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Le blog de Lucien PONS

Articles récents

N. Vitrenko. Ukraine - tout comme chez Orwell. Le mensonge avant la vérité. Vidéos.

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #Le fascisme

La fiction d'Orwell ( "1984") et la réalité ukrainienne.

Femme politique, docteur es sciences, fondatrice et présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine (1996) Natalia Vitrenko établit un parallèle entre la propagande aujourd'hui en Ukraine et la manipulation de la conscience collective, décrite dans le roman de George Orwell "1984".
Vitrenko a souligné que la communauté internationale n'accorde aucune attention aux violations systémiques et systématiques des engagements de l'Ukraine à mettre en œuvre les normes et les principes du droit international, les garanties de la Constitution et des lois de l'Ukraine sur les droits et libertés fondamentaux de l'homme. Plus exactement le droit à l'information et sa diffusion, la liberté d'expression, l'indépendance des journalistes et des médias, l'activité des partis d'opposition.
Au cœur de ces violations se trouve le conflit entre la civilisation occidentale, dont les représentants sont au pouvoir en l'Ukraine, et la civilisation orthodoxe orientale, qui subit des persécutions en étant dans l'opposition. En plusieurs parties. Partie 1

1 - ère Partie. N. Vitrenko Ministère de la Vérité. https://www.youtube.com/watch?v=7s7exZFMUAI

2-ème Partie.Ukraine - tout comme chez Orwell. Le mensonge avant la vérité. La fiction d'Orwell ( "1984") et la réalité ukrainienne. https://www.youtube.com/watch?v=k2B2dpDcV6o&feature=youtu.be

Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #Le fascisme

Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

Puissante et incontrôlée troïka : escrocs, et aussi assassins.

 

L'idéologie de la troïka - baisse des salaires et licenciements faciles vont vaincre le chômage ; l'austérité apporte la croissance - permet de faire privatiser le patrimoine public des États.

Les voyous du FMI ont modifié en catimini leur règlement interne, l'UE a contourné les règles du traité de Maastricht, dans le but de renflouer la Grèce en la sachant insolvable, et de favoriser les banques françaises (soutenues par DSK) et allemandes (dans les petits papiers de Merkel), qui ont ainsi reçu 20 milliards et 17 milliards d'euros.
On a sacrifié la Grèce sur l'autel de la stabilité du marché mondial.
En 4 ans l’État grec a réduit ses dépenses d'un tiers.
Si l'austérité a marché en Allemagne en 1990-1991, c'est à cause des exportations vers des pays au boum économique financé par la dette, comme l'Espagne. Mais les autres États ne bénéficient pas du même contexte.
L'austérité a ainsi provoqué une récession.
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L'austérité tue
4.500 suicides ont eu lieu en Grèce.
Les dépenses de santé y ont été plafonnées à 6% du PIB, contre 8% dans le reste de l'UE et 10% en Allemagne.
Dans le pays d'Hippocrate, 3 millions de Grecs (1/4 de la population) n'ont plus accès aux assurances maladies ni aux soins médicaux.
40% des hôpitaux ont dû fermer et la moitié des médecins du public ont été licenciés. 2.000 sur 5.000 subsistent => catastrophe humanitaire = > médecins, cliniques bénévoles et secouristes ont dû prendre le relais.
La pension d'invalidité est passée de 67 à 35% pour les malades atteints de sclérose en plaque.
Des centaines de malades meurent chaque mois.
Celui qui a de l'argent peut vivre, celui qui n'en a pas peut mourir, telle est l'idéologie de la troïka.
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En outre, la troïka a pu sévir hors du contrôle parlementaire de l'UE pendant 4 ans.
La troïka et ses mécanismes sortent complètement du cadre des institutions européennes, grâce à un accord intergouvernemental
dans la zone euro.
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La troïka a imposé des 'réformes structurelles' basées sur l'idéologie qui veut que le chômage est dû à des salaires trop élevés et à des difficultés à licencier.
La baisse des salaires est de 20% au Portugal, qui a vu la destruction des conventions collectives.
Le Smic s'élève à 485 € et le salaire moyen à 1.000 € dans ce pays.
La troïka n'a même pas écouté les chefs d'entreprise et continue à prôner la "compétitivité".
Exode. La population risque de passer de 10 à 6 millions d'habitants, soit la population moyenne du 19e siècle.
Comme en Irlande, seules les petites gens paient le prix de la crise ; pourtant la CE a traité d'"activistes politiques" les parlementaires portugais qui voulaient faire payer les plus riches.
Et les élites sont épargnées : Apple et Google ont engrangé 31 milliards d'euros de bénéfices non déclarés rien qu'en 2011.
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La troïka impose la baisse du salaire minimum, la flexibilité du marché de l'emploi, la suppression des conventions collectives et des licenciements massifs en Grèce, notamment celui des 595 femmes de ménage du ministère des finances.
Licenciements qui n'ont pas fait faire d'économies à l’État mais ont enrichi les agences d'intérim privées.
La troïka a décidé de supprimer le dialogue social, pour que le gouvernement grec décide seul de la politique salariale, ce qui va à l'encontre des règles de l'OIT.

Comment le patronat financiarisé tue l'emploi et la production! par Gilbert Rodrigue

4 Mars 2015 , Rédigé par Résistance

Cet article est reposté depuis Romanin.

Yanis Varoufakis, s’adresse directement aux Français et choisit Le Contrarien Matin !

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Grèce, #La finance dérégulée, #Economie, #Le capitalisme;

Yanis Varoufakis, s’adresse directement aux Français et choisit Le Contrarien Matin !

Yanis Varoufakis, s’adresse directement aux Français et choisit Le Contrarien Matin !

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Si le ministre des finances de la Grèce s’adresse à vous aujourd’hui et de façon exclusive par LeContrarien.com, c’est que d’une part il se définit lui-même comme un contrarien mais surtout, vous avez été tellement nombreux mes chers lecteurs à acheter son livre (Le Minotaure Planétaire) que cela est remonté jusqu’à lui ! Lorsque j’ai demandé à son éditeur s’il était possible d’interviewer Monsieur Varoufakis, je ne m’attendais pas à ce que cela puisse fonctionner. Pourtant dimanche dernier alors que je mangeais une fameuse omelette de la mère Poulard avec mon épouse et mes enfants en train de se gaver de crêpes au Mont Saint-Michel, le téléphone sonne. C’est l’éditeur : « Varoufakis est séduit par l’idée de donner une interview aux Contrariens ». J’ai déjà trop parlé écoutons donc ce qu’il a à dire à notre communauté de contrariens!


Charles Sannat : Vous vous définissez vous-même comme un «contrarien». Pouvez-vous nous en dire plus ?
Yanis Varoufakis : Dans un monde où le paradigme dominant fait obstacle au partage de la prospérité, à la justice et à la liberté, il incombe à ceux qui tiennent ces principes pour fondamentaux de s’opposer au prêt-à-penser. S’opposer aux opinions et aux règles juste pour le principe de s’opposer ne rime à rien et est dangereux. Mais s’opposer à ce qui sape systématiquement les valeurs sur lesquelles repose une société civilisée est un devoir moral.

CS : Vu de France, on a l’impression que dans les négociations en cours entre l’Europe et la Grèce on n’est d’accord sur rien et que les institutions européennes sont intraitables. Est-ce une impression ou la réalité ?
YF : Il y a forcément des points sur lesquels nous sommes d’accord. En effet, il est dans l’intérêt de tous en Europe, y compris de celui de nos créanciers, que la Grèce retrouve une croissance nette. A mes yeux, le problème semble être que l’inflexibilité de l’Europe quant à la politique qu’elle mène vient de ce qu’elle est résolue, ce que l’on peut comprendre, sans pour autant trouver cela judicieux, à ne pas admettre que le « remède » appliqué depuis cinq ans n’a fait qu’aggraver une situation déjà très mauvaise.

CS : L’Europe est-elle devenue une entreprise punitive, une Europe père-fouettard, non seulement pour la Grèce mais par voie d’extension, à terme, pour tous les pays de la zone euro qui sont dans la difficulté.
YF : Actuellement, mon travail consiste à établir des relations au sein d’une Europe qui place les règles au-dessus de la logique macroéconomique et qui considère l’arrangement actuel comme bien plus important que d’imaginer comment l’Europe et la zone euro devraient être conçues pour bien fonctionner. Ces efforts de rapprochement sont importants parce que sans eux des millions d’Européens souffrent inutilement tandis que « l’Europe » devient impopulaire parmi les Européens, ce qui ne profite qu’aux ultranationalistes et aux sectaires.

CS : Lorsque j’analyse la situation économique de la Grèce (et je ne suis pas le seul à penser ainsi), la dette grecque n’est tout simplement pas remboursable. La notion de remboursement de la dette semble être un point d’achoppement dans les négociations en cours. Pourtant, nous savons tous qu’elle n’est pas remboursable. Qu’est-ce que cela cache, alors que la priorité devrait être de résoudre d’urgence la crise humanitaire que connaît votre pays ?
YF : Ce qui est peut-être le plus triste dans tout ceci est que, en fait, tout le monde est d’accord. On me dit constamment que le mot « décote » [en anglais, haircut, c.-à-d. l’annulation pure et simple d’une partie de la dette - NdT] est politiquement toxique mais, en même temps, on me dit que nos créanciers seraient prêts à discuter d’un allongement substantiel de la maturité de la dette avec une réduction concomitante des taux d’intérêt – ce qui revient en fait à une… décote substantielle. Il est étrange que lorsque nous faisons une contre-proposition consistant à émettre des obligations indexées sur le PIB nominal, qui offriraient à nos créanciers un rendement potentiellement supérieur, celle-ci soit rejetée. La seule explication à ce mystère est que la question de la dette n’a pas grand-chose à voir avec… la dette elle-même, que notre dette est une « variable de contrôle », comme disent les mathématiciens, dans le contexte d’un exercice de « planification » dont l’objectif est de maximiser l’autorité politique sur les nations déficitaires. S’il y a une autre explication, je serais ravi de l’entendre.

CS : Vous défendez aujourd’hui l’idée de maintenir la Grèce dans la zone euro. Nos économies étant hétérogènes, en l’absence d’un mécanisme d’harmonisation, je pense pour ma part que l’euro est condamné. Alors, pourquoi faut-il selon vous rester dans la zone euro ?
YF : Parce que je ne peux pas imaginer un mécanisme par lequel nous pouvons dissoudre la zone euro sans que cela déclenche une crise massive qui écrasera encore un peu plus les dépossédés et tous ceux qui ont supporté le plus lourd fardeau de la crise de l’euro. La zone euro peut-elle être stabilisée sans infliger de souffrance supplémentaire pour cause d’austérité ? Je le pense, et c’est pourquoi, avec Stuart Holland et James Galbraith, nous nous sommes tellement investis dans notre Modeste proposition pour résoudre la crise de l’euro.

CS : Personne ne veut être le fossoyeur de l’euro. Pourtant, la Grèce pourrait être la première à en sortir. Que pensez-vous de cette hypothèse ?
YF: En novembre dernier, Mario Draghi a dit que pour que l’euro soit un succès dans quelque pays que ce soit il doit être un succès dans tous les pays. Je pense qu’il a raison. Dans ce contexte, toute tentative de se servir du « Grexit » comme d’une menace ne fait que déstabiliser une zone euro déjà fragile, et constitue par conséquent une manœuvre d’une effrayante irresponsabilité.

CS : Selon vous, en cas de rupture entre les pays faibles et les pays forts de la zone, ne pensez-vous vous pas que la sortie de l’Allemagne serait plus efficace, les autres pays conservant alors l’euro sans l’Allemagne ?
YF : Dans le cas hypothétique d’une fragmentation de la Zone euro, il ne fait aucun doute que la sortie d’un pays excédentaire est de loin préférable à celle d’une nation déficitaire. Lorsqu’un pays jouissant d’un excédent de sa balance des opérations courantes quitte une union monétaire, sa monnaie s’apprécie alors que les capitaux affluent vers son économie. Ce rééquilibrage compense les pertes encourues par la dépréciation des actifs dans les pays qui restent dans l’union. Bien qu’il existe un risque de récession, à cause de l’augmentation du taux de change et de la perte résultante de marchés, la situation qui en résulte est acceptable en comparaison à l’implosion qu’engendrerait la sortie de l’union des pays déficitaires, leur monnaies se dévaluant massivement et eux étant poussés au défaut sur les dettes privées et publiques libellées en euro.
Ceci dit, toute sortie de nations excédentaires ou déficitaires, en particulier à un moment où l’Europe est en déflation et que les investissements sont historiquement bas, provoquerait partout de très graves problèmes. Voilà pourquoi je dis que nous avons l’obligation de réparer l’euro, en particulier ceux d’entre nous qui critiquent sa conception !

CS : L’un des points essentiels de l’accord intérimaire signé avec l’Eurogroupe est la lutte contre l’évasion fiscale. Pensez-vous vraiment être en mesure de faire rentrer l’impôt ?
YF : Oui. Nous manquons peut-être d’expérience gouvernementale mais, croyez-moi, nous sommes déterminés. Notre grande force est que nous ne sommes les obligés de personne. Aucun d’entre nous, pour financer sa campagne électorale, n’a reçu le moindre euro de la part des intérêts particuliers auxquels nous allons nous attaquer. Cependant, ce qui est crucial pour régler ce problème est que nos partenaires européens nous offrent du temps et de l’espace pour mener à bien cet objectif en relative tranquillité.

Agrandir - Varoufakis Illustration EuropeCS : Vu de France, pour beaucoup, la Grèce l’a bien cherché. Personnellement, je considère que l’on peut tous être grecs et que ce qui arrive à votre peuple pourrait arriver au nôtre.
YF : La logique de la punition collective est absolument effroyable. Elle est bannie en temps de guerre et devrait être bannie en temps de paix. A moins que le peuple français ne comprenne qu’il n’y a rien de tel qu’un Grec « typique », penser de cette manière ne peut que nourrir les stéréotypes visant les Français, les Allemands ou les Italiens – autant d’idées reçues qui nous empêchent de penser intelligemment, en tant qu’Européens, quant aux véritables causes de la crise. Avant 2008, l’argent s’écoulait en quantités phénoménales des pays excédentaires vers les pays déficitaires. Cet afflux d’argent provoqua des bulles qui ont ensuite éclaté. Et lorsque celles-ci ont éclaté, les pays déficitaires se sont retrouvés engloutis sous des montagnes de dettes impossibles à servir, avec un PIB nominal en réduction et des politiques d’austérité qui ont encore un peu plus réduit les revenus avec lesquels ces dettes, anciennes ou nouvelles, auraient pu être remboursées. C’est pourquoi la Grèce se trouve là où elle en est actuellement et c’est aussi pourquoi la France est à la peine. Se retourner vers les stéréotypes comme explication ne peut que nous empêcher de comprendre les causes de notre crise commune.

CS : Quelle est la véritable situation sociale en Grèce et pensez-vous que nous pourrions faire partie des prochains sur la liste ?
YF : Privation et pauvreté absolue, ce qui est très difficile à mesurer pour qui habite en Europe du Nord ou en Europe centrale. En outre, la classe moyenne est en état d’asphyxie économique totale. Je vous donne un seul exemple : sur les 5 millions de Grecs actifs, 3,5 millions ont des arriérés vis-à-vis de l’Etat pour des sommes inférieures à 3000 euros – et ils ne peuvent pas les rembourser.

CS : Depuis plusieurs semaines, des dizaines de milliards d’euros quittent la Grèce. D’importantes quantités d’or physique sont achetées par les Grecs. Cela est-il le présage d’une sortie ordonnée de la Grèce de la zone euro, au moment où Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, rapporte que certaines personnes dans « les milieux artistiques » font circuler des ébauches de nouveaux billets libellés en drachmes (et pas uniquement pour épater la galerie) ? Doit-on s’attendre à une sortie de la zone euro dans les prochains mois ?
YF : Le gouvernement précédent a mené sa campagne en utilisant la tactique de la peur qui consiste à « promettre » que s’ils devaient perdre les élections, les banques fermeraient une semaine plus tard et la sortie de la Grèce de l’euro s’ensuivrait. Faut-il s’étonner que lorsqu’un gouvernement en place brandit un tel épouvantail les gens aient peur ? Et lorsqu’en outre des voix similaires s’élèvent en Europe – certaines d’entre elles parmi les autorités constituées – il est aisé de faire en sorte que cette peur grandisse et grandisse encore. Mais faites une pause un moment et pensez au coût immense d’un « Grexit », non seulement pour nous les Grecs, mais pour tous ceux qui sont impliqués dans l’aventure. Cela vaut-il la peine juste pour empêcher notre gouvernement d’avoir la chance d’éliminer les oligarques et les corrompus ? Je ne le pense pas. C’est pourquoi j’en appelle à mes amis français pour qu’ils résistent à cette grossière violation de la logique et des principes démocratiques.

CS : On voit bien année après année l’incapacité de la France à respecter les objectifs budgétaires et de dette fixés par l’UE. Vous avez rencontré Michel Sapin. Que faudrait-il pour qu’un axe majeur Paris-Athènes puisse émerger ?
YF : Une France plus forte.

CS : Enfin, Avez-vous un message particulier à adresser au peuple français?
YF : Je pense en avoir un : il est temps que l’on se remette à rêver d’Europe comme d’un lieu où la prospérité se partage, plutôt que d’une cage de fer dans laquelle une majorité d’Européens se sentent étouffés et trahis. Si notre nouveau gouvernement est liquidé, la France ne parviendra pas à sauver l’idée d’une Europe qui concorde avec le triptyque «Liberté – Egalité – Fraternité».

 


Voilà donc un texte réalisé pour nous, pour vous, particulièrement riche et qui j’en suis sur nous permettra à tous d’enrichir notre réflexion pour les prochains jours. Le sujet de fond c’est évidemment quelle Europe pour le peuple européen!

C’est également tout cela le message de Yanis Varoufakis, tout cela sans oublier une sagesse évidente. Non, il ne cherche pas à renverser la table mais à nous inciter collectivement à nous lever pour changer l’Europe car oui, tout le monde parle de changer l’Europe… Néanmoins, pour le moment, c’est l’Europe qui nous change. Alors il est temps, grand temps, que nous, le peuple d’Europe, prenions en main notre destin.

Charles SANNAT

Le dépeçage de la France: l'Etat vend 3,96% de Safran.

4 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'armée française, #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

09h15 le neuf-quinze
Safran : un milliard pour l'Etat

Vous ne le savez pas pas, tout le monde s'en fiche, et ça ne fera sans doute pas plus de dix posts dans le forum, mais l'Etat vend 3,96% de Safran. Saf'ran, c'est la boîte issue de la fusion en 2005 de Snecma et de Sagem. Moteurs d'avion, trains d'aterrissage, hélicoptères, fusées, civil et militaire, du lourd de chez lourd, du fleuron français, du stratégique. Et donc, l'Etat vend. Pas tout. Il en garde parait-il assez pour rester actionnaire principal et garder le contrôle, mais il vend 3,96%. Ce qu'on appelle un bijou de famille. Rentrées escomptées : un milliard d'euros.

Et c'est une mauvaise affaire. Ce n'est pas moi qui le dis. Vous ne me croiriez pas sur parole et vous auriez raison, je ne me prétends pas expert en politique industrielle. C'est François Lenglet, de France 2. Il est colère. Colère à la Lenglet, bien sûr. Ce n'est pas lui qui va aller interpeller Macron, au milieu de la foule, avec son petit micro, comme Elise Lucet avec le patron de Sanofi dans Cash investigation. Chacun son style. Mais furieux tout de même. Habituellement, Lenglet, il est plutôt chèvre chou, thèse antithèse synthèse, il y a du bon et du mauvais partout, très 20 heures fédérateur, en somme. Pas cette fois. Pas sur Safran. Sur Safran, en gros, il trouve stupide de vendre une participation qui rapporte chaque année des dividendes à l'Etat, alors que l'Etat, en ce moment, pourrait s'endetter quasiment à coût zéro.

Mais alors, pourquoi l'Etat prend-il cette décision stupide ? Parce que Bruxelles, dit Lenglet. Il faut adresser un signal à la commission. Montrer qu'on rentre des sous, qu'on fait tout pour faire baisser le déficit. Il lui en faut, à la commission. La loi Macron au 49-3, c'est déjà fini, oublié, il faut passer à autre chose, l'Ogre réclame chaque jour sa ration. Mais Bruxelles ne sait donc pas que c'est stupide, et qu'il vaudrait mieux engranger tranquillement les dividendes de Safran ? Voilà ce que Pujadas pourrait demander à Lenglet. Mais il ne faut pas exagérer, on n'a pas tout le 20 Heures non plus. Lenglet répondrait que oui, bien sûr, Bruxelles sait, mais Bruxelles s'en fout, il faut faire baisser le déficit, point final. Comme la Troïka en Grèce : on sait que ça ne marche pas, que ça ne marchera jamais, mais on continue J'arrête là, j'ai l'impression de me répéter.

Il y a tout de même du nouveau dans l'histoire même si Lenglet, faute de temps, ne le dit pas. Le milliard que l'Etat va ainsi récupérer en vendant ces 3,96% de Safran, il pourrait l'injecter dans une "société de projet" militaire (1). Une quoi ? Une société de projet. Voilà la nouveauté (ça date de la loi Macron). Ca vient de sortir, j'ai dû relire dix fois avant de comprendre, et je ne suis pas sûr d'avoir compris. Donc, c'est la dernière idée géniale de Hollande et Le Drian, pour maintenir à niveau le budget de la Défense. Parce que c'est bien joli, de pourchasser l'égorgeur au Mali, en Libye, en Syrie, au Nigeria, où on voudra, mais ça coûte. Où trouver l'argent ? Dans les "sociétés de projet", donc. Je résume ce que j'ai compris. Avec les milliards retirés de la vente des bijoux de famille, l'Etat crée une société, dont le capital sera largement ouvert au privé (si le privé veut bien venir) (2). Cette société achète des avions militaires ou des frégates. Et elle les reloue immédiatement à l'Armée, qui paie donc des mensualités de location. Ainsi, l'Armée ne sera plus propriétaire de ces avions, de ces frégates. Elle en sera seulement locataire. Car un avion ou une frégate, c'est comme une voiture : dans l'immédiat, moins cher à la location qu'à l'achat. Sauf si on en a besoin à temps plein, pendant dix ans. Si je poursuis le parallèle, le calcul repose donc sur l'hypothèse suivante : la traque aux égorgeurs islamistes sera de courte durée, ou intermittente. C'est une hypothèse. Hasardeuse. A l'arrivée, après dix ou vingt ans, l'Armée fera les comptes, et on se dira qu'on aurait mieux fait d'acheter. Mais c'est dans dix ou vingt ans.

C'est bancal ? C'est un calcul à court terme ? Ca risque d'être retoqué par le Conseil constitutionnel ? Sans doute. Même Bercy le redoute. (3)En tout cas, dans l'immédiat, c'est incompréhensible. Mais le déficit. Mais les 3%. Mais Bruxelles. Une dernière chose. Ce petits tours de passe-passe budgétaires, quels politiques en parlent ? Aucun. Ah si. Une réaction . "Le gouvernement poursuit sa politique folle de désengagement des fleurons français, aussi incompréhensible politiquement qu'économiquement. (...) D'un point de vue économique, il est incompréhensible de se séparer d'entreprises aussi rentables, à l'image de Safran, qui versent chaque année à l'État des dividendes colossaux." Je vous laisse découvrir qui est le trouble-fête (4). Alors ? Alors rien, je dis ça comme ça.

Certains clients de courrier électronique bloquent l'accès direct aux liens. Aussi, vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent message :

(1) http://www.rfi.fr/economie/20150303-france-cede-une-partie-safran-financer-son-armee/?aef_campaign_date=2015-03-04&aef_campaign_ref=partage_aef&dlvrit=1448817&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=twitter

(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/03/20002-20141003ARTFIG00038-les-armees-francaises-vont-recourir-a-la-location.php

(3) http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2015/02/11/societes-de-projet-13768.html

(4) http://www.boursorama.com/actualites/l--tat-vend-3-96-du-capital-de-safran-le-fn-denonce-une-faute-lourde-a4c04b5b39be7c4244675e458da8543d

Daniel Schneidermann

ESPAGNE : des brigadistes de retour du Donbass arrêtés par la police ! Le PCE demande leur libération

3 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #L'Espagne., #Le fascisme, #le nazisme

Publié par Michel El Diablo

 

 

ESPAGNE : des brigadistes de retour du Donbass arrêtés par la police ! Le PCE demande leur  libération

Huit communistes espagnols, appartenant à une brigade internationale agissant dans le Donbass, ont été arrêté dans le cadre d’une opération menée par la police espagnole contre les volontaires qui venaient de rentrer du Donbass - Traduction Nicolas Maury

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Les arrestations ont eu lieu à Gijon (Asturies), Madrid, Murcia, Estrémadure, Pays Basque et Barcelone. La majorité des personnes arrêtées appartiennent à la Jeunesse communiste (UJCE) au PCE, à Izquierda Unida (Gauche Unie) et au PCPE (Parti communiste des peuples d’Espagne). Ils sont accusés d’assassinat, d’utilisation d’armes de guerre et "agissements qui mettent en danger les intérêts espagnols". 

Le Parti Communiste d'Espagne (PCE) a demandé la libération des brigadistes 

"Le Parti communiste d'Espagne exprime son rejet total de l'arrestation des huit brigadistes" . Le PCE dans un communiqué soutien les actions des brigadistes communistes "qui ont aidé la résistance contre le gouvernement de Kiev, leurs politiques bellicistes et contre les éléments nazi-fascistes, qui en Ukraine, sont arrivés au pouvoir par un coup d'Etat, paradoxalement soutenu par les gouvernements de l'Union européenne et les États-Unis." 

"Le PCE, fidèle à sa longue histoire refuse de considérer l'internationalisme comme un crime. Le PCE se sentira éternellement reconnaissant à tous les hommes et les femmes qui sont venus en Espagne pour défendre la République contre le fascisme. Le PCE est particulièrement reconnaissant envers les Ukrainiens et les autres peuples de l'ex-URSS pour leur soutien et leur solidarité dans la résistance démocratique au cours de la longue nuit de la dictature de Franco." 

"Le PCE estime qu'il n'existe aucune base légale qui justifie ces arrestations. Il s'agit d'une politique inquiétante qui marque la dérive du gouvernement espagnol, qui lutte contre tous ceux qui refusent l'idéologie des patrons et leur modèle de société." 

Prétendre que ces brigades compromettent la neutralité espagnole dans ce conflit est absurde et faux. La neutralité n'existe tout simplement pas. Le gouvernement espagnol a soutenu le coup d'Etat de Kiev, les sanctions contre la Russie (causant ainsi des dommages considérables à nos agriculteurs), la participation des forces aériennes espagnoles aux opérations de l'OTAN dans la Baltique, le harcèlement et la provocation de la Russie dans ses propres frontières. " 

"Le PCE considère les accords de paix de Minsk de positif et pour cette raison, nous dénonçons, dès le début, les actions du gouvernement de Kiev, et des États-Unis, qui favorisent les groupes d'extrême-droite en Ukraine." 

"Le PCE rappelle que le problème n'est pas un différend territorial entre l'Ukraine et la Russie, mais bien le caractère nazi-fasciste du gouvernement ukrainien. Les communistes espagnols sont à l'affût des anciennes et nouvelles expressions du fascisme. Nous sommes, comme toujours, en première ligne pour défendre des acquis démocratiques et les droits sociaux, contre toutes les forces réactionnaires qui veulent profiter de la crise capitaliste pour introduire leur discours de haine." 

"Le fascisme n'est rien d'autre qu'une forme de capitalisme, dans un état ​​d'urgence. Le but est de condamner les personnes qui se déclarent anti-capitaliste. Nous exigeons la libération immédiate de tous les détenus." 

"Aujourd'hui comme hier, le fascisme ne passera pas !" 

Rappel : http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Rafael-et-Angel-deux-jeunes-communistes-espagnols-partis-combattre-le-fascisme-en-Ukraine_a8238.html

 

SOURCE:

Le neuf-quinze. Au pied du kremlin, une robe!

2 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #Les média, #Ukraine, #Europe supranationale, #La guerre, #AMERIQUE

09h15 le neuf-quinze
Au pied du kremlin, une robe

Alors, la robe, quelle couleur ? Blanche et dorée, ou noire et bleue ? Ne niez pas. Vous aussi, avez employé tout votre week-end à jouer en famille au grand jeu de on-est-tous-daltoniens-et-on-ne-le-savait-même pas. Vous aussi, ou au moins les plus curieux d'entre vous, avez frénétiquement tenté de comprendre les explications scientifiques les plus pointues de l'élite de la colorimétrie mondiale, qui n'avait pas été à pareille fête médiatique depuis longtemps. Vous aussi avez passé en revue les facteurs explicatifs possibles (l'âge, le sexe, le stress, l'hygiène de vie) avancés tous ces spécialistes forcés de convenir, à la fin des fins, qu'ils n'y voient que du bleu comprennent rien.

Toute controverse colorimétrique mise à part, que deux spectateurs différents d'une même photo n'y voient pas la même chose, est pourtant un phénomène courant. La robe, c'est tous les jours. Et pour toutes les photos. Regardons par exemple cette photo, diffusée la presse mondiale, de la scène de l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov. Au premier plan, le cadavre de l'opposant. En décor, le Kremin illuminé brille de tous ses feux. A croire que les assassins ont choisi le lieu de l'exécution justement en prévision de ce cadrage, trop éloquent pour être honnête, dans son désir d'illustrer un assassinat "au pied du Kremlin".

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A noter d'ailleurs que ce cadrage ne suffit pas à Libé, qui préfère une photo à l'angle légèrement différent, pour placer mieux encore la victime au centre du décor du Kremlin.

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Mais que voir dans cette photo ? On peut y voir, comme Libé, un meurtre cynique signé par le Kremlin. En décor, le palais illuminé semble avertir tous ceux qui seraient tentés de s'opposer au "maître du Kremlin". "Objectif atteint pour le Kremlin" titre le journal, dont il faut saluer la promptitude à mener l'enquête. On peut aussi y voir un désir tout aussi cynique de faire porter l'accusation sur le Kremlin. J'exagère ? Lisons par exemple l'article du site Palestine-Solidarité (1), au titre également éloquent.

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Faites le test : regardez cette photo avec vos collègues de bureau ou votre belle-soeur. Vous constaterez sans doute que dans ces divergences de lecture, l'âge, le sexe, le stress ou l'hygiène de vie comptent moins que les convictions idéologiques préexistantes à la découverte de la photo. Revenons donc aux choses sérieuses. La robe : quelle couleur, vraiment ?

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Ces coupes dans les budgets des hôpitaux qui vont faire mal!

2 Mars 2015 , Rédigé par Résistance

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Henri GUAINO : «La Crimée n’est pas ukrainienne et Poutine défend les intérêts de son pays».

2 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La paix, #Politique étrangère, #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE

Publié par Michel El Diablo

 

 

Henri GUAINO : «La Crimée n’est pas ukrainienne et Poutine défend les intérêts de son pays»

L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a mis tout le monde mal à l’aise lors d’une émission de Canal+, en répondant avec sa franchise et son habileté habituelles aux questions tendancieuses des journalistes. «Mais la Crimée n’a jamais été ukrainienne», a rétorqué le député UMP, en réponse à une question commentaire d’un des journalistes de la chaîne française qui accusait le président russe Vladimir Poutine d’être un menteur pour avoir soutenu, début 2014, qu’il n’y avait pas de soldats russes en Ukraine : «Le président russe ne ment pas, il défend les intérêts de son pays», a lancé Henri Guaino avant d’enfoncer le clou : «Ce sont les Etats-Unis et l’Europe qui mentent», soulevant un vent d’indignation sur le plateau que l’animateur et les journalistes présents avaient du mal à cacher. Le conseiller spécial de Sarkozy de 2007 à 2012 n’a pas paru déstabilisé par le lynchage auquel il devait faire face suite à ses déclarations courageuses, ne se départissant pas de son flegme inaltérable face à des journalistes qui accusaient leurs confrères russes d’être à la solde du Kremlin. Le député UMP des Yvelines démontre ainsi que la classe politique française compte dans ses rangs des hommes lucides et responsables qui refusent de donner un blanc-seing à l’Elysée et au Quai d’Orsay. D’ailleurs, Henri Guaino n’a pas caché qu’il n’aurait jamais écrit le discours prononcé par Nicolas Sarkozy en juillet 2010 à Grenoble. Le président français de l’époque avait suscité une vive polémique en se prononçant pour l’engagement de la responsabilité pénale des parents si leurs enfants commettaient des délits et la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire ainsi que l’ouverture d’établissements de réinsertion scolaire. Henri Guaino a avoué à demi-mot qu’il s’opposait à un tel discours dans lequel Nicolas Sarkozy, rejoignant le Front national, annonçait que la nationalité française devait «pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique». Il faudra s’attendre à une véritable lapidation médiatique dans les jours à venir d’Henri Guaino pour avoir osé dire une de ces vérités que les officiels français et leurs médias affidés n’aiment pas.
 

Le 27 février 2015

Karim Bouali

 
SOURCE:

 

La trahison des socialistes au bénéfice du grand capital. HÔPITAUX: des COUPES COLOSSALES à venir dans les budgets

2 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale, #La santé, #La République, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Publié par Michel El Diablo

 

HÔPITAUX: des COUPES COLOSSALES à venir dans les budgets

Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière.

 

Le gouvernement a étayé son plan d'économies de 3 milliards d'euros pour les hôpitaux d'ici à 2017, la maîtrise de la masse salariale devant notamment rapporter à elle seule 860 millions d'euros, selon le quotidien en ligne Challenge Soir«Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière», affirme le quotidien dans un article publié vendredi soir, s'appuyant sur un «document du ministère».

Par ailleurs, «la mutualisation des achats des hôpitaux et l'obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs doivent dégager 1,2 milliard», et «les rapprochements entre hôpitaux voisins quelque 450 millions d'euros». Le développement de la chirurgie ambulatoire, qui permet une sortie de l'hôpital le jour de l'intervention, «doit générer 400 millions» d'euros et «la réduction des durées d'hospitalisations 600 millions».

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé a précisé que «les économies doivent s'entendre non pas comme une réduction des dépenses mais comme une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses». Les efforts ne vont donc pas forcément se traduire par des coupes budgétaires ou des réductions de personnels, mais par un frein à la hausse des dépenses de santé.

10 milliards d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017

Celles-ci augmentent naturellement chaque année en raison du vieillissement de la population et de l'augmentation des pathologies chroniques. Leur progression est limitée chaque année par l'Objectif national des dépenses de l'Assurance maladie (Ondam). Elle a été fixée par le gouvernement à 2,1% pour 2015. «Les efforts visent tout les secteurs d'activité, pas seulement le secteur hospitalier» a commenté le ministère, assurant que «des travaux visant l'amélioration des organisations et des pratiques sont toujours en cours».

En avril dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait présenté dans les grandes lignes son plan pour dégager 10 milliards d'euros d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017, dont 2 milliards d'euros pour l'hôpital et 1 milliard grâce au développement des soins ambulatoires. La Fédération hospitalière de France (FHF) rappelle de son côté que, dans un contexte budgétaire contraint, la masse salariale peut devenir un levier, les dépenses de personnel représentant près de 70% du budget des établissements de santé.

 

SOURCE: 

 

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