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Le blog de Lucien PONS

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"La Syrie a, selon tous les augures, gagné la guerre. Il lui reste à gagner la paix", par Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France

18 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

 

 

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                          "L'armée loyaliste syrienne de Bachar al
                          Assad Images"

La bénédiction syrienne Durant ces interminables années de brouillard et d’enfer qu’a traversées la Syrie, qu’aurait été la vie sans l’espoir ? Pensons ici d’abord au peuple syrien martyrisé et exposé à un ethnocide, à son armée nationale qui aura payé un si lourd tribut à l’agression barbare lancée par le groupe de ses « amis », et aux responsables qui face à la « communauté internationale » ont dû porter à bout de bras l’Etat visé par un politicide… On pensera aussi aux amis, défenseurs et partisans de la Syrie légale, tous ceux qui aimaient cette société plurielle, tolérante, aimable et hautement civilisée, et craignaient qu’elle ne disparaisse à jamais.

Certes, la flamme ne s’est jamais éteinte, mais il était permis aux plus optimistes de s’interroger parfois ou de douter de l’avenir face aux assauts d’une coalition islamo-israélooccidentale abreuvée de centaines de milliards de pétrodollars et puisant ses combattants dans un vivier inépuisable de mercenaires venus de cent horizons.

La Syrie tiendrait-elle, face à la meute féroce des puissances impériales - grandes, petites ou moyennes - de « l’Axe du Bien », contre la horde sauvage des djihadistes démocrates, des terroristes modérés, des révolutionnaires en peau de lapin ? Résisterait-elle aux cohortes de déserteurs, de transfuges qui se donnaient rendez-vous au sein d’une « armée libre » téléguidée par ses pires ennemis, aux ordres et à la botte des islamistes et de leurs parrains, faisant la roue pour séduire le ci-devant « ennemi sioniste »?

Comme tous les pays plongés dans des situations troubles, la Syrie a connu la fatalité des infidélités, des lâchetés, des compromissions, des corruptions petites ou grandes, mais son peuple, au sens noble du terme, a résisté vigoureusement, ses institutions sont restées debout et ses gouvernants ont tenu bon. Grâce à sa résilience étonnante, l’Etat syrien s’est fait des alliés solides qu’il a su fidéliser : la Russie et la Chine d’une part, l’Iran, le Hezbollah et ses alliés d’autre part. Une réalité qui allait interdire la répétition au « Pays de Cham » d’un scénario irakien, libyen ou yéménite.

Néanmoins, les « grandes démocraties » ne pouvaient que rester aveugles et sourdes à ces réalités dérangeantes et déplaisantes, la Syrie étant depuis la fin de la guerre froide un pays à détruire et à abattre. Les élites désormais acquises au néoconservatisme n’ont rien trouvé de mieux que de soumettre les « opinions » à un tapage médiatique sans précédent allant de pair avec une omerta sans faille et un lavage de cervelle ahurissant. En brèves de comptoir de « sciences-po » ou de « France désinfo », la doxa occidentale sur le conflit de Syrie s’est trouvée résumée dans une ou deux sentences lapidaires, symboles assez désolants de la subtilité réduite de nos dirigeants, de nos analystes et de nos penseurs, expressions de l’arrogance indécrottable des Occidentaux. « Bachar doit partir », « Pas de place pour Bachar dans l’avenir de la Syrie »…

C’est alors qu’intervient la « malédiction syrienne » qui aura sanctionné les décideurs, les faiseurs d’opinion, tous ceux qui avaient perdu une occasion de se taire. La liste est longue de ces imprécateurs qui expédiaient avec morgue Bachar Al Assad à La Haye, à Moscou, à six pieds sous terre, ou ailleurs, et qui concoctaient des plans sur la comète Syrie, en écrivant un avenir qu’ils ne verraient jamais. Combien ont répété la rengaine comme des perroquets des années durant avant d’être expédiés par les électeurs, par la providence ou par la justice immanente vers les poubelles ou les oubliettes de l’Histoire. Exit donc les innombrables bouffons et imposteurs « amis de la Syrie ».

Pour sa part, Bachar Al Assad est toujours là, incontournable, populaire chez lui comme bien d’autres en rêveraient…La Syrie, qui s’achemine vers une victoire décrétée « impensable » face à tant d’ennemis si puissants, est debout, alors que la discorde, fruit de la défaite, s’est installée dans le camp des agresseurs et que le chaos y règne en maître… Pas besoin à la rigueur de croire au ciel pour admettre qu’il y a une « malédiction syrienne » qui a frappé et frappe les ennemis de cette « terre sainte » que « Dieu protège » (Allah hami-ha), mais il faut bien en tout cas parler d’une bénédiction syrienne. Ce qui est en train d’arriver est logique et juste, mais l’issue désormais attendue de cette guerre universelle constitue une sorte de miracle, même et notamment pour ceux qui ont eu foi en l’avenir.

Cette victoire, la Syrie l’aura amplement méritée ! Malgré tout ce que diront les esprits chagrins, quel peuple admirable, quelle armée d’exception ! Et on cèdera à la tentation de dire : s’il y a bien un homme d’Etat qui mérite d’être sur terre, c’est ce Président qui aura su incarner l’espoir, rester fidèle à ses alliances et conduire son pays vers la victoire.

La Syrie a, selon tous les augures, gagné la guerre. Il lui reste à gagner la paix.

Mais le vaillant pays qui a combattu pour nous a certainement toutes les capacités requises pour relever avec succès ce nouveau défi afin que cette guerre n’ait pas été « une guerre pour rien ». Ce qu’à Dieu ne plaise ! Ce sera une rétribution qui, bien mieux que la vengeance, paiera le sacrifice des innombrables victimes, les morts comme les vivants./.

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[GEAB] Alerte zone de turbulence ! Eviter la troisième guerre mondiale maintenant !

17 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #Ukraine

Source : Global European Anticipation Bulletin, pour le LEAP, Octobre 2017.

Plus de trois ans après la catastrophe euro-russe autour de l’Ukraine, rien ne permet d’espérer une sortie de crise. Au contraire, l’escalade se poursuit inexorablement. Le Donbass est toujours en guerre, l’annexion de la Crimée par la Russie non reconnue par la communauté internationale : les regards se tournent désormais vers la mer Baltique où les démonstrations de testostérone militaires vont bon train des deux côtés du nouveau Rideau de fer1 Vous trouverez de nombreux détails sur la dégradation de la situation en mer Baltique dans ces deux excellents articles. Sources : Telos, 22/09/2017 ; Le Grand Continent, 16/09/2017 … Non loin de Gdansk, l’ancienne Dantzig dont le corridor fut l’une des causes avérées du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, un autre corridor est l’objet de toutes les convoitises et d’un possible déclenchement de rien de moins qu’une Troisième Guerre mondiale : le corridor ou triangle de Suwalki.

Figure 1- Le triangle de Suwalki. Source : Stratfor 2015.

Kaliningrad et intégrités territoriales

Depuis 2004 et l’intégration des pays baltes à l’UE, un territoire russe, l’Oblast de Kaliningrad, s’est retrouvé isolé au cœur de l’UE. Dans le contexte de tension atlantico-russe actuelle, la Russie pourrait être tentée de sécuriser un couloir d’accès entre son allié biélorusse et son exclave stratégique de Kaliningrad sur la mer Baltique. Ce couloir, long d’une soixantaine de kilomètres, passe le long de la frontière lituano-polonaise dans une région qui fait l’objet depuis près de cent ans de vifs différends entre la Lituanie et la Pologne.

La région de Suwalki est située en Pologne, mais elle était à l’origine partie intégrante du Grand-Duché de Lituanie avant de passer à la Prusse en 1795, puis au Grand-Duché de Pologne, pour finir en Russie tsariste. En 1919-20, suite à la Révolution russe, la révolte de Sejny et la bataille de la rivière Niémen virent s’affronter troupes lituaniennes et polonaises pour aboutir au traité de Suwalki attribuant les villes et régions de Punsk, Sejny et Suwalki à la Pologne.

Inutile de préciser qu’il n’y aurait pas beaucoup à faire pour raviver des tensions dans cette région de Pologne où subsiste une grosse minorité lituanienne (la ville de Punsk est encore peuplée à 80 % de Lituaniens) et encourager des velléités d’indépendance dans une UE où ce genre de revendications devient monnaie courante2 Source : Atlantic Council, 09/02/2016 . L’expression de la crise atlantico-russe dans cette région peut donc rapidement entraîner un nouveau front de délitement de la belle union européenne, et pourquoi pas de conflit ethnique entre deux membres de l’UE et de l’Otan.

Mais quelle que soit la méthode employée, si jamais la Russie parvenait à établir un tel corridor, ce sont les pays baltes qui se retrouveraient coupés de l’UE.

Pour le moment donc, et depuis 2003, un accord entre l’UE et la Russie autorise cette dernière à passer (sous haute surveillance) sur le territoire lituanien pour accéder à son exclave. Mais à quoi tient cet accord ? Certainement à peu de choses.

Manque d’anticipation, erreurs stratégiques, faiblesse politique : la grande escalade

Alors, les armes et les hommes se massent autour de ce secteur : Américains, Canadiens, Britanniques, Français, Danois, Allemands d’un côté ; Biélorusses, Russes, Moldaves, Kazakhs, et même Chinois de l’autre. Et depuis l’exercice russe Zapad 2017 et l’exercice russo-chinois en mer Baltique, Maritime Cooperation-20173 Source : Tass, 17/09/2017 , l’UE a de quoi s’inquiéter du moment où l’escalade deviendrait incontrôlable, faisant peser le risque que le moindre incident déclenche une guerre qui aurait bien entendu toutes les caractéristiques d’une guerre mondiale compte tenu des protagonistes en présence4 L’Otan n’est pas en reste : opérations Baltops ou encore Saber Strike dans ces mêmes régions baltiques. .

Il devient donc vraiment urgent de faire quelque chose pour mettre fin à la séquence d’événements qui conduisent à ce piège stratégique. L’intégration des pays baltes était une erreur ; ils auraient plutôt dû faire l’objet de statuts spéciaux donnant lieu à un dialogue euro-russe. L’intégration des pays baltes dans l’Otan était une erreur encore pire, crispant inévitablement la Russie. En 2008, le projet nord-américain d’installer un bouclier antimissile dans cette région a commencé à faire déraper les relations cordiales que tentaient d’établir l’UE et la Russie malgré les deux précédentes erreurs (c’est notamment suite à l’annonce de ce projet que Vladimir Poutine a décidé de mettre fin au projet de statut spécial pour l’Oblast de Kaliningrad qui avait vocation à devenir une sorte de Hong Kong russe). Le refus européen de négocier son partenariat économique avec l’Ukraine en tripartite (UE, Ukraine, Russie) est une erreur historique majeure, aboutissant inévitablement à la division de l’Ukraine et à l’annexion de la Crimée par la Russie.

L’ours russe est maintenant bien réveillé et l’UE n’a plus que ses yeux pour pleurer devant sa faiblesse stratégique, le durcissement de la griffe otano-américaine dans son cou, le délitement de tout son flanc oriental (comme anticipé en 2014 dans ces pages). Nous nous retrouvons à la merci d’un avion US survolant de trop près un territoire russe ou un missile pénétrant un peu trop en terrain européen pour que la grande machine militaro-diplomatique entraîne le continent et le monde dans la catastrophe5 Par exemple, l’interception de l’avion du ministre russe de la Défense au-dessus de la mer Baltique et la riposte de l’aviation russe. Source : Le Temps, 23/06/2017 .

Pièges de tous côtés

Mais que faire ? Comme nous le disons toujours : « Dans un monde complexe, il est nécessaire d’anticiper, car lorsque les problèmes arrivent sur la table, il n’y a plus que de mauvaises solutions pour les régler. » Quelles que soient les responsabilités de la Russie dans cette escalade, l’UE a de fait de graves torts, notamment celui de n’avoir rien anticipé et d’avoir foncé dans tous les pièges les uns après les autres. Aujourd’hui, les Américains ne lâchent plus les Européens auxquels ils interdisent tout échange avec la Russie. Un exemple particulièrement effrayant : « Le Sénat américain a adopté le 15 juin 2017 un projet de loi menaçant d’amendes, de restrictions bancaires et d’exclusion aux appels d’offres américains toutes les sociétés européennes qui participeraient à la construction de pipelines russes. Ce texte doit encore être approuvé par la Chambre des représentants et promulgué par le président étasunien. Les cinq groupes gaziers européens engagés dans le projet Nord Stream 2, auquel ils doivent apporter chacun 10 % du financement, sont directement menacés par ce projet de loi : le Français Engie, l’Anglo-Néerlandais Shell, les Allemands Uniper et Wintershall et l’Autrichien OMW. »6 Source : Wikipedia Alstom et d’autres savent ce qu’il en coûte de négliger l’exception d’extraterritorialité du droit nord-américain. Si une telle loi était votée, ce serait un puissant frein supplémentaire à toute perspective de résolution de la crise euro-russe. De leur côté, les Russes ne peuvent pas céder sur Kaliningrad. Notre équipe a été tentée de penser qu’un axe de négociation pouvait exister, consistant à échanger la Crimée contre Kaliningrad (faire reconnaître l’annexion russe de la Crimée contre un retour de Kaliningrad à l’UE ou en statut spécial). Mais la Russie n’abandonnera pas son accès « hors glaces hivernales » à la mer Baltique, surtout dans le contexte actuel de défiance.

Le président tchèque a pourtant jeté un pavé dans l’eau cet été en suggérant que le fait d’acter l’annexion de la Crimée par la Russie permettrait de lancer des négociations entre l’Ukraine7 Source : RFI, 08/10/2017 et la Russie sur une politique compensatoire qui serait pourtant la bienvenue pour un pays exsangue. Les hurlements de Poroshenko pourraient ne pas couvrir complètement les réflexions que cette suggestion a inévitablement enclenchées chez les Ukrainiens, et au-delà. Par ailleurs, l’échec du gouvernement actuel en matière de lutte contre la corruption, de modernisation et d’européanisation du pays, a fait plonger Poroshenko dans les sondages et énerve singulièrement l’Allemagne. Yulia Tymoshenko, qui combine un profil pro-européen, mais a été accusée dans le passé de sympathies russes, et des liens forts avec le commerce de gaz avec la Russie8 Source : Britannica, 21/08/2017 , serait aujourd’hui la gagnante d’une élection. Le très trouble géorgien Mikheil Saakashvili, qui s’était retrouvé à la tête de la région d’Odessa, vient de se voir retirer la nationalité ukrainienne qu’on lui avait attribuée il y a trois ans9 Source : The Globalist, 17/09/2017 . Le vent tournerait-il à Kiev ? Et dans quel sens ? L’impératif de renouer avec la Russie aurait-il à voir avec ces quelques indicateurs de revirement ?

Hypothèse de retournement de situation ?

En tous les cas, côté UE, les rangs se resserrent autour de l’idée de rétablir le dialogue avec la Russie. Si la France, l’Allemagne et l’Italie sont classiquement alignées sur cette position, les déclarations allant dans ce sens abondent, y compris dans les pays du flanc Est : la Tchéquie, la Hongrie, la Slovaquie notamment sont désormais de cet avis, et leur participation aux côtés de la Pologne au Groupe de Visegrád est un moyen de neutraliser ce dernier pays, désormais le plus anti-russe de toute l’UE. Les pays baltes ne sont même pas unis en ce qui concerne la politique à adopter vis-à-vis de la Russie. Par exemple, le premier ministre estonien, Jüri Ratas, vient de déclarer qu’il ne voyait pas de raison de remettre en question le protocole de coopération qui lie son pays à la Russie10 Source : ERR.ee, 09/10/2017 . Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ose lui aussi appeler solennellement et de manière argumentée à renouer avec la Russie11 Source : L’Essentiel.lu, 13/10/2017 .

L’Europe est-elle loin de pouvoir affirmer une position commune vis-à-vis de la Russie ? Les rodomontades militaires en Mer baltique l’obligent à ne plus perdre de temps. En effet, les démonstrations de force de la Russie ont certainement pour objet de mettre la pression sur les Européens afin qu’ils se dégagent de la mainmise étasunienne sur cette crise et retrouvent leur indépendance stratégique. Mais le renforcement des moyens de l’Otan en Europe est désormais une réalité qui fait tourner aussi la montre pour la Russie : pour le moment, en cas de conflagration, elle aurait l’avantage stratégique (comme le rapport Rand l’établit clairement12 La Rand Corporation est un think-tank néo-conservateur, très proche de la Maison Blanche, spécialisé dans les questions de guerre froide et de stratégie militaire. Son rapport de 2016 a justifié un renforcement de tous les moyens US en mer Baltique. Source : Rand Corporation, 2016 ), mais le quadruplement du budget militaire US pour la protection de l’Europe13 Source : Atlantic Council, 09/02/2016 , le renforcement des moyens humains et technologiques, etc., ne permettent pas à la Russie d’attendre indéfiniment que l’Otan soit à nouveau en mesure de lui imposer sa loi. C’est une vraie course contre la montre qui se joue actuellement, contribuant à concentrer en cette fin d’année des risques de conflit réellement significatifs.

Sans compter que le rétablissement du dialogue avec la Russie ne suffira sans doute pas à trouver des solutions alors que tant de crispations de principe se sont accumulées depuis 15 ans, et de manière peut-être irréversible depuis 2014. L’histoire ne ressert pas les plats…

Quel XXIe siècle pour l’Europe ?

Un sommet UE-Eurasie de lancement d’un partenariat de sécurité entre les deux espaces, un référendum officiel permettant de faire reconnaître l’annexion de la Crimée à la Russie, assorti d’une politique de mesures compensatoires pour l’Ukraine, un statut spécial pour Kaliningrad, une négociation tripartite sur l’avenir des Balkans, un partenariat énergétique négocié d’égal à égal : tous les points de crispation actuels peuvent devenir les thèmes du dialogue qui doit permettre de construire une relation euro-russe pérenne et mutuellement profitable au XXIe siècle. Un beau rêve pour le moment.

Figure 2 – Les routes du gaz entre Russie et Europe. Source : Le Blog Finance, 02/07/2017

Lire le bulletin GEAB 118 en entier

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Notes   [ + ]

1.Vous trouverez de nombreux détails sur la dégradation de la situation en mer Baltique dans ces deux excellents articles. Sources : Telos, 22/09/2017 ; Le Grand Continent, 16/09/2017
2, 13.Source : Atlantic Council, 09/02/2016
3.Source : Tass, 17/09/2017
4.L’Otan n’est pas en reste : opérations Baltops ou encore Saber Strike dans ces mêmes régions baltiques.
5.Par exemple, l’interception de l’avion du ministre russe de la Défense au-dessus de la mer Baltique et la riposte de l’aviation russe. Source : Le Temps, 23/06/2017
6.Source : Wikipedia
7.Source : RFI, 08/10/2017
8.Source : Britannica, 21/08/2017
9.Source : The Globalist, 17/09/2017
10.Source : ERR.ee, 09/10/2017
11.Source : L’Essentiel.lu, 13/10/2017
12.La Rand Corporation est un think-tank néo-conservateur, très proche de la Maison Blanche, spécialisé dans les questions de guerre froide et de stratégie militaire. Son rapport de 2016 a justifié un renforcement de tous les moyens US en mer Baltique. Source : Rand Corporation, 2016
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Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaine ? Par Charles Gave

17 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La République, #L'armée française

Toujours pour changer un peu, la vision du paleolibéral Charles Gave

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.

Commençons par l’élection présidentielle.

Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable.

Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous.

Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que « on ne choisit pas son juge ». Ce qui veut dire que les parties à un procès, parquet y compris, en matière pénale n’ont pas la possibilité de choisir tel ou tel juge, ou telle ou telle juridiction. Il y a des règles générales de compétence territoriale, ou de spécialités techniques qui vont amener des juridictions à intervenir mais ce sera par détermination de la loi. C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelait « les juridictions d’exception » sont aujourd’hui proscrites.

Le deuxième principe est celui que les juridictions du fond ne peuvent pas s’auto saisir. Elles ne peuvent l’être qu’ à l’initiative d’une partie. Or le parquet est lui aussi une partie au procès en matière pénale, doté de prérogatives spéciales puisqu’il est « l’avocat de la République ».

En application de ces principes, si à la suite d’une enquête préliminaire qui n’est pas contradictoire, il considère qu’il faut ouvrir une procédure d’instruction, il saisit le doyen des juges d’instruction, qui désignera le juge du siège qui diligentera « l’information judiciaire ». Celle-ci devra se dérouler de façon contradictoire dans le respect rigoureux du code de procédure pénale et respecter le principe de la loyauté. Ces règles élémentaires ont été foulées aux pieds à l’occasion de la campagne présidentielle. Le Parquet National Financier (PNF) est une institution d’exception créée après l’affaire Cahuzac. Sa composition soigneusement organisée par l’Élysée Christiane Taubira en son temps, en ont fait une officine totalement dévouée au pouvoir en place.

Gros avantage, cette nouvelle entité, qui n’a répétons-le aucun pouvoir juridictionnel a la capacité de s’autosaisir, c’est-à-dire qu’elle peut lancer une enquête préliminaire à sa guise et au moment de son choix sur une personnalité qui deviendrait gênante pour le pouvoir en place (par exemple). On sait le rôle des médias, immédiatement destinataires des pièces de la procédure pourtant secrète, qui rendent ces enquêtes préliminaire politiquement meurtrières. Mais comme si cela ne suffisait pas, on a créé au tribunal de grande instance de Paris un pôle financier chargé de l’instruction. Dont les magistrats entretiennent avec ceux du parquet des relations étroites ce qui constitue une violation au principe de choisir son juge. Et en étant sur, de surcroît, que celui qui sera désigné aura les bonnes orientations politiques.

 

Rétrospectivement, l’idée de monsieur Hollande apparait très clairement : il était persuadé que son opposant aux élections présidentielles suivantes serait monsieur Sarkozy et qu’il était donc nécessaire de préparer des dossiers contre lui, que l’on ferait fuir au Canard Enchainé quelques semaines avant l’élection, ce qui permettait à un juge du PNF (ancien du syndicat de la magistrature ou pas) de s’autosaisir, permettant de ce fait la réélection du président sortant.

Monsieur Hollande ayant été par trop lamentable, il a fallu que nos hommes de Davos réorganisent hâtivement le plan de campagne compte tenu du désastre Brexitien et de l’élection de monsieur Trump.

L’ennemi à battre n’était plus monsieur Sarkozy, mais le Peuple.

Commençons par le but à atteindre. Il fallait qu’au deuxième tour nous ayons face à face un candidat représentant les hommes de Davos contre madame Le Pen, pour assurer le maintien au pouvoir de notre caste.

Il fallait donc attendre les résultats des primaires de la droite.

Si par hasard ce candidat était monsieur Juppé ou monsieur Sarkozy, il n’y avait aucune inquiétude à avoir, l’un et l’autre étant des membres solides et patentés de l’internationale de Davos.

Monsieur Fillon était plus embêtant avec son attachement à Philippe Seguin, ses racines régionales et sa femme anglaise (Galloise). A l’évidence, l’homme n’avait pas beaucoup de caractère, mais à l’évidence encore il ne pouvait pas être considéré comme « sûr ». A tout hasard donc, un homme jeune et propre sur lui fut lancé dans la bagarre pour permettre de procéder le cas échéant à un gambit, un peu comme aux échecs.

Au grand dépit des hommes de Davos et des media, Fillon sortit vainqueur de la primaire de la droite et la machine se mit en route.

Notre « propre sur lui » bénéficia immédiatement du soutien de tous les patrons du capitalisme de connivence français qui fort opportunément détenaient une grande partie des media et fut rejoint par quelques vieux chevaux de retour de la démocratie chrétienne …et Fillon fut inculpé en temps utile par le PNF, ce qui garantissait la présence au deuxième tour du jeune homme propre sur lui.

Le but était atteint : l’homme de Davos fût élu, mais ce dont le peuple commença à se rendre compte c’est que nous avions eu en fait un coup d’état organisé par les hommes de Davos appuyés par une partie de la magistrature et avec la complicité de la quasi-totalité de la presse pour fausser une élection. Et du coup les électeurs se sont à peine donnés la peine d’aller voter au deuxième tour et encore moins aux législatives.

Et donc le nouveau président est certes légal, mais pas du tout légitime. Il n’y a pas eu « une rencontre entre un homme et un peuple » mais tout au plus une rencontre entre un homme et 20 % de l’électorat qui pensent comme lui, le candidat ayant été choisi parce qu’il faisait partie de ces 20 %.

Et ce qui me gêne aujourd’hui est bien sûr que notre président ait été élu grâce à un putsch organisée fort intelligemment par les hommes de Davos et les oints du seigneur, et que nous, les électeurs « normaux » avons été une fois de plus roulés dans la farine par ces mêmes hommes de Davos.

Mais si j’ai raison, ces hommes sans foi ni loi ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

Leur but étant de créer un état européen technocratique et qui n’aurait pas besoin de se soumettre aux élections –le vieux rêve de Jean Monnet- il va leur falloir accélérer autant que faire se peut le mouvement vers un tel système, car les peuples se réveillent parfois de leurs assoupissements et de tels réveils peuvent être douloureux pour ceux au pouvoir. Surtout quand le Président n’a aucune légitimité…

Il leur va falloir donc agir très, très rapidement, pour essayer de rendre la situation irréversible le plus vite possible.

L’étape suivante va sans doute aucun se produire au niveau européen et monsieur Juncker, comme d’habitude a été suffisamment stupide pour nous annoncer quel était le plan de bataille.

La monnaie européenne est un échec flagrant, qui a fait la fortune de l’Allemagne et ruiné tous les pays de l’Europe du Sud, chacun en conviendra, mais ce n’est un échec flagrant nous disent ceux qui l’ont créé que parce que le mouvement vers l’Europe a été trop lent.

La solution ce n’est donc pas moins d’Europe et plus de démocratie mais plus d’Europe et moins de démocratie.

Plus d’Europe veut dire mettre sur pied de toute urgence un Etat Européen muni d’un vrai Président Européen, qui aura prééminence sur les pouvoirs exécutifs locaux flanqué d’un ministre des finances européen qui aura droit de regard sur les finances de chaque état européen, mais aussi créer une armée européenne, des députés européens qui ne soient rattachés à aucune nation et que sais-je encore.

Et bien entendu, ce projet sera lancé dès que les élections allemandes seront passées et il s’agira et en premier lieu de transférer à des organismes européens non élus la souveraineté militaire française contre une promesse par l’Allemagne de financer nos déficits budgétaires et notre système social. L’Allemagne paiera pour les erreurs de nos hauts fonctionnaires, avec le sang des soldats français telle est l’offre française…Monsieur Macron est en train de réinventer le STO de sinistre mémoire.

Pour cela, il fallait d’abord se débarrasser du chef de l’armée, le général Pierre de Villiers tant cet homme était sourcilleux sur tout ce qui concernait la souveraineté militaire de la France, ce qui fut fait fort proprement et fort rapidement.

(Question : Mais qu’est qu’attend le General Pierre de Villiers pour se lancer en politique en créant un parti appelé « Souveraineté Française » qui mettrait fin aux souffrances du FN et des Républicains ?)

 

Résumons-nous.

La France a déjà perdu sa souveraineté

  • sur ses frontières avec les accords de Schengen.
  • sure sa Justice
  • sur sa Loi Constitutionnelle
  • sur qui peut ou ne pas vivre en France avec le Traité de Lisbonne qui avait été refusé par la population française quand il avait été présenté sous le nom de constitution européenne.
  • sur sa monnaie avec le traité de Maastricht et l’euro.

Dans les mois qui viennent, tout le travail de monsieur Macron va être que la France finisse de perdre sa souveraineté budgétaire, déjà bien entamée hélas, mais surtout sa souveraineté militaire.

A ce moment-là, la France n’aura plus qu’une seule chose à vendre à l’Allemagne (lire l’Europe) pour boucler ses fins de mois : le siège de la France au conseil de sécurité aux Nations Unies, ce qui ne saurait tarder. Resteront peut-être l’Alsace et la Lorraine dont monsieur Macron, en fin négociateur qu’il est pourrait tirer sans aucun doute un bon prix, mais là j’anticipe un peu.

Que le gouvernement français actuel veuille lancer une telle initiative, je n’en doute pas une seconde.

Que cela réussisse à mon avis a à peu près autant de chances qu’une enclume a de voler, et pour deux séries de raison, les unes intérieures, les autres extérieures.

Commençons par les raisons intérieures.

Les hommes de Davos et autres ODS ont réussi à gouverner la France sans interruption depuis 1974 en faisant croire au peuple qu’il y avait une droite et une gauche, alors qu’en fait ces deux partis avaient été complètement noyautés par les HdD et les ODS qui avaient violemment expulsé tous ceux qui n’acceptaient pas leurs projets à long terme.

La dernière élection les a fait sortir du bois et chacun sait qui gouverne vraiment aujourd’hui notre pays et l’a gouverné depuis quarante ans. Et donc où ils réussissent, ou ils sont foutus telle est la réalité puisqu’ils sont maintenant en pleine lumière. Ils ne peuvent plus se cacher

Et comme ils le savent, je crains le pire pour nos Libertés. Les journalistes qui s’y opposeront seront virés, les sites des opposants seront hackés, les contrôles fiscaux vont pleuvoir sur ceux qui manifesteraient leur désaccord, la propagande sur les radios et dans les media sera insupportable. Ma chère épouse ne cesse de me dire que je vais avoir un accident de voiture…etc.

L’année qui vient à être dure, très dure pour l’IDL. Mais oh combien passionnante…

Venons-en aux raisons extérieures.

Le but de nos ODS est d’inféoder la France à l’Allemagne en offrant à cette dernière la force militaire française comme appât. L’idée est : vous payez nos (hauts) fonctionnaires et on vous apporte l’armée française et le feu nucléaire sur un plateau.

Cette tentative va amener à une levée de boucliers partout en Europe où voir resurgir l’empire de Charlemagne va susciter un enthousiasme très moyen (que le lecteur imagine la réaction des Grecs, des Tchèques, des Italiens, des Polonais, des Hollandais, des Anglais, des Espagnols…) Voilà qui ferait monter la détestation d’une Europe gérée par un condominium franco-allemand à des niveaux inouïs immédiatement.

Aucune chance que les Allemands n’acceptent.

Qui plus est, les USA risquent de faire les gros yeux et de faire comprendre au gouvernement allemand, voir au gouvernement français que la recréation était terminée.

Mais si l’Allemagne ne paye pas –ce qui semble le plus probable- alors la tentative des HdD et ODS français de créer un Etat (Européen) franco-allemand implosera et les ODS français se retrouveront bien isolés face au désastre économique qui surviendra.

L’année qui vient va être intéressante.

NDLR: Un immense merci à notre ami Régis de Castelnau pour son aide avisée dans le rédaction de la partie juridique de cet article que le lecteur saura reconnaitre.

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]

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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie, par Alex Lantier

15 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #La guerre, #le nazisme, #Terrorisme

Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

Mercredi et jeudi, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour discuter des plans d’une escalade militaire majeure en Europe. Alors que le gouvernement Trump alimente le conflit avec la Russie et la Chine dans le Pacifique avec des menaces d’attaque nucléaire américaine contre la Corée du Nord, l’OTAN prévoit une modernisation majeure de ses installations militaires en Europe pour mener une guerre avec la Russie.

L’OTAN prévoit deux nouveaux grands centres de commandement militaire en Europe. L’un, probablement en France ou au Portugal, coordonnerait des opérations navales à grande échelle pour transporter des troupes américaines en Europe et détruire des navires de guerre russes dans l’Atlantique. L’autre, probablement en Allemagne ou en Pologne, coordonnerait le transport terrestre des forces de l’OTAN à travers l’Europe pour attaquer la Russie, notamment en veillant à ce que les frontières intérieures en Europe n’arrêtent pas le transit rapide des forces de frappe de l’OTAN vers l’est.

Dans son article qui passe en revue ces plans avant le sommet, le magazine d’information allemand Der Spiegel a carrément écrit : « En langage clair : l’OTAN se prépare à une éventuelle guerre avec la Russie ».

Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a tenté d’imputer la responsabilité de la Russie de cette situation. « Nous avons réduit la structure de commandement à la fin de la guerre froide, car les tensions ont diminué », a déclaré Stoltenberg, « mais nous avons vu une Russie qui a investi de nombreuses années dans ses capacités militaires, modernisé ses capacités militaires, et qui n’exerce pas seulement ses forces conventionnelles, mais aussi ses forces nucléaires, et que l’on a vu utiliser la force militaire contre un voisin : l’Ukraine […] L’OTAN doit être capable de répondre à cela. »

Les affirmations selon lesquelles le renforcement de l’OTAN est une réponse à l’agression russe sont des mensonges politiques. La Russie effectue des exercices militaires sur son propre sol. C’est l’OTAN qui, après un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, a renversé un gouvernement ukrainien pro-russe par un coup d’État à Kiev en 2014, qui envoie ses troupes jusqu’aux frontières de la Russie. Les menaces de Trump d’annihiler la Corée du Nord avec « un feu et une furie comme le monde n’en a jamais vu », lancées à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique américain de Nagasaki cette année, étaient un signe indubitable du rôle agressif et, franchement, insensé des puissances impérialistes de l’OTAN.

Au sommet de Bruxelles, les responsables de l’OTAN ont clairement indiqué qu’ils prévoyaient une guerre terrestre majeure contre la Russie, qui possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les États-Unis. Le ministre lituanien de la Défense, Raimondas Karoblis, a déclaré que la construction de nouvelles bases était essentielle, car le retard dans le transport des troupes et des armes à travers l’Europe pour combattre l’armée russe signifiait « plus de pertes et des risques supplémentaires […] le temps est très important ici. »

Expliquant les commentaires de Karoblis, le Washington Post affirmait que « la rapidité avec laquelle l’OTAN peut réagir à toute agression russe pourrait faire la différence entre combattre pour défendre les frontières de l’OTAN et des combats beaucoup plus durs pour reprendre du territoire déjà perdu. »

De telles discussions sur la planification de la guerre de l’OTAN cachent au public que ce que l’OTAN projette est une guerre qui dégénérerait rapidement en un échange nucléaire dévastateur entre l’OTAN et la Russie qui ferait des centaines de millions, voire des milliards de morts.

Ceci est largement reconnu par les fonctionnaires du gouvernement et les analystes de la politique étrangère. Mike Kofman, du US Center for Naval Analyses, a écrit que le « problème de la fixation sur la dissuasion de guerre conventionnelle dans la lutte balte est que, comme dans l’ancienne impasse entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, cette guerre présente des possibilités d’escalade nucléaire. La plupart des experts russes que je connais dans la communauté de l’analyse militaire, y compris ceux de Russie, pensent pas vraiment qu’il y ait une chance qu’une bataille conventionnelle avec l’OTAN reste conventionnelle. »

Passant en revue le risque d’une guerre entre l’OTAN et la Russie dans les pays baltes, le site Web américain National Interest a commenté : « Une telle guerre dégénérera presque certainement en une guerre nucléaire complète entre les deux superpuissances nucléaires de la planète – ce qui veut dire que tout le monde est perdant. »

Néanmoins, le sommet de Bruxelles a agressivement poussé un renforcement de l’OTAN dans les États baltes et en Scandinavie contre la Russie. La Finlande s’est jointe à onze autres pays dans le cadre d’un programme visant à acquérir de vastes stocks de missiles américains air-sol de haute précision. Cela s’est produit après que la Suède a organisé son plus grand exercice militaire depuis 23 ans en septembre, avec 19 000 soldats suédois et des forces américaines, françaises, danoises, finlandaises, norvégiennes, estoniennes et lituaniennes. En mars, la Suède a rétabli la conscription dans une politique qui, selon les responsables de la défense, visait à préparer le pays à la guerre contre la Russie.

Plus largement, le sommet de l’OTAN a discuté des plans de guerre partout dans le monde. Les puissances de l’UE se sont engagées à envoyer 3000 soldats de plus pour participer à l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis. Dans la foulée de l’escalade des tensions entre la Turquie et ses principaux alliés de l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne, un accord aurait été conclu entre la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne pour collaborer au développement de systèmes de missiles pour la Turquie.

Ce mouvement de guerre est objectivement enraciné dans les politiques menées par les puissances de l’OTAN, dirigées par les États-Unis, depuis la dissolution stalinienne de l’URSS en 1991. Washington mena des guerres avec le soutien de diverses puissances européennes en Irak, en Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie et au-delà. Alors que Washington voulait utiliser sa puissance militaire pour cimenter son hégémonie mondiale en tant que puissance dominante dans l’alliance de l’OTAN et dominer la masse continentale eurasienne, ces guerres se sont avérées être des déboires horribles, sanglants et coûteux qui ont fait des millions de morts.

Tandis que Washington menace de lancer une guerre majeure en Asie de l’Est, visant en fin de compte à briser l’élan du défi croissant posé par la Chine aux intérêts impérialistes américains par la Chine, les conflits s’intensifient également au sein même de l’OTAN. Surtout après la décision de l’Allemagne de remilitariser sa politique étrangère, depuis l’élection de Trump et la décision de retrait britannique de l’Union européenne (UE) en 2016, qui a retiré de l’UE le meilleur allié militaire des États-Unis en Europe, les tensions entre les puissances majeures de l’OTAN ont explosé.

Ces tensions sont apparues peu de temps après l’élection de Trump, lorsque Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers pour tenter de couper les exportations de voitures allemandes vers les États-Unis.

Dans un document de prospective consulté par Der Spiegel, intitulé « Perspectives stratégiques 2040 », l’armée allemande prévoyait la possibilité d’une « désintégration de l’UE » et l’éruption de guerres à travers l’Europe. Après des « décennies d’instabilité », écrit-il, on pourrait avoir une situation où « l’élargissement de l’UE est largement abandonné, d’autres États ont quitté l’UE et l’Europe a perdu sa compétitivité mondiale dans de nombreux domaines. Le monde de plus en plus désordonné, parfois chaotique et conflictuel a radicalement changé l’environnement de sécurité allemand et européen. »

Dans ces conditions, les responsables de l’OTAN ont souligné leurs projets de collaboration continue avec l’UE alors même que les pays de l’UE, menés par l’Allemagne et la France, ont annoncé des plans pour un pacte militaire commun. La Coopération structurée permanente (PESCO), qui sera signée à Bruxelles le 13 novembre, serait destinée à mettre en commun des ressources pour créer des systèmes d’armement conjoints, à mettre en place une structure de commandement militaire et à faciliter les opérations conjointes de différentes nationalités. Cependant, ce pacte exclurait non seulement les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, qui quitte l’UE.

Les responsables de l’OTAN, conscients de la large opposition à la guerre avec la Russie dans la population européenne, ont proposé que l’UE aide à coordonner les efforts politiques plus larges visant à promouvoir la guerre. L’OTAN sera en pourparlers étroits avec les gouvernements, les banques, la police et les services de renseignement à travers l’Europe qui sont chargés d’essayer d’imposer des plans de guerre à la population européenne.

Stoltenberg a déclaré : « Bien sûr, la mobilité militaire ne concerne pas seulement les militaires. Cela nécessite une approche pan-gouvernementale. Il est donc important que nos ministres de la défense sensibilisent nos ministres de l’intérieur, des finances et des transports aux exigences militaires. »

Le danger principal dans cette situation est que de larges masses de la classe ouvrière en Europe et dans le monde ne sont pas conscientes du fait que la possibilité d’une guerre mondiale catastrophique est vraiment pressante, et à quel point les pertes d’un tel conflit seraient dévastatrices. C’est pourquoi le WSWS souligne l’urgence de construire un mouvement anti-guerre international fondé sur la classe ouvrière et une perspective socialiste et anti-impérialiste, et demande le soutien actif de ses lecteurs dans la diffusion de ses textes contre la guerre.

Alex Lantier

source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/nov2017/otan-n11.shtml

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/le-sommet-de-lotan-accelere-les-preparatifs-de-guerre-contre-la-russie/#dmI8rzbMH4HpHesL.99

 

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Danger ! Prolifération étatique par Pascal Boniface 

15 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République, #Terrorisme, #Les transnationales

Danger ! Prolifération étatique

 

Les essais nucléaires indiens et pakistanais ont remis au premier plan de l’actualité internationale le problème de la prolifération des armes atomiques. Mais, parallèlement à ce défi stratégique déjà ancien, s’en dresse un autre, peut-être plus dangereux pour la stabilité internationale : la prolifération étatique.

L’émiettement du monde est global et dépasse les clivages Nord/Sud ou Est/Ouest (1). Il est spectaculaire dans les fédérations multinationales qu’étaient l’Union soviétique et l’ex-Yougoslavie. Mais la tendance désintégratrice est générale du Québec au Sri Lanka, de la Chine au Royaume-Uni. Elle touche aussi l’Afrique, où le principe réaliste de la préservation des frontières héritées de la colonisation a cédé une première fois, en 1993, avec la reconnaissance de l’Erythrée, et pourrait plier de nouveau devant les tensions ethniques et politiques en Somalie, au Sénégal, en Angola, au Congo, au Liberia, à Djibouti, ainsi que dans une dizaine d’autres Etats.

Il est probable que, dans les années à venir, la déferlante de la prolifération étatique se renforce encore et s’abatte sur certains pays considérés encore comme incontestablement unis. Le plus peuplé d’entre eux, la Chine, pourrait se révéler moins monolithique qu’on pense. Ses provinces périphériques, sans parler du Tibet, aspirent depuis longtemps à l’indépendance, et même dans les régions han, les réformes économiques pourraient susciter une dynamique séparatiste.

L’Inde subit aussi de fortes pressions sécessionnistes. A la frontière pakistanaise, les sikhs militent pour la création d’un Khalistan indépendant. Au pied de l’Himalaya, la sécession du Gurkha se prépare, et au Cachemire, le gouvernement indien fait face, depuis des décennies, à un mouvement séparatiste islamique.

L’Indonésie, avec ses 18 000 îles et ses 200 millions d’habitants - dont 500 groupes ethniques - pourrait connaître également des sécessions. A commencer par celle du Timor-Oriental. Il n’est effectivement pas exclu que le pays éclate en plusieurs Etats, certains espérant devenir de nouveaux Singapour.

Au Brésil, les habitants des régions riches du sud du pays se plaignent de devoir subventionner un Nord pauvre, et quelques-uns sont prêts à se défaire des territoires situés au nord de Rio de Janeiro. « Le séparatisme, explique le chef d’un mouvement qui milite pour l’éclatement du Brésil, est la seule voie permettant au Brésil de s’arracher de son arriération. »

Au Mexique, un Nord développé, démocratique et comparativement aisé, s’irrite d’un Sud pauvre, fortement indien et de plus en plus violent. La révolte au Chiapas est née de cet état de fait et se nourrit des privations économiques. Les partis politiques mexicains reflètent en partie ce fossé : le Parti d’action nationale (PAN), libéral et proche des milieux d’affaires, domine le Nord, alors que c’est au Sud que l’étatique et redistributeur Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) fait ses meilleurs scores.

En Russie, les mouvements sécessionnistes sont loin de ne concerner que la Tchétchénie. Si, dans ce dernier cas, les considérations ethniques et religieuses l’emportent, la situation est tout autre dans le reste de la fédération. Par exemple, la République de Touva, à la frontière mongole, s’est arrogé le droit d’assurer sa défense territoriale, et le Tatarstan et le Bachkortostan ont signé des traités d’amitié et de coopération avec l’Abkhazie, une région autonome de Géorgie, elle-même l’un des Etats nés du démembrement de l’URSS.

Les grands pays ne sont pas les seuls à devoir en découdre avec le sécessionnisme. Dans le Pacifique, la Nouvelle-Guinée fait face à l’éventualité du départ de l’immense montagne de cuivre qu’est l’île de Bougainville. Sans vouloir heurter les sensibilités nationalistes de ses habitants, il est clair que leur réticence à partager les richesses de l’île avec les citoyens - moins aisés - de Nouvelle-Guinée est l’une des motivations premières de l’agitation séparatiste. De même, on peut supposer que le désir du Soudan sud de s’émanciper de Khartoum ne repose pas seulement sur des motifs ethniques (Africains contre Arabes) et religieux (chrétiens et animistes contre musulmans), mais aussi sur le fait que, comme par hasard, les richesses pétrolières du pays sont situées au Sud... Et pourtant, une fois de plus, on recourt aux clivages nationaux et ethniques pour expliquer un phénomène dont la volonté de parvenir à une plus grande prospérité reste la cause profonde.

Même en Europe occidentale, symbole de la sécurité militaire, de la prospérité économique et de l’intégrité territoriale, le mouvement sécessionniste semble se mettre en branle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 1923, l’Europe comptait 23 Etats pour un total de 18 000 kilomètres de frontières ; en 1998, ils sont 50 ayant en commun 40 000 kilomètres de frontières. Qu’en sera-t-il dans dix ans ?

Le sécessionnisme, menace contre la paix

Lse Etats se sont souvent constitués au fil des guerres. Le nombre d’entités politiques en Europe est ainsi passé de près de 500 en l’an 1500 à quelques dizaines au début du XXe siècle, la plupart d’entre elles ayant été absorbées de force par de plus vastes ensembles. Aujourd’hui, le phénomène est inversé : les guerres contemporaines résultent non plus de l’unification d’Etats, mais de leur démantèlement ; non pas de la volonté de construire de grands empires, mais de la balkanisation du monde. Le sécessionnisme est la menace la plus sérieuse contre la paix.

Les sécessions n’ont rien à voir avec les guerres d’indépendance. Certes, les deux ont en commun l’affirmation d’une identité souvent niée au sein d’un ensemble étatique plus vaste. Pourtant, la motivation principale des sécessions n’est pas la défense d’une identité menacée, mais plutôt la volonté de se séparer des « autres » et de profiter seuls des richesses du pays, jusqu’alors « indûment partagées ». Dans la plupart des cas, les racines des aspirations sécessionnistes n’ont pas poussé dans le désir effréné de liberté, mais plutôt dans la conviction que, les temps étant durs, la prospérité est plus facile à retrouver au sein d’une petite entité que dans l’immensité d’un ensemble plus vaste. C’est ce qui a poussé les Slovènes à vouloir quitter la fédération yougoslave. Le démantèlement de l’URSS s’explique en grande partie par le souci des Slaves de ne plus porter le fardeau des Républiques d’Asie centrale.

Une tendance générale semble toucher le monde : la course à la petite taille, dans l’espoir de passer au travers du chas qui mène à la prospérité économique. Partout on souhaite que l’Etat se débarrasse des charges inutiles, c’est-à-dire des régions qui plombent le produit national brut (PNB).

Les Tchèques, plus prospères, ont repris la rhétorique nationaliste pour se débarrasser de la Slovaquie. Dans le passé, les revendications slovaques auraient au mieux été ignorées, au pis sévèrement réprimées. Le désir de partition aurait été perçu comme attentant aux intérêts tchèques, et néfaste à l’unité et à la puissance de l’Etat. Alors qu’auparavant l’étendue géographique était vue comme le gage d’une plus grande considération sur le plan international, le divorce tchécoslovaque prouve que la puissance n’est plus recherchée ; en l’espèce, elle a même été considérée comme un obstacle à la prospérité.

L’exemple de la Hongrie, bien que présentant une situation inversée par rapport à celle de la Tchécoslovaquie, confirme cette tendance. Si la Hongrie a abandonné tout irrédentisme (2) , c’est en grande partie pour des raisons économiques : les Hongrois rêvent de rejoindre l’Union européenne, ce qui est incompatible avec le fardeau économique que constituerait la prise en charge des minorités hongroises de Roumanie et de Slovaquie plus pauvres. La quête d’efficacité économique a étouffé la vision d’une Grande Hongrie, même si toute vibration rhétorique sur ce sujet n’a pas disparu.

Le même phénomène se reproduit aux quatre coins de la planète. Face au précédent de la réunification allemande dont le coût exorbitant a marqué les esprits, les Coréens du Sud ont renoncé à une réunification rapide de la Péninsule, bien qu’elle fasse toujours partie des priorités officielles. L’argument avancé est imparable : si l’opulente Allemagne de l’Ouest a tant de difficultés à digérer sa moitié de l’Est, comment la Corée du Sud, qui joue de justesse dans la même cour que la RFA en matière économique, pourra-t-elle se relever de sa fusion avec la Corée du Nord, cette dernière étant encore plus sclérosée que ne l’était la RDA ?

En Italie du Nord, la Ligue lombarde s’est rendue populaire en faisant miroiter la possibilité de se séparer du sud du pays, si cher et improductif. Au XIXe siècle, l’unité italienne, qui mit fin aux douloureuses divisions de la Péninsule, avait été accueillie comme un facteur de développement et un moyen d’acquérir un statut plus élevé sur la scène internationale.

En Espagne, c’est dans les deux régions les plus aisées et industrialisées (Catalogne et Pays basque) que le nationalisme régional est le plus fort. Les revendications catalanes et basques sont en fait moins adressées à Madrid qu’aux régions pauvres comme l’Andalousie, l’Estrémadure ou les Asturies, dans lesquelles les sentiments nationalistes sont faibles.

« L’enfer, c’est les autres », pourraient déclarer les sécessionnistes du monde entier, désireux de se délester des régions pauvres du pays, responsable d’une baisse du PNB par habitant. Parfois la majorité cherche à se débarrasser d’une minorité jugée improductive ; dans d’autres cas, c’est la minorité qui espère améliorer son sort en quittant l’indigente majorité. Dans les deux cas, la solution passe par le « largage » des indésirables, dans l’espoir de mener une vie plus confortable.

Le facteur désintégrateur qui agit sur les individus (les riches sont de moins en moins solidaires des pauvres) concerne aussi les peuples. L’appât du gain, la course vers la prospérité et la poursuite débridée des biens de consommation semblent être devenus le nouveau moteur de l’histoire. La gloire, la fierté nationale, le bien-être collectif, l’intérêt commun, la volonté de puissance, cèdent la place aux considérations matérielles, même si de temps à autre certains mouvements semblent reprendre l’étendard ; il ne s’agit pourtant que d’un écran de fumée.

Bien souvent, le nationalisme et la proximité culturelle ne sont utilisés que pour mieux masquer l’intérêt économique à court terme. Le monde est entré dans l’ère de la prolifération étatique et du sécessionnisme à tous crins, mais aussi, et peut-être de façon plus flagrante, dans celle du cocooning stratégique.

Pascal Boniface

Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Paris ; auteur de La Terre est ronde comme un ballon, Seuil, Paris, 2002, et de La France contre l’Empire, Laffont, Paris, 2003.
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Le train sifflera 4 fois ou plus jamais! Je vous propose de signer 4 pétitions pour sauver ce service public par Lucien Pons.

15 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République, #La finance dérégulée, #Services publics, #l'horreur économique

Le train sifflera 4 fois ou plus jamais! Je vous propose de signer 4 pétitions pour sauver ce service public

 

 

Bonjour

 

Le démantèlement de nos services publics continue !

 

Lors de sa séance plénière du 14 décembre 2016, le Parlement européen a confirmé en deuxième lecture la libéralisation des marchés ferroviaires. Ces propositions forment le pilier « marché » du quatrième paquet ferroviaire présenté par la Commission européenne en janvier 2013.

La région PACA subit avec d'autres régions de France les conséquences de la décision européenne de décembre 2016 d'ouvrir à la concurrence toute la partie voyageurs du réseau ferré : les TER, les inter cités, les trains de nuit et les TGV. Mais pour mieux préparer la vente aux opérateurs privés, il faut rendre ces transports plus rentables, donc il faut en finir avec le service public. Pourtant le simple bon sens devrait conduire à renforcer le service public ferroviaire.

Cette suppression des « Intercité direct » est un nouveau coup dur pour la continuité territoriale – principe républicain majeur.

Par exemple la région de Nice est de moins en moins desservie par les trains vers Marseille et au-delà (suppression du tgv Nice/Lille, suppression des trains de nuits Nice/Strasbourg, Nice/Paris, Nice/Bordeaux/Irun, Nice/Luxembourg, Nice/Nantes...)

La stratégie de Guillaume Pepy (Président de la SNCF) et de l'Etat vise à démanteler le service public SNCF jusqu'à son imminente privatisation .

 

Pourtant le rail a des avantages majeurs à notre époque :

  • La sécurité sur les routes

Il est évident que la suppression du trafic ferroviaire va gonfler dangereusement le trafic routier et remettre en question la sécurité et la tranquillité des usagers sur la route.

Il faudrait au contraire développer le ferroutage afin d’éviter les norias de camions sur nos routes et autoroutes

  • La lutte contre la pollution.

Il est évident que les véhicules personnels et les cars polluent abondamment. Le train est la meilleure réponse à la question environnementale. Les embouteillages sur les routes constituent les principales sources d'émissions de particules nocives pour la santé.

  • La lutte pour améliorer la santé publique.

Une politique concertée d’aménagement du territoire permettrait de retrouver une vie saine et permettrait d’éviter le développements des affections de plus en plus graves pour la santé publique.

Mais cette politique d’intérêt général ne permettrait pas aux rapaces de la finance mondialisée d’augmenter leurs profits de façon exponentielle. Les lobbyistes veillent au grain et imposent via l’Union Européenne les directives néfastes que tout Etat doit appliquer sans barguigner. Le locataire actuel de l’Elysée, tout imprégné d’intégrisme européiste, veut être le meilleur serviteur de cette hyper-classe. Ceci explique la vitesse des régressions dans tous les domaines. Le train en est un des aspects !

Les responsables politiques ont la charge de l’intérêt général, c’est pour cela qu’ils sont élus tout de même ! Mais les intérêts privés sont désormais considérés comme au-dessus de tout. C’est pourquoi ils sont obligés d’obéir aux injonctions de l’Union Européenne. L’Union Européenne a imposé la privatisation complète du rail par la directive de janvier 2016 concernant le quatrième paquet ferroviaire et il faut obéir !

 

La bataille du rail s’impose de nouveau !

Il reste - pour défendre l’intérêt général - la mobilisation populaire. C’est pourquoi je vous demande de signer les pétitions suivantes.

Mais nous pouvons faire beaucoup plus ! L’organisation « ouiautraindenuit-paris@ntymail.com » envisage de monter une grande manifestation dans toute la France pour s’opposer à la privatisation du rail, les 9 et 10 décembre 2017 jours du dernier train de nuit Nice-Paris.

Je vous invite à vous signaler auprès d’eux en utilisant l’adresse électronique ci-dessus afin de coordonner les actions à venir.

Cordialement

Lucien Pons

 

Les quatre pétitions à signer

  1. Pétition Oui au train de nuit !

 

Le démantèlement de l'Intercité de Nuit Paris-Nice est programmé pour le 9 décembre.

Le train sifflera 4 fois ou plus jamais! Je vous propose de signer 4 pétitions pour sauver ce service public par Lucien Pons.

Ne le laissons pas disparaître dans l'indifférence

Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

http://chn.ge/2zzaY9u

 

  1. Pétition "Sauvons le train Intercité Nice Bordeaux !"

 

A partir du 10 décembre 2017, la SNCF a décidé de supprimer la seule et unique liaison directe (sans changement) qui relie la côte d'Azur à l'Occitanie et l'Aquitaine.

Le train sifflera 4 fois ou plus jamais! Je vous propose de signer 4 pétitions pour sauver ce service public par Lucien Pons.

Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

http://chn.ge/2iRDEjL

 

 

  1. Non à la privatisation de nos TER PACA !

Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

http://chn.ge/2i9yK1Y

  1. Pétition « MAINTIEN DE LA LIGNE SNCF PERTUIS-AIX EN PROVENCE »
Le train sifflera 4 fois ou plus jamais! Je vous propose de signer 4 pétitions pour sauver ce service public par Lucien Pons.

Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

http://chn.ge/2zTYg5M

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MANIFESTATION DES SALARIES DE GALDERMA

15 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #l'horreur économique

MANIFESTATION DES SALARIES DE GALDERMA

FRANCE 3
09 novembre 2017
Par Philippe MULLER

Ils ont manifesté contre la fermeture de leur entreprise. Pas moins de 400 salariés de Galderma se sont mobilisés ce matin pour dire non au plan de restructuration qui menace pas moins de 500 postes sur le site de Sophia-Antipolis. Les manifestants ont défilé de leur laboratoire dermatologique jusqu’au rond point de St Philippe. Les représentants du personnel seront reçus la semaine prochaine au ministère du travail.
l

Le directeur du centre, a insisté sur la volonté du groupe à maintenir une activité pour 150 personnes sur la technopole, tandis que 100 postes sont ouverts en Suisse près de Lausanne et que 300 "départs volontaires" seraient proposés.

La  pétition des salariés lancée sur Change.org a dépassé les 17.000 signatures.

NON à la fermeture du site de Galderma/Nestlé Skin Health de Sophia Antipolis.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-non-%C3%A0-la-fermeture-du-site-de-galderma-nestl%C3%A9-skin-health-de-sophia-antipolis

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Les 75 ans du Normandie-Niemen (GC-3), par Jacques Sapir.

15 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La nation ., #La France, #L'OTAN., #La République, #La Russie, #l'Allemagne

Les 75 ans du Normandie-Niemen (GC-3)

Les 75 ans du Normandie-Niemen (GC-3), par Jacques Sapir.

 

 

Le 12 novembre 1942 arrivèrent sur la base de Rayack, en Syrie, trois C-47 (appellation militaire du DC-3) qui devaient transporter les pilotes et mécaniciens français, désignés pour constituer le GC-3 (3ème Groupe de Chasse) « Normandie » vers Bagdad, d’où ces personnels rejoindraient Téhéran puis Ivanovo, à 250 km de Moscou. Ainsi débutait ce qui allait devenir l’épopée du Groupe de Chasse le plus connu de Forces aériennes françaises libres (FAFL), le célèbre « Normandie-Niémen ».

Cette date du 12 novembre est symbolique des difficultés rencontrées des deux côtés, que ce soit du côté des Français Libres ou des Soviétiques. Pour ce derniers, on est en plein dans la bataille de Stalingrad[1]. Si les troupes allemandes de von Paulus, le commandant de la 6ème armée, ne progressent plus dans une ville qu’elles ont conquises à 90%, la contre-offensive, que les soviétiques appellent l’opération « Uranus », n’a pas encore débutée. Elle ne commencera que le 19 novembre 1942. La contribution française, pour symbolique qu’elle soit, est venue non pas dans les temps plus faciles de 1943 et 1944, mais au moment ou tout était en suspens, où se décidait le sort de la guerre.

Pour les Français Libres, la situation n’est pas non plus des plus faciles. Si la France Libre est sortie de la phase d’improvisation et de bricolage qui fut la norme jusqu’à la fin du printemps 1941, elle reste très faible. Les pilotes, puisque l’on est dans le domaine aérien, sont essentiellement des évadés. Il en est ainsi du premier chef « opérationnel » du Normandie, le commandant Jean Tulasne. Le général de Gaulle se bat politiquement pour la reconnaissance de la France Libre comme seul représentant légitime de la France, une bataille gagnée auprès des britanniques, mais bien plus difficile face aux Etats-Unis qui maintiendront, jusqu’au débarquement en Afrique du Nord, des liens étroits avec le régime de Vichy. Dans ce contexte, le projet d’envoyer une unité, aussi faible soit-elle, se battre avec les soviétiques fait sens. Elle symbolise la reconnaissance de la France Libre par le régime soviétique. C’est ce qui explique que les négociations concernant l’envoi de cette unité ont commencé fort tôt, dès décembre 1941, et se sont conclus positivement en juillet 1942.

Le GC-3 « Normandie », au 12 décembre 1942, se compose de 14 pilotes[2], certains très expérimentés (comme Tulasne, Littolff, de La Poype et Albert) et d’autres qui le sont beaucoup moins. Ils se sont entraînés, depuis le mois d’octobre, sur des Dewoitine D-520, survivants des combats fratricides de Syrie, les avions n° 303 et 397.

Le voyage, commencé donc le 12 novembre, s’achèvera le 2 décembre sur le terrain d’Ivanovo. Entre-temps, les pilotes auront pu apprendre le sabordage de la Flotte française à Toulon (le 27 novembre 1942). L’entrainement commence immédiatement et, le 11 mars 1943, l’unité est présentée à la hiérarchie soviétique comme étant opérationnelle. Elle compte alors 14 pilotes, dont 9 sont considérés comme bons ou excellents. Elle est envoyée au combat de 22 mars 1943, et elle opérera durant toute la guerre au sein de la 303ème division de chasse de l’Armée Rouge (VVS-RKKA), commandée par l’une des figures charismatiques de la Chasse soviétique, le général Guéorguy N. Zakharov[3]. Le « Normandie », auquel de nouveaux pilotes sont régulièrement envoyés, combattra au-dessus de Koursk, Smolensk et Ielna. Quand il est (provisoirement) retiré des opérations en novembre 1943, il aura acquis 77 victoires mais au prix de 21 pilotes, tués, prisonniers ou disparus.

Le GC-3 subira de lourdes pertes dans l’ensemble de la guerre, (42 pilotes tués dont 30 en opérations aériennes), mais il deviendra le Groupe de Chasse ayant acquis le plus de victoires de la chasse française durant la seconde guerre mondiale (273 victoires confirmées, 38 probables). Il a acquis une réputation égale à nulle autre auprès des forces armées soviétiques, et le gouvernement de l’URSS lui accordera le nom de « Niémen » pour sa contribution, en 1944, à la couverture aérienne du franchissement de ce fleuve par les forces soviétiques. Le GC-3 sera fait « Compagnon de la Libération » par le général de Gaulle[4]. Il sera re-complété à de nombreuses reprises (1943, 1944 et 1945) pour combler les pertes[5].

Les pilotes survivants connaîtront des sorts divers après-guerre, certains restant dans l’Armée de l’Air, connaissant des belles carrières (comme le général Delfino) ou périssant en mission commandée. D’autres entreront dans la vie civile. C’est le 17 février de cet année qu’est décédé le dernier des pilotes survivants, G. Taburet[6].

Sa contribution fut, certes, symbolique. Mais, certains symboles pèsent lourd. On retiendra l’un de ceux-ci. Le 15 juillet 1944, lors d’un vol de convoyage pour rejoindre un aérodrome plus proche du front, Maurice de Seynes est victime d’une fuite d’huile qui l’aveugle et provoque un début d’incendie de l’avion (Yak-9). Il pourrait sauter. Mais, dans le coffre de l‘avion, situé juste derrière le pilote, il a embarqué son mécanicien personnel, N. Bielozub, qui ne porte pas de parachute. En dépit d’ordres répétés, envoyé à la radio par le commandement soviétique tout comme par le commandant du Groupe, Delfino, de Seynes se refuse de sauter et tente de se poser. A chaque fois, aveuglé, il manque la piste. A la quatrième tentative, l’avion décroche à l’atterrissage et s’écrase, tuant les deux hommes.

L’acte de de Seynes reste, encore aujourd’hui, un symbole de la fraternité des aviateurs français et des combattants russes.

[1] Lopez J., Stalingrad : la bataille au bord du gouffre, éditions Economica, coll. « Campagnes & stratégies », 1er octobre 2008, 1e éd., 460 p.

 

[2] Plus un pilote de l’avion de liaison et de servitude du Groupe.

 

[3] Le Général Георгий Нефёдович Захаров , né en 1908 et décédé en janvier 1986, aviateur breveté depuis 1933, combattra parmi les « volontaires » soviétiques dans la Guerre d’Espagne sur I-15 puis I-16 (6 victoires). De retour en URSS il est nommé commandant d’escadrille, puis en 1938, prend la tête d’une escadrille au sein du « Groupe de volontaires soviétiques » envoyé pour aider l’armée de Tchiang-Kai-Tchek contre les japonais. Rentré en URSS fin 1938, il est envoyé à l'Académie militaire soviétique du personnel d'Etat-major et il est promu Colonel. Il est nommé alors au poste de commandant de la composante aérienne du District militaire de Sibérie. Le 7 mai 1940, il est nommé au rang de major général et commande une partie de la chasse soviétique lors des combats de Khalkhin-Ghôl. En novembre, il quitte la Sibérie pour commander la 43e Division d'interception, alors stationnée à Minsk. Il effectue plusieurs missions de reconnaissance de nuit au début de juin 1941, où il détecte des concentrations de forces allemandes considérables. Avec le début de la guerre, il remporte plusieurs victoires au dessus de Minsk, puis est envoyé superviser l’entraînement des nouveaux pilotes à Oulan-Oude et revient prendre la commandement de la 303ème Division Aérienne (303 AID) en décembre 1942. Il a écrit un livre de souvenirs Я - истребитель (Moi-Chasseur), publié an 1985 au Voyennizdat (Moscou).

 

[4] http://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/les-unites-militaires/le-regiment-de-chasse-_normandie-niemen_

 

[5] La liste des pilotes peut être trouvée ici : http://normandieniemen.free.fr/les_pilotes_du_Normandie_Niemen.htm

 

[6] http://www.defens-aero.com/2017/02/normandie-niemen-perd-dernier-pilote-chasse-gael-taburet.html

 

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« Pourquoi nos enfants deviennent des crétins ! » L’édito de Charles SANNAT

14 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La santé, #Ecole

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Tout d’abord, je tiens tout de suite à préciser que ce titre un peu violent n’est pas une insulte à l’égard de nos enfants, mais bien une inquiétude profonde de notre avenir à commencer par le monde qu’en tant qu’adultes nous préparons, et avons d’ailleurs déjà préparé, à nos enfants.

Le crétinisme est une maladie liée au manque d’iode et qui touchait particulièrement les zones éloignées des côtes où l’apport en poissons et produits de la mer permet de fournir nos organismes en iode. C’est dans les Alpes et dans l’Eure que la prévalence de crétinisme était la plus forte.

Puis, avec des régimes alimentaires meilleurs, nous avons su faire reculer cette maladie terrible. Pourtant, le crétinisme revient, mais il n’est pas le seul.

Baisse du QI, du comportement et autisme en hausse, la santé mentale et les capacités cognitives de nos enfants, là, maintenant, sous nos yeux effarés, sont en train de s’effondrer.

La réponse à titre collectif tarde ? Prenez les devant à titre individuel.

Je vous invite à toutes et tous visionner ce reportage excellent et alarmant d’ARTE mais qui correspond en tous points à ce que je peux voir autour de moi et constater dans les écoles que je fréquente à travers mes propres enfants.

La situation est très grave.

« Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge Idiocracy ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ? Épidémie ? Huit ans après “Mâles en péril”, qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. “Demain, tous crétins ?” relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure. »

Voilà pour le résumé de l’émission d’ARTE à voir en vidéo (complète) ci-dessous tout en bas, d’une durée d’environ 45 minutes.

Nous savons quoi faire pour réduire les risques !

Les facteurs aggravant de la bêtise et de la baisse de notre intelligence nous les connaissons.

  1. Les régimes alimentaires.
  2. Les perturbateurs endocriniens et donc les sources de pollution.
  3. Les écrans au sens large qui ont également un impact majeur sur la construction des esprits de nos enfants.

Nous pouvons attendre les bras croisés que l’État fasse quelque chose.
Vous pouvez attendre et contempler vos enfants s’enfoncer en attendant que « l’Europe fasse quelque chose ».
Vous pouvez et nous pouvons nous lamenter en disant… « et moi, que voulez-vous que j’y fasse ? ».

Eh bien justement, la réponse c’est nous.

Chacune et chacun de nous en tant que parent.

Je refuse que la vacuité soit l’horizon éducatif indépassable pour mes enfants !

  • Je refuse la médiocrité pour mes enfants.
  • Je refuse le manque d’ambition pour mes enfants.
  • Je refuse cette société de l’inculture crasse pour mes enfants.
  • Je refuse cette bien-pensance absurde et mortifère pour la construction de mes enfants.
  • Je refuse les méthodes de lectures inefficaces pour mes enfants.
  • Je refuse de lobotomiser mes enfants devant des écrans et des émissions destinées à transformer ceux que j’aime uniquement en temps de cerveaux disponible pour les publicités des grandes marques.
  • Je refuse que mes enfants soient marchandisés, abrutis, crétinifiés et soumis au totalitarisme marchand.
  • Je refuse la télé pour mes petits, l’alimentation industrielle, les boissons gazeuses mortelles pour le foie, ou encore les bombons qui rendent fous (oui, oui, cela existe, tenez, regardez).

Sans oublier les bonbons qui attaquent les dents en quelques secondes et tout le reste tellement ils sont acides mais qui restent en vente libre.

Ou encore ces “friandises-là” contenant un mélange d’acide citrique et d’acide malique couramment utilisé pour détartrer les… cafetières. Tuons donc nos enfants!

Je refuse tout cela, parce que tout cela c’est la facilité.

Élever des enfants, les accompagner avec un amour infini à devenir des adultes épanouis et responsables ainsi que des citoyens de valeur, cela demande du temps, de l’effort, du courage et de la constance, c’est-à-dire l’inverse des valeurs que ce système absurde tente par tous les moyens de faire rentrer dans nos têtes.

Mes amis, mères et pères qui lisez ces lignes, votre combat, notre combat est de protéger nos enfants contre ce qu’il y a de mauvais. Depuis la nuit des temps, chaque espèce animale protège ses petits.

Nous n’avons plus à protéger nos enfants des rats en les suspendant dans des linges en hauteur à des poutres, ou à monter la garde la nuit pour faire fuir les loups.

Que cette époque était finalement simple. L’ennemi était évident, et protéger vos enfants ne réclamait pas d’efforts intellectuels particuliers ou d’aller à l’encontre d’un système majoritaire.

Nous vivons une époque très complexe, où il est très difficile de nommer l’ennemi ou le danger. Ennemi et danger sont protéiformes et désincarnés.

Nous ne luttons ni contre un pays, ni contre un peuple, ni contre tel ou tel individu, ou contre telle ou telle structure ou entité.

Nous luttons contre un système qui a été parasité par une idéologie mortifère et qui est celle du totalitarisme marchand allant jusqu’à détruire par ses excès l’environnement et aussi, par voie de conséquence, vos enfants.

Je ne vous parle pas d’un sombre futur hypothétique, mais d’un triste présent bien actuel.

Le combat a lieu aujourd’hui et maintenant.

Chacune et chacun de nous doit le mener.

Personne ne doit se résigner à abdiquer les saines ambitions légitimes pour ses enfants.

Cette ambition légitime concerne le bon développement physique, psychique, affectif, mental et culturel de nos enfants.

Cette ambition, à titre individuel et personnel, relève de votre seule et unique responsabilité.

Nous avons le choix de ne pas jouer ce jeu-là. De ne pas acheter ces produits. De ne pas mal manger, de ne pas s’intoxiquer dans des environnements pollués.

Les actes de résistance sont toujours fondés sur des convictions plus fortes et plus justes que ce que le système dominant défend et veut imposer.

Est-il juste d’imposer la casse du savoir et de la connaissance ?
Est-il juste d’imposer la casse de ce qu’est l’enfance et l’imaginaire d’un petit ?
Est-il juste d’imposer des éducations sexuelles prématurément et qui parfois confine au viol psychique de la maturité de l’enfant ?
Est-il juste de leur faire manger n’importe quoi ? De les intoxiquer avec les produits pourris que nos industriels nous vendent ?

Tout cela est profondément injuste, mais nous pouvons limiter la casse, choisir d’autres façons de faire, avoir le courage de ne pas donner un smartphone en CM1 parce que « quand même c’est plus sûr ». Un smartphone n’a jamais empêché un enfant d’être enlevé. Jamais. Il n’est non seulement pas un gage de sécurité pour vos enfants, mais il est l’un des outils de sa déstructuration.

Si l’amour infini et inconditionnel est ce qui doit caractériser tout parent, alors, parents et grands-parents, lutter contre ce système de façon pacifique et par la résistance passive est un devoir impérieux et une nécessité absolue.

Le système n’est jamais rien que la somme de nos décisions quand bien même nos décisions sont formatées par les publicités et les messages médiatiques. Nous ne sommes pas obligés de les suivre.

Mais il est vrai que toute résistance demande du courage. Le courage d’aimer nos enfants encore plus fort, pour ne pas poursuivre le développement d’un monde de crétins.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Demain tous crétins? Documentaire d'ARTE visible jusqu'en janvier 2018.

 

A voir absolument  et à transmettre:   documentaire de 55 min, inédit

 

Les articles inquiétants ont beau se multiplier depuis quelques mois déjà, on ne peut pas dire que les autorités prennent le taureau par les cornes.

Cette synthèse limpide aura-t-elle davantage d'effets? En attendant il faut conseiller aux femmes enceintes ( et aux jeunes enfants ) de consommer de l'iode ( sel iodé, poisson ... ), indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde.

 

Arte fait passer ce documentaire: très bien, mais à 21h 35!

 

A voir ici:  visible jusqu'au 10 janvier 2018

 

https://www.arte.tv/fr/videos/069096-000-A/demain-tous-cretins/

 

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11 novembre : leur "pacifisme", parlons-en ! par Jean LEVY

13 Novembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #l'Allemagne

Emmanuel Macron et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, le 10 novembre 2017. CHRISTIAN HARTMANN/AFP

Emmanuel Macron et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, le 10 novembre 2017. CHRISTIAN HARTMANN/AFP

par Jean LEVY

C'est devenu une tradition : tous les anniversaires liés à la Grande guerre, celui de l'Armistice de 1918, comme ceux des batailles, de Verdun hier, d'Alsace ce 10 novembre, sont utilisés depuis des décennies par nos gouvernements successifs, et par Emmanuel Macron aujourd'hui, pour passer le message : "les deux dernières guerres entre la France et l'Allemagne furent une horrible et malheureuse tragédie, une véritable guerre civile entre leurs deux peuples qui, aujourd'hui,  sont en paix grâce à l'Union européenne..".

Visionner la vidéo de la cérémonie de la bataille d'Alsace, où Emmanuel Macro innaugure  le premier "historial" franco-allemand en

CLIQUANT CI-DESSOUS

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haut-rhin/hartmannswillerkopf/direct-emmanuel-macron-inaugure-premier-historial-franco-allemand-hartmannswillerkopf-1363195.html

En effet, pour ne parler que des tués, ce furent 1.400.000 Français et 2 millions d'Allemands qui furent sacrifiés en 52 mois de guerre de 1914 à 1918.

Mais alors, selon toute logique, les responsables de ces massacres de masse, les dirigeants français et allemand de l'époque, civils et militaires,  sont des criminels qu'il faut dénoncer, au lieu de les honorer comme des héros, tels sont les Poincaré, Clemenceau  , Joffre, Foch et Pétain, d'un côté, Guillaume II, von Bethmann Hollweg,  Ludendorff, Hindenburg, encore aujourd'hui glorifiés dans leur pays respectifs... 

Pourtant, à l'époque des Français et des Allemands courageux  se sont dressés contre la guerre. Ils dénonçaient les affrontements entre intérêts capitalistes des deux côtés du Rhin, ceux des "marchands de canons" - les  Krupp, les Wendel, les Thyssen, les Schneider,  -  comme causes de la guerre à venir : Jaurès en France, Karl Liebnecht  et Rosa Luxembourg en Allemagne. Le premier a été assassiné le 30 juillet 1914, les deux autres, immédiatement emprisonnés à la déclaration de guerre, puis fusillés par des militaires le 15 janvier 1919.

Quant aux soldats qui fraternisèrent ou qui, en 1917, mirent "crosse en l'air", ils furent fusillés "pour l'exemple". Et aujourd'hui, les pouvoirs successifs ont refusé de les réhabiliter !

Refrain de la chanson de Craonne

toujours interdite durant les cérémonies officielles

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

Comment dans ces conditions, croire à la sincérité des hommes politiques qui utilisent la douleur collective à fins de construction européenne ? "Pacifistes"  Macron comme Merkel, qui aujourd'hui,  non seulement font commerce des armes de destruction massive, mais qui transforment leurs soldats en vigiles,  en Afrique comme en Syrie, au profit des intérêts privés des patrons d'Areva, de Total, des Bouygues, de Bolloré...

Cette politique de camouflage des vraies responsabilités des guerres se poursuit sur d'autres terrains : Hitler est décrit comme un tueur de masse, déconnecté de l'histoire allemande, un épisode, une parenthèse, sans rapport avec la réalité de l'histoire germanique. Les liens des nazis avec le gratin de l'industrie et de la finance d'outre Rhin qui le propulsa au sommet du pouvoir en 1933, sont délibérément gommés de l'histoire telle qu'elle est officiellement enseignée dans nos écoles et universités. 

La libre  et juteuse "collaboration" du capital allemand et français avant, pendant  et après l'Occupation, les Krupp-Thyssen toujours à la manoeuvre, se poursuit aujourd'hui dans le cadre de l'Union européenne. Ce qui explique la réécriture de l'histoire par nos gouvernements successifs : qui oserait se revendiquer de l'aventure européenne si celle-ci n'était qu'une nouvelle collaboration à la Montoire ?

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Pétain aux Français le 30 octobre 1940

« C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun « diktat », aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. »

« A tous ceux qui attendent aujourd'hui le salut de la. France, je tiens à dire que ce salut est d'abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d'avoir confiance. A ceux qui doutent comme, à ceux qui s'obstinent, je rappellerai qu'en se raidissant à l'excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. »

« Celui qui a pris en mains les destinées de la France a le devoir de créer l'atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration.

 

Aujourd'hui, il a fallu la désignation récente du prix Goncourt 2017, décerné à Eric Vuillard pour son roman  "L'ordre du jour"...

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pour rappeler les liens de l'Allemagne nationale-socialiste avec la crème du capital allemand,

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et le partage de fait du pouvoir, économique pour celui-ci, politique et policier pour Hitler et ses SS.

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Mais a-t-on vu pareil prix Goncourt aussi peu commenté dans nos médias...

Le pouvoir macronien et ses chiens de garde ne tiennent pas à ce qu' une publicité soit faite, par littérature interposée,  aux thèses qui éclairent une réalité que l'oligarchie franco-allemande veut à tout prix cacher.

La vérité sur cette collaboration permanente entre les grands patronats français et allemand, définissant la politique suivie par leurs gouvernements respectifs, si cette réalité était connue, elle ferait exploser la fable de "l'Europe pour la paix".

C'est pour cette raison, que les Macron, les Merkel nous chantent les charmes de l'amitié éternelle entre nos peuples, en fait, celle des membres de l'oligarchie franco-allemande...comme durant l'Occupation !

Tag(s) : #Histoire, #Politique française
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