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Le blog de Lucien PONS

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Syrie, Les Russes ont déployé des missiles BUK, panique dans la coalition !

11 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La France

Syrie, Les Russes ont déployé des missiles BUK, panique dans la coalition !

 

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Tout le monde a encore à l’esprit, la lâche agression de la Turquie, détruisant un Sukhoï SU-24. Aucune justification ne pouvait être acceptée, puisque l’attitude turque aurait dû être neutre.

Aujourd’hui, nous savons que c’est de rage que les Turcs ont abattu cet appareil, parce que les Russes avaient découvert le trafic de pétrole entre daesh et la Turquie.

Vladimir Poutine avait été d’un sang-froid admirable. Mais, il avait déclaré que la Turquie paierait cher cette traîtrise.
Il avait donné ordre à son armée d’abattre tout avion turc avion ou tout charroi turc entrant ou sortant de Syrie.

C’est ce qui passé avec des milliers de camions-citernes qui ont déjà été pulvérisés. Les images de convois en feu, ont abondamment circulé.

Afin de ne pas rater les avions turcs, la Russie a achevé de déployer en Syrie, ses redoutables missiles sol-air BUK. Cette famille de missile à longue portée est muni d’un système radar d’acquisition de la cible qui est d’une très grande fiabilité. Certains ont une portée de 30 km à mach 3.

Du coup, c’est la panique parmi l’aviation de la coalition. Ne cherchez pas cette information, dans les médias main Stream. La censure ne permet pas la diffusion de ce genre de renseignement. Vous citoyens, vous n’avez pas le droit de savoir, cela fausserait la propagande que l’on vous assène.

Désormais, l’aviation britannique ose à peine s’aventurer au-dessus de la Syrie. L’engagement des Britanniques se résume jusqu’à présent à trois missions. Des Tornados ont au total, lâché 19 bombes sur le champ pétrolifère d’Omar, entre la date de permission d’attaque, donnée par le parlement britannique et le 16 décembre 2015.

Autrement dit un engagement purement symbolique ou pathétique. C’est selon.

Même les Américains pour lesquels les médias occidentaux sont toujours dithyrambiques, n’ont réalisé que 148 bombardements entre le 1er décembre et le 22 décembre 2015.

Ne parlons pas des frappes françaises, nous n’avons pas d’information. Nous supposons des vols de reconnais
Il suffit de comparer la mollesse de la coalition avec la pugnacité de l’aviation russe.

Au total, depuis leur engagement, les Russes ont réalisé 5.200 sorties aériennes et 164 entre le 25 et le 28 décembre 2015. L’avez- vous l’avez lu dans vos médias ?

Comparer les efforts Russes et ceux de la coalition, démontre sans problème que ceux qui mènent le combat en Syrie que ce soit dans les airs ou au sol sont les Russes et l’armée Syrienne. En Irak, nous sommes d’accord que l’armée Irakienne a réalisé une petite avancée. Pour combien de temps ?

Pourquoi la coalition a-t-elle freiné considérablement freiné son offensive en Syrie ? Officiellement pour ne pas faire de victimes civiles collatérales.

La réalité est tout autre, les avions de la coalition ont été accrochés par les faisceaux radars des systèmes de tirs des BUK. L’affolement s’est emparé des états-majors de la coalition.
Nous l’avions écrit : la coalition utilise tous les prétextes possibles pour éviter de bombarder daesh.

Ceci démontre une fois de plus que tous nos médias sont bâillonnés et ne peuvent relater les véritables événements. Il est grand temps de se poser la question des subsides distribués à des médias hypocrites.

A terme, cela se terminera par une reconquête de la Syrie par les troupes de Bachar appuyé par les Russes.
Une victoire du stratège Vladimir Poutine !

JACQUES D’EVILLE

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Schengen passera-t-il l’hiver ?

11 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Europe, #Europe supranationale, #Terrorisme, #La paix, #La guerre

11 janvier 2016

Source : Louis Hausalter, pour Marianne, le 5 janvier 2016.

Submergés par l’afflux de migrants, la Suède et le Danemark viennent de rétablir des contrôles à leurs frontières. Un nouveau coup de canif dans l’espace de libre circulation. Et un désaveu de plus pour l’Union européenne.

A la frontière entre la Hongrie et la Serbie, en décembre 2015. Supova Tereza/AP/SIPA

Pour l’espace Schengen, 2015 était l’année du coup de semonce. 2016 sera-t-elle celle du coup de grâce ? Ce mois de janvier a en tout cas commencé par une nouvelle entaille dans l’espace européen de libre circulation. La Suède et le Danemark ont successivement annoncé lundi 4 janvier le rétablissement de contrôles à leurs frontières. Une réaction à la crise migratoire qui touche particulièrement les deux pays nordiques. La Suède, considérée comme un eldorado par de nombreux réfugiés pour sa tradition d’accueil, en a reçu plus de 160.000 en 2015. Le Danemark a accueilli huit fois moins de migrants, mais craint d’être piégé par sa situation géographique, sur la route entre l’Allemagne et la Suède.

Cela porte à 12 le nombre de pays qui ont rétabli des contrôles aléatoires ou systématiques à leurs frontières depuis l’été dernier. Parmi eux, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, trois Etats signataires de l’accord qui posa les bases de l’espace de libre circulation en 1985. Ainsi Schengen agonise-t-il à petit feu, dans une indifférence quasi-générale. La Hongrie et la Slovénie sont allées jusqu’à ériger des clôtures pour dissuader le passage de migrants. Ce qui n’a fait que reporter le problème : les migrants bloqués par les barbelés du gouvernement hongrois de Viktor Orbán ont cherché à contourner le pays par le sud, en passant par la Croatie.

En France, où les contrôles ont été rétablis d’abord en raison de la COP 21, puis après les attentats du 13 novembre, il ne se trouve plus grand-monde pour défendre Schengen. Quelques jours après les attaques de Paris, le Premier ministre Manuel Valls avait justifié le rétablissement des contrôles en adressant cet avertissement sans frais à Bruxelles : “Si l’Europe n’assume pas ses responsabilités, alors c’est tout le système Schengen qui sera remis en cause.” A droite, l’arrêt de décès est déjà signé. Même Alain Juppé, pourtant défenseur de l’idéal européen, constate l’échec de l’espace de libre circulation.“Schengen est mort, il faut un nouveau traité”, a asséné le maire de Bordeaux ce mardi sur Europe 1.“Schengen est mort”, une phrase déjà prononcée il y a un mois par son rival Nicolas Sarkozy…

Sur la scène européenne, l’Allemagne se retrouve bien seule à défendre Schengen. Après le rétablissement des contrôles par la Suède et le Danemark, Berlin s’est alarmé de la situation lundi.L’accord de Schengen “est en danger”, a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, soulignant que “la libre circulation est un bien précieux”. Une inquiétude pas du tout désintéressée : plus d’un million de réfugiés sont entrés en Allemagne l’an dernier. Le gouvernement d’Angela Merkel plaide pour que le fardeau soit mieux partagé entre les pays européens, sans grand succès pour l’instant.

LE RÉTABLISSEMENT DES CONTRÔLES EST CENSÉ DEMEURER “UNE EXCEPTION”. OR, L’EXCEPTION DEVIENT PEU À PEU LA RÈGLE.

Certes, le règlement de Schengen permet de rétablir les contrôles aux frontières pour des raisons d’“ordre public ou de sécurité nationale”. Mais cela est censé être provisoire et demeurer “une exception”. Or, il semble que l’exception devienne peu à peu la règle. Selon Le Figaro, la Commission européenne planche même sur un assouplissement qui permettrait aux Etats membres de prolonger leurs contrôles aux frontières jusqu’en 2017.

En parallèle, Bruxelles cherche désespérément comment mieux gérer la crise migratoire. La Commissiona proposé en décembre un nouveau train de mesures, dont le contrôle systématique de tous les entrants et sortants de la zone Schengen et la mise en place d’un“document de voyage” qui doit faciliter le renvoi des migrants illégaux. Pour l’instant, les décisions européennes n’ont pas brillé par leur efficacité. L’application du plan de répartition de 160.000 réfugiés laborieusement adopté en septembre n’avance que très lentement. Faute de solution probante, les Etats n’ont rien trouvé de mieux pour l’instant que de revenir progressivement aux frontières nationales. Pour Schengen, cela ressemble à un début d’enterrement de première classe. Pour l’Europe, c’est incontestablement un nouveau désaveu.

Source : Louis Hausalter, pour Marianne, le 5 janvier 2016.

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Libye: avant et après Kadhafi. L'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait averti Tony Blair de l’assaut des islamistes sur l’Europe. Le défunt colonel était plus lucide que les politiciens occidentaux, rapport The Telegraph.

10 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Daesch, #Europe supranationale, #l'ONU

Et dire que Kadhafi avait raison…
07.01.2016

L'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait averti Tony Blair de l’assaut des islamistes sur l’Europe. Le défunt colonel était plus lucide que les politiciens occidentaux, rapport The Telegraph.

Libye: avant et après Kadhafi

© Flickr/ thierry ehrmann

© Flickr/ thierry ehrmann

Ce qu'avait compris Kadhafi

Selon les transcriptions des conversations téléphoniques entre l'ex-premier ministre britannique Tony Blair et l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, publiées jeudi par le Comité des Affaires étrangères du Parlement britannique, le défunt colonel avait prévenu M. Blair que l'Europe était menacée par l'extrémisme islamique, écrit le quotidien britannique Telegraph.

M. Kadhafi expliquait ainsi à M. Blair, le 25 février 2011, alors que des émeutes armées avaient déjà éclaté en Libye, qu'il cherchait à sauver le pays des terroristes d'Al-Qaïda.

"Je tiens à vous dire la vérité. Cette situation n'est pas aussi compliquée qu'on le pense, en fait, tout est très simple: il y a des cellules dormantes de l'organisation terroriste Al-Qaïda en Afrique du Nord. Ces cellules dormantes en Libye ressemblent à celles basées aux États-Unis à la veille du 11 septembre", a indiqué Mouammar Kadhafi.

"Ils (les djihadistes) ont mis la main sur des armes et ils terrorisent les gens qui par conséquent restent cloîtrés chez eux. Nous avons demandé à tous les journalistes du monde de venir voir la vérité. Ce sont des bandes armées. Il est impossible de négocier avec eux. Ils veulent contrôler la Méditerranée et puis ils attaqueront l'Europe", a-t-il ajouté.

De son côté, M. Blair évoqua la nécessité d'un règlement pacifique.

© Sputnik. Vladimir Fedorenko

© Sputnik. Vladimir Fedorenko

Libye: avant et après Kadhafi

Trois semaines après, la coalition occidentale, y compris le Royaume-Uni, effectuait des frappes aériennes sur le territoire libyen, ce qui a conduit au renversement du dirigeant libyen.

Les prédictions de Kadhafi semblent se réaliser, rappelle le quotidien britannique. En octobre 2011, après que le régime de Mouammar Kadhafi a été renversé par les insurgés avec l'appui des bombardements de l'Otan, la Libye a entamé une difficile période de transition politique. Depuis lors, le pays n'a pas de gouvernement stable et la guerre civile se poursuit entre différents groupes islamistes et le gouvernement.

"Les preuves que le Comité a obtenues grâce à cette enquête suggèrent que les politiques occidentaux étaient bien moins perspicaces que Kadhafi au sujet des conséquences néfastes qu'engendrerait une intervention militaire en Lybie, ceci tant pour le peuple libyen que pour les intérêts occidentaux", a annoncé Crispin Blunt, président du Comité des Affaires étrangères du parlement britannique.

La Libye est plongée dans une situation d’absence totale de sécurité et de multiplication de la présence de groupes armés dont chacun se revendiquant être des "vrais révolutionnaires". Le domaine de la production pétrolière est en crise profonde. Tout cela semble être incomparable à la Libye de l’époque de Mouammar Kadhafi.

Les groupes armés du pays entrent en conflits entre eux et freinent les tentatives de stabiliser la situation politique. Selon les informations du ministère libyen des Affaires intérieures, actuellement, près de 16.000 personnes possèdent des armes illégales et sont actives dans des groupes armés.

Les autorités du pays n'arrivent pas à désarmer tous ces groupes. Par ailleurs, les tentatives de les réunir pour procéder à des négociations restent infructueuses.

Dans le même temps, les citoyens du pays ne peuvent pas avoir confiance dans la situation économique. Selon les chiffres annoncés par le porte-parole du gouvernement provisoire de la Libye, au premier semestre 2015, le déficit pour les paiements des salaires des fonctionnaires s'élevait à 890 millions de dollars.

La production pétrolière de la Libye, qui est l'un des pays les plus riches en Afrique du nord et au Proche-Orient de par ses capacités dans ce domaine, est en crise profonde, suite aux évènements qui ont détruit la stabilité politique du pays. L'infrastructure pétrolière constitue l'une des causes de conflits entre les groupes armés car chacun d'eux souhaite en obtenir le contrôle.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2010, selon les informations de la Corporation nationale pétrolière d'Etat de la Libye (NOC), l'indice moyen de la production pétrolière dans le pays s'élevait à 1,5 million de barils le jour. En 2015, l'indice correspondant n'a atteint que 500.000 barils le jour. Beaucoup d'éléments d'infrastructure de cette industrie ont été détruits lors des conflits.

La Libye traverse une période d'extrêmes difficultés. Depuis la fin de l'époque Kadhafi, la population du pays est confrontée à l'absence de sécurité sociale, ainsi qu'à une crise économique profonde, en particulier, dans la production pétrolière.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151208/1020147005/libye-insecurite-chaos-economique.html#ixzz3wsnkAf2r


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160107/1020789745/kadhafi-prevenu-europe.html#ixzz3wbeJ0bib

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Crimes de guerre ukrainiens : une délégation française en approche

10 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

http://dnipress.com/…/crimes-de-guerre-ukrainiens-une-dele…/

Une délégation française en approche pour Donetsk qui se penchera avec les officiels et les avocats locaux sur les dossiers de crimes de guerre ukrainiens et sur les actions en justice qui vont être menées dans le futur pour traiter devant des tribunaux les milliers de dossiers de crimes de guerre perpétués par les Ukrainiens et les mercenaires, au moins un Français sera sans doute mis en cause dans les massacres et bombardements de civils, l'éventualité également d'autres se précisera sans doute avec le temps, s'ils ont déshonorer le nom de Français, les tribunaux et l'Histoire, tôt ou tard, se chargeront de faire justice, non seulement d'eux mais des criminels ukrainiens, il ne fera pas bon avoir soutenu ouvertement de tels assassins, il y a eu 1941 et 1942, il y a eu 2014 et 2015, mais il y a eu aussi 1945 et 1946, et il y aura des dates aussi pour que les comptes soient réglés, les crimes de guerre ne resteront pas impunis.

Les choses se précisent dans l’affaire des milliers de crimes de guerre commis par les bataillons de représailles néonazis ou non, de l’Armée ukrainienne qui sévit dans le Donbass mais aussi sur le territoire lui-même de l’Ukraine de Kiev. Jusqu’à présent une première série de 800 dossiers de crimes de guerre avait été déposée à la Cour européenne des Droits de l’homme, 1 500 autres étant encore en attente de dépôt. Les avocats de Donetsk et Lougansk continuent un travail acharné pour rassembler les témoignages, car les crimes continuent et les survivants des prisons ukrainiennes ou des personnes échappées affluent mois après mois dans le Donbass ou apparaissent dans d’autres régions du monde après de longs périples parfois très dangereux pour échapper aux griffes de la police politique de Kiev.

 

Mais l’étau se resserre inlassablement. En plus des dossiers qui se rassemblent et seront déposés dans les tribunaux compétents, environ 12 000 dossiers de personnes âgées qui avaient été privées en plein hiver de leurs pensions de retraite par Kiev et laissées en péril de mort sont déjà rassemblés et seront rejoints par plusieurs milliers d’autres. Cette décision contraire au Droit international mettait en jeu la vie de ces populations civiles fragiles. Prise par Kiev, elle devrait aussi lui coûter cher et ne sera pas oubliée dans les futurs tribunaux qui statueront sur les criminels de guerre ukrainiens, à quelque niveau de l’appareil d’Etat qu’ils se trouvent. La délégation française qui arrivera lundi à Donetsk est une avant-garde venant officiellement à la rencontre des autorités et de leurs collègues avocats pour établir les premières collaborations en vue des actions en justice qui seront menées.

 

 

 

http://reseauinternational.net/porochenko-bientot-accuse-de-crimes-de-guerre-par-la-cour-penale-internationale/

 

Selon les promesses faites par la délégation, une autre plus importante et plus prestigieuse dans sa composition viendra affermir les contacts et pourra permettre le début des travaux. Il est assez notable que ce soit la France qui malgré son gouvernement passablement impliqué dans le soutien au gouvernement illégal et criminel de Kiev, sera à la pointe du combat judiciaire qui durera sans doute de nombreuses années. Un aspect important de la visite sera aussi les actions judiciaires qui vont être menées contre les anciens criminels de guerre français des bataillons ukrainiens, dont le tristement célèbre Azov. Une équipe française rassemblait dans le plus grand secret des informations capitales, des preuves non contestables mettant en cause au moins l’un des « Français » du bataillon Azov qui par ailleurs organise une réunion néonazie dans la ville de Nantes. A ce sujet, des institutions ont déjà bougé et l’identification des participants est en cours pour que la justice fasse aussi son œuvre en France, rappelons que la glorification et la promotion du néonazisme en France est interdite, bien heureusement. Le document principal sera remis à la délégation française pour que justice soit faite, ce dernier une fois encore étant accablant sur le thème des tueries de civils dans le Donbass.

 

Le formidable travail d’enquête se poursuit donc à tous les niveaux, tant dans le Donbass, qu’en Europe et maintenant en France. Le gouvernement français bientôt mis devant des milliers de preuves incontestables aura désormais de plus en plus de mal à soutenir la cause de Kiev et surtout les néonazis qui se cachent derrière, en Ukraine… et en France. Un jour ou l’autre, la fête pour eux se terminera, devant les tribunaux compétents et le patient travail de collecte d’informations sur les milieux activistes souterrains de l’Ukraine en France pourra également servir concrètement dès que la première condamnation fera jurisprudence. Le temps viendra ou la dénazification de l’Ukraine sera inéluctable, et entraînera fatalement le démantèlement des groupuscules français qui s’organisent dans la foulée de la guerre meurtrière de l’Ukraine brune jusque sur notre territoire.

 

 

 

Rappelons que les réseaux ukrainiens comptent de nombreux journalistes, des personnalités politiques infiltrées dans un certain nombre de partis français, notamment et surtout le Parti socialiste, les Républicains et l’UDI, sans parler d’une petite faune camouflée de soutiens de l’Ukraine dans diverses associations qui récoltent des fonds, de l’argent et des armes pour l’Ukraine en pratiquant une désinformation criminelle sur la guerre menée par les tueurs ukrainiens dans le Donbass ou les répressions politiques terribles menées par le régime de Kiev. La teneur des documents rassemblés en ce moment pour la réunion des premiers tribunaux internationaux comptent des cas terribles de tortures, viols, exécutions sommaires, pillages, répressions politiques, assassinats politiques, kidnappings, rackets, persécutions religieuses, persécutions ethniques, Droits de l’Homme et Démocratie bafoués. J’ai moi-même eu à consulter quelques-uns des documents et relevés dans des interviews des témoignages terrifiants dont quelques-uns ont déjà été rendus publics. La Justice est en marche, rien ne l’arrêtera, non plus que la vérité et je peux dire que tôt ou tard, tous ceux qui de près ou de loin auront soutenu l’Ukraine brune, en France ou ailleurs n’auront plus guère d’arrogance, les nazis en 1945 n’en avaient d’ailleurs plus du tout !

 

Laurent Brayard pour DONi.Press

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Le président François Hollande était prêt à former une coalition avec la Russie pour lutter contre Daech, mais Washington a empêché de la faire.

10 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Terrorisme, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN.

Le président François Hollande était prêt à former une coalition avec la Russie pour lutter contre Daech, mais Washington a empêché de la faire.
Le 10 janvier 2016

Le président François Hollande était prêt à former une coalition avec la Russie pour lutter contre Daech, mais Washington a empêché de la faire.

 

Dans une interview aux médias russes, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, Alexeï Pouchkov a expliqué le refus du président français de former une coalition avec la Russie par l'influence de Barack Obama.

"Les députés de l'Assemblée nationale m'ont fait comprendre que Barack Obama a littéralement retenu François Hollande par la veste pour l'empêcher de créer une coalition avec la Russie. Il serait entré dans une coalition avec nous, mais on l'en a empêché", a déclaré M.Pouchkov.

D'après lui, le dirigeant français, lors de sa visite à Moscou, s'est littéralement "excusé pour l'envergure de coopération avec la Russie limitée et imposée ".

 

"Lors de sa conférence de presse à Moscou, François Hollande s'est presque excusé en disant que nous aurions une coordination. Je crois que dans sa tête il y avait d'autres paroles, car à Paris, je n'ai vu personne qui dirait +nous n'avons pas besoin d'une coalition avec vous+. Et ça s'est produit après un attentat qui a coûté la vie à 130 personnes et aurait dû faire comprendre qu'il faut agir conjointement avec la Russie", a dit le député.

 

Fin novembre, au lendemain des attentats de Paris, le président français François Hollande a rencontré son homologue Vladimir Poutine pour tenter de bâtir une coalition élargie anti-Daech.

"Nous devons faire cette coalition large ensemble pour frapper le terrorisme (…), pour que l'ensemble des pays agissent contre le terrorisme et contre Daech", avait déclaré le chef de la République française.



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Syrie : De quelle opposition parlons-nous ?

10 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #L'OTAN., #l'ONU, #Terrorisme, #Daesch

 Mme Maria Saadeh, députée indépendante au Parlement syrien.

Mme Maria Saadeh, députée indépendante au Parlement syrien.

Syrie : De quelle opposition parlons-nous ?

Pour qui veut connaître Mme Maria Saadeh, députée indépendante au Parlement syrien, le mieux serait de revenir à ses réponses recueillies par M. Arthur Herlin, publiées sur le site « aleteia.org » le 28 septembre 2015 [*], desquelles nous retenons : « En tant que citoyenne et femme syrienne j’estime que vos gouvernements n’ont pas le droit de sélectionner qui peut représenter ou non la Syrie… ».

Ce 4 Janvier elle s’est expliquée, à la télévision nationale syrienne, sur cette vaste fumisterie qui fait que les ennemis de la Syrie travaillent à sélectionner des opposants censés leur accorder sous la table des négociations internationales ce qu’ils n’ont pu obtenir par le feu et le sang. Nous résumerons son intervention sur ce sujet avant de chercher à comprendre certains de ses propos probablement obscurs pour l’opinion publique en Occident, quelque part victime, elle aussi, d’une sale guerre qui n’aurait pu durer cinq longues années si elle n’était, avant tout, médiatique [NdT].

  1. Madame Saadeh, comment décririez-vous la situation de la Syrie au seuil d’une sixième année de guerre ?

La Syrie fait face à une guerre internationale menée par l’OTAN au moyen d’organisations terroristes, mais la couverture aérienne accordée par la Russie à l’Armée syrienne a inversé nombre d’équations sur le terrain, si bien que ce sont les opérations militaires en cours qui orienteront le processus politique ; un processus qui n’a pas encore mûri, car les forces en présence n’abandonneront pas leurs cartes politiques tant que les victoires militaires n’auront pas tranché. Et aujourd’hui, malgré la guerre déclarée au terrorisme, les États-Unis et leurs alliés tentent de prendre sur la table des négociations ce qu’ils n’ont pu obtenir sur le terrain.

  1. Et cela malgré les initiatives internationales suggérant qu’une solution à la crise syrienne serait proche ?

Ce que je crois, c’est que nous sommes en train de passer d’une étape à une autre étape de la guerre contre la Syrie, ce qui ne m’empêche pas de croire que les atouts sont en notre faveur vu les victoires de l’Armée syrienne sur plusieurs fronts.

  1. Vous avez déclaré qu’ « une opposition fabriquée en temps de crise est en elle-même une crise ». Que pensez-vous de tous les adjectifs qu’on lui attribue ?

Certes, nous devons encourager le pluralisme politique et je respecte évidemment tout opposant « patriote ». Mais, il se trouve que jusqu’ici nous n’avons toujours pas constaté le moindre projet soutenu par une structure que nous pourrions qualifier d’opposition patriote. De plus, il ne peut y avoir d’opposition « modérée » ou « modérée armée ». Ce ne sont là que des adjectifs retentissants pour dissimuler les crimes, le terrorisme et tout le reste.

Oui, une opposition fabriquée en temps de crise est en elle-même une crise lorsqu’elle est instrumentalisée par l’étranger pour obéir à des agendas étrangers. Par conséquent, lorsque l’Occident n’admet à la table des négociations internationales face aux représentants de l’État que les représentants de cette opposition « fabriquée », il ne cherche qu’à pérenniser le conflit.

Pour revenir à votre question sur les initiatives internationales, le processus politique préconisé lors des futures négociations sur la Syrie [sous l’égide de l’ONU, le 25 janvier 2016, NdT] concerne ce que l’on a désigné par la « Commission des consultations ». Qui représente-t-elle ? Qui sont ses membres ? D’où viennent-ils ? Pourquoi serait-t-elle choisie à l’exclusion de toute autre pour représenter l’opposition syrienne ?

Aujourd’hui, nous avons pris connaissance de la lettre de Haytham Manaa adressée au Conseil de sécurité de l’ONU (NDT ;[1]), par laquelle il se dit disposé à participer à la délégation représentant l’opposition syrienne, sans tenir compte de qui décide de la composition des membres ou des groupes qui se réclament de cette opposition et alors qu’il est malheureusement évident que le scénario retenu est similaire à une « libanisation » de la Syrie ; certains États étrangers désignant « leurs » opposants parmi des personnalités de l’opposition « fabriquée » en fonction de leurs propres agendas, puisqu’à leur avis il faudrait que la table des négociations réunisse une délégation soutenue par les États-Unis, une autre soutenue par l’Arabie saoudite, une autre encore soutenue par la Turquie et ainsi de suite…

De plus, abstraction faite des personnalités retenues au sein de ladite commission et de l’étiquette affichée par ces délégations, ils auraient la volonté d’aboutir à un « gouvernement de transition patriote », en sachant qu’il s’agira d’un gouvernement incluant des agents de l’étranger. Dès lors, qui représentera la société syrienne ?

  1. M. de Mistura rencontrerait des difficultés pour composer la délégation de l’opposition, certaines personnalités proposées par la Syrie et la Russie étant contestées par les États soutenant le terrorisme en Syrie, notamment l’Arabie saoudite et la Turquie, en plus du fait que le gouvernement syrien ainsi que la Russie, contestent la participation des chefs des factions armées à ces négociations. Où en est, selon vous, le processus politique ?

Je pense que le processus politique est en marche car des consensus existent. Reste que certaines équations sur le terrain ne sont pas encore établies ; ce qui me fait dire que ce processus n’est pas mûr.

Je pense aussi que si le gouvernement syrien accepte encore de négocier avec l’opposition « fabriquée » à l’étranger, comme il l’a déjà fait par le passé, c’est pour lire les agendas des États soutenant le terrorisme. Ainsi, je suis au regret de vous dire que lorsque j’ai lu hier et que je relis aujourd’hui sur quoi surenchérissent des partis considérés représentatifs d’une opposition syrienne prétendument « patriote et démocrate », je ne peux m’empêcher de rappeler que la démocratie commence par l’acceptation de l’autre et non son éviction juste pour se saisir du pouvoir.

Des surenchères qui consistent, par exemple, à ce que certains de ces partis s’attribuent des surfaces géographiques syriennes contrôlées par des groupes armés qualifiés de « Forces de l’opposition armée », ce qui signifie qu’ils ont commencé par découper le territoire syrien avant de se partager le pouvoir. Dans ce cas, où est le patriotisme ?

C’est pourquoi je dis et répète que, pour ma part, je parie sur la société syrienne et considère que l’opposant patriote est celui qui défend son État, ainsi que l’unité de la Syrie et du tissu social syrien, car c’est là que résident la force et l’avenir de la Syrie. Nous défions donc tous ceux qui voudraient la diviser à leur profit et, en tant que société syrienne, nous sommes nombreux à travailler à l’intérieur du pays sans avoir jamais attendu les tables de négociations dressées à l’étranger. La preuve en est le document issu de nos ateliers de travail ayant réuni des représentants des différentes composantes de notre société sous le vocable « Kalimatouna » [signifiant « Notre parole »] publié en août 2015 [6]. Travail que nous poursuivons, sans nous soucier de l’appartenance politique des uns et des autres.

Cette dernière guerre contre la Syrie a été quasi-universelle avec pour objectif, hier comme aujourd’hui, le démantèlement de l’Armée et de la société syriennes. Elle fait partie de ces guerres étatsuniennes menées pour désarticuler les sociétés en s’appuyant sur les gangs armés et le terrorisme, lequel ne se restreint pas aux seules organisations terroristes. Et c’est à la fois notre État, notre Armée et notre société qui ont eu à l’affronter. Dans ces conditions, se précipiter vers les tables des négociations étrangères en prétendant posséder tel ou tel pourcentage de la terre patrie ne peut en aucun cas être qualifié de comportement patriote.

  1. Pourtant, les médias étrangers affirment que l’État syrien ne contrôle que 20% de notre territoire…

C’est l’une des questions à laquelle j’ai dû répondre lors de mon dernier voyage en Italie quand un membre du Sénat italien -lequel m’avait invitée à m’exprimer sur la situation en Syrie- m’a demandé s’il y avait une guerre entre sunnites et chiites en Syrie.

Devant une telle question posée par un étranger, un(e) citoyen(ne) syrien(ne) ne peut justement répondre que par le fait que toutes les composantes de la société syrienne, qu’elles soient musulmanes, chrétiennes, sunnites, chiites, arméniennes, assyriennes, kurdes, etc… se sont déplacées dans les zones contrôlées par l’État ; alors que Daech contrôlent des zones quasi-inhabitées. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, pour parier sur la société syrienne qu’elle soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

Ceci, car nous savons qu’un grand nombre de Syriens qui ont quitté, pour des raisons qui leur appartiennent, sont des ambassadeurs de la Syrie à l’étranger. Nous espérons leur retour parmi nous et ferons de notre mieux pour qu’ils regagnent leur terre et pour la stabilité de la Syrie.

  1. Vous pariez sur la société syrienne alors qu’elle est aujourd’hui exténuée. Que reste-t-il au citoyen syrien saigné à mort, privé de ses enfants et de son patrimoine, meurtri par les sanctions économiques et les conséquences de cette guerre qui dure depuis cinq ans ? Comment miser sur une société qui endure tant de souffrances ?

J’ai déjà dit que le terrorisme ne se restreint pas aux seules organisations terroristes. La société syrienne fait face à tous les terrorismes et je dis que les sanctions imposées à la société syrienne ne sont rien d’autre que du « terrorisme économique ». J’ai fait une étude comparative entre les retombées des destructions matérielles et humaines et les retombées des sanctions économiques, les chiffres sont les mêmes.

Par conséquent, il y a bien connivence ou complicité entre les États qui soutiennent les organisations terroristes et ceux qui imposent les sanctions économiques, lesquelles affectent directement la société syrienne en créant chômage, pauvreté, augmentation du coût de la vie…

Mais la souffrance engendre des créateurs et toute guerre a une fin. La Syrie renaîtra, car ces terribles épreuves qui durent depuis cinq années ont engendré une société consciente et digne de respect. L’État en a besoin et qu’elle soit à l’intérieur ou à l’étranger, cette société peut et doit trouver un espace commun pour participer au renforcement de l’État.

Maria Saadeh

Source : Vidéo Al-Fadaiya ; Mme Saadeh est interrogée par Mme Racha al-Kassar

https://www.youtube.com/watch?v=bzrn3QaFWno

[*]Une semaine à Damas. Rencontre avec la députée syrienne Maria Saadeh

http://fr.aleteia.org/2015/09/28/une-semaine-a-damas-rencontre-avec-la-deputee-syrienne-maria-saadeh/

———————————

Notes de la traductrice :

Que reproche donc Mme Saadeh à Haytham Manna (ou Manaa) et qui représente-t-il pour ceux qui n’auraient pas avalé ses plaidoyers révolutionnaires notamment sur France 24 contre l’État syrien et, dernièrement, sur Al-Mayadeen contre l’Armée syrienne dont le patriotisme laisserait à désirer selon lui ?

Des articles dithyrambiques, parus dans la presse francophone, nous le décrivent comme la crème des opposants : un pacifique nanti d’un CV droit-de-l’hommiste impressionnant. Nous nous contenterons des faits en rappelant brièvement qu’il vit en France depuis plus de 35 ans et que jusqu’en mars 2015, il était le président et le représentant à l’étranger du « Comité National de Coordination pour le Changement Démocratique » (CNCD) fondé en 2011, donc en pleine crise syrienne, par le regroupement de plusieurs partis syriens de gauche, dont des partis kurdes, et des personnalités indépendantes affirmant que leur révolution était pacifique et contre toute intervention étrangère en Syrie. Ce qui n’a pas empêché nombre d’entre eux de se précipiter à la réunion de l’opposition syrienne « au régime de Bachar Al-Assad » le mercredi 9 décembre à Riyad, en Arabie Saoudite et nulle part ailleurs, en réaction aux pourparlers de Vienne II, aux côtés de représentants des factions armées et des organisations terroristes ; alors qu’une réunion de l’opposition interne syrienne se tenait à Damas, ainsi qu’une troisième dans le nord de la Syrie…

Mais pour M. Manna le vent avait tourné. Il s’était séparé du CNCD en mars 2015 pour créer son propre courant « Al-Qamh » présenté comme civil et pacifique, avant de se faire élire le 11 décembre 2015, à la faveur de cette troisième réunion des opposants du nord, co-président d’une opposition étiquetée « Opposition Démocratique Laïque Syrienne », soutenu en cela, nous dit-on, par l’Union Démocratique Kurde, des mouvements arabes laïcs et assyriens.

Il a déclaré haut et fort qu’il avait refusé de participer à la Réunion de Riyad parce que « l’Arabie Saoudite n’a pas renoncé à l’option militaire pour le règlement du conflit en Syrie ». Mais voilà que le 2 Janvier 2016, il adressait un courrier au Secrétaire général de l’ONU, diffusé en arabe, en kurde, en syriaque et en turkmène [1]. En voici le point culminant :

« Notre aile militaire, les Forces Démocratiques Syriennes, a été la première à combattre le terrorisme, avant même la Coalition internationale… En Syrie, nous avons plus d’un front, l’un pour les djihadistes et les islamistes, l’autre pour les démocrates laïcs. L’ingérence régionale dans notre lutte interne donne à certains petits groupes une position proéminente tout en excluant certains autres. [Or], les groupes armés qui ont assisté au Congrès de Riyad dominent à peine 5% du territoire syrien ! Vraiment, comment serait-il possible de négocier un cessez-le feu en l’absence des Forces Démocratiques Syriennes qui dominent 16% du territoire syrien ? »

Nous comprenons mieux quelle sorte de surenchère déplore Madame Saadeh, d’autant plus que M. Manaa, le pacifiste, se plaint de l’ingérence militaire des pays régionaux alors que lesdites « Forces Démocratiques syriennes », qu’il présente comme l’aile militaire de sa coalition très largement dominée par les Kurdes, sont activement soutenues par les États-Unis dans le nord de la Syrie, sans que l’on comprenne encore ce qu’il en est de la Russie. Vaste programme que les spécialistes ou les événements nous expliqueront bientôt…

S’agissant de patriotisme, le 4 novembre 2015, au cours d’une émission de la Chaîne Al-Mayadeen et en présence d’un autre invité de marque en la personne de M. Georges Malbrunot, M. Manna a exposé sa conception de ce que devrait-être l’Armée arabe syrienne [2] dans le futur État syrien qu’il appelle de ses vœux :

« Il existe un accord qui stipule que l’Armée syrienne ne doit pas dépendre de certains côtés [ce qui, en français, reviendrait à dire : ne soit pas partisane]. Fondamentalement, nous sommes revenus à l’idée de Colin Powell [!!!]. Nous n’avons pas besoin de 200 000 à 300 000 [soldats]. Cette Armée syrienne doit être une armée patriote, non une armée doctrinaire [le terme doctrinaire nous paraît plus indiqué que le terme idéologique, vu le contexte]. Une armée patriote dans le sens où nous réunirions les compétences et les éléments de toutes les orientations qui soutiennent ce projet politique [celui de M. Manna], car alors nous garantirions qu’il n’y aurait plus d’incubateur social de l’extrémisme et du terrorisme, mais uniquement un incubateur social de cette armée patriote au service des gens et de l’avenir… En ce qui me concerne, c’est l’édification d’un État de droit et d’une institution militaire patriote qui donnera une patrie à tous les Syriens, tandis que les élections seront émotionnelles, affectives et irrationnelles pour beaucoup de gens qui sortiront d’un problème de sang, mon frère ».

Cette dépréciation d’une armée qui a héroïquement résisté à une agression internationale, maquillée en terrorisme local, sans jamais cesser de protéger toutes les composantes du peuple syrien au prix de dizaines de milliers de morts dans ses rangs, de l’avis des amis et des ennemis de la Syrie, a de nouveau été mise en ligne sur le site Al-Mayadeen, le 16 décembre 2015 en une seule phrase : « Haytham Manaa : Nous voulons transformer l’armée syrienne d’une armée doctrinaire soumise aux autorités en une armée patriote regroupant toutes les factions syriennes » [3].

Une déclaration qui n’est sans doute pas passée inaperçue, mais que beaucoup ont ignorée pour une raison ou pour une autre. Seul M. Nahed Hattar lui a consacré un article intitulé : « Haytham Manaa veut dissoudre l’Armée syrienne et répéter la tragédie irakienne en Syrie ! » [4]. Les Syriens de l’étranger devraient le lire, car ceux de l’intérieur sont très probablement vaccinés.

Quant à la référence à Colin Powell et ses idées sur ce que devrait être l’Armée syrienne et à l’irrationalité des électeurs syriens qui risquent de ne pas élire M. Manna, elles se passent de commentaires.

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Texte de la lettre de Haytham Manna à Ban Ki-moon

http://all4syria.info/Archive/283104

[2] Al-Mayadeen vidéo du 04/11/2015 [à 55’30’’]

لعبة الأمم | د فيصل جلول ~ د هيثم مناع ~ جورج مالبرونو

https://www.youtube.com/watch?v=qhrx0SsxKDQ&app=desktop

[3] Al-Mayadeen, brève du 16/12/2015

نريد تحويل الجيش السوري من جيش عقائدي تابع للسلطة إلى جيش وطني يشمل كل الفصائل السورية

http://www.almayadeen.net/latestnews/2015/12/16/186532

[4] Middle East Panorama 20 décembre 2015

هيثم مناع يريد حل الجيش السوري و تكرار المأساة العراقية في سوريا !
http://www.mepanorama.net/569823/هيثم-مناع-يريد-حل-الجيش-السوري-و-تكرار-ا

[5] « Kalimatouna » publie son document final et le soumet à la signature du peuple

http://www.tahawolat.net/MagazineArticleDetails.aspx?Id=1000&Magazine=0

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Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

9 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #La finance dérégulée, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient

12 octobre 2015 

 

 

 

Pour une poignée de dollars…

 

Fuyant la Syrie où ils s’étaient incrustés. Chancres, métastases d’un chaos ne cessant de se répandre.

 

Un des plus beaux pays du monde, aux multiples vestiges historiques. Héritages des civilisations fusionnant le long des siècles et millénaires dans ce creuset de la pensée, de l’art et de la spiritualité.

 

Des rats abandonnant le naufrage colonial de l’Occident dans la région, tel un navire coulant à grande vitesse… Courant, éperdus de frayeur, de leurs jambes et de leurs Toyota rutilantes, loin de leurs camps, abris bétonnés, salles de torture et postes de tir, de leur encadrement et commandement des "forces spéciales" des pays de l’OTAN.

 

Sous le pilonnage assourdissant des bombes et missiles, de haute précision, des forces armées russes. Largués, de nuit, par des avions silencieux et invisibles à plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus angoissant, ces missiles de croisière supersoniques dont on ne perçoit le bruit du propulseur qu’après son explosion… Trop tard…

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Mensonge et Barbarie pour Valeurs

 

Pour ces voyous, cela ne faisait pas partie du contrat initial : on leur avait assuré non seulement l’impunité, mais la protection : pas de bombardement aérien. L'aviation militaire syrienne serait neutralisée par une "zone d'exclusion aérienne", à l'exemple de la Libye.

Ils y avaient cru : les avions occidentaux se baladent librement dans l'espace aérien de la Syrie pour les ravitailler en armes, en argent, en médicament et autres fournitures. Leurs bombardements ne sont destinés qu’aux positions et infrastructures, civiles ou militaires, du gouvernement légitime du pays.

 

Dans ces conditions idéales de protection, terroriser et assassiner des gens sans défense, dynamiter, démolir au canon, mitrailler, des immeubles d’habitation, centrales électriques, écoles et universités, ports et aéroports, hôpitaux, ponts et bâtiments administratifs, stations d’épuration d’eau et puits : pas de problème. C’est même une pratique jouissive.

 

Mais risquer sa peau sous des bombes et missiles, d'une stupéfiante exactitude dans la frappe de leurs cibles, pour une poignée de dollars : rien ne va plus. Le salut, dans ce contexte, est dans la fuite ! D’autant qu’être un mercenaire, ou un tueur patenté, n’est pas défendre une cause nationale ou patriotique, encore moins un idéal de justice ou de liberté.

 

Plus de cinq mille  de ces rats, en une semaine, se précipitant vers leurs bases de départ limitrophes, en Turquie et en Jordanie. Ou encore vers le sud-Soudan et la Libye ; ceux-là bénéficiant du privilège d’être exfiltrés par avion… Et, ce n’est qu’un commencement…

 

Tous. Oui : tous. Assassins, trafiquants, voleurs, violeurs et autres psychopathes que l’Occident avait recrutés, résidus de leurs prisons après les avoir "retournés". Avec pour carotte à leur liberté : un emploi de mercenaire bien payé, facile et sans danger…

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

Ratissant large, les services spéciaux des membres de l’OTAN fébriles de zèle, s’ingéniant à trouver les pires ramassis de voyous, de "culs-de-basse-fosse" comme on disait dans le temps. Non seulement d’Europe centrale ou du sud, de Scandinavie ou du Royaume-Uni, mais encore de tout le bassin méditerranéen, et au-delà ; certains même d’Australie…

 

Quoi de plus facile, en effet, que de casser un pays en mille morceaux ?...

 

Avec de confortables primes en dollars convertibles, payées sur les caisses inépuisables du Qatar et de l’Arabie Saoudite… Avec, à la clé : liberté, impunité absolue, de tuer, torturer, assouvir toutes les perversions et sadismes que l’homme peut engendrer dans son délire criminel.

 

Aussi "musulmans" que moi un martien aux pieds palmés. Chargés d’animer cette fiction, mise en scène, sous l’appellation de "Califat", dont même le premier imbécile venu ne peut croire. Pour les armer, les financer, les entraîner, en toute bonne conscience, les "démocraties occidentales" transitant par des soi-disant "opposants au régime syrien", eux aussi bardés d’armes jusqu’aux oreilles. Multipliant les milices, aux appellations aussi nombreuses que les châteaux fantoches du bordelais recyclant du vin italien, espagnol, ou roumain…

 

Chaque groupuscule, avec son chef de guerre, encadré par les "forces spéciales" et "services secrets" de l’OTAN. Les uns par les USA et leurs seconds couteaux des colonies Turque ou Jordanienne ; les autres par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, etc. Chaque "démocratie", dans la totale désinformation de son opinion publique ou de ses électeurs, gérant sa succursale du crime et du pillage. Schéma analogue, classique et éternel du cynisme colonial, à celui que la Chine, entre autres pays, a enduré pendant un siècle (1840-1940)…

 

Comment s’y reconnaître parmi ces "combattants terroristes" ?...  Impressionnant de dons divinatoires, nos états-majors et traîneurs de sabre y parviennent au premier coup d’œil sur leurs cartes et photos aériennes. Désignant à nos valeureux aviateurs les cibles à bombarder : les "mauvais terroristes", afin de préserver les "bons terroristes", étiquetés "AOG-OGS" - Appellation d’Origine Garantie - Opposants au Gouvernement Syrien.

 

 

Colonialisme Radical pour Religion

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

"Apporter la démocratie et les droits de l’homme" ?…

Prétexte pour apitoyer les chaumières et "la ménagère de moins de cinquante ans", pour reprendre l’expression des experts en marketing télévisuel…

.

Il faudrait être le dernier des abrutis pour y croire une seule seconde…

Alors que l’Occident, politiciens et badernes militaires sans foi ni loi, s’acoquine avec  les régimes les plus abjects de tyrannie et de corruption que sont ceux du Qatar et d’Arabie Saoudite, tout particulièrement. Unanimement vomis dans tout le monde musulman, pas seulement arabe : jusqu'en Malaisie et en Indonésie... Le film controversé sorti le 16 septembre dernier sur les écrans français, du marocain Nabil Ayouch, Much Loved, en livre une féroce charge…

 

Alors que l’Occident ferme les yeux depuis des décennies sur les massacres et horreurs commis en Palestine et Gaza. Où l’on tire impunément, aujourd’hui même, à bout portant sur femmes et enfants, dans la spoliation de leur terre, de leur identité et de leur histoire…

Evidemment, pour justifier l’horreur et le chaos créés et entretenus par nos pays occidentaux au Moyen-Orient, la propagande, qui ne connaît aucune restriction budgétaire en ces temps de crise économique, bat son plein. Le "Colonialisme Radical", Religion de nos oligarques dévots de laïcité, doit impérativement transformer ces pays soumis à nos délires de prédation en annexes de l’Enfer ; aux yeux d’une opinion rendue analphabète par l’industrie de la désinformation et de l’abrutissement public.

 

Au siècle précédent, Jules Ferry personnifiant le plus pathétique exemple de ce fanatisme dans la Bonne Conscience, les pires massacres et exactions à la source de notre "Empire" étaient légitimés par la nécessité de "civiliser les peuples inférieurs". Jusqu’à les caricaturer en Cannibales, comme lors de la conquête et de l’annexion de la Kanaky, dénommée Nouvelle-Calédonie. Les autres pays concurrents au nôtre, dans la spoliation coloniale de l’époque, soutenant la même rhétorique et pratiquant les mêmes abjections : Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, etc.

 

Provoquer l’adhésion de l’opinion publique à nos visées coloniales, impose l’entretien permanent d’un violent ressentiment, d’un viscéral écœurement, à l’encontre de populations à soumettre : sus aux cannibales !  Non : avec un argumentaire modernisé dans un nouvel emballage…

 

Aujourd’hui, à écouter nos propagandistes, ce serait le fanatisme d’une religion qui serait à la source du chaos dans cette région et, selon leur stratégie anxiogène, bientôt dans nos villes et villages… Impliquant de ce fait, et dans l’urgence, l’absolue nécessité d’intervenir militairement.

 

A les croire, les "djihadistes" se multiplieraient dans nos pays. Le plus frappant, dans ce délire du mensonge et de l’hypocrisie, c’est le "vecteur Sexe" en plein développement. "Très porteur", prétendent ces spécialistes de la désinformation, dans nos sociétés "pipolisées" qui, dans leurs médias lubriques, n’évoquent obsessionnellement que cela.

 

L’enlèvement d’adolescents ou le détournement après endoctrinement, surtout des jeunes filles transformées en "esclaves sexuelles", mais aussi de femmes, les témoignages "bidonnés" abondent : presse, radios, chaînes TV, édition… Les livres sur ce thème, dans les rayonnages des libraires de la grande distribution, s’empilent à longueur de semaines…

 

Véritables contes de fées ou de sorcières, avec pour héroïnes malheureuses des jeunes filles en fugue, "décervelées" par une horrible religion prêchée par un tout aussi horrible barbu, se retrouvant en Syrie malgré elles et contre la volonté de leurs parents. Tel un pèlerinage diabolique. Avec autant de facilité pour s’y rendre, tranquillement et à peu de frais, que celles qui en mai 68, en plein "Flower Power- Peace and Love", se retrouvaient à Katmandou ou à Auroville, tout en planant le long des chemins en fumant de l’herbe au son des guitares et cithares…

Affligeant.

Autorisons-nous une piqûre de rappel pour ne pas rester anesthésiés face aux mensonges et fourberies dissimulant les objectifs réels de la politique coloniale, prédatrice, dévastatrice, de nos pays, européens notamment, dans cette région. Qualifiée de "Remodelage du Moyen-Orient", sous la cravache de notre suzerain les USA.

 

Opération de "remodelage" couvrant, en fait, tous les pays de confession à majorité ou à fortes communautés musulmanes : de l’Afrique du nord (y compris saharienne : Mali, Niger, etc.) à la Somalie en passant par le Soudan (dont la partition a été une réussite des opérations militaires secrètes et de notre propagande) et l’Ethiopie, jusqu’au Pakistan :

 

i)  Casser, diviser, démembrer, les pays de cette région en micro-états, pour les reconfigurer sur une base ethnique et religieuse dans le classique « diviser pour régner » afin d’annihiler toute capacité de résistance intellectuelle et spirituelle, sociale et économique, militaire et technologique, en mesure de  s’opposer ou contester les projets coloniaux des pays occidentaux.
 

ii)  "Apporter la démocratie" :  intervenir militairement pour installer des gouvernements de "collabos", corrompus et au service exclusif des intérêts prioritaires des oligarchies de l’Occident (industries de l’armement, groupes bancaires et financiers, pétroliers, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires, etc.).

 

iii)  Entraver durablement le développement de ces pays en éliminant tous les cadres, dirigeants, enseignants et chercheurs de haut niveau, dirigeants et spécialistes en charge de la gestion des infrastructures : télécommunications, centrales électriques, hôpitaux, etc. Susciter, fomenter, maintenir un climat de conflits interethniques et religieux par tous les moyens pour qu’écoles et universités soient fermées afin d’interdire l’accès à l’éducation et au savoir, déscolarisant ainsi plusieurs générations.


iv)  Piller les ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium (au Mali et au Niger, par exemple). Tout aussi important : contrôler les infrastructures d’acheminement du gaz et  du pétrole : oléoducs, pipelines, voies maritimes de transport.
 

v)  Piller, ou vandaliser, leur immense patrimoine culturel accumulé au cours des siècles : vestiges archéologiques, œuvres d’art, mosaïques, statuaires, etc. Ce qui n’est pas transportable étant livré à la démolition à l’explosif : monuments, temples, etc. Afghanistan, Irak, et Syrie ont particulièrement été ravagés par cette politique de la terre brûlée. Ce qu’Irina Bokova, Directeur Général de l’UNESCO, qualifie de « Nettoyage Culturel ».

Syrie : Panique Chez Les Egorgeurs de l'OTAN...

La finalité de ces opérations de vandalisme organisé, outre l’enrichissement frauduleux des mafias de trafiquants en cheville avec des "collectionneurs", est d’éradiquer les racines de toute réminiscence d’une identité nationale, d’une histoire prestigieuse, d’une "estime de soi" propre à tout être humain membre d’une communauté.

Cette déshumanisation systématique permettant aux idéologues du "Colonialisme Radical" d’affirmer, par la suite, que ces terres étaient "vides" de traces de civilisation, incultes sur tous les plans. Comme ils le prétendent, depuis des décennies, pour la Palestine.

 

vi)  Déverser, de manière invisible ou homéopathique aux yeux des opinions publiques, dans les caisses de nos "Etats Profonds" (Deep States) des milliards de dollars et d’euros, à ne plus savoir qu’en faire, pour démultiplier l’enrichissement personnel, exponentiel et faramineux, de nos oligarques. 

C’est Peter Dale Scott, courageux et brillant politologue canadien, diabolisé par l’extrême-droite "OTANesque", qui a décrit ce système de gouvernement occulte échappant à tout contrôle citoyen, adepte des guerres et du chaos par lequels ses dirigeants s’enrichissent sans fin.
On lui doit ce livre essentiel pour comprendre la situation actuelle sur notre planète :
"L'Etat profond américain : La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle"
(Titre original : The American Deep State: Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy)

Le général Eisenhower, président des USA (1953-1961), dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961, s’était déjà inquiété de ce complexe "militaro-industriel" constituant progressivement un Etat dans l’Etat. Inquiétante prémonition d’un général et chef d’Etat :


« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel.

Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.

Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant.

Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

 

 Un exemple actuel, tout récent : le Trésor des USA vient de constater que 500 millions de dollars, d’un budget destiné à financer l’entrainement et l’armement d’une milice, avaient tout simplement disparus… A peine une dizaine de combattants ont pu être retrouvés. Le reste, avec armes et bagages s’est volatilisé. Les intermédiaires divers ayant pompé, le long du circuit de financement, l’essentiel. Une enquête est en cours... Les complicités étant innombrables.

 

vii)  Alimenter, exacerber, l’islamophobie des opinions publiques occidentales, pour incruster un fanatisme analogue à celui des Croisades prétendant "Libérer le Tombeau du Christ" dix siècles auparavant. Les services d’action psychologique de nos Etats organisant, créant, scénarios et rhétoriques, pour mettre en scène les pires actes criminels que la perversité humaine soit capable d’engendrer.
 

Justifiant ainsi, par ce constant lavage de cerveaux imbibés d’horreurs attribuées à la religion musulmane,  les colossales dévastations, destructions et tueries, extorsions et vols, que nos pays commettent dans cette région depuis la fin de la première guerre mondiale ; suite au partage des dépouilles de l’Empire Ottoman, entre les grandes puissances de l’époque dont la France, par les Traités de Sèvres du 10 août 1920 et de Lausanne du 24 juillet 1923.

 

A cette propagande s’ajoute, à présent, une intensification de l’hystérie russophobe. Cette couche supplémentaire dans le délire paranoïaque étant la conséquence de l’apparition musclée de l’Ours Russe dans la région, défiant l’hégémonie d’un Empire décadent…

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J’ai aidé à créer État Islamique. Les confessions d’un militaire américain, vétéran de l’Irak.

9 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

J’ai aidé à créer État Islamique


Les confessions d’un militaire américain, vétéran de l’Irak.


Par Vincent Emanuele – le 18 décembre 2015 – Source Telesur

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, l’Occident a montré sa grande capacité à créer des États déchus et à fomenter la barbarie.

Depuis quelques années des gens du monde entier se demandent d’où vient EI. Les tentatives d’explications sont nombreuses et varient du géopolitique (l’hégémonie américaine), au religieux ( chiites/sunnites), à l’idéologie (wahhabisme) ou même à l’écologie (réfugiés climatiques). Mais de nombreux commentateurs et même d’anciens militaires ont suggéré, correctement, que la guerre en Irak est la principale responsable pour le déchaînement des forces connues sous le nom d’EI ou Daesh. Sur ce point, je peux ajouter quelques réflexions et anecdotes utiles. 

Le cauchemar mésopotamien.

Quand j’étais stationné en Irak dans le 1er bataillon du 7e corps de marines, de 2003 à 2005, je ne savais pas encore quelles allaient être les répercussions de cette guerre, mais je pressentais déjà qu’il y aurait des comptes à rendre. Cet effet boomerang est maintenant ressenti à travers le monde (Irak, Afghanistan, Yémen, Libye, Égypte, Liban, Syrie, France, Tunisie, Californie, etc.) sans qu’on voit le bout du tunnel.

Là bas, j’ai régulièrement assisté et participé à des obscénités. Bien sûr, l’horreur de cette guerre n’a jamais été vraiment reconnue par l’Occident. Évidemment, les organisations pacifiques ont essayé de dénoncer les atrocités de la guerre en Irak, mais les médias de masse, les forces académiques, politiques et économiques occidentales n’ont jamais permis d’enquêtes sérieuses sur les plus grands crimes de guerre du XXIe siècle.

Alors que nous patrouillions dans la vaste région irakienne d’Al-Anbar, en jetant les restes de nos rations à travers les fenêtres de nos véhicules, je n’avais jamais réfléchi à la manière dont on parlerait de nous dans les futurs livres d’histoire. Je voulais seulement faire le propre dans mon Humvee. Des années plus tard, en écoutant mon prof d’histoire parler du berceau de la civilisation, je repense aux déchets de rations qui jonchent le sol du désert mésopotamien.

En étudiant les récents événements de Syrie et d’Irak, je ne peux m’empêcher de penser aux petits enfants auxquels mes camarades militaires jetaient les restes de rations. Mais des bonbons n’étaient pas les seuls objets que nous lancions sur ces gosses. Des bouteilles d’eau remplies d’urine, des cailloux, des débris divers étaient aussi jetés. Je me demande souvent combien de membres d’EI ou des autres organisations extrémistes se souviennent de tels événements.

Surtout, je me rappelle les centaines de prisonniers que nous avons capturés et torturés dans les prisons de fortune gardées par des adolescents du Tennessee, de New York ou de l’Oregon. Je n’ai pas eu la malchance de travailler dans de telles prisons, mais je me souviens bien des histoires. Je me rappelle parfaitement les marines me racontant comment ils frappaient, violentaient et défonçaient la tête aux Irakiens. Je me rappelle des histoires de tortures sexuelles où l’on forçait les prisonniers irakiens à s’accoupler pendant que les marines les menaçaient avec un couteau dirigé sur leurs testicules ou en les sodomisant avec un bâton.

Par contre, avant que ces abominations ne se déroulent, nous, dans l’infanterie, avions le plaisir de traquer les Irakiens pendant des raids nocturnes, de les ligoter et de leur mettre un sac sur la tête avant de les jeter a l’arrière de l’Humvee pendant que leurs enfants hurlaient et que leurs femmes s’évanouissaient. Quelquefois nous les arrêtions de jour. La plupart n’offraient aucune résistance. Quelques-uns se tenaient par la main pendant que les marines les frappaient au visage à coup de bottes. Une fois livrés à la prison, ils pouvaient être gardés pendant des jours, des semaines ou des mois. Leurs familles étaient laissées sans nouvelles. Une fois libérés, on les lâchait en plein désert à plusieurs kilomètres de leurs maisons.

Après leur avoir ôté menottes et sacs sur la tête, quelques-uns des plus dérangés parmi nous tiraient des coups de feu en l’air ou au sol pour les effrayer. Seulement pour rigoler. La plupart des Irakiens se mettaient à courir, pleurant encore de leur long supplice dans la prison, espérant retrouver un certain degré de liberté. Qui sait combien de temps ils ont survécu. Car après tout, tout le monde s’en foutait. Même si, de nos jours, on connait bien un ancien survivant des prisons américaines, Abu Bakr al-Baghdadi, le chef d’EI.

Ironiquement, l’habileté à déshumaniser le peuple irakien a atteint un paroxysme après que balles et explosions ont été terminées, car de nombreux marines avaient comme hobby de prendre des photos des morts, de leurs corps mutilés, par plaisir, ou s’amusaient à frapper leurs corps boursouflés avec des bâtons pour rire un peu. Même si les iPhones n’existaient pas à l’époque, de nombreux marines venaient avec des appareils photos digitaux. Ces appareils contiennent l’histoire non dite de la guerre d’Irak, une histoire que l’Occident voudrait que le monde oublie. Cette histoire et ces appareils contiennent aussi les photos de massacres gratuits et autres crimes de guerre, une réalité que les Irakiens n’auront pas le plaisir d’oublier.

Malheureusement, je peux aussi me rappeler d’innombrables anecdotes de mon temps en Irak. Des innocents n’étaient pas seulement pourchassés, torturés et emprisonnés, ils ont aussi été brûlés par centaines de milliers, certaines études prétendent même par millions.

Seuls les irakiens peuvent comprendre le mal absolu qui s’est déchainé sur leur nation. Ils se rappellent le rôle de l’Occident pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran qui a duré huit ans ; ils se rappellent les sanctions de Clinton dans les années 1990, sanctions qui ont entraîné la mort de plus de 500 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Puis est venu 2003 et l’Occident a achevé le travail. Aujourd’hui l’Irak est totalement dévasté. Les gens sont empoisonnés et mutilés et l’environnement est irradié par les bombes à uranium appauvri.

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, une chose est certaine : L’Occident excelle à fomenter la barbarie et à créer des États déchus.

Vivre avec des fantômes

Les yeux pétillants des jeunes enfants irakiens me hantent en permanence, c’est normal. Les visages de ceux que j’ai tués ou de ceux assez proches de moi que j’ai eu la possibilité d’examiner ne veulent pas quitter mes pensées. Mes cauchemars nocturnes et mes réflexions diurnes me rappellent d’où vient EI et pourquoi ils nous haïssent. Malheureusement, mais de façon compréhensible, cette haine nous poursuivra pendant les années et les décennies à venir. Comment pourrait-il en être autrement ?

J’insiste, le niveau de destruction que l’Occident a infligé au Moyen-Orient est absolument inimaginable pour la vaste majorité des gens vivant dans le monde développé. Et cette réalité est démontrée par le fait que les Occidentaux se demandent constamment et avec une grande naïveté : pourquoi nous détestent-ils ?

Finalement, les guerres, révolutions et contre-révolutions se passent et les générations suivantes vivent avec leurs conséquences. Les civilisations, les sociétés, les cultures, les nations et les individus survivent ou périssent. C’est ainsi que l’Histoire se déroule. Dans le futur, la manière dont l’Occident sera confronté au terrorisme dépendra largement du fait qu’il va garder, ou pas, son propre comportement terroriste. La manière la plus évidente d’empêcher que des groupes du style d’EI ne se forment est de s’opposer au militarisme occidental dans ses formes les plus effrayantes : les coups montés de la CIA, les guerres par procuration, les frappes par drones, les campagnes de contre-révolution, les guerres économiques…

En attendant, ceux qui comme moi ont directement participé à cette campagne militaire génocidaire devront vivre avec les fantômes de cette guerre.

Vincent Emanuele

Traduit par Wayan, édité par Wayan, relu par Literato pour le Saker francophone

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L’apocalypse financière approche

9 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;, #Le fascisme, #Terrorisme, #Le traité Transatlantique.

L’apocalypse financière approche


Les banques US ont 247 000 milliards de dollars d’exposition sur les dérivés


Par Michael Snyder – Le 29 décembre 2015 – Source The Economic Collapse traduit par businessbourse.com

Nuclear War - Public Domain

Note du Saker Francophone

Le blog businessbourse.com ayant été plus rapide que nous à traduire le dernier Snyder, on vous le propose dans leur traduction. J'en profite pour en remettre une couche sur les aspects financiers dans le cadre de la remontée des taux de la Fed alors que la guerre semble reprendre en Ukraine et que l'Arabie saoudite s'en prend à tous ses voisins (ou presque) comme une bête furieuse, sans parler de la baisse du prix du pétrole qui touche toutes les économies dépendantes mais aussi l'économie mondiale. Étrange début d'année 2016...

Saviez-vous qu’il y a 5 banques trop importantes pour faire faillite (too big too fail) aux États-Unis, dont chacune est exposée aux instruments dérivés pour un montant supérieur à 30 000 milliards de dollars ?

 

Dans l’ensemble, les plus grandes banques américaines ont collectivement plus de 247.000 milliards de dollars d’exposition sur les produits dérivés. Ce montant est 13 fois supérieur à la taille de la dette publique des États-Unis (19 000 milliards de dollars), et c’est une bombe à retardement qui pourrait déclencher à chaque instant l’apocalypse financière.

Globalement, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), la valeur théorique de l’ensemble des contrats de produits dérivés en circulation équivaut au montant inimaginable de 552 900 milliards de dollars. Les banquiers nous assurent que ces instruments financiers sont beaucoup moins dangereux qu’ils ne le paraissent, et qu’ils ont réparti le risque un peu partout de telle sorte qu’il est impossible de provoquer l’effondrement du système. Mais concernant le risque, vous aurez beau essayer de le répartir un peu partout et d’autant de façons possibles, vous ne pourrez jamais l’éliminer. Et lorsque cette bulle de dérivés implosera enfin, il n’y aura pas assez d’argent sur ​​toute la planète pour régler le problème.

Un grand nombre de lecteurs peuvent être tentés d’abandonner la lecture de cet article dès maintenant, parce que l’expression produits dérivés paraît assez compliquée. Et oui, les détails de ces arrangements peuvent être extrêmement compliqués, mais le concept est assez simple. Voici une bonne définition de la notion de produits dérivés, qui vient de Investopedia :

Un produit dérivé est une sécurité dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent.

Ce produit consiste en un contrat entre deux parties, un acheteur et un vendeur, qui fixe des flux financiers futurs fondés sur ceux d’un actif sous-jacent, réel ou théorique, généralement financier. Les actifs sous-jacents les plus courants comprennent les actions, obligations, matières premières, devises, taux d’intérêt et des indices boursiers.

Le marché des produits dérivés est une forme de jeu légalisé (casino). Ceux qui sont engagés dans la négociation de produits dérivés font simplement le pari que quelque chose se produira ou non dans l’avenir. Les produits dérivés ont joué un rôle déterminant lors de la crise financière de 2008, et je suis convaincu qu’ils joueront à nouveau un rôle majeur dans cette nouvelle crise financière.

Et je ne suis certainement pas le seul qui soit préoccupé par la nature potentiellement destructrice de ces instruments financiers. Dans une lettre qu’il avait écrit aux actionnaires de Berkshire Hathaway en 2003, Warren Buffett avait qualifié les produits dérivés comme étant des «armes financières de destruction massive» :

L’apocalypse financière approche

Le mauvais génie des produits dérivés est maintenant sorti de sa bouteille et ces instruments vont certainement se multiplier en nombre et variété avant que leur toxicité n’apparaisse. Jusqu’à présent, les banques centrales et les gouvernements n’ont trouvé aucun moyen efficace de les contrôler, voire de surveiller les risques liés à ces types de contrats. Je considère les produits dérivés comme étant des armes de destruction massive, véhiculant le risque qui, même s’il est latent actuellement, est potentiellement mortel.

Depuis la dernière crise financière, les grandes banques dans ce pays sont devenues encore plus irresponsables. Et c’est un énorme problème, puisque notre économie est encore plus dépendante d’elles que nous ne l’étions la dernière fois. A ce stade, les quatre plus grandes banques aux États-Unis sont environ 40 % plus importantes qu’elles ne l’étaient en 2008. Les cinq plus grandes banques représentent environ 42 % de l’ensemble des prêts de ce pays, et les six plus grandes banques représentent environ 67 % de l’ensemble des actifs dans notre système financier.

Donc, le problème du trop importantes pour faire faillite est maintenant plus important que jamais. Si ces banques font faillite, nous souffrirons tous.

Hier, j’ai écrit sur la manière dont la Réserve fédérale avait mis en place de nouvelles règles qui limiteraient la capacité de la Fed à effectuer des prêts d’urgence à ces grandes banques lors de la prochaine crise. Donc, si la survie de ces grandes banques est menacée par une crise des produits dérivés, l’argent servant à les renflouer viendrait probablement d’ailleurs.

Dans un tel scénario, pourrions-nous voir le modèle européen de «renflouement interne» appliqué aux États-Unis ?

Ellen Brown, l’une des critiques les plus féroces de notre système financier actuel et l’auteur de Web of debt, semble le penser.

L’apocalypse financière approche

La loi Dodd-Frank stipule dans son préambule qu’elle «protégera le contribuable américain en mettant fin aux renflouements».

Mais elle ne le fait pas en vertu du second point, en imposant les pertes des sociétés financières insolvables à leurs actionnaires principaux, puis minoritaires, et aux autres créanciers non garantis. Ce qui comprend les déposants qui représentent la plus grande catégorie de créanciers non garantis de n’importe quelle banque.

Ce second point vise à «assurer que le paiement des demandeurs soit au moins équivalent à ce qu’ils auraient reçus dans le cas d’une faillite». Mais voici le hic : en vertu de la Loi Dodd-Frank et de celle de 2005 sur les faillites, les réclamations sur les dérivés ont une super-priorité sur toutes les autres demandes, garantis et non garantis, assurés et non assurés.

L’apocalypse financière approche

Le marché des dérivés de gré à gré over-the-counter (OTC) (le plus grand marché pour les produits dérivés) est constitué de banques et d’autres acteurs très sophistiqués tels que les hedge funds. Ces produits dérivés OTC sont les paris que ces acteurs financiers prennent les uns contre les autres. Les réclamations sur ces produits dérivés sont considérées comme garanties, parce que la garantie est affichée par les parties.

Pour une raison inexplicable, l’argent durement gagné que vous déposez à la banque n’est pas considéré comme sécurisé ou garanti. C’est seulement un prêt à la banque, et vous devez faire la queue avec les autres créanciers dans l’espoir de le récupérer.

L’apocalypse financière approche

Comme je l’ai dit hier, la FDIC est supposée garantir les dépôts bancaires faits aux États-Unis, mais en réalité, elle a seulement une très, très petite quantité d’argent pour couvrir toutes les demandes (jusqu’à concurrence de 250 000 dollars en 2012). Mais comme Brown l’a souligné, la FDIC compte environ seulement 70 milliards de dollars pour couvrir les faillites bancaires.

Si des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de dollars étaient finalement nécessaires pour renflouer le système bancaire, alors d’où viendra tout cet argent ?

Il serait difficile de surestimer la menace que les produits dérivés posent à nos banques trop importantes pour faire faillite. Les chiffres suivants proviennent directement du plus récent rapport trimestriel du Bureau du contrôleur de la monnaie (Office of the Comptroller of the Currency – OCC) (voir le tableau 2), et ils révèlent une telle irresponsabilité qu’il est difficile de l’expliquer par des mots…

Citigroup

Actifs totaux: 1 808 356 000 000 $ (plus de 1 800 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 53 042 993 000 000 $ (plus de 53 000 milliards de dollars)

JP Morgan Chase

Actifs totaux: 2 417 121 000 000 $ (environ 2 400 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 51 352 846 000 000 $ (plus de 51 000 milliards de dollars)

Goldman Sachs

Actifs totaux: 880 607 000 000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 51 148 095 000 000 $ (plus de 51 000 milliards de dollars)

Bank of America

Actifs totaux: 2 154 342 000 000 $ (un peu plus de 2 100 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 45 243 755 000 000 $ (plus de 45 240 milliards de dollars)

Morgan Stanley

Actifs totaux: 834 113 000 000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 31 054 323 000 000 $ (plus de 31 000 milliards de dollars)

Wells Fargo

Actifs totaux: 1 751 265 000 000 $ (plus de 1.750 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 6 074 262 000 000 $ (plus de 6 000 milliards de dollars)

Comme l’économie réelle se détériore, les principaux hedge funds continuent de tomber comme des mouches, et nous nous dirigeons vers une nouvelle récession, il semble y avoir très peu d’inquiétude dans la population en général par rapport ce qui se passe et à la situation actuelle.

Les médias traditionnels nous assurent que tout est sous contrôle, et d’ailleurs, il suffit de le constater en lisant ce gros titre pendant cette saison de fêtes : Kylie Jenner montre ses fesses pour dévoiler son nouveau tatouage.

Mais dans l’ombre, les problèmes menacent.

Une nouvelle crise financière a déjà commencé, et elle va s’intensifier à mesure que nous avançons dans 2016.

Et comme cette nouvelle crise se développe, je crains que vous n’ayez à entendre souvent parler des produits dérivés, parce qu’ils joueront un rôle majeur dans l’apocalypse financière qui est imminente.

Michael Snyder

Traduit par businessbourse.com

Note du Saker Francophone

En Europe, la situation est à peine mieux avec cette étude de 2012 du site les-crises.fr, avec la Deutsche Bank 73 000 Md$, la BNP, 62 000 Md$ ou la Société Générale, 25 000

Comme je l’ai dit hier, la FDIC est supposée garantir les dépôts bancaires faits aux États-Unis, mais en réalité, elle a seulement une très, très petite quantité d’argent pour couvrir toutes les demandes (jusqu’à concurrence de 250 000 dollars en 2012). Mais comme Brown l’a souligné, la FDIC compte environ seulement 70 milliards de dollars pour couvrir les faillites bancaires.

Si des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de dollars étaient finalement nécessaires pour renflouer le système bancaire, alors d’où viendra tout cet argent ?

Il serait difficile de surestimer la menace que les produits dérivés posent à nos banques trop importantes pour faire faillite. Les chiffres suivants proviennent directement du plus récent rapport trimestriel du Bureau du contrôleur de la monnaie (Office of the Comptroller of the Currency – OCC) (voir le tableau 2), et ils révèlent une telle irresponsabilité qu’il est difficile de l’expliquer par des mots…

Citigroup

Actifs totaux: 1 808 356 000 000 $ (plus de 1 800 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 53 042 993 000 000 $ (plus de 53 000 milliards de dollars)

JP Morgan Chase

Actifs totaux: 2 417 121 000 000 $ (environ 2 400 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 51 352 846 000 000 $ (plus de 51 000 milliards de dollars)

Goldman Sachs

Actifs totaux: 880 607 000 000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 51 148 095 000 000 $ (plus de 51 000 milliards de dollars)

Bank of America

Actifs totaux: 2 154 342 000 000 $ (un peu plus de 2 100 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 45 243 755 000 000 $ (plus de 45 240 milliards de dollars)

Morgan Stanley

Actifs totaux: 834 113 000 000 $: (moins de mille milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 31 054 323 000 000 $ (plus de 31 000 milliards de dollars)

Wells Fargo

Actifs totaux: 1 751 265 000 000 $ (plus de 1.750 milliards de dollars)

Exposition totale aux produits dérivés: 6 074 262 000 000 $ (plus de 6 000 milliards de dollars)

Comme l’économie réelle se détériore, les principaux hedge funds continuent de tomber comme des mouches, et nous nous dirigeons vers une nouvelle récession, il semble y avoir très peu d’inquiétude dans la population en général par rapport ce qui se passe et à la situation actuelle.

Les médias traditionnels nous assurent que tout est sous contrôle, et d’ailleurs, il suffit de le constater en lisant ce gros titre pendant cette saison de fêtes : Kylie Jenner montre ses fesses pour dévoiler son nouveau tatouage.

Mais dans l’ombre, les problèmes menacent.

Une nouvelle crise financière a déjà commencé, et elle va s’intensifier à mesure que nous avançons dans 2016.

Et comme cette nouvelle crise se développe, je crains que vous n’ayez à entendre souvent parler des produits dérivés, parce qu’ils joueront un rôle majeur dans l’apocalypse financière qui est imminente.

Michael Snyder

Traduit par businessbourse.com

Note du Saker Francophone

En Europe, la situation est à peine mieux avec cette étude de 2012 du site les-crises.fr, avec la Deutsche Bank 73 000 Md$, la BNP, 62 000 Md$ ou la Société Générale, 25 000
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Agressions à Cologne : après l'indignation, la colère

9 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #l'Allemagne, #La France, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Agressions à Cologne : après l'indignation, la colère

Une femme à la gare de Cologne

Une femme à la gare de Cologne Crédits photo : WOLFGANG RATTAY/REUTERS

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'opinion publique allemande a fortement réagi aux agressions sexuelles qui se sont produites durant la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne. L'analyse de l'ancien correspondant du Figaro en Allemagne, Jean-Paul Picaper.

 
 

Jean-Paul Picaper, Sciences-Po Paris et Université de Berlin-Ouest, fut correspondant permanent du Figaro en Allemagne pendant 26 ans. Il a obtenu deux fois le Prix franco-allemand de journalisme.


LE FIGARO. - Comment expliquer l'ampleur de la réaction allemande et européenne aux agressions de la gare de Cologne le 31 décembre?

Jean-Paul PICAPER. - Ces agressions sont tombées à un très mauvais moment. Elles ont surpris tout le monde: on craignait des attentats terroristes, des kalachnikovs, des explosions... Pas ce type d'agression de masse! 153 policiers étaient postés devant la gare de Cologne, et une quarantaine à l'intérieur. Des bandes se sont formées, rassemblant près d'un millier d'hommes: ils ont inventé un nouveau genre d'agression. La réaction de l'opinion allemande a été très vive, certains parlant même de «guerre civile».

La politique migratoire menée par Angela Merkel a été l'objet de vives critiques de plusieurs partis politiques. Des migrants faisaient partie des bandes d'agresseurs?

Il semblerait qu'ils n'en constituent pas la majorité. Il faut rester prudent pour le moment ; à l'heure actuelle, on sait que 18 migrants auraient été identifiés parmi les suspects. Ce qui est surprenant est l'origine des agresseurs, qui ont été désigné par des victimes et des témoins comme étant des hommes d'Afrique du Nord - dont certains seraient venus de Belgique. Pas du tout des personnes d'origine turque qui représentent la principale communauté d'origine immigrée en Allemagne. Ce seraient des immigrés de deuxième ou troisième génération et pas des migrants venant d'arriver en Allemagne. Des membres du Conseil central des musulmans d'Allemagne ont fait observer qu'une large partie de ces jeunes était alcoolisée. L'islam interdisant la consommation d'alcool, les agresseurs ivres ne sauraient donc être qualifiés de musulmans, estimaient-ils...

Les conseils de la maire de Cologne, Henriette Reker, qui jugeait toujours possible «de garder une certaine distance, plus grande que la longueur d'un bras» en ont plongé beaucoup dans des abîmes de perplexité...

En effet, les déclarations de la maire de Cologne - qui avait déjà été blessée au couteau par un homme qui lui reprochait son laxisme sur les migrants - ont été très maladroites. Une longueur de bras, c'est très facile à franchir, surtout pour un agresseur qui a le bras long!

Une réaction qui contraste avec celles d'autres femmes publiques de premier plan en Allemagne...

Effectivement, Alice Schwarzer, la plus connue des féministes allemandes (qui a créé le magazine Emma), a jugé que l'intégration n'avait pas été faite. La politique d'intégration n'a été qu'un faux semblant et le communautarisme se développe de plus en plus en Allemagne. Selon elle, ce qui est arrivé le 31 décembre à la gare de Cologne est du même ordre que les agressions sexuelles qui se sont produites place Tahrir au Caire, de 2012 à 2014.

Quant à Kristina Schröder, qui fut ministre de le Famille, des Femmes et de la Jeunesse dans le gouvernement d'Angela Merkel, entre 2009 et 2013, elle a déclaré que ces attitudes irrespectueuses envers les femmes faisaient partie de la civilisation musulmane. Elle a dit, dans le journal Bild : «Nous devons dire à tous les nouveaux immigrés: pour vivre ici, vous devrez renoncer au «code d'Honneur» qui caractérise certains hommes du monde arabe, et qui se dérive souvent vers de la violence envers les femmes. Sinon il n'y aura pas d'avenir pour vous ici

Le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a vivement critiqué la politique migratoire d'Angela Merkel. La CSU bavaroise a durci son discours contre l'accueil des migrants. Les conséquences politiques de ces événements se font déjà sentir?

En effet, l'AfD, la CSU et Pegida se sont déjà largement prononcées pour cesser l'afflux de migrants en Allemagne. Au sein même du gouvernement démocrate-chrétien, la réaction a été vive. Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a demandé une expulsion accélérée des agresseurs s'il s'avère que ce sont des réfugiés. Les politiques réagissent ainsi car il sont obligés de répondre à l'opinion publique en allant dans son sens.

 
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