Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Ukraine : L’interdiction du Parti communiste est un coup porté à la liberté d’expression dans le pays, par Amnesty International

20 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

Ou comment tu détournes les yeux de la situation en Ukraine quelques semaines, et tu loupes pleins de trucs…

Bref,  la liberté d’expression à l’Européenne est en marche…

Source : Amnesty International, 17-12-2015

1b1068693ce3ac508b8d33db79dc8c722f439048

La décision prise mercredi 16 décembre d’interdire le Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai, a déclaré Amnesty International.

Le tribunal administratif du district de Kiev a donné droit à la requête du ministre ukrainien de la Justice concernant l’interdiction du Parti communiste, qui ne pourra plus fonctionner officiellement ni participer à des élections locales.

« L’interdiction du Parti communiste en Ukraine établit un dangereux précédent. Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains », a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains.
John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Au titre de quatre nouvelles lois adoptées en mai 2015, collectivement appelées les lois de « décommunisation », le fait d’afficher des symboles communistes ou nazis peut valoir des poursuites pénales et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Cette législation interdit explicitement l’usage du terme « communiste ». Cependant, le Parti communiste d’Ukraine a refusé de modifier son nom, son logo et sa charte.

Les autorités ukrainiennes avaient déjà tenté de l’interdire en 2014. Peu après la fin du mouvement de protestation Euromaïdan début 2014, le Parti communiste était accusé de financer les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine. Les services de sécurité ukrainiens ont affirmé avoir fourni la preuve de ce financement au ministère de la Justice, qui a ensuite déposé une motion visant à interdire le Parti en juillet 2014.

La procédure n’a jamais abouti car le juge nommé s’est retiré de l’affaire en 2015, invoquant les pressions des autorités qui avaient perquisitionné son bureau et saisi des dossiers en lien avec l’affaire.

Les mesures prises par les autorités ukrainiennes en vue d’interdire le Parti communiste en raison de son nom et de l’utilisation des symboles de l’ère soviétique bafouent les droits à la liberté d’expression et d’association et établissent un dangereux précédent dans la vie politique ukrainienne. En 2015, on a constaté une recrudescence des homicides à caractère politique qui demeurent non résolus, tandis que les journalistes et les médias qui critiquent le gouvernement en place sont harcelés.

Jeudi 16 septembre, les autorités ukrainiennes ont publié la liste des personnes interdites d’entrée sur le territoire, dont des dizaines de journalistes, majoritairement Russes.

« La décision rendue ce jour est assurément perçue par ses partisans comme une réponse aux vestiges nuisibles du passé soviétique. Pourtant, elle produit l’effet inverse, en adoptant le style de mesures draconiennes utilisées pour museler la dissidence, a déclaré John Dalhuisen.

« Exprimer son opinion sans craindre de poursuites, particulièrement si cette opinion est contraire à celle des détenteurs du pouvoir, était l’un des principes prônés lors des manifestations de l’EuroMaïdan. Éliminer le Parti communiste va à l’encontre de ces idéaux. »

Source : Amnesty International, 17-12-2015

pcuk

===============================================

Ukraine. Interdit, le Parti communiste voit rouge

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015. Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015.
Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

La justice ukrainienne a confirmé le 16 décembre l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine. Une décision dénoncée par Amnesty International.

Aucun cadeau. Une semaine avant Noël, la justice ukrainienne a sonné le glas du Parti communiste d’Ukraine (KPU) en confirmant son interdiction en vertu d’une loi entrée en vigueur en mai 2015 portant sur la pénalisation de l’utilisation de symboles communistes ou nazis. Cette loi proscrit notamment l’usage du terme « communiste ». Ce texte vise à rompre avec le passé soviétique de l’Ukraine au moment où les autorités de Kiev combattent les rebelles prorusses dans l’est du pays. Des peines allant jusqu’à dix ans de prison peuvent être prononcées.

Le 16 décembre, la cour d’appel administrative du district de Kiev a donné raison à une demande en ce sens du ministère de la Justice déposée juste après l’arrivée au pouvoir des pro-occidentaux du président Petro Porochenko lors des élections législatives du 26 octobre 2014. La justice a rejeté l’appel du KPU sur le jugement négatif en première instance de la cour administrative du district de Kiev. Le groupe des députés communistes de la Rada avait déjà été dissous en juillet 2014 en raison de leur soutien aux séparatistes des provinces de l’Est. Cet été, le ministre de la Justice, Pavel Petrenko, avait empêché le KPU de participer aux élections locales du 25 octobre. Les communistes ukrainiens avaient dû se résoudre à se ranger sous la bannière d’un mouvement baptisé l’Opposition de gauche. Avec comme résultat un score catastrophique : 1 % des voix.

La décision de la justice ukrainienne n’étant pas suspensive, le KPU ne peut plus utiliser son nom, son logo et sa charte. Son secrétaire général, Petro Simonenko, ne compte pas se laisser faire. « C’est illégal. Nous allons lutter. Nous allons faire appel et nous nous préparons à présenter les documents à la Cour européenne des droits de l’homme », a-t-il réagi auprès de l’AFP. Il a reçu le soutien de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International. « L’interdiction du Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai », écrit Amnesty International dans un communiqué. « Cela crée un dangereux précédent. Avec ce geste, l’Ukraine va en arrière et non en avant sur la voie des réformes et d’un plus grand respect des droits de l’homme », a réagi John Dalhuisen, responsable d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale.

« Une hystérie anticommuniste »

Cette mesure « peut être considérée par ses défenseurs comme une façon de gérer les vestiges néfastes du passé soviétique. Mais cela fait exactement le contraire en recourant au même style de mesures draconiennes visant à étouffer toute dissidence », a-t-il ajouté. De son côté, le Parti communiste français (PCF) a exprimé hier sa solidarité avec son homologue ukrainien en condamnant fermement une « décision inique ».

Ce jugement de la cour d’appel administrative du district de Kiev sonne comme un coup de grâce pour un parti, première force politique en 1994 et 1998, miné par des dissensions et des exclusions après son revers électoral lors du scrutin législatif de 2014 (3,87 % des voix et aucun député, contre 13,18 % et 32 sièges en 2012). Selon le quotidien britannique de centre gauche The Guardian, qui constate « une hystérie anticommuniste » en Ukraine, le KPU ne fait désormais plus qu’office de « bouc émissaire » : « Pour détourner l’attention de la population de la hausse des prix, les autorités ukrainiennes ont besoin de continuer leur lutte idéologique. »

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

 

Réponse à Ukraine : L’interdiction du Parti communiste est un coup porté à la liberté d’expression dans le pays, par Amnesty International

Commentaire recommandé

 Le 19 mai 2016 à 05h02
 
 

Je pense que les journaux ont tous la même opinion : celle des intérêts privés qui les possèdent (financiers, banquiers, oligarques). Et les gouvernements occidentaux ont aussi les mêmes opinions que celles des intérêts privés qui les “possèdent” (via la corruption, les “dossiers” ou la nécessité de plaire à ces merdias qui peuvent faire ou défaire des carrières politiques).

Se pose alors la question de la déontologie des journalistes, pris entre leurs obligations de simples employés d’un côté (ils doivent obéir à leur hiérarchie qui décide), et la Charte de Munich (informer, ne pas déformer, ne pas mentir, etc). La question se pose de manière identique pour tous les métiers, avec des employés forcés d’obéir à leur hiérarchie jusqu’aux limites de ce qui est autorisé par la loi. Finalement, pour tous les métiers, et compte tenu du taux de chômage maintenu confortable pour le Medef, on est très nombreux à être “soit pute, soit chômeur”.

Mais la différence entre la plupart des métiers et journaliste, c’est leur responsabilité écrasante dans toute cette misère des peuples, dans cette dérive fasciste, dans la propagande de guerre anti-russe, dans la mise en danger de notre espèce (guerre nucléaire, environnement, eugénisme). Et, grosse naïveté, ils étalent les preuves de leur kollaboration, publiquement, partout.

Lire la suite

La France promeut l’arbitrage privé du Tafta au sein même de l’Europe

20 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le traité Transatlantique., #La mondialisation

La France promeut l’arbitrage privé du Tafta au sein même de l’Europe

LE MONDE | 19.05.2016 à 06h45 • Mis à jour le 19.05.2016 à 10h47 | Par Maxime Vaudano

La France, hérault de la lutte pour un Tafta plus équitable et contre des tribunaux privés au service des multinationales ? Cette image que le gouvernement tente de renvoyer depuis quelques semaines risque d’être mise à mal par un document confidentiel consulté par Le Monde, dans lequel un groupe de cinq pays européens, dont la France, propose l’instauration d’une juridiction d’exception européenne au service des entreprises souhaitant attaquer les décisions des Etats.

Ce document de travail rédigé par la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et les Pays-Bas, obtenu par le réseau militant Seattle to Brussels, a été transmis le 7 avril au Conseil des ministres européens. Il répond à l’offensive lancée à l’été 2015 par la Commission européenne pour abroger les quelque 200 traités d’investissement bilatéraux toujours en vigueur entre les « anciens » et les « nouveaux » Etats-membres de l’Union européenne, issus des élargissements récents.

L’institution bruxelloise juge ces accords non seulement inutiles – car le marché unique a déjà uniformisé les règles d’investissement entre les Vingt-Huit –, mais surtout incompatibles avec le droit européen – car générateurs de discriminations entre eux.

Menacés plus ou moins directement de sanctions par la Commission pour avoir conservé ces traités obsolètes, conclus dans les années 1990, ces cinq pays se disent prêts à les abroger, à condition qu’un nouveau régime harmonisé de protection des investissements leur succède.

« Ni utile ni nécessaire », disait la France

Et c’est là que le bât blesse. Car le quintet ne se contente pas de réclamer un cadre législatif clarifié. Il souhaite sauver le mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats, une juridiction arbitrale privée vers laquelle les entreprises peuvent se tourner en lieu et place des tribunaux nationaux. Plus connu sous son acronyme anglais ISDS (investor-state dispute settlement), ce système est l’un des volets les plus controversés du traité transatlantique Tafta/TTIP, en négociation entre l’UE et les Etats-Unis.

Tafta, ISDS : qu’est-ce que c’est ?

Le Tafta, ou TTIP, est une grande négociation de libre-échange entamée en 2013 par l’Union européenne et les Etats-Unis. Ses détracteurs, de plus en plus nombreux, craignent qu’elle abaisse les normes sanitaires et environnementales, tandis que ses promoteurs estiment qu’une intensification du commerce transatlantique pourrait créer de la croissance et faciliter la vie des entreprises.

L’ISDS, ou « investor-state dispute settlement », est un mécanisme arbitral présent dans de nombreux accords internationaux d’investissement, qui protège les entreprises d’abus de droit perpétrés par les Etats où elles s’installent. Dans la pratique, plusieurs décisions ont tendu à remettre en cause les législations environnementales, sociales ou sanitaires des Etats qui allaient à l’encontre des intérêts de certaines entreprises.

Pourquoi conserver un tel système arbitral hors-sol, dont les sentences jugées contraires au droit européen se sont multipliées au cours des dernières années ? Pourquoi ne pas profiter de cette remise à plat pour se débarrasser de ce mécanisme que la France avait qualifié l’an passé de « ni utile ni nécessaire » dans le cadre des négociations transatlantiques ?

L’argumentaire déployé ressemble à celui adressé par le lobby européen de l’industrie Business Europe à la Commission européenne en février, comme le souligne Seattle to Brussels. Le maintien de l’ISDS serait justifié par le fait que « les systèmes judiciaires nationaux peuvent susciter des préoccupations en termes de lenteur des procédures, de qualité du système judiciaire et de perception de l’indépendance judiciaire », de même que les « administrations publiques » et les « environnements d’affaires » de certains Etats-membres. Les nouveaux entrants d’Europe centrale et orientale, indirectement pointés du doigt, apprécieront.

Autre argument déployé dans le document : si les Européens renonçaient à de tels mécanismes en interne, « il serait d’autant plus difficile de plaider en [leur] faveur » dans les négociations commerciales en cours avec leurs partenaires extérieurs, tant avec les pays en développement qu’avec les Etats-Unis. Pire : cela pourrait créer « un avantage compétitif pour les investisseurs étrangers », qui bénéficieraient d’une meilleure protection sur le sol européen que leurs homologues européens.

Un arbitrage vraiment amélioré ?

Au niveau institutionnel, la France et ses partenaires veulent officiellement saisir l’occasion pour mettre en oeuvre l’« investment court system » (ICS), un ISDS nouvelle version élaboré fin 2015, que l’Europe essaie d’imposer aux Etats-Unis dans les négociations transatlantiques. Celui vise à muscler les garde-fous contre les dérives du système arbitral, qui menace parfois les politiques publiques sanitaires ou environnementales des gouvernements au nom de la « protection des investissements ».

Problème : plutôt que de créer une nouvelle cour permanente ex nihilo où ils auraient les mains libres, le groupe des cinq privilégie la rapidité en suggérant d’adosser le futur mécanisme à la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye. Or, d’après Florian Grisel, chercheur spécialiste de l’arbitrage international à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, aucun des grands principes de l’ICS ne saurait trouver sa place dans cette institution au cadre très contraint : impossible de substituer aux arbitres ad hoc des juges permanents réputés plus impartiaux, de leur interdire d’exercer en parallèle des activités d’avocat, de renforcer leurs règles d’éthique pour limiter les conflits d’intérêts, et encore moins d’instaurer un mécanisme d’appel des décisions. « Il est donc possible que cela ne change absolument rien au système actuel d’ISDS », souligne l’universitaire.

« Peut-être que cette voie sera trop compliquée », reconnaît-on timidement au Quai d’Orsay, sans pour autant s’avouer vaincu. Pour la France, il est de toute façon « trop tôt » pour savoir si ces exigences seront techniquement applicables, et politiquement acceptables pour les Vingt-Huit.

Le document complet : obtenu par le réseau Seattle to Brussels :

Les traités d’investissement intra-européens conservés par la France

Selon la base de données du quai d’Orsay, la France est toujours liée par des traités bilatéraux d’investissement avec sept Etats ayant récemment adhéré à l’UE : la Bulgarie, la Pologne, la Hongrie, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et la Slovénie.

Seuls deux Etats-membres européens ont mis fin à leur traités d’investissement intra-européens : l’Italie et l’Irlande.

image: http://s2.lemde.fr/image2x/2014/01/25/24x24/1100510900_4_5eb1_13906608042062-photo-serieuse-petite_7c5367bcba0461ebd31283854355245a.jpg

Maxime Vaudano
Journaliste au Monde.fr


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/19/la-france-promeut-l-arbitrage-prive-du-tafta-au-sein-meme-de-l-europe_4921900_4355770.html#eiRXpaB1pXVqoPKf.99

Lire la suite

Accord de principe du FMI pour poursuivre son aide à l’Ukraine.

19 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Accord de principe du FMI pour poursuivre son aide à l’Ukraine

Rédaction

Le FMI a indiqué mercredi avoir donné son accord de principe pour poursuivre son aide à l’Ukraine après avoir menacé de l’interrompre face aux retards de la lutte contre la corruption dans le pays.

Les équipes du Fonds monétaire international ont conclu un accord avec les autorités ukrainiennes qui doit être désormais approuvé par le conseil d’administration du Fonds et qui se traduira par le déblocage d’un nouveau prêt de 1,6 milliard de dollars, indique l’institution dans un communiqué.

Lire la suite

La “pensée” d’Andry Parouby – et la déchéance morale occidentale

19 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #L'OTAN., #le nazisme

Dans la série “pépites”, j’ai retrouvé le livre du dispensable André Parouby, cofondateur du parti fasciste ukrainien “Parti social National d’Ukraine” (SNPU) devenu Svoboda, dont il a été membre de 1991 à 2004, et dont il a dirigé la structure paramilitaire :

 Andrii Parubii, alors l'un des leaders du SNPU

parouby-5

Voici donc le chef-d’oeuvre “Une vue depuis la Droite” (sic.), publié à Lviv en 1999 :

 

Extraits :

“Seules les personnes réunissant en elles l’esprit du guerrier et le patriotisme ont conduit notre nation sur le devant de l’histoire mondiale. Je mentionnerai le passé récent, notamment les membres de l’OUN (Ndt : l’Organisation des nationalistes ukrainiens) et les soldats de l’UPA (ndt : l’Armée insurrectionnelle ukrainienne). Ils ont pu réunir ces traits caractéristiques dans leur conception du monde. Pour cette raison certains intellectuels galiciens des années 30 appelaient les membres de l’OUN “criminels”, “terroristes”. Cependant seule l’OUN, parmi d’autres forces politiques en Ukraine de l’Ouest, a résisté aux pressions des forces militaires des deux plus grands empires du monde.” (p. 12)

“Le monde criminel russophone, dépourvu de spiritualité, coupé des racines nationales – c’est l’héritage de la période communiste en Ukraine.” (p. 15)

“En réalité, aujourd’hui seule l’Ukraine peut donner à l’humanité une nouvelle conception du monde, qui arrêtera sa déchéance morale et mènera à un autre niveau. La situation en Ukraine est très compliquée, mais dans tous les cas, l’Europe de l’Ouest se trouve dans une déchéance morale encore plus profonde. […] En Ukraine, plus qu’ailleurs en Europe, la conscience nationale est mieux conservée.

Seule l’Ukraine est capable aujourd’hui de proposer au monde entier un véritable nationalisme, qui pourra sortir les gens de la déchéance morale et devenir l’idéologie principale du futur. Je suis convaincu : cette conception du monde sera basée sur le social-nationalisme en tant que maillon final du développement du nationalisme ukrainien traditionnel.” (p. 15-16)

“Dans n’importe quel pays civilisé, les partis qui sont contre l’État, sont interdits et poursuivis par des institutions gouvernementales. Pour cette raison, le parti communiste ukrainien ne devrait pas être considéré comme un parti de gauche, mais comme un groupement anti-ukrainien, antinational, qui joue le rôle de la cinquième colonne. Malheureusement, les forces saines de l’Ukraine sont trop faibles pour obliger le gouvernement à franchir le pas. Le fait même de compter le parti communiste parmi les partis ukrainiens est un phénomène anti-ukrainien. […]

“La mise en pratique de cette idéologie [communiste] a provoqué des grands cataclysmes dans la société, et par conséquent démontré l’irréalisme, le caractère artificiel de ses idées fondamentales, des idéaux sur lesquels se base le communisme et son approche du monde. Qui plus est, sa mise en application, tout comme pour n’importe quelle idéologie erronée, a provoqué une terrible destruction de la culture morale et matérielle des peuples qui ont été sou l’influence de cette idéologie.” (p. 24)

“L’Arbre du Monde [le symbole de l’Univers structuré sur trois niveaux] est une image mythologique qui incarne la conception universelle du monde. […] Le symbole de l’Arbre du Monde et le Cosmos sont des phénomènes du même ordre, les symboles de “l’ordre mondial”. […]  L’universalité de la conception sur trois niveaux du monde ne peut être bien appréhendée que si elle est utilisée comme la structure de base non seulement du Macro- , mais aussi du Microcosme.” [ensuite digression sur Freud, avec ses notions de ÇA, MOI et SURMOI]

Toute la vie de l’homme, c’est la lutte, au niveau du subconscient, entre les énergies des ÇA et SURMOI . Plus forte est l’énergie du SURMOI , plus la décision est proche de l’idéal […] Donc, à notre avis, le chemin vers l’homme idéal consiste dans la soumission de l’énergie de ÇA aux idéaux du SURMOI, dans le contrôle par le SURMOI des instincts animaux de l’homme.”

[Ensuite il parle de l’élite qui est constituée des gens avec l’énergie du SURMOI la plus forte, qui a le droit moral de diriger une nation, possède la passion énergétique la plus puissante, et qui joue le rôle du SURMOI concentré dans la société.]

OB : Je crois que c’est clair… 🙂

Il y a un document qui circule – mais je ne sais pas si c’est un fake ou pas. Ce serait un certificat attestant du “retard mental léger” de Parubiy à 6 ans établi à l’hôpital de Lviv. L’intéressé a démenti, accusant le Kremlin…

1471606

Le “meilleur” article entre tous : “Notre chemin” qui commence p. 21

“Rappelons-nous les temps de l’État kievien (note: le gars appelle ainsi la Rous’ kievienne et sous-entend que c’était Ukraine). À cette époque, l’Ukraine était l’un des plus importants centres de la vie culturelle en Europe, la plus grande force militaire de l’Europe. C’est alors que l’Ukraine a défendu la race blanche contre les hordes asiatiques. Elle s’est dressé pour sa défense. Ce grand conflit des deux races, où l’Ukraine avait dignement accompli sa mission, a affaibli la puissance de notre pays. Mais il a assuré le libre développement des autres peuples européens. […]

C’est en cela que consiste la mission de l’Ukraine, c’est notre devoir sacré, notre tâche auprès du monde civilisé – créer une nouvelle vie.

L’histoire démontre la mission de l’Ukraine d’une manière spectaculaire. Jadis, c’est la Pré-Ukraine qui était le berceau de la civilisation indo-européenne. Jadis, c’est l’État kievien qui livrait une lutte acharnée contre l’invasion asiatique, défendant la civilisation européenne. À noter : seulement quand l’État kievien commença à perdre son rôle prépondérant dans la vie culturelle et militaire, l’Europe s’est détournée de son chemin, elle a été envahie par des pseudo-idées aventuristes qui prônaient le chaos et le désordre. Il a fallu des siècles avant que la race blanche comprenne le caractère néfaste de ces idées, mais elle n’a plus de force pour s’en sortir. Plusieurs grands philosophes européens parlent aujourd’hui du déclin, du crépuscule de l’Europe. Mais beaucoup ne perdent pas la foi en un chevalier qui dessillera les yeux des nations européennes, en de nouvelles idées qui, tel un vent frais, souffleront sur les étendues de l’Europe. Et alors les peuples blancs réuniront de nouveau leurs forces pour lutter contre le Chaos, pour le retour de l’Ordre. Telle est la mission historique de l’Ukraine.

Tout comme à l’époque de l’UPA, quand on luttait contre les deux plus grands empires du monde, maintenant l’Ukraine se trouve à la frontière entre les deux mondes, et notre devoir aujourd’hui – faire face aux idées destructrices qui submergent l’Occident et que les ennemis tentent d’exporter en Ukraine ; faire face à l’agressivité des idées pernicieuses du monde asiatique sauvage, dont l’incarnation aujourd’hui est la Russie. Oui, l’Ukraine est capable de sortir le monde de la déchéance morale et économique. […]

L’Ukraine est appelée à faire sortir l’Humanité de l’obscurité morale, la mener vers l’Âge d’or. Et nous allons remplir cette mission sacrée, qui nous a été confiée par la Providence. C’est encore la nuit. Mais les premiers feux apparaissent déjà à l’horizon, annonçant le jour nouveau. La nuit ne peut pas durer éternellement, la lumière succède à l’obscurité, l’ordre succède au chaos ! Nous sommes les précurseurs du jour nouveau ! La Providence nous a choisis ! […] L’idée sacrée et la foi en la victoire sont dans nos cœurs, les épées de vérité et de justice sont dans nos mains.”

===================================

Je reviens sur ces histoires d’OUN et UPA.

L’UPA (lire ici) était une armée non officielle de nationalistes Ukrainiens. Durant la guerre, elle a un petit peu massacré de 35 000 à 80 000 civils polonais en Volhynie (Source : Wikipedia)

Quant à l’OUN (lire ici), qui était l’organisation politique, voilà ce qu’elle disait dès 1929 :

« N’hésitez pas à effectuer les actes les plus dangereux » et « Traitez les ennemis de votre nation avec haine et cruauté. ».

En mai 1941, lors d’une réunion à Cracovie la direction de l’OUN-B indiqua que :

« Les Juifs en URSS constituent le soutien le plus fidèle du régime bolchevique, et l’avant-garde de l’impérialisme moscovite en Ukraine. Le gouvernement moscovito-bolchévique exploite les sentiments anti-juifs des masses ukrainiennes pour détourner leur attention de la véritable cause de leur malheur et de les canaliser dans un moment de frustration dans les pogroms contre les Juifs. L’OUN combat les Juifs en tant que pilier du régime moscovito-bolchévique et, simultanément, il rend les masses conscientes du fait que l’ennemi principal est Moscou. »

Lors de cette réunion, l’OUN a adopté le programme « Lutte et l’action de l’OUN pendant la guerre » qui décrit le plan d’action lors du début de l’invasion nazie de l’URSS. Dans la section G de ce document – « Directives pour les premiers jours de l’organisation du nouvel État ukrainien », est dressée la liste des activités à mener durant l’été 1941. Dans le paragraphe « Politique envers les minorités » l’OUN-B ordonne :

« Les Moscovites, les Polonais et les Juifs nous sont hostiles et doivent être exterminés dans cette lutte, en en particulier ceux qui résisteraient à notre régime : il faut les reconduire dans leurs terres, surtout : détruire leur intelligentsia qui pourrait être dans des positions de pouvoir. […] Les soi-disant paysans polonais doivent être assimilés, et il faut détruire leurs leaders. […] Les Juifs doivent être isolés, relevés de leurs fonctions gouvernementales pour empêcher le sabotage, et ceux qui sont jugés nécessaires ne pourront travailler qu’avec un surveillant. […] L’assimilation des Juifs n’est pas possible. »

Le 25 juin 1941, Yaroslav Stetsko – le futur « chef de l’État ukrainien» auto-proclamé quelques jours après, dirigeant de l’OUN – , dans un rapport à Bandera, écrivait : «Nous créons une milice qui aidera à éliminer les Juifs et à protéger la population. ».

En aout 1941, le même Stetsko écrivit son autobiographie, qui contenait plusieurs passages antisémites notoires, en particulier, il y déclarait qu’il considérait le marxisme comme un produit de la pensée juive, mise en pratique par le peuple moscovite-asiatique avec l’aide des Juifs ; que Moscou et le judaïsme sont les porteurs des idées internationales des bolcheviks. Il y déclare aussi :

« Bien que je considère que c’est Moscou, qui en fait tient l’Ukraine en captivité, et non pas les Juifs, comme l’ennemi principal et décisif, je considère tout de même pleinement le rôle indéniablement nuisible et hostile des Juifs, qui aident Moscou à asservir Ukraine. Je soutiens donc la destruction des Juifs et la pertinence de l’apport des méthodes allemandes d’extermination des Juifs en Ukraine, plutôt que de tenter de les assimiler. »

Les mémoires de Stetsko

On voit ce “brave homme” ici, en 1941, offrant le pain et le sel traditionnels aux anciens maîtres “libérateurs allemands” :

Et ici, quelques décennies plus tard, avec les nouveaux maîtres :

Stetsko rencontre George Bush, alors responsable de la CIA

(tiens, ça me rappelle quelque chose ces poignées de main – voir plus bas…)

Les rapports de l’OUN ont été conservés. On y lit par exemple ceci :

« N° 82 P

Ville de Lvov, le 28 juillet 1941.

Au service de sécurité de l’OUN de Lvov, le père Tabinsky nous informe : « Notre milice procède maintenant à de nombreuses arrestations de juifs, avec les services allemands. Avant leur liquidation, les Juifs se défendent par tous les moyens, et, en premier lieu, par l’argent ».

Suivant les informations du père Tabinsky, il y a, parmi nos miliciens, certains qui, pour de l’or ou de l’argent, libèrent des juifs : ils doivent être arrêtés. Nous n’avons pas de données concrètes, mais nous vous transmettons ceci pour informations et utilisation ultérieure.

Gloire à l’Ukraine !

Organisation des nationalistes ukrainiens OUN.»

Dans un rassemblement le 6 juillet 1941, les membres de l’OUN déclarèrent : « Les Juifs doivent être traités durement. […] Nous devons en finir avec eux. […] En ce qui concerne les Juifs, nous allons adopter des méthodes qui conduiront à leur destruction. »

Bon, après, chacun ses “héros”, hein…

===================================

Je crois donc qu’à Libé, ils ont oublié de nous préciser 2 ou 3 trucs dans sa Bio en 2014… :

parouby-2

Ce personnage a donc été élu Président du Parlement Ukrainien par 284 députés il y a deux mois :

parouby-2

Avec le secrétaire général adjoint de l’OTAN, le General Alexander Vershbow en 2014 :

Avec le premier Ministre Canadien (en février 2016) :

trudeau

Avec la Ministre Américaine pour l’Europe après sa nomination :

parouby-7-nulland

Et là, le 13 mai, par le Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (source) :

pace

Mais, bon, j’imagine qu’on dira que c’est surement de la “propagande russe”, hein, c’est tellement plus simple que de répondre à ça…  

 

6 réponses à La “pensée” d’Andry Parouby – et la déchéance morale occidentale

  1. Le 18 mai 2016 à 01h13
    Tres bon travail.

    En leur mettant sous le nez, ils ne pourront plus dire (les politiques et les médias) qu’ils ne savaient pas…
    Quant à l’Ukraine, elle est mal partie la pauvre : toujours au prise avec la même oligarchie corrompre, avec malntenant l’UE prêt à imposer un plan mijoté aux oignons pour notre Troïka, l’Ukraine a perdu le soutien de la Russie et y a “gagné” une réhabilitation des nazis.
    Encore plus perturbant quand on met en rapport la réhabilitation de la collaboration (et même de la pratique active), de réécriture de l’histoire, le tout avec la bienveillance des USA et d’de l’UE, et la montée des extrémismes dans nombre de pays européens, et qui arrivent même au pouvoir désormais.

    Nous avons la mémoire courte, d’autant plus courte que nos livres d’histoire sont creux et que nos politiques poussent une population au désespoir et à voter pour des partis se présentant “anti-système”.
    L’avenir est sombre.

Lire la suite

Annecy : un réfugié sans logement incendie des bureaux de la mairie

18 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

18/05/2016

 Locaux municipaux incendiés, merci pour l’accueil!

2043044-briquet.jpg

Peut-être s’agit-il d’un nouveau « désaxé » comme sont appelés, en général, ceux qui commettent de tels actes.

Le fait est que les dégâts sont là:

http://www.leparisien.fr/faits-divers/annecy-un-refugie-s...

Accueillir des réfugiés est un geste noble.

Pour quelle réponse?

Certes, il s’agit-là d’un cas isolé mais ajouté aux autres, comment les qualifier?

Aujourd’hui, par ailleurs, la France a connu la violence à nouveau.  

Pour le changement claironné par le candidat Hollande en 2012, c’est, en effet, bel et bien « maintenant ».

Mais l’Elysée de l’un valait sans doute l’enfer de millions d’autres...

 

Annecy : un réfugié sans logement incendie des bureaux de la mairie

 ILLUSTRATION. Un Soudanais a été interpellé après avoir incendiés des bureaux dans la mairie d'Annecy (Haute-Savoie).
 ILLUSTRATION. Un Soudanais a été interpellé après avoir incendiés des bureaux dans la mairie d'Annecy (Haute-Savoie).

Un Soudanais de 28 ans qui venait d'obtenir le statut de réfugié, a été interpellé mardi, à Annecy (Haute-Savoie), après avoir mis le feu aux locaux d'une antenne de la mairie. Son coup de folie s'expliquerait parce qu'il reprochait aux employés de ne pas lui trouver un logement « tout de suite », selon France 3 Alpes.


Mardi  matin, l'homme se présente en mairie, avec sa carte de réfugié, statut dont il bénéficie depuis avril. Il est orienté vers le Pôle Solidarités, en charge des logements sociaux, pour demander un hébergement très rapidement à Annecy Le personnel lui donne un dossier à remplir, à ramener dans l'après-midi. A son retour, le jeune Soudanais commence à s'emporter lorsque les agents lui fournissent un nouveau document administratif à remplir. Le ton monte, les insultes volent, le matériel informatique, avec.

Environ 100 000 € de dommages

Le réfugié qui perd complètement ses nerfs s'enferme dans les locaux, achève d'en vandaliser une partie avant d'y mettre le feu. L'homme qui s'enfuit ensuite a été rattrapé par la police dans un square. Deux bureaux ont été incendiés, un troisième endommagé, selon France 3 Alpes.

Selon une première estimation, il y aurait pour 100 000 € de dégâts. L'auteur présumé sera jugé en comparution immédiate, jeudi matin.


.

Lire la suite

Brésil : Dilma Rousseff, à peine évincée par un coup d'Etat civil, le pays placé sous tutelle par la finance internationale.

18 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La lutte des classes, #Terrorisme

Publié par Jean Lévy

Brésil : Dilma Rousseff, à peine évincée par un coup d'Etat civil, le pays placé sous tutelle par la finance internationale.

 

 

 

 

 

Le banquier israélien, représentant la finance mondiale qui va contrôler le Brésil

Le banquier israélien, représentant la finance mondiale qui va contrôler le Brésil

"canempechepasnicolas" : 

les choses sont claires : le coup d'Etat manigancé par Washington au Brésil est bien le fruit de la finance internationale !

 

 

C'est le JSSNews d'Israël qui l'annonce ...

 

L’israélien Ilan Goldfein

nommé Gouverneur

de la Banque Centrale du Brésil

Ilan Goldfein, un israélien de Haïfa, a été nommé jeudi pour être le président de la Banque centrale du Brésil. Il a été nommé après la suspension de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff.

 

Goldfein avait précédemment servi comme chef économiste chez Itau, la plus grande banque privée du Brésil, adjoint au gouverneur de la Banque du Brésil, conseiller de la Banque mondiale et conseiller du Fonds monétaire international.

Goldfein a obtenu son doctorat en économie au MIT. Il est considéré comme l’un des principaux économistes au Brésil. Outre le portugais, il parle l’hébreu, l’anglais et l’espagnol. Il a de la famille en Israël y revient régulièrement.

 

Lire la suite

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

16 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 12/05/2016

Le système antimissile américain en Roumanie est une "menace" pour la Russie

Le projet de bouclier antimissile de l'Otan, dont une partie a été inaugurée ce jeudi en Roumanie par les Américains, irrite le Kremlin qui y voit "une menace pour la sécurité de la Russie".

"Les Etats-Unis et la Roumanie font l'histoire aujourd'hui en livrant ce système à l'Otan". Le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique Mark Ferguson a inauguré ce jeudi matin la mise en service du système de défense antimissile américain à Deveselu, dans sud de la Roumanie. Cette inauguration s'est déroulée en présence du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg et de responsables américains et roumains. Lancé en 2010, le projet de bouclier antimissile de l'Otan, basé essentiellement sur la technologie américaine, vise à être intégré dans le projet plus large de déploiement progressif d'intercepteurs de missiles et de puissants radars dans l'est de l'Europe et en Turquie.

Contre la dissuasion nucléaire russe?

Ce système militaire irrite au plus haut point la Russie. "Nous le disons depuis le début, (...) nous en sommes convaincus: le déploiement du système antimissile est en soi une menace pour la sécurité de la Russie", a déclaré ce jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce système de défense est présenté par Washington comme une protection face à l'Iran mais Moscou le considère comme dirigé contre sa dissuasion nucléaire. "Le président Poutine s'est demandé à de nombreuses reprises contre qui ce système est destiné (...) La situation avec l'Iran a drastiquement changé, mais la question reste d'actualité", a poursuivi Dmitri Peskov.

Le site de Deveselu, dont la construction entamée en 2013 a coûté environ 800 millions de dollars, est notamment formé de missiles intercepteurs de type SM-2. En juillet, il deviendra officiellement un élément du bouclier antimissile de l'Otan lors du sommet de Varsovie. Il s'agit en fait de la deuxième phase de ce projet, après le déploiement d'un radar en Turquie et de quatre navires Aegis dotés de capacités de défense antimissile à Rota, en Espagne.

La troisième phase vise la mise en place d'un système de défense antimissile en Pologne. Les travaux sur le site de Redzikowo, qui débutent vendredi, devraient être achevés fin 2018.

Lire la suite

Le premier ministre britannique invoque le militarisme et la guerre pour plaider en faveur de rester dans l’UE

15 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Le premier ministre britannique invoque le militarisme et la guerre pour plaider en faveur de rester dans l’UE

 
Cameron

Dans un discours présenté en faveur de la «paix», tout l’argument du premier ministre David Cameron pour que la Grande-Bretagne reste dans l’Union européenne (UE) visait en fait à préparer la guerre.

Prenant la parole au British Museum lundi, le chef du Parti conservateur a énoncé ce qu’il décrit comme un «grand enjeu patriotique passionné» pour les électeurs soutenant le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum du 23 juin. Tout en prétendant «respecter» le point de vue des partisans du Brexit (British Exit – la sortie de l’UE par la Grande-Bretagne), il a néanmoins fait une attaque belliqueuse contre eux – surtout ceux de son propre parti – les dénonçant pour mettre en danger non seulement «l’intérêt national» de la Grande-Bretagne, mais aussi l’avenir de l’OTAN et la sécurité de l’Occident.

Cameron a fait comprendre qu’il ne parlait pas qu’au nom du Royaume-Uni, mais bien de toutes les grandes puissances impérialistes. Rappelant l’intervention publique du président Barack Obama pour un vote de maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors de sa visite à Londres du 22 avril, Cameron a déclaré que le président américain avait «clairement» fait connaitre le point de vue de «notre principal et indispensable allié, garant de notre sécurité… comme seuls les plus vieux et meilleurs des amis le peuvent».

Le soutien au vote pour le maintien dans l’UE est «clairement la vision» de tous les «alliés» du Royaume-Uni, a-t-il déclaré, qu’il s’agisse de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Japon, ou des nouveaux partenaires commerciaux et stratégiques importants de la Grande-Bretagne que sont la Chine et l’Inde…»

Le secrétaire général de l’OTAN a déclaré qu’une Europe affaiblie et divisée serait «mauvais pour la sécurité et mauvais pour l’OTAN», a poursuivi Cameron. Au cours de la fin de semaine, les anciens chefs du renseignement britannique Sir John Sawers (MI6), et Lord Jonathan Evans (MI5), ont ajouté leurs voix aux appels lancés par les anciens chefs militaires de Grande-Bretagne pour un vote pour le maintien dans l’UE. «L’adhésion du Royaume-Uni à l’UE n’est pas qu’une question de coopération au jour le jour, c’est aussi une question de stabilité pour tout notre continent», a déclaré Sawers.

Les considérations militaires ont dominé les propos du premier ministre. Les arguments économiques présentés par ses adversaires en faveur d’un vote pour quitter l’UE ont été traités plus brièvement, Cameron les accusant de «sauter dans l’inconnu» en ne disant pas ce qui remplacerait les relations commerciales du Royaume-Uni avec l’UE.

Même si Cameron a parlé du risque de revenir «à l’ère des nationalismes concurrents en Europe» avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE, sa présentation des relations entre la Grande-Bretagne et l’Europe était entièrement centrée sur la glorification des conflits internationaux passés.

Selon Cameron, le Royaume-Uni a façonné l’histoire européenne pendant 2 000 ans, entièrement par la guerre. «Des légions de César aux guerres de Succession d’Espagne, puis des guerres napoléoniennes à la chute du mur de Berlin», la Grande-Bretagne a contribué à écrire l’histoire de l’Europe, a-t-il dit, avant de se mettre à énumérer les batailles militaires menées contre la France et l’Allemagne de 1704 à la Deuxième Guerre mondiale.

Évoquant Churchill, Cameron a parlé du «caractère du peuple britannique», de «cette nation insulaire», de «l’histoire de notre île», de combien elle est «spéciale, différente et unique», notamment pour «ne pas avoir été envahie pendant près de mille ans».

«Mon cœur bat avec fierté, a-t-il renchéri, chaque fois que j’entends le grondement du moteur d’un Spitfire», un avion utilisé pour combattre la Luftwaffe allemande durant la Deuxième Guerre mondiale.

L’exaltation du patriotisme et du militarisme britannique par Cameron n’était pas destinée qu’à la population britannique. Elle visait également à rassurer Washington que la bourgeoisie britannique reste son atout le plus précieux pour veiller à ce que l’UE continue de suivre la ligne des États-Unis, surtout en ce qui concerne le militarisme et la guerre.

Les années qui ont précédé l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique, puis européenne en 1973, ont vu les gouvernements britanniques présider «un repli constant de notre rôle dans le monde, découlant de notre faiblesse économique», a-t-il dit. La crise de Suez en 1956 – une intervention militaire britanno-française tentée en Égypte – a causé l’humiliation de la Grande-Bretagne et l’a forcée de battre en retraite suite aux instructions des États-Unis, abandonnant alors également «nos porte-avions».

«Débutant avec la transformation de notre économie par Margaret Thatcher, en 1979, nous avons alors changé de cap pour le mieux, a-t-il poursuivi. Le Royaume-Uni a en conséquence mené les guerres d’Irak, des Malouines, de l’Afghanistan et de Syrie, établissant des bases militaires permanentes dans le Golfe, effectuant des missions aériennes de maintien de l’ordre dans les Pays baltes, renouvelant sa force de dissuasion nucléaire indépendante, et construisant deux nouveaux porte-avions, les plus grands navires de guerre que la Royal Navy ait jamais mis à la mer.»

C’est le statut de membre du Royaume-Uni à l’UE, de même que de l’OTAN et du Commonwealth, et grâce aux Accords de défense des cinq puissances (Five Power Defence Arrangements) conclus notamment avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ont permis «l’amplification» de la puissance britannique soutient Cameron.

Tel fut le préambule de sa mise en garde d’une nouvelle menace existentielle pour le continent européen. Il a demandé de façon rhétorique: «Mais est-ce que la paix et la stabilité sur notre continent sont assurées sans l’ombre d’un doute?»

Bien qu’il ait cité la menace terroriste posée par l’État islamique pour justifier un nouvel assaut sur les droits démocratiques à la grandeur de l’Europe, il a précisé que le principal danger était ce qu’il a décrit comme la «nouvelle Russie belliqueuse».

À peine 20 ans se sont écoulés depuis la guerre dans les Balkans, a-t-il dit, et, tout récemment encore, «nous avons vu des chars rouler en Géorgie et en Ukraine». Ces menaces nécessitent une «approche commune des démocraties européennes», a-t-il poursuivi, évoquant la Guerre froide et la formation de l’OTAN sous l’égide des États-Unis, contre l’Union soviétique en 1949.

La sortie du Royaume-Uni de l’UE signifierait «l’abandon des Polonais, des Tchèques, des États baltes et des autres pays d’Europe centrale et orientale qui ont langui si longtemps derrière le Rideau de fer». Ces États «voient avec consternation la perspective que la Grande-Bretagne puisse quitter l’UE. Ils regardent ce qui se passe à Moscou avec alarme et inquiétude.

«C’est le temps de soutenir la force du nombre. Maintenant est le pire moment possible pour la Grande-Bretagne de mettre tout cela en péril. Seuls nos adversaires en bénéficieraient.»

La présentation de Cameron est une distorsion de la réalité. La liquidation de l’Union soviétique par la bureaucratie stalinienne en 1991 a été le signal de la ruée des grandes puissances, les États-Unis en tête, pour récupérer l’accès aux territoires, aux matières premières, à la main-d’œuvre et aux marchés qu’elles avaient perdus suite à la Révolution d’octobre 1917.

L’éclatement de la Yougoslavie et les guerres qui ont suivi dans les Balkans dans les années 1990 ont été précipités par les puissances de l’OTAN – surtout par les États-Unis et l’Allemagne. Sous la bannière de «l’intervention humanitaire» et de «l’autodétermination des nations», ils ont encouragé les conflits intercommunautaires et bombardé la Serbie – visant à transformer les Balkans en un protectorat de facto de l’OTAN.

De la même façon en Ukraine, ce sont les États-Unis et l’Union européenne qui ont incité le putsch droitiste de 2014 à Kiev pour installer un virulent régime antirusse.

Cette course à l’encerclement, à l’affaiblissement et finalement au démembrement de la Russie se traduit par la plus grande remilitarisation qu’a connue l’Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. La semaine dernière seulement, Washington a profité de la passation de commandement de son quartier général européen basé en Allemagne pour intensifier ses provocations contre Moscou, en préparant notamment le déploiement d’un troisième groupe tactique américain constitué d’une brigade blindée près de la frontière russe et l’allocation d’encore plus de fonds pour acquérir du «matériel de guerre».

Décrivant la «Russie résurgente» comme une menace encore plus grande aux intérêts américains que le terrorisme, le général Curtis Scaparrotti nouvellement installé a déclaré que les quelque 60.000 soldats américains déployés en Europe doivent être prêts «à combattre le soir même si jamais un jour la dissuasion échouait».

Cameron s’est montré pleinement solidaire avec ces menaces contre la Russie. Il a ainsi averti que si la Grande-Bretagne n’était plus membre de l’UE, il n’y aurait aucune garantie que Washington et l’OTAN puissent continuer de compter sur un futur soutien européen dans ces provocations. Il y a un «risque réel de réponse européenne faible et de scission entre les États-Unis et l’Europe» en réponse à la crise en Ukraine, a-t-il dit. Mais la Grande-Bretagne a injecté «de l’acier dans l’action de l’Europe», veillant à l’imposition de sanctions efficaces de l’UE contre la Russie, et assurant du coup «l’unité fondamentale entre l’Europe et les États-Unis face à l’agression russe».

Le Royaume-Uni a joué le même rôle en faisant pression pour l’imposition d’un embargo pétrolier «plus dur» de l’UE contre l’Iran.

Bien qu’il ne le précise pas explicitement, les allégations de Cameron sont dirigées contre la France et l’Allemagne.

Sans le statut de membre du Royaume-Uni, il n’y aurait personne pour empêcher l’Europe de «devenir un bloc protectionniste» ou de «pousser pour l’union politique», a déclaré Cameron.

Si le vote de sortie l’emporte, le Royaume-Uni se retrouvera «isolé», alors que les dirigeants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, «les Maltais, les Slovaques, les Tchèques, les Polonais et les Slovènes» prendront des décisions qui «auront une incidence directe sur la Grande-Bretagne» – l’implication d’un tel propos étant qu’on ne peut faire confiance à aucun d’entre eux.

Julie Hyland

Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 10 mai 2016

Lire la suite

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

13 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #La guerre

Il est grand temps de se retirer de l’OTAN : les Américains veulent nous entraîner dans une guerre qui est à l’opposé de nos intérêts.

 

 

 

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

BFMTV

BFMTV

La Russie a vivement critiqué ce jeudi la mise en service du système de défense antimissile américain en Roumanie, dénonçant une "menace directe" pour sa sécurité et promettant en retour de renforcer ses capacités militaires.

 

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"

"C'est une menace directe pour nous. (...) Tout ça est à 100, 200, 300, 1.000% dirigé contre nous. Ce n'est pas l'Iran mais la Russie et ses capacités de dissuasion nucléaire" qui sont visées, a fustigé le président de la commission de Défense du Parlement russe, Vladimir Komoïedov, cité par l'agence Interfax.

Aggraver la situation

"C'est un pas de plus dans l'endiguement militaire et politique de la Russie", a abondé Andreï Keline, haut-responsable du ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que ce déploiement "ne peut qu'aggraver la situation déjà compliquée des relations" entre la Russie et l'Otan.

Formé de missiles intercepteurs de type SM-2, ce système défensif est situé à Deveselu, dans le sud de la Roumanie, et destiné à être intégré dans le projet plus large de bouclier antimissile de l'Otan lors du sommet de Varsovie, en juillet.

Système antimissile américain en Roumanie: Moscou dénonce "une menace directe"
Lire la suite

Nous y voila…(49-3) par Jacques Sapir

12 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #l'horreur économique, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

Publié par Jean Lévy

 

Le suffrage universel bafoué

Le suffrage universel bafoué

 

 

RussEurope

Blog de Jacques Sapir sur la Russie et l'Europe

 

Il

 

 

Nous y voilà.

Le gouvernement a donc décidé, le mardi 10 mai, d’user de l’article 49-3 pour faire passer une loi, la loi « El Khomri » ou « Loi Travail », qui divise à ce point sa majorité qu’il n’en à plus. Cette pratique est aujourd’hui scandaleuse, car elle correspond à un détournement de l’esprit du texte, détournement qu’a acté la modification de la constitution de 2008, soit faite par François Fillon et sous la Présidence de Nicolas Sarkozy.

L’esprit de la constitution

Il faut rappeler que, dans l’esprit des « pères » de la Constitution de la Vème République, et cela va du gaulliste Michel Debré au SFIO (l’ancêtre du P « S ») Guy Mollet, cette disposition avait pour but de mettre le gouvernement à l’abri des groupes minoritaires de sa majorité. On le rappelle ici, cela correspond à ce que l’on appelle le « parlementarisme rationalisé », qui était une réaction contre l’instabilité parlementaire chronique de la IIIème et de la IVème République. Et rappelons que le Général de Gaulle gouverna en effet, au début et pendant les jours tragiques de la Guerre d‘Algérie, sur la base d’une coalition. Mais, l’usage de ce texte pour entériner une loi prise contre une partie de la majorité parlementaire du gouvernement, dans une situation ou ce dernier reniant ses engagements antérieurs et ceux du Président de la République n’était pas prévu. En cela, il y a bien détournement de la Constitution. Ou, pour user d’un autre mot, forfaiture.

On sait que, dans le cas ou une motion de censure serait votée, la logique, et la pratique (1962) voudraient que le gouvernement dissolve l’Assemblée et convoque de nouvelles élections. Sauf que, nous sommes dans l’état d‘urgence et que l’Assemblée ne peut être dissoute. Donc, cela revient à complètement vider l’article 49 de son sens initial. De caractéristique du « parlementarisme rationalisé », il devient au contraire une procédure permettant au gouvernement de contourner les débats parlementaires, c’est à dire à vider la démocratie de sa substance.

Responsabilités partagées

Or, on constate que la modification de 2008, celle faite sous Sarkozy, avait largement préparée le terrain. Cette modification spécifie la nature des textes auxquels le 49-3 pourrait être appliqués. Elle précise : « Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale[1]» Autrement dit cette modification introduit l’idée que le 49-3 pourrait devenir une procédure courante, et non exceptionnelle dans le domaine des finances et de la sécurité sociale. Quel aveu ! Les deux versions du texte sont d‘ailleurs données à la fin de cette note.

Ce gouvernement, à la suite des précédant, ne fait donc que poursuivre dans une voie toujours plus autoritaire mais aussi toujours plus méprisante quant à l’esprit de nos institutions. Après la transformation de l’état d‘urgence en facilité de gouvernement, c’est l’utilisation de l’article 49 comme procédure commune permettant de contourner le travail législatif. Cela revient à gouverner par décrets mais sans en avoir demandé l’autorisation au Parlement.

Il convient à tous les députés épris de démocratie d’arrêter, tant qu’il en est encore temps, ce gouvernement sur sa pente funeste.

Textes de l’article 49,

avant et après la modification de 2008

Article 49 (Version de 1958)

Le Premier Ministre, après délibération du conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.

L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure. Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Si la motion de censure est rejetée, ses signataires ne peuvent en proposer une nouvelle au cours de la même session, sauf dans le cas prévu à l’alinéa ci-dessous.

Le Premier Ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent.

Le Premier Ministre a la faculté de demander au Sénat l’approbation d’une déclaration de politique générale.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=13A05F3237DE88C3F5B62756A470659C.tpdila10v_2?idArticle=LEGIARTI000006527528&cidTexte=JORFTEXT000000571356&categorieLien=id&dateTexte=19950804

Article 49 Modifié

Le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.

L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure. Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Sauf dans le cas prévu à l’alinéa ci-dessous, un député ne peut être signataire de plus de trois motions de censure au cours d’une même session ordinaire et de plus d’une au cours d’une même session extraordinaire.

Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session.

Le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat l’approbation d’une déclaration de politique générale.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000019241062&cidTexte=LEGITEXT000006071194

 

[1]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;?idArticle=LEGIARTI000019241062&cidTexte=LEGITEXT000006071194

Lire la suite