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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Message de Serge Lesou, ancien Résistant, membre de la délégation française pour le deuxième anniversaire du massacre d'Odessa.

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Ukraine, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme

Serge Lesou, 88 ans, ancien Résistant.

Serge Lesou, 88 ans, ancien Résistant.

Message de Serge Lesou ancien Résistant, membre de la délégation française pour le deuxième anniversaire du massacre d'Odessa.

Version augmentée de quelques détails importants.

…..Mais, il semble que la présence, le témoignage d'étrangers soient redoutés puisque visiblement nous étions attendus. Dès le contrôle des passeports, un militaire nous entraînait dans un local où nous avons subi un interrogatoire de 2 h1/2, à l'issue duquel il nous a été signifié qu'il nous était interdit de rejoindre nos amis ukrainiens qui nous attendaient à quelques pas de là. Pour clore cet interrogatoire, nous devions signer un procès verbal entièrement rédigé en Ukrainien, ce que nous avons catégoriquement refusé de faire. Nos bagages ont été contrôlés. Le préposé à cette opération prétendait confisquer les cadeaux que nous avions amenés. Notre protestation fut véhémente. C'est lorsque que nous avons évoqué une plainte auprès de notre ambassade que les cadeaux ont réintégré nos valises. Non seulement il nous était interdit de pénétrer en territoire ukrainien, mais nos passeports nous étaient confisqués et nous mêmes étions retenus et placés dans un local de l'aéroport sous surveillance militaire. Nous avons dû passer la nuit dans des conditions très rudimentaires, allongés sur des banquettes en fer avec deux oreillers et deux couvertures pour quatre. Le lendemain nous étions reconduits sous escorte à un avion en partance pour Istanbul. Le fonctionnaire qui détenait nos passeports, nous réclamait, si nous voulions récupérer nos précieux documents, 50 € par personne. Nouveau refus catégorique de notre part.. Toujours « accompagnés », confinés pendant les 3 heures ½ de la correspondance d'Istanbul. La dernière étape nous ramenait enfin à Nice, notre point de départ. Nos passeports remis directement à la compagnie aérienne chargée de nous rapatrier. Ce n'est qu'arrivés à Nice que nous avons pu les récupérer des mains de la police française.

Interrogés, escortés, discriminés, privés de liberté, traités comme des délinquants : Nous ne pouvions monter dans l'avion après que tout le monde soit installé, et devions attendre que l'avion soit vide pour descendre à notre tour. Avec le plateau repas, refus de nous servir bière ou vin, contrairement aux autres passagers, alors que nous avions payé nos places. Tout alccol étant interdit aux « déportés » (mauvaise traduction sans doute de l'anglais).



Nous avons donc été empêchés de nous recueillir sur les tombes des victimes de la tuerie du 2 mai 2014, empêchés d'apporter le soutien de Français et de partager avec nos hôtes, familles des victimes, le repas du souvenir, en privé.

Nota : Andréi Parouby, à la tête des tueurs néo-nazis ayant opéré le 2 mai à Odessa, fondateur du parti national socialiste ukrainien rebaptisé Svoboda, est aujourd'hui Président du Parlement ukrainien.

"La Nation, c'est un référendum de tous les jours." Ernest Renan

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire

Stoppés si près du but.

Stoppés si près du but.

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Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

6 Mai 2016

Présentation de la Syrie par le Quai d’Orsay

Quand le Quai d’Orsay t’explique l’Histoire…

Là aussi, niveau propagande délirante, on fait difficilement mieux….

“On avait parfaitement compris, longtemps avant Georges Orwell, qu’il fallait réprimer la mémoire. Et pas seulement la mémoire, mais aussi la conscience de ce qui se passe sous nos yeux, car, si la population comprend ce qu’on est en train de faire en son nom, il est probable qu’elle ne le permettra pas.” [Noam Chomsky, La doctrine des bonnes intentions]

Source : France Diplomatie, 02-09-2014

Introduction

Dès mars 2011, à l’instar de ses partenaires occidentaux, la France a appelé au départ du président Bachar al-Assad, et a soutenu l’aspiration du peuple syrien à la démocratie et à la liberté en se mobilisant en faveur d’une transition politique en Syrie. Dans cet esprit, la France a reconnu la Coalition des forces de la révolution et de l’opposition syrienne formée le 11 novembre 2012 à Doha comme « seul représentant légitime du peuple syrien ».

Site de l’ambassade de France en Syrie (fermée depuis mars 2012)

Opposition syrienne

Historique de la révolution

Dès mars 2011, de fréquentes manifestations, principalement à Damas, Deraa, Hama et Homs, ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes pour réclamer des réformes politiques et démocratiques. Dès le premier mois, elles ont été réprimées dans le sang. Le régime a pratiqué une répression à grande échelle : arrestations massives, tirs contre les manifestants pacifiques, tortures, y compris sur des mineurs, perquisitions d’habitations, exécutions. Les principaux foyers de la révolution – notamment Hama, Homs et Deraa – ont été la cible d’une répression d’une extrême violence. Les bombardements par l’armée et les affrontements entre soldats du régime et combattants de l’opposition y ont entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes.

Dans ce contexte, certains opposants ont pris les armes. Un groupe de militaires ayant fait défection a annoncé, le 29 juillet 2011, la formation de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Elle a bientôt été ralliée par des milliers de civils. Dès l’automne, des affrontements ont eu lieu entre, d’une part, l’ASL et d’autres groupes armés de la contestation, et, d’autre part, les forces de sécurité et les chabbiha – les milices pro-régime.

L’opposition a également cherché à se structurer sur le plan politique : sous la présidence de Burhan Ghalioun, le Conseil national syrien (CNS), fondé à Istanbul le 15 septembre 2011, unifie une grande partie de l’opposition intérieure et extérieure de différentes sensibilités (libérale, islamiste, nationaliste), recevant notamment le soutien des comités locaux de coordination, groupes d’opposition laïcs créés en avril 2011. Le CNS appelle à une transition politique impliquant le départ de Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad a entretenu l’illusion de réformes : un référendum sur l’adoption d’une nouvelle constitution a été organisé le 26 février 2012. Le régime a annoncé un taux de participation de 57% ; 89% des Syriens auraient voté « oui ». Ce vote a été suivi d’élections législatives le 7 mai. Mais le régime a été affaibli par la défection de personnalités de premier plan, notamment celles du vice-ministre syrien du pétrole, Abdo Hussammedine, en mars, de Manaf Tlass, haut gradé de l’armée et ami d’enfance d’Assad, en juillet, et de Riad Hijab, Premier ministre depuis à peine plus d’un mois, en août. En outre, des attentats ont frappé l’appareil de sécurité du régime, en particulier celui du 18 juillet, qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité, dont le beau-frère d’Assad, Assef Chawkat.

Depuis l’automne 2012, plusieurs évènements ont aggravé le risque d’une déstabilisation régionale : tirs parfois meurtriers hors des frontières syriennes au Liban et en Turquie, incursions de l’armée syrienne au-delà de la frontière Nord avec le Liban, attentat du 19 octobre à Beyrouth, causant la mort du général Wissam al-Hassan, le chef des renseignements libanais et attentat du 27 novembre 2013 à Beyrouth entraînant la mort de Mohammed Chatah,

Structuration de l’opposition

De son côté, l’opposition a poursuivi ses efforts de structuration. Ces efforts ont abouti le 11 novembre 2012 à Doha, avec la formation de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes, qui englobe notamment les mouvements actifs sur le terrain. La Coalition était présidée à l’origine par un dignitaire sunnite, ancien imam de la mosquée des Omeyyades à Damas, le cheikh Ahmad Moaz al-Khatib, opposant de longue date. Ahmad al-Assi al-Jarba lui a succédé à la tête de la Coalition en juillet 2013 et a été réélu en tant que président, lors de l’Assemblée générale de la Coalition du 6 et 7 janvier 2014 à Istanbul. L’Assemblée générale de la Coalition d’avril 2014 avait permis d’élargir son comité politique, qui compte désormais 24 membres. L’Assemblée générale du 6 au 9 juillet 2014 a placé à la tête de la Coalition Hadi al-Bahra, conformément au souhait d’Ahmad al-Jarba.

La Coalition a continué à se structurer en intégrant l’opposition kurde, en novembre 2013, à travers le CNKS (huit nouveaux membres, portant le total des membres de la Coalition à 123 en 2013) et en désignant un gouvernement provisoire (liste au point quatre) dirigé par Ahmed Tomeh. Ce gouvernement, qui a vocation à céder sa place à un gouvernement de transition lorsque celui-ci sera mis en place, est conçu comme un pourvoyeur de services fonctionnant sous l’égide de la Coalition.

Sur le plan humanitaire, l’opposition poursuit une action efficace notamment dans des zones dites « libérées », administrées par des conseils révolutionnaires. Pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones libérées, la Coalition a mis en place une Unité de Coordination des Aides (ACU) intégrée au sein du gouvernement provisoire d’Ahmad Tomeh. Lors de la réunion internationale de soutien à la Coalition qui s’est tenue le 28 janvier 2013 à Paris, de nombreux pays se sont engagés à soutenir financièrement cette structure.

Sur le terrain, les révolutionnaires ont pris le contrôle d’ importantes parties de l’Est – vallée de l’Euphrate – et du Nord du pays. Cependant, le régime poursuit une politique d’asphyxie des villes assiégées qui a abouti à la reddition de la vieille ville de Homs, dont l’évacuation, objet d’un accord négocié entre les insurgés et le régime, s’est achevée le 9 mai Les combats demeurent intenses dans certaines de ces zones, et l’aviation syrienne continue de pilonner les zones libérées, tuant de nombreux civils, notamment à Alep. Le régime est également responsable de nombreux sièges qui privent quelque 200.000 personnes d’accès aux vivres et aux médicaments, notamment autour de Damas

L’opposition modérée subit la répression du régime mais aussi les fréquentes attaques des jihadistes. Depuis janvier dernier, de violents combats opposent ainsi l’opposition modérée à l’Etat islamique (EI), anciennement Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et ont fait plusieurs milliers de victimes. Le Chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, a proclamé le rétablissement du califat islamique le 29 juin 2014 sur les territoires contrôlés par l’EI entre l’Irak et la Syrie. La quasi-totalité de la province de Deir Ezzor est aux mains de l’EI, qui poursuit son effort vers l’Ouest et vers les enclaves contrôlées par les Kurdes au nord du pays à la frontière turque. Ces derniers ont importé des renforts de Turquie afin de combattre les jihadistes de l’EI dans la ville kurde assiégée d’Aïn al-Arab.

Le régime syrien, qui avait complaisamment laissé se développer le groupe jihadiste afin de décrédibiliser l’opposition modérée, se confronte désormais à lui dans l’est du pays en bombardant ses positions, notamment depuis les combats autour du champ gazier de Chaar et la prise de la base aérienne de Tabqa par le groupe jihadiste. Ses frappes demeurent cependant d’une ampleur limitée et n’entravent pas la progression du groupe au Nord dans son avancée vers Alep.

Processus de Genève

Le processus politique de négociations inter syriennes (Conférence de Genève) est dans l’impasse, du fait de l’obstruction du régime. Les négociations sont ainsi interrompues de facto depuis le 15 février dernier. Lakhdar Brahimi – l’envoyé spécial conjoint de la Ligue arabe et des Nations Unies – a démissionné le 13 mai 2014. Staffan de Mistura a été nommé le 10 juillet 2014 pour lui succéder, secondé de M. Ramzi Ezzedine, ancien représentant de la Ligue arabe auprès de l’Autriche. Il a pris ses fonctions le 1er septembre. Il devrait chercher à recréer rapidement une nouvelle dynamique politique en vue d’un règlement de la crise.

Situation économique

La crise intérieure, l’isolement régional et les sanctions économiques décidées par l’Union européenne et les Etats-Unis ont conduit à une dégradation de la situation économique en Syrie. Un certain nombre d’hommes d’affaires ont pris leurs distances avec le régime. Les sanctions pétrolières sont efficaces, la Syrie ne parvenant plus à exporter de pétrole, alors que ces exportations représentaient 25% des revenus du régime. Selon le ministre syrien du Pétrole, Souleimane Al-Abbas, la production pétrolière s’est effondrée de 96% depuis le début de la crise. Le régime syrien dépend aujourd’hui de l’Iran pour ses importations de brut.

Les finances publiques sont extrêmement dégradées, et la livre syrienne a été dépréciée de plus de 200% depuis le début de la crise.

Situation humanitaire

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, la crise syrienne a fait plus de 191.000 morts depuis trois ans. 10 millions de personnes seraient désormais affectés par la crise et nécessiteraient une aide humanitaire d’urgence tandis que 6.7 millions de personnes seraient déplacés à l’intérieur du pays. Les dommages matériels sont également considérables et affectent lourdement le quotidien de la population syrienne : le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies rapporte que 1,2 million de foyers auraient été endommagés dont 400.000 entièrement détruits et que près de 5.000 écoles ne seraient plus en mesure d’accueillir leurs élèves, laissant 1.9 million d’enfants (sur un total de 5.4 million) sans accès à l’éducation. En dépit des appels de l’ONU, l’accès aux populations, dans un contexte sécuritaire très dégradé, reste complexe et aléatoire. Les attaques ciblant les travailleurs humanitaires sont fréquentes et font obstacle à la bonne marche des programmes d’aide à l’intérieur du pays.

Le régime demeure le principal responsable des difficultés entravant l’acheminement de l’aide humanitaire dans tout le territoire syrien. Il prive délibérément et de façon systématique la population syrienne se trouvant dans des zones tenues par l’opposition des biens de première nécessité indispensables à sa survie. Il en résulte le développement de situations de famine et d’épidémies. On observe actuellement notamment la résurgence de la poliomyélite alors que l’épidémie était sur le point d’être éradiquée au niveau mondial. Nonobstant les difficultés d’accès et les contraintes sécuritaires, les opérateurs (Agences, ONG locales et internationales), tentent de poursuivre leur activité sur le terrain.

La situation humanitaire est également très préoccupante hors des frontières syriennes. Dans les pays voisins, l’afflux massif et croissant de réfugiés a des conséquences désastreuses sur les communautés hôtes. Au 15 juillet, le HCR compte plus de 3 millions de réfugiés syriens enregistrés ou en cours d’enregistrement, dont 1.176.971 au Liban, 832.508 en Turquie, 613.252 en Jordanie, 215.303 en Irak et 139.289 en Egypte.

La communauté internationale se mobilise pour venir en aide aux pays voisins de la Syrie et les aider à gérer cet afflux de réfugiés. A cet égard, un Groupe international de soutien au Liban a été mis en place sous l’égide du Secrétariat général des Nations Unies dans l’objectif d’apporter une réponse collective à la crise que traverse ce pays.

Politique extérieure

Ligue arabe

En novembre 2011, la Ligue arabe a décidé le gel de l’adhésion de la Syrie à toutes ses réunions et à ses instances. Le 22 décembre 2011, des observateurs arabes ont été déployés en Syrie, dont la mission était de vérifier la mise en œuvre du plan en quatre volets établi par la Ligue arabe et accepté par Damas, prévoyant notamment l’arrêt de la répression et la libération de tous les prisonniers politiques. Mais la mission, qui s’est déroulée dans un climat de recrudescence des violences, a pris fin officiellement le 12 février 2012. Suite à cette mission, deux points ont été ajoutés au plan de la Ligue : la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’effacement simultané de Bachar al-Assad au profit du vice-président Farouk al-Charaa.

En février 2012, la Ligue arabe a demandé à ses Etats membres de mettre fin à toute coopération diplomatique avec la Syrie et elle a décidé, le 25 mars 2013, le principe d’attribuer le siège de la Syrie à la Coalition Nationale Syrienne.Moaz al Khatib, alors président de la Coalition, a représenté le peuple syrien lors du 24ème Sommet de la Ligue tenu à Doha le 26 mars.

Lors de sa réunion ministérielle du 1er septembre 2013, la Ligue arabe a imputé au régime syrien la responsabilité des massacres chimiques du 21 août à Damas et a appelé à prendre des mesures dissuasives à son égard. Elle a également renouvelé son soutien à la Coalition nationale syrienne dans sa résolution du 3 novembre et appelé à ce que les négociations de Genève II débouchent avec succès sur la mise en place d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs.

Nations Unies

Résolution 2118 (27 septembre 2013)

La fermeté dont la France a fait preuve après les massacres chimiques perpétrés par le régime le 21 août 2013 à Damas a favorisé l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité le 27 septembre de la résolution 2118. Celle-ci contraint le régime syrien à démanteler son arsenal chimique et constitue la première résolution adoptée par le Conseil de sécurité depuis le début de la crise syrienne qui impose des obligations à la Syrie en prévoyant des mesures coercitives en cas de non-respect.

L’adoption de cette résolution a elle-même été rendue possible par l’adoption à La Haye, au niveau du Conseil exécutif de l’OIAC, d’un texte qui prévoit un dispositif d’exception, un calendrier contraignant pour la déclaration et la destruction des armes chimiques syriennes, ainsi qu’un processus de vérification précis.

Les derniers stocks d’agents chimiques déclarés par le régime ont été sortis de Syrie le 23 juin. Cette évacuation intervient une semaine avant la date-butoir pour la destruction totale des armes chimiques syriennes. Elle aurait toutefois déjà dû être réalisée depuis plusieurs mois (avant le 31 décembre 2013 ou le 5 février 2014 selon les produits). Damas doit par ailleurs encore s’acquitter de ses obligations de destruction de douze installations de fabrication d’armes chimiques et clarifier les zones d’ombre de sa déclaration initiale. Enfin, le rapport intérimaire de la mission OIAC d’établissement des faits confirme la crédibilité des allégations d’emploi de gaz de chlore et en souligne le caractère systématique. Ses investigations doivent encore se poursuivre. Lors des consultations du Conseil de sécurité du 4 juin 2014, l’ensemble des délégations a appelé à ce que les résultats de la mission soient présentés au Conseil de Sécurité.

La résolution 2118 votée le 27 septembre comporte également un volet politique : elle endosse pour la première fois le communiqué de Genève du 30 juin 2012 et appelle à la tenue d’une conférence internationale sur la Syrie pour mettre en œuvre les principes agréés lors de Genève I.

Résolution 2139 (22 février 2014)

S’agissant de la question humanitaire, face à l’absence d’avancées suite à la déclaration présidentielle adoptée le 2 octobre 2013 à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations Unies qui demandait notamment aux autorités syriennes de faciliter les opérations humanitaires de secours -y compris celles depuis les pays limitrophes et à travers les lignes de front -, le 22 février 2014, la résolution 2139 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a été adoptée. Elle contient des demandes précises : l’arrêt de l’emploi indiscriminé d’armes contre les civils, notamment les tirs d’obus et bombardements aériens avec l’emploi de barils d’explosifs ; la levée immédiate des sièges des zones peuplées, notamment dans le quartier de Yarmouk.

La résolution exige le libre acheminement de l’aide humanitaire, y compris l’aide médicale, et l’évacuation rapide, en toute sécurité et sans entrave des civils qui le souhaitent. Elle souligne que les parties doivent s’accorder sur des pauses humanitaires, des jours de tranquillité, des cessez-le-feu localisés et des trêves. En outre, le texte demande un accès de l’aide à travers les lignes de conflit et les frontières des pays voisins et le respect des missions médicales et des soins aux blessés.

Résolution 2165 (14 juillet 2014)

Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité, le 14 juillet, la résolution 2165 sur l’accès humanitaire en Syrie. Cette résolution autorise l’ouverture de quatre points de passage transfrontaliers depuis la Turquie (Bab al-Hawa et Bab al-Salamé), la Jordanie (Al-Ramtha) et l’Irak (Al-Yarubiyah), en plus de ceux déjà utilisés, sans requérir le consentement du régime syrien. Elle décide également de la création d’un mécanisme de monitoring des Nations Unies, sous l’autorité du Secrétaire Général, pour contrôler le chargement des biens humanitaires dans les convois, depuis les pays voisins de la Syrie et avec leur consentement.

Le mécanisme de surveillance des convois est opérationnel à trois points de passage (Bal al-Hawa, Bab al-Salamé et Al-Ramtha). Neuf convois transfrontaliers ont permis de porter secours à 70.000 personnes pour l’alimentation, 120.000 pour les biens non alimentaires et 190.000 pour les médicaments. Des consultations au CSNU se sont tenues le 29 août sur l’accès humanitaire en Syrie qui font état de progrès mais notent que ceux-ci sont très limités compte-tenu des besoins. Le régime syrien continue à entraver l’accès, fixant notamment de nombreux obstacles administratifs.

Autres résolutions

D’autres organes des Nations Unies ont adopté des résolutions dénonçant les violations des droits de l’homme dont s’est rendu coupable le régime de Damas :

  • L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté six résolutions à ce jour : résolution 66/176 du 19 décembre 2011, condamnant la répression en Syrie ; résolution 66/253A du 16 février 2012, condamnant la répression et soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe ; résolution 66/253B du 3 août 2012 condamnant notamment l’utilisation d’armes lourdes par le régime de Damas ; résolution 67/183 du 20 décembre 2012 condamnant la répression et appelant à saisir la justice internationale ; résolution du 15 mai 2013 67/262 condamnant les violations des droits de l’Homme et saluant la création de la Coalition nationale syrienne ; résolution 68/182 du 18 décembre 2013 condamnant l’utilisation d’armes chimiques et souscrivant au Communiqué de Genève.
  • Quinze résolutions ont été adoptées à ce stade par le Conseil des Droits de l’Homme : 1. Résolution du 29 avril 2011 dénonçant avec vigueur les violations massives des droits de l’Homme par le régime syrien et la mort de très nombreux civils. 2. Résolution du 22 août 2011 établissant une commission d’enquête indépendante ; 3. Résolution du 2 décembre 2011, endossant le rapport de cette commission rendu en novembre, qui fait état de « crimes contre l’humanité » commis par le régime syrien, et appelle les Nations Unies à une action appropriée ; 4. Résolution du 1er mars 2012, exhortant notamment Damas à permettre un accès humanitaire ; 5. Résolution du 23 mars 2012, renouvelant notamment le mandat de la commission d’enquête indépendante ; 6. Résolution du 1er juin 2012 condamnant fermement le massacre de Houla et les violations des droits de l’Homme commises par le régime ; 7. Résolution du 6 juillet 2012 condamnant la répression 8. Résolution du 28 septembre 2012 renouvelant notamment le mandat de la commission d’enquête pour six mois ; 9. Résolution du 22 mars 2013 condamnant les crimes commis en Syrie et renouvelant pour une année complète le mandat de la commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme en Syrie. 10. Résolution du 28 mai 2013 sur la détérioration de la situation humanitaire et condamnant le massacre d’al Qusayr 11. Résolution du 29 mai 2013 soutenant le processus politique, condamnant l’usage de la violence, revendiquant l’obligation de rendre des comptes en cas de violation du droit international et appelant tous les Etats à augmenter leur aide humanitaire. 12. Résolution du 14 juin 2013 exigeant un accès immédiat, libre et sans entrave au territoire syrien de la commission d’enquête sur la Syrie et dénonçant la présence de combattants étrangers sur le territoire syrien 13. Résolution du 27 septembre 2013 condamnant les violations des droits de l’Homme, rappelant l’exigence urgente de garantir un accès de la Commission d’enquête internationale au territoire syrien ainsi que l’accès de tous les acteurs humanitaires. 14. Résolution du 28 mars 2014 condamnant les violations graves et systématiques des droits de l’Homme en Syrie, notamment l’usage de la torture, les attaques contre les civils et l’utilisation de la famine et des sièges comme méthode de guerre par le régime de Damas. 15. Résolution du 27 juin 2014 exhortant les parties à s’abstenir d’exercer des représailles et de commettre des actes de violence, notamment de violence sexuelle et de torture, se déclarant profondément préoccupé par les allégations concernant l’utilisation de produits chimiques toxiques ainsi que par la propagation de l’extrémisme et condamnant le déni délibéré d’aide humanitaire aux civils, quels qu’en soient les auteurs.

Union européenne

Depuis août 2011, l’Union européenne appelle au départ de Bachar al-Assad. En mai 2011, elle a adopté les premières sanctions à l’encontre du régime syrien : à ce jour, vingt trains de sanctions ont été adoptés. Ces sanctions prévoient notamment un embargo sur les armes et sur les exportations de pétrole syrien à destination de l’Europe, des sanctions financières et commerciales, ainsi que le gel de fonds et l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE visant, à ce jour, 191 personnes, ainsi que 53 entités impliquées dans le financement du régime et la répression en Syrie.

Concernant la destruction de l’arsenal chimique syrien, l’Union européenne a confirmé le 17 février 2014 le déblocage de douze millions d’euros au profit du fonds d’assistance de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) pour la destruction des armes chimiques syriennes.

L’UE est également active sur le plan politique. Le Conseil des Affaires étrangères de l’UE du 19 novembre 2012 a salué la formation de la Coalition nationale syrienne, dont les composantes constituent pour l’UE « des représentants légitimes des aspirations du peuple syrien ». A l’initiative de la France, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne a adopté le 21 octobre 2013 des conclusions sur la Syrie, qui soulignent l’impératif d’une solution politique en appelant toutes les parties à adhérer publiquement à un processus de transition crédible et à s’engager en vue de la conférence de Genève II.

Le 14 avril 2014, le Conseil de l’Union européenne a réaffirmé, dans ses conclusions sur la Syrie, qu’il ne saurait y avoir qu’une solution politique au conflit syrien et souligné qu’il importe de relancer le processus de Genève. Le Conseil de l’UE s’est dit préoccupé par les tentatives du régime visant à contourner les mesures restrictives de l’UE. Les graves exactions des groupes terroristes présents en Syrie ont été dénoncées. Le Conseil a également déploré que la mise en œuvre de la résolution 2139 du Conseil de Sécurité n’ait pas progressé et est préoccupée par les cas de reddition forcée, imposées par le régime au moyen de sièges. Le Conseil a enfin réitéré son appel en faveur d’un achèvement rapide des transferts d’armes chimiques.

Le 30 août 2014, le Conseil de l’Union européenne a manifesté, dans ses conclusions sur la Syrie et l’Irak, son inquiétude vis-à-vis de la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire en Syrie et en Irak résultant de l’occupation de certaines parties de leur territoire par l’EI. Le Conseil a rappelé à ce titre que la guerre brutale menée par Bachar al-Assad contre son peuple était à l’origine du développement de ce groupe, qui constitue une menace directe pour la sécurité des pays de l’Union européenne.

Sur le plan humanitaire, le montant total mobilisé par l’Union européenne depuis le début de la crise dans le cadre de son budget ECHO est de 515M€, soit 165M€ en 2011, 2012 et 350M€ pour 2013. Cet appui consiste en Syrie à fournir une aide médicale d’urgence, une assistance alimentaire et nutritionnelle, un approvisionnement en eau, des services d’assainissement et d’hygiène, un hébergement et des services logistiques. Dans les pays voisins, ces fonds permettent d’assurer une assistance humanitaire aux réfugiés syriens, notamment des soins de santé, des biens alimentaires, des abris, des kits d’hygiène, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Depuis le début de la crise, cette aide est répartie à 44% à l’intérieur de la Syrie et à 56% à destination des pays voisins (26% pour le Liban, 22% pour la Jordanie, 4% pour l’Irak, 4% pour la Turquie).

Groupe des Amis du peuple syrien

A l’initiative de la France, un Groupe des Amis du peuple syrien a été constitué en 2012, afin d’accroître la pression diplomatique sur le régime de Bachar al-Assad, montrer son isolement croissant et condamner la poursuite de la répression. Il regroupe à ce stade 115 Etats et organisations, et a déjà tenu cinq plénières à niveau ministériel : à Tunis, le 24 février 2012 ; à Istanbul, le 1er avril 2012 ; à Paris, le 6 juillet 2012 ; à Marrakech, le 12 décembre 2012 et à New-York, le 26 septembre 2013.

Le Core Group, réunissant les 11 pays les plus proches de la Coalition nationale syrienne s’est également réuni à plusieurs reprises : à Rome, le 28 février 2013 ; à Amman, le 22 mai 2013 ; à Doha, le 22 juin 2013 et à Londres, le 22 octobre 2013.

A Marrakech, les Amis, qui ont appelé au départ de Bachar al-Assad, ont reconnu collectivement la Coalition comme le représentant légitime du peuple syrien. Le communiqué publié lors de la réunion de Londres le 22 octobre 2013 appelle à ce que le gouvernement de transition mis en place suite à Genève II soit doté des pleins pouvoirs exécutifs et contrôle toutes les institutions, y compris sécuritaires. Les ministres des Affaires étrangères des onze pays Amis de la Syrie se sont réunis le 12 janvier 2014 à Paris avec une délégation de la Coalition nationale syrienne. Les principaux points du communiqué final portent sur la condamnation des atrocités commises par le régime, notamment les bombardements d’Alep et les blocus qui privent la population d’accès à la nourriture et aux médicaments ; l’appel à une résolution humanitaire du CSNU ; la réaffirmation d’un plein soutien au communiqué ministériel du Core Group du 22 octobre ; la condamnation de la présence de combattants étrangers en Syrie, tant du côté du régime que de l’opposition.

La dernière réunion du Core Group des Amis du peuple syrien s’est tenue le 15 mai à Londres en présence d’Ahmad al-Jarba. Dans son communiqué final, le Core Group, outre la dénonciation de la mascarade électorale du 3 juin, a décidé de prendre des mesures supplémentaires en soutien à la Coalition et à son état-major conjoint. Il tient le régime de Bachar al-Assad responsable du développement du terrorisme, appelle à la saisine de la CPI et à l’augmentation de l’aide transfrontalière.

Mise à jour : 02.09.14

Source : France Diplomatie, 02-09-2014

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Célébration du 9 mai : les Loups de la Nuit, groupe russe de bikers, roulent sur Berlin.

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Ukraine

Célébration du 9 mai : les Loups de la Nuit, groupe russe de bikers, roulent sur Berlin.

Le 05 mai 2016

Célébration du 9 mai : les Loups de la Nuit, groupe russe de bikers, roulent sur Berlin.

De nouveau, le groupe russe de bikers, les Loups de la Nuit, déclaré comme être composé de méchants nationalistes armés par les média de la propagande européenne, a pris la route de Moscou pour joindre Berlin en passant par plusieurs pays de l’Europe de l’Est. L’objectif des bikers est de passer par des cimetières de l’Armée rouge où reposent les soldats de la Grande guerre patriotique qui a écrasé l’armée de Hitler. Le devoir de mémoire pour célébrer le 9 mai, la défaite des nazis et honorer les soldats russes morts pour sauver la patrie et l’Europe de la tyrannie, sont les éléments qui poussent le groupe de bikers à rouler sur les routes des pays européens où l’Armée rouge est passée. « Le combat contre le fascisme et le devoir de mémoire des victimes de la guerre », est leur slogan de base. La Pologne vient de leur interdire l’entrée du territoire, interdisant la visite de 3 sites importants où l’Armée rouge a combattu et libéré la Pologne du Nazisme…

Célébration du 9 mai : les Loups de la Nuit, groupe russe de bikers, roulent sur Berlin.

Déjà durant l’année 2015 avant le 9 mai, les bikers russes avaient fait les gros titres des média européens. Ces média avaient représenté ces bikers comme de méchants Russes qui rouleraient sur leur moto avec des armes et seraient des individus violents. En 2015, l’action de mémoire des bikers russes dérangeaient beaucoup l’UE qui, en apportant un soutien militaire et financier à Kiev, voyait d’un très mauvais œil de la publicité prorusse se mettre en place avec le voyage des bikers. Car, dès janvier 2014 de nombreux groupes de patriotes, surtout en Allemagne, s’étaient déclarés prorusses et attendaient avec admiration les bikers en provenance de Moscou. Les autorités polonaises avaient déjà interdites la venue des bikers russes sur leur territoire. Ce qui est de nouveau le cas cette année. Les Bikers russes ont eu, donc de nouveau, l’interdiction de passer la frontière biélorusse en direction de la Pologne. Refusant les interdits, les bikers ont alors pris l’avion pour joindre la ville de Brno en République tchèque où ils ont été reçu avec amour par la population dans la plus grande tradition russe qui consiste à recevoir un invité avec du sel et du pain.+

Les Polonais avec leur gouvernement soumis à l’OTAN, ce qui est étonnant car le PiS est censé être un parti politique nationaliste et très religieux, refuse la communication avec la Russie. Pourtant la Russie et la Pologne sont, par leurs langues, de la même famille et sont beaucoup plus proches l’une de l’autre que des Etats-Unis. Les patriotes polonais ne doivent pas rentrer en contact avec des nationalistes russes sur leur sol et la population polonaise a aussi l’interdiction de fraterniser avec leurs frères slaves de Russie ce qui est une absurdité cultivée de manière artificielle par Varsovie et l’OTAN.+

Quoi qu’il en soit, l’éveil des peuples en Europe ne cesse d’avoir lieu et ils ne marchent plus dans la désinformation de masse. En République tchèque, où les bikers russes se trouvent actuellement, une visite des cimetières russes est prévue. La Russie est plus que jamais vue comme une nation apportant la paix et l’amitié entre les peuples en Europe contre la volonté de guerre voulue par l’OTAN. Même si ce groupe de rockers russes est assez petit la communication est efficace car les élites de Bruxelles et de l’OTAN redoutent toutes formes de sympathie des peuples européens envers les Russes et la Russie. Pour une zone qui se veut être le modèle de la liberté d’expression et de circulation des gens, l’UE montre son vrai visage qui est celui de la dictature et de la censure. L’aspect de communication et la volonté d’interdire la célébration du 9 mai sont les objectifs de ces élites. Les Européens ne doivent connaître qu’une seule vision historique sur la Seconde Guerre mondiale est s’imaginer que seule l’armée américaine est venue libérer le Vieux Continent. «Les Loups de la Nuit » (NDT: “Ночные Волки” en russe) sont là pour faire le pont entre les nations européennes et la Russie ! Du fait que les autorités de l’UE interdisent la venue des bikers sur la Pologne signifie que la zone UE est un lieu du nouveau fascisme qui opprime les peuples.

Les lecteurs qui souhaitent les encourager peuvent leur écrire à Ольга : dorogipobedy@bk.ru ou à Анна janeiro25@yandex.ru+

Olivier Renault

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Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

6 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #le nazisme

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

Le 5 mai 2016

La famille Joly habite à Villefranche de Conflent. Monsieur Joly, âgé de 48 ans, est un ancien sous-officier de carrière et un ancien combattant au titre des opérations extérieures. M. Joly est aujourd’hui reconverti dans la protection rapprochée. Le geste du jeune officier Alexandre Prokhorenko, qui a donné sa vie pour tuer des djihadistes et qui a refusé d’être fait prisonnier, a touché la France entière et de nombreuses familles françaises. Les Français, malgré la soumission du pays actuellement, restent combatifs et soutiennent les actes courageux des patriotes qui donnent leur vie pour leur nation et pour la culture et la civilisation européenne. Le couple Magué a offert ses décorations militaires familiales au soldat russe tombé près de Palmyre. Puis c’est le Français Daniel Couture qui a suivi leur exemple. Aujourd’hui, c’est le couple Joly qui veut honorer et témoigner son soutien auprès de la famille d’Alexandre Prokhorenko. Dans un entretien Patrice Joly nous explique pourquoi son geste est important.+

Patrice Joly au Tchad et devant un monument

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre ProkhorenkoMédaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

Tout d’abord vous êtes un ancien soldat de l’armée française. Dans quel corps d’armée étiez-vous et quelles étaient les missions les plus difficiles dans votre carrière ?

Je me suis engagé par devancement d’appel en 1986 dans un régiment de Parachutistes durant 6 ans. Puis ce dernier a été dissout et j’ai rejoins l’école des sous-officiers de gendarmerie en 1994. Après 1 an d’instruction, j’ai servi 13 ans en gendarmerie mobile. Durant ma carrière militaire j’ai participé à 3 opérations extérieures et diverses missions en outre mer.

Durant votre carrière de sous-officier avez-vous connu de telles situations où il aurait fallu donner sa vie comme l’officier Alexandre Prokhorenko ? Racontez !

Pour ma première opération extérieure, j’ai été envoyé au Tchad en 1987 avec le 8e Rpima et le 2e REP. Je n’avais même pas 20 ans et pour moi cela restera une expérience inoubliable. Durant ce séjour de 4 mois, d’octobre 1987 à février 1988, notre détachement Terre aura connu 90 actions de feu. A ce titre, j’ai obtenu ma carte du combattant OPEX. En mai 2002, je me trouvais en Nouvelle-Calédonie avec mon Escadron, lorsque nous avons participé à un rétablissement de l’ordre où j’ai été blessé par le blast d’un bâton de dynamite. Durant l’assaut, visant à libérer 2 gendarmes en otages, 1 gendarme a été également blessé par balle et un second par explosif. Enfin, ce fut les troubles en Côte d’Ivoire en 2003 qui amène notre Escadron à s’engager de manière opérationnelle auprès des forces armées présentes, et sécuriser les emprises diplomatiques.

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

Vous avez émis le souhait de remettre la médaille de la Résistance attribuée à votre grand-oncle Jean Bassard, combattant volontaire de la résistance, mort pour la France le 8 septembre 1944, lors de la Libération de Besançon contre le nazisme. En quoi ce geste est important ?

Comme je l’ai indiqué dans ma lettre à l’Ambassade de Russie, cette haute décoration représente les actes remarquables de foi et de courage, qui auront contribué à la Résistance contre l’ennemi, et contre ses complices, jusqu’au sacrifice suprême au nom de la Patrie qui ne l’oubliera jamais (Patria non immemor).

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

L’islamisme est le nazisme d’aujourd’hui ? Expliquez !

C’est une métaphore, car durant la seconde guerre mondiale une division SS Musulmane existait bien. En Ukraine aujourd’hui, ne voyons nous pas des Nazis alliés aux Islamistes ? Hitler lui-même était fasciné par l’islam. Les points communs entre les deux idéologies sont la violence, l’intolérance, la suprématie et la misogynie. Depuis la naissance de l’islam, ce dernier est perpétuellement en conflit, mettant en avant une religion qui s’apparente à une secte, et croyant soumettre le monde à coups de génocides et de terrorismes.+

François Hollande n’a pas donné de médailles et ni salué le courage de l’officier Alexandre Prokhorenko. Pourtant François Hollande est aujourd’hui le chef des armées. Vous ressentez quoi en tant que patriote et ancien soldat de l’armée française en voyant le silence du président français ?

Une trahison de plus de la part de nos gouvernants. M. Hollande préfère décerner la Légion d’Honneur au Prince héritier d’Arabie Saoudite, pays suspecté de financer le terrorisme et où la décapitation est le sport national. La souveraineté de la Syrie est mise à mal au motif humanitaire de combattre les islamistes, mais seul le Président Poutine à réellement combattu ces derniers !+

Pourquoi le monde entier doit être reconnaissant envers Alexandre Prokhorenko, pour cet acte de bravoure, de courage et d’abnégation ? N’est-ce pas le métier du soldat de tuer et aussi de savoir qu’il peut être tué ?

Le métier des armes est, certes, dangereux, mais il reste noble et glorieux pour celui ou celle qui sert sans se servir. L’officier Alexandre Prokhorenko a libéré la cité antique de Palmyre, en faisant un acte d’une bravoure exemplaire en donnant sa vie sur une terre étrangère pour l’honneur de son drapeau, et au nom de la civilisation.+

En voyant les familles françaises donner leurs médailles à la famille de l’officier russe on pourrait penser que cette forme d’héroïsme n’existerait plus dans l’armée française. Votre avis ?

Il est vrai qu’en France, actuellement, la mort de nos soldats n’a pas le même retentissement qu’en Russie, et cela est une volonté honteuse de nos gouvernants. Par exemple, l’attaque de Charlie Hebdo a fait une vague médiatique international, alors qu’il ne s’agit que d’un journal satyrique complètement condamnable dans ses actes. L’embuscade d’Uzbin en Afghanistan le 18 août 2008 représente l’abnégation et le courage qu’à fait preuve l’Armée Française, se battant à 1 contre 5, rappelant la bataille de Camerone le 30 avril 1863 (63 Légionnaires contre 2000 soldats mexicains) et celle de Bazeilles (les Marsouins luttant à 1 contre 10, le 31 août 1870). Les pertes sont lourdes pour l’Armée Française qui perd 10 hommes et compte 21 blessés. Cet acte héroïque est complètement occulté par la classe politique.+

Que signifie cet élan des familles françaises à vouloir donner leurs médailles à la famille d’Alexandre Prokhorenko ? Que le patriotisme n’existerait qu’en Russie et au Donbass et plus en France ? Que la France actuelle ne mérite pas de porter en elle le souvenir de ses anciens combattants ?

La politique actuelle porte atteinte à la mémoire de nos pères, car notre souveraineté est jetée en pâture au nom d’une Europe sans honneur et d’une coopération avec des pays criminels comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite. Le Patriotisme est aussi vivant en France qu’en Russie ou au Donbass, et cet élan des familles françaises est un signe d’amitié envers le peuple Russe et un message clair : nos valeurs occidentales sont plus proches de la Russie, que de la Turquie ou de l’Amérique par exemple.+

En donnant la médaille de votre grand-oncle vous voulez aussi montrer votre soutien à la famille d’Alexandre Prokhorenko et au peuple russe. Pourquoi est-ce si important aujourd’hui dans la situation dans laquelle se trouve notre France que des citoyens français comme vous fassent un tel geste envers le peuple russe ?

La dictature du Nouvel Ordre Mondial veut nous imposer quelque chose que nous ne voulons pas. Seul Monsieur Poutine s’est dressé contre cela et nous voulons montrer au peuple Russe que nous sommes son allié. La minorité d’une classe politique ne peut occulter la majorité du peuple dont les valeurs avec la Russie est incontestable.+

Le geste d’Alexandre Prokhorenko vous a touché profondément. Est-ce à dire que cette force de caractère doit être trouvée aussi en France chez les Français pour sauver le pays contre la guerre dans laquelle elle se trouve ?

La mémoire collective n’occulte pas les souffrances de 1870, de 14-18 ou de 39-45, et le véritable patriote n’est pas révolutionnaire. La Révolution Française n’a été qu’un coup d’Etat orchestré par des républicains maçonniques, engendrant un génocide franco-français. Nous sommes le seul pays en Europe à avoir eu un Roi guillotiné. La république est née dans le sang et elle périra comme elle est née. Dans ce contexte, j’ai exhorté des associations patriotiques à réagir, comme a pu le faire le Général Piquemal, mais je n’ai eu aucune réponse. Ces associations subventionnées ne mordent pas la main de ceux qui leur donne à manger !+

D’ailleurs quelle guerre, vous l’ancien soldat, voyez-vous en France ?

Une guerre civile est probable à court terme au vue de la prochaine élection présidentielle, mais les sbires de l’OTAN ne préparent-ils pas une troisième guerre mondiale, afin d’asseoir définitivement leur dictature mondiale ?

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

D’après vous, allons-nous voir de tels actes de sacrifice de la part des Français pour sauver le pays ?

Dans l’histoire de France nous trouvons à chaque fois une personne qui a su montrer aux autres le chemin à prendre devant un ennemi acharné ou pour la liberté : Vercingétorix, Saint Louis, Jeanne d’Arc, Jean Moulin. Dernièrement, ce fut Philippe de Villiers qui en reprenant l’anneau de Jeanne d’Arc aux Anglais a fait acte d’un symbole historique, sans aucun écho médiatique.

Quel est votre message aux patriotes français qui voient le pays s’enfoncer dans la guerre et l’occupation islamiste ?

La réponse est dans l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Vitoyen : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Ce n’est pas la République qu’il faut sauver mais la France.

L’acte d’Alexandre Prokhorenko correspond à un état d’esprit qui se trouve encore en Russie ou chez les combattants du Donbass. Ne pensez-vous pas que pour sauver la France de sa situation actuelle les soldats auraient dû déjà se sacrifier pour montrer au peuple le chemin à suivre ?

Certains ont voulu montrer l’exemple, mais au pays des droits de l’homme, les patriotes sont les plus traqués et surveillés. Alors que penser lorsque l’on voit que Monsieur Pompidou retire les prérogatives de la Banque de France au profit de banques privées, que Monsieur Sarkozy fait voter par le parlement le traité de Lisbonne alors que le peuple français dit NON à l’Europe, que Monsieur Hollande se soumet entièrement aux exigences supranationales ? Depuis des décennies, la classe politique trahit son peuple et aucune réaction ne peut émerger dans un État policier et dictatorial.

François Hollande ne soutient pas le Donbass, ni la Russie dans son combat contre l’islamisme. N’est-ce pas devenu dur d’être un soldat de l’armée française et d’être un vétéran de France ?

Monsieur Hollande n’a aucune légitimité, car un Président élu sans une majorité absolue ne représente en rien le peuple souverain. D’ailleurs le vrai gouvernement fantoche se trouve à Bruxelles. Les vétérans Français n’ont pas à rougir de cette ignominie, car ils n’ont pas trahis leur pays, bien au contraire, ils servent la France et non un parti politique ou tout autre entité.

L’épouse et les 2 enfants de Patrice Joly. En famille, ils ont décidé de remettre la médaille

Médaille de Mme et M. Patrice Joly pour l’officier Alexandre Prokhorenko

Allez-vous aller au défilé du 9 mai à Moscou ?

Je ne peux me rendre à Moscou pour des raisons professionnelles, mais j’aurais une pensée particulière pour l’Officier Alexandre Prokhorenko, pour sa famille, pour le peuple Russe, et le couple de Français invités qui font honneur à la France. Nous transmettons au Président Vladimir POUTINE, toute notre admiration quant à son exemplarité vis à vis de son peuple, et notre approbation quant à la valeur de sa politique. L’amitié Franco-Russe ne doit pas être un vain mot.

Propos recueillis par Olivier Renault

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La fin du rêve européen, par Karine Bechet Golovko.

5 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #La finance dérégulée

mercredi 4 mai 2016

La fin du rêve européen
La fin du rêve européen, par Karine Bechet Golovko.

L'Europe ne fait plus rêver. Je ne parle pas de l'UE, comment rêver d'une administration obèse? Non, l'Europe, avec ces petites rues, ces cafés, sa gastronomie et surtout son insolence. Son goût, bon goût, de la liberté qui ne se confond pas avec la vulgarité. Nous sommes passés de Devos à Bigard, de Rosa Luxembourg aux Femens, le foie gras tchèque est vendu à côté de celui du Gers et le fromage est fait au lait pasteurisé. Nous ne faisons plus rêver, car nous nous sommes perdus. Nous manifestons pour des slogans, plus pour des idées. Et nos voisins russes, tellement francophiles, qui en arrivent même - ce que j'ai toujours du mal à comprendre - à vouer un véritable culte à Napoléon, ont ouvert les yeux. Et ce n'est pas une nouvelle chaîne de propagande en russe qui changera les choses. Ils ont ouvert les yeux sur une réalité objective.

En participant ce mois-ci à différentes conférences à Moscou en matières juridique et (géo)politique, une phrase est souvent revenue. Dans la bouche d'intervenants d'âges différents, de convictions politiques différentes. On s'est fait avoir. Dans les années 90, lorsque l'on nous a vendu le modèle dit "européen" avec sa cour de justice a priori indépendante, avec son parlement à valeur démocratique ajoutée, avec ses commissions très très sages, on nous a eu. Ce qui s'y passe n'a rien à voir avec l'Europe. L'Europe européenne, pas celle de l'UE ou du Conseil de l'Europe, cette Europe au rabais, une Europe devenue produit d'exportation.

Les russes ont été élevés au son des grands hommes qui ont fait la culture française, cette culture qui imprègnait l'Europe, ils se retrouvent face à des baudruches prétentieuses.

Forcément on ne fait plus rêver. Et le nouveau maître y aide. Que faire pour sauver la face lorsque Obama fait sa tournée impériale en Europe, donnant la leçon à Londres ou à Berlin, expliquant comment gouverner, quels actes adopter - ou non - avec qui collaborer et comment. Le tout devant caméra. Pour être bien certain que le message passe. Le message est passé. L'Europe s'est vassalisée, on le lit maintenant ouvertement, si avant cela se murmurait, avec doutes et espoir d'erreur.

Donc politiquement, nous n'avons plus grand chose à apporter, culturellement - ça se passe de commentaires, il reste les classiques, mais nous n'y sommes pour rien, c'est presque "malgré nous". L'Europe est-elle attractive socialement? économiquement?

La crise des migrants - comme il est convenu de l'appeler - autrement dit, la vague d'immigrés qui a déferlé sur les pays européens, ne va pas améliorer l'image du pays. Ni pour les vacances - venez passer un été de rêve à Kos ? ou visitez les camps d'immigrés parisiens, vous pouvez même en adopter un ? - ni dans la perspective d'une expatriation. D'autant plus que le niveau de vie a suffisamment monté en Russie, les structures s'améliorent, pour être comparables au niveau de vie européen.

L'Europe n'est plus attractive et ce renversement de situation a largement pesé sur le paysage politique russe intérieur. Vouloir l'avenir européen - tel que vanté par l'UE, car la Russie est culturellement européenne - n'est plus repris que dans un discours radicalisé. A ce sujet, une excellente émission de Mikhalkov, la dernière en date, celle du 1er mai:

La radicalisation du discours en arrive à dénigrer tout ce qui est antérieur à 1991, B. Eltsine étant le sauveur qui aurait mis la Russie sur les rails européens. Un peu comme Poroshenko en Ukraine. Mais justement l'exemple ukrainien perturbe le discours, car les gens voient les résultats de ce processus "d'européanisation" forcée, la dégradation morale, politique, économique et sociale qui en a été consécutive. Pour toutes ces raisons, toute cette partie de la population qui était naturellement "pro-européenne", qui rêvait devant un visa schengen, a ouvert les yeux.

Et c'est une grande perte pour nous. Pour le rayonnement de notre pays et de notre culture. Car ces gens déçus ne reviendront pas grâce aux trolls européens dans les réseaux sociaux. Ils ne reviendront pas suite à l'ouverture d'une Euronews bis qui fera encore plus de propagande. Ils ne reviendront vers l'Europe lorsque celle-ci redeviendra à nouveau européenne.

Publié par Karine Bechet-Golovko

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L'escadrille Normandie-Niemen. Hommage à ceux qui ont combattu l'horreur nazie sur le front de l'est.

5 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie

Version francaise de la chanson russe "Normandie-Niemen"(paroles - E. Dolmatovski, musique - M. Fradkine. Traduction du russe en francais - Korotkova R.)
Interpretation et arrangement de la version - Jean-Paul Pigot
Juin 2015

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TTIP, l’« Otan économique » par Manlio Dinucci

5 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le traité Transatlantique., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #L'Italie., #La guerre

TTIP, l’« Otan économique »

par Manlio Dinucci

Le géographe Manlio Dinucci propose ici une lecture cohérente de la stratégie de Washington incluant le TTIP, le renversement du régime ukrainien, les guerres de Libye et de Syrie, la vague de migrations depuis la Turquie, et le déploiement de l’Otan aux frontières de la Russie. Cet article est d’autant plus important que si beaucoup avaient compris une partie du puzzle, personne, à ce jour, n’avait pu expliquer le redéploiement de l’Otan en Europe.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 4 mai 2016

TTIP, l’« Otan économique » par Manlio Dinucci

Des citoyens, des bureaux locaux, des parlements, des gouvernements, des États entiers sont privés d’autorité sur leurs choix économiques, mis dans les mains d’organismes contrôlés par des multinationales et groupes financiers qui violent les droits des travailleurs, les exigences de l’environnement et la sécurité alimentaire, en démolissant les services publics et les biens communs : c’est pourquoi il faut rejeter le « Partenariat transatlantique sur le commerce et les investissements » (TTIP), négocié en secret par les États-Unis et l’Union européenne.

À ces raisons s’en ajoutent d’autres, dont on ne dit quasiment rien : celles à caractère géopolitique et géostratégique, qui révèlent un projet beaucoup plus ample et menaçant. L’ambassadeur des USA auprès de l’UE, Anthony Gardner, insiste : « il y a d’essentielles raisons géostratégiques pour conclure l’accord ».

Ce que sont ces raisons est indiqué par le Conseil national du Renseignement US ; lequel prévoit qu’« à la suite du déclin de l’Occident et de l’ascension de l’Asie, d’ici 2030 les États en voie de développement auront dépassé les États développés ». Pour cela, Hillary Clinton définit le partenariat USA/UE comme « un objectif stratégique majeur de notre alliance transatlantique », en projetant une « Otan économique » qui intègre l’Otan politique et militaire.

Le projet de Washington est clair : porter l’Otan à un niveau supérieur, en créant un bloc politique, économique et militaire USA-UE, toujours sous commandement états-unien, qui —avec Israël, des monarchies du Golfe et autres— s’oppose à l’aire eurasiatique en ascension, fondée sur la coopération entre la Russie, la Chine, ainsi qu’aux Brics, à l’Iran et à tout autre pays qui se soustraie à la domination de l’Occident.

Le premier pas pour réaliser ce projet a été de créer une fracture entre Union européenne et Russie. En juillet 2013 s’ouvrent à Washington les négociations pour le TTIP, qui ont du mal à avancer à cause d’intérêts contrastants entre les USA et les plus grandes puissances européennes, auxquelles la Russie offre des accords commerciaux avantageux. Six mois plus tard, en janvier-février 2014, le putsch de Place Maïdan organisé par les USA et l’Otan amorce la réaction en chaîne (attaques contre les Russes d’Ukraine, détachement de la Crimée et son adhésion à la Russie, sanctions et contre-sanctions), recréant en Europe un climat de Guerre froide.

En même temps, les pays de l’UE se trouvent soumis à la pression de flux migratoires provoqués par les guerres des USA et de l’Otan (Libye, Syrie), auxquelles ils ont participé, et par des attaques terroristes signés par l’État islamique (créature de ces mêmes guerres).

Dans cette Europe divisée par des « murs de contention » des flux migratoires, dans laquelle on répand la psychose par l’état de siège, les USA lancent la plus grande opération militaire depuis la fin de la Guerre froide, en déployant au bord de la Russie des chasseurs-bombardiers et navires de guerre à capacité nucléaire.

L’Otan sous commandement états-unien, dont font partie 22 des 28 pays de l’UE, intensifie les exercices militaires (plus de 300 en 2015) sur le front oriental surtout. Tout cela favorise le projet de Washington de créer un bloc politique, économique et militaire USA-UE. Projet qui recueille le consensus inconditionnel de l’Italie, outre celui des pays de l’Est plus liés aux USA qu’à l’Union européenne.

Les plus grandes puissances, notamment la France et l’Allemagne, sont encore en train de négocier. Mais en attendant elles s’intègrent de plus en plus dans l’Otan. Le Parlement français a adopté le 7 avril un Protocole qui autorise l’installation sur son territoire de commandements et de bases de l’Otan, installation que la France avait refusée en 1966. L’Allemagne —rapporte Der Spiegel— est disposée à envoyer des troupes en Lituanie pour renforcer le déploiement de l’Otan dans les pays baltes adossés à la Russie.

L’Allemagne —toujours selon Der Spiegel— se prépare à installer une base aérienne en Turquie, où opèrent déjà des Tornado allemands officiellement en fonction anti-Daesh, renforçant le déploiement de l’Otan dans cette zone de première importance stratégique.

L’intégration croissante de la France et de l’Allemagne dans l’Otan, sous commandement états-unien, indique que sur les divergences d’intérêts (en particulier sur les coûteuses sanctions économiques contre la Russie) sont en train de prévaloir les « raisons géostratégiques » du TTIP.

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Jacques Nikonoff - Mondialisation néolibérale et démondialisation

4 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Les transnationales

À Paris le 1er mai, Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation, explique ce que sont la mondialisation néolibérale et la démondialisation.

Pardem Le parti de la démondialisation

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mardi 3 mai 2016. Odessa: ni oublier, ni pardonner au nom de la dignité.

3 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #L'OTAN.

mardi 3 mai 2016

Odessa: ni oublier, ni pardonner au nom de la dignité

 
La révolution de la "dignité", le 2 mai 2014, Odessa
 
Hier 2 mai, Odessa commémorait les deux ans de la tragédie de la Maison des syndicats (voir ici notre article), où 50 personnes périrent brûlées, gazées, achevées une balle dans la tête, plus de 250 furent blessées et une ville mise à genoux par les milices néo-nazies du nouveau régime pro-européen. Un des responsables de ce massacre, A. Parouby, est aujourd'hui à la tête du Parlement ukrainien. Mais les habitants, malgré menaces et pressions, sont sortis dans la rue au cri de "Nous nous souvenons, nous ne pardonnons pas". 
 

 
Les célébrations du début mai mettent les autorités ukrainiennes sur les dents. Des groupes nazis comme Secteur droit, Aïdar ou Azov ont débarqué dans la ville fin avril. Malgré diverses provocations, il n'a pas été possible pour la ville d'annuler la manifestation commémorative du 2 mai. Mais le Gouverneur d'Odessa, Saakachvilli, qui avait demandé l'instauration de l'état d'urgence, a obtenu des forces supplémentaires de la Garde nationale et de ses groupuscules extrémistes légalisés par le pouvoir. 
 
Ainsi, du 30 avril au 10 mai, 3500 policiers et plus de 300 membres du SBU (l'ex-KGB) vont maitenir l'ordre dans la ville. Selon les paroles, ensuite démenties par Saakachvili, du conseiller du ministre de l'intérieur, Zorian Chkiriak, ordre a été donné de tirer à vue au moindre comportement agressif.
 
Afin de ne pas faire trop de bruit, les journalistes furent triés à la frontière. Par exemple, un journaliste polonais Tomach Matseitchuk s'est vu non seulement déporté, mais interdit de séjour pour 5 ans. Le journaliste et écrivain allemand Saadi Issakov s'est vu refusé l'entrée en Ukraine à la frontière de l'aéroport, sans aucune explication ou justification.
 
Alors que la manifestation a finalement été autorisée, le matin, la police bloque totalement l'accès à la Maison des syndicats. Le prétexte est simple; une alerte à la bombe. Bien que une heure avant le début des célébrations, la police ait annoncé que l'alerte était fausse, elle n'autorise pas l'accès au bâtiment: elle n'aurait obtenu aucune information en ce sens.
 
De 2000 à 5000 personnes, selon les sources, bravent le régime. Les parents des victimes se voient interdire l'accès au bâtiment qui a servi de tombeau à leurs proches. Les prêtres sont refoulés, ils ne peuvent prier pour la mémoire des victimes.
 
Un mémoriale s'improvise alors aux pieds des policiers, qui se tiennent bien serrés. 
 
 
 
 
Plus de photos ici. Voir également ici.
 
Mais la tension monte. Un énorme bandeau est tendu avec la photo de Poroshenko disant qu'il couvre les assassins d'Odessa:
 
 
 
Et ça ne s'arrête pas là. Les gens commencent à entonner la chanson de la Guerre sacrée:

En 1941, dés le début de l'entrée en guerre de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie, est publié le poême de Lebedev-Kumatch, La Guerre sacrée et le compositeur Aleksandrov en écrit la musique. Cette chanson devient en quelque sorte l'hymne de la Guerre Patriotique, le symbole de la défense de la Patrie. Ses premières paroles sont "Lèves-toi, grand pays".

Des slogans sont égalements repris par la foule: "Le fascisme ne passera pas" ou "Sortez de la ville, Bandéristes!":

Voici une vidéo de la cérémonie:

Evidemment, le pouvoir ne pouvait laisser l'espace uniquement à la contestation. Il faut rappeler qu'il s'agit bien d'une "révolution de la dignité". Le soir, vers 20h une manifestation pro-maïdan a été organisée par la ville. 
 
Pour notre part, restaurons la Dignité.
 
 
Vadim Papoura, on m'a jeté d'une fenêtre (24/07/1996 - 02/05/2014); Kristina Bejanitskaya, on m'a battu à mort (18/03/1992 - 02/05/2014).
 
 Alexandre Sadovnitchy, j'ai brûlé vivant (18/09/1954 - 02/05/2014)
 
 Igor Ostrojniuk, j'ai sauté par la fenêtre pour éviter le feu, ensuite l'on m'a achevé au sol (12/07/19964 - 02/05/2014)
 
Et encore beaucoup d'autres. Ils eurent des dates de naissance différente, des vies différentes, des rêves, des proches, des amours, mais tous finirent le même jour. Le 2 mai 2014. A Odessa. Pour bénir dans le sang l'avènement du nouveau régime démocratique pro-européen.
 
 
"Nous nous souvenons, nous n'oublions pas, nous ne nous rendons pas, nous nous vengerons!!! Genocide!"
 
Aucun responsable n'a été condamné, aucune enquête n'est menée.
 
 
 
 
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L’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé…

2 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Europe supranationale

L’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé…

L’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé…

Par  Mickael - Fondateur de News360x -

 

Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l’or. Ces deux dernières années, le rouble russe était pleinement soutenu par l’or. Personne dans les médias occidentaux n’en parle. Pourquoi le feraient-ils ? – Un lecteur occidental pourrait commencer à se demander pourquoi il est constamment stressé par un système monétaire fiduciaire basé sur le dollar étasunien et manipulé à volonté par une petite élite d’oligarques financiers pour leur avantage, au détriment des gens ordinaires.

Dans un récent article de Russia Insider, Serguei Glaziev, un des plus éminents économistes russes et conseiller auprès du président Poutine, avait affirmé : «Le rouble est la devise la mieux soutenue par l’or au monde.» Il a continué en expliquant que la quantité de roubles en circulation est couverte par environ deux fois la quantité d’or détenue par le Trésor russe.

En plus de leur alliance financière, la Russie et la Chine ont également développé, ces deux dernières années, leur propre système de transfert d’argent, le Système de paiement international chinois (CIPS) ou, autrement dit, le réseau CIPS remplace le système de transfert occidental SWIFT pour le commerce interne entre la Russie et la Chine. Le terme SWIFT signifie Société pour la télécommunication financière interbancaire mondiale, un réseau qui fonctionne dans 215 pays et territoires, utilisé par plus de 10 000 institutions financières.

Jusqu’à récemment, presque toutes les transactions monétaires internationales devaient passer par SWIFT, un établissement privé, basé en Belgique. «Privé» comme la Federal Reserve Bank (Fed), les banques de Wall Street et la Banque de règlements internationaux (BRI), toutes impliquées dans les transferts monétaires internationaux et fortement influencées par la famille Rothschild. Ce n’est pas étonnant que leSWIFT indépendant suive les sanctions de Washington, par exemple, en écartant l’Iran du système de transferts internationaux. De même, Washington a employé des pressions surSWIFT pour qu’il vienne en aide aux fonds vautours new-yorkais de Paul Singer qui a extorqué plus de 4 milliards de dollars à l’Argentine. Cette extorsion a été faite en entravant les paiements réguliers de la dette argentine comme convenu avec 93% de ses créanciers. Par la suite, l’Argentine a trouvé d’autres moyens pour effectuer ses paiements et évité de s’enliser dans le discrédit et l’insolvabilité.

Tout ceci a changé pour l’Argentine quand Mauricio Macri, le nouveau président néo-libéral, mis en place par Washington, est apparu sur scène en décembre dernier. Il a rouvert les négociations et s’est dit prêt à payer une importante tranche de cette dette illégale, malgré une décision de l’ONU stipulant qu’un pays qui conclut un accord de règlement avec la majorité des créanciers ne devait pas être mis sous pression par les créanciers récalcitrants. Dans le cas de l’Argentine, le seigneur des vautours avait acheté la dette défaillante du pays pour une misère et maintenant que l’économie du pays s’est renforcée, veut se faire une fortune sur le dos de la population. Et voilà un exemple de la façon dont fonctionne notre système monétaire occidental frauduleux .

L’économie de la Chine a surpassé celle des États-Unis, et cette nouvelle alliance orientale est considérée comme une menace existentielle pour l’économie véreuse occidentale. Le CIPS, déjà utilisé pour le commerce et les échanges monétaires entre la Chine et la Russie, est également utilisé par les autres membres du BRICS, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ; ainsi que par les membres de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) : l’Inde, le Pakistan et l’Iran, ainsi que l’Union économique eurasienne (EEU – Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizistan, Russie et Tadjikistan). On dit que le CIPS est prêt à être mis en œuvre dès septembre 2016. Ce serait une alternative formidable au système monétaire occidental frauduleux, à la Ponzi, basé sur le dollar.

Cette nouvelle souveraineté monétaire orientale est une des raisons principales pour lesquelles Washington essaie si durement de détruire les BRICS, principalement la Chine et la Russie – et récemment avec un effort particulier et sous de fausses accusations, le Brésil, dans une sorte de révolution latino-américaine de couleur.

En outre, en fin d’année dernière, le yuan a été accepté par le FMI pour faire partie du panier des SDR (Droits de tirage spéciaux) comme cinquième monnaie de réserve ; les quatre autres étant le dollar étasunien, la livre sterling britannique, l’euro et le yen japonais. Les SDR fonctionnent comme une devise virtuelle. Ils sont constitués de la moyenne pondérée des cinq devises et peuvent être prêtés à la demande des pays, comme moyen de prévention des risques liés à l’échange. Faisant partie des SDR, le yuan est devenu officiellement une monnaie de réserve. En fait, en Asie le yuan est déjà fortement utilisé par les Trésors de nombreux pays, une alternative au dollar étasunien de plus en plus volatil.

Ce n’est pas un secret, le système monétaire fiduciaire occidental basé sur le dollar est à bout de souffle, arrive en fin de course – c’est le destin réservé à tout schéma de Ponzi. Que veut dire monnaie fiduciaire 1? C’est de la monnaie créée ex nihilo, à partir de rien. Elle est appuyée sur du vent ; certainement pas sur l’or, ni même sur la production économique du pays ou des pays qui l’émettent, c’est-à-dire les États-Unis d’Amérique et l’Europe. Elle est simplement déclarée «avoir cours légal» par décret [en quelque sorte unassignat, inconvertible, sans gage – NdT].

Aucun plan pyramidal à la Ponzi ne peut être maintenu indéfiniment, inévitablement il s’effondrera. Ce système a été inventé et utilisé par une petite couche supérieure invisible de l’élite qui en a tiré des bénéfices immenses au détriment des 99% d’entre nous. Puisque ces élitistes sont au contrôle des média avec leur propagande mensongère, ainsi que leur machine de mort belliqueuse – les forces armées étasuniennes, l’OTAN, et l’ensemble de l’appareil de sécurité et d’espionnage international, CIA, MI6, MOSSAD, DGSE, BND, etc. – elles nous rendent impuissants – mais seulement pour autant que nous ignorons ce qui se passe vraiment dans les coulisses.

Notre système monétaire occidental est basé sur la dette. Il possède toutes les caractéristiques d’un monstrueux poulpe global. Le système bancaire étasunien a été dérégulé au cours des années 1990 par le président Clinton. Les vassaux européens ont suivi le mouvement au début des années 2000. Environ 97% de tout l’argent en circulation dans le monde occidental est créé par des banques privées avec un clic de souris sous forme de prêts ou de dettes. Chaque prêt octroyé par une banque privée représente une dette dans ses livres ; une dette qui rapporte des intérêts, la source principale des bénéfices des banquiers. Bénéfices ex nihilo ! Ils ne représentent aucun travail, aucune production, aucune valeur ajoutée réelle à l’économie.

Si, et quand, les banques, dans cette enchevêtrement de dettes, commencent à demander leurs passifs exigibles, elles peuvent déclencher une avalanche irrésistible – qui conduirait à une fin chaotique du système. Cette fin de course pourrait avoir juste commencé. Nous en avons vu une augmentation graduelle dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec la farce de la course aux armements pendant la guerre froide, et un point culminant lors de la crise des crédits hypothécaires (subprimes) étasuniens de 2007-2009, conduisant à une crise économique globale artificielle interminable, qui pourrait bien venir à terme dans un grand fracas en 2016-2017.

Les dommages pourraient être impensables : le chaos, la pauvreté, la famine, la misère, la mort. Mais l’élite invisible au pouvoir tirerait son épingle du jeu, tout en restant en place pour recommencer à zéro – si nous les laissons faire. C’est toujours la même chose : un peuple mal informé peut être manœuvré à volonté et sera frappé d’épouvante devant des événements inattendus, comme des actes terroristes provoqués avec des bombes ou des faillites bancaires.

Soyons tout à fait clairs – nous serons tous mal informés tant que nous écouterons et croirons les média de masse contrôlés par six géants médiatiques anglo-sionistes qui alimentent le public occidental avec 90% de ses informations, que l’on appelle desactualités et que nous consommons avec enthousiasme chaque jour ; l’avalanche des mensonges – qui se répètent dans chaque pays occidental, heure après heure – devient ainsi la vérité. Point final.

Nous devons sortir de nos fauteuils douillets, et écouter cette étincelle intime du fond de notre cœur, nous disant, à contrecourant des avalanches de mensonges, qu’il y a quelque chose qui sonne faux, que nous sommes gavés de duperie. Nous devons creuser pour la vérité. Elle est là – sur internet, les media alternatifs, tels que Global Research,Information Clearing House, VNN, Le Saker, NEO, Russia Today, Sputnik News, Press TV,TeleSur et beaucoup d’autres sources crédibles pour les chercheurs de vérité.

Revenons à l’effondrement imminent. Les règles de base pour le plan monétaire pyramidal ont été mises en place en 1913 par la création de la Fed. Une fois encore, la Fedest entièrement privée, Rothschild a dominé l’institution bancaire qui sert de banque centrale aux États-Unis. C’est la machine omnipotente pour la fabrication de dollars. Elle a été frauduleusement et secrètement conçue en 1910 sur l’île de Jekyll en Géorgie, comme c’est écrit dans l’histoire de l’île de Jekyll, lors d’une «chasse au canard» qui«comprenait le sénateur Nelson Aldrich ; son secrétaire personnel Arthur Shelton ; le Dr A. Piatt Andrew, ancien professeur en économie à l’Université de Harvard ; Henry P. Davison, partenaire de J.P. Morgan & Co ; Frank A. Vanderlip, président de la National City Bank ; et Paul M. Warburg partenaire de Kuhn, Loeb, and Co. Dès le début, le groupe a procédé clandestinement. Ils ont commencé par éviter l’usage de leurs noms de famille et se rencontraient discrètement dans le wagon ferroviaire privé d’Aldrich dans le New Jersey.»

La concoction tramée par ces chasseurs de canard est devenue en 1913, grâce à une mystification, le système privé de la Federal Reserve Bank dominé par Rothschild, la banque centrale des États-Unis.

Après la signature de l’acte de promulgation de la Fed, le Président Woodrow Wilson a déclaré : «Je suis l’homme le plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est commandée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance de la nation, et donc toutes nos activités, sont aux mains de quelques hommes. Nous sommes arrivés à être un des pays les plus mal gouvernés, un gouvernement des plus complétement contrôlés et dominés dans le monde civilisé, non plus un gouvernement de libre opinion, non plus un gouvernement par conviction et vote de la majorité, mais un gouvernement par l’opinion et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants.»

Le système sioniste-anglo-saxon possédait déjà une banque centrale au Royaume Uni qui remonte à 1694. Elle était alors déjà contrôlée par les Rothschild, comme l’était tout le système bancaire. Le baron Nathan Mayer Rothschild avait une fois avoué : «Il m’importe peu de savoir quelle est la marionnette placée sur le trône d’Angleterre pour gouverner l’empire où le soleil ne se couche jamais. L’homme qui contrôle la masse monétaire britannique contrôle l’Empire britannique, et moi je contrôle la masse monétaire britannique.» La fortune de la famille Rothschild ne peut pas être valablement estimée, mais elle serait évaluée en milliers de milliards. Ce que le baron Nathan Mayer Rothschild avait dit y a 300 ans reste encore valable à ce jour.

Il n’est pas étonnant que vouloir se dégager de ce plan monétaire bidon soit la première priorité pour la plupart des pays qui aiment leur souveraineté, leur autonomie et leur liberté, bien qu’ils n’osent pas le dire si ouvertement de peur que l’empire ne se rue sur eux et les punisse avec toutes les véritables terreurs financières qu’ils veulent éviter. Et en se ruant contre les pays insoumis, l’empire, tel une bête mourante, essaye d’entraîner avec lui, dans la tombe qu’il s’est creusée, autant qu’il peut du monde vivant.

Est-ce donc une coïncidence ou plutôt une convergence délibérée de plusieurs événements si l’empire, dans un effort ultime, commence d’abord par ravager puis piller autant qu’il le peut avant son effondrement ?

Le 10 avril, Zero Hedge rapporte que «l’Autriche vient juste d’annoncer une décote de 54% contre les créanciers seniors dans le cadre du bail-in 2 en conformité avec les nouvelles règles européennes». La mauvaise banque autrichienne, la défaillante Hypo Alpe Adria, devenueHeta Asset Resolution AG après sa nationalisation, a découvert dans son bilan un trou de $8,5 milliards ; suffisamment pour déclencher un nouveau bail-in selon la récente réglementation européenne. Est-ce une coïncidence si ce fut également en Autriche, le 10 avril 1931, qu’une banque importante a fait faillite et déclenché la Grande Dépression ? C’était une première en Europe. Soyez prêts pour d’autres à venir, parce que la surexposition des banques européennes est estimée au-delà de mille milliards de dollars.

Le 15 avril, le New York Times a signalé que cinq des huit plus grandes banques de Wall Street étaient en violation de la régulation bancaire étasunienne. La Fed et la Federal Deposit Insurance Corporation [Agence fédérale de garantie des dépôts bancaires], la FDIC,ont indiqué que les banques «J.P. Morgan, Chasse, Bank of America, Wells Fargo, State Street and Bank of New York, manquaient toutes de plans crédibles pour faire face à l’éventualité d’une faillite en cas de crise financière». Ces banques ont jusqu’en octobre 2016 pour se conformer. Selon les nouvelles règles, un renflouement par les contribuables [bail-out] serait peu probable. Par conséquent, les bail-in pourraient affecter des millions de déposants et d’actionnaires ; leurs fonds seraient volés pour auto-secourir les banques trop grandes pour faire faillite. Après tout, leur non-conformité aux demandes du régulateur, ou leur insolvabilité, peuvent facilement être arrangées pour servir de fondement juridique au vol de l’épargne des gens ordinaires. Il n’y a pas à s’inquiéter, les banques trop grandes pour faire faillite ne disparaîtront pas, mais votre épargne oui.

Les Panama Papers divulgués par la CIA – pour ceux qui doutent toujours de la participation de la CIA à cette affaire voir ici – visent d’une manière tout à fait rudimentaire à diffamer les suspects habituels : les présidents Poutine et Assad, ainsi que l’Iran, le Venezuela, le Brésil naturellement – et d’autres. Étrangement aucune personnalité notable de l’UE ou des multinationales étasuniennes n’apparait sur la liste. Y aurait-il quelqu’un pour croire sérieusement que M. Poutine, ancien agent du KGB, serait assez simplet pour mettre sa fortune (s’il en avait une à cacher) au Panama, l’épitomé d’un État marionnette des États-Unis, où vous ne pouvez pas tirer la chasse sans que Washington le sache?

Quelques néoconservateurs symboliques apparaissent dans les listes, tels que le nouveau président de l’Argentine nommé par Washington, Mauricio Macri, qui fonce comme un fou pour ruiner son pays. En moins de quatre mois il a fait reculer l’économie de l’Argentine de dix ans ; le taux de pauvreté qui en novembre 2015 était inférieur à 10%, est passé à 34% vers la fin de mars 2016. L’empire a besoin de lui pour graduellement transformer l’Argentine en chaos, toutefois pas trop rapidement, de peur qu’il ne soitrenversé et remplacé par un adversaire des États-Unis – qui ne serait pas du tout apprécié à Washington. Pour les types comme Macri, se retrouver dans les Panama Papers est un avertissement pour qu’ils se conduisent comme il faut.

La publication des Panama Papers pourrait également être une incitation pour que les citoyens et grandes sociétés étasuniennes fassent rentrer à la maison leurs participations – se comptant en milliards de dollars non déclarés – empilées dans des paradis fiscaux outre-mer, vers des abris financiers étasuniens comme ceux du Delaware, du Wyoming, du Dakota du Sud et du Nevada, aidant de ce fait à graduellement renforcer un dollar en décomposition.

Simultanément, certains pays européens et le Japon ont introduit des taux d’intérêt négatifs afin d’augmenter la liquidité monétaire, espérant stimuler ainsi leurs économies toujours stagnantes. C’est le prétexte. En réalité, les intérêts négatifs ne sont que le précurseur d’un système financier complètement contrôlé par les banques. Normalement les bail-in et les intérêts négatifs devraient donner lieu à une ruée de déposants pour retirer leur argent des banques. Cela ne s’est pas encore produit.

En Suisse, un des premiers pays à introduire des intérêts négatifs, la Banque nationale suisse a signalé que la demande de billets de banque de 1 000 CHF – une des coupures les plus élevées au monde (apparemment maintenue en dépit de l’appel de Draghi, le président de la BCE, à éliminer les grosses coupures) – a augmenté de 17% (4,7 milliards de CHF – $4,85 milliards) en décembre 2014, le mois qui a suivi l’introduction d’intérêts négatifs. Est-ce l’indication que les Suisses ont tranquillement commencé à amasser de l’argent liquide en grosses coupures ?

Les amas de billets de banque et les ruées sur les dépôts bancaires seront empêchés par l’introduction d’une société sans argent en espèces, c.-à-d. toutes les transactions monétaires deviendront graduellement électroniques. Le processus a déjà commencé. En Suède et dans d’autres parties de l’Europe, ainsi qu’au Japon, les supermarchés et les magasins sans argent ont un grand succès, particulièrement parmi les jeunes consommateurs, qui jouent allègrement en payant avec leurs téléphones portables aux caisses des supermarchés devant un œil électronique.

Si seulement les jeunes innocents savaient que les banquiers oligarques veulent contrôler leur argent et les asservir avec un gadget amusant, ils pourraient décider de résister. Mais ceux qui contrôlent le système savent bien que les jeunes sont l’avenir. Nous, les vieux résistants, nous nous éteindrons avec le temps. Problème résolu. Mais nous ne sommes pas encore morts. Les temps changent… The times are A-changing…(Bob Dylan, 1964).

Le trio néfaste – bail-in, intérêts négatifs, et société sans argent liquide – rendra l’existence dans le premier monde industrialisé tout à fait insupportable, telle une danse stressante sur la pointe des pieds, avec l’épée proverbiale de Damoclès suspendue, de manière intimidante, au-dessus de nos têtes, par l’empereur.

Washington pourrait avoir un joker dans sa manche – en réintroduisant l’étalon or ; le même étalon or que Nixon avait abandonné en 1971. Les États-Unis ont également accumulé au cours des 25 dernières années des quantités énormes d’or. Un nouvel étalon or du dollar, serait très probablement fixé avec un rapport qui éliminerait toute la dette étasunienne, y compris les futures obligations non-escomptées selon le GAO [General Accounting Office, l’équivalent de la Cour des comptes française – NdT] d’environ $125 milliards. Ils essaieraient de maintenir le monde occidental industrialisé dans l’orbite de Washington, mais pourraient perdre la plupart du monde en voie de développement et les ressources naturelles qu’il possède, et qui sont convoitées par l’Occident. Ces pays opprimés et colonisés depuis des siècles sont susceptibles de s’orienter vers la nouvelle alliance Chine-Russie – laissant l’Occident délocalisé et hors-jeu, sans main d’œuvre, avec une puissance militaire massive mais dépassée.

Pour contrer le développement de cette ultime imposture criminelle des tsars banquiers sionistes occidentaux, la Chine et la Russie ont préparé ces dernières années un système financier indépendant, décroché du dollar US et incorporant maintenant les BRICS, les nations de l’OSC, aussi bien que l’Union économique eurasienne. Cette association de pays et d’économies comprend environ la moitié de la population mondiale et au moins un tiers de la production économique du globe ; un fait qui, pour des raisons évidentes, est totalement ignoré par les média de masse. Le machiavélique bateau en perdition ne veut pas que ses passagers sautent pour se sauver.

L’annonce faite par la Chine, le 19 avril 2016, que ses yuans soutenus par l’or n’étaient plus convertibles en dollars pourrait bien déclencher un ajustement économique vers le camp oriental. Beaucoup de pays sont attentifs et fatigués de l’exploitation occidentale, de l’asservissement, des menaces de sanctions, de l’oppression et du danger toujours présent d’invasion par sa machine à massacrer. Pour une économie du tiers monde, le décrochage du dollar peut en effet ouvrir de nouveaux horizons, créant de nouvelles alliances, de nouveaux espoirs pour un monde plus égal et plus juste.

Peter Koenig est un économiste et un analyste géopolitique. Il est également un ancien membre du personnel de la Banque mondiale et a travaillé intensivement dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, RT, Sputnik, PressTV, Counterunch, TeleSur, le blog du Saker, et d’autres sites internet. Il est l’auteur d’une fiction basée sur des faits, The Implosion – un thriller économique au sujet de la guerre, de la destruction environnementale et de la cupidité des grandes entreprises, basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale partout dans le monde. Il est également un des co-auteurs de The World Order and Revolution! – Essays from the Resistance [L’Ordre mondial et la révolution! – Essais de la résistance].

Traduit par Alex Moumbaris, relu par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone.

Notes

  1.  La monnaie fiduciaire est la monnaie comprenant les pièces et les billets de banque qui se caractérise par le fait que sa valeur est déterminée par la confiance que lui accordent ses utilisateurs plutôt que par son coût de production, source droit-finance 
  2.  Le bail-in est une pratique financière qui impose à certains créanciers d’une banque en difficulté (y compris parfois de simples clients épargnants) une diminution du montant des créances qu’ils possèdent sur l’établissement de crédit ou une conversion de celles-ci en actions de capital. Le bail-in permet ainsi aux banques de se recapitaliser en cas de crise. On distingue le bail-in du bail-out, qui désigne le renflouement d’une banque par un État (comme lors de la crise de 2008) – source droit-finance 

SOURCE le Saker Francophone

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