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Le blog de Lucien PONS

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Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie. Par Sébastien Hairon.

7 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie

Plusieurs personnes m'ont demandé qui est Katya, car je travaille souvent avec elle, et la mentionne fréquemment, lors de mes reportages et dans mes articles. J'ai donc décidé il y a deux mois de faire son interview, que je publie aujourd'hui. Je vous laisse découvrir son histoire, comment sa vie personnelle a été chamboulée par les événements du Maïdan, et comment elle voit le futur de sa patrie.

Bonjour Katya, peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m'appelle Katya Katina, je suis une citoyenne de la RPD (République Populaire de Donetsk), et je travaille désormais comme reporter, comme journaliste, pour News Front. C'est une agence d'information russe, et je travaille pour eux depuis plus de deux ans, depuis le tout début des actions militaires ici dans le Donbass.

Quel était ton travail avant la guerre ?
Eh bien, avant la guerre j'avais une profession très pacifique et créative. Je travaillais comme mannequin. J'ai joué dans de petites vidéos musicales et même des films, mais rien en lien avec la guerre ou des actions militaires, rien du tout.

Comment peut-on passer de mannequin à journaliste de guerre ? C'est un sacré changement de carrière professionnelle. Qu'est-ce qui t'a motivée à faire un tel changement ?
Je considère que je n'avais pas d'autre choix, car la guerre, ce conflit militaire, est arrivé dans ma patrie, et bien sûr je ne pouvais pas rester en arrière et me cacher. Parce que c'est ma patrie, c'est ma ville natale. Je l'aime beaucoup et lorsque j'ai vu ces événements qui ont débuté sur le Maïdan, c'était en novembre 2013, je me souviens que j'ai eu le sentiment que ce désastre - je pensais que c'était un désastre - allait d'une façon ou d'une autre influencer ma vie. Et lorsque toutes ces actions ont commencé, ces manifestations contre les nazis, contre Bandera et tout çà, bien sûr j'y ai participé, à toutes ces actions, tous ces événements. Donc j'ai d'abord été une activiste, sur les barricades, dans toutes les réunions, je participais à tout. Et lorsque les bombardements ont commencé, j'ai décidé de changer de métier et de devenir journaliste. Et ça s'est fait accidentellement en fait. J'ai croisé un ami près de ce bâtiment administratif et il m'a demandé « Kate, peut-être que ça serait intéressant pour toi de devenir journaliste, parce qu'il nous en faut un ». J'ai pensé « D'accord, peut-être, pourquoi pas », et en fait à partir du 1er juin 2014 je suis devenue journaliste. D'abord j'ai été pigiste, puis une correspondante et journaliste normale, et maintenant je suis aussi la directrice du bureau de News Front ici en RPD.

Tu as déclaré que tu avais participé aux manifestations qui ont eu lieu ici en 2014. Tu étais donc une activiste. Pourquoi as-tu participé à ces manifestations, aux barricades, et à l'occupation de ce bâtiment administratif, qui a été pris début avril 2014 ? Est-ce que tu étais une sorte d'agent du Kremlin payé par Poutine ?
[Rire de Katya] Et bien, malheureusement non. Je ne suis pas un agent du Kremlin. Peut-être que certains pensent cela mais non. C'est juste que depuis mon enfance je n'étais pas indifférente. J'ai été élevée avec les idéaux de la Grande Guerre Patriotique. Mes deux grand-pères ont participé à cette guerre, ils étaient des héros, ils ont été décorés. Et j'ai été élevée dans cet amour de la patrie, ce sentiment patriotique. Et lorsque nous avons vu cette folie du Maïdan, tous ces bâtards masqués qui disaient que les Russes devaient être tués, que nous ne pouvions pas parler russe, et que nous devrions embrasser le cul de Bandera, etc, je me suis rebellée et j'ai pensé « Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? ». Pourquoi est-ce que nous, les Russes qui vivent ici, parce que la partie Est de l'Ukraine a toujours été russe tu sais, ça faisait partie de l'empire russe avant la Révolution… Et j'ai considéré que c'était impossible pour nous, et des millions de personnes pensaient de la même manière. Tu sais il y a eu des manifestation à Kharkov, à Odessa, dans tous les coins de la Nouvelle Russie historique. Mais ici, dans le Donbass, à Donetsk et Lougansk, ces manifestations étaient vraiment énormes. Tout le monde manifestait, et nous avons décidé de commencer à nous battre pour nos droits. Tu sais ce que nous voulions au départ ? Nous voulions la fédéralisation du pays. Que chaque région ait son propre chef, son propre, budget, pour que ce soit équitable. Parce que ça a toujours été comme çà : le Donbass nourrissait presque toute l'Ukraine. Parce que c'est une région industrielle, il y a des usines, et des fabriques. Et je pense que 80 % du budget ukrainien était fourni par le Donbass.

Donc c'est le contraire de ce que la propagande ukrainienne raconte en disant que les gens du Donbass sont juste des fainéants, qu'ils coûtent de l'argent etc
Comment pourrions-nous être des fainéants ? De nouveau, si nous prenons ce Maïdan, ils sautaient sur la place du Maïdan, à ne rien faire, pendant que nos mineurs travaillaient, que nos usines tournaient, tout le monde travaillait. Parce que les gens de chez nous n'ont pas participé au Maïdan et tout çà. On travaillait c'est tout. Mais quand nous avons vu cette alerte, que Secteur Droit, qui venait juste d'apparaître, pouvait venir ici et imposer ses règles, bien sûr nous ne pouvions pas nous cacher, nous ne pouvions rester indifférents. Nous devions nous battre pour nos droits, pour notre liberté. C'est pour cela que je suis devenue une activiste et plus tard une journaliste.

Combien de personnes ces manifestations rassemblaient-elles ici à Donetsk en mars et début avril, avant l'occupation de ces bâtiments administratifs ?
Eh bien, des milliers de personnes. Je me souviens au tout début de ce mouvement de manifestations, lorsqu'il y avait juste quelques dizaines de personnes, peut-être une centaine, puis des milliers. Et peut-être nos lecteurs, notre public, a vu ces vidéos sur internet, où nous marchions avec des drapeaux, lors de manifestations pacifiques, et il y avait des milliers de personnes. Je ne sais pas combien, mais je pense que toute l'avenue centrale était pleine de monde [note : lorsque cette avenue est remplie cela veut dire habituellement au moins 30 000 à 50 000 personnes].

Quand la guerre est-elle arrivée ici à Donetsk en 2014 ?
C'est arrivé plus tard à Donetsk. En avril, les premières actions militaires ont débuté à Slaviansk, et je pense que c'était à la fin du mois de mai que les premières attaques d'avions ukrainiens, les premiers combats à l'aéroport ont eu lieu. Donc le 20 mai 2014. Puis il y a eu de nouveau quelques bombardements sur la périphérie, de nouveau l'aéroport était le point le plus chaud à ce moment là, et à partir de juillet c'est devenu plus sérieux, en juillet l'armée ukrainienne a commencé à bombarder la ville même. Le district de Kievskyi, de Kouibyshevsky, de Troudovskyi, Petrovka, tous ces endroits ont été bombardés. Donc la guerre est arrivée à Donetsk en juillet 2014.

Donc quand tu as commencé comme journaliste, c'était vraiment des hostilités de grande envergure. Est-ce que tu allais sur le front à cette époque ou est-ce que tu travaillais plus en arrière ?
Je me souviens que nous étions très près de l'aéroport en juillet 2014. C'était comme un point chaud mais pas trop chaud. Et bien sûr au tout départ nous n'avions pas de casques, ni de gilets [pare balles], rien du tout. On était juste là comme des touristes marchant avec des caméras. Sans aucun équipement de sécurité, sans rien. Puis, je me souviens, j'ai travaillé sur des zones bombardées et parfois nous venions sur place et les bombardements continuaient. Donc des moments assez dangereux. Et puis, je pense à partir de l'automne 2014, j'ai commencé à aller sur la ligne de front, lorsqu'une stratégie de coopération, de bonne coopération entre les combattants, les journalistes et le ministère de la Défense de la RPD a été mise en place et fonctionnait bien. Alors j'ai commencé à y aller. Parce qu'au tout départ, en juillet, plusieurs journalistes sont morts à cause de ce manque de coordination. Ils allaient quelque part, sans savoir exactement où ils allaient. Et plusieurs d'entre eux ont été capturés par les Ukrainiens [comme Graham Philipps], et plusieurs ont été tués, comme Sténine. Parce qu'ils allaient n'importe où sans savoir exactement où. Je me souviens de cette époque et c'était vraiment dur. Pas d'équipement de sécurité, pas de voiture, tu pouvais te rendre sur place en bus... En fait c'était quelque chose d'assez intéressant. Tu pouvais aller en bus sur la zone qui avait été bombardée. Donc, malgré les bombardements, les transports publics fonctionnaient. Tu pouvais facilement prendre un bus et aller à Troudovskyi. Maryinka est tout près, tu pouvais marcher jusque là-bas. Je me souviens de ces moments.

Et tu n'avais pas trop peur de travailler dans de telles conditions ?
Pour moi c'était comme une sorte d'aventure au tout départ. Peut-être que je n'arrivais pas à croire que c'était réel. Personne ne peut croire que la guerre peut venir ici, dans un pays pacifique. Rien. Pas de menaces. Pas d'alertes avant. Et pour moi j'avais un tel pic d'adrénaline que peut-être je n'ai pas correctement évalué le danger à ce moment là. Et j'ai travaillé sur ce courage et cette adrénaline. Et ensuite, quelque jours, parfois quelques semaines après, je réalisais « J'aurai pu facilement mourir lors de ce bombardement ». Mais c'était après. Sur le moment tu n'y penses pas. Tu es juste là et tu te dis « Je crois en mon ange gardien, qui me protège, et tout ira bien. Je dois travailler, je dois partager cette information, partager la vérité avec les gens ».

Donc, lorsque tu faisais partie de ces manifestants, de ces activistes qui ont pris les bâtiments administratifs, tu ne pensais pas que Kiev attaquerait militairement la ville ?
Je ne pouvais pas l'imaginer. Nous pensions qu'il y aurait une sorte de processus de négociation. Pour donner plus de liberté aux régions, pour faire un référendum, pour fédéraliser le pays. Mais ces assassins, je ne peux pas les appeler autrement, ce sont des assassins, des meurtriers, et ces personnes, ce gouvernement de Kiev, ce « président » de Kiev, etc, ils ont juste décidé de tuer les gens qui ne partageaient pas la même opinion qu'eux. C'était leur raison, leur motivation. Bien sûr pour nous c'était quelque chose d'incroyable. Quelque chose d'impossible. Comment est-il possible de ne pas écouter l'opinion d'une personne et juste d'essayer de la tuer ? Comment est-ce possible ? De tuer son propre peuple.

Maintenant, en tant que citoyenne de la RPD, et en tant que journaliste, tu as des contacts avec beaucoup de gens, combien de pourcents penses-tu souhaiteraient revenir en Ukraine ?
Revenir en Ukraine ? Je pense que très peu de personnes peuvent vouloir cela. Et ces personnes n'étaient pas là pendant ces actions militaire. Ils étaient quelque part en Ukraine, pour mettre leurs fesses à l'abri, ou peut-être en Russie. Et maintenant ils reviennent, disent que tout est de la merde, que tout va mal, et qu'ils veulent revenir en Ukraine. Mais de telles personnes sont ultra minoritaires je pense. Je pense qu'ils sont moins d'un pourcent. Parce que tous ceux qui ont été là lors de ces actions militaires de 2014, 2015, bien sûr qu'ils ne peuvent pas revenir en Ukraine. C'est impossible de revenir vers un peuple qui tue ta famille, détruit ta maison, gâche ta carrière, ta vie, tout. C'est impossible. Parce qu'aujourd'hui l'Ukraine est cinglée. C'est un état terroriste, qui tue le peuple. Comment pourrions-nous vivre… Si on compare ça à une famille, comment peux-tu vivre comme une famille avec un tel cinglé ? Parce que le cinglé, même s'il te sourit par devant, te plantera un couteau dans le dos un jour.

Parce qu'une partie de la propagande occidentale dit que les gens ici sont retenus en otages par les gouvernement terroristes de la RPD et de la RPL. Cela montre que c'est juste n'importe quoi.
Je pense que c'est une catastrophe de penser çà. Comment peut-on appeler les gens ici des terroristes ? Nous ne commettons aucun acte terroriste. Rien de tel. Pas d'enlèvement, de bombes, rien. Comment peut-on nous appeler des terroristes ? Vraiment, je ne comprend pas.

Pour le moment, les accords de Minsk sont plus ou moins « en vigueur » mais nous avons assisté récemment à une escalade de la situation, avec une augmentation des bombardements, des victimes, l'assassinat du commandant Motorola. Comment penses-tu que la situation va évoluer dans les prochaines semaines ou mois ?
Et bien, je pense qu'il y aura une escalade. Parce que tous les signes sont là. Les bombardements même le matin, tôt le soir, et nous pouvons entendre l'utilisation de très gros calibres par la partie ukrainienne.

Même hier soir, (29 octobre) ils n'ont pas attendu la nuit tombée
Ma maison tremblait. Et je vois bien que l'armée ukrainienne et tous ces mercenaires deviennent de plus en plus impudents. Ils agissent comme tel : « on peut faire tout ce qu'on veut, et vous suivrez vos accords de Minsk et vous ne répondrez pas ». Et à cause de cela, ils deviennent de plus en plus agressifs. Et bien sûr il faut prendre en compte les élections américaines aussi. Et je pense que cela peut influencer d'une certaine manière l'escalade potentielle. De nouveau, ce régime de cessez-le-feu ne peut pas durer éternellement. Parce que ce n'est pas la paix, ce n'est pas la guerre, c'est quelque chose entre les deux. Et cette « paix » fragile, ce cessez-le-feu, peut tomber d'une minute à l'autre. Ça ne peut pas durer éternellement. Je pense que nous devons toujours être prêts pour la guerre. Comme disaient les Latins « Si vis pacem para bellum » [Si tu veux la paix, prépare la guerre], donc nous devons être prêts pour la guerre. Et je pense que c'est seulement par la guerre que nous pouvons libérer le reste du Donbass.

Ce qui est vraiment dommage car les accords de Minsk proposaient une solution politique
Mais tu sais, Porochenko, son entourage, ils ne mettront jamais en œuvre ces accords. Comment pourraient-ils donner sa liberté au Donbass ? Comment pourraient-ils accorder l’amnistie ? Mais de nouveau, l'amnistie... Pourquoi devraient-ils nous accorder l'amnistie ? Ce sont EUX les criminels. EUX qui tuent le peuple. Des milliers de personnes sont mortes à cause d'eux. Pour moi c'est vraiment une situation surréaliste.

Certaines personnes dans les pays occidentaux disent que les personnes qui sont mortes, y compris celles qui sont mortes jeudi soir à Makeyevka, ont été tuées par l'armée russe. Est-ce que l'armée russe est ici ?
Tu sais, je vis ici depuis très longtemps et je n'ai jamais vu l'armée russe. Peut-être qu'ils sont transparents, je ne sais pas. Ils sont invisibles.

Comment penses-tu que cela se terminera sur le long terme ? Penses-tu qu'un état de Nouvelle Russie verra le jour ? Ou est-ce que la RPD et la RPL intégreront la fédération de Russie ?
Je pense qu'il y a différentes possibilités. Bien sûr ce conflit va durer pendant longtemps. Ce n'est pas un conflit d'un, deux ou trois ans. Cela va durer longtemps. Parce qu'il faut du temps, bien sûr, c'est clair. Et je pense que ça sera la Nouvelle Russie, un jour ça sera la Nouvelle Russie. Peut-être comme la Tchétchénie, comme faisant partie de la fédération de Russie. Mais bien sûr ce ne sera plus l'Ukraine. Et pour parler franchement, je pense que comme dans l'hymne ukrainien, l'Ukraine mourra bientôt. Peux-tu imaginer un pays dont l'hymne commence par « L'Ukraine n'est pas encore morte » ? Donc je suis sûre que cela aura lieu. Ça aura lieu car tous ces processus sont déjà en cours. C'était corrompu de l'intérieur d'une certaine façon.

Le problème de l'Ukraine, c'est qu'il s'agit d'un état artificiel, créé par l'URSS, et s'ils veulent pousser la décommunisation jusqu'au bout, ils devraient dissoudre le pays. Car le pays a été créé de toutes pièces par l'URSS, par les communistes. Donc c'est une création artificielle, qui finira comme toute les créations artificielles : elle disparaîtra.
C'est une nation totalement artificielle, avec une histoire fictive etc. On a lavé le cerveau du peuple russe et maintenant ils sautent sur la place Maïdan. Je n'ai pas de mots…

Qu'est-ce que tu voudrais dire à nos lecteurs occidentaux ? Aux personnes d'Europe, de Grande-Bretagne, d'Amérique, qui vont voir cette interview ? Qu'est-ce que tu voudrais leur dire à propos de la situation ici, et quelle recommandation tu voudrais leur donner ?
Tout d'abord je voudrais dire ceci : S'il-vous-plaît, utilisez votre propre cerveau. Ne croyez pas ce que la télévision et les médias de masse essayent de vous raconter. Ne les croyez pas. Essayez d'utiliser votre propre logique. Essayez de penser par vous-même. Parce que lorsque vous pensez, vous pouvez comprendre un tas de choses. Juste, n'avalez pas cette merde que les médias de masse essayent de vous faire avaler. Je pense que c'est le message principal. Et une autre chose que j'aimerais souligner c'est que le gouvernement et le peuple sont deux choses différentes. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens très bien en Amérique, dans les pays européens, et nous ne pouvons pas dire que nous devrions détruire l'Amérique ou quelque chose du genre… Non. Ce n'est pas bien du tout, parce que le gouvernement n'est pas le peuple. Les peuples ce sont des gens, et nous devrions tous être amis. Il devrait y avoir une grande amitié entre les nations et les peuples. Et seuls les gouvernements essayent de provoquer ces guerres et ces conflits dans leur propre intérêt. Pour l'argent, le pouvoir, etc.

Un discours plein de sagesse. Merci Katya.

Voir la vidéo complète de l'interview (en anglais) :

 

Interview faite par Christelle Néant

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Le SBU menace Marine Le Pen

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La nation ., #le nazisme

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Martiales suites de réveillon pour Guy Verhofstadt . Par Pierre Lévy.

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Martiales suites de réveillon pour Guy Verhofstadt

Guy Verhofstadt. © Francois Lenoir Source: Reuters

Guy Verhofstadt. © Francois Lenoir Source: Reuters

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy analyse la déclaration de «guerre hybride» et médiatique publiée dans Le Monde par un des ténors du Parlement européen et ancien Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, à l’encontre de la Russie.

Les lendemains de fête sont parfois difficiles. Dangereux, même. Surtout si on a la réputation d’être une grande gueule, et qu’on néglige de se relire. C’est peut-être ce qui est arrivé à Guy Verhofstadt, qui vient de confier une tribune au Monde.

Il a une explication et une solution à tous les problèmes : «Il faut plus d’Europe.»

Pour les cancres européens, rappelons que l’ancien Premier ministre belge est considéré comme l’un des ténors de l’europarlement où il préside le groupe libéral. Il est surtout connu pour son engagement échevelé en faveur d’une Union européenne fédérale, et, à l’instar de nombre de ses collègues, il a une explication et une solution à tous les problèmes : «Il faut plus d’Europe.»

Mais, dès la dernière bouchée de bûche avalée, c’est à un autre thème, intimement lié et tout aussi original, qu’il a consacré ses vœux. La dernière phrase de son texte résume élégamment la priorité qu’il exhorte l’UE de décréter : «En 2017, nous devrons attaquer de front – et faire échouer – ses tactiques.» Est-il bien nécessaire de préciser que l’adversaire désigné n’est autre que le président russe ?

Ce n’est pas d’une offensive militaire qu’il est question, mais d’une guerre médiatique.

Armons-nous et partons, donc, car «cette année nous a rendus pleinement conscients de l'ampleur du défi que pose Poutine pour la démocratie occidentale». Pour l’heure cependant, faute de chars, missiles et bombardiers communautaires qui n’existent pas encore – et Dieu sait combien Guy le déplore ! – ce n’est pas d’une offensive militaire qu’il est question, mais d’une guerre médiatique.

Bien sûr, M. Verhofstadt n’a aucun doute sur l’origine des piratages informatiques, des fausses informations et autres propagandes honteuses qui ont décidé du prochain locataire de la Maison-Blanche, et risquent bien de prendre cette année en otage les citoyens néerlandais, français, puis allemands : «Le FBI et la CIA ont tous deux conclu que la Russie a mené une campagne […] visant à influencer l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump.» Si ces deux sources aussi neutres que dissemblables l’affirment, il ne peut plus exister aucun doute.

Récidivistes, ces Russes qui avaient déjà imposé le Brexit «en accordant aux politiciens du UKIP des espaces d'expression aux heures de grande écoute sur la chaîne financée par l'Etat russe, Russia Today». Où l’on apprend donc incidemment que ladite chaîne est devenue un média de masse avec heures de grande écoute.

On savourera les guillemets qui enserrent délicatement le terme «presse», car nul n’ignore que la seule traduction possible de «journalisme», en russe, est naturellement «propagande»

«Dans l'Union européenne, des milliers de faux sites d'information sont apparus, dont beaucoup présentent une propriété douteuse», poursuit l’auteur. «Douteuse», donc russe. On notera bien : «des milliers». Et ce n’est pas tout : «le Kremlin a dépensé des centaines de millions de dollars pour financer des outils de propagande comme l'agence de "presse" Sputnik». On savourera les guillemets qui enserrent délicatement le terme «presse», car nul n’ignore que la seule traduction possible de «journalisme», en russe, est naturellement «propagande».

L’europarlementaire est d’ailleurs estomaqué que Moscou dépense ainsi sans compter «alors que l'économie russe est en train d'imploser». «Imploser» : voilà pour le coup une information certainement pesée, recoupée, et de la plus haute importance. On ne nous dit pas tout, décidément.

Aux quatre coins de l’UE, les peuples voueraient une admiration sans borne à leurs gouvernements et plus encore à Bruxelles s’il n’y avait pas cette satanée influence moscovite.

Bref, la mission de ladite propagande russe est aussi simple qu’abominable : «Saper la confiance en les autorités démocratiques occidentales.» Une intention proprement révoltante alors même qu’aux quatre coins de l’UE, les peuples voueraient une admiration sans borne à leurs gouvernements et plus encore à Bruxelles s’il n’y avait pas cette satanée influence moscovite.

Une influence qui est même «révisionniste», nous alerte Guy Verhostadt. Car elle affirme que «seule la Russie a remporté la Seconde Guerre mondiale». Hélas, faute de place très certainement, le quotidien du soir a coupé la note de bas de page qui aurait donné les références d’une telle affirmation. Ce qui n’aurait pas été inutile, surtout si l’on se souvient que Vladimir Poutine s’était rendu, en 2014, aux commémorations du soixante-dixième anniversaire du débarquement allié en Normandie (en revanche, aucun chef d’Etat occidental n’avait jugé opportun de faire un saut sur la Place Rouge, en 2015, lorsque furent célébrés les soixante-dix ans de l’écrasement du nazisme et le rôle qu’y joua l’Union soviétique).

Pire encore sont ces «théories du complot» promues en sous-main par Moscou qui «accusent l'Occident […] d'inciter à la guerre en Ukraine». C’est drôle, on se souvenait plutôt des dirigeants occidentaux qui se pressaient sur la place Maïdan pour inciter les manifestants à l’insurrection. Pas seulement des personnalités de premier plan, mais aussi un certain Guy Verhofstatdt, qui haranguait ainsi la foule le 21 février 2014 : «Vous défendez les valeurs européennes, […] nous sommes derrière votre cause, derrière votre combat.» Quelques jours plus tard, le président ukrainien (légalement élu) était chassé par la force.

La promotion de la liberté de la presse passe pour lui donc par le financement des médias méritants, et l’interdiction de ceux qui déplaisent

Ce qui n’empêche pas notre homme d’être aujourd’hui révulsé par toute immixtion dans les affaires des autres : «L'UE et l'OTAN […] doivent signifier à Poutine que toute ingérence étrangère dans des élections nationales aura de graves conséquences pour les intérêts économiques russes» (qu’on croyait être déjà en train d’imploser – allez comprendre !).

Mais là où Guy touche au sublime, c’est dans son ultime proposition : «L'Occident devrait promouvoir la liberté des médias, récompenser leur responsabilité, et fournir des moyens juridiques de fermer les canaux de désinformation systémiques.» Si les mots ont un sens, la promotion de la liberté de la presse passe donc par le financement des médias méritants, et l’interdiction de ceux qui déplaisent.

C’est sans doute ce que l’auteur nomme : «Défendre les valeurs européennes». Ce qui a au moins le mérite d’éclairer la véritable nature de celles-ci.

 

Lire du même auteur : Les malheurs de BHL et du trio héroïque

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Pourquoi l’US Navy est-elle à quai ?

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Pourquoi l’US Navy est-elle à quai ?

Pourquoi l’US Navy est-elle à quai ?

 

 

Pourquoi l’US Navy est-elle à quai ?

On sait depuis longtemps, – en fait, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondial, – que l’US Navy veille à garder en déploiement opérationnel un certain nombre de ses groupes de porte-avions, autour de cette unité centrale du contrôle des mers qu’est devenu le grand porte-avions d’attaque (CVA pour l’US Navy). Il s’agit d’une planification très complexe aujourd'hui parce que le nombre de CVA est réduit à dix et qu’un certain nombre d’entre eux doivent se trouver en relâche technique, soit pour une simple raison d’une nécessaire interruption du service pour repos et entretien courant, soit pour des périodes d’entretien plus fondamental (mise en radoub), soit pour des stades de modernisation, des réparations, etc.

Avec les CVA modernes, extrêmement complexes et d’un entretient délicat, ces périodes d’immobilisation s’allongent et rendent encore plus complexe la planification, alors que les crises ne cessant d’éclater et de se développer dans le monde. Quoi qu’il en soit, la Navy essaie d’avoir trois ou quatre unités en déploiements opérationnels en même temps sur toutes les mers du monde et selon les nécessités stratégiques du moment ; ces dernières années, des situations se sont présentées où ces déploiements simultanés étaient réduits à deux groupes, dans de courtes périodes intermédiaires où un CVA avait quitté sa zone opérationnelle alors qu’un autre se trouvait sur le point d’y arriver. Mais la situation actuelle est complètement originale et étrange : aucun déploiement opérationnel de CVA, une “première” depuis 1945, à la très forte signification stratégique et symbolique même si cette situation ne devrait dure que d’une à trois semaines.

Infowars.com s’empare de la nouvelle pour en faire une interrogation sur son sens politique et caché : pourquoi l’administration Obama a-t-elle ordonné ce repli de l’US Navy et ne se pourrait-il pas que cette mesure préparât une opération de type-falseflag d'ici le 20 janvier et la prestation de serment de Trump ?

« In what can only be described as a disproportionate appropriation of U.S. Navy assets, a blatant breach of standard protocol, and a possible set up for a false flag operation — the entire U.S. Navy aircraft carrier group, 10 active carriers, have returned to port and are now all sitting ducks. According to information displayed on GoNavy.jp, which tracks the current locations of all active aircraft carriers, the Obama Administration has ordered every single active U.S. aircraft carrier home.

» About 6000 sailors from the USS Dwight D. Eisenhower strike group returned to Norfolk, Virginia “out of nowhere” Friday, just ahead of New Year’s, after CVN69’s deployment on June 1. “The Eisenhower’s replacement carrier, the USS George H.W. Bush, was delayed by more than six months in the shipyards and will not be able to replace the Ike until early” 2017, Navy officials say. [...]

» Additionally it’s important to note that radio talk show host Alex Jones has warned of a possible impending false flag, one that may come before President-elect Trump takes office.

» Could something be brewing on the horizon? »

C’est essentiellement à partir d’une enquête faite par FoxNews et difffusée le 31 décembre 2016 qu’il est apparu que l’US Navy se trouvait dns cette posture. Le texte que donne FoxNews en complément de son reportage filmé reste assez confus à cause du mélange des explications techniques et budgétaires et des arguments de communication que donnent les officiels contactés. Il semblerait que cette situation ne durerait formellement qu'une semaine, à l'issue de laquelle le USS Carl-Vinson quitterait sa base et son port d’attache de San Diego pour aller prendre position dans le Pacifique ou éventuellement dans l’Océan Indien (ce qui demandera un certain temps et ne comblera réellement le “vide stratégique” que vers le 20 janvier, – justement...).

Voici quelques extraits du texte de FoxNews :

« For the next week, not only will there be no U.S. Navy aircraft carrier in the Middle East, but there will be no American aircraft carriers deployed at sea anywhere else in the world, despite a host of worldwide threats facing the United States. [...]

» While there is no U.S. aircraft carrier in the Middle East right now, there is a large deck U.S. Navy amphibious assault ship with thousands of Marines on board as well as helicopters and some jets to respond to a crisis, according to officials. [...] In the meantime, the Navy tells Fox News the U.S. military has other jets available to make up for the aircraft carrier gap in the Middle East and elsewhere in the world. The Navy can also “surge” a carrier now in port to deploy if necessary. But the absence of a deployed U.S. Navy aircraft carrier, long seen as a symbol of American power projection, is noteworthy. It is believed to be the first time since World War II that at least one U.S. aircraft carrier has not been deployed. [...]

» It’s not the first time there was a carrier gap in the Middle East. Last fall, the U.S. Navy relied on a French aircraft carrier to fill the void when the USS Theodore Roosevelt returned home. At the time it was the first gap in carrier coverage in the Middle East since 2007.

» Other factors contribute to the U.S. Navy not having an aircraft carrier deployed anywhere in the world right now. [...] The congressionally mandated budget cuts known as sequestration have also been felt on the waterfront since 2011. After billions of dollars were cut from the Navy’s budget, ships such as the George H.W. Bush were forced to prolong their time in the shipyards, which had a ripple effect down the line. If the Bush had left the shipyard on time, she would have relieved the Ike in the Gulf or the Mediterranean, officials tell Fox News. »

On observera que les deux interprétations diffèrent notablement, Infowars.com posant aussitôt l’hypothèse d’un “coup” de l’administration Obama et FoxNews se contentant d’exposer les arguments de la Navy, tout en mettant en évidence le caractère stratégique extraordinaire de la situation qui symbolise bien le déclin de la puissance stratégique US. Il reste que cette occurrence effectivement extraordinaire se produit dans une séquence de grande tension aux USA, avec deux présidents, le sortant et le nouvel élu, en position d’affrontement jusqu’au 20 janvier et l’inauguration officielle du président Trump.

Bien qu’une coïncidence reste effectivement possible, l’argument d’une situation provoquée ne peut être complètement rejetée, loin s’en faut. La Navy planifie de loin la situation de ses CVA, et il paraît plutôt étonnant qu’elle ait laissé se faire ce “vide” stratégique extraordinaire en plein processus de transition du pouvoir, dans une période où, en général, les forces armées US ont plutôt tendance, sinon mission de montrer leur puissance alors que le pouvoir politique est dans une position constitutionnellement incertaine. Cette remarque s'accompagne par ailleurs dans notre chef de la précision que nous sommes plutôt en complet désaccord sur l’énoncé de l’article d’Infowars.com selon lequel “l’administration Obama a ordonné que tous les porte-avions d’attaque de l’US Navy regagne leurs ports d’attache” (« ...the Obama Administration has ordered every single active U.S. aircraft carrier home... »). Une direction politique ne peut donner un tel ordre secrètement, surtout sur un temps très réduit comme l’article le laisse entendre, et l’US Navy de son côté ne se prêterait certainement pas à une manœuvre à long terme, demandant une planification à mesure, sans soulever l’aspect politique et stratégique complètement extraordinaire, sinon extraordinairement suspect de la chose dans la période actuelle de transition et de tension ; bref, il est difficile à des comploteurs, fussent-ils américanistes et de l’administration Obama, de jouer avec des groupes de porte-avions d’attaque comme l’on dirige des drones liquidateurs à 7.000 kilomètres de distance.

Il existe par contre un autre possibilité, qui est que l’US Navy ait volontairement effectué une telle planification pour priver le commandement civil d’une capacité importante de frappe, au cas où une opération de provocation (par exemple contre la Syrie) aurait été lancée pour tente de déstabiliser, par exemple soit la candidature Trump, soit le président-élu Trump. (L’exemple choisi [Trump] est en fait le seul cas possible impliquant l’hypothèse d’une “opération de provocation” au vu de la distribution des pouvoirs, des candidats, de leurs programmes, etc., tout au long de la campagne USA-2016.) L’US Navy avait réalisé une opération de cette sorte, d’une façon politiquement très claire derrière les arguments techniques qui avaient permis de dégarnir les capacités d’attaque contre l’Iran dans la période 2006-2007, alors que les extrémistes de l’administration Bush (Cheney & sa clique) réclamaient une attaque contre l’Iran. De simples dispositions techniques, avec des procédures de remplacement arrangées dans un sens adéquat en modulant les déplacements des porte-avions avaient permis de réduire la présence de l’US Navy à deux, voire un seul CVA au large de l’Iran en juillet-août 2007, au moment le plus intense de la possibilité d’une attaque ; cette présence était absolument insuffisante pour le dispositif aérien et de soutien technique nécessaire à l’attaque stratégique envisagée. (On retrouve des traces de cette opération notamment dans le F&C du 18 juillet 2007 sur « Le porte-avions volant », tandis que de nombreuses autres références renvoient à un conflit ouvert entre des chefs du JCS et de l’US Navy, – les amiraux Mullen et Fallon particulièrement, – et les extrémistes de l’administration GW Bush.)

Avec cette référence à l’esprit, on peut effectivement donner une signification politique à cette situation stratégique extraordinaire de l’US Navy, au moins pendant cette période vitale et très tendue de la transition. On sait depuis longtemps, au moins dans la période depuis 9/11, que les militaires US ont été la fraction du pouvoir la moins encline au déclenchement d’un conflit et, en général, aux diverses politiques bellicistes développées avec ce zèle par les pouvoirs politiques et certains services de sécurité. Par ailleurs, cette même situation stratégique de l’US Navy sert de rappel utile, de la part des militaire, des promesses du candidat Trump de restaurer l’outil militaire US dans toute sa puissance. Enfin, pour couronner cette addition d’arguments qui ont une logique commune mais qui sont finalement contradictoires dans leur signification à long terme, la situation actuelle de “vide stratégique” de l’US Navy renforce le choix supposé de l’administration Trump d’abandonner une politique belliciste et d’interventionnisme extérieur... Puisque, décidément et preuve par les CVA de la Navy, il s’avère que les USA n’en ont plus moyens...

 

Mis en ligne le 3 janvier 2017 

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L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires. Par Christelle Néant

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/bzqhtl77efc-1728x800_c.jpg

L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires

En ce début d’année 2017, l’Ukraine s’enfonce aussi bien économiquement qu’idéologiquement. Les médias mainstream occidentaux ont beau essayer de présenter cela sous un jour favorable, la chute de consommation du gaz en Ukraine de 32,7 % en 2016 est un indicateur clé de l’état de l’économie ukrainienne.

Un pays dont la consommation énergétique se contracte d’un tiers n’est pas un pays qui va bien, contrairement à ce que racontent les autorités ukrainiennes qui essayent de faire croire qu’en 2016 l’économie du pays se serait stabilisée après deux années d’effondrement.

Même l’article de Romandie met un sérieux conditionnel à cette affirmation des autorités ukrainiennes : « Après un effondrement de 6,6% en 2014, puis de 9,9% en 2015, le PIB de l’Ukraine devrait avoir progressé de 1,1% l’an dernier ». Il faut dire qu’on voit mal comment l’économie du pays irait mieux alors que l’industrie ukrainienne est détruite, et que les gens ont vu doubler leur facture de gaz, sans parler des autres charges.

Et ce n’est pas le défilé de nationalistes (pour ne pas dire nazis) ukrainiens qui a eu lieu le 1er janvier, jour de l’anniversaire de Stepan Bandera (qui dirigeait l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et coopérait plus qu’activement avec les nazis) qui a de quoi rassurer sur la politique ukrainienne à venir pour 2017.

 

 

D’ailleurs les autorités de Kiev ne devaient pas être très rassurées non plus par ce défilé pour y avoir alloué quasiment autant de forces de sécurité pour encadrer le défilé (700 hommes dont 250 de la Garde Nationale) que de personnes qui y défilaient (plus de 1 000).

Il faut dire que les slogans brandis lors de cette marche aux flambeaux (toute ressemblance avec des faits historiques n’est pas une coïncidence) ont de quoi faire frémir : « Le nationalisme est notre religion. Stepan Bandera est notre prophète. » (Sic)

Le « nationalisme » ukrainien qui était déjà décomplexé depuis que ses idoles étaient devenues des « héros de l’Ukraine », prend maintenant le même chemin totalement fanatique et digne d’une secte que le nazisme avait adopté il y a 80 ans. Et quand on voit jusqu’où ce chemin a mené le nazisme allemand, on a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de l’Ukraine et pour le Donbass.

Une inquiétude justifiée par le non-respect du cessez-le-feu du Nouvel An par les Forces Armées Ukrainiennes (FAU) et le redéploiement de soldats et d’armes lourdes tout près de la ligne du front.

Ainsi, après avoir tiré à 30 reprises au mortier le soir du Nouvel An sur le village de Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), et intensifié ses tirs dans toute la zone Sud en pleine visite de John McCain à Marioupol (qui a de nouveau plaidé pour la livraison d’armes létales à l’Ukraine par les USA), l’armée ukrainienne a continué à intensifier ses provocations dans la zone et y a redéployé des canons automoteurs de 152 mm, alors qu’a été annoncée la visite du ministre des Affaires étrangères autrichien dans la même ville que le sénateur américain va-t-en guerre.

Et le Sud de la RPD n’est pas le seul endroit du front à voir une escalade. Car en plus des 542 violations du cessez-le-feu des dernières 24 h, et de l’arrivée d’artillerie lourde à plusieurs endroits près du front, l’armée ukrainienne a redéployé 200 snipers à 2 km de la ligne de contact, près de Debaltsevo, semblant confirmer que l’armée ukrainienne n’a pas l’intention d’en rester là avec cette zone du front, malgré ses échecs cuisants fin décembre, qui lui ont valu des pertes estimées à au moins 50 morts et plus de 100 blessés.

Si les accords de Minsk ont été reconduits pour 2017 de manière automatique, le fait qu’il n’y ait eu aucune annonce officielle concernant cette prolongation sur fond d’escalade des provocations ukrainiennes, après un mois de décembre 2016 catastrophique en termes de bombardements, a de quoi poser question.

Et à l’échelle plus globale, l’hystérie des patrons occidentaux de l’Ukraine est plus que palpable après la libération totale d’Alep qui a dévoilé leurs mensonges. Après qu’Obama n’ait rien trouvé de mieux à faire que d’expulser des USA 35 diplomates russes (et le chef cuistot) sur base d’accusations fumeuses, ce sont les médias qui se sont pris les pieds dans le tapis de la désinformation concernant des piratages soit-disant russes d’un fournisseur d’électricité américain. La machine de propagande occidentale tourne à plein régime pour justifier un conflit avec la Russie, et quoi de mieux après l’échec en Syrie que de tenter de mettre le feu pour de bon en Ukraine…

Il semble donc bien que 2017 sera l’année qui décidera de la façon dont se réglera la guerre du Donbass, et je crains comme beaucoup ici, et comme l’a envisagé Alexandre Zakhartchenko dans sa dernière ligne directe de l’année 2016, que ce ne soit par la voie des armes. Un chemin que l’Ukraine semble bien décidée à emprunter, pour l’amour de ses sponsors occidentaux, même si ce dernier la mènera à coup-sûr vers la désintégration pure et simple du pays et vers une potentielle troisième guerre mondiale.

Christelle Néant

source:https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-commence-lannee-2017-entre-naufrage-economique-et-ideologique-et-velleites-bellicistes-suicidaires/


 
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les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

les vœux de Slobodan Despot pour 2017: "Sortir de la glaciation".

 


2+0+1+7 = 10; 1+0 = 1.

Par Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Selon les numérologues, 2017 est une année qui vaut «1». Elle est l’opposé de l’an 2016 qui, lui, valait 9. 2016 était la fin d’un cycle, 2017 le début d’un autre.

C’est peut-être pour cela que — même quand on ne croit pas au langage des chiffres — personne n’aura l’idée de vous souhaiter, cette année, que les choses continuent «comme avant». La continuité est barrée de notre vocabulaire et de nos esprits. Elle est impensable, tant sur le plan des faits extérieurs que de la vie intérieure.

Sortie de glaciation

2016 fut, sous bien des aspects, une année prodigieuse et prophétique — toujours du point de vue des faits extérieurs. Elle a vu les Britanniques voter leur départ de l’UE, les Italiens renvoyer dans les filets un Premier ministre parachuté par la suprasociété et, surtout, les Américains voter pour un desperado jaune feu, le magnat des casinos Donald Trump.

Les deux derniers mois auront été particulièrement rocambolesques. Entre le coup de théâtre de l’élection U. S. et l’effondrement subséquent de l’illusion médiatique, l’expulsion des islamistes d’Alep et la signature d’un accord de cessez-le-feu en Syrie sans les USA, ce sont des pans essentiels de la carte géopolitique qui basculent de manière rapide et spectaculaire.

Après une période glaciaire d’un quart de siècle marquée par un seul avenir et une seule culture possibles pour la planète Terre, le monde est littéralement en train de reprendre des couleurs! Dans l’UE comme aux Etats-Unis ou en Suisse, au sein des organisations internationales, dans les groupes médiatiques et les facultés, des milliers de globocrates, de laborantins du nivellement mondial, ont, eux, viré au vert pâle. Ils sont les seuls à exiger du «comme avant». Toujours plus de «comme avant»! L’Europe de Bruxelles est en panne? C’est qu’il nous faut davantage de Bruxelles! La criminalité se répand dans des zones sans frontières en même temps que l’espionnage de la population s’aggrave? C’est qu’il y a encore trop de frontières, trop de barrières, trop de cloisons. Abaissez tout! Remplacez, dès que possible, les murs de vos demeures par des parois de verre, comme dans Zamiatine. Supprimez le cash et payez votre café avec une carte à puce traçable. Ainsi nous pourrons enfin tout voir et tout contrôler. En quoi cela vous dérange-t-il si vous n’avez rien à vous reprocher?

On éprouve une satisfaction profonde à voir ces apparatchiks, qui se sont toujours vus comme les locomotives du «progrès», les défricheurs de demain, vaticiner sur un quai désert sans remarquer que le train du XXIe siècle est parti sans eux. Eux qui pourfendaient sans relâche le «conservatisme» et la «réaction», les voici qui ne savent plus rien faire d’autre que nier la réalité présente et vouloir réappliquer de force des schémas de lecture erronés et des solutions révolues.

La révélation syrienne

La Syrie a focalisé toute l’attention du monde et demeurera un symbole, mais pas pour les raisons espérées par nos élites. Elle marque le premier échec d’une conspiration historique d’une ampleur rarement vue : celle liant l’empire atlantique à la barbarie islamiste diffusée par la maison Saoud (elle-même client et satrape américain). Cette conspiration, nous avons pu en apercevoir des bribes et fragments sur divers théâtres de conflits dans le monde depuis une trentaine d’années. Mais la libération d’Alep-Est a soudain révélé au grand jour le tableau d’ensemble, avec ses barbouzes de la CIA-MI6, ses «instructeurs» de l’OTAN, ses réserves d’armes de pointe fabriquées et livrées par des puissances occidentales et surtout l’épaisseur du système de propagande médiatique agencé pour couvrir toute l’opération.

(A propos: ces fameux «Casques blancs» d’Alep, où sont-ils passés? En a-t-on retrouvé un seul après la débandade des djihadistes?)

Cette stratégie de la régression islamique fut originellement mise en place pour vaincre l’URSS en Afghanistan. Saisissante justice de l’histoire: c’est la Russie, débarrassée de l’URSS, qui met en déroute cette même stratégie trente-cinq ans plus tard. Entretemps, elle aura contribué à détruire la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan une deuxième fois, la Libye, la Syrie, la Tunisie… Mais aussi à transformer en moins d’une génération une zone de paix et de bonhomie — l’espace européen — en territoire de la peur et du flicage généralisé.

Il y a encore une amère ironie à constater que les pays qui se sont faits les complices par poltronnerie de ce jeu sont aussi ceux qui en endossent la conséquence la plus durable. Le flot migratoire que les Européens vont récupérer jusque dans les eaux libyennes a brouillé l’Europe avec les notions de «paix», de «stabilité» et de «prospérité» sans doute pour des générations. Sans parler du reste… Les migrants sont devenus le problème majeur d’une Europe-satellite qui était déjà en crise. Ils ne sont pas un problème du tout pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite ou la Russie.

Itinéraire personnel

Les éditions Xenia, dont je suis le cofondateur avec Me Claude Laporte, ont été créées entre autres à cause de l’aveuglement massif à l’égard de la stratégie islamiste et de ses sponsors. Le premier titre que nous avons publié en 2006, de Jürgen Elsässer, s’intitulait Comment le Djihad est arrivé en Europe. Il était minutieusement documenté, froid comme un procès-verbal et ne disait pas un mot de l’islam en soi. Malgré cela, aucun éditeur francophone n’avait osé le traduire. Lorsque nous l’avons fait, avec une pénétrante préface de Jean-Pierre Chevènement, nombre de libraires ont refusé de vendre l’ouvrage et j’ai été traité de conspirationniste.

La thèse fondamentale d’Elsässer était simple: Il n’y aurait pas de djihadisme en Europe sans le laissez-faire et parfois la complicité de «nos» services secrets. Expliquer pourquoi n’était pas le propos de l’auteur. Son propos était d’établir le fait, et il le faisait à l’allemande, de manière méthodique et solide. Est-ce un hasard si ce livre prophétique, devenu aujourd’hui une référence, a été massivement boudé par les médias de grand chemin et diffusé, presque sous le manteau, par l’information «alternative»?

Dix ans et cent trente titres plus tard, on peut voir la cohérence d’ensemble d’un travail qui a pu paraître erratique. Nous avons publié la somme théorique d’un écolo-terroriste (Theodore Kaczynski, dit Unabomber), divers ouvrages sur les abus et la commercialisation de la médecine, de la littérature insoumise, quelques pamphlets politiques, des essais sur la destruction des libertés et la manipulation des masses. Fil rouge de tout ceci: la lutte contre le mensonge institutionnel et la lâcheté collective. Nombre de nos thèses «téméraires» sont entrées depuis dans la conscience commune.

Arrivé à la fin de 2016, j’ai éprouvé le besoin de faire un bilan. J’ai la conviction qu’en 2017, nous devrons répondre à d’autres questions. A la question «Qu’est-ce qui se passe réellement?», nombre de canaux s’efforcent de donner des réponses, plus ou moins crédibles, plus ou moins justifiée. Il importe de faire le tri, mais les informations existent. L’inconnue qui émerge désormais est d’une autre nature: «Que faire?»

Et maintenant, quoi?

Nous sommes sortis de l’innocence. Nous avons compris que le chemin de l’enfer était pavé d’illusions humanitaires. Et quoi? Qu’allons-nous faire de ce désabusement?

Nous vivons dans une société chloroformée où l’entrée dans une carrière politique, médiatique ou universitaire équivaut à l’adoption d’un strict devoir de réserve vis-à-vis de la réalité immédiate et au renoncement de l’exercice de ses facultés intellectuelles et morales dans les situations critiques, qui sont les seules qui comptent!

Qu’allons-nous faire avec de telles élites? A quoi nous servent les chaires, les chercheurs et les «observatoires» qui nous alertent sur tout, sauf sur ce qui nous concerne vraiment? A quoi nous servent des journalistes qui nous jugent plutôt que de nous instruire? A quoi nous servent des écoles où on enseigne l’ignorance? Pourquoi élire des députés s’ils doivent aussitôt devenir sourds-muets et voter comme un seul homme des lois et décrets qu’on a fabriqués pour eux?

Comment allons-nous survivre dans un monde où les outils ont déjà pris la place de leurs concepteurs? Car si le cheminement politique vers une société planétaire transparente est momentanément enrayé, son pendant scientifique, lui, suit son cours. N’impliquant ni volonté explicite, ni rhétorique, ni coercition, il passe inaperçu. Il épouse l’évolution même de la technologie, en particulier depuis la naissance de l’internet. L’outil premier de la lutte contre la normalisation idéologique du monde est aussi l’outil premier de sa normalisation culturelle et comportementale!

La conscience est tellement plus compliquée à endosser que l’innocence! Or nous entrons avec 2017 dans un cycle de la conscience. Le nouveau cycle qui s’ouvre devant nous est infiniment dangereux et infiniment passionnant. Nous vivions barricadés derrière des idées fausses, mais ces idées fausses sont tombées: nous voici désormais mis à nu, ouverts à tous les vents du chaos. Reconstruire des murailles avec le contraire de ces idées serait le réflexe politique naturel, or la politique, j’en suis convaincu, ne résoudra plus rien. Du moins dans sa configuration actuelle.

L’effondrement des illusions anciennes ne nous met pas en demeure d’en fabriquer de nouvelles. Ce séisme-ci est beaucoup trop profond. Si profond qu’il en est providentiel. Il nous permet d’aborder la réalité sans idées préconçues, sans convictions justement, à partir de notre seule incontestable présence au monde. Si nous voulons reconstruire le monde, nous devons d’abord nous reconstruire nous-mêmes, nous réaffirmer en tant qu’individus conscients et présents à leur propre destin.

L’Europe moderne a réalisé pleinement la sinistre prophétie de C. S. Lewis: le règne des hommes sans cœur, d’une humanité mue essentiellement par la peur et le calcul sous l’alibi de la rationalité. Les épreuves qui nous attendent dès 2017 seront un véritable bain de jouvence. Les hommes sans cœur s’effondreront, même s’ils tiennent encore tout aujourd’hui. Nous avons suffisamment de savoir et suffisamment de pouvoir. Ne nous manque plus, pour reprendre nos vies en main, que de retrouver le courage d’être ce que nous sommes.

C’est tout ce que je vous souhaite pour l’an qui vient!

Slobodan Despot | N° 57 | 1.1.2017 | Antipresse

Source: http://www.antipresse.net/

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Nos experts à l’oeuvre, encore et encore... Par Hélène Richard-Favre

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #le nazisme, #Les média

02/01/2017

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore...

Capture d’écran 2017-01-02 à 21.41.38.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/02/dix-choses-a-savoir...

Un énième article de nos médias occidentaux, nous met en garde contre ce qui semble représenter une menace, je veux parler des sites russes Sputnik  et RT.

On y lit ce qu’on va bientôt finir par connaître par coeur à force d’être repris en boucle depuis des années par la quasi totalité de nos sites dits d'information.

Eh oui, il est toujours important de rappeler que chez nous, on informe, ce qui, bien sûr, est loin d’être le cas en Russie.

On va finir par éprouver de la compassion pour ces journalistes qui se donnent tant de peine à nous expliquer ce qui se passe en réalité et combien nous risquons de nous faire avoir par cette (dés)information russe.

Ont-ils seulement conscience, ces valeureux combattants de la vérité -si elle existe, ce qui est un autre problème- ont-ils donc seulement conscience de n’être que des porte-paroles de pouvoirs qui ne lésinent sur aucune valeur qu’ils semblent tant chérir?

Sont-ils donc au courant que leur manière de nous rendre compte de guerres, comme ils s’y sont employés avec celle qui se poursuit en Ukraine, par exemple, a été dévoyée pour masquer l’importance des exactions commises par un pouvoir si démocrate qu’il n’a pas hésité à tirer sur son peuple, le torturer et l’emprisonner quand il le fallait?

Les mouvements néo-nazis sont une réalité, en Ukraine! Lequel de ces émérites reporters s’en serait offusqué? Qui a pris position pour dénoncer le massacre qui a eu lieu dans la Maison des Syndicats d’Odessa le 2 mai 2014?*

A-t-on vu un appel à manifester, des pancartes, des bougies, des fleurs ou tout autre façon de réagir à de tels actes? 

Quand les chefs de rédaction de nos médias admettront qu’ils ne sont que les porte-parole de pouvoir qui ne luttent que pour leurs intérêts, alors, on comprendra qu’ils s’en prennent à leurs rivaux.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la... 

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John Mac Cain en Ukraine: Les assassins reviennent toujours... Par Erwan Castel.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme

dimanche 1 janvier 2017

 

Les assassins reviennent toujours...

 
" Si vous ne voulez pas entendre les tambours de la guerre, 
il vous faut être sourd. "
Henri Kissinger
 
Porochenko et Mac Cain au milieu des soldats ukrainiens sur le front de Shirokino le 30 décembre 2016
Pour cette fin d'année 2016, le Président Porochenko a invité un de ses soutien étasuniens les plus virulents, le sénateur John Mac Cain, a venir passé le réveillon sur le front du Donbass, près de Shirokino (au Sud de la DNR, près de la mer d'Azov). 
 
Ce sénateur appartient à la bande des vieillards incendiaires (avec Brejzinski, Kissinger, Soros, Rockfeller, Albright etc... ) qui animent le parti néoconservateur étasunien, celui qui veut imposer par le chaos un Nouvel Ordre Mondial à tous les pays non alignés...
 
Mac Cain, ce vétéran de la guerre du Vietnam (où il pilotait un bombardier A4 Skyhawk avant d’être abattu et fait prisonnier) est ce qu'on appelle un "dur à cuire" et surtout un faucon de guerre étasunien virulent qui prône la guerre pour soumettre les peuples à l'impérialisme mondialiste qu'il s'est juré de servir fanatiquement. Il soutient par exemple inconditionnellement le terrorisme djihadiste en Syrie, comme la guerre en Ukraine pour laquelle il est animé par une russophobie délirante..
 
Car Mac Cain s’intéresse depuis longtemps à l'Ukraine, ce "pivot stratégique européen" comme l'a définit son ami Brzeziński et qui depuis la fin du XIXème siècle est la convoitise des thalassocraties occidentales (Angleterre puis USA) qui dans une "stratégie de containment", veulent obstinément encercler la Russie et lui interdire l'accès aux routes économiques de la Méditerranée orientale (laquelle stratégie lie aujourd'hui les conflits syrien et ukrainien entre eux).
 
Dès 2004, John Mac Cain supervise la "Révolution orange" qui tente une nouvelle fois de faire basculer l'Ukraine vers l'Ouest européen. Il va continuer malgré l'échec de cette révolution colorée à entretenir des liens privilégiés avec les opposants pro-occidentaux de Kiev que subventionnent grassement des ONG "droitdel'hommistes". Lorsqu'en 2013 la "révolution de la dignité" enflamme le Maïdan, ce vieux faucon de guerre étasunien reprend alors son envol vers le Dniepr pour, avec Ashton, Brennan (directeur de la CIA), Biden et d'autres laquais et bouffons de l'Union Européenne comme BHL, couver les crânes rasés aux croix gammées tatouées, qui renverseront le président Ianoukovitch en février 2014. 
 
John Mac Cain au dessus de la place du Maïdan en décembre 2013
Depuis le déclenchement de l' "Opération Spéciale Anti-terroriste" dans le Donbass (le lendemain de la visite du Directeur de la CIA à Kiev le 16 avril 2014) John Mac Cain est un ardent défenseur de l'aide militaire étasunienne dans cette guerre menée contre les populations séparatistes de Donetsk et Lugansk (mais "officiellement" contre une invasion russe) 
En 2015, le débat fait rage au Congrès américain et Mac Cain défend tous azimuts l'idée de livrer des armes à Kiev, vitupérant un jour que "refuser de livrer des armes létales à l'Ukraine est une honte pour les USA" ou insultant un autre jour la chancelière allemande Merkel lorsqu'elle s'oppose à une telle aide militaire létale...  
 
Donc 3 ans plus tard Mac Cain revient en Ukraine et pousse la provocation jusqu'à venir, accompagné du "gouverneur de la colonie Ukraine" Porochenko, visiter une base avancée de la 36e brigade ukrainienne d’infanterie de marine qui est déployée sur le front de Shirokino à l'Est de Mariupol. Lors de cette visite John Mac Cain, en tant que président de la Commission des Forces armées des USA, était accompagné des sénateurs Ariz, Minn et Graham qui est le président de la Commission en financement du Département d’Etat US. Autant dire que l'aide militaire à l'armée ukrainienne était au centre des discussions...
 
Dans le cadre de leur visite en Ukraine les 4 représentants étasuniens ont lancé tour à tour des déclarations agressives dirigées autant vers Moscou que vers les promesses de campagnes du futur Président étasunien Trump, à l'exemple de Mac Cain qui déclare ouvertement que envisager un quelconque accord avec Poutine "serait interférer et porter atteinte à la liberté et les démocraties qui existent aujourd'hui." Quand à Graham, il crache sa haine aussi fort que le vieux pilote du Vietnam quand il déclare "Nous allons faire deux choses: Nous allons rendre la vie plus difficile à Poutine et son entourage avec des sanctions plus sévères et nous allons être plus utile à nos amis, comme ici en Ukraine"...
 
video
Comme pour le Maïdan, cette visite diplomatique ne représente que la partie émergée d'une présence étasunienne plus importante et qui a pour objectif de soutenir et d'encadrer les actions des laquais que Washington a installé à Kiev et qui mène une guerre depuis 2 ans et demi contre les populations du Sud Est qui refusent leur dictature ethnocentrée.
 
Je ne reviendrai pas ici sur les aides occidentales délivrées depuis 2 an à l'armée ukrainienne en subventions, équipements militaires, véhicules, instructeurs, et formations diverses... mais je m'attacherai à deux événements particuliers qui illustrent l'implication de plus en plus directe de l'OTAN sur le front du Donbass. 
 
 
Une ingérence militaire US de plus en plus importante et offensive
 
Sur le Front du Donbass le Général US Scaparotti, SACEUR OTAN avec le général Muzhenko Commandant l'armée ukrainienne
Alors que les experts cherchent toujours désespérément les preuves d'une mythique intervention russe dans le Donbass, en revanche les photos de soldats US ne manquent pas, du sergent instructeur au Commandant en chef des Forces américaines en Europe !
 
Le 15 décembre dernier, le Général 4 étoiles Curtiss Scaparotti visitait aussi le front du Donbass. Il s'agit du SACEUR, le Commandant en chef des Forces étasuniennes en Europe et qui est surtout le chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire. Avant lui, le Lieutenant Général US Ben Hodges étaient venu également en tournée d'inspection sur le même secteur du front que Mac Cain.
 
Au cours de son inspection du front la délégation militaire étasunienne emmenée par le Général Scaparotti «a visité la zone d'opération anti-terroriste, a pris connaissance de la politique de sécurité sur le territoire des régions Luhansk et Donetsk et a vu l'efficacité de l'utilisation du matériel fourni par les Etats-Unis"
 
Mais ce qui pourrait être considéré comme un droit de regard de l'Etat Major de l'OTAN, malgré que l'Ukraine ne fasse pas partie officiellement de l'alliance, va plus loin encore et jusque dans les rouages du pouvoir politico-militaire ukrainien et démontrant qu'il s'agit bien d'une véritable ingérence de l'OTAN mettant sous tutelle le gouvernement Porochenko :
 
  • En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko
  • En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.
 
 
Sur le terrain, la présence d'unités militaires de l'OTAN est de plus en plus forte via non seulement les multiples manœuvres et exercices interalliés exécutés sur terre comme en mer Noire (Rapid-Trident, See-breeze...) mais aussi par des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par les bâtiments de l'OTAN déployés en Mer Noire, les avions de l'US air force mais aussi les drones stratégiques dont les missions survolent fréquemment le territoire de l'Ukraine et se rapprochent de plus en plus de la ligne de front du Donbass (tout en restant hors de portée de la défense sol air des républiques)
 
Dans ce blog j'avais déjà évoqué par 2 fois des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par l'OTAN en Ukraine avec l'aide de drone US décollant de la base aérienne de Sigonella en Sicile (le 14 octobre et le 2 décembre). Une nouvelle mission de reconnaissance réalisée à partir d'un drone RQ-4A Global Hawk, a été repérée au cours du mois de décembre, très précisément le 16 décembre, c'est à dire juste avant le lancement d'une offensive ukrainienne à Svitlodarsk... !
 
Ce drone, capable de scanner un terrain à 300 km de distance a donc tout simplement survolé en parallèle plusieurs fois la ligne de front entre Donetsk et Lugansk (Svitlodarsk se trouve entre les 2). Sa mission a duré environ 10 heures et son vol repéré car l'appareil avait laissé son transpondeur allumé (certainement pour ne pas se faire abattre par la DCA ukrainienne)
 
Perso j'ai du mal à croire au hasard... Einstein disait : "le hasard c'est Dieu qui se balade incognito" à moins que dans ce cas là ce ne soit le Diable ! 
 
 
Plan de vol réalisé par un drone US le 16 décembre 2016 en parallèle de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk
 
Le sénateur Mac Cain n'est donc bien que la gesticulation politique extérieure d'un théâtre dont les coulisses sont infestées par ses hommes de main, en costumes noirs ou tenues camouflées et qui actionnent de plus en plus fort les rouages d'une machine de guerre inquiète qu'une nouvelle Maison Blanche la prive d'essence et qui veut finir la course vers les frontières russes qu'elle a démarré il y a 3 ans sur la place du Maïdan.
 
Les prochaines semaines vont être décisives et dangereuses, tant du côté du Donbass que du côté de la Maison Blanche, car sur ces 2 fronts bouillants, les cuisiniers du chaos n'ont pas encore rendu leur tabliers...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
2013, Mac Cain sur le Maïdan aux cotés du nazi Oleg Tyahnybok
le fondateur du "Parti Social Nationaliste ukrainien" devenu "Svoboda"
 
 
2016, Porochenko décore Mac Cain de l'Ordre de la Liberté. (fallait oser !)
 
Sources de l'article 
 
Dans ce blog, sur les drones US : Le retour des vautours et les vautours yankees et 
Combattre et agir (Blog de Sébastien Hairon) : "le général en chef de l'OTAN sur le front du Donbass"
 
"Le yankee et son kamikaze" 

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La nouvelle «grande démocratie» ukrainienne rajoute une loi pour interdire les livres favorables à la Russie

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Ukraine, #La Russie, #La nation ., #La République, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #le nazisme, #La lutte des classes, #Les Antifafs., #Je suis Charlie?

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Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre. Par Hélène Richard-Favre

30 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Daesch, #le nazisme

Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre

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La présidence américaine expulse trente-cinq diplomates russes en poste à Washington et à San Francisco et leur donne 72 heures pour quitter le territoire des Etats-Unis.

Au 30 décembre à midi, l’accès aux représentations diplomatiques leur sera interdit.

Mais avant d’apprendre cette mesure, on trouvait, comme chaque jour dans la presse, la même attention bienveillante portée à la Russie.

Le Temps, grand quotidien suisse d’audience internationale, lui consacrait une nouvelle page, cette fois pour démontrer comment les homosexuels sont poursuivis sinon traqués. 

Il est vrai que partout ailleurs dans ce vaste monde, les gays sont respectés. On est même si sensible à leur sort qu’en France, on a décoré de la Légion d’Honneur le Prince d’un pays qui les tient en si haute estime qu’il les exécute. 

Charlie Hebdo, hebdomadaire dont tout le monde ou presque a porté le deuil de ses membres assassinés il y aura bientôt deux ans, rit du crash du Tupolev tu-154 en Mer Noire. Oui, on sait, il paraît que Charlie se rit de tout.

Mais la Russie, elle, ne va pas s’amuser encore longtemps à ce jeu de dupes. Et sa réponse sera à la hauteur d’attitudes qui, non seulement la salissent, mais discriminent autant de citoyens occidentaux qui s’en passeraient bien.

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