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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la turquie tag

Que se passera-t-il après la chute de Mossoul lorsque Daech fuira vers la Syrie ? (The Independent)

5 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #L'OTAN., #La France, #La mondialisation, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie, #l'islamisme

Que se passera-t-il après la chute de Mossoul lorsque Daech fuira vers la Syrie ? (The Independent)

Toute l’armée du califat de Daech pourrait être dirigée contre le gouvernement Assad et ses alliés - un scénario qui pourrait provoquer une certaine satisfaction à Washington

L’armée syrienne, le Hezbollah et ses alliés iraniens se préparent à une invasion massive par des milliers de combattants de Daech qui seront chassés de l’Irak lorsque Mossoul tombera. L’objectif réel derrière la "libération" de la ville irakienne planifiée par les Etats-Unis et tant claironné serait, selon l’armée syrienne, d’inonder la Syrie avec les hordes de combattants de Daech fuyant leur capitale irakienne pour leur « mini-capitale » de Raqqa à l’intérieur même de la Syrie.

Depuis des semaines, les médias occidentaux, et les experts américains qu’ils aiment citer, prédisent une combat jusqu’à la mort de Daech à l’intérieur de Mossoul digne du siège de Stalingrad - ou une victoire rapide sur Daech suivie par des combats sectaires entre Irakiens pour le contrôle de la ville. L’ONU met en garde contre les colonnes massives de réfugiés qui se déverseront de la ville assiégée. Mais les Syriens - après avoir été témoins de l’effondrement soudain et l’évacuation de Palmyre lorsque leur propre armée a repris l’ancienne ville syrienne plus tôt cette année - pensent que Daech va simplement abandonner Mossoul et essayer d’atteindre les zones de la Syrie qu’elle contrôle encore.

Déjà, les services de renseignement de l’armée syrienne ont entendu des rapports inquiétants d’une demande faite par Daech dans les villes et villages au sud de Hasaka - une ville syrienne contrôlée par les forces du régime et les Kurdes dans le nord du pays - pour installer de nouvelles sources d’électricité et d’eau en prévision d’un afflux des combattants de Daech en provenance de Mossoul. En d’autres termes, si Mossoul tombe, toute l’armée du califat de Daech pourrait être dirigée contre le gouvernement Assad et ses alliés - un scénario qui pourrait provoquer une certaine satisfaction à Washington. Lorsque la ville irakienne de Fallujah est tombée entre les main de l’armée et des milices irakiennes plus tôt cette année, de nombreux combattants de Daech ont immédiatement fui vers la Syrie.

Sayed Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, qui a envoyé des milliers de ses hommes pour combattre (et mourir) dans la lutte contre Daech et Jabhat al-Nusra en Syrie, a déclaré dans un discours marquant les commémorations de l’Achoura la semaine dernière que les Américains « ont l’intention de répéter le complot de Fallujah lorsqu’ils ont ouvert une voie à Daech pour leur permettre de s’échapper vers l’est de la Syrie » et a averti que « le même plan pourrait être mis en oeuvre à Mossoul. » En d’autres termes, une défaite de Daech à Mossoul encouragerait Daech à fuir ver l’ouest pour essayer d’abattre le régime Assad en Syrie.

Ces soupçons n’ont pas vraiment été apaisées par une série de commentaires de généraux américains et de sources militaires américaines au cours ces dernières semaines. Le commandant américain nouvellement nommé dans la région, le Lt Gen Stephen Townsend – à la tête de ce que les États-Unis ont pompeusement appelé « Opération Résolution Inhérente » - a dit que non seulement Mossoul, mais aussi la ville syrienne de Raqqa, seraient capturées « sous son commandement ». Mais qui croit-il va prendre Raqqa ? L’armée syrienne a toujours l’intention de se battre jusqu’à Raqqa par la route militaire de Damas-Alep à ouest de la ville, après une première tentative plus tôt cette année qui a été abandonnée plus pour des raisons politiques que militaires. La Russie semble penser qu’il est préférable de concentrer sa puissance de feu sur d’autres milices, en particulier al-Nosra / al-Qaïda, que à la fois Moscou et Damas considèrent désormais comme beaucoup plus dangereux que Daech.

Tous deux ont remarqué comment Nosra - qui a changé son nom à Jabhat Fateh al-Sham, le "Front de soutien du peuple du Levant", dans d’effacer ses liens avec Al-Qaïda - est de plus en plus qualifiée par les politiciens et les journalistes occidentaux de « rebelles » [gras par le traducteur qui l’avait effectivement remarqué - NdT], ainsi qu’une pléthore d’autres milices qui combattent le régime syrien. Un général américain non identifié a été cité le mois dernier exprimant sa préoccupation que les forces chiites irakiennes pourraient s’emparer de la ville de Tal Afar, à la frontière irako-syrienne, afin de piéger les combattants de Daech en Irak - et empêcher ainsi leur fuite vers la Syrie. Il a été rapporté que Daech aurait abandonné Tal Afar il y a quelques jours.

Le magazine en ligne Military Times aux États-Unis (qui est, comme on dit, « proche » du Pentagone) a fait valoir que le général Townsend, qui a à peine 5 000 troupes étasuniennes sur le terrain en Irak et l’extrême nord de la Syrie, doit « poursuivre Daech en Syrie, où les Etats-Unis ont peu d’alliés sur place » - c’est le moins que l’on puisse dire - tandis que Townsend lui-même parle d’une « bataille longue et difficile » pour Mossoul. Il a également parlé d’un « siège » de Mossoul. Ce sont les terribles prédictions auxquelles les Syriens ne croient pas.

La propre armée d’Assad, avec ses 65 000 morts dans une guerre qui dure depuis maintenant cinq ans, a déjà été bombardée par les Américains à Deir Ezzor, où au moins 60 soldats syriens ont été tués - Washington a qualifié l’opération d’erreur - et se prépare maintenant à confronter l’énorme afflux de combattants de Daech qui pourrait traverser la frontière après la chute de Mossoul. Nasrallah lui-même y a fait allusion dans son discours. Il a suggéré que si les forces de Daech ne sont pas vaincues par les Irakiens eux-mêmes à Mossoul, alors les Irakiens - sans doute la milice chiite irakienne qui est l’un des fers de lance de l’armée gouvernementale - « seront obligés de se déplacer vers l’est de la Syrie pour combattre le groupe terroriste ».

Compte-tenu de la possibilité que les troupes syriennes et leurs alliés russes pourraient avoir à faire face à ce même groupe, il est peu étonnant qu’ils essaient de conclure leur capture des quartiers est d’Alep - quel que soit le coût en vies humaines - avant la chute de Mossoul.

Robert Fisk

Traduction "encore des pannes de satellites US à prévoir" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» http://www.independent.co.uk/voices/mosul-offensive-isis-flee-iraq-syr...
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Révélations CHOC concernant Daesh et c’est dit sur C8 une chaîne du groupe Canal Plus !

5 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La République, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #l'immigration, #l'islamisme, #Daesch, #AMERIQUE, #Terrorisme, #La Turquie

Révélations CHOC concernant Daesh et c’est dit sur C8 une chaîne du groupe Canal Plus !

image: http://www.misteremma.com/wp-content/uploads/2013/01/Thierry_Ardisson_Cover.jpg

http://www.misteremma.com/wp-content/uploads/2013/01/Thierry_Ardisson_Cover.jpg

 

Un Grand merci à Peter Moore pour avoir relayé sur FB

Les origines du Djihadisme remontent à la guerre froide avec  l’empire Soviétique. L’OTAN  avait élaboré la Muslims belt; il fallait empêcher la Russie d’accéder aux mers chaudes par la constitution d’une chaîne d’états si possible Islamistes radicaux. Après la chute de l’URSS, cette stratégie a été continuée en Bosnie, au Kosovo, en Irak où on a démantelé un état laïque  au profit d’Islamistes à la fois chiites et sunnites, on a continué ça en Libye. Quand aux frères musulmans ils ont été sponsorisés pratiquement par tous les états occidentaux.

La France est un pays ami de l’Arabie Saoudite et du Qatar et non avec la Russie alors que si on devait avoir à se défendre contre ces gens là, Poutine serait tout de même un allié naturel. Il faut savoir que même si le régime de Poutine n’est pas exempt de défauts, il y a énormément d’exagération sur la Russie dans les médias mainstream occidentaux.

Récemment, le président Américain Barak Obama et Hillary Clinton ont déclaré que la Russie était un danger plus grave que Daesh. Voilà donc des gens qui pensent que Les Russes sont des gens plus dangereux que ceux qui viennent tuer ou égorger nos enfants sur nos terrasses.

Lutter contre l’Islam radical tout en serrant la main du roi d’Arabie Saoudite revient à dire que nous luttons contre le Nazisme tout en invitant Hitler à notre table.

75 milliards de dollars ont été dépensés depuis 1980 par la seule Arabie Saoudite qui n’est que l’un des cinq pôles de l’Islamisme radical. On a jamais vu la mise en place de tels moyens pour financer le Salafisme dans le monde. Jamais un totalitarisme n’a disposé d’autant de moyens financiers.

Nos politiques nous font croire qu’ils ne savent pas mais leurs serrent les mains, les mêmes qui insultent Poutine et qui disent qu’il faut le faire passer devant un tribunal pénal international, les mêmes reçoivent ces gens avec les honneurs.

Hollande et Valls pour ne citer qu’eux  le savent parfaitement et cela signifie ni plus ni moins qu’ils trahissent non seulement la France mais aussi les valeurs de l’Occident, les valeurs de la démocratie…

Stéphane Guibert / Finalscape / Sur VK


 
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Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La mondialisation, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #Terrorisme

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste»

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

Y a-t-il des cas où les humains ne comptent pas pour des humains ? D'après le journaliste Neil Clark, pour les libéraux occidentaux «hypocrites» et «bellicistes», la réponse est bel et bien «oui».

Quand il s’agit d’hypocrisie, les bellicistes «libéraux» occidentaux sont en terrain familier. Tout en professant la lutte contre le racisme, ces bellicistes libéraux soutiennent la forme la plus dangereuse et la plus mortelle de racisme qui existe dans le monde d’aujourd'hui - l’impérialisme américaino-occidental contemporain.

Une forme de racisme rarement signalé, mais qui a dévasté des pays entiers, tué des millions de personnes et risque de nous entraîner dans une confrontation militaire au potentiel catastrophique avec la Russie.

Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive

Nous pouvons voir ce racisme odieux dans les débats qui sont en cours dans les cercles élitistes de l'Ouest au sujet de la Syrie. Il est considéré que l'Occident, c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés, a le droit de déclarer qui est ou qui n’est pas le gouvernement légitime de la Syrie. On peut exiger que «Bachar el-Assad parte», mais aucun responsable du gouvernement syrien ne peut demander qu'un de NOS leaders s'en aille. On n'ose même pas y penser !

Nous avons le droit d’imposer des «zones d'exclusion aérienne» qui, bien sûr, ne concernent pas NOS appareils, seulement les LEURS. Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive - mais si le peuple du pays ciblé a le courage de se battre, nous les appelons «génocidaires» et accusons son leader (et ses alliés) des crimes de guerre, en les poussant à être envoyés à la Haye. Entre temps, nos leaders peuvent violer le droit international et tuer des centaines de milliers de gens en toute impunité.

Si vous avez des doutes concernant le racisme inhérent à l’ordre mondial actuel et croyez que j'exagère, regardez ce qui se passe à la Cour pénale internationale (CPI). Depuis 14 ans de son existence, ce n'était que les Africains qui étaient les seules personnes mises en accusation et jugées par la Cour pénale internationale.

Que diriez-vous s’il y avait un tribunal national en Angleterre qui ne jugeait que les Africains ? Et que les Européens, quels que soient les crimes odieux qu’ils aient commis, n’ont jamais étaient traduits en justice. Vous appelleriez cela le comble du racisme, et vous auriez raison.

Une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience

Mais cela se passe à la CPI et les libéraux bellicistes «anti-racistes» se taisent, montrant qu'on peut s'en tirer avec les niveaux les plus stupéfiants de discrimination à l'échelle internationale qui n'auraient jamais passé inaperçus dans le pays. 

Malheureusement, une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience. Preuve en est le tout petit nombre de personnes qui ont le courage de reconnaître publiquement : «En fait, le gouvernement syrien a le droit de se battre contre les djihadistes soutenus par les Etats-Unis.»

Encore une fois, il est considéré comme acquis que les pays du sud qui sont ciblés par les Etats-Unis et leurs alliés n'ont absolument aucun droit de s’engager dans la résistance violente. On n'attend de leurs gouvernements qu'ils disparaissent. S'ils osent résister et se battre avec force, comme la Syrie l'a fait, certains représentants du mouvement anti-guerre les traitent de coupables et d'agresseurs.

Souvenez-vous de l'indignation de la «Nation exceptionnelle» et de ses alliés, lorsque les forces yougoslaves ont abattu un bombardier furtif américain en 1999 ! «Comment osent-ils ?!» Nous avons le droit de bombarder votre pays jusqu'à le faire retourner à l’âge de pierre pour des raisons «humanitaires» - mais vous n’avez pas le droit de cibler et descendre nos avions !»

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un exemple du racisme libéral «acceptable»

Quand trois soldats américains ont été capturés, le président Bill Clinton a averti les Yougoslaves que ces derniers n'avaient pas le pouvoir de les traduire en justice, tout en soulignant que les bombardements illégaux de la Yougoslavie dirigés par les Etats-Unis allaient continuer.

 

 

 

Encore une fois, la seule manière de respecter ces doubles standards criants est de croire que les Américains et leurs alliés de l'OTAN sont supérieurs aux Yougoslaves. Là, ce serait du racisme.

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un autre exemple du racisme libéral «acceptable».

Les millions de victimes de l'impérialisme occidentalo-américain en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Yougoslavie ou ailleurs n'ont pas leur jour de commémoration à eux dans le calendrier. Il est fort peu probable qu'ils auront un jour l'honneur de devenir des personnages de superproductions hollywoodiennes.

Même si on entend parfois des «regrets» au sujet des victimes civiles «accidentelles», personne ne prétendrait éprouver du chagrin pour les soldats qui se combattent pour les armées des Etats ciblés, incinérés en grand nombre. Avez-vous ressenti la préoccupation des bellicistes libéraux occidentaux, quand, le mois dernier, les Etats-Unis et leurs alliés ont tué 62 soldats syriens, ce qui a mis fin au cessez-le-feu ? Moi non plus.

Il est fort probable que nos «humanitaires» libéraux anti-guerre qui réclament l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie (ou plutôt la zone d’exclusion aérienne pour eux et pas pour nous) n'aient jamais rencontré des soldats de l’armée arabe syrienne. Mais moi, j’en ai vus.

Pour ces bellicistes «libéraux» occidentaux, les soldats syriens qui défendent loyalement leur pays ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse

Il y a quelques années, j’étais à Lattaquié, en Syrie, à attendre un bus pour me rendre à mon appartement à Damas. J’avais manqué le dernier, mais un bus spécial de l’armée était sur le point de partir. On m’a invité à le prendre. Pendant toute la journée, les soldats ont généreusement partagé avec moi leur nourriture, leurs boissons et cigarettes. Ils chantaient des chansons, on se racontait des blagues, on rigolait. C’était une journée parfaite.

J’ai toujours une pensée pour ces soldats syriens dès que j’entends un belliciste libéral «antiraciste», faire preuve d'un prétendue inquiétude humanitaire concernant la Syrie. Car, pour ces gens-là, les soldats syriens, ces soldats qui défendent loyalement leur pays, ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse. Et quand c’est fait, c’est à célébrer.

«Les humains, quand ne comptent-ils pas pour des humains ?», demandait mon collègue chroniqueur du site rt.com, Dan Glazebrook, dans un article du Morning Star publié en août 2012. La réponse est : quand ils sont des soldats des pays du Sud qui résistent à l’invasion soutenue par les Etats-Unis.

Glazebrook notait que, alors que les soldats de l'armée d'occupation était «toujours humains, peu importe les atrocités auxquelles ils avaient pris part», ceux des armées qui défendent leurs pays de l'agression occidentale «n'étaient jamais des humains... même s'ils n’avaient jamais tiré de leur vie».

La forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui c'est le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches

La triste vérité est que trop d’«antiracistes» occidentaux sont plus préoccupés par les mauvaises paroles que peuvent avoir certaines personnes, que par la lutte contre la forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui : le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches.

Imaginez, si des groupes d'extrême-droite en France entreprenaient de faire des pogromes racistes généralisés contre les noirs ? Il y aurait un tollé, une indignation parfaitement justifiée. Les auteurs seraient traduits en justice – et à juste titre. Mais comme l'a souligné Dan Glazebrook, les pogromes racistes contre les noirs ont été «caractéristiques» de la rébellion libyenne soutenu par l'Occident dès le début en 2011.

Pourtant, les «antiracistes» libéraux occidentaux ont soutenu la rébellion et les frappes aériennes occidentales «humanitaires» en faveur de «rebelles» racistes. Comment pouvez-vous dénoncer les pogromes racistes contre les noirs en Europe tout en les soutenant en Libye ? Eh bien, les impérialistes «antiracistes» libéraux y arrivent. Comme a écrit Maximilian Forte : «Si c’était de "l’humanitarisme", il ne pourrait être tel qu’en excluant les Africains des membres de l'humanité».

Le véritable antiraciste (par opposition au pseudo «antiraciste» de l’impérialisme libéral) estime que tous les pays sont égaux, que les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas plus le droit de menacer la Syrie que la Syrie de menacer les Etats-Unis et leurs alliés. Un véritable antiraciste croit que toutes les vies humaines se valent. Et que le droit international doit être applicable à tous. Et que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et leurs alliés ne devraient pas en être exemptés. Il est temps que les véritables antiracistes reprennent la bannière antiraciste des bellicistes libéraux occidentaux. Avant que ces faux et racistes chantres de la vertue amènent à leur Troisième Guerre mondiale «humanitaire».

Lire aussi : «Les preuves du soutien aux terroristes en Syrie par "les Casques blancs" financés par l’étranger»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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ALEP : DÉLUGE de PROPAGANDE… Par Richard Labévière.

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les média, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie, #La Russie

Publié par El Diablo

ALEP : DÉLUGE de PROPAGANDE…

Depuis plusieurs semaines, radios, télévisions et journaux parisiens se déchaînent pour tenter de sauver Alep de l’horreur : une reconquête par l’armée gouvernementale syrienne. Quotidiennement, un déluge de propagande pilonne nos oreilles, nos yeux et notre intelligence collective. La première figure de cette orwellisation collective consiste à inverser la situation militaire opérationnelle : Alep n’est pas occupée par des groupes salafo-jihadistes (les mêmes qui commanditent les attentats à Paris et ailleurs), mais est assiégée par les forces nationales du « régime de Bachar la-Assad » ! Deuxième torsion du réel : la rébellion « modérée », voire « laïque » et « démocratique » – à savoir les égorgeurs de la Qaïda en Syrie – résiste vaillamment à Gengis Khan, ses Tartares syriens, russes, iraniens et hezbollahiz. Enfin, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants meurent, tous les jours, sous les tapis de bombes… Bigre, voilà qui est effectivement préoccupant !

Dans ce concert de propagande et de désinformation, une fois de plus Le Monde tient la corde(1). Depuis les beaux quartiers de Beyrouth, son correspondant Benjamin Barthe témoigne : « Déluge de feu russo-syrien pour briser Alep – Très meurtriers, les bombardements visent à anéantir la rébellion et à décourager la population ». Chapeau : « Bombarder, encercler, affamer. Pendant des mois, des années, sans discontinuer. Jusqu’à ce que l’ennemi, à bout de forces, décide de baisser les armes et d’évacuer la zone qu’il défendait ».

Première « information » du Monde : les mêmes groupes terroristes, qui égorgent Chrétiens, Alaouites, Kurdes, Druzes, Sunnites loyalistes et autres en Syrie depuis plus de quatre ans, « défendent » Alep. C’est une nouvelle ! Remarquons au passage, que si chasseurs et drones de la Coalition américaine mènent des « frappes », le plus souvent « chirurgicales » et « ciblées », comme ce fût le cas dernièrement sur l’aéroport de Deir ez-Zor, tuant plus de 90 soldats syriens quelques heures seulement après la signature du cessez-le-feu, les avions russes et syriens – quant à eux – bombardent avec une cruauté sadique indifférenciée et sans limite, comme l’aviation alliée le fît sur les villes et villages de Normandie en 1944, puis sur Dresde et d’autres villes allemandes dénuées de tout intérêt stratégique…

Deuxième affirmation du Monde : « le régime syrien mène (…) une guerre d’étouffement, lente et cruelle, qui convient bien à l’armée loyaliste, patchwork de milices et d’unités régulières, aux capacités offensives limitées ». Benjamin Barthe connaît-il des guerres qui soient rapides, non cruelles, sinon douces et généreuses ? Sait-il seulement ce qu’est vraiment une guerre civile, civilo-régionale, civilo-internationale ? Quant aux « capacités offensives limitées », il devrait aller plus souvent sur le terrain pour constater la reconfiguration technique des trois corps de l’armée nationale syrienne, équipée des matériels russes et chinois les plus modernes. Du reste, quelques paragraphes plus bas, Benjamin Barthe cite des « armes sophistiquées »… Faudrait savoir !

Effectivement, l’armée syrienne a des alliés qui ont décidé de l’aider – quelle horreur ! – à reconquérir la totalité de son territoire nationale. Quant aux mercenaires tchétchènes, chinois, maghrébins, européens et particulièrement français : pas un mot. Silence absolu aussi sur l’acheminement d’armes et de mercenaires financés par l’Arabie saoudite et d’autres ploutocraties du Golfe avec l’aide de plusieurs services-actions occidentaux !

Troisième appréciation du Monde, très symptomatique du niveau culturel de la corporation des « journalistes » modernes : « la technique aux relents moyenâgeux… » Ignorance ou précipitation, notre envoyé spécial permanent à Beyrouth emploi – ici – le qualificatif scabreux de… « moyenâgeux » pour mieux nous persuader que la guerre de libération menée par l’armée syrienne et ses alliés nous fait régresser vers l’une des périodes les plus obscures de l’humanité ! Période de mille ans qui s’étend du Vème au XVème siècle, le Moyen-âge porte certainement mal son nom, mais un honnête homme un tant soit peu cultivé devrait savoir que cette époque charnière connût plusieurs révolutions techniques et intellectuelles essentielles à l’histoire du monde. Les médiévistes Jacques Le Goff et Johan Huizinga ont écrit là-dessus quelques livres définitifs que Benjamin Barthe ferait bien de se procurer…

Enfin, la fiction la plus malhonnête du Monde : « Alep-Est, le fief des insurgés (…) peuplé de 250 000 habitants ». Les experts militaires occidentaux les plus sérieux estiment le nombre des « insurgés » des quartiers Est de la ville à environ… 15 000. Les mêmes sources confirment que les civils sur place n’excèdent pas le nombre de 20 000 et se composent de deux catégories : ceux qui se sont ralliés aux jihadistes et ceux qui sont retenus contre leur volonté afin de servir de boucliers humains aux vaillants « insurgés ». Lorsque 49 d’entre eux ont voulu dernièrement emprunter les couloirs humanitaires ouverts par l’armée syrienne, ces derniers ont été froidement exécutés par les mêmes « insurgés ». Pour nombre de ces « civils », affirme un officier supérieur d’un service européen de renseignement, « il serait plus juste de parler d’otages… » C’est tout dire.

Alors pourquoi tant d’énergie à vouloir nous vendre cette imposture d’une bataille de « Stalingrad à l’envers », pour reprendre les termes d’un ambassadeur de France ? Ce dernier commence à douter – mieux vaut tard que jamais – des bienfaits des orientations de la politique étrangère de François Hollande, dont « tout le monde dans la région, se soucie comme d’une guigne… », ajoute-t-il dubitatif. Vu dernièrement dans les étranges lucarnes, notre ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault répondant à l’équipe d’une chaine audiovisuelle de service public : « il faut que cesse cette tuerie dont les images vues à la télévision sont insupportables ! » Depuis quand un ministre de la République fonde-t-il ses propos sur « des images vues à la télévision ». S’il restait à s’en convaincre, on atteint le fond…

Trois raisons fondamentales peuvent expliquer cette propagande panique, bête et méchante. Alep, cette bataille de Stalingrad remise sur ses pieds, où l’armée syrienne poursuit courageusement la reconquête de son territoire national, anticipe une double défaite : celle des mal nommées « révolutions arabes » à travers lesquelles Washington espérait mettre au pouvoir les Frères musulmans dans plusieurs capitales arabes ; celle de l’axe OTAN, Israël et pays du Golfe cherchant à faire de la Syrie ce qu’il a fait de l’Irak et de la Libye notamment, en fragmentant les Etats-nations de la régions en autant de micro-Etats purifiés ethniquement et religieusement. C’est tout le « Grand-Moyen-Orient » de Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’Etat de George W. Bush – repris par les administrations Obama successives – qui se retrouve par terre.

Au bout du compte, le bilan s’avère particulièrement désastreux pour les pays occidentaux, à commencer pour les Etats-Unis. Le néo-sultan Recep Erdogan se détache progressivement de l’OTAN et lorgne en direction du Groupe de Shanghai ; la Méditerranée n’est plus une mer occidentale (prochetmoyen-orient.ch du 12 septembre). Comme elle vient de la faire à Djibouti, la marine de guerre chinoise s’installe durablement à Tartous ; enfin, Vladimir Poutine impose son agenda et un « Yalta régional » au monde entier sans que personne ne soit en mesure de faire quoi que ce soit. Last but not least, l’Iran peut se targuer d’être redevenue la grande puissance régionale aux Proche et Moyen-Orient.

Encore bravo Messieurs Obama, Cameron, Juppé, Fabius et Hollande ! Quant au Monde, on comprend qu’il perde quotidiennement annonceurs, abonnés et lecteurs. Hubert Beuve-Méry, André Fontaine, Jacques Fauvet, réveillez-vous, ils sont devenus fous ! Tout cela est proprement pathétique, ouvrant des boulevards à d’autres Brexit, Trump et compagnie… Pour ne pas sombrer dans un complet désenchantement, on ne saurait que trop conseiller de lire et relire Jacques Le Goff, les autres grands médiévistes et les Pères de l’Eglise, de même que l’une des dernières livraisons de l’éditeur Pierre-Guillaume de Roux : De l’influence des intellectuels sur les talons aiguilles, du merveilleux Roland Jaccard. Bonne lecture et à la semaine prochaine…

Richard Labévière
3 octobre 2016

 

(1) Le Monde du 29 septembre 2016

 

SOURCE:

 

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Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective

Par Diana Johnstone – Le 4 octobre 2016 – Source CounterPunch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

Tout le monde prétend vouloir mettre fin à la guerre en Syrie et restaurer la paix au Moyen-Orient.

Enfin, presque tout le monde.

«C’est un jeu éliminatoire où vous avez besoin que les deux équipes perdent, mais vous ne voulez surtout pas que l’une gagne – donc nous allons faire en sorte que ce soit un match nul, a dit Alon Pinkas, un ancien consul général israélien à New York, selon le New York Times en juin 2013. Laissons-les se saigner tous les deux, jusqu’à l’hémorragie mortelle : telle est la réflexion stratégique ici.»

Efraim Inbar, directeur du Begin-Sadat Center for Strategic Studies [Centre Begin-Sadat d’études stratégiques] a souligné les mêmes éléments en août 2016 :

L’Occident doit chercher a affaiblir État islamique, mais pas à le détruire […] Laisser des méchants tuer d’autres méchants sonne vraiment cynique, mais il est usuel et même moral d’agir ainsi si cela maintient les méchants occupés et moins en mesure de nuire aux bons types […] En outre, l’instabilité et les crises contiennent parfois des signes de changement positif […] L’administration américaine ne semble pas capable de reconnaître le fait qu’État islamique peut être un instrument utile pour saper l’ambitieux plan de Téhéran de domination du Moyen-Orient.

Okay, alors pas exactement tout le monde.

Mais le site humanitaire Avaaz veut sûrement mettre fin à la guerre et restaurer la paix.

Le veut-il vraiment ?

Avaaz fait actuellement circuler une pétition qui a recueilli plus d’un million de signatures et en vise un million et demi. Elle est susceptible de les obtenir avec des mots comme ceci :

«100 enfants ont été tués à Alep depuis vendredi dernier.»

«Trop, c’est trop !»

Avaaz poursuit en déclarant : «La solution parfaite pour mettre fin au conflit n’existe pas, mais il n’y en a qu’une pour faire cesser cette terreur tombant du ciel – que des gens, partout, demandent une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils.»

Zone d’exclusion aérienne ? Cela ne sonne-t-il pas familier ? C’était le stratagème qui a servi à détruire les défenses aériennes de la Libye et a permis un changement de régime en 2011. Cette solution était promue avec zèle par Hillary Clinton, qui appuie aussi totalement la même approche en Syrie.

Et lorsque l’Occident dit «exclusion aérienne», cela signifie que certains peuvent voler et d’autres non. Pendant la zone d’exclusion aérienne en Libye, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis y volaient autant qu’ils voulaient, tuant d’innombrables civils, détruisant les infrastructures et permettant aux rebelles islamistes de servir dans certaines parties du pays.

La pétition d’Avaaz fait la même distinction. Certains pourraient voler et d’autres non.

«Lançons un appel mondial à Obama et aux autres dirigeants pour qu’ils résistent à la terreur de Poutine et d’Assad. C’est peut-être notre dernière chance, notre meilleure chance d’aider à mettre fin à ce meurtre massif d’enfants sans défense. Ajoutez votre nom.»

Donc s’il s’agit de meurtre massif d’enfants sans défense, et de le stopper, nous devrions faire appel au roi des drones, Obama, pour qu’il mette fin à la «terreur venue du ciel».

Pas seulement Obama, mais aussi d’autres «bons» dirigeants, membres de l’OTAN :

Au Président Obama, au Président Erdogan, au Président Hollande, à la Premier ministre May et à d’autres dirigeants mondiaux : en tant que citoyens du monde entier, horrifiés par le massacre d’innocents en Syrie, nous vous appelons à imposer une zone d’exclusion aérienne au nord de la Syrie, y compris Alep, pour mettre fin au bombardement de civils en Syrie et garantir que l’aide humanitaire atteigne ceux qui en ont le plus besoin.

Le calendrier de cette pétition est éloquent. Elle arrive exactement au moment où le gouvernement syrien est désireux de mettre fin à la guerre en reconquérant la partie est d’Alep. Elle fait partie de la campagne de propagande massive actuelle qui vise à réduire la conscience qu’a l’opinion publique de la guerre en Syrie à deux éléments : les enfants victimes et l’aide humanitaire.

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

A partir d’un tel point de vue les rebelles disparaissent. Donc également tous leurs soutiens étrangers, l’argent saoudien, les fanatiques wahhabites, les recrues d’EI venus du monde entier, les armes étasuniennes et le soutien français. La guerre n’est plus que l’étrange caprice d’un «dictateur», qui s’amuse à bombarder des enfants sans défense et à bloquer l’aide humanitaire. Cette manière de voir réduit la guerre de cinq ans en Syrie à la situation décrite en Libye pour justifier la zone d’exclusion aérienne : rien d’autre qu’un méchant dictateur qui bombarde son propre peuple.

Pour le public qui aime à consommer les événements mondiaux sous forme de contes de fées, tout cela se tient. Signez une pétition sur votre ordinateur et sauvez les enfants.

La pétition d’Avaaz ne vise pas à mettre fin à la guerre et à restaurer la paix. Elle vise clairement à faire obstacle à l’offensive du gouvernement syrien pour reprendre Alep. L’Armée syrienne a subi de lourdes pertes en cinq ans de guerre, ses recrues potentielles ont en effet été invitées à éviter un service militaire dangereux en allant en Allemagne. La Syrie a besoin de puissance aérienne pour réduire ses pertes. La pétition d’Avaaz appelle à paralyser l’offensive syrienne et se met donc du côté des rebelles.

Attendez – cela ne signifie-t-il pas qu’ils veulent que les rebelles gagnent ? Pas exactement. Les seuls rebelles vraiment assez forts pour gagner, c’est État islamique. Personne ne veut vraiment ça.

Le constat est que pour mettre fin à cette guerre, comme pour mettre fin à la plupart des guerres, il faut qu’un camp sorte par le haut. Lorsqu’on sait qui est le camp gagnant, il peut y avoir des négociations fructueuses pour des choses comme l’amnistie. Mais cette guerre ne peut pas être «terminée par des négociations». C’est un résultat que les États-Unis ne pourraient soutenir que si Washington pouvait utiliser les négociations pour imposer ses propres marionnettes – pardon, des exilés pro-démocratie vivant en Occident. Mais en l’état actuel, ils seraient rejetés comme traîtres par la majorité des Syriens qui soutiennent le gouvernement et comme apostats par les rebelles. Donc un camp doit l’emporter pour mettre fin à cette guerre. Le résultat le moins mauvais serait que le gouvernement Assad vainque les rebelles afin de préserver l’État. Pour cela, les forces armées syriennes doivent reprendre la partie est d’Alep occupée par les rebelles.

Le boulot d’Avaaz est d’obtenir que l’opinion publique s’oppose à cette opération militaire en la décrivant comme rien d’autre qu’un effort commun russo-syrien pour assassiner des civils, en particulier des enfants. Pour cela, ils appellent à une opération militaire de l’OTAN pour abattre (c’est ce que signifie «exclusion aérienne») les avions syriens et russes qui assurent un soutien aérien à l’offensive de l’armée syrienne.

Même des mesures radicales comme celles-ci ne visent pas à mettre fin à la guerre. Elles signifient affaiblir le camp vainqueur pour l’empêcher de gagner. Pour faire durer le blocage. Cela signifie – pour recourir à l’absurde expression populaire utilisée pendant la guerre en Bosnie – créer un «terrain de jeu équitable», comme si la guerre était un événement sportif. Cela signifie laisser la guerre continuer encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste rien de la Syrie et que ce qui reste de la population syrienne remplisse les camps de réfugiés en Europe.

Comme le New York Times l’a rapporté de Jérusalem en septembre 2013, «la synergie entre les positions israéliennes et américaines, bien qu’elles ne soit pas explicitement formulée par les dirigeants de chaque pays, pourrait être une source critique de soutien, puisque M. Obama cherche l’approbation du Congrès pour des frappes chirurgicales en Syrie». Il ajoutait que «les problèmes de sécurité nationale d’Israël recueillent un large soutien bipartisan à Washington, et l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), l’influent lobby pro-Israël à Washington, a fait pression mardi en soutien à l’approche de M. Obama». (C’était lorsque Obama projetait de «punir le président Bachar al-Assad pour utiliser des armes chimiques sans le forcer à quitter le pouvoir» – avant qu’Obama décide de se joindre à la Russie pour désarmer plutôt l’arsenal chimique syrien, une décision pour laquelle il est toujours condamné par le lobby pro-Israël et et le Parti de la guerre.) La déclaration de l’AIPAC «n’a rien dit, cependant, sur le résultat préféré de la guerre civile…»

En effet. Ainsi que le rapport de 2013 de Jérusalem continuait, «comme les espoirs se réduisaient de voir l’émergence d’une force rebelle modérée laïque qui pourrait forger un changement démocratique et même un dialogue constructif, avec Israël, une troisième approche a gagné du terrain : laisser les méchants se brûler eux-mêmes. ‹La poursuite du conflit sert absolument les intérêts d’Israël›, a déclaré Nathan Thrall, un analyste pour l’International Crisis Group basé à Jérusalem.»

La pure vérité est que la Syrie est la victime d’une entreprise criminelle collective planifiée depuis longtemps, afin de détruire le dernier État nationaliste arabe laïque au Moyen-Orient, à la suite de la destruction de l’Irak en 2003. Alors que la répression des «manifestations pacifiques» de 2011 est attribuée au gouvernement, le soulèvement armé a été planifié depuis des années et était soutenu par des puissances étrangères : l’Arabie saoudite, les États-Unis et la France, parmi d’autres. Les motifs français restent mystérieux, à moins qu’ils ne soient liés à ceux d’Israël, qui voit la destruction de la Syrie comme un moyen d’affaiblir son principal rival dans la région, l’Iran. L’Arabie saoudite a des intentions similaires pour affaiblir l’Iran, mais avec des motifs religieux. La Turquie, l’ancienne puissance impériale dans la région, a des ambitions territoriales et politiques propres. Le dépeçage de la Syrie peut les satisfaire tous.

Cette conspiration flagrante et parfaitement transparente pour détruire la Syrie est un crime international majeur, et les États mentionnés ci-dessus sont des co-conspirateurs. Ils sont rejoints dans cette entreprise criminelle collective par des organisations prétendument «humanitaires» comme Avaaz, qui propagent la propagande sous le couvert de protéger des enfants. Cela fonctionne parce que la plupart des Américains ne peuvent tout simplement pas croire que leur gouvernement ferait des choses pareilles. Parce que les gens normaux ont de bonnes intentions et haïssent voir des enfants tués, ils imaginent que leur gouvernement doit être semblable. Il est difficile de dépasser cette foi réconfortante. Il est plus naturel de croire que les criminels sont des gens méchants dans un pays auquel nous ne comprenons vraiment rien.

Il n’y a aucune chance que cette entreprise criminelle éveille jamais l’attention des procureurs de la Cour pénale internationale qui, comme la plupart des grandes organisations internationales, est totalement sous le contrôle des États-Unis. Par exemple, le Secrétaire général adjoint pour les questions politiques des Nations unies, qui analyse et élabore les questions politiques pour le Secrétaire général Ban Ki Moon, est un diplomate américain, Jeffrey Feltman, qui était un membre important de l’équipe de Hillary Clinton lorsqu’elle effectuait un changement de régime en Libye. Et les complices dans cette entreprise incluent toutes les organisations pro-gouvernementales «non gouvernementales» comme Avaaz, qui pousse l’hypocrisie à de nouvelles extrémités en exploitant la compassion pour des enfants afin de justifier et de perpétuer ce crime majeur contre l’humanité et contre la paix dans le monde.

Diana Johnstone est l’auteur de Fools’ Crusade: Yugoslavia, NATO, and Western Delusions. Son dernier livre est Queen of Chaos: the Misadventures of Hillary Clinton [Hillary Clinton : la reine du chaos, Editions Delga]. Elle peut être atteinte à diana.johnstone@wanadoo.fr

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

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Syrie : Nous sommes passés d’une guerre par procuration à une vraie guerre ! Par Bachar al-Jaafari

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #Daesch

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !
Par Bachar al-Jaafari

dimanche 25 septembre 2016, par Comité Valmy

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !

Ce 21 septembre lors d’une énième session du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Syrie, Ban Ki-moon aurait déclaré :

« C’est l’occasion de rétablir la cessation des hostilités, faciliter l’aide humanitaire à Alep et dans tout le pays, maintenir au sol la force aérienne syrienne et voir une action militaire conjointe contre les groupes terroristes tels que Daech et Al Nosra… cela permettrait d’ouvrir la voie vers des négociations politiques » [*].


Maintenir au sol la force aérienne syrienne ! Pour quoi faire, sinon légitimer les mensonges, la cruauté et la rapacité de ses donneurs d’ordre ?

Pour mémoire, voici la réponse du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies [NdT].


Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis dans cette salle alors qu’au dehors nombre de manifestants sur la 47ème rue exigent que certains membres de ce Conseil ne touchent plus à la Syrie [Hands off Syria !], cessent leurs frappes et arrêtent de soutenir les organisations terroristes ; de telles manifestations ayant lieu dans plusieurs villes américaines, en Californie et ailleurs.

 

Monsieur le Président,

Cette importante séance du Conseil de sécurité sur la situation en mon pays se tient à un moment extrêmement sensible où nous constatons de dangereux déséquilibres contredisant les signaux indicateurs d’un dénouement positif la semaine passée.

 

Ceci, à cause des dérobades des États-Unis à l’accord conclu avec la Fédération de Russie, le 9 septembre dernier, et de leur absence de volonté d’obliger les organisations terroristes soutenues par ladite « Coalition internationale » à le respecter, en notant au passage que le caractère prétendument international de cette coalition ne correspond pas à la réalité des faits, étant donné qu’elle s’est constituée en dehors du cadre de la légalité internationale, sans résolution du Conseil de sécurité et sans consultations préalables de la partie concernée ; en l’occurrence, le Gouvernement de la République arabe syrienne.

 

Ce qui nous rappelle d’autres « coalitions destructrices », évoquées par certains intervenants que nous remercions, lesquelles coalitions n’ont engendré que des catastrophes sur des États, comme l’Irak, la Libye et le Yémen.

 

Mesdames et Messieurs,

Il y a deux ans, quand l’Administration américaine a programmé son ingérence militaire aérienne unilatérale sur mon pays, les responsables américains sont venus nous trouver pour nous signifier l’engagement de Washington à ne pas cibler l’Armée syrienne et les infrastructures vitales du pays, assurant qu’ils ne s’en prendraient qu’aux terroristes de Daech. Ce sont là des paroles qui m’ont été confiées par la déléguée permanente des USA auprès des Nations Unies, au nom de son gouvernement, et que j’ai transmises à mon gouvernement.

 

Mais voilà que deux ans plus tard, les responsables américains oublient les engagements et les promesses faites au nom de leur pays, et que l’aviation américaine frappe les bases de l’Armée syrienne ainsi que les infrastructures du pays, après avoir déployé ses soldats sur le territoire syrien.

 

L’agression militaire américaine à l’est de notre pays, l’agression turque au nord et l’agression israélienne au sud signifient clairement que nous sommes passés de l’étape d’une guerre par procuration à celle d’une vraie guerre.

 

Mon pays avait accueilli favorablement les déclarations russo-américaines du 9 septembre, lesquelles soutenaient explicitement que les deux parties avaient réussi à trouver un accord concernant la lutte contre Daech et le Front al-Nosra, quel que soit le nom qu’ils se donnent ; un accord conclu à la connaissance et avec le consentement du gouvernement syrien.

 

Il n’empêche que la Communauté internationale, représentée par ce Conseil, est restée de marbre sans exprimer, ne serait-ce que par un bref communiqué, le moindre blâme ou inquiétude devant l’immense choc provoqué par l’agression barbare et injustifiée de l’aviation militaire des USA, de la Grande Bretagne, de l’Australie et du Danemark sur des positions de l’Armée syrienne, laquelle se battait contre l’organisation terroriste Daech sur le mont de Tharda autour de l’aéroport de Deir ez-zor.

 

Aucune condamnation et pas le moindre blâme face à cette agression caractérisée contre des unités de l’Armée syrienne, pourtant connues pour défendre depuis deux ans des dizaines de milliers de civils assiégés par Daech à l’intérieur de cette ville, avec pour résultat la mort de dizaines de soldats et d’officiers syriens : 82 martyrs et plus d’une centaine de blessés.

 

Une agression qui a duré cinquante minutes… cinquante minutes de frappes, précédées par le survol de drones ayant analysé la zone pendant deux jours.

 

Une agression qui a ouvert la route aux terroristes de Daech pour occuper ces positions militaires volontairement ciblées, avant que l’Armée syrienne ne réussisse à les reprendre.

 

Pire encore, ces soldats et officiers de notre Armée ont dû subir un deuxième tour de frappes aériennes par drones de combats, alors qu’ils se retiraient de leurs positions sur le mont de Tharda.

 

Avant cette agression délibérée, le gouvernement de mon pays accordait une grande importance à la séparation entre les diverses organisations armées conformément au contenu de la Déclaration de Vienne 2, du 14 novembre 2015, quant à la définition de qui était terroriste et qui ne l’était pas, qui était opposant et qui ne l’était pas. Désormais, il faut croire que dix mois n’ont pas suffi à l’identification des indices de cette embarrassante énigme, d’autant plus que certains semblent avoir été frappés d’un Alzheimer précoce.

 

Dans ce même contexte, Damas attendait que Washington respecte ses engagements consistant à mettre un terme aux agissements des régimes de certains États impliqués dans le soutien du terrorisme politiquement, médiatiquement, logistiquement, financièrement et idéologiquement. Nous attendions aussi que cesse l’afflux des terroristes et des armes à travers les frontières de pays voisins et que cesse l’utilisation du terrorisme comme arme de chantage politique.

 

Monsieur le Président,

Les avions de reconnaissance et les satellites espions américains, ainsi que tous les Services du renseignement de ladite Coalition internationale, n’ont pas réussi à distinguer entre Daech et ceux qui combattent Daech. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’ils auraient échoué, depuis de longues années, à repérer les milliers de terroristes étrangers exportés en Syrie et en Irak à partir de différents pays ; sujet évoqué par le Premier ministre espagnol que nous remercions.

 

Ils ont échoué à repérer des éléments terroristes étrangers infiltrés en Syrie à travers notre frontière avec la Turquie et d’autres pays voisins, comme ils ont échoué à repérer les convois de véhicules armés et les milliers de terroristes de l’organisation Daech, partis de leurs bases irakiennes pour un long périple de deux cents kilomètres, en plein désert syrien, en direction de Palmyre.

 

Comme ils ont échoué à repérer les milliers de camions acheminant le pétrole syrien volé, vers la Turquie, avant de le vendre à Israël pour financer les opérations terroristes de Daech.

 

Comme ils ont échoué à mettre fin au financement et à l’armement des organisations terroristes, bien qu’ils connaissent la source du moindre dollar encaissé par Daech, le Front al-Nosra et autres organisations qui leur sont étroitement liées.

 

En revanche, leur grand succès a consisté en la fabrication d’accusations mensongères, d’événements falsifiés, de rapports politisés et de films frelatés dans le but de diaboliser le gouvernement syrien et ses alliés.

 

Le plus étonnant est d’entendre le ministre américain des Affaires étrangères se fonder sur le témoignage d’un « témoin oculaire » qui aurait remarqué la présence d’engins volants au dessus du convoi d’aide humanitaire détruit hier, [le 20 septembre], par des frappes aériennes. Cet unique témoignage d’un témoin issu de ladite opposition syrienne, génétiquement modifiée en opposition armée « modérée », a suffi à Monsieur Kerry pour étayer ses accusations impliquant la Syrie et la Russie !

 

D’où la question : est-il possible qu’une seule personne ait pu remarquer la présence d’avions de combat dans le ciel d’une région peuplée par des centaines de milliers de personnes, devenues toutes aveugles à ce moment précis ?

 

D’ailleurs, ce problème des « témoins oculaires » suscite désormais beaucoup d’ironie, notamment si l’on se souvient que le gouvernement syrien a été accusé d’avoir utilisé des armes chimiques sur la foi d’un témoin oculaire, toujours issu de ladite opposition modérée génétiquement modifiée, lequel a déclaré avoir aperçu un hélicoptère lancer quelque chose qui s’est transformé en fumée orange. Là aussi, un seul de ces témoins a suffi pour en arriver à incriminer le gouvernement syrien, comme si personne ne disposait d’hélicoptères dans la zone concernée, ni l’armée turque, ni l’armée américaine, ni même les terroristes ayant notoirement volé quelques hélicoptères des aéroports syriens.

 

Pour rafraîchir la mémoire des États membres de ce Conseil je rappellerai quelques incidents qualifiés d’« erreurs » par les responsables américains, qualification qui insulte notre intelligence et suggère qu’apparemment les États-Unis ne tirent pas les leçons de leurs erreurs.

 

Ainsi, les Forces américaines se sont trompées, plusieurs fois, depuis la formation de ladite « Coalition internationale » ; laquelle a bombardé, par erreur, une école primaire pour enfants sourds et muets à Raqqa ; a balancé, par erreur, des armes, des grenades à main et des missiles tombés entre les mains de Daech à Aïn al-Arab ; a tué, par erreur, des civils syriens près de la ville de Raqqa sous prétexte d’avoir voulu détruire une usine de fabrication d’armes dépendant de Daech.

 

Et puis, les avions américains et français ont commis une grosse erreur lorsque leur raid s’est soldé par la mort de deux cents civils dans la ville de Manbej, près d’Alep ; Alep, sur laquelle vient de pleurer l’un d’entre eux, ses avions ayant frappé et tué, par erreur, les deux cents civils de Manbej.

 

Monsieur le Président,

Les dernières accusations calomnieuses portées contre le gouvernement de mon pays et de ses alliés, tous engagés dans la guerre contre le terrorisme, pour leur imputer la responsabilité de la destruction du convoi d’aide humanitaire près d’Alep, sont arrivées dans le sillage d’une guerre médiatique sans précédent et d’une sale politique, menées par des parties bien identifiées, lesquelles continuent à exploiter les souffrances du peuple syrien dans le seul but de nourrir une propagande médiocre et un chantage politique odieux censés concrétiser leurs propres calendriers. Faisant fi du prix exorbitant payé par le peuple syrien, elles sont déterminées à prolonger la crise et à torpiller tout espoir d’une solution qui serait incompatible avec leurs agendas politiques.

 

Dès l’annonce de l’accord russo-américain et avant même sa mise en exécution, mon pays a prévenu et continue à mettre en garde contre les velléités de certaines forces régionales cherchant à torpiller cet accord.

 

À cet effet, il a alerté le Conseil de sécurité pour qu’il prête son attention aux agressions israéliennes caractérisées sur le territoire syrien tout au long des semaines passées, avec une fréquence dangereusement accrue depuis que l’accord russo-américain a révélé que les deux parties s’était entendues pour mener la guerre contre le Front al-Nosra au même titre que d’autres organisations terroristes, dont le Liwa’ chouhada’ al-Yarmouk.

 

Des agressions couvertes par le terrible silence du Département des Opérations de Maintien de la Paix [DOMP ou DPKO], en dépit d’une dizaine de lettres que nous avons adressées à son Secrétaire général et à vous-même, concernant le soutien d’Israël aux terroristes du Front al-Nosra sur la ligne de séparation au Golan et les soins prodigués aux blessés de cette organisation dans les hôpitaux israéliens.

 

Par ailleurs, j’attire l’attention du Conseil de sécurité sur les opérations guerrières illégales menées par les forces aériennes et terrestres de la Turquie en territoire syrien, sous prétexte de frapper Daech et sans coordination avec le gouvernement syrien ou la direction des opérations russe ; ce qui constitue en soi un « crime d’agression » selon la Charte des Nations Unies, le Droit international et les principes du Conseil de sécurité.

 

Monsieur le Président,

Mon pays est disposé à poursuivre le dialogue entre Syriens, sans conditions préalables, conformément aux résolutions, accords et principes fixés dès le départ en faveur d’une solution politique décidée par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère. Je souligne en rouge un million de fois « par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère ».

 

Une solution qui fera qu’ils décideront de leurs choix et de leur avenir sous direction syrienne, avec la volonté de préserver la souveraineté, l’unité et l’intégrité de la Syrie. Nous ne permettrons jamais que notre pays soit transformé en une autre Libye ou un autre Irak. Jamais !

 

À ce sujet, nous affirmons que tout processus politique en Syrie nécessite l’entière coopération et l’entière coordination avec le gouvernement syrien, en sa qualité de partenaire fondamental à tout point de vue et dans tous les dossiers en rapport avec ce processus.

 

Car, aucun comité, aucune réunion, aucun congrès prétendant aboutir à une solution de ladite crise syrienne ne peuvent réussir tant que certaines parties prenantes travaillent, volontairement ou involontairement, à soustraire le gouvernement syrien, à semer le doute sur sa réelle coopération avec les Nations Unies, à dénigrer le succès des ses efforts de réconciliations nationales fondées sur l’engagement volontaire des individus armés à abandonner leurs armes avant règlement de leur situation par une amnistie et, sinon, sur l’acheminement des récalcitrants vers d’autres zones pour assurer le retour à une vie normale dans les régions qu’ils quittent, et permettre aux institutions étatiques de réparer et de reconstruire dans le cadre de leurs missions respectives.

 

Monsieur le Président,

Je terminerai par une question. Est-il concevable que des centaines de groupes armés avec des dizaines de milliers de terroristes soient capables de mener, pendant plus de cinq ans, un tel terrorisme contre le gouvernement, le peuple, l’Armée et les infrastructures de mon pays, sans soutien de l’étranger ?

 

N’est-il pas venu le temps que certains admettent cette vérité au lieu d’égarer le monde en soutenant que ce qui se passe en Syrie est une guerre civile ?

 

Merci, Monsieur le Président

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
21/09/2016

Source : You Tube / Al-Fadaiya TV [Syrie]
https://www.youtube.com/watch ?v=ASxdzUu2yQ8

Transcription et traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

[*] Syrie : Ban Ki-moon met le Conseil de sécurité face à ses responsabilités
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=38103#.V-bIScnw_

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Le grand marchandage. Le 26 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Le grand marchandage

26 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Le grand marchandage

A mesure que la poussière soulevée par les chars turcs de Jarablous retombe, les contours de la situation se font un peu plus nets, les analyses plus poussées. Byzantinisme moyen-oriental oblige, il convient de rester prudent, mais il semble que notre hypothèse 1 d'hier se vérifie, avec toutefois quelques variations non négligeables.

Apparemment, même si certains rapports sont légèrement contradictoires, les YPG kurdes repassent l'Euphrate sous la pression de leur "allié" américain. Inutile de dire que, après les énormes sacrifices consentis par les combattants kurdes pour prendre Manbij, le coup de poignard US est très mal vécu et un vieux proverbe refleurit ces derniers jours : "Les Kurdes n'ont d'autres amis que les montagnes".

Pour Washington, très inquiet de la réconciliation russo-turque, les Kurdes syriens sont devenus une monnaie d'échange afin d'amadouer le sultan. Nous annoncions depuis longtemps (ici par exemple) que viendrait le jour où les Américains seraient placés face à eux-mêmes :

(...) Erdogan, furieux, pète une veinule en exigeant des Etats-Unis qu'ils choisissent entre la Turquie et les Kurdes.
Pour être honnête, il n'a en l'occurrence pas tout à fait tort. Les Américains sont pris dans un imbroglio d'alliances totalement contradictoires que la crise syrienne fait passer au révélateur. Poutine a placé Obama exactement où il le voulait : face à ses incohérences. Le roi est nu et chacun s'en rend compte.

Le moment de vérité semble arrivé. L'opération de Jarablous est vue comme un avertissement aux Etats-Unis dans la foulée du net refroidissement suite au putsch manqué et de la flambée d'anti-américanisme de la société et des médias turcs. Et ce n'est pas la visite de Joe l'Indien qui a changé quelque chose. Le vice-président US a été humilié en étant reçu sur le tarmac de l'aéroport par... le n°2 de la mairie d'Ankara ! La suite n'est pas meilleure, un journal pro-gouvernemental qualifiant sa venue de "perte de temps" pour la Turquie. Ambiance, ambiance...

Gageons que le ton sera différent lors de la possible mais non encore confirmée visite de Poutine le 31 août pour assister à un match de football entre les deux pays. Toujours est-il que le maître du Kremlin a parlé par téléphone au sultan pas plus tard qu'aujourd'hui. Il a évidemment été question du dossier syrien en général et de l'opération turque en particulier.

Ce qui apparaît de plus en plus comme un grand rapprochement syro-turco-irano-russe, en fait un alignement d'Ankara sur les trois autres, n'est pas sans allumer quelques lumières rouges à Washington, d'où la soudaine et assez pathétique tentative américaine de se rabibocher avec Erdogan en balayant les Kurdes sous le tapis.

Nous écrivions hier que, malgré la condamnation publique de l'intervention turque par Damas, Assad ne doit en réalité pas être mécontent de la tournure des événements, car partageant avec Ankara (mais aussi Bagdad et Téhéran) une même peur concernant tout mouvement d'autonomisation kurde. Il semble que nous fussions en deçà de la vérité...

Apparemment, l'Iran sert de boîte aux lettres entre Syriens et Turcs (qui, rappelons-le, ne se parlent plus directement) depuis quelques semaines déjà et l'opération de Jarabous aurait été discutée entre ces trois-là. Le respecté Robert Fisk ne dit pas autre chose et prévoit une réconciliation future entre le sultan et le lion de Damas, le pardon de Moscou n'ayant évidemment pas été gratuit.

Cet alignement turc sur le 4+1 est la suite logique du fiasco qu'est devenue au fil des ans la politique syrienne d'Erdogan. Menaces russes après l'incident du Sukhoï, prise de distance américaine, critiques européennes, attentats daéchiques, risque de voir se constituer un Kurdistan autonome syrien et reprise de la guerre avec le PKK, impossibilité de déloger Assad du pouvoir... n'en jetez plus ! Le sultan s'était isolé de tout et de tous.

En se rangeant sur la position russo-syro-iranienne, ce qu'a également plus ou moins fait, bien à contre-coeur, l'administration Obama, Ankara revient, affaiblie, dans le concert moyen-oriental. Ce grand marchandage se fait sur le dos des Kurdes mais aussi des "rebelles" immodérément modérés qui verront bientôt se tarir le soutien turc.

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Incursion turque en Syrie enjeux ou objectif ? (25 août 2016)

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #AMERIQUE, #La Russie

un débat réalisé par Ali Khodabandeh avec Bruno Guigue, politologue, Bassam Tahan, analyste franco syrien et Elie Hatem, analyste des question internationales, ayant pour thème "Incursion turque en Syrie enjeux ou objectif ?".

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Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Au moins 50 personnes ont été tuées et près de 100 blessées dans un attentat à la bombe en plein mariage samedi soir à Gaziantep, ville du sud-est de la Turquie proche de la frontière syrienne.

Sur la chaîne de télévision CNN-Turk, le gouverneur de la province Ali Yerlikaya a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche que le bilan s'élevait à au moins 50 morts et 94 blessés.

 

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Un précédent bilan faisait état de 30 morts.

M.Yerlikaya avait évoqué auparavant "un affreux attentat terroriste", peut-être perpétré par un kamikaze, "lors d'un mariage".

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Ce nouvel attentat endeuillant la Turquie est survenu samedi à 22H50 (19H50 GMT) à Gaziantep, située à 60 km seulement de la frontière syrienne.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

"Nous condamnons les traîtres qui ont organisé et perpétré cette attaque", a indiqué le gouvernorat de la province dans un communiqué.

Dimanche matin, Recep Tayyip Erdogan a pointé du doigt l'EI. Un responsable turc a indiqué que le mariage "se déroulait en plein air" et dans un quartier du centre de Gaziantep à forte concentration kurde, ce qui renforçait les spéculations sur un attentat djihadiste.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

M. Erdogan a d'ailleurs jugé que les auteurs de l'attaque avaient pour objectif de semer la division entre les différents groupes ethniques vivant en Turquie.

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Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ? Par Moon of Alabama.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ?

Par Moon of Alabama le 20 août 2016

Hier, une bagarre a éclaté entre les troupes de l’Armée arabe syrienne (AAS) et les forces kurdes locales, dans la ville majoritairement kurde de Hasakah au nord-est de la Syrie. Hasakah, qui compte environ 200 000 habitants, abrite une garnison de l’Armée arabe syrienne (AAS) depuis des années. Il y a une certaine inimitié entre les Kurdes et les soldats, mais le calme règne habituellement.

Il y a eu déjà eu des heurts, mais c’était des rivalités locales entre les Forces de défense nationales auxiliaires syriennes et des minorités arabes locales (chrétiennes) et des gangs qui forment une force de sécurité intérieure kurde sous le nom d’Asayish. Ces combats se terminaient habituellement au bout d’un jour ou deux quand les adultes des deux camps réglaient le désaccord sur tel ou tel point de contrôle ou voie d’accès.

L’État islamique (en gris sur la carte) a autrefois menacé Hasakah mais le danger est maintenant écarté.

Carte via ISW

Carte via ISW

Hier, une nouvelle bagarre a éclaté, mais cette fois, elle a pris un tour sérieux. L’armée de l’air syrienne a été appelée pour contrecarrer des attaques directes contre la garnison de l’AAS et les quartiers des minorités:

Des avions de combat du gouvernement syrien ont bombardé des parties de la ville de Hasaka tenues par les kurdes au nord-est du pays, jeudi, pour la première fois en cinq ans de guerre civile, selon la milice kurde syrienne YPG (Unités de protection du peuple) et un groupe de surveillance.

Le gouvernement syrien a encore des points d’ancrage dans les villes de Qamishli et Hasaka, toutes les deux situées dans le gouvernorat de Hasaka, qui coexistent largement pacifiquement avec les parties du territoire tenues par les YPG.

La cause de la flambée de cette semaine n’est pas claire.

Xelil dit que l’artillerie des forces gouvernementales a bombardé des districts kurdes de Hasaka, et qu’il y a eu des affrontements violents dans la ville.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, qui suit la guerre à travers un réseau de militants, a déclaré que des avions de combat avaient ciblé les positions des forces de sécurité kurdes dans le nord-ouest et le nord-est de la ville de Hasaka.

Il semble que ces combats aient éclaté à cause de l’arrivée, pour une raison inconnue, de troupes américaines à Hasakah. L’armée américaine se plaint maintenant que ses troupes aient essuyé des tirs de l’armée de l’air syrienne:

Les frappes aériennes syriennes ont eu lieu au nord-est de la ville de Hasaka, un endroit où les affrontements au sol entre les combattants kurdes des YPG et les forces du régime syrien ont augmenté. Il y avait là un petit nombre d’agents spéciaux américains agissant comme conseillers des YPG lorsque les frappes aériennes syriennes ont commencé.

Après que les Su-24 syriens ont commencé à frapper, les États-Unis ont immédiatement contacté les Russes, a dit Davis qui a précisé que l’aviation américaine rétorquerait si les forces de la coalition étaient attaquées.

Les Russes ont expliqué que ce n’était pas eux qui avaient effectué ces frappes et les États-Unis ont envoyé précipitamment des avions de chasse pour protéger les Américains et leurs alliés.

Quand les avions des Etats-Unis et de la coalition sont arrivés, les jets syriens étaient partis.

Il n’y a pas d’Etat islamique dans la région qui est maintenant loin de la ligne de front.

-Pourquoi les troupes américaines, qui n’ont aucun fondement juridique pour être en Syrie, se trouvent-elles dans la ville de Hasakah ou dans sa région?

-Qui « conseillent-t-elles ? Et dans quel but?

-Pourquoi les rares conflits locaux s’enveniment-ils juste au moment où les troupes américaines arrivent dans la région?

Les Etats-Unis ont la chutzpah* « d’avertir » les Syriens de ne pas défendre leurs propres troupes sur leur propre sol :

Des nouvelles patrouilles aériennes de combat américaines ont été envoyées sur la zone, hier, et l’ont survolée aujourd’hui aussi.

Davis a dit que les Syriens seraient « bien avisés » de ne pas interférer avec les forces de la coalition sur le terrain à l’avenir.

Les forces gouvernementales syriennes sont attaquées par les troupes kurdes qui sont « conseillées » par les forces spéciales américaines. Et, si l’on en croit le porte-parole américain, les forces de l’air syriennes n’ont pas le droit de les défendre? Qu’est-ce que cela a à voir avec « la lutte contre ISIS » dans l’est de la Syrie, qui est soi-disant la seule raison pour laquelle les troupes américaines sont en Syrie?

L’armée de l’air syrienne est revenue à Hasakah aujourd’hui et a continué de bombarder la position à partir de laquelle l’armée syrienne est attaquée. Ils ne seraient pas là sans l’accord des Russes. Est-ce que l’armée des Etats-Unis veut entamer le combat contre l’armée de l’air syrienne et ses alliés russes?

Les YPG kurdes disent qu’ils évacuent actuellement les civils de certains quartiers de la ville. Ils semblent s’attendre à un conflit prolongé.

Tout mouvement contre l’armée syrienne à Hasakah sera attentivement examiné par Ankara. La Turquie craint, avec raison, que les États-Unis ne soutiennent l’objectif kurde d’une entité nationale kurde à cheval sur la Syrie et l’Irak. Ce qui mettrait en danger la Turquie du fait de sa propre grosse minorité kurde.

Si les Kurdes expulsent les forces syriennes de Hasakah avec le soutien des Etats-Unis, la Turquie saura que toutes les assurances américaines de ne pas œuvrer contre les intérêts de son allié turc sont mensongères. Cela augmentera l’animosité turque, déjà profonde, contre les États-Unis et cela accélérera ses démarches en vue d’une alliance avec la Russie et l’Iran.

Moon of Alabama | 19 août 2016

Note : Avoir du culot en Hébreu

Article original:http://www.moonofalabama.org/2016/08/hasakah-are-us-troops-advising-kurds-to-attack-the-syrian-army-.html#more

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/pas-detat-islamique-a-hasaka-mais-des-soldats-americains-qui-conseillent-aux-kurdes-dattaquer-larmee-syrienne/

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