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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

10 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.
Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Bonjour.

Comme durant la période noire de l'occupation et de la collaboration, les zélites au pouvoir en France n'ont de cesse de vanter un projet européen supranational qui a pour objet de faire disparaître complètement notre pays. Les occupants et pilleurs d'hier utilisaient la brutalité et la force pour soumettre notre peuple. Aujourd'hui ce procédé est employé dans d'autres lieux (Ukraine, La Syrie, etc...), mais pas dans l'espace européen où le carcan mis en place par l'Empire américain à l'issue de la seconde guerre mondiale fonctionne à merveille. La dictature de Bruxelles impose toutes les régressions, toutes les vassalités, tous les pillages, ..., plus besoin d'armée pour imposer la terreur! La perte de souveraineté, le droit américain imposé à la hussarde, et autres joyeusetés suffisent. Le sang ne coule plus officiellement mais la guerre à mort voulue par les américains est là! La France en tant que puissance indépendante doit disparaître.

Les "young leaders" formés par Washington sont chargés de veiller à la liquidation de notre indépendance. Par leurs actions sur les leviers essentiels de l'état, ils administrent cette colonie américaine. Ils sont équitablement répartis entre les partis de gouvernement. Quelques noms suffisent à comprendre la gravité de la situation: François Hollande, Arnaud Montebourg, Najat Belkacem, Marisol Tourraine, Pierre Moscovici, Fleur Pellerin, Mathias Felk, Emmanuel Macron, Aquilino Morelle, ...

Alain Juppé, Valérie Pecresse, Nathalie Kosciusko Morizet, Laurent Wauquiez, jeannette Bougrab, etc...

Vous pouvez compléter la liste en cherchant sur internet. Le lien ci-après est une bonne source d'informations:

http://philip.dru-administrateur.nwo.over-blog.com/article-liste-des-young-leaders-fran-ais-depuis-1981-105102778.html

Il faut remarquer que La French American Foundation n'est pas le seul outil de soumission du peuple français.

Les organisations humanitaires financées par George Soros poursuivent le même but. Les révélations du mois d'août 2016 jettent un regard nouveau sur les engagements antinationaux de partis, associations et ONG sensés défendre les classes opprimées.

Pour parfaire le tout, l'implication grandissante de l'ambassade américaine dans les affaires intérieures françaises (promotion des minorités dans les banlieues par exemple) donne la mesure de l'asservissement de notre nation.

Bien cordialement

Lucien Pons

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Citation importante:

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Times Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le mponde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

 

David Rockefeller Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR. Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

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« 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ? Par Sputnik News le 07 septembre 2015

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #l'islamisme, #l'immigration, #Terrorisme, #Daesch

« 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ?

Par Sputnik News le 07 septembre 2015

 « 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ? Par Sputnik News  le 07 septembre 2015

Plus de 4.000 combattants de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) ont pénétré en Europe en tant que réfugiés, annonce le journal Sunday Express citant une source de l’EI. Le transfert a été « réussi », selon cette dernière.

Les combattants s’intègrent aux flux de réfugiés dans les ports turcs d’Izmir et de Mersin pour arriver en Italie via la mer Méditerranée. Ensuite, ils se dirigent vers d’autres pays européens notamment la Suède et l’Allemagne.Deux passeurs ont confirmé cette information. L’un d’eux a confié avoir aidé une dizaine de terroristes à pénétrer en Europe. Certains prétendaient vouloir rendre visite à leurs familles, d’autres voulaient juste y aller pour « se tenir prêt ».

L’envoi de combattants est le début d’une action de représailles pour les frappes aériennes de la coalition internationale en Irak et en Syrie dirigée par les Etats-Unis, selon la source du Sunday Express au sein de l’EI.

« Nous voulons établir le califat non seulement en Syrie mais aussi dans le monde entier », a-t-elle souligné.L’Etat islamique est un groupe terroriste qui a instauré un califat autoproclamé à l’été 2014 sur les territoires syriens et irakiens qu’il contrôle. Les troupes loyales envers Damas, les rebelles syriens, l’armée irakienne, les miliciens chiites, les forces d’autodéfense kurdes et la coalition guidée par les Etats-Unis essaient de le combattre. Selon la CIA, l’EI compte plus de 30.000 combattants.

07.09.2015
Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018022589.html#ixzz3l3H1QJ6F

***

Mis à jour | 8 sept 2015

Des cellules dormantes de l’EI présentes en Europe?

Selon un expert, l’EI pourrait commettre des attentats en Europe si l’Occident n’arrête pas de jouer avec le terrorisme.

Il y aurait des cellules dormantes du groupe terroriste Etat islamique (EI) en Europe qui pourraient se réveiller à un moment donné, a déclaré lundi à Sputnik Riadh Sidaoui, le directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (Caraps) basé à Genève.

« Il y a des cellules dormantes qui n’ont pas forcément de liens directs et qui reçoivent des ordres directs de l’état-major de Daesh (…). On peut avoir ces cellules qui se réveillent pour commettre des attentats », a indiqué M.Sidaoui.

© AP PHOTO/ MILITANT WEBSITE

© AP PHOTO/ MILITANT WEBSITE

Le journal Sunday Express a rapporté lundi, citant une source de l’EI, que plus de 4.000 combattants de Daesh avaient pénétré en Europe en tant que réfugiés.Selon M.Sidaoui, il est « fort possible » qu’il y ait des terroristes parmi les milliers de réfugiés syriens qui arrivent en Europe. Mais le problème est que les médias occidentaux sont en train de diaboliser cette vague d’immigration et le régime du président syrien Bachar el-Assad au lieu de parler de « l’EI, qui est à l’origine de ce drame ».

« On instrumentalise le terrorisme contre Bachar (…). On ne peut pas jouer avec le terrorisme. Si on banalise le terrorisme en Syrie ou ceux qui financent ce terrorisme, à un certain moment donné, le terrorisme va frapper », a noté l’expert. Selon lui, « la guerre contre le terrorisme doit être globale, totale sans hésitation et sans instrumentalisation ».

Organisation terroriste Etat islamique

Organisation terroriste Etat islamique

Un autre expert interrogé par Sputnik a toutefois émis des doutes quant à la présence de djihadistes de l’EI parmi les migrants. »Le mouvement terroriste, quand il forme des activistes, il ne prend pas le risque de mettre ses gens sur des bateaux qui risquent de couler et dont on ne connaît pas exactement la destination. Ils ont les moyens de leurs payer des billets d’avion en première classe en passant par des zones détournées pour rejoindre les pays cibles », a indiqué Alain Rodier, directeur de recherche chargé du terrorisme et de la criminalité organisée du Centre français de recherche sur le renseignement.

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018040208.html#ixzz3lAtczsvD

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Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Europe supranationale, #Economie

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

"canempechepasnicolas" :

General Electric a mis la main sur Alstom

avec la complicié du gouvernement PS

Voici le communiqué de victoire de General Electric, au lendemain de l'opération :

L'acquisition des activités énergie d'Alstom est l'investissement industriel le plus important que GE ait jamais réalisé, et il est essentiel aux transformations qui s'opèrent au sein de notre groupe.

BIENVENUE DANS UNE NOUVELLE ÈRE

La période actuelle marque un véritable tournant dans l’histoire de GE. Nous avons conclu l’alliance qui a mené à l’intégration des activités Power et Grid d’Alstom dans la famille GE. Aujourd’hui, GE est un groupe encore plus industriel et indispensable, plus à même de répondre à vos besoins en électricité. Cette étape constitue une avancée majeure dans l’évolution de GE en tant que groupe industriel numérique.

En tant que leaders du secteur depuis plus de 130 ans, GE et Alstom ont une histoire riche et similaire, qui s’est construite autour de l’ingénierie, de l’innovation et de la technologie. GE s’engage pleinement à poursuivre les innovations, à entretenir les valeurs et la diversité qui ont fait des deux groupes les leaders dans le secteur de l’énergie. Avec votre aide, nous définissons la façon de produire, d’acheminer et d’exploiter l’énergie.

Et aujourd'hui...

Le Point

Fragilisé par une baisse des commandes en France, le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé mercredi l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici à 2018, une nouvelle qui touchera plus de 400 personnes, accueillie avec consternation sur le site historique du TGV. Le scénario tant redouté s'est finalement produit : face à une chute programmée de 30 % de la charge de travail de ses usines françaises, Alstom a sacrifié un de ses sites d'assemblage, Belfort.

« La direction d'Alstom a partagé un projet qui vise à recentrer ses activités exclusivement sur le service », soit la maintenance de trains, tandis que « les activités d'ingénierie et de production seront progressivement, sur une période de deux ans, transférées vers le site de Reichshoffen », dans le Bas-Rhin, a indiqué le groupe. Confronté à « la baisse des commandes et des projets d'investissement », le constructeur ferroviaire explique qu'il « se devait d'adapter son outil industriel pour ne pas mettre l'ensemble des sites à risque ».

« Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles »

« Tous les salariés recevront, s'ils le souhaitent, une proposition de transfert » vers d'autres sites en France d'ici à 2018, assure Alstom, qui n'évoque ni fermeture ni plan social pour Belfort. Devant l'usine, en fin d'après-midi, des grappes d'employés mutiques sortent au compte-gouttes, l'air assommé sous le choc de l'annonce. « Tout ce qu'on veut, c'est rentrer chez nous et aller prendre l'air », lance un homme en passant.

« Pour l'instant, on n'arrive même pas à en parler. Il faut digérer l'annonce qui nous a été faite en 10 minutes », explique un peu plus loin un employé qui, comme les autres, refuse de donner son nom. Quant aux promesses de reclassements ... « Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles », balaye-t-il.

« Cette annonce signifie pour nous la fermeture ni plus ni moins de Belfort », a dit Olivier Kohler, délégué CFDT du site. Selon lui, sur les 500 salariés actuels, seuls les 50 affectés à la maintenance des trains resteront sur place. Pour Claude Mandart, délégué central CFE-CGC, il « ne resterait à Belfort qu'une centaine de personnes » d'ici à deux ans.

« On défendra bec et ongles notre usine »

Inacceptable pour Pascal Novelin, délégué CGT du site. « La direction dit On vous proposera quelque chose. Est-ce qu'on va déraciner 450 familles ? » interroge le syndicaliste. Et de promettre : « On défendra bec et ongles notre usine. Par la grève, par tous les moyens. On ne va pas laisser se faire mettre a la porte comme des moins-que-rien. »

Du côté politique, le député-maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, s'est dit « consterné par cette décision qui menace directement près de 400 emplois » et qui n'est, selon lui, « pas conforme aux engagements d'Alstom ». Florian Philippot, le vice-président du Front national, a fustigé dans un tweet « Alstom #Belfort sacrifié par la politique de l'UE, de Macron, de l'RPS : l'État doit être un stratège industriel, pas un spectateur complice ».

Installée depuis 1879 à Belfort, l'entreprise y a produit sa première locomotive à vapeur en 1880, avant de se développer dans les turbines et l'énergie, une activité cédée à l'américain General Electric fin 2015. Mais un an plus tôt, les syndicats alertaient déjà sur des menaces de suppressions de postes dans la branche transports à Belfort.

« Mirage »

Or, le carnet de commandes du groupe ne s'est pas rempli depuis, Alstom voyant même lui passer sous le nez un contrat de 44 locomotives diesel, achetées à son concurrent allemand Vossloh par Akiem, filiale de la SNCF et de la Deutsche Bank. L'usine de Belfort n'avait plus que quelques locomotives à fabriquer pour la SNCF et l'Azerbaïdjan jusqu'en 2018, puis pour la Suisse jusqu'en 2021.

Celle de Reichshoffen (1 000 salariés à ce jour), où sont assemblés les trains régionaux, n'a pas beaucoup plus de visibilité : la commande de 30 trains Intercités promise en février par le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, n'a toujours pas été concrétisée. Dans un courrier à François Hollande mercredi, des parlementaires dont les circonscriptions accueillent des sites d'Alstom s'en inquiètent : « D'aucuns commencent à douter de la réalité de cette commande », écrivent-ils. Les 13 sénateurs et députés espèrent « réellement que cette annonce n'avait pas seulement pour but d'être un mirage permettant de mieux faire accepter les autres annonces particulièrement pénalisantes pour les emplois des sites d'Alstom Transport ».

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STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre !

Par Veterans for Peace le 06 septembre 2016

 STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

Récemment, la photo poignante d’un enfant syrien ensanglanté et apparemment en état de choc, assis dans une ambulance à Alep, a été largement diffusée et commentée dans les médias nationaux et internationaux. En réponse, des journalistes ont appelé l’administration Obama à « prendre des mesures », y compris le bombardement de cibles militaires du gouvernement en Syrie.

«Veterans For Peace» éprouve une grande sympathie pour toutes les victimes en Syrie, et pour tous ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des amis et des proches dans cette guerre terrible.

Beaucoup d’entre nous sont des vétérans de conflits militaires qui ont été « vendus » aux citoyens américains grâce à des messages et des images poignants mais trompeurs. Nous dénonçons la manipulation d’images choisies de souffrance humaine comme une propagande destinée à justifier de nouvelles agressions militaires qui ne peuvent conduire qu’à davantage et morts et de souffrances. Pourquoi ne voit-on pas d’image de souffrance des deux côtés de cette guerre en Syrie ? Pourquoi utilise-t-on l’image d’un enfant blessé pour appeler à plus de violence ?

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » que certains pontes veulent imposer en Syrie sont des actes de guerre qui ne conduiraient qu’à davantage de violence et de destruction, comme cela a été le cas en Libye, un pays qui a été pratiquement détruit par une soi-disant «intervention humanitaire ».

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » mettraient les pilotes américains au contact direct des pilotes russes, ce qui conduirait à une dangereuse escalade militaire entre deux puissances nucléaires – une menace existentielle pour toute vie sur terre.

Cette diffusion à grande échelle de la photographie de l’enfant syrien n’est que l’exemple le plus récent et le plus révélateur du climat de guerre psychologique engagé contre l’opinion publique américaine et mondiale. Les médias déforment presque quotidiennement la guerre qui se déroule en Syrie en la présentant comme un combat entre des « rebelles » épris de démocratie et le « cruel dictateur Assad ». Ce qui se passe réellement en Syrie, ce sont des interventions étrangères visant à détruire le dernier pays laïc et multi confessionnel du Moyen-Orient. Des groupes d’extrémistes radicaux reçoivent des Etats-Unis des armes, un entraînement militaire et du soutien logistique ; ils reçoivent aussi des milliards de dollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar, deux monarchies non démocratiques, qu’un « changement de régime » en Syrie arrangerait bien.

Pour nous, la seule issue à cette crise syrienne et l’unique aide à apporter aux victimes de ce conflit, c’est l’arrêt des combats et non leur escalade. Le peuple syrien a le droit de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir.

Nous appelons le gouvernement américain à cesser toute assistance armée, politique et économique aux groupes armés qui combattent contre l’Etat syrien syrienne et à prendre des mesures pour amener ses alliés à faire de même.

« Veterans for Peace » appelle aussi à l’arrêt de toutes les sanctions économiques prises à l’encontre de la Syrie, surtout en matière de médicaments, y compris les anti-cancéreux.

Nous appelons le gouvernement américain à fournir l’assistance humanitaire nécessaire aux millions de réfugiés syriens et à autoriser l’entrée de davantage de réfugiés aux Etats Unis.

Le peuple syrien a le droit de se défendre contre les agressions étrangères et de s’opposer aux projets de « changement politique » que les Etats Unis et leurs alliés imposent à leur pays. Nous appelons tous les protagonistes de cette guerre à faire tout ce qu’ils peuvent pour que cesse cette tuerie de civils innocents.

Il est temps d’en finir avec la guerre en Syrie. Il est temps de se mettre à soigner les blessures de ce terrible conflit qui a été imposé aux Syriens. Nous devons assumer nos responsabilités quant au rôle de notre propre gouvernement. Nous devons permettre aux peuples de Syrie et du Moyen-Orient de vivre en paix.

Veterans for Peace | 06 septembre 2016

Article original en anglais : Veterans for peace.org

Traduction : Sylvie Jolivet

Source: http://arretsurinfo.ch/stop-a-la-guerre-en-syrie-ne-vous-laissez-pas-tromper-par-la-propagande-de-guerre/

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Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'islamisme, #l'immigration

Les pompiers pyromanes.

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés.

Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015.

Cet article a été publié il y a un an.

La manipulation médiatique apparait clairement avec le recul.

 

Grace aux révélations d'août 2016 sur le financement par George Soros de nombreuses de ces organisations, nous pouvons donc mieux comprendre le dessous des cartes.

 

L’initiateur et principal organisateur du rassemblement « pas en notre nom » du 5 septembre à Paris – se revendiquant « citoyen » et « spontané » – n’est autre que Raphaël Glucksmann, fils d’André Glucksmann et proche de Bernard-Henri Lévy.

Un rassemblement coloré politiquement programmé avant la « crise »des réfugiés syriens pour protester contre le gouvernement Assad.

N’est-il pas troublant de constater que l’un des principaux organisateurs du rassemblement qui a appelé à manifester via Face Book notamment « les « simples citoyens ne pouvant rester indifférents à une tragédie humaine qui déshonore la France et l’Europe » fasse précisément partie des idéologues fervents partisans des guerres « humanitaires » qui ont contribué à détruire des pays entiers et à jeter des millions de gens sur les routes de l’exode ?

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Les groupes armés liés à l’ASL et le CNS, ont adopté en 2011 le drapeau à trois étoiles de l’indépendance ce qui est paradoxal et une profanation, car ce drapeau incarnait le refus de l’ingérence et du protectorat alors que les groupes d’ « opposants » armés ou pas, sont soutenus financièrement par les monarchies du Golfe et appellent à l’intervention occidentale contre la Syrie souveraine. Groupes qui se sont peu à peu fondu dans al-Nosra affilié à al-Qaida ou à l’EIIL.

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL  d’al-Nosra affilié à al-Qaida,  après la prise d’Idlib  le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah  [http://www.dailystar.com.]

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL d’al-Nosra affilié à al-Qaida, après la prise d’Idlib le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah [http://www.dailystar.com.]

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants », nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

Les drapeaux des groupes armés en Syrie et les drapeaux turcs – un Etat qui soutient les groupes terroristes en Syrie – étaient très présents lors du rassemblement de Paris le 5 septembre. Les 8 millions de Syriens qui ont fui la terreur instaurée par les « opposants » et sont allés dans les zones sous contrôle du gouvernement Assad qui leur assure protection doivent se sentir très offensés par ce genre de mélange des genres.

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Au niveau des organisateurs de ce rassemblement se revendiquant « citoyen » et « spontané », appelé « Pas en notre nom – #RéfugiésMigrantsDignité », outre Glucksmann, il y avait Amnesty, Ensemble, le NPA, SOS racisme, l’Unef, Solidaires Etudiants, et plusieurs associations. Les militants du Parti de Gauche et du Parti Communiste y ont participé à titre individuel, laissant les drapeaux au placard.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Amnesty a toujours montré sa vraie couleur dans la guerre qui frappe la Syrie.

Les Syriens qui en leur grande majorité sont fidèles à leur gouvernement et ont combattu l’intervention étrangère dans leur pays par groupes terroristes interposés, ne l’oublierons pas.

 

A noter que malgré le fait qu’Amnesty France a été impliquée dans l’organisation de cet évènement piloté par André Glucksmann, son site internet garde un profil bas à ce sujet.

 

 

Amnesty International 

Rassemblement citoyen #PasEnNotreNom à Paris

[du 05/09/2015 au 05/09/2015]

Notre organisation appelle à rejoindre le rassemblement citoyen en solidarité avec les réfugiés et migrants organisé ce samedi à 17 h, place de la République à Paris.

Rejoignez le groupe Facebook de ce rassemblement citoyen.

 Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

Images montrant les drapeaux des « opposants » armés en Syrie et les drapeaux turcs – un pays qui soutient les groupes terroristes en Syrie – très présents dans la manifestation de Paris le 5 sept.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Par Silvia Cattori | 8 septembre 2015

Source: http://arretsurinfo.ch/les-pompiers-pyromanes/

Arrêt sur Info se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article. Les opinions exprimées n'engagent que son auteur.

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Géopolitique de la corruption : travaux pratiques. La méthode Soros pour les nuls, l’exemple roumain

8 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Géopolitique de la corruption :
travaux pratiques


La méthode Soros pour les nuls, l’exemple roumain



2016-08-19_16h29_24Le 26 août 2016 – Source Katehon

La Roumanie est l’un des pays européens les plus orientés vers le projet géopolitique atlantiste. Malgré ses habitants chrétiens orthodoxes, ses élites suivent toujours un cours strictement pro-UE et pro-américain. La raison en est très simple : c’est un pays dont les élites et la société civile ont été complètement formatées par les ONG américaines, notamment par celles de George Soros. L’histoire de la Roumanie mérite une attention particulière, car elle est exemplaire par sa réussite en montrant comment les méthodes d’établissement de la domination libérale occidentale fonctionnent réellement.

 

Comment ça a commencé

En début des années 1980, George Soros a commencé à financer des groupes de résistance et des gens dans les régimes communistes en Europe orientale promouvant les idées d’Open Society. En 1979, Open Society a pénétré en Europe de l’Est (États communistes) et centrale, mais aussi dans de nombreux autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. En 1992, Soros a fondé − à Budapest − la Central European University, formant des cadres sélectionnés à travers l’Europe de l’Est et l’ex-URSS, y compris la Roumanie.

Officiellement, George Soros s'est engagé dans les affaires roumaines dans les derniers jours de 1989, après la chute du régime de Ceaucescu. Mais certains disent que le travail du magnat américain juif d'origine hongroise, a commencé bien avant la chute du régime communiste.

Même si il n’a jamais reconnu son implication en Roumanie avant 1989, Soros a admis qu’il était impliqué dans d’autres pays communistes, en soutenant financièrement les opposants à ces régimes. Étant donné que Soros a fondé le Groupe pour le dialogue social, le 31 décembre 1989, et la Fondation Open Society dans les premiers jours de 1990, il est peu probable que les premiers membres aient été trouvés au hasard dans la rue. C’était préparé depuis l’époque du régime de Ceaucescu.

Selon une enquête journalistique par le journal roumain Adevarul, le début des années 1990 a été une période d’assujettissement idéologique de la Roumanie par les États-Unis. Ainsi les États-Unis ont créé la première télévision privée roumaine Canal SOTI et alloué d’énormes sommes d’argent pour la formation des journalistes. La Fondation Soros a été le principal contributeur à ce projet. Toutes les structures de l’opposition politique, y compris les syndicats indépendants, les syndicats d’étudiants et les partis politiques ont été financés par les fonds américains : Open Society, Freedom House, NED, Institut national républicain.

Ainsi, des fonds américains et George Soros ont formé la majeure partie de la classe politique roumaine et de la communauté des journalistes. Par exemple, l'actuel ministre de la Défense Mihnea Motoc a reçu à cette époque une bourse d'études à l'Université George Washington et depuis ce temps est devenu un agent de l'influence américaine. Comme dans d'autres pays post-communistes, Soros visait à contrôler le système d'éducation. Entre 1990 et 1994, la Fondation a été chargée de l'élaboration de « manuels » – écrits par des membres de la Fondation – en collaboration avec le ministère de l'Éducation.

La première organisation de Soros en Roumanie a été le Groupe pour le dialogue social (GDS) avec les membres fondateurs suivants : Silviu Brucan, Andrei Plesu, Gabriel Andreescu et Stelian Tanase.

Officiellement, Soros a fondé à Bucarest en 1990, la fondation qui porte son nom : Fondation Soros (FSD). Plus tard, le nom a été changé en Open Society Foundation. Elle a été parmi les premières ONG établies en Roumanie.

L’étreinte de Soros

Le premier représentant direct de George Soros en Roumanie était Sandra Pralong (Sandra Marilyn Andreea Budis) une personne qui, pas par hasard, a émigré de Roumanie dans les années 1970, puis est revenue après le renversement de Ceausescu. Sandra Pralong était conseillère du président Emil Constantinescu, elle est conseillère de l’actuel président roumain Klaus Iohannis.

Il est à noter que le Premier ministre roumain actuel Dacian Ciolos, un ancien commissaire de l'UE pour l'agriculture, était un membre des Amis de l'Europe, une association financée par la fondation Open Society. Un fait qu'il a oublié de communiquer au peuple roumain. Cependant, son gouvernement a été souvent désigné comme « le gouvernement de Soros » en raison du fait qu'il est entièrement formé d'anciens militants d'ONG, d'étudiants Soros, de gestionnaires de sociétés multinationales et d'ardents atlantistes. Donc, ce pays est aujourd'hui ouvertement gouverné par le milliardaire américain.

Le réseau

En plus du Groupe pour le dialogue social (GDS) et de la Fondation Soros, le financier américain a développé une myriade d’ONG liées à ses structures. Voici quelques noms parmi elles : Centre Soros de conseils en placement, Centre Soros de conseils pour l’éducation, Union pour la reconstruction de la Roumanie, Centre pour le partenariat et l’égalité, Centre pour le développement économique, Fondation Concept, Centre pour les droits humains – Bucarest, Association pour les droits de l’homme en Roumanie – Comité Helsinki (APADOR-CH), Association Pro-Démocratie, Société académique roumaine, etc., qui ont à leur tour donné naissance à d’autres ONG.

Parmi les membres de ces organisations, vous pouvez facilement trouver d'anciens ministres, des conseillers de présidents roumains, des directeurs d'institutions de l'État, des journalistes influents. Il convient de noter que trois des quatre présidents roumains ont eu des conseillers ou des personnes formées par le réseau Soros.

En réalité, c’était un véritable réseau : Soros Open Network Romania. Dans ce réseau fonctionnent une grande variété d’organisations. Les ONG du réseau les plus connues sont :

APD. Fondé en Août 1990 par Adrian Mourousis à Brasov. Il a été financé, en premier lieu, par le National Democratic Institute, puis est entré dans la pyramide SON (ie Fondation Soros) . Il dispose de trente succursales à travers le pays et de plus de mille membres. Spécialisation : supervision des élections, décompte parallèle des voix, etc. Organise chaque année l’Université d’été de Balvanyos (Covasna), ainsi que la Ligue pro-européenne, l’Union de la jeunesse hongroise et le FIDESZ.

Pro-Démocratie est financé en plus de SON (ie Fondation Soros) par le National Democratic Institute, Freedom House. USAID (Agence américaine pour le développement international) et Westminster Foundation pour la démocratie.

Société académique roumaine (SAR). Elle est dirigée par Alina Mungiu. Elle a promu et réalisé la fusion entre le Parti démocratique et le Parti national libéral. Ainsi, le Parti national libéral, parti historique roumain, qui avait précédemment une aile souverainiste conséquente, a été complètement détourné par les militants de Soros. Alina Mungiu est une activiste anti religion orthodoxe et la sœur de Cristian Mungiu, réalisateur roumain, décoré par un Oscar pour un film justifiant l’avortement.

Le financement du fonds Mungiu provient de l’Open Society Institute, de la Banque mondiale, de Freedom House (James Woolsey), et du German Marshall Fund.

Association pour les droits de l’homme en Roumanie – Comité Helsinki (APADOR-CH). Dirigé d’abord par Renate Weber, puis en 1996 par Monica Macovei.

Groupe pour le dialogue social (GDS) Fondé en 1990. GDS comprend les personnes, décrites par les médias comme des intellectuels de la Roumanie aujourd’hui : Gabriela Adameşteanu, Mariana Celac, Andrei Cornea, Andrei Oisteanu, Adrian Cioroianu, etc.

En tête des personnalités du réseau Soros Open Network Roumanie on trouve Renate Weber, Alina Mungiu, Monica Macovei, Cristian Parvulesc, Mihai Razvan Ungureanu, Adrian Cioroianu, etc.

L’histoire d’une réussite

L’un des meilleurs exemples de travail du réseau Soros est la carrière de Mihai Razvan Ungureanu, le chef actuel du service de renseignement roumain, ancien Premier ministre (2012) et ministre des Affaires étrangères (2004-2007). Depuis 1997, Razvan Ungureanu a travaillé pour la Fondation Soros. Cela lui a permis de bénéficier de bourses et de stages. Ainsi, en 1990 -1991, Ungureanu a reçu une bourse d’études pour une maîtrise dans le Collège St. Croix à l’Université d’Oxford. Cela lui a permis de devenir plus tard membre de la prestigieuse Association européenne des études juives à Oxford. En 1998, Ungureanu est devenu un senior fellow au Centre d’études hébraïques et juives au sein de son Collège St. Croix (Oxford), le plus célèbre centre de ce genre dans le monde. Le Prix Posen lui a été attribué après qu’il a également bénéficié d’une bourse pour deux ans (1996/1997 et 1997/1998), à la célèbre Université hébraïque à Jérusalem. En 2000, Ungureanu délivre des cours comme Senior Reader à L’École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne) et en 2003 Ungureanu est Senior Reader au George C. Marshall Center for Security Studies à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne). Mihai Razvan Ungureanu est un exemple des possibilités offertes par la Fondation Soros et George Soros aux jeunes Roumains. La même chose peut être dite pour beaucoup d’autres parmi ceux cités précédemment.

La liste des Soros

Voici une liste de quelques-uns des membres anciens ou actuels du Groupe pour le dialogue social, de la Fondation Open Society et d’autres ONG affiliées au réseau présentes dans les médias roumains :

Dacian Ciolos, Premier-ministre de la Roumanie.
Sandra Pralong, ancienne conseillère du président Emil Constantinescu, actuelle conseillère du président Klaus Johannis.
Mihai Razvan Ungureanu, ancien ministre des Affaires étrangères (2004 – 2007), directeur du Service de renseignement extérieur (SIE 2007 – 2012), Premier ministre de la Roumanie (février 2012 – mai 2012) actuellement à nouveau directeur du SIE.
Helvig Edward, Chef du SRI une autre agence de renseignement roumaine, ancien directeur général de l’Institut d’études sociales, ancien conseiller du ministre de l’Intérieur − C. Dudu Ionescu −, ancien conseiller de Mugur Isarescu − la tête de la Banque de Roumanie−, ancien membre du Bihar, ancien député européen, ancien ministre du développement régional et du Tourisme
Corina Şuteu, actuelle ministre de la Culture, ancienne directrice de l’Institut culturel roumain à New York.
Raluca Alexandra Pruna, actuelle ministre de la Justice, membre fondateur de Transparency International – Roumanie

Voir la liste complète sur l’article original

Katehon

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale Par Olivier Demeulenaere

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale

Ou la vraie raison pour laquelle la Russie et la Syrie sont ciblées en ce moment.

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[un article de SCGnews.com traduit par Les Brindherbes engagés]

Une synthèse de très bonne facture pour qui veut comprendre les grands enjeux géopolitiques de notre époque – jusqu’aux développements les plus récents et les plus brûlants. Les habitués du blog s’y sentiront en terrain familier : Le cocktail explosif de pétrole, de gaz et de dollars de l’Empire états-unien va-t-il nous mener à la troisième guerre mondiale ? OD

 

« Contrairement à la croyance populaire, la conduite des nations sur la scène internationale n’est presque jamais motivée par des considérations morales, mais plutôt par un cocktail obscur d’argent et de géopolitique. Ainsi, lorsque vous voyez les porte-paroles de la classe dirigeante commencer à diaboliser un pays étranger, la première question dans votre esprit doit toujours être « qu’y a-t-il réellement en jeu ici ? »

Depuis quelque temps la Russie, la Chine, l’Iran et la Syrie ont été dans le collimateur. Une fois que vous comprenez pourquoi, les événements qui se déroulent dans le monde en ce moment prennent beaucoup plus de sens.

Le dollar américain est une monnaie unique. En effet, son design actuel et sa relation à la géopolitique ne ressemblent à aucune autre dans l’histoire. Si elle a été la monnaie de réserve mondiale depuis 1944, ce n’est pas ce qui la rend unique. Beaucoup de monnaies ont successivement tenu le statut de réserve au cours des siècles, mais ce qui rend le dollar unique, c’est le fait que depuis le début des années 1970, il a été, à quelques exceptions notables près, la seule monnaie utilisée pour acheter et vendre du pétrole sur le marché mondial.

Avant 1971, le dollar américain était indexé sur la valeur de l’or, du moins officiellement. Selon le FMI, dès 1966, les banques centrales étrangères détenaient 14 milliards de dollars américains, mais les États-Unis avaient seulement 3,2 milliards de dollars en or alloué pour couvrir les avoirs étrangers.

Traduction : la Réserve fédérale a imprimé plus d’argent qu’elle ne pouvait réellement garantir.

Le résultat a été une inflation galopante et une fuite générale du dollar.

En 1971, dans ce qui est devenu plus tard le «choc Nixon», le président Nixon a complètement supprimé l’étalon-or du dollar.

À ce stade, le dollar est devenu une monnaie fiduciaire basée uniquement sur la dette. Avec une monnaie indexée sur la dette, l’argent est littéralement fabriqué a la demande.

Environ 70% de la monnaie en circulation est créée par les banques ordinaires qui sont autorisées à prêter plus que ce qu’elles ont véritablement sur leurs comptes.

Le reste est créé par la Réserve fédérale, qui prête de l’argent qu’elle n’a pas, la plupart du temps au gouvernement.

Un peu comme des chèques en bois, sauf que pour les banques, c’est légal. Cette pratique qui est appelé le système bancaire de réserve fractionnaire est soi-disant régulé par la Réserve fédérale, une institution qui se trouve être détenue et contrôlée par un conglomérat de banques privées, et aucune agence ou succursale du gouvernement ne réglemente la Réserve fédérale.

Maintenant, pour rendre les choses encore plus intéressantes ces prêts de réserve fractionnaires ont des intérêts attachés, mais l’argent pour payer ces intérêts n’existe pas dans le système. En conséquence, la somme de la dette totale est toujours supérieure a la somme d’argent en circulation, et pour pouvoir subsister l’économie doit sans cesse croître.

Ce n’est évidemment pas durable.

Maintenant, vous vous demandez peut-être comment le dollar a maintenu une position dominante sur la scène mondiale depuis plus de quarante ans, si ce n’est rien de plus qu’une chaîne de Ponzi élaborée.

Eh bien c’est là que le dollar rencontre la géopolitique.

En 1973, sous couvert de la crise artificielle du pétrole dans l’OPEP, l’administration de Nixon a entamé des négociations secrètes avec le gouvernement d’Arabie Saoudite pour établir ce qui est depuis appelé le système de recyclage des pétrodollars. En vertu de l’accord, les Saoudiens ne vendraient leur pétrole qu’en dollars américains, et devraient investir la majorité de leurs profits pétroliers excédentaires dans les banques américaines et les marchés de capitaux. Le FMI devrait alors utiliser cet argent pour faciliter les prêts aux pays importateurs de pétrole qui avaient des difficultés a assumer l’augmentation des prix du baril. Le paiement et les intérêts sur ces prêts seraient évidemment libellés en dollars américains.

Cet accord a été formalisé dans la « Commission Américano-Saoudienne sur la coopération économique » mise en place par Henry Kissinger, le secrétaire d’Etat de Nixon en 1974.

Un autre document publié par le Congressional Research Service (service de recherche du Congrès) révèle que ces négociations leur donnaient un avantage supplémentaire, puisque les responsables américains discutaient ouvertement la possibilité de saisir militairement des champs de pétrole en Arabie Saoudite.

“Aux États-Unis, le choc pétrolier a entraîné une inflation, de nouvelles préoccupations quant aux investissements étrangers des pays producteurs de pétrole, et la spéculation ouverte sur ​​l’opportunité et la faisabilité de prise militaire des champs de pétrole en Arabie Saoudite ou d’autres pays. Dans la foulée de l’embargo, les deux responsables saoudiens et américains ont travaillé à renforcer la relation bilatérale sur la base d’une opposition commune au communisme, une coopération militaire renouvelé, et grâce à des initiatives économiques qui ont favorisé le recyclage des pétrodollars saoudiens aux États-Unis par l’intermédiaire d’investissements saoudiens dans les infrastructures, l’expansion industrielle, et des titres américains.”

Le système a été élargi en 1975 pour inclure le reste des membres de l’OPEP.

Bien que présenté comme un tampon pour les effets récessifs de la hausse des prix du pétrole, ce dispositif a eu un effet secondaire caché. Il a supprimé les contraintes traditionnelles sur la politique monétaire américaine.

La Réserve fédérale est depuis libre d’augmenter les réserves monétaires à volonté. La demande toujours croissante de pétrole permet d’éviter l’abandon du dollar, tout en distribuant les conséquences inflationnistes à l’ensemble de la planète.

Le dollar est passé d’une monnaie indexée sur l’or à une monnaie soutenue par l’or noir. Il est également devenu premier produit d’exportation des USA.

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment l’économie américaine a été en mesure de rester à flot tout en ayant plusieurs milliards de dollars de déficit commercial pendant des décennies ?

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que les États-Unis détiennent une telle quantité disproportionnée de la richesse mondiale quand 70% de l’économie américaine est basée sur la consommation ?

Dans l’ère moderne, les combustibles fossiles font tourner le monde. Ils se sont intégrés dans tous les aspects de la civilisation : l’agriculture, le transport, les matières plastiques, le chauffage, la défense et la médecine, et la demande ne cesse de croître encore et toujours.

Tant que le monde a besoin de pétrole, et aussi longtemps que le pétrole est vendu uniquement en dollars américains, il y aura une demande de dollars, et c’est cette demande qui donne au dollar sa valeur.

Pour les États-Unis c’est une affaire primordiale. Les dollars sortent, soit en tant que papier ou chiffres dans un système informatique, tandis que des produits et des services réels et tangibles entrent.

Cependant, pour le reste du monde, ce n’est qu’une forme très sournoise d’exploitation.

Que le commerce mondial se fasse principalement en dollars fournit également à Washington une arme financière puissante au travers de sanctions. Cela est dû au fait que la plupart des transactions à grande échelle en dollars doivent nécessairement passer par les États-Unis.

Ce système des pétrodollars est resté incontesté jusqu’en septembre 2000, lorsque Saddam Hussein a annoncé sa décision de vendre le pétrole irakien en euros plutôt qu’en dollars. C’était une attaque directe contre le dollar, et certainement l’événement géopolitique le plus important de l’année, mais seulement un article dans les médias occidentaux anglophones l’a mentionné.

project for a new american centuryLe même mois où Saddam annonçait qu’il s’éloignait du dollar, une organisation appelée le «Projet pour un Nouveau Siècle Américain », dont il s’avère que Dick Cheney est membre, a publié un document intitulé «Reconstruire la stratégie, les forces et ressources de défense américain pour un nouveau siècle ».

Ce document a appelé à une augmentation massive des dépenses militaires américaines et une politique étrangère plus agressive afin d’étendre la domination des États-Unis dans le monde entier. Cependant le document a déploré que la réalisation de ces objectifs risquait de prendre de nombreuses années « en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor ».

Un an plus tard ils avaient ce qu’ils souhaitaient.

Profitant de la réaction émotionnelle du 11 septembre, l’administration Bush fut capable d’envahir l’Afghanistan et l’Irak ainsi que de voter le Patriot Act sans réelle résistance.

Il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak et ce n’était en aucun cas une question de mauvais renseignements. C’était purement et simplement un mensonge prémédité, et la décision d’invasion a été prise en parfaite connaissance des désastres qui en découleraient.

Ils savaient exactement ce qui allait se passer, mais en 2003, ils l’ont quand même fait. Une fois les champs de pétrole irakiens sous contrôle des États-Unis, les ventes de pétrole en euros ont été immédiatement interrompues. Mission accomplie.

Peu de temps après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a tenté d’étendre ces guerres à l’Iran. Le gouvernement iranien aurait soit-disant travaillé à la construction d’une arme nucléaire. Après le fiasco irakien, la crédibilité de Washington a été gravement endommagée et par conséquent ils n’ont pas réussi à mobiliser le soutien international ou national pour une intervention. Leurs efforts ont en outre été sabotés par des éléments au sein de la CIA et du Mossad qui ont publiquement affirmé que l’Iran n’avait pas encore pris la décision de développer des armes nucléaires, encore moins commencé à le faire. Toutefois, la campagne de diabolisation contre l’Iran a continué même sous l’administration Obama.

Pourquoi ?

Eh bien, pourrait-il y avoir quelque chose à voir avec le fait que depuis 2004, l’Iran a entamé l’organisation d’une bourse pétrolière indépendante ? Ils construisaient leur propre marché du pétrole, et il n’allait pas être lié au dollar. Les premières livraisons de pétrole ont été vendus sur ce marché en juillet 2011.

Incapables d’obtenir la guerre qu’ils voulaient, les États-Unis ont utilisé l’ONU pour imposer des sanctions contre l’Iran. L’objectif des sanctions était de renverser le régime iranien. Bien qu’elles aient infligé des dégâts sur l’économie iranienne, les mesures n’ont pas réussi à déstabiliser le pays. Cela était dû en grande partie à l’aide de la Russie à contourner les restrictions bancaires étatsuniennes.

En février 2009, Mouammar Kadhafi a été nommé président de l’Union africaine. Il a immédiatement proposé la formation d’un État unifié avec une monnaie unique. C’était la nature de cette monnaie proposée qui l’a tué.

En mars 2009, l’Union africaine a publié un document intitulé «Vers une monnaie unique africaine ». Les pages 106 et 107 de ce document précisent les avantages et les techniques de gestion d’une banque centrale africaine utilisant l’étalon-or. À la page 94 il est dit explicitement que la clé de la réussite de l’Union monétaire de l’Afrique serait la « l’indexation éventuelle d’une monnaie unique africaine au plus monétaire de tous les biens – l’or. » (Notez que le numéro de page est différent selon les versions du document qu’ils ont publié.)

En 2011, la CIA s’est installée en Libye et a commencé à soutenir des groupes militants dans leur campagne pour renverser Kadhafi alors que les États-Unis et l’OTAN imposaient et élargissaient une résolution de zone d’exclusion aérienne Onusienne pour faire pencher la balance avec des frappes aériennes. La présence d’extrémistes d’Al-Qaïda parmi ces combattants rebelles a été discrètement étouffée.

La Libye, comme l’Iran et l’Irak avait commis le crime impardonnable de remettre en cause le dollar américain.

L’intervention de l’OTAN en Libye a continué dans une guerre secrète contre la Syrie. Les arsenaux du gouvernement libyen ont été pillés et les armes ont été expédiés via la Turquie aux groupes rebelles syriens travaillant pour renverser Assad. Il était déjà clair à ce stade que beaucoup de ces combattants avait des liens avec des organisations terroristes. Cependant l’appareil de sécurité nationale des États-Unis considère qu’il s’agit d’un mal nécessaire. En fait, le Conseil sur les relations étrangères (CFR) a publié un article en 2012 déclarant que

«L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience de combat d’Irak, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des conséquences mortelles. Bref, l’Armée Libre Syrienne (ALS) a besoin d’al-Qaïda en ce moment. »

(Chapeau à theantimedia.org pour avoir mis le doigt là-dessus.)

Soyons clairs ici, les États-Unis ont mis l’EIIL/ISIS/Daesh au pouvoir.

En 2013, ces mêmes rebelles syriens en cheville avec Al-Qaïda ont lancé deux attaques au gaz sarin. Il s’agissait d’une tentative pour faire accuser Assad et mobiliser le soutien international pour une intervention militaire. Heureusement, ils ont été exposés par les enquêteurs de l’ONU et les Russes et l’appel à des frappes aériennes est tombé complètement à l’eau quand la Russie est intervenue pour négocier une solution diplomatique.

La campagne pour le changement de régime en Syrie, comme en Libye a été présenté en termes de droits de l’homme. Évidemment, ce n’est pas le véritable motif.

En 2009, le Qatar a mis sur la table une proposition visant à lancer un pipeline de gaz naturel à travers la Syrie et la Turquie à destination de l’Europe. Assad a toutefois rejeté cette offre, et en 2011 il a arrangé un pacte avec l’Irak et l’Iran pour faire un pipeline vers l’est, mettant ainsi le Qatar et l’Arabie Saoudite complètement sur la touche. Il n’est pas surprenant que le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie aient été les puissances régionales les plus insistante en faveur d’un renversement du gouvernement syrien.

Mais pourquoi cette histoire de pipeline a mis la Syrie dans la ligne de mire de Washington ? Trois raisons:

1. Cette disposition du pipeline aurait significativement renforcé la position de l’Iran, leur permettant d’exporter vers les marchés européens sans avoir à passer par l’un des alliés de Washington. Cela réduit évidemment l’effet de levier du gouvernement américain.

2. La Syrie est le plus proche allié de l’Iran. Son effondrement affaiblirait intrinsèquement l’Iran.

3. Syrie et l’Iran ont signé un accord de défense mutuelle, et une intervention américaine en Syrie pourrait ouvrir la porte à un conflit ouvert avec l’Iran.

En février 2014, ce jeu d’échec mondial s’est emballé sur un nouveau territoire : l’Ukraine. La véritable cible était cependant la Russie.

Voyez-vous, la Russie se trouve être le deuxième plus grand exportateur de pétrole au monde, et non seulement ils ont été une épine diplomatique dans le pied de Washington, mais ils ont également ouvert une bourse de l’énergie en 2008, avec des ventes libellées en roubles et en or. Ce projet était en préparation depuis 2006, ils ont également travaillé avec la Chine à retirer le dollar dans l’ensemble de leur commerce bilatéral.

La Russie a également travaillé à l’organisation d’une Union économique eurasienne, qui comprend l’intention d’adopter une unité monétaire commune, et qui devrait avoir son propre marché énergétique indépendant.

Ce qui nous mène à la crise en Ukraine. Celle-ci s’est vue offrir un choix : rejoindre l’UE ou adhérer à l’Union eurasienne. L’Europe a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une offre exclusive. L’Ukraine ne pouvait pas joindre les deux. La Russie, pour sa part, affirmait que l’adhésion aux deux ne posait pas de problème. Le président Ianoukovitch a décidé d’écouter la Russie.

En réponse, le dispositif de sécurité nationale des États-Unis a fait ce qu’il fait le mieux : ils ont renversé Ianoukovitch et installé un gouvernement fantoche. Pour voir la preuve complète de l’implication de Washington à la veille du coup d’état regardez « La crise en Ukraine ce qu’on ne vous dit pas » (en anglais, ndlr).

Cet article du Guardian est également intéressant à lire.

Bien que tout cela semblait se passer au mieux dans un premier temps, les États-Unis ont rapidement perdu le contrôle de la situation. La Crimée a organisé un référendum et le peuple a voté massivement pour la sécession de l’Ukraine et la réunification avec la Russie. La transition a été ordonnée et pacifique. Personne n’a été tué, mais l’Occident a immédiatement maquillé l’événement comme un acte d’agression russe, et cela est devenu dès lors le leitmotiv.

La Crimée est importante sur ​​le plan géostratégique en raison de sa position sur la mer Noire qui permet la projection de la puissance navale Russe dans la Méditerranée. Elle a également fait partie du territoire russe pour la plupart de l’histoire récente.

Les États-Unis pressent pour l’inclusion de l’Ukraine dans l’OTAN depuis des années. Une telle démarche placerait les forces américaines à la frontière de la Russie et aurait pu potentiellement aboutir à la perte de bases navales Russes en Crimée. C’est pourquoi la Russie a immédiatement accepté les résultats du référendum de Crimée et rapidement renforcé le territoire.

Pendant ce temps dans l’Est de l’Ukraine, deux régions ont déclaré l’indépendance de Kiev et ont tenu leurs propres référendums. Les résultats sont évidemment quasi unanimement en faveur de l’indépendance.

Kiev a répondu à cela avec ce qu’ils appellent des opérations anti-terroristes. En pratique, cela a été une campagne massive et aveugle des bombardements qui ont tué des milliers de civils. Apparemment, tuer des civils n’est pas considéré comme une agression pour l’Occident. En fait, le FMI a mis en garde explicitement le gouvernement provisoire que leur prêt de 17 milliards de dollars d’aide pourrait être en danger s’il n’était pas en mesure de mettre un terme au soulèvement en Ukraine orientale.

Alors que la guerre contre l’Ukraine de l’Est faisait rage, des élections ont eu lieu et Petro Porochenko a été élu président. Il s’avère que Porochenko a été exposé par un câble diplomatique divulgué et publié par Wikileaks en 2008 après avoir travaillé comme informateur pour le Département d’Etat des États-Unis depuis 2006. Ils se sont référés à lui comme «Notre taupe Ukrainienne» et la plupart des câbles visés faisaient état de l’information qu’il fournissait. (Un câble distinct a montré que les États-Unis savaient Porochenko corrompu, même à ce moment-là.)

Avoir une marionnette en place ne s’est cependant pas avéré être suffisant pour donner à Washington la plus haute main dans cette crise. Qu’est-ce que Washington fait quand elle n’a pas d’autre moyen de pression ? Ils imposent des sanctions, ils diabolisent et ils montrent les dents (ou utilisent une opération sous fausse bannière).

Ce n’est pas une très bonne stratégie pour traiter avec la Russie. En fait, elle a déjà fait contre-feu. Les sanctions ont simplement poussé la Russie et la Chine dans une coopération plus étroite et accéléré le programme de dé-dollarisation de la Russie. Et en dépit de la rhétorique, cela n’a pas conduit à l’isolement de la Russie. Les États-Unis et l’OTAN ont mis un fossé entre eux et la Russie, mais pas entre la Russie et le reste du monde (cherchez ‘BRICS’ si vous n’êtes pas sûr à ce sujet).

Ce nouvel axe anti-dollar va plus loin que l’économie. Ces pays comprennent ce qui est en jeu ici. C’est pourquoi, dans le sillage de la crise ukrainienne la Chine a proposé un nouveau pacte de sécurité eurasienne qui inclurait la Russie et l’Iran.

Examinez les implications ici tandis que l’administration Obama commence les bombardements en Syrie, qui a également un accord de défense mutuelle avec l’Iran.

Ce n’est pas la guerre froide 2.0. C’est la Guerre Mondiale 3.0. Les masses peuvent ne pas encore voir l’ensemble du tableau, mais l’Histoire s’en souviendra de cette façon.

Les alliances se solidifient déjà et une guerre chaude est en cours sur plusieurs fronts. Si les provocations et les guerres par procuration continuent, ce n’est qu’une question de temps avant que les grandes puissances s’affrontent directement, et ça c’est une recette pour un désastre.

Est-ce que tout cela vous semble fou ?

Eh bien, vous avez raison. Les gens qui dirigent le monde en ce moment sont fous, et le public somnambule marche vers une tragédie. Si vous voulez modifier le cours des affaires courantes, il n’y a qu’une seule façon de le faire. Vous devez réveiller ce public. Même les armes les plus puissantes sont neutralisées si vous atteignez l’esprit de l’homme derrière la gâchette.

Comment pouvons-nous réveiller les masses me demanderez-vous ? N’attendez pas que quelqu’un d’autre réponde à votre place. Faites preuve de créativité. Agissez comme si le futur de vos enfants et petits-enfants en dépendait, car c’est exactement le cas.

Source : SCGnews.com, le 11 septembre 2014

Traduit par Manu Gignoux pour Les Brindherbes Engagés

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Quelques rappels :

En route vers la troisième guerre mondiale ?

La chute du pétrodollar résonnera sur la planète entière (Jim Willie)

11 septembre, Journée officielle des « merdias » et du mensonge d’Etat

Nous avons le pouvoir de refuser le projet des Etats-Unis ! (Peter Koenig)

« Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur » (D. Ganser)

Les USA, pour tenter de ralentir leur déclin, entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie (P. Leconte)

Revoir aussi :

[Vidéo] Pourquoi l’Amérique a-t-elle besoin d’une grande guerre en Europe ?

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À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre. Par Christelle Néant.

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #La guerre

À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre

Alors que doucement, mais sûrement, le nombre de bombardement de l'armée ukrainienne augmente à nouveau à peine quelques jours après l'entrée en vigueur du nouveau cessez-le-feu, l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne, pourtant garants des accords de Minsk, continuent de fermer les yeux sur la situation réelle.

Alors que 49 violations dont 10 avec de l'artillerie de 122 mm ont été enregistrées ces dernières 24 h de la part de l'armée ukrainienne, et que Porochenko continue de fanfaronner en public sur le fait qu'il n'appliquera pas deux des points pourtant majeurs des accords de Minsk que sont la loi sur la décentralisation et celle sur les élections, la France et l'Allemagne continuent de commenter la situation d'une manière totalement décalée de la réalité.

Ainsi l'Allemagne a réaffirmé le fait que les sanctions contre la Russie ne seront levées que s'il y a des progrès concernant l'application des accords de Minsk, alors que pour les avoir participé aux négociations qui ont abouti à ces accords la chancelière allemande est censée savoir qu'ils ne concernent en RIEN la Russie…

Le président français, François Hollande, est lui encore plus déconnecté des réalités. Dans un discours hallucinant de mauvaise foi crasse, le président français a en effet exhorté Vladimir Poutine à « regarder en face la situation en Ukraine et en Syrie » (sic).

Comment cet homme qui ferme délibérément les yeux sur les crimes de guerre et le génocide commis par l'armée ukrainienne, les mouvements nazis qui prennent de plus en plus de pouvoir y compris politique en Ukraine, et l'effondrement en cours de la situation politique et économique, peut-il oser dire au président russe, qui lui est bien informé et loin de fermer les yeux sur toutes ces horreurs, de regarder la situation en face ? On en reste pantois devant un tel culot.

Monsieur Hollande et madame Merkel, feraient bien de regarder bien en face, la montée de plus en plus violente des groupuscules nazis en Ukraine, qui n'ont pas hésité une seconde et en totale impunité, à incendier à Kiev le bâtiment d'une chaîne de télévision qui osait dire certaines vérités qui dérangent en Ukraine. Sans l'intervention de députés courageux, qui ont exfiltré les employés de la chaîne TV piégés dans le bâtiment, cette histoire aurait pu finir comme l'incendie du bâtiment des syndicats à Odessa. On attend toujours la réaction des pseudo organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch, l'ONU, ou l'UE, qui restent bien silencieuses…

Les deux dirigeants européens feraient bien aussi de regarder de près la venue de ces journalistes américains sur le front, pour filmer des violations des accords de Minsk par les troupes de la République Populaire de Donetsk, qui n'existent pas, et ce malgré toutes les provocations de l'armée ukrainienne. Ou de s'intéresser à l'arrivée de ces containers de produits chimiques qui font craindre le risque d'une attaque chimique contre la population civile du Donbass, des deux côtés de la ligne de front.

Ils feraient bien surtout de regarder l'augmentation de l'armement et de l'entraînement des groupuscules nazis en Ukraine, qui pourraient bien déclencher un Maidan 3.0, et promettent déjà un automne « chaud » aux autorités de Kiev. Si ces groupuscules réussissent leur coup d'état et renversent Porochenko, la guerre dans le Donbass reprendra immédiatement, pendant que l'Ukraine sombrera totalement dans le nazisme.

Presque 80 ans après leurs prédécesseurs, nos dirigeants ont choisi la même voie que ceux d'alors face à la montée du nazisme : l'aveuglement volontaire par lâcheté.

Il est vraiment temps que l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne ouvrent les yeux, et arrêtent d'imposer aux peuples européens les contes de fées de Washington et de l'OTAN sur la soit-disant « menace russe », avant que cette hallucination collective ne transforme l'Europe en champ de bataille pour la troisième fois en à peine plus d'un siècle.

Car comme l'a si bien dit Churchill :

« Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

Christelle Néant

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Des vétérans du renseignement répondent aux inconscients signataires d’une « note dissidente » à propos de la Syrie

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #La France, #Terrorisme, #Daesch

Le 25 juin 2016

Un groupe d’anciens du renseignement américain exhorte le président Obama à résister à l’appel « inconscient » de 51 fonctionnaires du Département d’État qui, dans un récent « mémo dissident », exhortent le Président à intensifier la guerre en Syrie.

NOTE DIPLOMATIQUE POUR : Assistant du Président pour les affaires de sécurité nationale

DE : Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) (Anciens professionnels du renseignement soucieux d’éthique)

Objet : Méfiez-vous de la nébuleuse dissidente

Dissidence et désaccords au sein de la politique étrangère et de la bureaucratie de la sécurité nationale ne retiennent l’attention du public que quand apparaissent des divergences profondes et fondamentales d’opinions à propos des objectifs et de la mise en œuvre de la politique américaine. Les cas de désaccord sont apparus au cours de la guerre du Vietnam et sont réapparus périodiquement, par exemple pendant la guerre de Contra en Amérique centrale dans les années 1980 et la guerre froide avec les Soviétiques. Nous pouvons maintenant ajouter la Syrie à cette liste.

La conseillère à la sécurité nationale Susan E. Rice informe le président Barack Obama de l'évolution de la politique étrangère au cours de la pause estivale d'Obama aux Vignobles de Martha, Massachusetts, le 12 août 2013. (Photo officielle de la Maison-Blanche, par Pete Souza)

La conseillère à la sécurité nationale Susan E. Rice informe le président Barack Obama de l’évolution de la politique étrangère au cours de la pause estivale d’Obama aux Vignobles de Martha, Massachusetts, le 12 août 2013. (Photo officielle de la Maison-Blanche, par Pete Souza)

Le dernier buzz médiatique est venu avec la fuite selon laquelle 51 « diplomates du Département d’État » ont signé une lettre d’opposition préconisant l’utilisation des bombardements américains comme outil pour forcer la Syrie à se soumettre aux diktats de notre gouvernement. Les agents du service extérieur des États-Unis constituent un ensemble unique de personnes hautement qualifiées, qui sont très fières d’avoir réussi l’examen d’entrée dans ce service. Pourtant, même parmi ces « gens brillants », certains succombent aux forces du carriérisme et aux pressions du renseignement politisé.

Malheureusement, les signataires dissidents se réclament d’une Amérique menaçante, menant une guerre agressive contre les forces d’une nation souveraine sur son propre territoire. Nation qui, parmi ses partisans, compte la Russie, l’autre grande puissance nucléaire du monde.

Cette manière de penser – que le droit et le devoir de l’Amérique est d’utiliser le meurtre à grande échelle pour imposer la volonté de ses dirigeants aux autres peuples – correspond à la notion démente que les États-Unis jouissent du privilège unique et permanent d’être le « seul pays indispensable au monde. » Si cette notion a parfois été fondée, cette époque est révolue depuis longtemps – et rend aujourd’hui ses partisans manifestement aveugles au bon sens le plus élémentaire.

Un tel courant de pensée n’est pas nouveau. Theodore Roosevelt l’a popularisé quand nous sommes entrés en guerre pour annexer des territoires espagnols aux Philippines et aux Caraïbes – au prix de plus d’un demi-million de vies indigènes – il y a plus d’un siècle. Nous avons des exemples à la pelle, avec nos lumineux stratèges – ceux qui sont responsables de la destruction du Vietnam. Trois millions de vietnamiens sont morts dans cette guerre (selon l’ancien secrétaire à la Défense Robert McNamara), et deux autres millions environ par contrecoup en Indochine. Après ces massacres et la mort de dizaines de milliers de ses propres soldats, les États-Unis ont subi une défaite totale et humiliante, influençant encore aujourd’hui sa politique intérieure et étrangère. Leurs brillants successeurs ont soutenu l’attaque contre l’Irak en 2003, le catalyseur d’une flambée de violence qui a provoqué des morts atteignant des millions – encore une fois – en Irak, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Somalie et dans d’autres pays voisins dont nous entendrons un jour parler. Ces agressions ont créé des millions de réfugiés traumatisés.

La note, un premier jet qui a été fourni au New York Times (et au Wall Street Journal), vraisemblablement par l’un des employés du Département d’État qui l’ont rédigé, soutient que la politique américaine a été « submergée » par la violence incessante en Syrie et appelle à « une utilisation judicieuse des armes maritimes et aériennes, qui pourraient sous-tendre et conduire à un processus diplomatique américain plus dirigé, plus concentré et intransigeant. » En outre, selon le NYT :

« Dans la note, les fonctionnaires du Département d’État ont écrit que la poursuite des violations du cessez-le-feu par le gouvernement Assad, officiellement appelé cessation des hostilités, condamneront les efforts visant à négocier un règlement politique, parce que M. Assad ne sentira pas de pression pour négocier avec l’opposition modérée ou d’autres factions le combattant. Le bombardement de civils par le gouvernement à l’aide de barils, est-il écrit, est “la cause première de l’instabilité qui continue de frapper la Syrie et ses environs.” »

« Le mémo a reconnu que l’action militaire comporte des risques, en particulier un accroissement des tensions avec la Russie, qui est intervenue dans la guerre aux côtés de M. Assad à l’automne dernier. La Russie a ensuite contribué à négocier le cessez-le-feu. Ces tensions ont augmenté jeudi quand, selon un haut responsable du Pentagone, la Russie a mené des frappes aériennes au sud de la Syrie contre les forces soutenue par les E.-U. et combattant l’État islamique. »

Rencontre entre le président Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à l'Hôtel Regnum Carya à Antalya, en Turquie, le dimanche 15 novembre 2015. La conseillère nationale de sécurité Susan E. Rice écoute à gauche. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Pete Souza)

Rencontre entre le président Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à l’Hôtel Regnum Carya à Antalya, en Turquie, le dimanche 15 novembre 2015. La conseillère nationale de sécurité Susan E. Rice écoute à gauche. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Pete Souza)

Les dissidents ont été assez habiles pour préciser « qu’ils ne préconisent pas une escalade qui se terminerait par une confrontation militaire avec la Russie, » mais plutôt une menace crédible d’action militaire pour « calmer le jeu de M. Assad. » Plus facile à dire qu’à faire ! Les 51 sont muets sur ce point d’importance capitale.

La prémisse fondamentale de leur désaccord est que « les bombardements par barils » d’Assad (suivis par des attaques chimiques) sur des civils ont provoqué la guerre civile en Syrie. Il est vrai que la phase initiale du printemps syrien semble avoir été largement spontanée. Les faits montrent cependant que les intervenants extérieurs – principalement les États-Unis, le Royaume-Uni, la Turquie, Israël et l’Arabie saoudite – ont contribué à dévoiler l’enchainement qui a amené l’enfer de la guerre civile. Des fonds secrets, la fourniture d’armes et de munitions et un soutien matériel aux groupes d’opposition organisant les grèves contre le gouvernement syrien ont provoqué une réaction militaire d’Assad – ce qui a servi de prétexte pour notre soutien élargi aux groupes rebelles.

De nombreuses preuves montrent également que ce sont les forces rebelles soutenues par les E.-U. qui ont employé des armes chimiques contre des civils. Ils ont alors accusé Assad, dans un but de propagande pour obtenir le soutien public international permettant une intervention ouverte américaine.

Les frappes américaines contre la Syrie ont été largement perçues comme faisant partie d’une bataille par procuration plus large avec l’Iran, et ont été poursuivies pour contrer l’influence de ce dernier au Moyen-Orient. Mais l’émergence de l’Iran comme puissance régionale n’est pas le résultat d’un événement magique. Il est la conséquence directe de l’invasion américaine de l’Irak et de notre décision ultérieure d’éradiquer tout vestige du parti baasiste et d’installer les dirigeants chiites irakiens ayant des liens étroits avec l’Iran dans les postes de direction.

Nous avons ainsi contribué à déclencher une guerre et avons l’audace de faire semblant d’être choqués par les conséquences de notre propre action.

Les dissidents du Département d’État ne sont pas les premiers à sauter à pieds joints dans cette nouvelle bataille de relations publiques qui caractérise la politique américaine en Syrie. Le Département de la Défense et la CIA semblent être entrés dans la mêlée depuis deux semaines. Selon un rapport publié dans The Daily Beast, le Département de la Défense et la CIA se livrent « une bataille féroce ».

Deux fonctionnaires du Département de la Défense ont affirmé dans les médias qu’ils ne sont pas désireux de soutenir les rebelles qui combattent dans la ville d’Alep, car ils sont soupçonnés d’être affiliés à al-Qaïda en Syrie, ou Jabhat al-Nosra. La CIA, qui soutient ces groupes rebelles, dément cette affirmation, disant que ce sont des alliances de circonstance face à une offensive dirigée par les Russes ; des alliances de nécessité tactique, pas d’idéologie.

« C’est étrange que le bavardage du Département de la Défense imite la propagande russe, » a noté ironiquement un fonctionnaire américain, qui soutient la position de la communauté du renseignement à propos de l’affirmation du Pentagone selon laquelle les membres de l’opposition et d’al-Nosra sont les mêmes.

La communauté du renseignement, qui a soutenu les forces d’opposition à Alep, estime que l’EI ne peut être vaincu tant qu’Assad est au pouvoir. Le groupe terroriste, disent-ils, se développe dans des territoires instables, et seules des forces locales – comme celles soutenues par la CIA – peuvent atténuer cette menace.

« L’opposition résiste aux horribles attaques menées par les forces syriennes et russes, » explique un responsable du renseignement américain au Daily Beast. « La défaite d’Assad est une condition préalable nécessaire pour vaincre l’EI. Tant qu’il y aura un leader défaillant à Damas et un État en échec en Syrie, l’EI aura un espace pour agir. Vous ne pouvez pas vous occuper de l’EI si vous avez un État en échec, » a observé le fonctionnaire américain.

Ce fonctionnaire anonyme ignore commodément le fait que les États-Unis travaillent activement à provoquer l’effondrement de la Syrie. Nous sommes stupéfaits. Après 15 ans de théories bruyantes expliquant comment mener une guerre contre al-Qaïda, nous avons maintenant fait volte-face pour voir la CIA et un concert de voix au sein du Département d’État qui préconisent l’armement et la formation d’un groupe affilié à al-Qaïda.

Il est impossible de savoir si oui ou non l’éruption de ce différend est une gifle au président Obama, tout simplement parce qu’il semblait d’abord soutenir le renversement d’Assad avant d’ensuite reculer sur l’organisation de son éviction par une action militaire.

L’influence de l’Arabie saoudite pour aider à instaurer et promouvoir un « changement de régime » en Syrie ne doit pas être sous-estimée. Les Saoudiens auraient financé de manière importante des secteurs clé de la politique étrangère des E.-U. et, paraît-il, ont eu une influence considérable sur notre politique de sécurité. Davantage de preuves nous montrent que les Saoudiens ont financé de manière importante la fondation Clinton.

Le roi Salman d'Arabie saoudite et son entourage arrivent pour saluer le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama à l'aéroport international King Khalid, à Riyad, le 27 janvier 2015. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Pete Souza)

Le roi Salman d’Arabie saoudite et son entourage arrivent pour saluer le président Barack Obama et la Première Dame Michelle Obama à l’aéroport international King Khalid, à Riyad, le 27 janvier 2015. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Pete Souza)

Un rapport récent sur le site de la Petra News Agency (qui a ensuite été retiré et présenté comme un « piratage ») soulève des préoccupations importantes. Le dimanche un rapport parut sur ce site comprenant ce qui était décrit comme des commentaires exclusifs de l’adjoint du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. Les commentaires comprenaient une allégation selon laquelle Riyad a fourni 20% du financement total de l’éventuelle campagne du candidat démocrate. Bien que le rapport ne soit pas resté longtemps sur le site, l’Institut pour les affaires du Golfe, basé à Washington, a ensuite republié une version arabe de celui-ci, citant le prince Mohammed disant que l’Arabie saoudite avait fourni avec « plein d’enthousiasme », un montant d’argent confidentiel à Mme Clinton.

Compte tenu du plaidoyer virulent d’Hillary Clinton pour imposer une zone d’exclusion aérienne en Syrie, ce qui nous mettrait sur la voie de l’intensification de notre intervention en Syrie et d’une confrontation militaire avec la Russie, il est naturel de se demander si les donations saoudiennes ont eu une influence sur l’orientation de la politique américaine en Syrie et le soutien aux groupes rebelles ?

En somme, la dernière note des 51 fonctionnaires du Département d’État est juste un indice alarmant supplémentaire du désarroi et de l’échec chez les responsables de la politique étrangère des États-Unis. Il est à noter que la plupart de leurs enfants et petits-enfants ne seront pas dans les rangs de l’armée de ceux qui sont appelés à mener cette guerre. Ils sont trop intelligents et trop « précieux » pour se livrer à ces actes absurdes. Donc, ce qu’on appelle une « armée de volontaires » a été recrutée, peuplée par des « volontaires » – la plupart venant des centres-villes et des petites villes de notre pays, où les emplois et l’éducation sont inexistants.

Cette lettre dissidente, sans précédent, des 51 faucons enhardis du Département d’État est un nouveau signe alarmant de la direction imprudente que des éléments, bien organisés, de l’élite de la politique étrangère des États-Unis cherchent à nous faire prendre. Ainsi, nous faisons appel à vous, en tant qu’adjoint du président pour la sécurité nationale, pour aider le président Barack Obama à maintenir une position ferme contre une telle déconstruction institutionnelle et à contenir le désordre et la discorde bureaucratique qui divisent son équipe. Si les 51 sont sincères dans leur plaidoyer pour une politique de type « essayons-un-peu-plus-la-même-politique-mais-en-plus-dure », nous pourrions espérer d’eux qu’ils acceptent les risques pour leur personne qu’il y a à être envoyé pour frapper Bachar avec des armes de « confrontation » ou de « combat rapproché ». Cela pourrait leur donner, dans un premier temps, le sens des responsabilités – puis, plus tard, une éducation.

(Voir également les remarques précédentes de certains membres du VIPS : par Ann Wright ici, par Elizabeth Murray et Ray McGovern ici ; par Philip Giraldi ici.)

Pour le groupe directeur, Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)

William Binney, ancien Directeur technique, analyse militaire et géopolitique du monde, NSA ; cofondateur du SIGINT Automation Research Center (à la retraite)

Philip Giraldi, CIA, Responsable des opérations (à la retraite)

Mike Gravel, ancien adjudant, agent de contrôle top secret, Communications Intelligence Service ; agent spécial des Counter Intelligence Corps et ancien sénateur des États-Unis

Matthew Hoh, ancien capitaine, USMC, agent Irak et service extérieur, Afghanistan (associé VIPS)

Larry Johnson, CIA et Département d’État (à la retraite)

Michael S. Kearns, agent de renseignement, USAF (à la retraite) ; ancien maître instructeur SERE.

John Kiriakou, ancien agent antiterroriste CIA et ancien enquêteur principal, Comité des relations étrangères du Sénat

Karen Kwiatkowski, ancienne lieutenant-colonelle, US Air Force (à la retraite), au bureau du secrétaire à la défense observant la fabrication des mensonges sur l’Irak, 2001-2003

Edward Loomis, NSA, chercheur en cryptologie (à la retraite)

David MacMichael, National Intelligence Council (à la retraite)

Ray McGovern, ancien agent du renseignement/infanterie de l’armée des États-Unis et analyste à la CIA (à la retraite)

Elizabeth Murray, adjointe à l’agent principal du renseignement national au Proche-Orient, la CIA et le National Intelligence Council (à la retraite)

Todd E. Pierce, commandant, juge-avocat dans l’armée des États-Unis (à la retraite)

Coleen Rowley, agent spécial du FBI et ancienne conseillère juridique dans la division de Minneapolis (à la retraite)

Peter Van Buren, Département d’État des États-Unis, agent des services extérieurs (à la retraite) (associé VIPS)

J. Kirk Wiebe, ancien analyste principal, SIGINT Automation Research Center, NSA

Ann Wright, Colonelle, armée des États-Unis (à la retraite) ; agent des services extérieurs (a démissionné en opposition au déclenchement de la guerre en Irak)

Source : Consortiumnews.com, le 25/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Source : The Nation, le 21/06/2016

La représentante Tulsi Gabbard, vétérane de la guerre en Irak, explique à The Nation pourquoi l’intervention américaine ne fera qu’empirer la crise humanitaire en Syrie.

By James Carden | 21 juin 2016

Un homme porte un enfant après des frappes aériennes sur Alep, Syrie, le 28 avril 2016. (Validated UGC via AP video)

Un homme porte un enfant après des frappes aériennes sur Alep, Syrie, le 28 avril 2016. (Validated UGC via AP video)

De tous les mythes qui circulent à Washington lors de ces dernières années Obama et qui passent pour de la sagesse populaire, celui qui est le plus tenace est sans doute celui de l’« inaction » d’Obama dans l’affaire syrienne.

D’après Robert S. Ford, ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie (de 2010 à 2014) et désormais membre important à l’Institut du Moyen Orient, l’administration Obama a continué une politique de « non-ingérence » au sujet de la Syrie, prétendant que le président et d’autres hauts responsables de l’administration ont été « réticents à l’idée d’avoir recours à tous les moyens à disposition pour faire pression » sur le gouvernement syrien. Et la semaine dernière, le New York Times révélait qu’au Département d’État, 51 responsables de niveau intermédiaire avaient rédigé un « billet de désaccord » adressé à leur Secrétaire d’État John Kerry, conseillant vivement aux États-Unis de réaliser « des frappes militaires contre le gouvernement de Bachar el-Assad. » Le Times a remarqué plus tard que les dissidents en complet à rayures du ministère des Affaires Étrangères « s’irritent depuis longtemps du refus de la Maison-Blanche de se laisser entraîner dans un conflit en Syrie. »

Pourtant, loin de « refuser de se laisser entraîner dans un conflit en Syrie, » l’administration Obama a, depuis 2013, activement financé et entraîné les rebelles syriens prétendument « modérés », qui sont, en fait, des extrémistes salafistes liés à al-Qaïda. Des opérations de la CIA et du Pentagone parallèles à celles de l’administration ont favorisé la déstabilisation de la région, et donc la crise des réfugiés. En outre, en s’en prenant au gouvernement souverain de Bachar el-Assad, elles ont contribué à renforcer la position stratégique de l’EI.

Pire encore, les alliés des Américains ont travaillé main dans la main avec les sunnites radicaux, adversaires du gouvernement laïc de Bachar el-Assad. Même Ford a publiquement avoué en janvier 2015 : « Pendant longtemps, nous avons regardé de l’autre côté quand al-Nosra et les groupes armés au sol, dont nous aidons une partie, se sont alliés pour effectuer des opérations militaires contre le régime. »

Effectivement, dès 2015 il était de plus en plus difficile de soutenir la fiction d’une opposition « modérée ». Selon le journaliste Gareth Porter, « Les États-Unis misent secrètement et indirectement sur le succès militaire de la branche syrienne d’al-Qaïda, et comme on avait besoin d’une feuille de vigne politique, il fallait soutenir qu’existait toujours une opposition armée “modérée”. »

C’est la représentante de Hawaï, Tulsi Gabbard, qui mène les actions visant à l’arrêt d’une guerre illégale et stérile pour un changement de régime en Syrie. L’année dernière, cette jeune femme, qui a servi deux fois dans les rangs de l’armée en Irak, a déposé un projet de loi qui devrait supprimer les fonds pour ce qu’elle appelle « la guerre de l’administration pour un changement de régime en Syrie. »

En attendant le vote de ce projet au Congrès, Tulsi Gabbard a déposé, la semaine dernière, un amendement à la Loi de finances de la Défense destiné à bloquer les fonds du programme pour « la formation et l’équipement syriens ». Même si l’amendement a recueilli le soutien de 135 représentants, y compris de conservateurs convaincus comme le représentant de la Caroline du Sud, Trey Gowdy, et celui du Michigan, Justin Amash, et de démocrates de premier plan comme le candidat du Maryland au Sénat, Chris Van Hollen, il n’a cependant pas été voté. Et le rejet de cet amendement s’est trouvé coïncider avec la publication par le Département d’État de la note de désaccord qui appelle à des frappes militaires contre la Syrie.

Si on les examine conjointement, ces événements sont troublants. En effet, comme le fait remarquer, à juste titre, Tulsi Gabbard, si la guerre pour le changement de régime réussissait à renverser Assad, ce seraient l’EI et al-Qaïda qui viendraient combler le vide. C’est cette perspective, qui serait une catastrophe stratégique, tactique et morale, que la politique américaine devrait chercher à éviter. Loin d’atténuer la crise humanitaire et celle des réfugiés, l’action militaire des États-Unis les aggraverait. Et pourtant, l’administration, via le programme de la CIA « Train and Equip » (Formation et équipement), persiste à se plier à la volonté de nos plus odieux alliés que sont la Turquie, l’Arabie saoudite ou encore le Qatar, en insistant pour qu’Assad quitte la scène.

Dans un discours, ce week-end, au Sommet du peuple à Chicago, Tulsi Gabbard a attaqué directement les 51 « dissidents » du Département d’État. Selon elle, « trop de gens n’ont pas tiré les leçons du passé, ils n’ont rien appris de l’Irak et du renversement de Saddam Hussein, ils n’ont rien appris du chaos qui a résulté du renversement de Kadhafi en Libye. »

Lundi, elle a déclaré à The Nation : « Intensifier la guerre pour renverser Assad va encore empirer la situation. Cela va causer davantage de souffrance et de chaos, cela va tellement renforcer l’EI et al-Qaïda qu’ils vont finir sans doute par être capables de s’emparer de la Syrie tout entière. » Cette éventualité serait, selon Tulsi Gabbard, un désastre, « qui verrait un génocide des minorités religieuses, des laïques, des athées et de tous ceux qui refusent d’accepter la théologie extrémiste du wahhabisme. La crise des réfugiés va empirer de façon exponentielle et elle pourrait conduire à une confrontation directe avec la Russie. »

Pourtant, les diplomates dissidents insistent sur le fait qu’ils ne préconisent pas de s’engager sur une « pente glissante » qui déboucherait sur une confrontation avec la Russie, mais avancent que doit simplement être mise en place « la menace crédible » d’une réponse militaire ciblée des États-Unis aux violations des droits de l’homme faites par le régime. Toutefois, selon un responsable du Pentagone qui a parlé à notre journal : « Qu’arriverait-il si un missile sol-air abattait un avion de combat des États-Unis au-dessus de la Syrie ? Les missiles russes S-400 pourraient être utilisés pour éliminer les missiles de croisière américains, et aurait-on encore vraiment affaire à une guerre par procuration ? Et que pourrions-nous faire pour contrer cela ? Essayer d’anéantir les sites de S-400 russes ? Ça m’a tout l’air d’une pente glissante. »

Selon ce responsable, officier dans l’armée depuis 20 ans, qui a effectué de nombreuses missions dans les ambassades américaines du monde entier, la note de désaccord « semble être le fait de carriéristes qui se sont beaucoup démenés pour atteindre un but néfaste, le renversement d’Assad, tout en refusant d’accepter que la priorité s’est déplacée et qu’il s’agit maintenant de vaincre l’EI et que, pour ce faire, peut-être faudra-t-il permettre à Assad de reprendre la situation en main. »

En fin de compte, la politique que soutient la note de désaccord mènerait les États-Unis sur le chemin de la guerre contre la Syrie et presque certainement à une guerre contre la Russie. Pendant ce temps, on a besoin plus que jamais d’initiatives sérieuses, comme celles de la représentante Tulsi Gabbard, pour forcer l’administration à concentrer ses efforts sur la lutte contre l’EI et la conclusion de la guerre civile syrienne.

Source : The Nation, le 21/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

2 réponses à Des vétérans du renseignement répondent aux inconscients signataires d’une « note dissidente » à propos de la Syrie

  1. Pegaz Le 07 septembre 2016 
     

    Avec elle à la tête des USA !
    https://www.youtube.com/watch?v=PtF1j-zHTUs

  2. Pegaz Le 07 septembre 2016 
     

    Reportage de Liberty today: anglais
    Neoconned At State: ‘Diplomats’ Urge War
    https://www.youtube.com/watch?v=vRqfHzp3EdI

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Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne

Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l’administration US. Comme l’écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». Mais pour garantir le succès de cette opération, deux conditions étaient requises. La première, c’est la manipulation des desperados du djihad global, auxiliaires zélés et toujours prêts à l’emploi de l’impérialisme occidental. La seconde, c’est le déferlement d’une propagande destinée à persuader l’opinion mondiale que Bachar Al-Assad est un monstre sanguinaire.

La France s’étant rangée derrière les USA dans cette entreprise de déstabilisation d’un Etat souverain, une meute de charlatans, depuis 2011, y abreuve de ses affabulations les plateaux télévisés et les colonnes des journaux. Avec le concours de ces plumitifs, un déluge de mensonges s’est abattu sans répit sur la Syrie, ajoutant à la cruauté de cette guerre par procuration l’effet délétère d’une manipulation à grande échelle. Voici une première esquisse, non exhaustive, du florilège de ces impostures. Des experts douteux, des intellectuels vendus et des journalistes serviles y ont excellé depuis cinq ans. Ce sont les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne.

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne  Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

PERLE N°1 : La théorie des deux mamelles

« Les deux mamelles de Daech, c’est la guerre en Irak en 2003, et la répression menée par Bachar el-Assad depuis 2011. Ceux qui étaient pour la guerre d’Irak comme ceux qui soutiennent le président syrien sont mal placés pour nous donner des leçons sur la meilleure façon de gagner la guerre contre Daech. »

Pascal Boniface, Metronews, 15/11/2015.

Si l’agression américano-britannique de 2003 contre l’Irak est effectivement à l’origine de Daech, le gouvernement syrien, lui, n’est pour rien dans la percée d’une organisation qui a juré sa perte et qu’il affronte sans répit. En juxtaposant de façon maligne les deux événements, Pascal Boniface pratique un amalgame grotesque entre George W. Bush et Bachar Al-Assad. Mêlant le vrai et le faux, il attribue au président syrien, dans la genèse du prétendu « Etat islamique », une responsabilité qui n’existe que dans son imagination.

PERLE N°2 : Bachar extermine son peuple à l’arme chimique

« Syrie : l’extermination chimique que prépare Bachar » (titre de l’article)

Jean-Pierre Filiu, L’Obs-Rue89, 25/08/2013.

Pour ôter toute légitimité au pouvoir syrien, il fallait absolument lui imputer les pires horreurs. Une indignation vengeresse devait alors justifier, sur le modèle libyen, une intervention militaire occidentale. Pièce maîtresse de cette opération, l’imputation à Damas du massacre du 21 août 2013 n’a jamais fait l’objet du moindre commencement de preuve. L’ONU a confirmé la réalité d’une attaque au gaz de combat, mais elle ne l’a jamais attribuée à qui que ce soit. Une enquête indépendante menée par le « Massachusetts Institute of Technology », en revanche, a conclu sans hésitation que l’attaque chimique ne pouvait venir que de la zone rebelle.

PERLE N°3 : Le complot contre la Syrie est imaginaire

« Malgré la violence qu’il exerce contre son peuple, M. Bachar Al-Assad et son régime sont présentés comme les victimes d’un plan savamment concocté à Washington pour affaiblir l’un des rivaux régionaux de l’Etat hébreu. »

Akram Belkaïd, Le Monde Diplomatique, juin 2015.

Le propos se veut sans doute ironique, mais il sombre dans le ridicule. Comme l’a écrit Hillary Clinton, le renversement du gouvernement syrien visait à sanctuariser Israël en éliminant le principal allié de l’Iran et du Hezbollah. Que l’administration US et ses vassaux aient propagé le « chaos constructif » en Syrie par djihad interposé ne relève pas d’une interprétation subjective, c’est un fait avéré. Quitte à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang, Washington a pactisé avec le diable en poursuivant son objectif de toujours : la fragmentation ethno-confessionnelle de la région.

PERLE N°4 : Les réfugiés fuient Bachar

« Les réfugiés syriens ne fuient pas Daech, ils fuient Bachar el-Assad. On n’a pas à choisir entre lui et Daech. »

Pascal Boniface, France TV Info, 24/09/2015.

Si les réfugiés syriens fuyaient Bachar Al-Assad, les régions contrôlées par le gouvernement n’accueilleraient pas la grande majorité des personnes déplacées à l’intérieur du pays. Les réfugiés syriens au Liban n’auraient pas provoqué une énorme cohue, à Beyrouth, pour aller voter en faveur de M. Assad lors de l’élection présidentielle du 3 juin 2014. Et puisqu’il affirme cyniquement que « les réfugiés ne fuient pas Daech », nous invitons M. Boniface à se rendre dans les zones où sévit cette organisation pour y vérifier par lui-même l’allégresse de la population.

PERLE N°5 : La division inter-confessionnelle, c’est la faute à Bachar

« Le régime ne protège pas vraiment les minorités mais il s’en sert habilement pour se protéger. C’est lui et certainement pas les islamistes qui a joué dès le début cette carte pernicieuse de la division sectaire. »

François Burgat, cité par Catherine Gouësët, L’Express, 15/03/2013.

Chez notre expert hexagonal de l’islamisme, l’inversion accusatoire est une seconde nature. Le régime baasiste a sans doute beaucoup de défauts, mais c’est un régime non confessionnel qui garantit la liberté des cultes et la coexistence des communautés. Attachées à ce modèle unique au Moyen-Orient, les autorités religieuses, musulmanes et chrétiennes, accordent un soutien unanime au gouvernement légitime. Et c’est l’opposition islamiste armée, inspirée par la détestation wahhabite pour les chiites et les alaouites, qui veut instaurer un Etat confessionnel fondé sur une lecture sectaire de la charia.

PERLE N°6 : Le régime syrien écrase la majorité sunnite

« Ceux qui s’indignent des menaces qui pèsent sur les chrétiens ou les alaouites ne s’embarrassent guère de justifier l’oppression de la majorité sunnite (70% de la population) : ils préfèrent la tyrannie exercée sur la majorité afin de préserver la minorité, constate Ziad Majed. »

Ziad Majed, cité par Catherine Gouësët, L’Express, 15/03/2013.

Cette lecture confessionnelle du conflit syrien est conforme aux exigences des parrains wahhabites de l’opposition syrienne, mais elle se situe à des années-lumière de la réalité. Aucune minorité religieuse n’opprime la majorité en Syrie, puisqu’il s’agit d’un Etat séculier qui ne favorise aucune confession. Si les sunnites sont victimes de la tyrannie alaouite, comme le sous-entend M. Majed, on se demande par quel miracle le premier ministre, la majorité des ministres, mais aussi la majorité des officiers et des soldats de l’armée arabe syrienne sont sunnites.

PERLE N°7 : Les pétromonarchies n’y sont pour rien

« Les élites politiques saoudiennes n’ont jamais soutenu les radicaux islamistes. »

François Burgat, auditionné par la Mission d’information de l’Assemblée nationale, 12/01/2016.

Venant de François Burgat, cette échappée hors du monde réel n’est pas étonnante. Depuis trente ans, il explique que l’islamisme, pour les peuples arabo-musulmans, est une voie express vers la démocratie. Que cette collusion entre les pétromonarchies et le jihadisme soit dénoncée inlassablement par Marc Trévidic, ex-juge anti-terroriste, Alain Chouet, ex-directeur du renseignement à la DGSE, ou encore par le général Vincent Desportes, ex-directeur du Collège Inter-armées de défense, est sans importance. Régulièrement invité à Riyad, M. Burgat est sans doute mieux informé par ses amis saoudiens.

PERLE N°8 : Les jihadistes sont quantité négligeable

« Les jihadistes ne représenteraient que 10 à 15% des combattants de la révolution syrienne, selon le chercheur Romain Caillet. Ils sont mieux entraînés, mais le rapport de forces sur le terrain est en train de changer en faveur des laïques et des islamistes modérés. »

Pierre Puchot, MediaPart, 12/09/2013.

Expert renommé en jihadisme, le moins qu’on puisse dire est que Romain Caillet connaît son sujet de l’intérieur. On peut toutefois douter de sa capacité d’analyse et de prévision. Car on n’a pas vu, depuis cinq ans, les « laïques » et les « islamistes modérés » prendre le dessus au sein de l’opposition armée en Syrie. C’est exactement le contraire. Les jihadistes d’Al-Nosra règnent désormais en maîtres, et leurs alliés islamistes se sont alignés sur leur agenda politique. Quant aux combattants présumés « laïques », cette fable est éventée depuis longtemps.

PERLE N°9 : La solution, c’est de livrer des armes

« Il s’agit d’une guerre où l’armée d’Assad ne recule devant rien pour écraser l’adversaire. Il faut donc envoyer des armes pour tenter de rééquilibrer ce rapport de forces ; et surtout des armes capables de tenir en échec les chars, les hélicoptères et les avions. »

Jean-Paul Chagnollaud, Confluences-Méditerranée, 28/09/2012.

Partisan enthousiaste d’une révolution imaginaire, Jean-Paul Chagnollaud est l’incarnation parfaite de « l’idiot utile » au service de l’impérialisme. Décidé à parler à leur place, il exige la démocratie pour les Syriens, dénonce Bachar Al-Assad et réclame des armes pour la rébellion. François Hollande l’a entendu et les armes ont été livrées. Malheureusement, cet arsenal a fini entre les mains d’Al-Qaida. La prochaine fois qu’il accompagnera François Hollande en visite officielle en Israël, il est souhaitable que M. Chagnollaud s’abstienne de lui parler de la Syrie.

PERLE N°10 : Bachar ne sert à rien contre Daech

« Et puis, soyons justement réalistes : que peut rapporter Assad dans la lutte contre Daesh? Des soldats? Non, il n’en a pas. Des informations? Il n’en a pas. Une légitimité politique? Il n’en a pas. Il n’y a plus d’Etat en Syrie. On est face à une bande mafieuse soutenue à bout de bras par la Russie et par l’Iran. »

Jean-Pierre Filiu, Le Soir, 05/02/2016.

Prenant ses désirs pour des réalités, le distingué professeur à Sciences-Po n’a visiblement pas entendu parler de Palmyre, arrachée en avril 2016 aux griffes des jihadistes qui y ont laissé 450 morts. Il ne sait pas que l’armée arabe syrienne affronte durement Daech à l’est d’Alep, qu’elle progresse vers Raqqa et qu’à Deir Ezzor la Garde républicaine met en échec depuis trois ans les offensives de l’organisation jihadiste. Quant à la légitimité politique de Bachar Al-Assad, elle est supérieure à celle d’un président français dont l’affligeante politique étrangère reflète largement les conseils insensés que lui prodigue M. Filiu.

Bruno Guigue | 1er septembre 2016

Les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne  Par Bruno Guigue le 01 septembre 2016

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Publié dans le mensuel Afrique Asie, 1er septembre 2016

URL: http://arretsurinfo.ch/les-meilleures-perles-des-charlatans-de-la-revolution-syrienne/

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