentes".
 
Et en effet, elle est politiquement différente. A l'UNESCO on n'allait pas parler de l'Ukraine. Et il est tellement plus simple de parler de la grande et mystique agression russe en Ukraine sans la Russie pour rappeler que ce sont les chars ukrainiens qui tirent sur les habitations du Donbass, que c'est l'aviation ukrainienne qui larguait des bombes sur les villes de l'Est de l'Ukraine. C'est tellement plus pratique.  
 
Quelques conclusions:
1) Le masque de l'Etat de droit dans les pays européens est de plus en plus difficile à garder. Puisque le droit est ouvertement instrumentalisé à des fins politiques.
2) La Finlande ne cherche même plus à faire semblant de préserver sa souveraineté, puisque le droit d'accepter ou de refuser quelqu'un sur son territoire est justement un des attributs de la souveraineté nationale. Elle s'en remet totalement à l'Union européenne qui n'est pas une structure étatique.
3) La participation de la Russie est de plus en plus bloquée au niveau des instances internationales. Cela démontre la faiblesse de la position sur le fond des pays du bloc américano-centré qui ne peuvent se permettre de risquer un véritable dialogue, mais également pour l'instant leur force politique de blocage.
4) Le bloc américano-centré ira jusqu'au bout, c'est une condition de sa survie. En rejetant le droit et le respect de la pluralité politique comme modalité d'existence, ils ne peuvent se permettre de renoncer, car cela les obligerait à reconnaître leur trahison fondamentale, ce qui sera fatal. Le combat contre la Russie a donc de beaux jours devant lui. 
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Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message

30 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme

Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message
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Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Terrorisme, #le nazisme, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La finance dérégulée

Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

Svetlana Kissileva est une femme qui cultive la mémoire du passé pour mieux comprendre le présent et pour mieux travailler le futur. La mémoire des morts et de nos anciens sont des éléments importants pour elle. En effet, une société qui ne cultive pas la mémoire de ses anciens n’est pas capable de protéger ses enfants. Cette tradition envers la mémoire se retrouve actuellement chez les populations russes et slaves. Il est question de l’Histoire et de la dignité humaine. Svetlana Kissileva est une personne discrète qui a une force en elle. Avec l’abominable guerre en Ukraine, Svetlana Kissileva est devenue une figure importante de la résistance contre la destruction de l’Ukraine. Le conflit en Ukraine est très mal expliqué par nos médias. Nos médias dans le monde occidental parle peu de la situation en Ukraine. Les informations sont souvent désinformées. Dans un entretien Svetlana Kissileva, « la résistante au grand cœur », comme du temps de la Grande guerre patriotique, répond à nos questions.

Le 9 mai, célébration importante de la victoire de la Grande guerre patriotique. Svetlana Kissileva s’est rendue dans le Donbass. Pourquoi s’était important d’être ce 9 mai à Saur Mogila ?

Pourquoi à Saur Mogila ? Tout d’abord, le 9 mai est une fête extrêmement importante pour tous les Russes ou plutôt je dirais pour l’ensemble des peuples de l’ex-Union soviétique ou du moins pour ceux qui n’ont pas perdu leur mémoire collective. (Les Européens ne peuvent pas comprendre l’importance de cette fête sans avoir vécu ce rituel en Russie où les enfants distribuent des fleurs aux anciens soldats à l’heure où les instances européennes sont en train d’effacer l’Histoire des peuples européens). L’Union soviétique a gagné la Seconde Guerre Mondiale au prix d’énormes sacrifices et il n’y a pas une seule famille chez nous qui n’ait pas perdu un proche.

Depuis les événements dans le Donbass et l’élan de patriotisme que cela a provoqué chez les Russes, cette cérémonie est devenue encore plus importante à mes yeux. Et compte tenu du contexte politique il a été impensable pour moi de rester le jour du 70e anniversaire de la Victoire en France où, comme je le savais, il n’allait rien se passer. J’avais envie d’une grande fête avec les miens.

J’ai donc décidé d’aller dans le Donbass où les festivités allaient être organisées avec ampleur malgré les violations de la trêve par l’armée ukrainienne. Notamment à Saur Mogila qui est un lieu doublement sacré. C’est le symbole de l’héroïsme des soldats soviétiques pendant la Grande guerre patriotique et de la résistance du Donbass insoumis.

Cette année, une opération commémorative a été lancée par la Russie intitulée, “Le régiment immortel”, où les gens devait défiler avec les portraits des membres de leur famille ayant combattu le nazisme.

Mon grand-père a péri en Pologne et nous n’avons jamais eu l’occasion d’aller sur sa tombe. J’ai donc voulu amener son portait à Saur Mogila et lui rendre hommage en le déposant sur ce lieu couvert de gloire ou reposent les héros des temps passés et présents.

Votre grand-père était un soldat de l’Armée rouge ? Expliquez !

Mon grand-père a été en effet capitaine de l’Armée rouge. Du temps de sa vie civile il était comptable dans une usine d’automobiles dans ma ville natale qui est Zaporojié. Son histoire est en fait plus complexe. Sa mère a été victime d’une fausse accusation suite à une délation de ses voisins qui voulaient récupérer sa chambre dans un appartement partagé. Ces voisins ont accusé sa mère d’être en désaccord avec la politique de Staline. Elle a donc fait de la prison. Lorsque la guerre a éclaté et qu’il a fallu défendre la patrie, mon grand-père a tenu sous silence cette histoire pour pouvoir être pris dans l’armée afin de combattre l’ennemi. Au lieu de se retrancher dans les lignes arrières, il a décidé de mener le combat. Ce qui lui a coûté la vie. Il aurait pu rester en vie. En préférant accomplir son devoir il est décédé 4 mois seulement avant la Victoire. Mon grand-père a laissé sa femme avec 2 enfants en bas âge dont ma mère qu’il n’a pas pu connaître.

Ma grand-mère, son épouse, était issue d’une famille de paysans aisés qui ont subi la dékoulakisation (le processus de liquidation des grands fermiers dans les années 30). Ses deux frères, lorsque la guerre a éclaté, se sont engagés dans l’armée comme volontaires. Le plus jeune avait 15 ans et il a déclaré être plus âgé pour être pris. Les deux frères sont morts au combat.

Lorsque les Ukrainiens trouvent des excuses pour les bandéristes, ceux qui ont collaboré avec l’ennemi qui a envahi notre pays parce que soi disant ils avaient souffert des pouvoirs soviétiques, j’ai, compte tenu de l’histoire de ma propre famille, du mal a leur trouver une excuse.

Mon “pèlerinage” à Saur Mogila a été aussi réalisé pour honorer la mémoire de mes grands-oncles. Nous n’avons malheureusement aucune photo d’eux.

Votre grand-père a trouvé la mort en 1945 où et dans quelles circonstances ?

Il y a encore quelques années nous ne savions rien dans ma famille. Je n’avais à ma disposition que 4 lettres de lui datant de la guerre et seulement l’avis de décès mais sans plus de détails. Un jour j’ai découvert un site “l’Exploit du Peuple”. Ce site a été lancé en Russie pour constituer une importante base de données sur tous les anciens combattants. Mon frère a pu retrouver 2 ordres qui avaient été décernés à mon grand-père dont des décorations. Ce fut une grande nouvelle.

Il assurait le commandement d’un bataillon d’infanterie qui a été le premier à franchir la rivière Dunajec en Pologne le 18 janvier 1945 ce qui a assuré le succès de l’offensive de l’Armée Soviétique. Son bataillon a capturé un convoi ferroviaire d’automobiles, un convoi des prisonniers russes, plusieurs convois de munitions et d’approvisionnement, 4 locomotives ainsi que des stocks de munitions.

Il a été mortellement blessé lors de ce combat et il est décédé dans un hôpital en Pologne le 20 janvier.

Le général Pétrov en personne a demandé à lui décerner le titre de « Héros de l’Union soviétique », la décoration suprême, à titre posthume. Mais c’est l’ordre du Drapeau rouge qui lui a finalement été octroyé.

Par votre grand-mère maternelle vous êtes de Lougansk et par grand-père paternel de la Crimée. Que doit savoir l’Europe de cette guerre en Ukraine ?

J’ai envie de dire « tout » puisqu’en Europe c’est un blackout médiatique total. La Crimée, pour commencer, a toujours été et restera toujours russe. Ce n’est point une annexion. La population de la Crimée a voulu se réunifier avec la Russie et ce n’est qu’une réparation de l’injustice.

Quant au Donbass… Vous savez, le peuple russe, c’est un peuple pacifiste. Mais lorsqu’il se fait agresser, il se soulève comme un seul homme et, là, il devient prêt à tout pour défendre ses valeurs. J’ai récemment été dans le Donbass à deux reprises. Tout le monde m’a dit (que ce soit des gens croisés dans la rue ou des personnes qui occupent un poste quelconque au sein de la république autoproclamée), « nous avons jamais souhaité sortir de l’Ukraine. Nous avons juste voulu un referendum pour obtenir la fédéralisation du pays pour mieux défendre nos valeurs, notre langue et notre culture. Nous avons cru obtenir nous aussi les effets positifs de l’Euromäidan qui était censé défendre les libertés. Nous avons été tout d’abord traités de terroristes et ensuite des chars ont été envoyés contre notre population qui est sortie à mains nues pour les arrêter. C’est par la suite que nous nous sommes débrouillés pour trouver des armes parce que c’est notre terre ici ! C’est notre maison ! Et ces terres nous les défendrons à n’importe quel prix !

Votre action dans le Donbass est pour la mémoire de votre grand-père qui a donné sa vie contre le nazisme ?

Avec les événements d’abord à Odessa et ensuite dans le Donbass je ressens depuis un an des liens plus forts que jamais avec mon grand-père. Il a combattu le nazisme et a libéré d’abord mon pays et l’Europe ensuite. Aujourd’hui la vermine nazie a, de nouveau, avec les atrocités commises dans le Donbass par les Ukrainiens, levé la tête. J’ai l’impression de vivre dans le film « Retour vers le futur ». Le fait de pouvoir penser que mon grand-père pourrait peut-être être fier de moi, même si je ne sais pas tenir une arme, me donne les forces pour poursuivre le combat.

Les médias européens parlent de rebelles dans le Donbass vous en pensez quoi ?

Je vais citer un seul exemple. Lors de mon dernier séjour dans le Donbass le chauffeur du bus qui m’a amenée de Rostov à Donetsk, a dit, au moment où nous traversions la ville d’illovaïsk, « c’est l’école d’Ilovaïsk, les FAU y ont rassemblé la population. Femmes, enfants, vieillards ont été rassemblés dans l’école. Les Ukrainiens ont placé leur artillerie juste derrière l’école pensant que les républicains n’oseraient pas tirer sur ce bouclier vivant ! Alors les combattants de la résistance arrivés du côté nord ont pris l’école d’assaut en se servant uniquement de fusils et ont pu libérer les gens. Voilà pourquoi le bâtiment n’est presque pas abîmé. Cela montre bien l’attitude des deux parties. »

Vous êtes la responsable du groupe Novopole. C’est quoi ? Quels sont les objectifs ?

Les membres du groupe se sont tout d’abord connus sur des réseaux sociaux. Nous avons ensuite voulu passer à l’organisation d’actions concrètes. A partir de ce moment là nous avons eu l’idée de fonder une association selon la loi de 1901. Ses objectifs sont bien sûr d’aider le Donbass, notamment par le biais des actions humanitaires, mais pas seulement. Dans un sens plus large nous menons une vaste palette d’actions pour rapprocher et développer l’amitié entre les peuples de tous les Etats. Nous avons la conception multipolaire du monde. Nous faisons la promotion des études et des recherches dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales, de l’histoire, de l’économie et de la géostratégie.

Vous travaillez comme journaliste pour l’agence d’Etat de Novorossia. Dans un article vous lancez un appel à l’aide internationale pour la population du Donbass « APPEL AUX DONS POUR LA SOUPE POPULAIRE DANS LE DONBASS », nous apprenons que les convois humanitaires sont stoppés par l’Ukraine. Comment vivent les gens dans le Donbass actuellement ? Et comment peut-on les aider ?

Vous savez, si nous pouvions arriver à trouver 100 personnes qui donneraient 10 euros par mois cela permettrait de nourrir chaque mois 170 personnes là-bas. Je pense que cet exemple est concret et qu’il suffit à lui-même.

Vous travaillez comme journaliste pour Novorossia Today. Quels sont vos objectifs en tant que journaliste ?

Faire tout le travail de réinformation, de palier à l’absence quasi-totale des médias. Je pense qu’en étant sur place avec un journaliste français, Laurent Brayard, nous pourrons leur permettre d’attendre un niveau bien supérieur de travail sur le plan international.

Quel message voulez-vous donner à nos lecteurs ?

Que la guerre est déjà aux portes de l’Europe. Il n’est plus possible de rester à l’écart, ou de dire que la politique ne m’intéresse pas. Nous sommes donc tous concernés. Nous pouvons nous en sortir tous ensemble ou bien ce sera un désastre qui n’épargnera personne.

Propos recueillis par Olivier Renault pour Wall Street International

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Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

Le 27 juin 2015

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

A l’occasion du IIIe congrès antifasciste de Donetsk qui s’est déroulé le 14 mai 2015, Laurent Brayard, journaliste français a été invité dans le Donbass où il a séjourné quelques jours pour se rendre également à la rencontre de la population et des combattants, des journalistes locaux, de politiciens et d’activistes.

Il a été suivi pendant son séjour par une équipe de tournage du canal Novorossia.TV de Donetsk. Avec eux, il s’est rendu sur le terrain et a pu voir de ses propres yeux la situation réelle dans le Donbass. Accompagné de Sergeï au début de son voyage à partir de Moscou, il a retrouvé sur place Svetlana Kissileva, présidente en France de l’association Novopole.

Durant un séjour hélas trop court, il a cependant pu mesurer la détresse des populations les plus démunies, le courage des habitants, leur dignité et sentir quelle injustice est faite aux russophones de la région, les oubliés de l’histoire, ceux qui meurent pour ne pas subir le sort de milliers de leurs concitoyens déjà morts, ceux emprisonnés en Ukraine, ceux vivant sous la botte des bataillons de mercenaires et de volontaires des partis néo-nazis ukrainiens Pravy Sektor et Svoboda.

C’est accompagné par Svetlana, Sergeï, Kristina et Vyacheslav qu’il a pu vivre une expérience particulière qui est retracée modestement dans ce petit film qui au départ n’était destiné qu’aux téléspectateurs du Donbass et de leurs voisins de Russie mais que nous vous livrons ici sous-titré en français.

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La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

Ukraine Masses Troops on Border With Transnistria

© Flickr/ Dieter Zirnig

Europe

28.06.2015

Ukraine continues to mass troops and heavy weapons on the border with Transnistria on the pretext that the self-proclaimed republic may launch a military campaign against Ukraine, Russian media reported on Saturday.

Traduction :

Les média russes ont rapporté samedi l’information suivante :

L’Ukraine continue de masser des troupes et des armes lourdes à la frontière avec la Transnistrie sous prétexte que la république autoproclamée de Transnistrie peut lancer une campagne militaire contre l’Ukraine.

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

U© Sputnik/ Sergey Kuznecov

Moldova, Ukraine Wage Hybrid War Against Transnistria

“It looks like the Kiev authorities  want to picture themselves as encircled by enemies, ready to attack,” a representative of the Transnistrian KGB told Russia’s Zvezda TV channel.

“That we may have a war here tomorrow is hard to say, but we are not ruling out a Ukrainian provocation either…They could use for this purpose one of their many small private armies which refuse to take any orders from Kiev,” the official added.

On June 22, the deputy foreign minister of the Transnistrian Republic, Vitaly Ignatyev, said that Ukraine was moving its troops towards the borders of the self-proclaimed republic, sandwiched between Ukraine and Moldova.

“The situation here is very bad… Economic production is going down, foreign trade is shrinking, the security situation is equally alarming with our Moldovan partners holding military drills with NATO and the Ukrainian pressure mounting every day,” Ignatyev said.

He also mentioned the curbs Kiev has imposed on the transit of  Transnistrian nationals and citizens of Russia, almost 200,000 of whom currently live in Transnistria.

“They haven’t been able to travel to Russia via Ukraine for more than a year now. They have to move across Moldova, but Chisinau is creating problems too, along with economic sanctions,” Ignatyev added.

The newly appointed governor of Ukraine’s Odessa region Mikheil Saakashvili earlier announced plans to reinforce Ukraine’s border with Transnistria.

"We have two major tasks — to reinforce the border and curb corruption. Drug and weapons trafficking across this border means nothing good," Saakashvili told a news conference in Odessa.

He also blamed the Transnistrian authorities of destabilizing the situation in Ukraine.

 

Traduction :

 

Un représentant des services secrets de Transnistrie KGB dit déclare à la « TV canal russe Zvezda ».

 

« Les autorités de Kiev veulent donner l’image d’un pays assiégé, entouré d'ennemis prêts à l'attaque".

 

"Que nous ayons une guerre d’ici demain est difficile à dire, mais nous ne pouvons pas exclure une provocation ukrainienne non plus. Ils pourraient utiliser à cet effet une de leurs armées privées qui refusent de prendre des ordonnances de Kiev, a "ajouté le responsable.

Le 22 juin, le vice-ministre des affaires étrangères de la République de Transnistrie, Vitaly Ignatiev, a déclaré que l'Ukraine déplaçait ses troupes vers les frontières de la République autoproclamée, pris en sandwich entre l'Ukraine et la Moldavie.

"La situation ici est très mauvaise. La production économique est en baisse, le commerce extérieur se rétrécit, la situation de sécurité est tout aussi alarmante avec nos partenaires moldaves. Ils participent à des exercices militaires avec l'OTAN et la pression ukrainienne monte tous les jours, » dit Ignatiev.

Il a également mentionné que Kiev a imposé des contrôles sur le transit des ressortissants de Transnistrie et des citoyens de la Russie, près de 200.000 d'entre eux vivent actuellement en Transnistrie.

"Ils n'ont pas pu se rendre en Russie via l'Ukraine depuis plus d'un an maintenant. Ils ont à se déplacer sur la Moldavie, mais Chisinau crée des problèmes également. Les sanctions économiques pèsent également a ajouté Ignatiev .

Le nouveau gouverneur de la région d’Odessa en Ukraine, Mikheil Saakashvili a annoncé son intention de renforcer le contrôle de la frontière entre l'Ukraine et la Transnistrie.

Saakachvili lors d'une conférence de presse à Odessa a annoncé : "Nous avons deux tâches principales, celle de renforcer la lutte contre la corruption et le trottoir. Le trafic de drogue et des armes à travers cette frontière ne signifie rien de bon, "

Il a également accusé les autorités transnistriennes de déstabiliser la situation en Ukraine



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Lettre ouverte au premier ministre de la France, par Hélène Richard-Favre.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Je suis Charlie?, #Daesch, #Israël et la Palestine, #Terrorisme, #le nazisme

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28/06/2015

«Et je rappelle et je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans».

Monsieur le Premier Ministre,

Ces propos sont les vôtres et ont été cités dans un article paru sur le site du Dauphiné.com.*

Au risque de vous contredire, non, les premières victimes de ce terrorisme ne sont pas les musulmans.

Les premières victimes de ce terrorisme sont celles qui meurent, de fait.

Les premières victimes sont celles dont ce terrorisme prend la vie.

Les premières victimes sont celles dont la tête est tranchée.

Les premières victimes sont celles dont la tête tranchée a été fichée sur une grille.

Quant aux prochaines victimes, elles sont partout.

Monsieur le Premier Ministre, vous n'êtes certes et comme nul autre, tenu à l'impossible.

Mais nul, non plus, n'est tenu à déconsidérer la vie d'un innocent décapité.

Avec respect,

Hélène Richard-Favre

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