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Le blog de Lucien PONS

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Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire 

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #La guerre

4 Octobre 2016


Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire 

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s’adresse aux troupes sur la base Kirtland de l’Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s’adresse aux troupes sur la base Kirtland de l’Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Military.com, le 27 septembre 2016, par Richard Sisk

Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré mardi que la doctrine de dissuasion nucléaire, qui permet la possibilité d’une « frappe préventive » avant une attaque ennemie, restera à la base de la doctrine américaine, en dépit de l’introduction de nouvelles générations d’armes nucléaires.

« C’est notre doctrine actuelle et nous n’avons pas la moindre intention de la changer, » a dit Carter aux aviateurs lors d’une session de questions-réponses sur la base aérienne de Kirtland, au Nouveau Mexique.

Carter répondait à une question à propos de nations telles que la Corée du Nord et la Russie qui exhibent leur arsenal nucléaire pour bousculer, intimider et voir si les États-Unis donneraient suite.

« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter. Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »

OB : il ne ment pas, notez, vu qu’il est né en 1954…

bombardement-hiroshima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, Carter a suggéré que la doctrine de la dissuasion pourrait être « ajustée » dans le futur pour s’adapter aux nouvelles menaces. « On ne peut pas toujours faire la même chose, a-t-il dit. Nous devons observer ceux que nous dissuadons et nous adapter en fonction de cela. »

Les États-Unis doivent « être conscients que les autres raisonnent différemment en matière d’armes nucléaires, » a déclaré Carter, et « nous allons devoir adapter notre approche de la dissuasion en conséquence. » Il n’a pas donné de détails sur la façon dont les États-Unis pourraient s’adapter.

Depuis l’aube de l’ère nucléaire, la base de la doctrine de dissuasion des États-Unis a été que toute « première frappe » ennemie serait suivie d’une réponse massive. Mais aucun président américain n’a exclu la possibilité de lancer d’abord une attaque nucléaire avant qu’un ennemi ne frappe.

En réponse aux rapports indiquant que le président Obama envisageait d’exclure par décret la possibilité d’une « frappe préventive », 30 sénateurs américains lui ont envoyé la semaine dernière une lettre l’exhortant à conserver la possibilité d’une telle frappe.

La politique de frappe préventive a fait partie du débat lundi soir entre le candidat présidentiel républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton.

Dans un premier temps, Trump a semblé plaider en faveur de la destruction des stocks d’armes nucléaires. « J’aurais aimé que tout le monde y mette fin, que tout le monde s’en débarrasse, tout simplement. Je ne ferais certainement pas de frappe préventive. »

Puis Trump a semblé changer d’avis : « En même temps, nous devons être prêts, je ne peux éliminer cette hypothèse. »

Clinton a critiqué les précédents commentaires de Trump, qui suggérait que les États-Unis pourraient bénéficier du développement de l’arme nucléaire par des alliés comme le Japon, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite. « Son attitude désinvolte au sujet des armes nucléaires est très inquiétante, » a-t-elle affirmé.

Kirtland constituait la seconde escale du voyage d’une semaine de Carter, destiné à faire pression pour la modernisation de la triade nucléaire de la nation et aussi pour renouveler l’engagement des États-Unis pour le rééquilibrage des forces américaines dans la région du Pacifique.

Lundi, Carter était sur la base de l’Air Force de Minot, dans le Dakota du Sud, où sont basés le 5e Bomb Wing et le 91e Missile Wing. Là, il a déclaré que le Département de la Défense des États-Unis cherche 108 milliards de dollars pour les cinq prochaines années afin de débuter le processus de mise à niveau de la triade nucléaire de la nation, comprenant les missiles balistiques intercontinentaux, les sous-marins et les bombardiers stratégiques.

« Je pense que nous sommes maintenant déterminés à rattraper l’époque où les investissements étaient insuffisants, » a déclaré Carter à Kirtland, siège du 377e Air Base Wing et du 498e Nuclear Systems Wing, et où se trouve également le Nuclear Weapons Center (NWC) de l’Air Force Materiel Command. Le NWC a la responsabilité d’acquérir et de moderniser les programmes nucléaires pour les Départements de la Défense et de l’Energie.

Mercredi, Carter visitera le Sandia National Laboratory et le Los Alamos National Laboratory au Nouveau-Mexique, et, jeudi, il a prévu d’être à bord du porte-avions Vinson, mouillé au port de San Diego, pour un discours sur les priorités américaines croissantes dans le Pacifique. Carter se rendra ensuite à Honolulu pour des réunions avec les ministres de la Défense asiatiques.

Le Congressional Budget Office (CBO) a prévu un financement pour la modernisation de l’arsenal nucléaire de la nation jusqu’en 2024 à hauteur d’environ 348 milliards de dollars. Dans son rapport, le CBO a déclaré :

** « Les forces nucléaires stratégiques actuelles, constituées de sous-marins lance-missiles balistiques (SSBN), de missiles balistiques intercontinentaux terrestres (ICBM), de bombardiers à long rayon d’action, avec les armes nucléaires qu’ils transportent, atteignent la fin de leur durée d’utilisation. »

** « Au cours des deux prochaines décennies, le Congrès devra prendre des décisions dans la mesure où la quasi-totalité des systèmes d’armes nucléaires et leur logistique devront être modernisés ou remplacés par de nouveaux. »

Source : Military.com, le 27/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire

Source : 7 sur 7, 28/09/16

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire de dégainer les premiers l’arme nucléaire en cas de conflit, a déclaré mardi le chef du Pentagone Ashton Carter, en visite dans un site de recherche nucléaire militaire américain.

Parmi les puissances nucléaires, la Chine par exemple a pris l’engagement de ne jamais utiliser l’arme atomique en premier. Mais les États-Unis, et leurs alliés de l’Otan, ne veulent pas renoncer à cette option, a affirmé M. Carter. Le maintien d’une possibilité de tirer les premiers “a été notre politique depuis longtemps et fait partie de nos plans pour l’avenir”, a déclaré le secrétaire à la Défense américain sur la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique, sud-ouest), qui accueille le centre de recherches atomiques.Des rumeurs à Washington ont récemment prêté à Barack Obama l’intention de faire cette déclaration de renoncement à la première frappe.En 2009, le président américain avait affirmé à Prague, dans un discours resté célèbre, son attachement à un monde sans armes nucléaires.La question de première frappe a été soulevée mardi soir par Lester Holt, le présentateur du premier débat télévisé opposant les candidats à la Maison Blanche Hillary Clinton et Donald Trump.Mais les deux candidats n’ont pas articulé de réponse claire, Donald Trump répondant par des phrases ambigües, et Hillary Clinton n’abordant pas la question.Source : 7 sur 7, 28/09/16

 

premire-frappe

 

 

45 réponses à Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 14 octobre 2016 à 05h29
 
 

Avis aux peuples de la terre. Tout pays insoumis et menacé dans sa souveraineté qui osera invoquer la légitime défense sera considéré comme un agresseur et prendra des bombes nucléaires sur la tronche. Le message est clair. Qu’on se le dise.

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SYRIE. Alep: les protégés de l’Occident attaquent un lycée et tuent 4 enfants en pleine classe

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

 

SYRIE. Alep: les protégés de l’Occident attaquent un lycée et tuent 4 enfants en pleine classe

13 octobre 2016

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image: http://www.mamafrika.tv/wp-content/uploads/2016/07/Logo_Armee_syrienne_libre-2-77fba-84c6d.jpg

MamAfrika TV | Par Allain Jules

 

 

 

 

 

 

 

 

 

image: http://www.mamafrika.tv/wp-content/uploads/2016/07/Logo_Armee_syrienne_libre-2-77fba-84c6d.jpg

ALEP, Syrie (12h45) – On ne le dira jamais assez, les Chrétiens en Orient, plus spécifiquement en Syrie et en Irak, sont en train de disparaître. Alors que l’armée arabe syrienne a annoncé qu’elle acceptait durant 24h, le nouveau cessez-le-feu syro-américain discuté entre les ministres Lavrov et Kerry, l’Armée syrienne libre (ASL), a attaqué le lycée d’Al-Ta’ai , dans le quartier en majorité arménienne et chrétienne de Suleimanieh.

Des dizaines d’obus de mortier ont endommagé, dans cette attaque, des bâtiments du lycée et tué 4 enfants. Des martyrs qui ont eu le « tort » de vivre à l’ouest d’Alep et qui se sont rendus à l’école.  autres enfants ont été grièvement blessés.


En savoir plus sur http://www.mamafrika.tv/blog/syrie-alep-les-proteges-de-loccident-attaquent-un-lycee-et-tuent-4-enfants-en-pleine-classe/#QcG4vhf7GeW81yQl.99

 

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« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #ACTUALITE, #Etat, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Politique intérieure

« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT.

« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat le 14 octobre 2016

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents

 

Je ne vais pas y aller de main morte aujourd’hui, car si je n’avais pas une grande estime pour notre locataire du palais, disons-le clairement, ce gus vient de dépasser toutes les limites du convenable et il est en tout point indigne des fonctions qui sont les siennes. Je ne suis pas le seul à le penser car lorsque Le Point conclut un article en disant, en parlant de notre culbuto élyséen, que la « France a besoin d’un médecin et pas d’un malade » ils en arrivent à la même conclusion que moi.

Notre Président n’est pas seulement mauvais et incompétent. Il se montre aujourd’hui sous des atours dangereux pour notre pays et il vient de passer un point de non-retour, de franchir son Rubicon.

Il se prend pour Mitterrand mais il n’en a pas la carrure. Plus grave, le moment choisi pour jouer la « droitisation » de l’électorat n’est pas le bon. Il y a 30 ans, les risques de guerre civile étaient inexistants. Aujourd’hui, nous sommes au bord de l’explosion. Voir un homme de « gôche », qui plus est le président en exercice, allumer la mèche n’est pas sans sel ni saveur !

Nos amis socialistes désemparés, idéologiquement… nus !

J’en rigole encore et je dois vous avouer que j’ai du mal à faire cesser mes spasmes et calmer mes zygomatiques.

Il faut dire que depuis 5 ans, nous avions atteint des sommets dans l’art des circonvolutions oratoires et dans la finesse de la bien-pensance et le contrôle lénifiant de la dialectique contrôlée dans ses moindres détails.

« Lézeureléplusombre ».

« Nauséabond ».

« Droite rance ».

« Faire le jeu de l’estrèèème droâte ».

« Fasciste ».

« Rasciste ».

« Nadine Morano »…

Et ne voilà pas que le Président lui-même, après avoir nommé Taubira dont le laxisme est assez légendaire et qui a permis de vider les prisons de gentils petits sauvageons (et que Valls annonce la construction de 33 nouvelles prisons!!), nous explique en bref que nous avons un problème avec l’islam ; que l’immigration il y en a trop et qu’il faut la faire cesser ; que les migrants ne sont pas tous gentils et qu’on sait pas quoi en faire ; que l’intégration elle est foirée, que c’est normal que les gens écoutent Nadine Morano et que même que 80% des Français pensent comme elles, qu’ils en ont rien à foutre de perdre 3 % de pouvoir d’achat mais que tous ces barbus qui lisent le coran dans le métro ça les emmerde. Bref… Voici Hollande le facho.

Hollande l’islamophobe.

Hollande l’encarté au F… Haine comme disaient hier les mêmes gentils socialos.

Hollande le rabatteur de voix de la Marine !

Le problème c’est qu’en fait de tout cela Hollande se fout éperdument. Sa seule ambition ? Son ambition.

L’effroyable stratégie, certes efficace, mais moralement impardonnable

Bon allez, disons clairement ce que fait notre goinfrosaure à crête rose.

Contre Juppé donné favori, il n’a strictement aucune chance de se faire réélire.

Les gens de droite voteront à droite.

Les gens de gauche à gauche, même pour une enclume comme lui. J’entends déjà mon cousin m’expliquer doctement qu’en tant que communiste, il préfère encore Hollande à tous les autres car c’est le « moinsse » pire (j’adore quand même mon cousin, c’est normal, c’est mon cousin) !

Ceci étant posé, pour avoir une chance de passer et de faire un deuxième mandat, notre psychopathe élyséen doit donc pourrir au maximum la campagne en la droitisant au maximum pour ringardiser Juppé qui est un « mou » du bulbe et qui ne manquera pas de se « chiraquiser » au bout de deux manifestations. Juppé est rassurant, tout le monde se disant qu’il est moins excité que les autres, ce qui n’est pas faux.

Il faut donc anéantir les modérés. Je vous laisse imaginer à quel point il faut être tordu, quand on connaît l’état de notre pays, pour vouloir par ambition personnelle anéantir les modérés de droite.

Il faut donc « déculpabiliser » le vote FN, et le vote Sarko, ce que Hollande s’emploie désormais à faire tout en sachant que les bonnes âmes de gôche ont également de plus en plus de mal à voir la « diversité » heureuse que l’on tente de vendre de Grigny à la Grande Borne…

Pour droitiser la droite, on tient à gôche un discours… de droite ! Du coup, Juppé le centriste en prend un gros coup sur la cafetière à la veille du premier débat des primaires. Sarko se frotte les mains et Marine se lèche les babines.

L’idée d’Hollande : choisir son adversaire car effectivement, 2017 se joue en novembre pour lui aussi. Hollande est entré en campagne contre Juppé et nous risquons fort d’assister à une chevauchée de Sarko dans la dernière ligne droite qui ira coiffer au poteau Juppé avec l’aide objective d’Hollande, quoi qu’il en coûte à la gauche, à la droite et surtout… à notre pays.

Sarko/Hollande ? Non… Marine !

Comme il l’a dit… « il est prêt », ce qui peut se traduire par « je vais me représenter ». Il fera tout pour affronter Sarko et sa stratégie est techniquement la bonne.

À ceci près que nous avons déjà essayé ces deux présidents et que presque 70 % des Français ne veulent aucun des deux.

Au premier tour, nous atteindrons un taux d’abstention historique pour une présidentielle. En poussant un peu, surtout si nous avons un ou deux attentats de plus, alors Marine Le Pen pourrait être élue presque par défaut et faute de votants avec 50,01 % des voix au premier tour parce que personne ou presque n’ira voter pour le même choix qu’en 2012, ce qui serait une provocation démocratique.

Pire… Hollande sait que sa seule chance est de faire en sorte que le maximum de voix aillent au Front National et ce, dès le premier tour, car si les gens de gauche ne voteront jamais F « Haine » comme ils disent, les gens de droite, eux, excédés et déculpabilisés par les propos d’un Hollande « socialiste », pourraient fort bien voter massivement Marine. À l’arrivée ? Un bon 35 % pour le FN, un 20 pour Sarko et 21 % pour Hollande qui pourrait, la tête haute, incarner le « front républicain ».

Conséquence logique dans les prochaines semaines et mois : Hollande fera tout pour exacerber les sentiments « droitiers » et va faire le jeu de « l’estrèèème droate ».

Nous avons besoin d’un médecin et pas d’un malade !

Le problème, mes chers amis, au-delà des convictions politiques et religieuses de chacun, c’est que nous dansons sur un volcan. Nous ressentons tous ce raidissement des communautés entre elles, et au bout du chemin, la confrontation qui pourrait survenir.

Le pire des scénarios pour un pays est celui de la guerre civile, or je peux vous garantir que la guerre civile est devenue la norme des guerres depuis la fin du siècle dernier et les années 90. 95 % des guerres SONT des guerres civiles.

Toutes les politiques menées de laxisme, d’immigration incontrôlée, de dérives religieuses acceptées, nous conduisent tout droit à un chaos prévisible à échéance relativement brève.

La France a besoin de se soigner, et de soigner les siens, tous les siens, car si nous ne le faisons pas, alors nous finirons tous unis par la même et seule couleur qui nous rassemblera, à savoir celle du rouge qui coulera dans nos villes et qui a déjà que trop largement coulé.

Hollande a décidé de jouer avec le feu. Le problème c’est que cet abruti va se brûler et déclencher le plus effroyable incendie que ce pays n’ait jamais connu.

Au tribunal de l’Histoire, François Hollande, vous êtes coupable.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

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Vidéo de Charles Xavier Durand: "La colonisation par l'anglais"

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France

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Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La mondialisation, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Turquie, #ISIL, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #Terrorisme

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste»

Le racisme mortel de l’impérialiste libéral «antiraciste». Par Neil Clark journaliste, écrivain et blogueur écossais.

Y a-t-il des cas où les humains ne comptent pas pour des humains ? D'après le journaliste Neil Clark, pour les libéraux occidentaux «hypocrites» et «bellicistes», la réponse est bel et bien «oui».

Quand il s’agit d’hypocrisie, les bellicistes «libéraux» occidentaux sont en terrain familier. Tout en professant la lutte contre le racisme, ces bellicistes libéraux soutiennent la forme la plus dangereuse et la plus mortelle de racisme qui existe dans le monde d’aujourd'hui - l’impérialisme américaino-occidental contemporain.

Une forme de racisme rarement signalé, mais qui a dévasté des pays entiers, tué des millions de personnes et risque de nous entraîner dans une confrontation militaire au potentiel catastrophique avec la Russie.

Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive

Nous pouvons voir ce racisme odieux dans les débats qui sont en cours dans les cercles élitistes de l'Ouest au sujet de la Syrie. Il est considéré que l'Occident, c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés, a le droit de déclarer qui est ou qui n’est pas le gouvernement légitime de la Syrie. On peut exiger que «Bachar el-Assad parte», mais aucun responsable du gouvernement syrien ne peut demander qu'un de NOS leaders s'en aille. On n'ose même pas y penser !

Nous avons le droit d’imposer des «zones d'exclusion aérienne» qui, bien sûr, ne concernent pas NOS appareils, seulement les LEURS. Nous avons le droit de bombarder ou d'envahir illégalement les pays à tout moment, quand nous en avons envie, pour n'importe quelle raison fictive - mais si le peuple du pays ciblé a le courage de se battre, nous les appelons «génocidaires» et accusons son leader (et ses alliés) des crimes de guerre, en les poussant à être envoyés à la Haye. Entre temps, nos leaders peuvent violer le droit international et tuer des centaines de milliers de gens en toute impunité.

Si vous avez des doutes concernant le racisme inhérent à l’ordre mondial actuel et croyez que j'exagère, regardez ce qui se passe à la Cour pénale internationale (CPI). Depuis 14 ans de son existence, ce n'était que les Africains qui étaient les seules personnes mises en accusation et jugées par la Cour pénale internationale.

Que diriez-vous s’il y avait un tribunal national en Angleterre qui ne jugeait que les Africains ? Et que les Européens, quels que soient les crimes odieux qu’ils aient commis, n’ont jamais étaient traduits en justice. Vous appelleriez cela le comble du racisme, et vous auriez raison.

Une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience

Mais cela se passe à la CPI et les libéraux bellicistes «anti-racistes» se taisent, montrant qu'on peut s'en tirer avec les niveaux les plus stupéfiants de discrimination à l'échelle internationale qui n'auraient jamais passé inaperçus dans le pays. 

Malheureusement, une partie importante des anti-racistes qui existent encore à l’Ouest sont passés à ce racisme libéral pernicieux, sans même en avoir conscience. Preuve en est le tout petit nombre de personnes qui ont le courage de reconnaître publiquement : «En fait, le gouvernement syrien a le droit de se battre contre les djihadistes soutenus par les Etats-Unis.»

Encore une fois, il est considéré comme acquis que les pays du sud qui sont ciblés par les Etats-Unis et leurs alliés n'ont absolument aucun droit de s’engager dans la résistance violente. On n'attend de leurs gouvernements qu'ils disparaissent. S'ils osent résister et se battre avec force, comme la Syrie l'a fait, certains représentants du mouvement anti-guerre les traitent de coupables et d'agresseurs.

Souvenez-vous de l'indignation de la «Nation exceptionnelle» et de ses alliés, lorsque les forces yougoslaves ont abattu un bombardier furtif américain en 1999 ! «Comment osent-ils ?!» Nous avons le droit de bombarder votre pays jusqu'à le faire retourner à l’âge de pierre pour des raisons «humanitaires» - mais vous n’avez pas le droit de cibler et descendre nos avions !»

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un exemple du racisme libéral «acceptable»

Quand trois soldats américains ont été capturés, le président Bill Clinton a averti les Yougoslaves que ces derniers n'avaient pas le pouvoir de les traduire en justice, tout en soulignant que les bombardements illégaux de la Yougoslavie dirigés par les Etats-Unis allaient continuer.

 

 

 

Encore une fois, la seule manière de respecter ces doubles standards criants est de croire que les Américains et leurs alliés de l'OTAN sont supérieurs aux Yougoslaves. Là, ce serait du racisme.

La déshumanisation des nombreuses victimes de l’agression menée par l’Occident et ses alliés est un autre exemple du racisme libéral «acceptable».

Les millions de victimes de l'impérialisme occidentalo-américain en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Syrie, en Libye, au Yémen, en Yougoslavie ou ailleurs n'ont pas leur jour de commémoration à eux dans le calendrier. Il est fort peu probable qu'ils auront un jour l'honneur de devenir des personnages de superproductions hollywoodiennes.

Même si on entend parfois des «regrets» au sujet des victimes civiles «accidentelles», personne ne prétendrait éprouver du chagrin pour les soldats qui se combattent pour les armées des Etats ciblés, incinérés en grand nombre. Avez-vous ressenti la préoccupation des bellicistes libéraux occidentaux, quand, le mois dernier, les Etats-Unis et leurs alliés ont tué 62 soldats syriens, ce qui a mis fin au cessez-le-feu ? Moi non plus.

Il est fort probable que nos «humanitaires» libéraux anti-guerre qui réclament l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie (ou plutôt la zone d’exclusion aérienne pour eux et pas pour nous) n'aient jamais rencontré des soldats de l’armée arabe syrienne. Mais moi, j’en ai vus.

Pour ces bellicistes «libéraux» occidentaux, les soldats syriens qui défendent loyalement leur pays ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse

Il y a quelques années, j’étais à Lattaquié, en Syrie, à attendre un bus pour me rendre à mon appartement à Damas. J’avais manqué le dernier, mais un bus spécial de l’armée était sur le point de partir. On m’a invité à le prendre. Pendant toute la journée, les soldats ont généreusement partagé avec moi leur nourriture, leurs boissons et cigarettes. Ils chantaient des chansons, on se racontait des blagues, on rigolait. C’était une journée parfaite.

J’ai toujours une pensée pour ces soldats syriens dès que j’entends un belliciste libéral «antiraciste», faire preuve d'un prétendue inquiétude humanitaire concernant la Syrie. Car, pour ces gens-là, les soldats syriens, ces soldats qui défendent loyalement leur pays, ne sont pas du tout des êtres humains : on peut les abattre en masse. Et quand c’est fait, c’est à célébrer.

«Les humains, quand ne comptent-ils pas pour des humains ?», demandait mon collègue chroniqueur du site rt.com, Dan Glazebrook, dans un article du Morning Star publié en août 2012. La réponse est : quand ils sont des soldats des pays du Sud qui résistent à l’invasion soutenue par les Etats-Unis.

Glazebrook notait que, alors que les soldats de l'armée d'occupation était «toujours humains, peu importe les atrocités auxquelles ils avaient pris part», ceux des armées qui défendent leurs pays de l'agression occidentale «n'étaient jamais des humains... même s'ils n’avaient jamais tiré de leur vie».

La forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui c'est le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches

La triste vérité est que trop d’«antiracistes» occidentaux sont plus préoccupés par les mauvaises paroles que peuvent avoir certaines personnes, que par la lutte contre la forme la plus virulente et mortelle de racisme qui affecte le monde d'aujourd'hui : le racisme qui sous-tend la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés les plus proches.

Imaginez, si des groupes d'extrême-droite en France entreprenaient de faire des pogromes racistes généralisés contre les noirs ? Il y aurait un tollé, une indignation parfaitement justifiée. Les auteurs seraient traduits en justice – et à juste titre. Mais comme l'a souligné Dan Glazebrook, les pogromes racistes contre les noirs ont été «caractéristiques» de la rébellion libyenne soutenu par l'Occident dès le début en 2011.

Pourtant, les «antiracistes» libéraux occidentaux ont soutenu la rébellion et les frappes aériennes occidentales «humanitaires» en faveur de «rebelles» racistes. Comment pouvez-vous dénoncer les pogromes racistes contre les noirs en Europe tout en les soutenant en Libye ? Eh bien, les impérialistes «antiracistes» libéraux y arrivent. Comme a écrit Maximilian Forte : «Si c’était de "l’humanitarisme", il ne pourrait être tel qu’en excluant les Africains des membres de l'humanité».

Le véritable antiraciste (par opposition au pseudo «antiraciste» de l’impérialisme libéral) estime que tous les pays sont égaux, que les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas plus le droit de menacer la Syrie que la Syrie de menacer les Etats-Unis et leurs alliés. Un véritable antiraciste croit que toutes les vies humaines se valent. Et que le droit international doit être applicable à tous. Et que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et leurs alliés ne devraient pas en être exemptés. Il est temps que les véritables antiracistes reprennent la bannière antiraciste des bellicistes libéraux occidentaux. Avant que ces faux et racistes chantres de la vertue amènent à leur Troisième Guerre mondiale «humanitaire».

Lire aussi : «Les preuves du soutien aux terroristes en Syrie par "les Casques blancs" financés par l’étranger»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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Vade retro Halloween ! Par Didier Catineau.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #La France, #La République, #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #l'horreur économique

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HOLLANDE LAURÉAT DE LA FAF EN 1996...

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #Histoire, #l'horreur économique

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Sergueï Lavrov. Interview du 9 octobre 2016. Syrie. Relations Russie-USA, etc...

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #Politique étrangère

Sergueï Lavrov. Interview du 9 octobre 2016. Syrie. Relations Russie-USA, etc...

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour l'émission analytique d'information "Vremia" de la chaîne Pervy kanal, Moscou, dimanche 9 octobre 2016

 

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Un dirigeant du 21ème siècle. Par Marc Rameaux

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ACTUALITE, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La dette

vendredi 14 octobre 2016

Un dirigeant du 21ème siècle

 
 
 
Président, j’en ai tant rêvé. Lors de ma campagne, seule comptait la victoire. Je ressens maintenant un léger goût d’amertume et d’ennui, une fois dans la place. Je voudrais être sans cesse dans cette effervescence où mes promesses sont gratuites, où il me suffit de communiquer et de faire rêver sans avoir à rendre de comptes.
 
Car ma vie est dure, savez-vous ? Oh, je vous vois sourire. Mais cela est difficile de rêver d’être puissant et de ne pouvoir rien.
 
 
 
Dès lors que je prends une initiative économique, les marchés réagissent comme une machinerie ultra-sensible, détectant le moindre de mes mouvements. Et quiconque contrarie les banques centrales ou les fonds d’investissement voit les taux se tendre dans la seconde, son crédit se renchérir. Lorsque l’on a une dette à près de 100% du PIB, cela ne laisse pas beaucoup de choix.

Alors je dis oui. Au FMI. A la commission européenne. Avec leurs critères qui m’enferment dans des cercles vicieux, m’obligeant à me démunir toujours plus pour économiser, et ne pouvant sortir du trou parce que je n’ai pas assez investi.
 
De toute façon, les grandes entreprises de mon pays ou d’autres se moquent totalement de mes actions. Elles n’interviennent plus seulement sur le terrain économique. Elles engagent des bouleversements technologiques, sociaux ou comportementaux qui vont beaucoup plus vite que tout ce que pourrait faire mon gouvernement, et agissent bien plus en profondeur sur le tissu social qu’aucune de mes lois ne pourrait le faire. Alors je suis à leur remorque. Je ne fais qu’accompagner leur mouvement, en faisant semblant de prendre des décisions et d’y pouvoir quelque chose.
 

Oh je sais, avec un peu de courage, je développerais des filières sur des métiers dans lesquels mon pays excelle : je ne ferais pas qu’être à la traîne, j’aiderais ceux qui prennent des initiatives, je me renseignerais sur les compétences clés, je les subventionnerais, je protégerais leurs connaissances les plus stratégiques pour qu’elles ne soient pas copiées trop vite.
 
Je sais qu’il faudrait faire tout cela mais je ne le fais pas. Cela va contrarier trop de monde. La commission européenne, qui exige que tout soit en concurrence, tout de suite, et qui ne voit pas que cela empêche ceux qui excellent de se distinguer des autres parce qu’ils sont copiés trop vite. Il y a une concurrence de court-terme et une concurrence de long-terme, je n’arrive pas à le leur faire comprendre, qui sont toutes deux en conflit, la première tuant la deuxième si on la favorise trop et qu’elle empêche de développer les savoirs-faire sur lesquels se différencier.
 
Et puis cela contrarierait les américains. Qui craignent à tout instant que nous fassions cela, et qui emploient toute la puissance de leurs fonds d’investissement pour nous en empêcher. Pourtant ils ne s’en privent pas, eux, de protéger leurs activités phares, de leur laisser le temps de devenir compétitives. Ils ne sont nullement protectionnistes sur les biens marchands, mais ils le sont sur les savoirs et les savoir-faire stratégiques, ils ont bien compris comment cela marche. Mais je n’ai pas le courage de leur tenir tête, d’oser développer des activités sur lesquelles ils n’auraient aucun droit de regard, ni droit à être informés de tout ce que l’on fait.
 
Et de toute façon ceux qui m’entourent seraient incapables de mettre cela en place. Ils sont tous énarques, ils n’ont jamais mis les pieds en entreprise, ou seulement deux ou trois ans, pour toucher leurs jetons de présence, lorsque je les ai parachutés. Ils n’apprécieraient pas que je me passe d’eux pour l’économie. J’ai trop d’ascenseurs à leur renvoyer, ils me feraient la peau vous savez ? Et puis ils s’entendent bien avec la commission européenne, ces énarques. Cela les arrange bien après tout. Oh, ils sont comme moi, ils savent que cela nous fait glisser chaque jour un peu plus sur la pente. Mais à titre personnel, ils en seront récompensés financièrement. Alors je n’ai pas intérêt à toucher à leur petite rente.
 

Je pourrais me concentrer sur mes fonctions régaliennes bien sûr, puisque je n’ose pas toucher à l’économie. Là aussi, je sais pertinemment ce qu’il faudrait faire. Mais lorsque mes policiers se font attaquer au cocktail molotov et brûler au troisième degré par des petites frappes qui sèment la terreur dans leur quartier, tout ce que je sais dire c’est qu’ils auront des voitures renforcées et des tenues ignifuges. Je sais, c’est pitoyable, on peut difficilement faire plus lâche. Alors que je sais très bien qu’il faudrait frapper à mort les quatre ou cinq meneurs pour que cela s’arrête, parce qu’il suffit d’une poignée de ces petits crétins pour rendre la vie d’un quartier impossible si l’on ne fait rien.
 
D’ailleurs j’ai toutes les informations sur eux, ils sont parfaitement fichés et répertoriés par les services de police. Il faut dire qu’avec des dizaines de récidives chacun, il faudrait être aveugle pour ne pas les détecter. Mais je n’en fais rien. Alors qu’en les éliminant, en montrant bien pour l’exemple ce qui leur est arrivé pour dissuader d’autres de prendre leur place, cela s’arrêterait bien vite. Mais je n’agis pas.
 
Oh, il faut dire que pour être élu, j’ai dû donner des gages aux ailes les plus « humanistes » de mon parti, enfin c’est comme cela qu’ils s’appellent eux-mêmes. Et eux recommandent de ne jamais réprimer, de laisser faire, surtout s’ils pensent que les auteurs ont été brimés par la société. Tout laisser faire, après tout, ils s’entendent bien aussi avec la commission européenne sur ce point-là.
 
Bon, si les victimes sont atrocement battues, mutilées ou tuées, ils me disent qu’elles l’ont toujours un peu bien cherché, qu’elles étaient des privilégiées, et puis que cela arrive, que cela fait partie de la vie, et qu’il faut traiter cela avec des psychologues et de la compréhension. J’avoue que j’ai du mal avec ces « humanistes », on n’est jamais avare de la souffrance d’autrui. Mais ils sont trop puissants au sein de mon parti, je dois leur donner des gages.
 

Je sais, je ne suis pas très sympathique. Même pas du tout. J’ai su très bien pendant quatre ans tout ce qu’il fallait faire, mais je n’ai pas du tout bougé, j’ai laissé pourrir la situation. J’ai même écrit un livre ou je montre très bien que je savais depuis longtemps où se situaient les problèmes importants, et je dis que c’est ce qu’il faut faire juste à la veille des nouvelles élections. Je sais, c’est terriblement cynique, mais il y a encore des imbéciles pour se laisser prendre au piège, se dire que je commence à prendre conscience de ce qui ne va pas, et penser que cette fois je parle bien et que j’ai raison. S’ils savaient comme je les méprise.
 
 
J’ai l’impression d’être pour moitié un pantin et pour moitié un produit marketing. Faute d’avoir eu le courage d’agir, je me défoule sur d’autres professions dans mon livre, que je traite de lâches alors que je suis devenu la lâcheté même. Je me console en me disant qu’il y en a maintenant beaucoup de mon profil, parmi les dirigeants. Un peu mous, un peu lâches, envoyant toujours les autres s’engager, mimant la fermeté à la perfection dans le discours mais sans jamais faire suivre d’actes courageux, obsédés par la communication et l’effet de ce que les gens pourront penser, sans se soucier de savoir s’il y a eu action réelle ou non.
 
 
D’ailleurs le réel n’existe plus. Il est entièrement défini par mes conseillers en communication, qui cherchent à tourner tout événement en rêverie qui soit conforme à mon petit cénacle de protégés. 

Mais je sais que cela ne fonctionne plus, même les plus bêtes s’en aperçoivent. Je ne sais pas comment l’histoire me jugera. Je me sens seul. J’ai peur.




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