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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

4 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #Grèce, #La dette, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #le nazisme

Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

Le laboratoire grec du Nouvel Ordre Mondial.

La dette est un outil redoutable pour imposer le Nouvel Ordre Mondial. Il s'agit tout simplement d'une guerre pour s'approprier la richesse produite. Il faut soumettre les peuples et les nations. L'exemple de la Grèce est particulièrement éloquent.

N'oublions pas que garantir la rente , c'est faire un choix politique.

Cordialement.

Lucien Pons

Austérité : les populations paient à la place des spéculateurs. Par Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du journal suisse "Bilan" . Octobre 2012.

Zone euro : le vrai problème, ce n'est pas l'austérité. Mais qui paie la facture de cette austérité. Les sacrifiés, ce sont la masse des petits et moyens salariés de la zone euro, ceux qui forment le tissu de l'économie réelle. Or il y a tragique méprise : ceux qui passent à la caisse ne sont pas les principaux responsables de la crise. La spéculation est responsable de la crise.
D'immenses fortunes se sont créées sur le saccagement, par les fonds spéculatifs, des dettes européennes. Ces gains proviennent de la chute de valeur des obligations grecques et des pays voisins, causée par des ventes à découvert (short selling) massives.

Ce détournement de richesses est directement prélevé sur les salariés de la zone euro, qui défilent aujourd'hui dans les rues. En 2011, les fonds spéculatifs ont généré leurs meilleurs profits sur la chute - provoquée - des obligations de la zone euro.
Selon CNBC, les fonds britanniques Brevan Howard, Caxton Associates et GLG Partners en ont tiré, sur les seuls mois d'août et septembre 2011, 3 milliards de dollars, soit la moitié de l'austérité que devra consentir le Portugal en 2013. Et là, on parle de 3 fonds et de quelques semaines. Il faudrait encore ajouter tout ce qu'ont gagné, en pariant contre l'Europe, les fonds de Paul Tudor Jones, Soros Fund Management, Brigade Capital, Greenlight Capital, et SAC Capital Management., mais aussi John Paulson, ainsi que les principales banques intermédiaires sur ces stratégies que sont Goldman Sachs, Bank of America et Barclays.

Chypre : les épargnants paient à la place des spéculateurs. Par Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du journal suisse "Bilan" . Mars 2013.

Une des choses les plus mal comprises, dans la crise chypriote, est sans doute l'essentiel : à savoir sa cause principale, qui n'est autre que la spéculation contre la zone euro. Ce phénomène est si mal identifié, qu'on arrive aujourd'hui à faire passer l'idée qu'il serait légitime d'aller chercher dans les poches des épargnants ce qui a été pris aux banques par la spéculation massive contre la dette souveraine de la zone euro. Or les épargnants locaux n'ont aucune responsabilité dans cette affaire, et un transfert de richesses s'opère des populations vers l'élite sophistiquée, non régulée et non sanctionnée de la finance, en dehors de tout contrôle démocratique.

Les épargnants chypriotes, dont les comptes de plus de 100'000 euros seront potentiellement taxés jusqu'à 50% ou 80%, vont en réalité payer pour compenser ce que des hedge funds ont pillé à la zone euro, trois ans durant. La crise trouve ses origines fin 2009, dans les attaques spéculatives anglo-saxonnes qui ont ciblé de manière concertée la zone euro, et qui ont coulé le pays voisin de Chypre, la Grèce, alors que les banques chypriotes détenaient de grandes quantités de dette grecque, comme l'explique clairement l'agence Standard & Poor's. L'effondrement de valeur des obligations grecques détenues au bilan des banques de Chypre est bien la cause principale de la crise de solvabilité de ces banques. Ces obligations grecques s'étaient effondrées suite aux paris baissiers virulents des hedge funds, paris directement responsables de la hausse des taux d'intérêt grecs qui a provoqué la strangulation financière d'Athènes. En 2010, sur les 300 milliards de dollars que représentait la dette grecque, on recensait un volume disproportionné de 85 milliards de paris baissiers de hedge funds utilisant des Credit Default Swaps (CDS). Les porteurs d'obligations grecques, observant ce signal alarmant du marché des CDS, ont à leur tour vendu massivement, provoquant l'effondrement que l'on sait. La détérioration des dettes attaquées des petits pays a ensuite fragilisé les bilans des banques de la zone euro, y compris celles de Chypre.


Entre 2009 et début 2012, des fonds comme Brevan Howard, Caxton Associates et GLG Partners ont gagné des sommes colossales sur ces paris contre la dette en euros. Fin 2011, trois de ces fonds ont généré 3 milliards de dollars en 2 mois seulement, en coulant par exemple la dette portugaise, et leurs gains représentaient la moitié de l'austérité que devra consentir le Portugal en 2013, ou de la somme que doit à présent trouver Chypre pour accéder à l'aide de l'UE. Pour avoir une idée de tout le pillage qui a eu lieu, il faudrait additionner tout ce qu'ont gagné, en pariant contre l'Europe, les fonds de Paul Tudor Jones, Soros Fund Management, Brigade Capital, Greenlight Capital et SAC Capital Management, mais aussi John Paulson, ainsi que les principales banques intermédiaires sur ces stratégies que sont Goldman Sachs, Bank of America et Barclays. Mais seuls quelques-uns de ces fonds dévoilent leurs stratégies et les profits qu'ils en tirent. En lisant la presse spécialisée financière, on comprenait tout de suite que les mêmes 5 milliards d'euros que le Portugal demandait aux Portugais d'économiser en 2013 étaient ceux que les fonds spéculatifs avaient raflés en 2011 en dégradant la dette du Portugal et de ses voisins. La totalité des gains arrachés sur le dos des Etats de la zone euro par ces raids baissiers dépasse l'entendement.

Privés de dizaines de milliards par la spéculation qui a fait rage jusqu'à mi-2012 (quand la BCE l'a stoppée par sa politique « bazooka »), les gouvernements ruinés ne peuvent aujourd'hui que se tourner vers leurs populations, non coupables mais captives: les contribuables, les salariés, les retraités et à présent, les épargnants. Et l'ignorance au sujet du mécanisme (certes complexes) d'aspiration des richesses de la zone euro fait le reste...

« Les Grecs ne paient pas leurs impôts et ont vécu au-dessus de leurs moyens » Faux et archi-faux !

Il parait qu’éluder l’impôt est une habitude tellement généralisée au sein de la population grecque que c’en est devenu un sport national. Il parait que les dépenses publiques en Grèce sont totalement démesurées et que c’est ce qui a justifié des réformes drastiques. Vraiment ?

Source: http://cadtm.org/Les-grecs-ne-paient-...
Plus d'info: http://cadtm.org/Grece

Ce qui nous attend après la faillite de la Grèce.

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes. Le 2 juillet 2015.

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras. Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux. Bien des idées fausses vont tomber à l’écoute de ce dialogue passionnant. Une des dernières phrases de Valérie Bugault n’est-elle pas: « Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

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La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE

2 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme, #Le grand banditisme

mercredi 1 juillet 2015

La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE

 
Председатель Государственной думы России Сергей Нарышкин
S. Narychkine, visage de l'ennemi public en Europe 
 
Le président du Parlement russe, S. Narychkine, et l'intégralité de la délégation russe, se voient interdits de séjour en Finlande à l'occasion de la session d'été de l'assemblée parlementaire de l'OSCE en raison des sanctions prises par l'UE. Rappelons que l'OSCE est un organe indépendant de l'UE. De fait, l'UE a réussi à exclure la Russie, membre fondateur de cette organisation, sans que des sanctions supplémentaires ne soient nécessaires. Même si la décision est légalement contestable, elle reste dans la ligne directe de la politique européenne contemporaine.
 

 
Ainsi, la Finlande s'est retrouvée face à une situation délicate. En accueillant l'assemblée d'été de l'OSCE, elle est obligée d'accueillir l'ensemble des délégations participantes. Or, la délégation russe est sous sanctions  européennes et la Finlande est un pays obéissant, qui ne veut surtout pas faire de vagues.    
 
Donc pour garder sa tranquillité d'esprit, elle s'adresse à l'UE pour une "consultation juridique" - politiquement tout est clair. Le problème est que les membres russes, qui sont des parlementaires de haut rang, sont munis de passeports diplomatiques. Ils n'ont donc pas besoin de faire une demande de visa pour entrer en Finlande, mais ils ne bénéficient pas des avantages reconnus au statut de diplomate et la Convention de Vienne ne s'applique pas à eux. La question n'est pas là. La Finlande s'adresse à l'UE pour savoir quoi faire avec ses hôtes inconvenants, pour savoir s'ils peuvent participer à un événement de l'OSCE, non de l'UE, organisé sur son territoire.
 
Vous saisissez l'absurde? Pour ceux qui aurait un doute imaginez la situation suivante: Claude interdit à ses amis de recevoir Serge, il n'aime pas du tout son comportement. Sauli, un des amis de Claude, ne sait pas comment faire, car Serge est invité par Ilkka pour participer de droit aux travaux de son groupe d'amis. Comme Sauli ne veut pas se faire disputer par Claude, il lui demande quoi faire. Et bien sûr Claude, qui ne va pas se dédire, lui dit de ne pas l'inviter. C'était la réponse évidente. S'il s'était adressé à Ilkka, il aurait reçu une réponse diamétralement opposée. C'est ce que la Finlande a appelé une "consultation juridique".
 
Bref, les sanctions prises par l'UE empêchent des parlementaires d'exercer leurs fonctions dans des structures internationales qui ne dépendent pas de l'UE. Et là, ce n'est plus une figure de style.
 
Ensuite, pour justifier une décision politique, il est toujours possible de développer une argutie teintée de juridique. La décision prise par les instaces européennes s'appliquerait à tous les pays membres. Soit, mais alors pourquoi ce même S. Narychkine a pu participer à l'invitation de l'UNESCO à l'événement de Paris. Qui est en France. Qui est membre de l'UE. La seule explication qui fut fournie est que "la situation est différentes".
 
Et en effet, elle est politiquement différente. A l'UNESCO on n'allait pas parler de l'Ukraine. Et il est tellement plus simple de parler de la grande et mystique agression russe en Ukraine sans la Russie pour rappeler que ce sont les chars ukrainiens qui tirent sur les habitations du Donbass, que c'est l'aviation ukrainienne qui larguait des bombes sur les villes de l'Est de l'Ukraine. C'est tellement plus pratique.  
 
Quelques conclusions:
1) Le masque de l'Etat de droit dans les pays européens est de plus en plus difficile à garder. Puisque le droit est ouvertement instrumentalisé à des fins politiques.
2) La Finlande ne cherche même plus à faire semblant de préserver sa souveraineté, puisque le droit d'accepter ou de refuser quelqu'un sur son territoire est justement un des attributs de la souveraineté nationale. Elle s'en remet totalement à l'Union européenne qui n'est pas une structure étatique.
3) La participation de la Russie est de plus en plus bloquée au niveau des instances internationales. Cela démontre la faiblesse de la position sur le fond des pays du bloc américano-centré qui ne peuvent se permettre de risquer un véritable dialogue, mais également pour l'instant leur force politique de blocage.
4) Le bloc américano-centré ira jusqu'au bout, c'est une condition de sa survie. En rejetant le droit et le respect de la pluralité politique comme modalité d'existence, ils ne peuvent se permettre de renoncer, car cela les obligerait à reconnaître leur trahison fondamentale, ce qui sera fatal. Le combat contre la Russie a donc de beaux jours devant lui. 
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Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message

30 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme

Deutsche Welle: Les rebelles de Donetsk font passer leur message
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Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Terrorisme, #le nazisme, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La finance dérégulée

Rencontre avec Svetlana Kissileva : la guerre aux portes de l’Europe. Le 28 juin 2015.

Svetlana Kissileva est une femme qui cultive la mémoire du passé pour mieux comprendre le présent et pour mieux travailler le futur. La mémoire des morts et de nos anciens sont des éléments importants pour elle. En effet, une société qui ne cultive pas la mémoire de ses anciens n’est pas capable de protéger ses enfants. Cette tradition envers la mémoire se retrouve actuellement chez les populations russes et slaves. Il est question de l’Histoire et de la dignité humaine. Svetlana Kissileva est une personne discrète qui a une force en elle. Avec l’abominable guerre en Ukraine, Svetlana Kissileva est devenue une figure importante de la résistance contre la destruction de l’Ukraine. Le conflit en Ukraine est très mal expliqué par nos médias. Nos médias dans le monde occidental parle peu de la situation en Ukraine. Les informations sont souvent désinformées. Dans un entretien Svetlana Kissileva, « la résistante au grand cœur », comme du temps de la Grande guerre patriotique, répond à nos questions.

Le 9 mai, célébration importante de la victoire de la Grande guerre patriotique. Svetlana Kissileva s’est rendue dans le Donbass. Pourquoi s’était important d’être ce 9 mai à Saur Mogila ?

Pourquoi à Saur Mogila ? Tout d’abord, le 9 mai est une fête extrêmement importante pour tous les Russes ou plutôt je dirais pour l’ensemble des peuples de l’ex-Union soviétique ou du moins pour ceux qui n’ont pas perdu leur mémoire collective. (Les Européens ne peuvent pas comprendre l’importance de cette fête sans avoir vécu ce rituel en Russie où les enfants distribuent des fleurs aux anciens soldats à l’heure où les instances européennes sont en train d’effacer l’Histoire des peuples européens). L’Union soviétique a gagné la Seconde Guerre Mondiale au prix d’énormes sacrifices et il n’y a pas une seule famille chez nous qui n’ait pas perdu un proche.

Depuis les événements dans le Donbass et l’élan de patriotisme que cela a provoqué chez les Russes, cette cérémonie est devenue encore plus importante à mes yeux. Et compte tenu du contexte politique il a été impensable pour moi de rester le jour du 70e anniversaire de la Victoire en France où, comme je le savais, il n’allait rien se passer. J’avais envie d’une grande fête avec les miens.

J’ai donc décidé d’aller dans le Donbass où les festivités allaient être organisées avec ampleur malgré les violations de la trêve par l’armée ukrainienne. Notamment à Saur Mogila qui est un lieu doublement sacré. C’est le symbole de l’héroïsme des soldats soviétiques pendant la Grande guerre patriotique et de la résistance du Donbass insoumis.

Cette année, une opération commémorative a été lancée par la Russie intitulée, “Le régiment immortel”, où les gens devait défiler avec les portraits des membres de leur famille ayant combattu le nazisme.

Mon grand-père a péri en Pologne et nous n’avons jamais eu l’occasion d’aller sur sa tombe. J’ai donc voulu amener son portait à Saur Mogila et lui rendre hommage en le déposant sur ce lieu couvert de gloire ou reposent les héros des temps passés et présents.

Votre grand-père était un soldat de l’Armée rouge ? Expliquez !

Mon grand-père a été en effet capitaine de l’Armée rouge. Du temps de sa vie civile il était comptable dans une usine d’automobiles dans ma ville natale qui est Zaporojié. Son histoire est en fait plus complexe. Sa mère a été victime d’une fausse accusation suite à une délation de ses voisins qui voulaient récupérer sa chambre dans un appartement partagé. Ces voisins ont accusé sa mère d’être en désaccord avec la politique de Staline. Elle a donc fait de la prison. Lorsque la guerre a éclaté et qu’il a fallu défendre la patrie, mon grand-père a tenu sous silence cette histoire pour pouvoir être pris dans l’armée afin de combattre l’ennemi. Au lieu de se retrancher dans les lignes arrières, il a décidé de mener le combat. Ce qui lui a coûté la vie. Il aurait pu rester en vie. En préférant accomplir son devoir il est décédé 4 mois seulement avant la Victoire. Mon grand-père a laissé sa femme avec 2 enfants en bas âge dont ma mère qu’il n’a pas pu connaître.

Ma grand-mère, son épouse, était issue d’une famille de paysans aisés qui ont subi la dékoulakisation (le processus de liquidation des grands fermiers dans les années 30). Ses deux frères, lorsque la guerre a éclaté, se sont engagés dans l’armée comme volontaires. Le plus jeune avait 15 ans et il a déclaré être plus âgé pour être pris. Les deux frères sont morts au combat.

Lorsque les Ukrainiens trouvent des excuses pour les bandéristes, ceux qui ont collaboré avec l’ennemi qui a envahi notre pays parce que soi disant ils avaient souffert des pouvoirs soviétiques, j’ai, compte tenu de l’histoire de ma propre famille, du mal a leur trouver une excuse.

Mon “pèlerinage” à Saur Mogila a été aussi réalisé pour honorer la mémoire de mes grands-oncles. Nous n’avons malheureusement aucune photo d’eux.

Votre grand-père a trouvé la mort en 1945 où et dans quelles circonstances ?

Il y a encore quelques années nous ne savions rien dans ma famille. Je n’avais à ma disposition que 4 lettres de lui datant de la guerre et seulement l’avis de décès mais sans plus de détails. Un jour j’ai découvert un site “l’Exploit du Peuple”. Ce site a été lancé en Russie pour constituer une importante base de données sur tous les anciens combattants. Mon frère a pu retrouver 2 ordres qui avaient été décernés à mon grand-père dont des décorations. Ce fut une grande nouvelle.

Il assurait le commandement d’un bataillon d’infanterie qui a été le premier à franchir la rivière Dunajec en Pologne le 18 janvier 1945 ce qui a assuré le succès de l’offensive de l’Armée Soviétique. Son bataillon a capturé un convoi ferroviaire d’automobiles, un convoi des prisonniers russes, plusieurs convois de munitions et d’approvisionnement, 4 locomotives ainsi que des stocks de munitions.

Il a été mortellement blessé lors de ce combat et il est décédé dans un hôpital en Pologne le 20 janvier.

Le général Pétrov en personne a demandé à lui décerner le titre de « Héros de l’Union soviétique », la décoration suprême, à titre posthume. Mais c’est l’ordre du Drapeau rouge qui lui a finalement été octroyé.

Par votre grand-mère maternelle vous êtes de Lougansk et par grand-père paternel de la Crimée. Que doit savoir l’Europe de cette guerre en Ukraine ?

J’ai envie de dire « tout » puisqu’en Europe c’est un blackout médiatique total. La Crimée, pour commencer, a toujours été et restera toujours russe. Ce n’est point une annexion. La population de la Crimée a voulu se réunifier avec la Russie et ce n’est qu’une réparation de l’injustice.

Quant au Donbass… Vous savez, le peuple russe, c’est un peuple pacifiste. Mais lorsqu’il se fait agresser, il se soulève comme un seul homme et, là, il devient prêt à tout pour défendre ses valeurs. J’ai récemment été dans le Donbass à deux reprises. Tout le monde m’a dit (que ce soit des gens croisés dans la rue ou des personnes qui occupent un poste quelconque au sein de la république autoproclamée), « nous avons jamais souhaité sortir de l’Ukraine. Nous avons juste voulu un referendum pour obtenir la fédéralisation du pays pour mieux défendre nos valeurs, notre langue et notre culture. Nous avons cru obtenir nous aussi les effets positifs de l’Euromäidan qui était censé défendre les libertés. Nous avons été tout d’abord traités de terroristes et ensuite des chars ont été envoyés contre notre population qui est sortie à mains nues pour les arrêter. C’est par la suite que nous nous sommes débrouillés pour trouver des armes parce que c’est notre terre ici ! C’est notre maison ! Et ces terres nous les défendrons à n’importe quel prix !

Votre action dans le Donbass est pour la mémoire de votre grand-père qui a donné sa vie contre le nazisme ?

Avec les événements d’abord à Odessa et ensuite dans le Donbass je ressens depuis un an des liens plus forts que jamais avec mon grand-père. Il a combattu le nazisme et a libéré d’abord mon pays et l’Europe ensuite. Aujourd’hui la vermine nazie a, de nouveau, avec les atrocités commises dans le Donbass par les Ukrainiens, levé la tête. J’ai l’impression de vivre dans le film « Retour vers le futur ». Le fait de pouvoir penser que mon grand-père pourrait peut-être être fier de moi, même si je ne sais pas tenir une arme, me donne les forces pour poursuivre le combat.

Les médias européens parlent de rebelles dans le Donbass vous en pensez quoi ?

Je vais citer un seul exemple. Lors de mon dernier séjour dans le Donbass le chauffeur du bus qui m’a amenée de Rostov à Donetsk, a dit, au moment où nous traversions la ville d’illovaïsk, « c’est l’école d’Ilovaïsk, les FAU y ont rassemblé la population. Femmes, enfants, vieillards ont été rassemblés dans l’école. Les Ukrainiens ont placé leur artillerie juste derrière l’école pensant que les républicains n’oseraient pas tirer sur ce bouclier vivant ! Alors les combattants de la résistance arrivés du côté nord ont pris l’école d’assaut en se servant uniquement de fusils et ont pu libérer les gens. Voilà pourquoi le bâtiment n’est presque pas abîmé. Cela montre bien l’attitude des deux parties. »

Vous êtes la responsable du groupe Novopole. C’est quoi ? Quels sont les objectifs ?

Les membres du groupe se sont tout d’abord connus sur des réseaux sociaux. Nous avons ensuite voulu passer à l’organisation d’actions concrètes. A partir de ce moment là nous avons eu l’idée de fonder une association selon la loi de 1901. Ses objectifs sont bien sûr d’aider le Donbass, notamment par le biais des actions humanitaires, mais pas seulement. Dans un sens plus large nous menons une vaste palette d’actions pour rapprocher et développer l’amitié entre les peuples de tous les Etats. Nous avons la conception multipolaire du monde. Nous faisons la promotion des études et des recherches dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales, de l’histoire, de l’économie et de la géostratégie.

Vous travaillez comme journaliste pour l’agence d’Etat de Novorossia. Dans un article vous lancez un appel à l’aide internationale pour la population du Donbass « APPEL AUX DONS POUR LA SOUPE POPULAIRE DANS LE DONBASS », nous apprenons que les convois humanitaires sont stoppés par l’Ukraine. Comment vivent les gens dans le Donbass actuellement ? Et comment peut-on les aider ?

Vous savez, si nous pouvions arriver à trouver 100 personnes qui donneraient 10 euros par mois cela permettrait de nourrir chaque mois 170 personnes là-bas. Je pense que cet exemple est concret et qu’il suffit à lui-même.

Vous travaillez comme journaliste pour Novorossia Today. Quels sont vos objectifs en tant que journaliste ?

Faire tout le travail de réinformation, de palier à l’absence quasi-totale des médias. Je pense qu’en étant sur place avec un journaliste français, Laurent Brayard, nous pourrons leur permettre d’attendre un niveau bien supérieur de travail sur le plan international.

Quel message voulez-vous donner à nos lecteurs ?

Que la guerre est déjà aux portes de l’Europe. Il n’est plus possible de rester à l’écart, ou de dire que la politique ne m’intéresse pas. Nous sommes donc tous concernés. Nous pouvons nous en sortir tous ensemble ou bien ce sera un désastre qui n’épargnera personne.

Propos recueillis par Olivier Renault pour Wall Street International

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Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Terrorisme, #le nazisme

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

Le 27 juin 2015

Reportage vidéo: Laurent Brayard, journaliste français dans le Donbass – Novorossia.TV

A l’occasion du IIIe congrès antifasciste de Donetsk qui s’est déroulé le 14 mai 2015, Laurent Brayard, journaliste français a été invité dans le Donbass où il a séjourné quelques jours pour se rendre également à la rencontre de la population et des combattants, des journalistes locaux, de politiciens et d’activistes.

Il a été suivi pendant son séjour par une équipe de tournage du canal Novorossia.TV de Donetsk. Avec eux, il s’est rendu sur le terrain et a pu voir de ses propres yeux la situation réelle dans le Donbass. Accompagné de Sergeï au début de son voyage à partir de Moscou, il a retrouvé sur place Svetlana Kissileva, présidente en France de l’association Novopole.

Durant un séjour hélas trop court, il a cependant pu mesurer la détresse des populations les plus démunies, le courage des habitants, leur dignité et sentir quelle injustice est faite aux russophones de la région, les oubliés de l’histoire, ceux qui meurent pour ne pas subir le sort de milliers de leurs concitoyens déjà morts, ceux emprisonnés en Ukraine, ceux vivant sous la botte des bataillons de mercenaires et de volontaires des partis néo-nazis ukrainiens Pravy Sektor et Svoboda.

C’est accompagné par Svetlana, Sergeï, Kristina et Vyacheslav qu’il a pu vivre une expérience particulière qui est retracée modestement dans ce petit film qui au départ n’était destiné qu’aux téléspectateurs du Donbass et de leurs voisins de Russie mais que nous vous livrons ici sous-titré en français.

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La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

Ukraine Masses Troops on Border With Transnistria

© Flickr/ Dieter Zirnig

Europe

28.06.2015

Ukraine continues to mass troops and heavy weapons on the border with Transnistria on the pretext that the self-proclaimed republic may launch a military campaign against Ukraine, Russian media reported on Saturday.

Traduction :

Les média russes ont rapporté samedi l’information suivante :

L’Ukraine continue de masser des troupes et des armes lourdes à la frontière avec la Transnistrie sous prétexte que la république autoproclamée de Transnistrie peut lancer une campagne militaire contre l’Ukraine.

La guerre que veut déclencher l'Ukraine, la Transnistrie zône très sensible à surveiller de très près!

U© Sputnik/ Sergey Kuznecov

Moldova, Ukraine Wage Hybrid War Against Transnistria

“It looks like the Kiev authorities  want to picture themselves as encircled by enemies, ready to attack,” a representative of the Transnistrian KGB told Russia’s Zvezda TV channel.

“That we may have a war here tomorrow is hard to say, but we are not ruling out a Ukrainian provocation either…They could use for this purpose one of their many small private armies which refuse to take any orders from Kiev,” the official added.

On June 22, the deputy foreign minister of the Transnistrian Republic, Vitaly Ignatyev, said that Ukraine was moving its troops towards the borders of the self-proclaimed republic, sandwiched between Ukraine and Moldova.

“The situation here is very bad… Economic production is going down, foreign trade is shrinking, the security situation is equally alarming with our Moldovan partners holding military drills with NATO and the Ukrainian pressure mounting every day,” Ignatyev said.

He also mentioned the curbs Kiev has imposed on the transit of  Transnistrian nationals and citizens of Russia, almost 200,000 of whom currently live in Transnistria.

“They haven’t been able to travel to Russia via Ukraine for more than a year now. They have to move across Moldova, but Chisinau is creating problems too, along with economic sanctions,” Ignatyev added.

The newly appointed governor of Ukraine’s Odessa region Mikheil Saakashvili earlier announced plans to reinforce Ukraine’s border with Transnistria.

"We have two major tasks — to reinforce the border and curb corruption. Drug and weapons trafficking across this border means nothing good," Saakashvili told a news conference in Odessa.

He also blamed the Transnistrian authorities of destabilizing the situation in Ukraine.

 

Traduction :

 

Un représentant des services secrets de Transnistrie KGB dit déclare à la « TV canal russe Zvezda ».

 

« Les autorités de Kiev veulent donner l’image d’un pays assiégé, entouré d'ennemis prêts à l'attaque".

 

"Que nous ayons une guerre d’ici demain est difficile à dire, mais nous ne pouvons pas exclure une provocation ukrainienne non plus. Ils pourraient utiliser à cet effet une de leurs armées privées qui refusent de prendre des ordonnances de Kiev, a "ajouté le responsable.

Le 22 juin, le vice-ministre des affaires étrangères de la République de Transnistrie, Vitaly Ignatiev, a déclaré que l'Ukraine déplaçait ses troupes vers les frontières de la République autoproclamée, pris en sandwich entre l'Ukraine et la Moldavie.

"La situation ici est très mauvaise. La production économique est en baisse, le commerce extérieur se rétrécit, la situation de sécurité est tout aussi alarmante avec nos partenaires moldaves. Ils participent à des exercices militaires avec l'OTAN et la pression ukrainienne monte tous les jours, » dit Ignatiev.

Il a également mentionné que Kiev a imposé des contrôles sur le transit des ressortissants de Transnistrie et des citoyens de la Russie, près de 200.000 d'entre eux vivent actuellement en Transnistrie.

"Ils n'ont pas pu se rendre en Russie via l'Ukraine depuis plus d'un an maintenant. Ils ont à se déplacer sur la Moldavie, mais Chisinau crée des problèmes également. Les sanctions économiques pèsent également a ajouté Ignatiev .

Le nouveau gouverneur de la région d’Odessa en Ukraine, Mikheil Saakashvili a annoncé son intention de renforcer le contrôle de la frontière entre l'Ukraine et la Transnistrie.

Saakachvili lors d'une conférence de presse à Odessa a annoncé : "Nous avons deux tâches principales, celle de renforcer la lutte contre la corruption et le trottoir. Le trafic de drogue et des armes à travers cette frontière ne signifie rien de bon, "

Il a également accusé les autorités transnistriennes de déstabiliser la situation en Ukraine



Read more: http://sputniknews.com/europe/20150628/1023940592.html#ixzz3eMb5eIUu

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Lettre ouverte au premier ministre de la France, par Hélène Richard-Favre.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Je suis Charlie?, #Daesch, #Israël et la Palestine, #Terrorisme, #le nazisme

« "Ce n'est pas un délit de prôner le djihad" | Page d'accueil

28/06/2015

«Et je rappelle et je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans».

Monsieur le Premier Ministre,

Ces propos sont les vôtres et ont été cités dans un article paru sur le site du Dauphiné.com.*

Au risque de vous contredire, non, les premières victimes de ce terrorisme ne sont pas les musulmans.

Les premières victimes de ce terrorisme sont celles qui meurent, de fait.

Les premières victimes sont celles dont ce terrorisme prend la vie.

Les premières victimes sont celles dont la tête est tranchée.

Les premières victimes sont celles dont la tête tranchée a été fichée sur une grille.

Quant aux prochaines victimes, elles sont partout.

Monsieur le Premier Ministre, vous n'êtes certes et comme nul autre, tenu à l'impossible.

Mais nul, non plus, n'est tenu à déconsidérer la vie d'un innocent décapité.

Avec respect,

Hélène Richard-Favre

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Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants par V_Parlier (son site) vendredi 26 juin 2015 3 Réactions 0 Favoris Lorsque des opposants ukrainiens s'alarmaient de la création par le gouvernement post-Maïdan de bataillons punitifs constitués de détenus libérés pour l'occasion, les bien pensants faisaient la sourde oreille face à cette "propagande russe"... Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants Note : Ce qui est rapporté en paroles dans certaines séquences de la vidéo peut choquer un public sensible. Certaines parties de phrases ont été bipées pour cette raison. Toutefois le visionnage de cette vidéo reste tout de même déconseillé aux moins de 16 ans.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme, #Daesch, #Le grand banditisme

Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants

par V_Parlier (son site)
vendredi 26 juin 2015

Révélations choc TV ukrainienne - Barbares utiles devenus gênants

Note : Ce qui est rapporté en paroles dans certaines séquences de la vidéo peut choquer un public sensible. Certaines parties de phrases ont été bipées pour cette raison. Toutefois le visionnage de cette vidéo reste tout de même déconseillé aux moins de 16 ans.

Lorsque des opposants ukrainiens, et pas uniquement les insurgés et les chaînes russes, s’alarmaient à propos de la formation de bataillons punitifs pro-Kiev à partir de détenus libérés pour l’occasion, les bien pensants faisaient la sourde oreille face à cette "propagande". Pourtant vous pourrez constater que ce procédé a toujours été pleinement assumé par Kiev, même avant le lancement de la guerre civile par O. Tourchinov, alors encore "président par intérim". Régulièrement, les chaînes ukrainiennes ont soutenu ou au moins relaté cette pratique, jusqu’à ce que des problèmes trop voyants se posent...


Découvrez le monde obscur des bataillons ukrainiens de volontaires de l’ATO (opération punitive contre les insurgés, dite "Anti-terroriste"), 100% reconnus comme forces armées légales :


Le batillon Azov :

 

La première fois que le bataillon Shakhtarsk a fait parler de lui :

Comment sont traités les prisonniers lors du conflit :

Des armées quasi-privées

L’amour envers les grands parrains des USA :

La secte pseudo-orthodoxe dont il est question dans la vidéo :

CONTRIBUTIONS :
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Merci à Thalie Thalie (chaîne Youtube) pour la traduction de l’intervention du procureur militaire.
Précisions supplémentaires quant à l’évolution récente de la situation à propos du bataillon Tornado :

Ces "volontaires", qui faisaient partie des forces armées ukrainiennes, ont été arrêtés dans différentes villes du pays. Les combattants, dont le chef du bataillon Rouslan Onishchenko, ont été arrêtés à Kiev, à Lvov, à Dnepropetrovsk et à Severodonetsk. Selon le procureur militaire principal Anatoly Matios, les détenus en question sont accusés d’avoir créé un groupe criminel et d’avoir commis des crimes, dont des agressions sexuelles et des meurtres. M. Matios a précisé qu’en janvier 2015, Rouslan Onishchenko a créé un groupe criminel dans la ville de Privolie, dans la région de Lougansk, où il poussait ses subordonnés à commettre des crimes aggravés, tels que la réclusion illégale d’habitants, des tortures et des viols.
Le 18 juin, M.Avakov a signé l’ordre de dissolution du bataillon, mais certains combattants "continueront leur service militaire, d’autres seront jugés devant la cour".
Le 17 juin, le parquet de la région de Donetsk a déclaré que deux combattants des forces armées ukrainiennes avaient été incarcérés pour le meurtre de deux femmes considérées comme des "séparatistes".

Auteur de l'article

Vincent Parlier

V_Parlier

Administrant initialement la chaîne Youtube "Vincent Parlier" où sont principalement abordés les sujets de politique internationale et de société, j'ai consacré depuis un peu plus d'un an mes publications au danger que représente la main mise totale et sans aucune limite des USA sur l'Europe, par le biais de ce faux contrepoids qu'est l'Union Européenne. 

Une main mise qui ne consiste à présent plus en une domination économique "douce" mais bel et bien en un programme agressif et belliqueux même en Europe, sous couvert des éternels oripeaux du gendarme qui apporte la démocratie.
Une doctrine mondialiste néolibérale (d'ailleurs même pas vraiment libérale mais plutôt anti-souverainiste et antisociale avant tout), un paquet "sociétal" de théories scabreuses qui n'intéressaient personne avant leur promotion, un orgueil et une condescendance allant jusqu'au suprémacisme se justifiant par une morale de circonstance, tels sont les ingrédients de la recette pour que l'Occident soumis et pourtant si fier, France en tête, parte en guerre contre le reste du monde... en croyant que le monde, c'est lui !
Pourtant habituellement conservateur, souvent agacé jadis par les éternels repentants nous invitant à nous autoflageller pour les fautes dont nous n'avions pas été personnellement les acteurs, étant jeune je n'aurais jamais imaginé que plus tard de tels repentants collectivistes et libertaires allaient servir en grande partie, consciemment ou par niaiserie, un impérialisme capitaliste absolu, impitoyable, prêt à soutenir les mouvements les plus barbares pour arriver à ses fins. Beaucoup refusent encore d'ouvrir les yeux et se contentent d'une critique supericielle des "erreurs". Au point que cet impérialisme des USA auquel j'accordais peu d'importance à l'époque fait aujourd'hui ami-ami avec ces anticonservateurs systématiques (au bagout à connotations sociales) que j'avais en horreur et qui prônent aujourd'hui l'application d'une politique parmi les plus antisociales, antisouverainistes, néoconservatrices et agressives. Les USA font feu de tout bois dans chaque situation. Si on m'avait annoncé le futur quand j'avais 15-20 ans, je ne l'aurais jamais cru ! Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine, et peut-être bientôt Macédoine et Arménie sont ou seront les victimes du plan euro-atlantiste, avec un contrôle de la propagande médiatique inégalé : Mensonge éhonté de la presse subventionnée et/ou acheteuse de dépêches AFP, black-out total, mauvaise foi poussée à son extrême, doubles standards, rien ne nous est épargné, et il faut le voir pour le croire ! Sinon on le le croit pas.
Comme il faut le voir, vous comprendrez pourquoi je tente régulièrement de publier des extraits vidéos montrant non pas simplement ceux qui exposent mon point de vue, mais surtout les adversaires eux-mêmes qu'on évite de nous faire trop connaître pour que le public ne se pose pas trop de questions. C'est particulièrement le cas pour la crise ukrainienne, abondamment couverte cette dernière année et constituant en ce moment la principale activité de la chaîne, ainsi que les relations Europe-Russie, sujet intimement lié et qui me touche de près.
Je n'ai pas de cursus professionnel journalistique et je ne fais partie d'aucune association, think tank, etc... Il s'agit d'une démarche spontanée et personnelle.

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Chronique de Syrie, juin 2015.

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE, #le nazisme

Chronique de Syrie, juin 2015

Chronique de Syrie, juin 2015.

Les événements en Syrie ont évolué ces dernières semaines conformément au scenario prévu dans les colonnes de Sputnik auparavant.

Ce scénario envisageait une nouvelle réalité sur le terrain, nouvelle réalité qui s’est confirmée par un équilibre des forces renouvelé entre les différents acteurs du conflit.

Au sud du pays, l’offensive des rebelles continue le long d’un axe grand sud allant de Quneitra à la province de Sweida en passant par Daraa. Ce front sud, composé de plusieurs milliers de soldats, concentre principalement son offensive sur la ville de Quneitra en escomptant ainsi établir une connexion avec les périphéries sud et sud-ouest de la capitale, Damas.

Autour de Damas justement, le Hezbollah poursuit son nettoyage des monts Qalamoun, au nord de la capitale, afin d’assécher les routes d’approvisionnement vers l’est de la capitale (vers la Gouta orientale) ainsi que les flux de combattants (comme on peut le voir sur cette carte). L’opération vise également à sanctuariser la zone frontière avec le Liban, depuis laquelle nombre d’attaques ont été lancées par des djihadistes ces derniers mois.

Evolution du front sur le mont Qalamoun

Evolution du front sur le mont Qalamoun

 

Au centre du pays, dans la province d’Idlib, le long corridor terrestre sous contrôle de l’Armée syrienne a été peu à peu réduit à néant (voir carte ici), le front se stabilisant le long de la frontière de la province et le long de la pleine du Ghab. On se souvient qu’entre 200 et 300 soldats et civils s’étaient retrouvés pris au piège dans l‘hôpital de Jisr al-Shughour, tombé aux mains des rebelles djihadistes. Après avoir tenu un mois de siège et d’attentats-suicides, les forces syriennes ont réussi à organiser une opération d’évacuation d’une grande partie des survivants de l’hôpital, dont le récit est digne d’un roman de science-fiction.

Corridor d’Idlib, juin 2015

Corridor d’Idlib, juin 2015

Corridor d’Idlib, juin 2015

Corridor d’Idlib, juin 2015

Cette prise de contrôle quasi-totale de la province d’Idlib a été possible militairement par des livraisons de matériel militaire plus sophistiqué à l’opposition, mais aussi et surtout par l’afflux d’un très grand nombre de combattants étrangers (principalement du monde russophone d’Asie). On note également le soutien actif de la Turquie, que ce soit sur le plan militaire ou logistique, notamment via la livraison d’armes, ce qui a déclenché un scandale politique national au royaume d’Erdogan.

A l’est du pays, la zone sous contrôle et au contact avec l’Emirat a connu un nouveau développement tragique. Au milieu du mois de mai, Daesh lançait une gigantesque opération militaire lui permettant de prendre le contrôle de la ville de Palmyre au prix de combat coûtant la vie à plus d’une centaine de soldats loyalistes. Après la prise de contrôle de la cité antique, le groupe y a massacré plusieurs centaines de civils suspectés d’avoir des liens avec le pouvoir syrien, créant un sentiment mitigé de peur, de doute et une volonté lâche d’intervenir avec plus de fermeté contre la nébuleuse terroriste en relançant le débat consistant à savoir s’il ne fallait pas soutenir Assad « contre » l’Etat islamique.

Cette victoire a eu des conséquences terribles pour le régime tant sur le plan psychologique que stratégique: elle a totalement isolé les positions loyalistes à Deir-Ez-Zor, laissé le vide du désert entre les positions de l’EI et les villes de Homs et Hama sous contrôle du régime et enfin permis à l’EI de prendre le contrôle des champs pétroliers situés a proximité de la ville et 80% des ressources énergétiques de Syrie.

Au nord du pays, les forces kurdes continuent leurs offensives et ont réussi à unifier une large bande de territoire tout au nord du pays, le long de la frontière avec la Turquie, en prenant majoritairement des positions de l’Etat islamique, comme on peut le voir en jaune sur cette carte. Les forces kurdes, lourdement appuyées par la coalition militaire internationale, ont ainsi infligé leurs premières pertes sévères aux djihadistes et peut-être initié un certain ralentissement de leur expansion, du moins dans le nord du pays.

Situation militaire en Syrie, juin 2015

Situation militaire en Syrie, juin 2015

Dans la zone d’Alep, seconde ville du pays, principalement sous contrôle des loyalistes, et au sein de laquelle vivent près de deux millions de civils, la situation est critique. La ville fait face à une menace d’encerclement par le nord, où Daesh affronte les rebelles pour le contrôle de la dernière route d’approvisionnement militaire de Turquie (après avoir perdu les autres face aux forces kurdes) mais aussi par le sud, ce qui menacerait la dernière voie d’approvisionnement du régime. Alep va-t-elle connaître des prochains mois terribles? On peut malheureusement l’imaginer.

Et maintenant?

Au fur et à mesure que la situation évolue, la stratégie d’Assad consistant à maintenir des avant-postes en zones hostiles au nord et à l’est du pays s’avère couteuse en hommes mais également risquée d’un point de vue stratégique pour le régime.

Pour le pouvoir syrien, la bataille d’Alep devrait dans les prochains mois s’avérer cruciale afin de prouver sa capacité à garder la main sur la majorité habitée du territoire syrien, tout en protégeant les millions de civils qui y résident. A ce titre, les avancées de l’EI vers la zone centrale menacent directement l’axe central du pays, soit l’axe Damas — Hama — Lattaquié, colonne vertébrale du pouvoir aujourd’hui.

Le régime va-t-il se replier sur cette zone ou au contraire lancer un assaut pour:— Reprendre Palmyre (que l’EI a entièrement minée, craignant une offensive de l’armée) et donc le contrôle de la route de Deir Ez-Zor.
— Accentuer son effort militaire sur Alep.
Et ainsi affirmer sa volonté de présence/puissance sur l’est et le nord du pays?

Beaucoup dépendra de l’Iran, dont des responsables militaires ont récemment promis de grandes surprises en Syrie, et rappelé que Téhéran et le Hezbollah seraient au côté de Damas « jusqu’au bout ».

Alexandre Latsa

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150627/1016681707.html

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La privatisation du terrorisme est en marche… 27 juin 2015 par Résistance

28 Juin 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #le nazisme, #Le fascisme, #Daesch, #ISIL, #Terrorisme

La privatisation du terrorisme est en marche…

La privatisation du terrorisme est en marche…Hervé Falciani est un opportuniste. Il peut endosser différents rôles et se complaire dans un langage abscons, mais il sait surtout nager en eaux troubles. L’informaticien franco-italien est connu pour être le personnage clé de l’incroyable affaire HSBC. Il est surtout à l’origine du vaste scandale d’évasion fiscale autour de la filiale helvétique de la banque HSBC. « Si l’on veut contrebalancer l’impunité, il faut aussi se donner les moyens de le faire », a déclaré ce lanceur d’alertes dont les fichiers prélevés chez son ancien employeur ont permis à un consortium de journalistes mené par Le Monde de dévoiler un immense scandale d’évasion fiscale.

Plus de  5,7 milliards d’euros auraient été dissimulées par la banque dans des paradis fiscaux pour ses seuls clients français. Le 28 janvier 2014, sous le titre « listes HSBC : la saga d’une enquête explosive sur l’évasion fiscale », Le Monde publiait une première série d’articles dévoilant les dessous de l’enquête judiciaire française. Mais il manquait l’aspect mondial…

Quelques jours plus tard, une personne se présentait à l’accueil du quotidien, boulevard Auguste Blanqui, à Paris. Cette source remit aux journalistes une clé USB contenant la totalité des fichiers établis à partir des « données Falciani », dans le plus grand secret, à compter de 2009, par les services fiscaux français, parfois en dépit des réticences du pouvoir politique.

Qui trouve-t-on sur ces listings ? Des hommes politiques, des vedettes du show-biz, des icônes du sport et des capitaines d’industrie, mais aussi des trafiquants d’armes et de stupéfiants et même des financiers d’organisations terroristes. Oussama Ben Laden, rappelle Le Monde, appelait « Golden chain » (la chaîne en or) la liste de ses vingt sponsors. Or, plusieurs d’entre eux étaient des Saoudiens clients de HSBC. Curieusement, cette liste sulfureuse saisie dans les locaux d’une mystérieuse fondation à Sarajevo en 2002 lors d’une opération spéciale des forces bosniaques n’avait pas suscité de réactions particulières de la banque HSBC à l’époque. Il s’agissait pourtant de la liste des principaux financeurs d’al-Qaïda. Parmi ceux-ci un prince saoudien qui a protégé le chef d’al-Qaïda, l’ancien trésorier d’une présumée organisation écran du groupe terroriste, un autre prince dont l’épouse a envoyé de l’argent à un des auteurs des attentats du 11-Septembre. Que savait la banque de cette nébuleuse ? HSBC a admis des « défaillances » au niveau de sa filiale suisse. « HSBC Private Bank a accueilli un certain nombre de clients qui n’étaient pas entièrement en règle avec leurs obligations fiscales », a précisé la banque. Un terrible euphémisme…

Mais HSBC n’est pas la seule banque à avoir les mains sales. En témoigne une plainte, qui remonte à août 2014, d’un groupe de vétérans étasuniens ayant combattu en Irak. Barclays, le Crédit suisse, Standard Chartered et la Banque royale d’Écosse sont en effet accusés de ne pas avoir bloqué le blanchiment d’argent qui a permis le financement de groupes combattants en Irak. Ces banques ont toutes accepté de payer une amende de quelque trois milliards de dollars pour avoir la paix.

Rien de nouveau donc, à moins que l’enquête menée par l’ICI, le consortium de journalistes d’investigation qui a travaillé avec Le Monde sur les fichiers de HSBC, ne mette en lumière des liens, jusque-là non prouvés, entre les comptes suspects et l’État islamique. Un rapport émanant du magazine économique Forbes considère ce dernier comme étant le groupe islamiste le plus richement doté. Son patrimoine, toujours selon le même rapport, avoisinerait les deux milliards de dollars.

Le réseau de financement de l’État islamique est très complexe et repose sur de nombreuses sources : du commerce du pétrole qui serait selon de nombreux analystes la principale ressource de l’organisation terroriste en passant par les rapts et les trafics de passeports. Le pillage de banques de Mossoul, ville irakienne conquise en juin 2014, aurait selon le Washington Post rapporté aux islamistes un peu moins d’un demi-milliard de dollars. De quoi voir venir…

L’économiste italienne Loretta Napoleoni, dans un entretien donné en août dernier à l’International Business Times, affirme que les moyens qui permettent habituellement de couper les financements directs aux organisations terroristes islamistes ne peuvent s’appliquer à l’État islamique qui « opère dans le cadre d’une économie fermée basée sur l’échange de papier-monnaie dans les territoires conquis ». Une privatisation du terrorisme en quelque sorte…

Capitaine Martin

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