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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la france tag

Union Européenne et Euro: le plan B de MÉLENCHON et au-delà. le blog d'El Diablo

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée

Publié par El Diablo

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Actuellement député européen, Jean-Luc Mélenchon ne prône pas un FREXIT mais il assume que cela puisse être une conséquence si son plan A ne marche pas• Crédits : Alexandre MARCHI - Maxppp (sur le site de France-Culture)

Selon le candidat du Parti de Gauche, le bilan économique de l'euro est désastreux. Il propose de refonder l'Union Européenne, revoir les statuts de la BCE, et si ça ne marche pas, il a un plan B... puis un plan C pour récréer une UE différente. Comment ça marche ? Quelles implications ?

LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE DE « France Culture » [Lien ci-dessous] :

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Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées». Par Fabien Binacchi dans "Vingt minutes".

1 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La santé, #Services publics

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida.

Illustration d'un laboratoire de recherche sur le virus du sida. — AVENTURIER PATRICK/SIPA Ville : MONTPELLIE

SANTÉ

Vaccin contre le Sida: A Sophia Antipolis, «on n’a jamais été si proche du but, mais aujourd’hui les recherches sont coupées»

Le laboratoire Biosantech annonce que le CNRS a demandé à son chercheur de stopper ses travaux…

 

Ce mardi après-midi, Biosantech avait prévu d’annoncer un « espoir » pour la lutte contre le Sida. Grâce aux « résultats exceptionnels » de son candidat vaccin, le TAT-OYI.

Mais lundi à 15 h, « le CNRS [Centre national de la recherche scientifique] a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a annoncé Corinne Treger, la présidente de ce laboratoire de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Sollicité par 20 Minutes, le CNRS n’avait pas encore réagi en milieu d’après-midi. Egalement contacté, Erwann Loret a simplement confirmé son interdiction de poursuivre ses travaux, témoignant aussi de sa « déception ». La responsable du laboratoire accuse à demi-mot « d’autres intérêts que ceux des malades ».

Deux cas de « rétro séroconversion » observés

L’essai clinique, entamé en janvier 2013 à Marseille sur 48 patients porteurs du VIH aurait pourtant « montré un résultat très important », selon Biosantech. Les avancées du vaccin, conçu pour s’attaquer à la toxine TAT censée protéger le virus du système immunitaire, avaient même fait l’objet d’une conférence, les 20 et 21 février au 15e sommet « Vaccines and immunization » de Berlin, tenue par le Dr Loret lui-même.

>> A lire aussi : Un vaccin curatif du sida testé sur l'homme à Marseille

Selon Biosantech, « les cellules infectées par le VIH sont devenues indétectables dans le sang et de manière permanente pour dix patients ». « Et deux cas de rétro séroconversion [baisse des anticorps du VIH] ont même été observés, a déclaré Corinne Treger. C’est un résultat sans précédent. On est juste à la dernière étape avant l’arrêt de la trithérapie, qui permet de stopper la réplication du virus mais ne guérit pas. »

« Il y a peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades »

« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS, a poursuivi la responsable. Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle. A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies. »

La patronne de Biosantech, qui a déjà mis 2 millions d’euros dans ces recherches, a estimé mardi « qu’il y avait peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades ».

Corinne Treger arguant que les trithérapies représentaient « un chiffre d’affaires annuel en constante augmentation, de 19 milliards d’euros, pour de très gros laboratoires ». « Alors que le nôtre est atypique et que nous sommes une toute petite structure », a-t-elle complété.

Un courrier envoyé à Marisol Tourraine

« Si les choses restent en l’état, la licence du vaccin va retourner gratuitement dans le giron du CNRS avec le risque, aussi, qu’elle puisse être enterrée », a également pointé la présidente du laboratoire de Sophia-Antipolis. La dirigeante a fait savoir qu’elle avait adressé un courrier à la ministre de la Santé Marisol Tourraine pour lui faire part de sa déception.

>> A lire aussi : L'espoir d'un vaccin contre le Sida se précise

L’an dernier, des résultats témoignant déjà des « avancées » du vaccin TAT-OYI avaient été publiés par le laboratoire et le Dr Erwann Loret créant une polémique. Ces recherches étaient même contestées par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Le directeur de la structure, Jean-François Delfraissy, précisant alors qu’il n’existait aucune « donnée solide en faveur de ce candidat vaccin ».

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Démission de Michael Flynn aux USA. L'état profond élimine un atout majeur de Trump.

15 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La guerre

Démission de Michael Flynn: Donald Trump a attendu près de trois semaines pour écarter son conseiller

ETATS-UNIS Alors que le FBI a interrogé l'ancien général sur ses conversations avec la Russie, l'affaire est loin d'être terminée...

Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon.
Donald Trump et ses conseillers Michael Flynn et Steve Bannon. - PETE MAROVICH/SIPA

Previsouly, on Scandal. La démission de Michael Flynn n’est que le début des problèmes pour Donald Trump. Mardi, la presse américaine a révélé des nouveaux détails sur l’affaire, et la Maison Blanche pourrait désormais devoir des comptes au Congrès… et au vice-président Michael Pence.

Selon le New York Times, Donald Trump a en effet été mis au courant il y a 18 jours par le département de la Justice que son conseiller était susceptible d’être victime de « chantage » de la part Moscou après avoir discuté des sanctions contre la Russie avec l’ambassadeur alors qu’Obama était toujours président. Sauf que selon le Washington Post, le vice-président n’a été mis au courant que le 9 février, après avoir posé des questions suite aux fuites dans la presse.

Il a « perdu la confiance » du président

Mardi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a joué les équilibristes. Selon lui, si Donald Trump a mis près de trois semaines avant de se séparer de son conseiller, c’est parce qu’il a fallu le temps de creuser. Flynn n’a « rien fait d’illégal » mais il a « perdu la confiance » du président, assure Spicer. Qui n’a pas expliqué pourquoi Michael Pence n’a pas été mis dans la boucle plus tôt, ce qui l’a conduit à relayer une version erronée des faits (jurant que Flynn n’avait pas discuté des sanctions avec l’ambassadeur russe) dans les médias.

Le Sénat veut entendre Flynn « très rapidement »

Alors que le conseiller russophile a été entendu par le FBI dès sa prise de fonction, des républicains du Congrès ont demandé des comptes, mardi. « La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale », a souligné John McCain. Son collègue républicain Roy Blunt, membre de la commission du Sénat sur le Renseignement, a suggéré que Michael Flynn soit entendu « très rapidement » dans le cadre de l’enquête au cours au Congrès. « Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l’élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

L’affaire relance en effet la polémique sur les rapports de Donald Trump avec Moscou, accusé par le renseignement américain d’avoir cherché à influencer l’élection en sa faveur. Et selon la presse américaine, le renseignement US enquête actuellement sur trois autres proches du président. Bref, le feuilleton est très loin d’être terminé

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Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume, par Jean LEVY. (PARTIE I).

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La défense de la langue française.

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PARTIE I

 

Le Sénat va-t-il abolir l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui fait du 'français' la seule langue officielle et obligatoire du royaume,  par Jean LEVY

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"canempechepas" :

Pour unir le royaume, faut-il que ses habitants se comprennent entre eux, aussi François Ier fait du 'français', la langue d'oil, celle parlée de la Picardie au Val de Loire, la seule langue officielle..

Nous sommes en 1539.

478 ans plus tard...Le pouvoir PS voudrait mettre fin à l'unicité du 'français' en mettant notre langue nationale en compétition avec celles qui ne sont plus parlées dans nos provinces. Cette volonté concorde à son souci de dissoudre la France dans l'espace européen. Elle correspond à la politique, dite de "décentralisation", avec la montée en puissance des "régions" au détriment du pouvoir central.

Cette attitude est conforme à l'esprit "girondin", de ceux qui, sous la Révolution, défiaient alors le Comité de salut public de Robespierre, jugé trop 'centralisateur', allant, contre celui-ci, à se jeter dans les bras de l'Europe monarchique, nos ennemis anglais et autrichien...

En somme, le choix de l'Europe contre le peuple français...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 août 1539

 

L'Ordonnance de Villers-Cotterêts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ordonnance de Villers-Cotterêts fait partie d'un ensemble de lois et était plus précisément intitulée «Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances». Ses dispositions sont contenues dans 192 articles .

L'ordonnance limite la justice ecclésiastique aux causes purement religieuses, instaure de nouvelles règles pour la procédure pénale, désormais écrite et secrète (l'accusé ignorant même jusqu'au jour de son procès les charges pesant sur lui).

Mais l'histoire a surtout retenu ces deux mesures les plus importantes : la création de l'état civil et l'emploi du français comme langue d'usage obligatoire pour tous les actes administratifs. Pourtant, depuis 1490 jusqu'en 1535, plusieurs ordonnances royales avaient également traité de la langue dans des termes plus ou moins similaires; seule l'ordonnance de 1539 est demeurée dans l'imaginaire collectif.

C'est dans son château de Villers-Cotterêts (à 75 km au nord de Paris, à l'ouest de Reims) que François Ier signa, entre le 10 et le 15 août 1539, la célèbre ordonnance qui imposa le français comme langue administrative au lieu du latin. L'ordonnance fut enregistrée au Parlement de Paris, le 6 septembre 1539. L'ordonnance royale obligeait également les curés de chaque paroisse à tenir un registre des naissances: ce fut le début de l'état civil.

 

Première page de l'ordonnance de Villers-Cotterets (1539, BNF)

Une administration plus accessible

L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.

Son article 111 énonce joliment :
« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement ».

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la « langue d'oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

Et aujourd'hui, le 'français est menacé :

N° 343

 

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2016-2017

Enregistré à la Présidence du Sénat le 31 janvier 2017

PROPOSITION DE LOI

ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

relative à la promotion des langues régionales,

TRANSMISE PAR

M. LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

À

M. LE PRÉSIDENT DU SÉNAT

(Envoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

 

A SUIVRE ...

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Communiqué du COLLECTIF COMMUNISTE POLEX : ALERTE AUX DANGERS DE GUERRE ! Le blog de Jean Lévy.

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Communiqué du COLLECTIF COMMUNISTE POLEX  : ALERTE AUX DANGERS DE GUERRE !

Collectif Communiste Polex

Voici plusieurs semaines que d’importants mouvements de troupes et d’engins militaires étasuniens  (majoritairement des tanks) sont signalés en Allemagne, en Pologne, en Belgique et en Lituanie : 3500 soldats, 87 chars et 144 engins blindés états-uniens sont entrés ces jours derniers en Pologne dans le cadre de l'opération « Atlantic Resolve » renouvelée depuis plusieurs années. Notons aussi que des unités allemandes (500 soldats, 26 blindés) vont être déployées en Lituanie et recevront des renforts du Luxembourg, de Croatie, des Pays-Bas, de Norvège, etc. Certaines de ces forces de l'OTAN disposent d'armes nucléaires, avec tous les risques de dérapage que cela implique. Cette fois ci, les provocations à l'encontre de la Russie ne sont plus seulement verbales, elles se traduisent en troupes sur le pied de guerre à l'est du continent.

Comme si cela ne suffisait pas, les « fous de guerre » US renforcent leurs forces navales au large de la Chine et de la Corée et leurs bases militaires environnantes.

Que cherchent les USA ?

À provoquer la naissance d’un troisième conflit mondial ? C’est à craindre.

Qui positionne des milliers de soldats US le long des frontières les plus proches de la Russie ?

Qui dirige les canons des tanks US vers la Russie ?

Qui cherche à entraîner des troupes européennes dans une guerre contre la Russie ?

La CIA et le complexe militaro-industriel étasunien craindraient-ils de perdre leurs titres de « maîtres du monde libre » ? Leur « Pax Americana » serait-elle en cours de disparition, à l’image d’une statue de la Liberté s’enfonçant dans les sables ? C’est probable. Comme George BUSH Junior qui, en 2003, voyait partout des armes de destruction massive cachées en Irak (pourquoi pas sous les lits des bagdadis ?!), ils voient des soldats russes et des lance-missiles russes partout !

QUELLE CONNERIE LA GUERRE !

Les fous de guerre au sein du complexe militaro-industriel étasunien, épaulé par ses filiales européennes dont la France, prétendent protéger la paix mondiale et la démocratie alors qu’ils en creusent les tombes et multiplient celles des civils ici et là.

Malgré le mutisme complice des médias nationaux, l’actualité prouve que les USA et leurs alliés menottés de plein gré à l’OTAN (Grande-Bretagne, France, Pologne, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Hongrie, etc.) se déclarent prêts à déclencher un conflit de taille mondiale.

Ceci, uniquement pour répondre aux attentes des maîtres de la finance internationale, impérialiste et capitaliste qui sont pleinement responsables de la spirale infernale et destructrice dans laquelle ils ont plongé les peuples des cinq continents.

NON À LA GUERRE ! NON À L'OTAN !

Aucune femme, aucun homme, pas un(e) jeune aimant les siens, son pays, ses voisins, aimant l’autre où qu’il soit, ne saurait rester silencieux, indifférent et immobile face à cette menace imminente de conflit international annonçant le feu, la destruction et la mort à un niveau encore jamais réalisé à ce jour.

Jusqu'à la fin du XXème siècle, des centaines de milliers de citoyens français criaient dans la rue « US GO HOME », pour dénoncer les bombardements criminels au Vietnam et son invasion par les USA, l'implantation de leurs missiles en Europe, et leur interventions successives contre l'Irak. Il est temps de reprendre tous ensemble cette tradition de lutte populaire contre la guerre qui menace.

Le COLLECTIF COMMUNISTE POLEX, ayant conscience de la gravité extrême de la situation internationale, appelle l’ensemble des partis politiques progressistes, les associations et mouvements nationaux et internationaux engagés dans les combats POUR LA PAIX MONDIALE, toutes les organisations syndicales de salariés, tous les humanistes à se rassembler pour crier ensemble :

NON À L’OTAN, DONT LA FRANCE DOIT SORTIR POUR ASSURER SA SÉCURITÉ !

NON À L'AUGMENTATION DES BUDGETS MILITAIRES EN FRANCE ET EN EUROPE !

NON À LA GUERRE !

 
 
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NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Les média

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

Le cœur du système

«La propagande sert davantage à nous justifier nous-mêmes qu’à convaincre les autres; plus nous avons de raisons de nous sentir coupables, et plus fervente sera notre propagande.»
(Eric Hoffer, The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements)

Dans Le Maître et Marguerite, le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, le Diable apparaît en personne sous la cape du magicien Woland. Le Diable est joueur: il s’amuse à tester la vanité et la crédulité des hommes. Et il sait qu’il n’est d’humains plus crédules que les incrédules de métier. C’est ainsi que son premier interlocuteur, Berlioz, vedette littéraire du Moscou soviétique et athée militant, finira décapité par un tramway, exactement comme le magicien le lui a prédit.
Ah! S’il avait un seul instant pris au sérieux l’existence du Tentateur qui venait, justement, de lui offrir une cigarette…

Des blagues à ne pas faire en société
«Qu’est-ce que le Système ?»
me demandent sans cesse les idiots utiles du Système. (Tweet, 5.2.2017)

Nous sommes témoins d’une plaisanterie semblable lorsque nous parlons du «Système». Il m’arrive ainsi de lancer des aphorismes à ce sujet dont les échos sont connus d’avance: «Complotiste !», me répliquent aussitôt des sceptiques venus de divers horizons culturels et politiques, mais qui ont généralement en commun un binôme de caractéristiques paradoxal: d’un côté, la foi dans le rationalisme et le «fact-checking», et de l’autre des convictions morales et politiques d’une naïveté extrême. Ils s’attribuent à la fois une haute capacité de discernement, une mission de «vigilance citoyenne» et une position critique vis-à-vis du pouvoir.
Dans le langage ras-du-sol des services, ce sont de parfaits idiots utiles.

L’idiot utile est celui qui croit qu’il ne croit pas ce qu’il croit, mais qu’il le sait. Que sa subjectivité n’y est pour rien. Que sa connaissance ne lui vient pas par un quelconque canal d’influence ou d’endoctrinement, mais de la vérité des choses elle-même. Sans filtre. Sans intermédiaire. Sans diable ni système.

Le Système, selon eux, n’existe pas. Ou, s’il existe, il n’a ni malice ni intention particulière. Il fait partie du paysage comme le climat ou la course des astres et obéit aux décrets des institutions comme la charrue au laboureur. Ce qui existe, pour cette catégorie d’esprits, c’est l’«Antisystème», à savoir tous ces milieux étranges et «sulfureux» qui, sous couvert de «résistance» contre un spectre de leur invention, complotent pour renverser la démocratie. Quelquefois, souvent même, ces innocents décrètent que le Système, c’est justement ça: l’Antisystème. Tout comme les étiquettes, les causes et les effets s’intervertissent facilement. Pour que l’«Antisystème» soit moralement condamnable, pour qu’on puisse le censurer et le liquider sans états d’âme, il est nécessaire que sa cause soit une illusion.
Mais entre ces deux termes, lequel découle de l’autre?
La nécessité de bâillonner l’opposition à cause de ses mensonges, ou la nécessité de prouver que ses vues sont des mensonges afin de la bâillonner?

C’est celui qui dit qui est !
Les comploteurs dénoncent les complotistes. Quoi de plus normal? (Tweet, 31.1.2017)

Et de même: où se situe le crime de complot, si complot il y a? La divulgation massive, par WikiLeaks, des e-mails de Mme Clinton et de son entourage montre que la direction du parti Démocrate avait été accaparée par des gens qui, littéralement, passaient leur temps à comploter en coulisses: contre la Libye, pour la destruction de l’enseignement et de la conscience civique, pour les intérêts du complexe militaro-industriel, et j’en passe. Le déchaînement même du milieu médiatico-politique face à cette divulgation montre que les tractations secrètes avec des agents d’influence sans investiture démocratique sont un mode de gouvernement admis et protégé. Ainsi le complot a-t-il été attesté comme une réalité indiscutable et omniprésente par ses protagonistes et défenseurs mêmes! Mais par un extraordinaire renversement rhétorique, le crime de complot a été rejeté sur ceux qui, justement, le dévoilaient au grand jour — ainsi que sur leurs hypothétiques alliés russes (car le mot «russe» est un utile déclencheur réflexe qui associe immédiatement à l’espionnage, à la propagande et à la désinformation). En effet, le seul moyen de berner le public et de détourner son attention du complot indiscutable qu’il avait sous les yeux était de pointer du doigt un complot bien plus menaçant, d’autant plus menaçant qu’on ne pouvait en montrer qu’une ombre: celui liant Poutine à Trump via Julian Assange!

Et voici donc les comploteurs devenus complotistes à leur tour en dénonçant le complot des complotistes visant à faire éclater leur propre complot!

On pourrait étendre ce jeu de miroirs à l’infini. Ce qu’il reflète fondamentalement est très simple et vieux comme le monde: les rapports de force entre l’ordre établi et l’opposition, entre le discours du pouvoir et sa contestation. Selon que vous serez puissant ou misérable,/Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, résumait sobrement La Fontaine dans «Les Animaux malades de la peste». OU Blaise Pascal, dans ses Provinciales, s’adressant à ses adversaires jésuites d’une mauvaise foi criante: «Vous êtes quatre-vingt docteurs, mes bons Pères, et je suis seul. Vous avez forcément raison!» (Je cite de mémoire.)

Voilà donc le billard à mille bandes réduit à un vulgaire jeu de quilles: celui qui tient en main la grosse boule est en position de faucher les autres, un point c’est tout. Or, quoi qu’il arrive, la main qui tient la boule est celle du Système. Les quilles peuvent être blanches, jaunes, vertes ou rouges, elles peuvent être «de gauche» ou «de droite», mais le choix à l’échelon des existences se ramène à cela: il y a ceux qui lancent la boule et ceux qui attendent d’être fauchés ou épargnés par le projectile.

Pourquoi tous ces faisceaux ?
«Une intelligentsia dominante, que ce soit en Europe, en Asie ou en Afrique, traite les masses comme une matière première qu’on peut soumettre à expérimentation, manipuler et gaspiller à volonté.» (Eric Hoffer, The Temper of Our Time, 1967)

Le mot système vient du verbe grec systeô, qui signifie attacher ensemble, entrelacer. En politique, le système est souvent représenté par des faisceaux: les convergences d’énergies tenues ensemble par le pouvoir central. On pense machinalement à Rome ou au fascisme italien. On oublie que ces mêmes faisceaux sont aussi sur les armoiries de la présidence française. Le Système, c’est le fascisme absolu, l’ordre en soi, tel qu’il se maintient et se perpétue, abstraction faite de l’idéologie et des justifications qu’il se donne. Il prend de plus en plus d’autonomie à mesure que la société humaine se technicise et se complexifie, en cela même qu’il exclut les impondérables du facteur humain tels que le libre arbitre, le bon vouloir, la vindicte ou la clémence.

La meilleure définition du mot tel qu’il nous intéresse ici a été donnée par Pontus de Thyard au XVIe siècle: «Ensemble dont les parties sont coordonnées par une loi». La loi est au centre. Le Système règne quand aucune volonté humaine, aucune loi morale ne peut se hisser publiquement au-dessus de la loi écrite. Sur le plan officieux, il en va tout autrement: plus la loi publique est rigoureuse, et plus les dérogations octroyées aux satrapes sont généreuses. Plus le commun est jugulé, et plus la nomenklatura s’auto-absout. Il suffit d’observer la classe politique pour s’en convaincre.

Encore faut-il que ce que nos yeux voient puisse — ose — remonter jusqu’au cerveau et que celui-ci en tire des conclusions. C’est une étape que le Système s’emploie à désactiver en criblant de tabous le discours public avec l’aide cruciale du dispositif de l’instruction et des médias. Il aura fallu un dressage rigoureux pour enseigner aux consciences contemporaines à craindre l’invocation même du «Système» et à censurer ceux qui en parlent. La crédulité est l’un des éléments clefs de ce dressage. On apprend à admettre n’importe quelle affirmation, pourvu qu’elle vienne d’une source autorisée. Par exemple, qu’une simple grippe saisonnière est une menace pour l’humanité ou qu’un avion de ligne détourné par des pilotes amateurs peut faire crouler un gratte-ciel sans même le toucher. Cette crédulité implique à la fois de l’ignorance (en matière scientifique et logique) et de l’obéissance. Ce qui, à l’aube de la conscience éclairée, était considéré comme des tares à déraciner est devenu aujourd’hui des vertus «démocratiques» que les ingénieurs sociaux entretiennent.

«Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et en général de conspirer à produire des citoyens ignares et obéissants» écrivait ainsi en mars dernier Bill Ivey, le «monsieur Culture» de Bill Clinton, à John Podesta, le chef de campagne de Mme Clinton. Ces agents d’influence étaient encore, en mars 2016, ceux qui tenaient la boule du jeu de quilles. Ils étaient au cœur du système, si certains de leur domination qu’ils se permettaient des aveux écrits qu’une personne avisée hésiterait à livrer même à l’oreille d’un ami. Ils ne pouvaient imaginer que, huit mois plus tard, ils se retrouveraient à la place des quilles.

Ils n’y sont pas du reste, le Système ayant engagé une guerre totale contre ce président indésiré que les médias ne nomment jamais «l’homme le plus puissant du monde» ainsi qu’ils le faisaient avec tous ses prédécesseurs.

Le Système est impersonnel, même s’il a un ample personnel à son service et même s’il confère à l’élite de ce personnel des pouvoirs dont les rois et les tyrans de jadis ne disposaient pas. L’erreur de ceux qui le contestent (et la technique de ceux qui veulent en détourner l’attention) est de le personnaliser: de réduire des lois générales et des mécanismes à des individus et à des traits de personnalité. Les gouvernements combattus par le Système sont systématiquement réduits à des régimes, et les régimes eux-mêmes à la seule figure de leur chef (Kadhafi, Saddam, Assad, Poutine…); cependant que les «Antisystème» s’acharnent à identifier derrière le mécanisme des «tireurs de ficelles» dont l’existence ou non n’a aucune importance.

Lorsque l’action personnelle commence à compter réellement, c’est qu’on se trouve dans un système de pouvoir individualisé et donc, déjà, en marge du Système. La personnalité de l’ivrogne Juncker n’a pas plus de poids dans l’Union soviétique européenne que celle de l’ivrogne Eltsine n’en avait dans l’URSS finissante, deux systèmes inhumains en fin de course. L’opposition sourde et poltronne du pauvre Obama aux agissements de son propre appareil n’a en rien freiné l’emballement général. Mais le fait même que la personnalité de Vladimir Poutine infléchisse le cours de son histoire montre que la Russie est sortie, en partie, de l’orbite du Système.

Une autre erreur courante consiste à prêter au Système une idéologie. Le Système n’a pas d’idéologie: il se sert en opportuniste de celle qui, à un moment donné, le plus à même de consolider et d’étendre son empire. Il optera naturellement de préférence pour des idéologies collectivistes, globalistes et légiférantes. Le Système est en soi un appareil de soumission. Il exige de chaque individu, à tous les échelons, une soumission plus ou moins étendue et accorde en échange la protection, la sécurité et des privilèges. D’où son alliance naturelle avec l’Islam, qui est la Soumission, si l’on peut dire, à l’état natif. D’un côté comme de l’autre, la Loi balaie les particularités humaines, les raisons individuelles et surtout ces «lois non écrites» d’Antigone qui, à travers les siècles, ont toujours dissuadé notre propre civilisation de se transformer en un mécanisme totalitaire.

L’humain contre l’androïde
Ne jamais nommer le Système: c’est le meilleur service à lui rendre. Persée ne pouvait croiser le regard de Méduse. (Tweet, 10.12.2015)

Or ce que nous observons aujourd’hui dans nos aires est un bouleversement tectonique. L’évolution tranquille du Système vers ce mécanisme parfait via le perfectionnement technique couplé à la régression de l’humain a été bouleversée par une série d’événements politiques, mais aussi de prises de conscience psychologiques. Aux États-Unis, pour parler schématiquement, un outsider a réussi à prendre à revers le Système. Certes, M. Trump était une «huile» de premier plan de l’oligarchie américaine, mais le Système n’est pas réductible à l’oligarchie. Dans le cadre du Système, un juge vénal ou un journaliste illettré a la faculté de faire trébucher l’oligarque le plus puissant pour peu que son action serve le Système. Et non seulement Trump a-t-il réussi à enlever la présidence des États-Unis, mais encore s’emploie-t-il, depuis le premier jour de son mandat, à faire passer en force toute une série de mesures aussi perpendiculaires à la marche du Système que les bâtons qu’on met dans une roue.

Pour le dire encore plus schématiquement: l’administration Trump, comme l’État de Poutine, comme nombre d’autres insurrections décriées comme «populistes», s’emploie à enrayer la stratégie du Système dans son cœur même, laquelle consiste à abattre toutes les frontières établies par des communautés humaines conscientes (et donc des souverainetés volontaires) pour les remplacer par de nouveaux cloisonnements hermétiques dont lui seul, le Système, aurait les clefs: systèmes de sécurité et de contrôle total, omnisurveillance, dématérialisation documentaire et monétaire, puçage et traçage. Ce n’est pas un hasard si les milliardaires de la Silicon Valley — qui sont pourtant de sa classe sociale — montent en première ligne contre le nouveau président américain, aux côtés des patrons des médias de masse et des vedettes du show-biz, principaux organisateurs du décervelage et de la régression de masse.

L’enjeu de la lutte qui se développe aujourd’hui sous nos yeux dépasse les visions et la mission de tous les gouvernants de ce siècle et du précédent. Cette lutte est l’aboutissement d’une longue évolution de la civilisation européenne, qui a mis entre les mains de l’humanité les outils de sa libération en même temps que ceux de son anéantissement. L’enjeu est le choix entre une société encore calquée sur des destinées humaines ou une «entité» gérée par un Système anonyme épaulé par la mince élite gérant l’ensemble des banques et des médias et les prêtres informatiques de la post-humanité.

Coda
En ouverture de son ouvrage posthume (inédit en français), La fourmilière globale, Alexandre Zinoviev proposait au tournant du XXIe siècle une «fiction» terrifiante, qui pourtant paraît presque banale aujourd’hui:

«Notre XXe siècle aura peut-être été le siècle le plus dramatique de toute l’histoire humaine du point de vue de la destinée des gens et des nations, des idées, des systèmes sociaux et des civilisations. Mais, toutes ces choses étant posées, ce fut aussi un siècle de passion et d’aventure: siècle d’espoirs et de désespoirs, d’illusions et de visions, d’avancées et de déceptions, de joies et de malheurs, d’amour et de haine… Ç’aura été, peut-être, le dernier siècle humain. A sa suite se profile une masse de siècles d’histoire suprahumaine ou posthumaine, une histoire sans espoirs ni désespoirs, sans illusions ni visions, sans avancées ni déceptions, sans joies ni chagrins, sans amour ni haine…»

Bref, nous voici aux portes d’une masse de siècles où le Système aura éradiqué l’Homme. Ou pas ?

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Des soldats posent avec un drapeau américain à la frontière russo-estonienne. Le 10 févr. 2017,

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

Des soldats posent avec un drapeau américain à la frontière russo-estonienne

Des soldats posent avec un drapeau américain à la frontière russo-estonienne© Capture d'écran Twitter @Interdean_
Une photo laissant présager un exercice militaire américain à quelques pas de la frontière russe, en Estonie, est apparue sur Twitter
 
Alors que Tallinn avait annoncé que ses soldats participeraient conjointement avec des militaires américains à une marche pour renforcer la coopération, une image prise à quelques pas de la frontière russe est apparue sur les réseaux sociaux.

Un cliché, non-daté, montrant une vingtaine de militaires en uniforme arborer un drapeau américain est récemment apparue sur les réseaux sociaux.

Jusque là, rien d'extraordinaire, si ce n'est qu'en arrière-plan, on peut reconnaître la forteresse d’Ivangorod, située du côté russe de la frontière avec l'Estonie. D'après l'angle de la prise de vue, on peut constater que le bataillon se trouve lui du côté estonien.

Le 7 février, l’agence de presse russe Interfax, citant le ministère estonien de la Défense, avait rapporté que 200 soldats estoniens et américains avait entamé une marche militaire conjointe de 50 kilomètres dans le nord-est du pays.

 

Durant trois jours, les soldats devaient notamment passer par la ville russophone de Narva, en Estonie, à quelques kilomètres de la forteresse russe que l’on observe sur l’image. Le but était notamment de préparer les troupes aux «conditions hivernales» locales, selon Tallinn.Sur les photos de l’exercice relayées par les médias locaux, on peut constater que les militaires portent un uniforme similaire à celui du cliché diffusé sur Twitter.

 

Le 6 février, la base militaire de Tapa, en Estonie, a accueilli des unités militaires, des chars de combat et des véhicules blindés légers américains, alors que l'OTAN a, depuis plusieurs mois, fait part de son intention de renforcer sa présence sur place pour parer une éventuelle «incursion russe». La base doit par ailleurs accueillir 800 soldats britanniques et 300 soldats français dans le courant de l'année.

La Russie a de son côté déclaré à de multiples reprises que cette accumulation importante d'unités militaires près de ses frontières correspondait à des actions agressives et dangereuses pour la sécurité du continent européen.

Lire aussi : Des centaines de chars américains arrivent en Europe pour maintenir «la paix» aux frontières russes

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