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Le blog de Lucien PONS

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​Convaincre l’incendiaire ? Par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie, #La France, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le socialisme, #Europe supranationale, #La lutte des classes

Mercredi 17 décembre 2014 |

Convaincre l’incendiaire ?

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.

Maire PCF de Givors (dans le Rhône), Martial Passi vient d’adresser une lettre ouverte à François Hollande. Il la conclut ainsi : « Ça ne peut plus durer, Monsieur le Président de la République (…). A l’automne 2014, le feu est dans la maison France. Il est plus qu’urgent de changer de cap, sinon nous allons au-devant d’une terrible catastrophe. »

Une terrible catastrophe ? Cela ne fait aucun doute. Mais qui peut croire que l’incendiaire va éteindre les flammes qu’il a lui-même allumées ?

Intitulé « L’agenda des réformes », un document vient d’être publié par le gouvernement sur son site officiel. Il dresse de manière implacable (et terrifiante) la liste des contre-réformes destructrices des droits ouvriers, de la démocratie politique, des communes, des services publics, de l’école, de la santé, que le gouvernement prévoit d’imposer dans les prochains mois. Pas une mesure qui ne soit faite pour faciliter la vie des patrons, « abaisser le coût du travail » c’est-à-dire augmenter les profits, détruire les services publics, déréglementer les droits ouvriers et faire retomber sur la classe ouvrière le poids de la crise du système capitaliste !

Le gouvernement et le président qui élaborent ce sinistre « agenda des réformes » sont-ils disposés à se laisser convaincre de « changer de cap » sur simple demande ? Difficile à imaginer…

Telle est pourtant l’orientation du PCF — la démarche du maire de Givors n’en est qu’une traduction — qui demande au gouvernement d’infléchir sa politique, un pied dehors de la coalition gouvernementale, un pied dedans.

Au même moment en Italie, une puissante grève générale a dressé les travailleurs unis avec leurs syndicats contre le « Jobs Act », cette réforme Macron à l’italienne que veut imposer le gouvernement « de gauche » Renzi. Trois jours plus tard, c’était au tour de la Belgique d’être bloquée par une grève générale unissant travailleurs wallons et flamands dans une même défense de leurs régimes de retraite menacés (1).

Italie, Belgique, France : les politiques désastreuses dictées par l’Union européenne ne seront défaites qu’à la condition que le rapport de force soit instauré par la mobilisation de la classe ouvrière sur son propre terrain. Y a-t-il une autre voie pour faire retirer les plans qui, en France, s’appellent pacte de stabilité, réforme Macron, réforme santé ?

Lors des manifestations qui ont marqué la grève générale en Italie le 12 décembre, une délégation du Parti démocrate au pouvoir — délégation conduite par D’Alema, ancien secrétaire général issu du Parti communiste — est venue rencontrer les manifestants à Bari, et s’est adressée à eux en ces termes : « Nous sommes la minorité du Parti démocrate et nous sommes ici pour défendre vos droits, comme nous sommes au Parlement pour défendre vos droits. » Arguments qui n’ont pas convaincu les manifestants, lesquels ont rétorqué : « Si c’est le cas, pourquoi ne faites-vous pas tomber le gouvernement ? »

Le jeu équivoque du « dedans-dehors » pratiqué, à la « gauche de la gauche », dans nombre de pays, trouve ici ses limites. Qui se range avec le (ou aux côtés du) gouvernement au service des capitalistes et des banquiers agit contre les intérêts de la classe ouvrière. Qui se range dans le camp de la classe ouvrière et de ses organisations combattant pour leurs droits ne peut que se dresser contre le gouvernement des banquiers et des capitalistes.

A Rome comme à Madrid, à Bruxelles comme à Paris.

Le Canard enchaîné accuse Israël de livrer des armes à al Nosra.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Politique étrangère, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #La guerre, #La paix

Le Canard enchaîné accuse Israël de livrer des armes à al Nosra.

 Le Canard enchaîné accuse Israël de livrer des armes à al Nosra.

Le Magazine français, le Canard Enchaîné a indiqué qu’Israël aurait apporté de l’équipement militaire à la branche syrienne d’Al Qaïda, le Front al-nosra.

Citant le site d'information israélien Debkafile, l'hebdomadaire français a dévoilé, au cours de ces derniers mois, que Tsahal avait étendu son assistance militaire, dans le cadre d’un programme conjoint avec les Etats-Unis, la Jordanie et l’Arabie Saoudite, visant à sélectionner des groupes rebelles combattant l’armée de Bachar al-Assad.

Une part de cette aide a fini entre les mains d’éléments locaux du Front al-nosra, en nombre restreint, qui se sont mêlés à ces rebelles, notamment au Sud de la Syrie - mais pas en d’autres régions de Syrie, où ces armes éventuellement livrées à l’ASL (armée syrienne libre) et détournées ont une autre provenance.

Les observateurs de l’ONU ont aussi signalé des "contacts" entre Tsahal et des rebelles de diverses affiliations sur le Golan et les Druzes ont manifesté contre les soins prodigués, y compris à des blessés d’Al-nosra. 


 Source : DEBKAfile 12 Décembre 2014, le Canard Enchaîné

L’Estonie ne tolère pas la vérité et arrête Giulietto Chiesa. Le 18 décembre 2014

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Economie, #L'Italie., #La France, #L'OTAN., #La guerre, #La paix, #La mondialisation

L’Estonie ne tolère pas la vérité et arrête Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa arrêté en Estonie puis expulsé.

Giulietto Chiesa arrêté en Estonie puis expulsé.

Dans cette nouvelle Europe dépourvue de toute politique étrangère et entièrement dominée par l’OTAN, on n’hésite plus à expulser d’un des pays membres un journaliste de renommée internationale comme Giulietto Chiesa, le premier à avoir affronté – en mondovision – les putschistes de Moscou qui tentèrent en 1991 de renverser Mikhaïl Gorbatchev, le père de la Perestroïka et Prix Nobel de la Paix.

Stupéfaction dans la presse italienne après son arrestation ce 15 décembre à Tallinn, capitale de l’Estonie où il était invité à un débat international sur le thème « La Russie ennemie de l’Europe ? » L’irritation des autorités estoniennes vis-à-vis de l’activité du journaliste, autrefois correspondant permanent à Moscou pour les plus grands médias italiens, est évidente. Giulietto a mené – et continue de mener – une vaste campagne sur PandoraTV pour dénoncer le « coup d’État » par lequel l’Occident a renversé le gouvernement ukrainien de Yanukovich et l’a remplacé par un gouvernement proaméricain dominé par l’extrême droite néonazie responsable d’atrocités contre la population ukrainienne d’origine russe, et notamment du carnage de la « maison des syndicats » à Odessa.

Giulietto Chiesa a été arrêté par la police de Tallinn avant d’être expulsé comme « persona non grata » : « un incident extrêmement grave » selon son avocat, Francesco Paola : « Une violation des droits politiques. »

Ancien euro-parlementaire, élu en 2004 sur la liste « Di Pietro – Occhetto »  avant de passer « indépendant » au sein du groupe socialiste européen, Giulietto avait de nouveau candidaté aux élections européennes en 2009 en Lettonie comme représentant de la minorité russe de ce pays balte. Homme possédant un vaste réseau de relations internationales, promoteur du « World Political Forum » présidé par Mikhail Gorbatchev [ci-dessus – NdT] en personne, Giulietto Chiesa a également enseigné aux Etats-Unis, au Woodson Wilson International Center de Washington, et fait aussi partie du Comité international du Consensus 911 pour la vérité sur le 11-Septembre. Il est notamment l’auteur du best-seller La guerra infinita (Feltrinelli, 2002) et du documentaire Zéro : Enquête sur le 11-Septembre, deux oeuvres qui contestent la version officielle des attentats tragiques contre les Tours Jumelles.

Giulietto Chiesa, un homme qui dérange, donc. Mais au point d’être expulsé sans façon d’un pays membre de l’Union européenne pour avoir exprimé ses idées ?

Il a certes dénoncé haut et fort les mystifications entourant la crise ukrainienne totalement manipulée par les médias dominants depuis son début sanglant, à savoir, le carnage de civils sur la place Maidan à Kiev.  En fait, c’est Urmas Paet, un homme politique estonien et ministre des Affaires étrangères qui a vendu la mèche lors d’une conversation téléphonique avec la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton. Paet lui a dit avoir découvert que ceux qui avaient tiré sur la foule [à Maidan] n’étaient pas des agents du régime de Yanukovich, mais des tireurs embusqués entrainés par l’Occident. L’objectif ? Massacrer des innocents pour ensuite faire porter le chapeau à la police ukrainienne et déchainer une véritable campagne de haine contre le régime de Yanukovich, lequel n’était pas hostile à Moscou. Des brutalités et un cynisme dénoncés avec la plus grande fermeté par Giulietto Chiesa, qui a immédiatement pointé du doigt l’émergence des groupes nazis et la montée extrêmement dangereuse en Europe de l’Est de l’intolérance contre tous ceux qui s’opposent à la « pensée unique » imposée par les USA.

Mais au point d’être arrêté pour avoir posé le pied sur le sol d’un pays, même si celui-ci regarde avec sympathie les « putschistes » de Kiev ?

LibreIdee
Le 15 décembre 2014

Le groupe Etat islamique est approvisionné directement par l'OTAN, via la Turquie. Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La paix, #La mondialisation, #Le capitalisme;

Le groupe Etat islamique est approvisionné directement par l'OTAN, via la Turquie.

Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014.

Le groupe Etat islamique est approvisionné directement par l'OTAN, via la Turquie. Publié par wikistrike.com le 3 Décembre 2014.

La chaine allemande Deutsche Welle (DW) a publié un reportage vidéo d'une importance capitale ; c'est sans doute le premier grand média occidental à admettre que ce qu'on appelle l'EIIL (ou ISIS, ou encore Islamic State) est alimenté, non pas par le marché noir du pétrole, ou par les prises d'otage avec rançons, mais par des approvisionnements et du matériel pour plusieurs milliards de dollars, transportés quotidiennement par camion jusqu'en Syrie à travers la frontière avec la Turquie, pays membre de l'OTAN. 

Le reportage qui s'intitule 'IS' supply channels through Turkey (" Les circuits d'approvisionnement de l'EIIL viennent de Turquie") confirme ce qui avait été rapporté par plusieurs analystes politiques dès 2011, à savoir que la Turquie, bien que membre de l'OTAN, permet le passage d'énormes quantités de fournitures, d'armes et de combattants à travers sa frontière avec la Syrie à destination des positions tenues par l'EIIL. 

Dans une scène surréaliste du reportage de DW, on voit des terroristes anti-syriens traverser tranquillement la frontière et une fois arrivés de l'autre côté, être abattus par des combattants kurdes. 

Les habitants et les commerçants locaux interviewés par DW admettent que le commerce qu'ils exerçaient avec la Syrie s'est interrompu dès le début du conflit et que les camions de marchandise qui traversent la frontière proviennent de « l'ouest de la Turquie. » Le reportage de DW ne s'attarde pas sur ce que signifie l'expression « ouest de la Turquie », mais cela désigne visiblement Ankara, les différents ports utilisés par l'OTAN, et bien évidemment la base aérienne de l'OTAN à Incirlik. 

Bien que le reportage de DW affirme que personne ne sait vraiment qui est derrière toutes ces expéditions, on n'y apprend néanmoins que le gouvernement turc d'Ankara nie l'existence même de ces convois de camions filmés par les reporters allemands. Il est cependant certain que la Turquie, non seulement est au courant, mais qu'elle en est directement complice, de même que l'OTAN, laquelle fait semblant de vouloir combattre l'EIIL, mais n'est pas parvenue jusqu'à maintenant à dénoncer et à éradiquer les sponsors internationaux de l'EIIL, et chose plus importante, l'OTAN a refusé de couper purement et simplement les lignes d'approvisionnement de l'EIIL - ce qui constitue pourtant l'un des principes de base de toute stratégie militaire. 

Depuis le début, derrière la menace de l'EIIL, l'OTAN 

Comme expliqué depuis 2007, les USA et leurs complices dans la région ont comploté pour utiliser al-Qaïda et d'autres groupes armés extrémistes dans le but de réorganiser la carte de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Le célèbre journaliste lauréat du prix Pulitzer Seymour Hersh écrivait dans son article de 2007 intitulé "The Redirection: Is the Administration's new policy benefiting our enemies in the war on terrorism?" :

 

 

« Pour affaiblir l'Iran qui est majoritairement chiite, le gouvernement Bush a décidé de revoir ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l'Arabie Saoudite - qui est sunnite - dans le cadre d'opérations clandestines destinées à affaiblir le Hezbollah, l'organisation chiite soutenue par l'Iran. Les États-Unis ont aussi pris part à des opérations clandestines visant l'Iran et son alliée la Syrie. Un des effets de ces activités a été le développement de groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l'Islam, sont hostiles aux États-Unis, et sont proches d'al-Qaïda. »

Bien sûr, le terme « groupes extrémistes » qui « épousent une vision militante de l'Islam » et « sont proches d'al-Qaïda », désigne clairement l'État islamique. L'EIIL constitue la force expéditionnaire de mercenaires de l'OTAN, dévastant par procuration les ennemis de cette dernière depuis la Libye en Afrique du Nord, jusqu'au Liban et à la Syrie, en passant par l'Irak et même aux frontières de l'Iran. Son approvisionnement apparemment inépuisable en argent, en armement et en combattants ne peut s'expliquer que par l'aide de plusieurs pays étrangers et par l'existence de territoires refuges que l'OTAN protège du feu de ses ennemis que sont la Syrie, le Hezbollah, l'Iran et l'Irak. Le reportage de la chaine allemande DW met bien en évidence la façon dont les terroristes de l'ISIS s'échappent régulièrement de Syrie et trouvent refuge en Turquie. 

L'un des principaux objectifs de l'OTAN dès 2012 fut d'utiliser tous les prétextes possibles pour étendre ces territoires refuges, ou « zones tampons » à l'intérieur de la Syrie elle-même, en les faisant protéger par les forces militaires de l'OTAN, et depuis lesquelles les « rebelles » pourraient opérer. S'ils y étaient parvenus, les équipes de caméraman de DW auraient probablement filmé ces mêmes convois de camions, mais cette fois traversant les villes d'Idlib ou d'Alep, et non le long de la frontière avec la Syrie. 

Le complot des États-Unis et de leurs alliés visant à créer une force mercenaire sectaire alignée sur al-Qaïda ayant été mis en évidence, tout comme le fait que les soi-disant « rebelles modérés » que les US ont officiellement soutenus en Syrie ne sont rien d'autre que des extrémistes sectaires, le reportage de DW filmant les convois d'approvisionnement en provenance de la Turquie vient confirme, si le doute existait encore, que la menace posée par l'EIIL vis-à-vis de l'OTAN provient de l'OTAN elle-même. Cela lève le voile sur une politique étrangère si incroyablement insidieuse que l'on a du mal à y croire, même après la diffusion par de grands médias comme DW d'images montrant que les voies d'approvisionnement de l'EIIL proviennent de territoires contrôlés par l'OTAN.

Traduit par ilfattoquotidiano.fr 

Source: GR

Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ? Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La Russie, #La République, #La France, #La nation ., #L'OTAN., #Ukraine, #La mondialisation, #La paix, #Europe supranationale

Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ?

Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

 Y a t-il un false flag nucléaire contre la Russie en préparation ?  Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2014.

Le directeur de l’institut des problèmes liés à la globalisation et conseiller d’état Mikhail Delyagin a révélé dans une interview à la radio Pravda que l’Ukraine préparait une provocation à grande échelle à l’encontre de la Russie.

Chelyshev :

- Bonjour Mikhail Gennadievich, allons nous discuter du discours du président Poutine ?

Delyagin :

- Le discours du président Poutine à l’Assemblée fédérale est extrêmement important. Et bien sûr, il serait nécessaire d’en discuter de manière prioritaire. De plus, il nous a donné de nouvelles perspectives. Après la gestion du rattachement de la Crimée j’ai un grand respect pour le président.

J’ai eu différentes appréciations sur sa politique, mais après la Crimée je n’ai plus de doutes. Mais malheureusement, comme le secrétaire à la défense américain l’a dit : « il y a des choses plus importantes dans le monde. » J’espère que vous avez écouté ce discours, vous pouvez toujours le lire et écouter les commentaires des experts. Je veux plutôt vous parler d’informations exceptionnelles, malheureusement. Elles sont d’un caractère extrêmement préoccupant et nous menacent tous directement.

Chelyshev:

- Quel genre d’informations ?

Delyagin:

- Elles concernent la géopolitique. Pourquoi la crise ukrainienne est survenue, quelle en est la raison fondamentale ? Pourquoi les américains se sont-ils autant impliqués ? Les européens ont suivi à cause des actifs, comme les allemands en 1941, afin d’acquérir davantage de territoires, d’usines, d’installations énergétiques, des ports et des mines. Les américains se sont engagés dans cette confrontation car dans le monde d’aujourd’hui il y a trois acteurs majeurs : les USA, la Chine, et l’Union Européenne. Mais l’UE est un acteur indépendant et un égal des USA et de la Chine seulement dans le cas où elle coopère avec la Russie. Il ne s’agit pas d’une intégration, bien sûr, mais seulement d’un partenariat économique et stratégique. La destruction de la coopération entre l’UE et la Russie a permis d’éliminer un acteur indépendant de la compétition pour le leadership mondial. Les américains ne se sont pas lancés dans cette aventure pour conquérir la Russie. Malgré tout mon patriotisme, 2% du pib mondial, cela ne fait pas de la Russie un acteur majeur de l’économie mondiale.

Les grandes puissances sont constituées de trois acteurs dans la compétition globale, si vous éliminez l’Union Européenne, il n’en reste que deux. L’Union Européenne n’existera plus en tant qu’acteur mondial. Il s’agissait de l’objectif stratégique des états-unis, et nous également, comme les européens l’ont réalisé.

Nous l’avons également compris mais nous étions focalisés sur des problèmes locaux : comment apaiser Yanoukovitch. Comment aurions nous pu lui expliquer qu’il aurait dû accepter notre argent pour le donner aux européens ?

Les américains ont obtenu un succès éclatant. Nous sommes maintenant dans une nouvelle guerre froide. L’Ukraine est plongée dans la guerre civile. Les pourparlers sur le cessez-le-feu n’effacent pas les exactions, et des civils pacifiques sont tués tous les jours. Et le problème n’est toujours pas résolu. En dépit du fait que la fédération de Russie n’ait pas envahi l’Ukraine, n’est pas impliquée dans la guerre, en dépit de l’agressivité de l’Union Européenne, cette dernière ne souhaite pas se quereller avec la Russie. Son état d’esprit est le suivant : les russes ont peut-être raison ou tort, mais ils sont une nation importante et nous avons besoin de ce débouché. S’ils ont tort, nous ferons confiance à nos leaders politiques, continuons à commercer avec eux en prenant de la distance. Mais pourquoi détruire nos relations commerciales ? L’Europe souffre de nombreux maux, elle souffre également de notre pauvreté. Si seulement 40 de nos touristes arrêtent de voyager en Europe ce sera une saignée très sévère à l’industrie du tourisme européenne. Ils penseront qu’il s’agit d’une conséquence de leurs sanctions économiques et non le résultat de notre stupidité. Il y a une très forte disposition à restaurer les relations économiques avec la Russie, peu importe que cette dernière ait tort ou raison.

C’est ce qui s’est passé à Milan récemment. Notre délégation d’hommes d’affaires, après des négociations difficiles et pas très fructueuses, cherchait un restaurant authentique, où les italiens mangent tous les jours. Ils l’ont trouvé et ont pénétré à l’intérieur. Il y a eu un moment de silence car tous les nouveaux arrivants étaient en costume. Qui étaient-ils ? Il s’agissait d’un restaurant de quartier. Le personnel de la délégation avait décidé de se détendre, demandant si par hasard il y avait de la vodka russe. On leur a demandé : vous êtes probablement russes ? Oui, nous sommes russes. Chuchotements. La vodka est apparue. Après cinq minutes de chuchotements, les clients italiens se sont levés et ont applaudi. Puis ils ont crié : « Poutine ! Russie ! » Cela a duré environ cinq minutes.Puis chacun est retourné à ses affaires, pour ne pas déranger les hommes d’affaire russes. Cela aurait été inimaginable une année ou deux auparavant. Les gens ont le sentiment en Europe que leurs dirigeants les ont vendu aux américains. Cela n’était jamais arrivé auparavant. Enfin presque. Peut-être dans les années 50.

La démocratie, même pervertie, est encore préservée, et cette pression populaire se fait ressentir sur le pouvoir. Et le projet américain de séparer la Russie de l’Europe, n’est pas encore réalisé. L’Europe ne veut pas du gaz de schiste américain, plus cher et instable. Elle préfère les gazoducs russes. L’Europe ne veut pas abandonner le marché russe pour y écouler ses voitures et son vin. Elle ne souhaite pas détruire ses relations commerciales. Le coup monté du Boeing malaisien a échoué, rien n’en est sorti de compromettant pour la Russie. Maintenant les anglais affirment pouvoir démontrer que les impacts sur les fragments du Boeing correspondent à des impacts de missile Buk. Mais personne ne croit plus ces affirmations. Car tout le monde se souvient comment l’hystérie anti-russe s’est calmée lorsque le gouvernement de Russie a commencé à poser des questions sur cette affaire. Cela s’est arrêté immédiatement. Et c’était une réponse sur les véritables responsables de la destruction du Boeing.

La suite va venir. Il y aura une autre provocation. Et quelle pourra t-elle être ? Nous avons certaines informations à ce sujet. La première information vient de Kharkov. Et je n’étais pas très incliné à la prendre au sérieux parce que l’Ukraine est engagée dans un phénomène de psychose de masse et est saturée de rumeurs. Mais une confirmation est venue directement. J’espère vraiment qu’il s’agit d’un fake, de propagande. Mais vous savez, mieux vaut prévenir que guérir. L’information serait que l’armée ukrainienne va lancer une offensive. Ils n’en ont cependant pas les capacités et le niveau de démoralisation est monstrueux. Cependant, ils prétendent attaquer. Les soldats opérationnels préparent un pilonnage d’artillerie massif.

Tous les médias occidentaux, sans mentionner les médias ukrainiens, parlent à l’unisson de la libération de 300 m2 de l’aéroport de Donetsk, par exemple. Après cela, une arme nucléaire tactique explosera dans la zone de l’offensive de l’armée ukrainienne. Tout le monde condamnerait donc l’usage d’une arme nucléaire par les horribles russes. Les discussions sur la réorientation de notre doctrine militaire tournent autour de ce point. L’intelligentsia libérale pousse déjà des hurlements à ce sujet. Une telle accusation sera extrêmement difficile à démentir. Même si notre armée n’est pas capable d’un tel acte, même théoriquement. Pourtant cela semblerait tout à fait plausible pour les américains car tous les cas d’usage d’armes nucléaires dans l’histoire sont de leur fait. Utiliser une arme nucléaire pour la troisième fois ne leur poserait pas de problème.

Il y a des rapports sur le formidable port estonien de Padiski, un ancien état balte, qui est maintenant un grand entrepôt de déchets radioactifs pour toute l’Estonie et même probablement pour d’autres états. Du vieux matériel médical de radiographie et d’autres choses du même genre. Et là, l’OTAN a fait accoster un cargo radioactif, mais il ne s’agit pas de matériel usagé destiné à la poubelle. Les déchets radioactifs sont juste utilisés comme couverture. Il y a également quelques autres histoires étranges. Par exemple, des experts de compagnies militaires privées sont arrivés au début du conflit. Un de ces experts (son nom est connu) a été placé en isolement à cause des radiations. Apparemment il en serait mort. L’histoire à propos du père des armes chimiques est un peu différente mais l’homme qui créa les armes chimiques sous Saddam Hussein vint aux négociations avec des représentants de l’Union Européenne à Kiev et il fut assassiné. Comment les démocraties y prêteraient-elles attention ? Mais ce genre d’incident est très troublant.

Le schéma est le suivant : comme nous avons été incapables de convaincre quiconque que le Boeing malaisien a été détruit par les animaux russes nous allons expliquer aux gens que les barbares russes ont utilisé une arme nucléaire contre l’armée ukrainienne sans défense.

Chelyshev:

- Avez-vous des informations sur la manière dont cette arme nucléaire allait être mise en action dans la zone de l’armée ukrainienne ?

Delyagin:

- Non. Je ne suis pas l’autorité compétente. En principe, cela pourrait être un missile de croisière qui pourrait être lancé d’assez loin et voler à basse altitude, selon les spécialistes. Cela pourrait être la commande.

Chelyshev:

– Est-ce que le script est connu ?

Delyagin:

– C’est très simple. Ils ont tous commencé à affirmer, comme nous l’avons vu dans l’affaire du Boeing de la malaysian airlines, que Poutine est personnellement responsable. Actuellement dans la fédération de Russie, aucun général ni aucun sombre idiot ne peut déployer une arme nucléaire tactique sans ordre direct du commandant suprême. Toute l’intelligentsia libérale s’est donc mise à s’excuser auprès de l’occident pour son régime criminel et méprisable. Cela a commencé avec l’affaire du Boeing malaisien. Ensuite le régime a été déclaré criminel, les relations ont été coupées incluant les transactions bancaires. Et parmi les hommes politiques européens il n’y a personne pour dire, même pas parmi les français ou les allemands : écoutez, il s’est certainement passé quelque chose de très grave, mais nous continuerons à acheter leur gaz parce que c’est avantageux. Parce qu’on va leur montrer des enfants ukrainiens brûlés par les radiations. Et ce ne sera pas comme pour Hiroshima ou Nagasaki, car les américains étaient les vainqueurs. Nous serons les perdants. C’est la différence. Les médias de masse sont étroitement contrôlés par les américains. Je pense que Russia Today sera interdite de diffusion dans tous les pays occidentaux et au Japon, et dans tous les pays qui veulent maintenir des relations commerciales avec les états-unis et le Japon. C’est très possible, bien que cela semble théoriquement impossible, étant donné le cynisme infini de « notre » Amérique.

Etant donné cela, Obama, s’il n’est pas un coq boiteux, est de toute manière un canard boiteux dans la classification américaine. Le parlement lui est hostile. Son pouvoir est très limité. Il a besoin de faire quelque chose pour survivre et ne pas être dévoré morceau par morceau. Il doit changer radicalement la situation. Poroshenko est dans une situation similaire. Il a essayé de changer radicalement la situation le 1er novembre. Il a voulu lancer une grande attaque frontale. La milice, autant que je peux en dire, connaissait ce plan à l’avance. Donc une préparation d’artillerie a été menée, et dans certains cas il ne restait plus personne pour attaquer. Un mini Koursk s’est produit. Il est impopulaire de parler de cela ici comme en Ukraine ou à l’ouest. La même chose est arrivée aux forces spéciales géorgiennes pendant la guerre de 2008. Personne n’aime le rappeler. Mais cette provocation peut avoir de terribles conséquences, pas seulement pour l’histoire de la Russie, pas seulement pour l’Europe, mais pour l’humanité entière. J’insiste: j’étais très fier de cette opération. Je maintiens qu’ils ont essayé d’allumer une troisième guerre mondiale en Ukraine mais que cela n’a pas fonctionné parce que le tas de bois était humide. Des gens qui se battent là bas et sont morts ont été offensés. Mais dans la perspective d’une troisième guerre mondiale il est vrai que le tas de bois était humide. Il ne s’agit pas de l’état islamique.

Mais soudain il y a une nouvelle perspective d’allumer une telle guerre. Car il s’agit d’un crime absolu, et qu’il n’y aura aucune preuve. Il ne s’agit pas d’un Boeing malaisien avec trois tonnes de fret et tout le monde tournant autour de l’épave en prenant des photos. Il n’y aura rien à photographier. Et prouver que nous ne sommes pas responsables sera impossible.

Des représentants occidentaux se faisant passer pour des journalistes russes font le siège de Donetsk en cherchant des preuves de l’implication militaire de la Russie. Nous les connaissons. De super professionnels et en même temps des gens absolument débiles. Ils n’ont aucune prudence et ne savent pas quoi chercher. Ils sont restés là-bas pendant les mois où les hostilités étaient les plus intenses et n’ont rien trouvé. Mais ce n’est pas une preuve pour eux ni pour personne. Ils ont dit : nous n’avons rien vu mais nous savons que des militaires russes étaient sur le terrain. Personne ne se soucie de la réalité. Ils inventèrent le mythe que la Russie est responsable de la guerre civile en Ukraine et ils travaillent sur la base de ce mythe. Ils imposent des sanctions le lendemain d’un accord de paix obtenu par la Russie. Ils violent cet accord, bombardent les villes, menaçant de provoquer un génocide au début de l’hiver. Et c’est la faute de la Russie, c’est normal.

Mais quand ce mythe prend appui sur l’explosion d’une arme nucléaire tactique il sera impossible de nous défendre. Etant donné les proportions qu’a prise la propagande libérale en Russie. Etant donné la bêtise de la propagande libérale en Russie. Etant donné l’influence des institutions libérales sur les autorités d’état. Etant donné le peu de poids des gens qui aiment la Russie comparés aux libéraux. Ce sera une situation catastrophique. Et malheureusement cela risque d’arriver très prochainement, à la mi-décembre. Car pour un plus grand impact émotionnel cela doit se produire un jour férié. Je peux peut-être me tromper sur certains détails, car il s’agit de données indirectes. Je n’étais pas dans le secret des préparatifs, je n’ai pas d’agents à ma solde pour vous apporter des preuves. De plus, je fais souvent des erreurs concernant les dates. Je pensais qu’une opération serait montée par les nazis ukrainiens pour l’ouverture des jeux olympiques et c’est arrivé le dernier jour. J’ai commis une erreur, cela arrive…

 

La « Grande Séparation » : du citoyen à l’homme de rien… Par Hervé Juvin.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #La mondialisation, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #Les transnationales

La « Grande Séparation » : du citoyen à l’homme de rien…

La « Grande Séparation » : du citoyen à l’homme de rien… Par Hervé Juvin.
Le 17 décembre 2014

La Grande Séparation qui vient affirme que rien n’existe que l’individu absolu. 

 

J’ai écrit La Grande Séparation parce que je suis affolé de la perte de notre mémoire historique qui accompagne la perte de notre identité nationale. Le monde dans lequel nous vivons encore est dessiné par des frontières, par des nations, qui nous donnent notre citoyenneté et notre identité. Le principe de la souveraineté nationale garantit aux citoyens la liberté de décider de leurs lois, de leurs mœurs, de leur destin, sur leur territoire et à l’intérieur de leurs frontières. Les conditions d’acquisition de la citoyenneté assurent l’unité de la nation, et la transmission entre les générations. La séparation est géographique, respectueuse des cultures, des civilisations, de la diversité collective des peuples.

La Grande Séparation qui vient affirme que rien n’existe que l’individu absolu. Elle invente l’homme hors-sol, sans histoire, sans origine, sans sexe, sans âge, sans race. Elle nous sépare de nos territoires, de nos identités, de nos origines. Elle célèbre l’homme de nulle part, le migrant perpétuel, sans identité, sans appartenance et sans liens. Et elle nous coupe de l’histoire, elle célèbre le consommateur pour effacer le citoyen, elle laisse la propriété et le marché dévorer la nation et l’identité.

Des forces puissantes agissent en faveur de cette Grande Séparation. Les intérêts qui veulent remplacer la société par le contrat privé, le marché et l’individu de droit ne manquent pas. Ceux qui considèrent que la nation et l’État ne sont que des entraves à l’exploitation de toutes les ressources disponibles sur la planète non plus. Qui sont ces gens qui s’opposent à ce qu’on creuse leur sol pour y exploiter le gaz de schiste ? Qui sont ceux qui entendent préserver leurs espèces animales et végétales endémiques, quand les usines du vivant leur promettent de meilleurs rendements ? Et qui sont ces indigènes qui s’opposent aux colons qui tirent plus d’argent de leurs terres, de leurs mers et de leur vie ?

J’ai voulu contribuer à alerter les Français. Nous vivons un nouvel épisode de la colonisation. Ce sont les ONG, les fondations, les fonds d’investissement qui s’y emploient. Cette fois, c’est nous qui sommes victimes, comme ils l’ont été, eux du Congo, du Maroc ou de Chine. Mais la réalité n’a pas changé. Nous vivons aussi un nouvel épisode de la guerre de toujours, celle de la liberté des peuples à décider de leur destin. Cette fois, des États-Unis dont l’autorité morale est ruinée, dont la prétention à détenir le secret de la réussite est épuisée, et qui n’ont plus que leur force militaire pour écraser le monde, constituent la première menace pour la paix mondiale et pour notre liberté. Mais ne nous y trompons pas. La religion scientiste, l’idée folle de construire un homme nouveau, libéré de la mort, de l’histoire et de toute identité est la première menace à laquelle nous devons faire face, hommes de notre terre, de notre France, et qui savons dire « Nous ».

Libye : Idriss Déby accuse. Par Dominique Jamet.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Afrique, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Libye : Idriss Déby accuse

Idriss Deby

Idriss Deby

Le 17 décembre 2014

Ces propos peu diplomatiques ont fait faire la grimace aux représentants de la France présents au Forum.

 

C’est un assez joli pavé qu’Idriss Déby, président de la République du Tchad, a jeté dans la mare consensuelle du premier Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique, réuni à Dakar au début de la semaine.

Le parcours et la personne de M. Déby ne sont certes pas irréprochables. Longtemps compagnon de route du sinistre Hissène Habré, aujourd’hui réfugié au Sénégal et toujours sous la menace d’une éventuelle comparution devant la Cour de justice internationale, Idriss Déby fut de ceux qui, avec le soutien de la Libye de Kadhafi, renversèrent Goukouni Oueddei et mirent la main sur le pays en 1980. Dix ans plus tard, c’est avec l’aide de la France et de la Libye que Déby, après avoir échappé de justesse aux tueurs de Habré, détrôna et remplaça son parrain. Il y a maintenant près de vingt-cinq ans qu’il gouverne le Tchad d’une main de fer, et ce n’est que grâce à l’intervention militaire de la France qui, par deux fois, lui a sauvé la mise et mis en déroute les rebelles, comme lui venus de Libye et comme lui armés et télécommandés par Kadhafi, qu’il règne toujours sur N’Djamena.

Tel quel, Idriss Déby est en première ligne, à nos côtés, dans la guerre qui oppose les gouvernements des pays du Sahel aux différents groupes djihadistes qui ont bien failli instituer un État islamique au Mali il y a près de deux ans, et l’armée tchadienne est la seule force africaine sur laquelle peuvent compter et s’appuyer nos soldats dans ce pays.

C’est donc en homme qui connaît le terrain et le sujet que le président tchadien, devant ses collègues sénégalais, mauritanien, malien, et en présence de notre ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, a dénoncé sans prendre de gants la responsabilité occidentale dans la déstabilisation de la Libye et du Sahel. « C’est l’intervention de l’OTAN et la chute de Kadhafi, a-t-il rappelé, qui sont à l’origine du chaos qui a gagné toute la région. La Libye est devenue l’arsenal où se sont approvisionnés et armés tous les groupes salafistes que nous combattons. L’OTAN a assuré le dépannage mais pas le service après-vente. Or, elle dispose seule des moyens qui lui permettraient de finir le travail. C’est ce que nous attendons d’elle. »

Ces propos peu diplomatiques, mais néanmoins irréfutables et applaudis par le public africain, ont fait faire la grimace aux représentants de la France présents au Forum. Mais ce n’était rien à côté de ce qui suivait. « L’intervention de la France et de la Grande-Bretagne, a déclaré le président Déby, avait pour seule raison d’être et pour seul but d’assassiner Kadhafi ». 

Ainsi, à en croire une des personnes les mieux informées sur ce glorieux épisode dont les protagonistes ont depuis quelque temps cessé de se vanter, ce ne serait pas seulement par pure humanité, dans le louable souci de sauver Benghazi et sa population rebelle, ni même pour les beaux yeux de Bernard-Henri Lévy que M. Sarkozy et M. Cameron se seraient ingérés dans l’urgence et par la force dans la guerre civile libyenne.

Connaîtrons-nous un jour la vérité sur cette affaire, si compromettante qu’elle puisse être pour tous ceux, de tous bords et de tous pays, qui y ont été mêlés ? Les paroles de M. Déby sont comme un éclair dans les profondes ténèbres qui entourent à ce jour l’origine, le déroulement, l’issue de l’opération franco-britannique et les circonstances troublantes de la mort de Kadhafi.

Halte à la chasse aux “prorusses” !, par Roland Hureaux. Dans Marianne.

18 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La paix, #La guerre, #Les média, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #Politique étrangère

Poutine prorusse

Poutine prorusse

Tribune de Roland Hureaux* du 28/11 dans Marianne

Il y a quelques jours, Libération annonçait en première page une grande « enquête sur les réseaux Poutine en France ». Disons tout de suite qu’il vaut mieux ne pas en être si on ne veut pas côtoyer Marine Le Pen, Aymeric Chauprade ou Alain Soral. Ou, si l’on tient à sa peau, Christophe de Margerie, disparu dans un accident d’avion, qui figure sur la liste noire de Libé. Comme Enrico Mattei en 1962, qui s’en était pris aux « sept sœurs », les grandes sociétés pétrolières américaines. Le pétrole est un métier dangereux, surtout si l’on s’avise de dire, comme le PDG de Total : « Nous ne devons pas nous laisser convaincre que la Russie est un ennemi. [...] Si les Américains veulent attiser le conflit pour des raisons historiques, c’est leur décision. Nous, Européens, devons résoudre cette crise [celle de l'Ukraine]autrement, sans prendre les choses en noir et blanc. » Circonstance aggravante, l’intéressé avait déclaré lors des dernières Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (en juillet 2014) que le commerce du pétrole ne devait pas se faire seulement en dollars !

Le ci-devant journal maoïste, qui ne fera pas d’enquête approfondie sur les raisons du décès de Christophe de Margerie, préfère cibler des universitaires comme Hélène Carrère d’Encausse ou Jacques Sapir, des hommes politiques comme Jean-Pierre Chevènement ou Thierry Mariani, ainsi que Gérard Depardieu et Serge Dassault dont le journal n’est pourtant pas furieusement prorusse : l’avionneur a seulement eu le tort d’avoir accepté une invitation du président de la Douma de passage à Paris !

Les personnalités épinglées ont en commun de penser que l’intérêt de la France n’est pas nécessairement de faire la guerre, fût-elle économique, à la Russie. A aucun moment n’est envisagée la possibilité que les intéressés aient pu faire là un choix de raison respectable. Parler de « réseaux », c’est déjà les situer dans le sulfureux. La plupart des personnalités citées sont supposées n’avoir pris des positions prorusses que pour des intérêts mercantiles des plus vils. Et les autres, notamment Depardieu, sont taxés de naïveté. On ne dit pas encore idiots utiles, mais ça viendra.

Il n’est d’ailleurs jamais question que de Poutine, guère de la Russie : comme si s’allier avec un régime qu’on n’approuve pas n’était pas de la diplomatie, et de la plus classique : celle de Delcassé, inaugurant le pont Alexandre-III avec le tsar de Russie, dont le régime se trouvait pourtant aux antipodes de la IIIe République. De même, de Gaulle se rapprochant du Kremlin au temps du communisme. Mais ne s’était-il pas déjà trouvé alors des imbéciles, de la mouvance américaine, pour soupçonner alors le Général d’être devenu communiste !

Parler de Poutine et de lui seulement tend à flétrir les dissidents de la pensée unique internationale, puisqu’on rappelle complaisamment qu’il a « beaucoup de sang sur les mains ». Plus que Staline, plus que Bush ? Plus que les dirigeants actuels de la Chine ? Plus que Kagamé que Libé a toujours défendu ?  S’il avait existé en 1914, il aurait mis, n’en doutons pas, Jaurès dans les « réseaux du kaiser ». Certains le disaient d’ailleurs à l’époque : nous savons où cela a mené. Et encore y avait-il alors bien plus de raisons de stigmatiser le camp du compromis puisque les Allemands nous avaient pris l’Alsace et la Lorraine et campaient à la frontière du Rhin, prêts à l’invasion. Rien de semblable avec la Russie, notre ancienne alliée. Rien qui justifie donc ce processus insidieux de diabolisation.

Pour déconsidérer l’idée d’amitié franco-russe, Libération précise que la France n’a pas toujours été du côté des Russes,  en rappelant les guerres de Napoléon (1811-1814) et celle de Crimée (1854-1855). On oublie de préciser que dans les deux cas c’est nous qui avions été les agresseurs, à 3 000 km de nos frontières ! Les alliances décisives pour notre survie de 1914-1917 et 1941-1945 ne pèsent-elles pas bien plus ?

Le seul tort des Russes est sans doute d’avoir, au temps du communisme, été les premiers à développer des réseaux d’influence destinés à façonner l’opinion, le fameux soft power. Orwell avait montré comment la majorité de l’intelligentsia anglaise après la guerre était prosoviétique. Mais, depuis la chute du communisme, il est clair que les Russes ont perdu la main : nous n’en voulons pour preuve que le petit nombre d’« agents » cités dans le dossier. Les Etats-Unis, qui avaient du retard en la matière, durent se mettre à leur école pour leur faire pièce. Ils le firent si bien qu’ils se trouvèrent, après la chute du communisme, à la tête d’une immense machine d’influence qui est aujourd’hui bien plus à redouter que celle de Poutine.

* Roland Hureaux est essayiste et élu local.

Source : Marianne, 21/11

 

Une vidéo à voir absolument: "La peur doit changer de camp".

17 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Les transnationales, #Europe supranationale, #Le socialisme, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

Une vidéo à voir absolument: "La peur doit changer de camp".

"Nous vivons dans des sociétés à qui on injecte la peur tous les soirs au journal télévisé; ça finit par laisser des traces." Raymond Aubrac (1914-2012) Résistant français
Dans le cadre de sa campagne "Acteurs des temps présents " La MWB-FGTB" a produit une vidéo de combat qui dénonce la manière dont les médias insufflent la peur. Cette peur, elle doit changer de camp.

https://www.youtube.com/watch?v=OMUKEUK9rPQ

Rapprochement historique entre Cuba et les Etats-Unis, les 3 cubains de Miami sont libres

17 Décembre 2014 , Rédigé par caroleone Publié dans #ABYA YALA, #Cuba, #prisonniers politiques

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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