Le blog de Lucien PONS

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"La corruption ça suffit". Soirée débat organisée par Médiapart au théâtre de la ville à Paris.

21 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;, #La mondialisation

Soirée débat organisée par Médiapart au théâtre de la ville à Paris.

"La corruption ça suffit". La vérité des affaires. La vertu de la République.

Présebnté par Edwy Plénel et animé par Fabrice Arfi (Médiapart), Benoît Collombat (France-Inter) et Antoine Peillon (La Croix).

J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis Lundi 20 octobre 2014. Par Louis Monnier, professeur retraité.

21 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La guerre

J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis

Lundi 20 octobre 2014. Par Louis Monnier, professeur retraité.

J’ai vu l’autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis  Lundi 20 octobre 2014.  Par Louis Monnier, professeur retraité.

Ce témoignage, publié le 03-12-2013 sur le blog du Nouvel Observateur, est d’autant plus intéressant que le reportage a été réalisé au début des manifestations de la place du Maïdan, et donc bien avant les évènements qui ont fait connaitre à la face du monde, que les néo-nazis étaient de retour, qui plus est, au pouvoir dans un pays du continent européen, l’Ukraine, et soutenus par cette dictature capitaliste qu’est l’Union européenne.

Autre fait intéressant, cet article ne peut être taxé de partisan, car il est publié par un journal, le Nouvel Observateur, que l’on ne peut accuser d’être russophone ou pro-communiste, toutes tares qui comme on le sait bien, sont à la genèse de la désinformation. De plus, l’auteur de l’article semble être pour l’Union européenne...

En tous cas, ce reportage confirme, s’il en était besoin, que cette organisation des mouvements fascistes et néo-nazis en Ukraine, n’est pas née de rien, et qu’elle a été savamment mûrie, préparée et orchestrée depuis bien avant les évènements du Maïdan.

Pascal Brula

En ces temps où l’on parle de l’Ukraine pour son refus de signer un accord avec l’UE et les manifestations pro-européennes qui en découlent, voici un autre visage du pays, que j’ai pu voir de mes propres yeux.

Cet été, je me suis rendu dans la région de Brody, dans l’ouest ukrainien, avec une amie canadienne d’origine ukrainienne (et ukrainophone). Le 21 juillet 2013, j’ai assisté à un événement assez surprenant pour un européen occidental.

Un curieux anniversaire

A cette date, les nationalistes et leurs sympathisants, entraînés par le parti d’extrême droite Svoboda (dont on voit beaucoup flotter le drapeau ces jours-ci à Kiev), saluent le passé collaborationniste avec les nazis. Ils ont commémoré cette année le 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna (désormais 1ère division ukrainienne), qui a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody (juillet 1944).

Commémoration du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

Commémoration du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

Tout commence par une messe gréco-catholique auprès du monument érigé sur le mont Jbyr, un revers de côte qui domine la plaine, à la mémoire des divisionnistes ukrainiens qui y attendaient de pied ferme l’armée soviétique pour retarder sa progression dans la reconquête de l’Ukraine.

Des milliers de soldats sont tombés là, des milliers de civils se sont terrés sous les bombardements et beaucoup y ont péri… Les souvenirs des survivants sont terrifiants. Mais rien ne transparait plus dans cette manifestation où se pressent quelques anciens de la division, des nostalgiques, avec femmes et enfants, des militants de Svoboda portant la chemise brodée ukrainienne et quelques curieux des environs.

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

Les discours des autorités (maire, président des anciens de la division…) se succèdent tous plus enflammés les uns que les autres, clôturés par celui d’Iryna Sekh, députée de Brody au Parlement national et figure de Svoboda. Un chanteur "engagé" entonne ensuite des chants patriotiques, suivi d’un groupe formé de quelques anciens "Upistes", ces anciens membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

Discours, gerbes et sigle SS

Tout ce beau monde ne doute pas un seul instant de la grandeur du combat mené par la division SS et sans aucune attention à tous les méfaits qu’elle a pu commettre, notamment la destruction complète du village de Huta Pieniacka et de son millier d’habitants, le mitraillage de 365 habitants d’origine polonaise de Palykorovy en 1944, son entrainement en France contre les maquisards, sa chasse des partisans biélorusses, sa participation à la destruction du ghetto de Varsovie, etc.

Ce qui compte avant tout, c’est qu’elle a voulu "libérer l’Ukraine" des bolcheviques et du communisme, mais en semblant oublier que c’était au profit des nazis et du nazisme !

Une fois les gerbes déposées et les discours prononcés, ponctués d’un "Vive l’Ukraine ! Vive les héros !", les participants rejoignent les cars affrétés à cet effet et partent pour le lieu suivant : Pidhirtsi, autre point de la côte dominant la plaine et où se dresse un tumulus planté d’une croix et entouré de quelques tombes.

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Nouvelle messe, nouveaux discours, nouveaux chants et nouveau départ pour la dernière et majeure étape : le cimetière de la division à Tchervone. Là sont enterrés ceux qui ont péri dans la bataille et ont été identifiés. La foule est cette fois beaucoup plus conséquente. Il semble que l’on soit venu de plus loin, les autorités viennent de la capitale régionale, Lviv, qui est à une soixantaine de kilomètres.

Il est prévu d’ensevelir, avec tous les honneurs, deux dépouilles de soldats de la division retrouvés récemment sur les lieux de la bataille. Cela se fait en grande pompe, sous l’égide des plus hautes autorités religieuses uniates, en présence d’une foule bigarrée.

Les dépouilles sont escortées par des figurants revêtus des uniformes allemands correspondant à ceux que portaient les divisionnistes et, après la bénédiction des cercueils, une salve d’honneur est tirée par deux soldats en uniformes allemands ornés du sigle SS sur leur col.

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

"Qui sont les Nôtres ?"

Impression bizarre, émotion mais uniquement personnelle, tout parait très normal aux présents ! Mais le clou du spectacle est à venir : la reconstitution jouée par une troupe de cascadeurs (russes parait-il, ce qui est un comble pour des nationalistes ukrainiens !) de la bataille elle-même.

Il faut rappeler qu’elle a duré trois jours et mis aux prises 15.000 divisionnistes SS (dont la moitié est restée sur le champ de bataille) et le double de troupes soviétiques. La foule apprécie cette agréable réjouissance, avec musique et commentaires diffusés par haut-parleurs, jeux pour les enfants, buvette, vente de souvenirs… Et de s’esclaffer devant la pantalonnade, comme devant un quelconque combat de catch, "Vas-y ! Mets-lui un coup dans le foie" !

Au premier rang, cinq gamins de 6 à 10 ans s’interrogent pourtant : "Qui sont les Nôtres ?" Sous-entendu "Qui sont les Ukrainiens ?" Or, des Ukrainiens, il y en avait dans les deux camps et parmi les spectateurs présents, tous ou presque avaient eu un membre de leur famille dans le camp soviétique (baptisé ici "bolcheviques" pour insister sur l’armée du "Mal" en ces temps très "anti-communistes/ anti-bolcheviques"), mais pas forcément dans celui des divisionnistes SS revêtus de l’uniforme allemand ! D’où l’embarras des parents, "Ici il n’y a pas ’les Nôtres’ et ’les Autres’", et la perplexité des enfants…

Une mémoire tronquée, un présent incertain

Comment peut-on donner de la tragédie de cette guerre une vision aussi grotesque et humiliante pour ses victimes, aussi partiale et peu éclairante pour leurs descendants maintenus dans une ignorance coupable ?!

Svoboda a un très bon ancrage dans l’ouest de l’Ukraine. Pendant les trois mois que j’ai passé dans cette région du pays, j’ai pu constater à quel point ce parti, avec le soutien non négligeable de l’Eglise gréco-catholique, imposait sa vision de l’histoire de la guerre et de ses suites en URSS jusqu’au début des années 1950, dans le seul but de discréditer "l’occupation bolchevique" et de glorifier l’action de ses "combattants de la liberté" que furent les membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne et les soldats de la division SS.

Chemin faisant, non seulement la Seconde Guerre mondiale n’est guère plus commémorée, ses monuments vandalisés, abandonnés ou récupérés à d’autres fins, mais en plus est éliminé tout ce qui pourrait entacher la réputation des "nouveaux héros". Or ceux-ci ont laissé dans les mémoires le souvenir d’atrocités perpétrées contre la population civile qui ne les avait pas soutenus, des Ukrainiens mais aussi des Polonais. Quant aux Juifs, pourtant très nombreux dans la région, victimes de la Shoah par balles et des déportations de masse auxquelles les Ukrainiens sur place ont assisté, voire participé, ils se sont "évanouis" dans les mémoires et il n’en reste que quelques traces en voie de disparition.

Aujourd’hui, les quelques témoins survivants sont condamnés au silence et ne disposent d’aucuns moyens, d’aucun soutien pour pouvoir exprimer leur opposition. Aujourd’hui les drapeaux de Svoboda flottent dans les manifestations pro-européennes à Kiev. Pourtant, il reste du chemin à parcourir avant de faire partie de l’Europe !

Louis Monnier
Tiré du blog du Nouvel Observateur

Privatisation des barrages hydrauliques : discours d’André Chassaigne Lundi 20 octobre 2014, par André Chassaigne.

21 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Energie, #Services publics, #La nation ., #Europe supranationale, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

Privatisation des barrages hydrauliques : discours d’André Chassaigne

Lundi 20 octobre 2014, par André Chassaigne

Privatisation des barrages hydrauliques : discours d’André Chassaigne	  Lundi 20 octobre 2014, par  André Chassaigne.

Si l’on excepte le mot libéralisation utilisé dans presque tous les paragraphes, il n’y a rien à redire à ce texte. On peut toutefois mettre à l’actif d’André Chassaigne, l’emploi, par deux fois (!), du mot privatisation qui exprime beaucoup mieux la réalité de cette décision. Car je ne vois pas en quoi, le fait de brader les bijoux de famille aux capitalistes, serait un acte "libérateur" associé à une quelconque "liberté". Je rappelle que libéraliser vient du latin liberalis qui signifie généreux, noble, digne d’une personne libre. Or privatiser fait passer cet outil énergétique, d’une utilisation au service du peuple, c’est-à-dire offrant plus de libertés aux travailleurs, à une utilisation au service d’un capitaliste, c’est-à-dire restreignant les libertés de ce même peuple pour mieux le soumettre à l’exploitation de l’homme par l’homme. Il nous faut donc bannir de notre langage ce terme qui convient peut-être aux "antilibéraux", mais pas au communistes...

Pascal Brula

« Cet article 28 est le plus important du projet de loi. De façon assez anachronique, il est pourtant en décalage complet avec les objectifs de la loi. La question climatique, le réchauffement climatique et la transition énergétique sont en effet les objectifs premiers du texte. Or cet article porte un coup terrible – je le dis avec gravité, et je m’adresse à mes collègues pour qu’ils mesurent bien le poids de leur vote – au service public de l’énergie dans notre pays.

Privatisation des barrages hydrauliques : discours d’André Chassaigne	  Lundi 20 octobre 2014, par  André Chassaigne.

Avec cet article sur les concessions hydrauliques, il s’agit de permettre l’ouverture à la concurrence de l’exploitation de ces concessions hydrauliques, autrement dit la privatisation des barrages. Pour employer ce que vous allez peut-être considérer comme étant un grand mot, on peut parler de libéralisation du secteur de l’énergie.

Vous comprenez donc pourquoi j’ai demandé un scrutin public : chacun doit voter en étant conscient du fait qu’on ouvre véritablement une brèche dans ce qui a été construit en 1946.

Avant l’unification du secteur de l’énergie en 1946, notre pays comptait 200 entreprises de production, dont de nombreux barrages, 100 entreprises de transport d’énergie, 1150 entreprises privées de distribution et 250 régies locales.

S’agit-il aujourd’hui de mettre le bras dans cet engrenage qui, par la privatisation des barrages, arrivera à casser ce qui a été bâti en 1946 ? Nous avons déjà signalé qu’il serait plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe. Il conviendrait de réorienter la politique de l’énergie vers des logiques de long terme, qui ne peuvent être mises en œuvre que par la maîtrise publique, et non pas par la recherche d’intérêts financiers, nécessairement de court terme.

Après la dislocation des entreprises intégrées – j’utilise le mot "d’atomisation" du secteur de l’énergie dans notre pays – on nous présente aujourd’hui dans cet article l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. Bien évidemment, je sais ce qui va m’être répondu : cette mise en concurrence est l’une des conséquences du changement de statut d’EDF en société anonyme, comme de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques. On va me dire que la disparition du statut d’établissement public ouvre obligatoirement la voie aujourd’hui à la casse de l’unicité du système énergétique dans notre pays.

Il est vrai que c’est le statut d’établissement public qui permettait de déroger à la mise en concurrence des concessions lors de leur renouvellement. L’attribution à d’autres opérateurs de l’exploitation d’ouvrages hydrauliques jusqu’alors concédés au titre du droit de préférence au concessionnaire nourrit naturellement de nombreuses interrogations et inquiétudes, que je voudrais citer.

Premier problème : on subira inéluctablement une hausse des tarifs puisque le projet de loi impose une redevance importante aux nouveaux exploitants, ce qui conduira mécaniquement et inévitablement à une hausse des prix.

Le deuxième problème a trait à la sûreté du réseau électrique et à l’approvisionnement. Rien n’obligera les nouveaux exploitants à participer à la sûreté du réseau électrique. Pour des raisons de rentabilité, un exploitant pourra s’abstenir de fournir de l’électricité, même en cas d’urgence consécutive à des intempéries, s’il estime qu’il pourra gagner plus d’argent à une autre échéance.

Le troisième problème concerne les garanties accordées à tous les acteurs de l’eau. Chacun sait qu’un barrage ne sert pas uniquement à la production électrique mais aussi à d’autres usages, tels que la pêche, l’irrigation ou le sport. Qu’est-ce qui empêchera demain un exploitant privé d’accompagner ces usages d’une compensation financière ? Quelle maîtrise y aura-t-il sur cette dernière ?

Le quatrième problème est celui des inévitables destructions d’emplois. Le rapport d’information de Mme Battistel sur l’hydroélectricité, au demeurant excellent et très approfondi – même si l’on ne partage pas nécessairement toutes ses conclusions – se faisait l’écho d’une inquiétude quant à l’avenir du personnel des exploitants actuels, non seulement des exploitants se trouvant sur les barrages, mais aussi du personnel rattaché à la concession, travaillant à l’ingénierie, à la maintenance ou dans le secteur tertiaire. Le rapport le soulignait à juste titre.

Cinquième problème, et non le moindre : cette ouverture au marché, que l’on voudrait nous présenter comme étant une conséquence des évolutions européennes, de la concurrence libre et non faussée, ne se pratiquera qu’en France. Dans les autres pays européens, des réponses ont été trouvées, qui permettent d’éviter cette ouverture au marché.

Je voulais souligner l’ensemble de ces points, qui me paraissent d’une extrême gravité. Nous pensons qu’il n’était pas nécessaire de consacrer un chapitre aux concessions hydrauliques au sein de ce texte sur la transition énergétique. D’ailleurs, madame la ministre, dans les premières moutures du texte, il était par exemple question du traitement des déchets nucléaires : ce sujet a été retiré du texte, à la demande, en particulier, de certaines ONG et peut-être de mouvements politiques. Même si une loi a été adoptée sur ce sujet en 2006, il a été retiré car on a considéré qu’il ne relevait pas de la transition énergétique.

Pourtant, dans ce texte extrêmement important, qui comporte des objectifs clairement définis à l’article 1er, on laisse un chapitre qui, en fait, même si cela apparaît sous une forme déguisée, quasiment occultée, commence à mettre en œuvre la libéralisation du secteur de l’énergie dans notre pays. C’est d’une extrême importance.

D’autres solutions auraient pu être trouvées. Le sénateur Courteau avait proposé la prolongation des concessions pendant quatre-vingt-dix ans. La solution qui nous est proposée ne paraissait pas nécessaire. Il fallait engager une étude beaucoup plus longue.

Par ailleurs, les organisations syndicales sont unanimes pour reconnaître les problèmes créés par cet article. Madame la ministre, vous nous avez dit tout à l’heure – mais peut-être ne parliez-vous pas spécialement de cet article – qu’il y avait une forte attente de la part des personnels. Ce n’est pas le cas : les personnels ne s’y retrouvent pas – j’insiste sur ces mots. Vous dites aussi qu’il y aura un renforcement du contrôle public : non, ce ne sera pas le cas non plus, il y aura au contraire une libéralisation.

J’ai souhaité m’exprimer avec une certaine gravité, car la décision que nous devons prendre est véritablement grave. C’est pourquoi chacun devra décider de son vote en toute conscience. »

André Chassaigne
(Lu sur le blog de José Fort)

UN SYMBOLE ÉCLATANT : LA PIÈCE « HÔTEL EUROPE » DE « BHL » EST ARRÊTÉE PRÉMATURÉMENT, FAUTE DE SPECTATEURS. Communiqué de François Asselineau.

21 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La mondialisation, #Les Antifafs.

UN SYMBOLE ÉCLATANT : LA PIÈCE « HÔTEL EUROPE » DE « BHL » EST ARRÊTÉE PRÉMATURÉMENT, FAUTE DE SPECTATEURS.

21 octobre 2014,

 Bernard-Henri Lévy (à gauche) avec Jacques Weber ( à droite), l'unique acteur de sa pièce de théâtre « Hôtel Europe » présentée au Théâtre de l’Atelier, à Paris XVIIIe. La salle est tellement vide chaque soir que le théâtre a décidé d'abréger brutalement la durée prévue de présentation de ce spectacle qu'il venait à peine de lancer. On ignore qui va payer l'addition d'un tel fiasco.

Bernard-Henri Lévy (à gauche) avec Jacques Weber ( à droite), l'unique acteur de sa pièce de théâtre « Hôtel Europe » présentée au Théâtre de l’Atelier, à Paris XVIIIe. La salle est tellement vide chaque soir que le théâtre a décidé d'abréger brutalement la durée prévue de présentation de ce spectacle qu'il venait à peine de lancer. On ignore qui va payer l'addition d'un tel fiasco.

OBJET : Un symbole éclatant - La pièce « Hôtel Europe » de « BHL » est arrêtée prématurément, faute de spectateurs, malgré le soutien public de deux Présidents de la République et d’un Premier ministre.

TEXTE :

L’UPR a appris avec satisfaction l’arrêt prématuré de la pièce européiste « Hôtel Europe » de Bernard-Henri Lévy au Théâtre de l’Atelier. La salle étant quasiment vide de spectateurs chaque soir depuis son lancement il y a un mois, la dernière représentation a été avancée en catastrophe au 16 novembre 2014, au lieu du 3 janvier 2015.

En dépit du battage médiatique dont a bénéficié cette pièce de théâtre avant la première, les responsables du Théâtre de l’Atelier ont eux-mêmes reconnu que « le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est très calme au niveau des réservations ».

Le moins que l’on puisse dire, également, c’est que Jacques Weber, l’unique acteur, n’a pourtant pas ménagé sa peine pour satisfaire au narcissisme de Bernard-Henri Lévy. Si l'on en croit la presse, il a dû maigrir de trente kilos afin d’endosser, sur les planches, un costume noir et une chemise blanche ouverte jusqu’au nombril lui permettant de ressembler vaguement à… Bernard-Henri Lévy.

Le moins que l’on puisse dire, encore, c’est que le soutien affiché de deux Présidents de la République – Nicolas Sarkozy et François Hollande – ainsi que de l’actuel Premier ministre, qui sont chacun venus assister à une représentation, a laissé le public de marbre. Nicolas Sarkozy n’avait pourtant pas hésité à déclarer, à la sortie du théâtre : « c’était un moment privilégié, une pièce très importante ». Tel n’a pas été l’avis de la critique qui, globalement, a souligné la nullité de cette énième production du pseudo « philosophe ».

Cette gifle adressée par le public à « BHL » serait un événement mondain comique mais inutile à commenter si l’auteur n’était pas, par ailleurs, le ministre officieux - jamais élu mais autoproclamé - de la Défense et des Affaires étrangères de notre régime agonisant.

L’UPR rappelle en effet que Bernard-Henri Lévy n’est pas seulement un multimillionnaire qui impose, grâce à ses moyens, ses volontés à nombre de salles de rédaction en France. Il est aussi l’un des plus fervents néo-conservateurs à la française, porte-parole systématique des positions les plus guerrières et les plus criminelles des États-Unis d’Amérique.

Ses réseaux d’influence, notamment Conspiracy Watch de Rudy Reichstadt et Pro-Choice de Caroline Fourest, pratiquent - au vu et au su de toute la profession journalistique - une véritable police de la pensée, usant de la diffamation, de l’intimidation, des insinuations et des amalgames, pour calomnier, traîner dans la boue et tenter d’interdire de parole tout responsable qui ne se plie pas à la politique impérialiste de Washington.

L’UPR rappelle aussi :

  • que Bernard-Henri Lévy s’était fait l’avocat enflammé de l’intervention illégale de l’OTAN dans l’ex-Yougoslavie ;
  • qu’il a refusé de condamner l’agression américaine contre l’Irak en 2003 ;
  • qu’il a été l’un des principaux collabos, auprès de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, de la déstabilisation de la Libye, puis de celle de la Syrie, puis de celle de l’Ukraine, par Washington et ses vassaux européens ;
  • qu'il est allé haranguer les foules à Kiev en osant se présenter comme le porte-parole du peuple français venu apporter son soutien aux putschistes ukrainiens et à leur coalition néo-nazie ;
  • qu’il est le champion toutes catégories des indignations à géométrie variable, ne trouvant jamais le moindre mot pour condamner la glorification permanente des Waffen-SS par l'Estonie et la Lettonie - nos prétendus « partenaires européens » -, et gardant un silence assourdissant sur les exactions commises par l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn, le Kosovo, Israël ou les États-Unis.

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Depuis un quart de siècle, Bernard-Henri Lévy s’est ainsi fait le chantre de la terrifiante idéologie américaine du « choc des civilisations », en approuvant expressément le viol du droit international par Washington et l'OTAN, et en justifiant des centaines de milliers de morts et des destructions sans nombre. Cet homme n'est ni un intellectuel ni un écrivain : c'est un agent d'influence qui a du sang sur les mains. Et tout le monde l'a compris.

Le plus extraordinaire de notre époque crépusculaire, c’est que deux Présidents de la République et un Premier ministre se sont précipités à la convocation de cet histrion pour venir s’extasier devant son dernier navet, tels des esclaves enchaînés hurlant au génie devant le dernier poème de Néron chantant l’incendie de Rome dont il a ordonné l’exécution.

Le cinglant désaveu des salles vides a donc valeur de symbole. Il montre que désormais la coupe est pleine. Une écrasante majorité de Français rejettent non seulement le personnage de Bernard-Henri Lévy, odieux de suffisance et de médiocrité, mais plus encore le cortège d’injustices, de désinformations, d'intimidations, de souffrances et de crimes de guerre qu’il représente ou qu'il a soutenus publiquement.

Ces salles vides prouvent aussi combien les dirigeants européistes français sont devenus des zombies dans la main des lobbys euro-atlantistes. En allant soutenir Bernard-Henri Lévy, MM. Sarkozy, Hollande et Valls n'ont fait que partager son fiasco et confirmer qu'ils sont irrémédiablement coupés de la réalité quotidienne des Français et de leurs aspirations.

Communiqué de l'UPR - 20 octobre 2014

lundi 20 octobre 2014. Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français! Le site "Le Blogue Noir de Brocéliande".

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #La mondialisation, #La nation .

lundi 20 octobre 2014

Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français!
lundi 20 octobre 2014. Ukraine : Kiev tire des missiles balistiques sur Donetsk, silence des médias français! Le site "Le Blogue Noir de Brocéliande".

Aujourd'hui, au moins un missile "Tochka-U" [MàJ : les derniers rapports parlent de 5 missiles] a frappé une usine chimique et la propagation de l'onde de choc a traversé Donetsk, et a non seulement brisé les vitres sur une large zone de la ville, mais aussi causé des dégâts plus importants sur les bâtiments les plus proches. Des blessés sont maintenant signalés, dont deux au moins dans la "Donbass Arena" où se tenait une réunion. Le Maire de Donetsk, Alexandr Lukyanchenko dit que la situation est extrêmement difficile.
Actuellement, l'approvisionnement en eau est coupé dans certaines parties de la ville. En dehors des attaques de missiles, des tirs de barrage de Grad ukrainiens ont coupé le courant et l'approvisionnement en eau du district Kirovsky, blessant au passage des ouvriers qui tentaient de maintenir le fonctionnement du réseau. Le Quartier Kuibyshev a été bombardé dans la nuit par des obus au phosphore et au thermite.

Donetsk, le 20 Octobre 2014, tirs de missiles balistiques ukrainiens sur les quartiers nord de la ville (Probablement des SS-21 Tochka-U)

La mairie de Donetsk a précisé dans un communiqué que, selon des données préliminaires, l'explosion avait eu lieu à proximité d'une usine chimique qui produit notamment des explosifs et qui se trouve à proximité de l'aéroport.(AFP)

MàJ : Reportage exclusif sur les lieux de l'explosion (S/T Anglais par Kazzura)
Comme le montre la vidéo, le missile est tombé tout près d'une conférence ou se trouvaient plusieurs responsables politiques opposés à Kiev dont notamment A. Pourguine le vice 1er ministre de la RPD.
Toutes les manifestations publiques de soutien et les rassemblements dans la ville ont ensuite été annulés par mesure de sécurité.

Les dégats sur la "Donbass Arena", le stade du célèbre Shaktyar Donetsk qui a également subi des dommages.

Publié par Bertrand Riviere

http://gaideclin.blogspot.fr/2014/10/ukraine-kiev-tire-des-missiles.html?spref=fb

« Opération Correa ». Informer, disaient-ils! Article du Monde Diplomatique.

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #La nation ., #La mondialisation, #Le capitalisme;

« Opération Correa »

Informer, disaient-ils

jeudi 16 octobre 2014

Lorsque, en juillet 2013, l’avion du président bolivien Evo Morales fut séquestré par les autorités européennes au prétexte de s’assurer qu’il n’emportait pas Edward Snowden comme passager clandestin, cette transgression des règles diplomatiques les plus élémentaires scandalisa les peuples d’Amérique latine. Ils y virent une marque de mépris et d’arrogance néocoloniale. En France, on évoqua à peine cette affaire. A quelques exceptions près (lire « “Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe” »).

Quatre mois plus tard, en novembre 2013, un autre président latino américain de gauche, Rafael Correa, se rendit en visite officielle à Paris. Cette fois-ci, il ne subit aucune avanie. Il prononça même une conférence à la Sorbonne. Il y expliqua comment son pays avait allégé le poids de sa dette extérieure, ignoré les recommandations du Fonds monétaire international et tourné le dos aux politiques d’austérité qui, au moment précis où il s’exprimait, précipitaient l’Europe dans le marasme économique. On aurait pu, là encore, imaginer que l’événement bénéficierait d’un accompagnement médiatique important, d’autant que le président équatorien, économiste de formation, parle parfaitement français. Mais les invitations à s’exprimer dans les médias furent rares, et le silence de la presse quasiment assourdissant. A quelques exceptions près (lire « “L’Europe endettée reproduit nos erreurs” »).

Comment expliquer que certains pays étrangers servent si volontiers de modèles à la presse française (Allemagne, Royaume-Uni, Irlande) alors que d’autres sont systématiquement ignorés (pays progressistes d’Amérique latine) ? Comment justifier que, dans les revues de presse diffusées par les grandes radios nationales, ce soit toujours les mêmes journaux qui se trouvent mis à l’honneur ? Et les mêmes écartés ? Dans son documentaire, Opération Correa, Pierre Carles (1) pose ces questions, faussement naïves, aux journalistes qui déterminent la hiérarchie de l’information. Parfois désopilantes, leurs réponses sont toujours éclairantes, comme ce cri du cœur d’Ivan Levaï justifiant l’absence de références exigeantes dans sa revue de presse par la paresse supposée des auditeurs : « On ne fait pas boire l’âne qui n’a pas soif »…

Au-delà des logiques médiatiques hexagonales, le réalisateur s’interroge sur la situation en Equateur. Rafael Correa propose-t-il vraiment des solutions originales à la crise économique, sociale et environnementale ? Qu’en est-il alors de l’accord de libre-échange que son pays a été contraint de négocier avec l’Union européenne ? Et de son opposition à l’avortement ? Pierre Carles et son équipe aimeraient enquêter sur l’existence ou non d’un « miracle équatorien » et mieux comprendre à quoi il ressemble. Car si tout n’est pas parfait à Quito, raison de plus pour aller y voir.
Entendre autre chose que des discours formatés à la gloire de l’austérité. Et manifester ainsi ce qui théoriquement devrait caractériser la profession de journaliste : la curiosité intellectuelle et politique.

Operation Correa met à nu certaines des priorités des grands médias, la « circulation circulaire de l’information ». Et suggère à quoi la presse pourrait servir si elle manifestait davantage de liberté. D’imagination aussi.

« Opération Correa ». Informer, disaient-ils! Article du Monde Diplomatique.

(1) Avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal. La première partie, Les ânes ont soif, est disponible en intégralité sur le site de C-P Productions.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-10-14-op-correa

Qui travaille le plus et le moins au sein de l'OCDE? Vous serez certainement surpris par ce classement. Article de L'Express par Audrey Duperron · Le 20 oct. 2014

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La mondialisation, #Economie

Qui travaille le plus et le moins au sein de l'OCDE? Vous serez certainement surpris par ce classement.

L'Express par Audrey Duperron · Le 20 oct. 2014

Qui travaille le plus et le moins au sein de l'OCDE? Vous serez certainement surpris par ce classement. Article de L'Express par Audrey Duperron · Le 20 oct. 2014

Qui travaille le plus dans le monde ? L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.

Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2 237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1 380 heures de travail.

Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2 037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures). Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1 918, Russie : 1 980, Hongrie : 1 883, Estonie : 1 868, Tchéquie : 1 772, Slovaquie : 1 770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1 735 heures alors que la moyenne est de 1 770), ils sont même devancés par les Italiens (1 752 heures).

Les pays les moins travailleurs sont les pays européens. De ce point de vue, les Allemands peuvent étonner, puisqu’ils arrivent seconds derrière les Hollandais, avec 1 388 heures. De façon intéressante, les pays de la périphérie de l’Europe apparaissent plus travailleurs que ceux du nord de l’Europe.

Vous aurez sans doute deviné que la Belgique fait partie des pays les moins travailleurs (1 570 heures), néanmoins, elle fait mieux que sa grande voisine hexagonale, puisqu’on n’a travaillé en moyenne « que » 1 489 heures en France en 2013.

BUNDESBANK - BCE : LA GUERRE DE TRANCHÉES - Une analyse de Vincent BROUSSEAU

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation, #La nation .

BUNDESBANK - BCE : LA GUERRE DE TRANCHÉES - Une analyse de Vincent BROUSSEAU

Mario Draghi, président de la BCE (à gauche), et Jens Weidmann, président de la Bundesbank (à droite). Derrière les sourires de façade, une lutte à mort.

Mario Draghi, président de la BCE (à gauche), et Jens Weidmann, président de la Bundesbank (à droite). Derrière les sourires de façade, une lutte à mort.

BUNDESBANK - BCE : LA GUERRE DE TRANCHÉES

La Bundesbank a une histoire, et c'est l'histoire d'un succès.

Pendant la seconde moitié du siècle précédent, elle est parvenue à établir le mark comme la monnaie de référence sur le continent européen. Elle y est parvenue, parce qu’elle servait une ambition fondamentale des Allemands, pour lesquels la force de la monnaie incarne la force de la patrie.

Cela remonte à loin, à la fondation même de l’Allemagne moderne. «Le 9 juillet 1873, le Reichstag de Berlin vote une loi monétaire qui fait du mark la seule monnaie du jeune empire d'Allemagne,… Le chancelier Bismarck achève l'unité allemande sur le plan monétaire en donnant au Reich une monnaie convertible exclusivement en or.» ( http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130821trib000778376/l-economie-allemande-en-7-dates-le-9-juillet-1873-l-allemagne-passe-a-l-or.html )

Mais le traumatisme fondateur fut l’épisode d’hyperinflation de 1923, qui joue en Allemagne un rôle analogue à celui, pour la France, de la défaite militaire de 1940. Depuis cette époque, et des suites cataclysmiques qui en découlèrent avec l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir, l’attachement des Allemands à une monnaie nationale forte est devenu l'expression majeure de leur attachement à leur nation. La Bundesbank a reçu mission de garantir l’existence de cette monnaie nationale forte, et elle s’est acquittée de cette mission.

Pour mener à bien cette mission, la Bundesbank a une doctrine. Cette doctrine lui est consubstantielle. Elle peut se résumer en deux points :

  • Premièrement : il est nécessaire de conserver à l’argent sa valeur.
  • Deuxièmement : pour ce faire, il est nécessaire de contrôler l'expansion de la quantité de monnaie banque centrale.

Ce sont là ses axiomes, ses dogmes, son credo.

Quelle en est l'idée générale ? L'orthodoxie monétaire telle que l'entend la Bundesbank requiert que non seulement la quantité d'argent injectée dans l'économie soit aussi modique que possible, mais de plus que la possibilité de retirer cet argent de l'économie soit toujours maintenue.

Quelles en sont les conséquences pratiques ? En entrant dans les détails, cette orthodoxie monétaire, telle que l'entend la Bundesbank, prescrit que la monnaie banque centrale soit mise à disposition :

  • par le biais de prêts plutôt que par celui de rachat d'actifs,
  • par le biais de prêts à court terme plutôt que par le biais de prêts à long terme,
  • par le biais de prêts solidement nantis et non de prêts en blanc ou seulement garantis par des actifs douteux,
  • et enfin, bien entendu, que la banque centrale évite absolument de faire elle-même des pertes financières, étant donné que les sommes par lesquelles elle couvrirait ces pertes ne pourraient jamais être réabsorbées, c'est à dire retirées de l'économie.

Nous verrons plus bas que la crise a conduit l'Eurosystème à contrevenir à chacune de ses recommandations, l'une après l'autre.

Avant l'époque de l'euro, cependant, la fidélité, pour ne pas dire la raideur, avec laquelle la Bundesbank a adhéré à ces principes a porté ses fruits, et s'est matérialisée par la force du mark ; il est d'ailleurs probable que cela s'est fait au détriment de la croissance qu’aurait pu atteindre l'économie allemande. Mais le mandat de la Bundesbank était la force du mark, et la force du mark, sacralisée et élevée à hauteur d'emblème national, était la pierre d'angle de la reconstruction allemande.

L'institution fait corps avec sa doctrine, elle n'en a jamais dévié. Il est arrivé à plusieurs reprises que la Bundesbank entre en conflit avec son gouvernement. Et de ces conflits, elle est à chaque fois sortie gagnante - jusqu'à l'introduction de la monnaie unique, tout du moins.

On a parfois affirmé qu'à l'occasion de la réunification allemande, elle avait perdu une bataille : il n'en est rien. Son gouvernement avait souhaité que les marks-est fussent convertis aux taux de 1 pour 1 ; les économistes de l'institution avaient défendu un taux bien moins favorable de 1 pour 1,9. En fin de compte, le stock de marks-est a été divisé en trois tranches, converties respectivement à 1 pour 1, à 1 pour 2 et à 1 pour 3 selon les montants ; le taux moyen qui en ressortait était de 1,8. L'institution avait eu gain de cause. Elle ne s’en vanta pas et la croyance générale qui prévaut aujourd'hui est que la conversion a eu lieu au taux de 1 pour 1, ce qui est faux.

La Bundesbank jouit, dans son pays, d'une renommée exceptionnelle, qui ne se compare à aucune autre banque centrale dans un autre pays de l'UE. Les raisons qui sous-tendent cette suprématie politique et morale sont probablement connues. J'ai mentionné ce traumatisme national que fut l'hyperinflation de 1923, on peut citer aussi la nécessité devant laquelle se sont trouvés les Allemands, après leur défaite militaire de 1945, de se rebâtir un domaine d'excellence qui ne fut ni politique ni militaire, et qui poussa ce pays à construire une économie forte, une industrie forte, une monnaie forte. Toujours est-il que les Allemands, - et j'entends par là non seulement les dirigeants allemands mais bien le peuple allemand lui-même -, firent de leur monnaie le symbole de leur résurrection, et qu’ils conçurent pour elle un attachement émotionnel qui n'a pas connu d'équivalent dans les autre pays européens. La Bundesbank, plus qu'une institution, était devenue la gardienne du temple.

Il est très vraisemblable que les hiérarques de la Bundesbank ne montrèrent qu'un enthousiasme des plus limités pour le projet d'union monétaire européenne. Mais, pour une fois, ils durent céder devant les nécessités de la politique internationale.

Du reste, la façon dont fut construit l'euro limitait un peu, de leur point de vue, les dégâts. Il est vrai qu'ils furent pour beaucoup dans l'architecture complexe de l'euro, puisqu'ils furent des participants incontournables des travaux préparatoires. Ce que l'on a présenté au grand public français comme une « monnaie unique », et au grand public allemand comme une « monnaie commune », est en réalité un groupe de monnaies homonymes, liées entre elles par un taux de change fixe, ce que l'on appelle ordinairement un « peg ».

Certes, la défense de ce taux de change fixe incombait aux banques centrales de l'Eurosystème, puisqu'elle impliquait que les unes eussent à racheter les euros des autres de manière inconditionnelle et illimitée. Et cela posait un problème potentiel.

Les premières années, ce problème potentiel ne se manifesta pas. On avait en somme affaire à une variante extrémiste de l'ancien système monétaire européen, un SME radical, mais un SME tout de même. Chaque devise vivait dans sa boîte, les fameuses TARGET balances n'avaient pas encore commencé à diverger. Les choses avaient assez peu changé pour l'Allemagne, mais elles avaient, en revanche, beaucoup changé pour la plupart des autres membres de l'union monétaire européenne : car ces derniers devaient faire avec une monnaie aussi forte que le mark, quand ils avaient été plutôt habitués à la lire, au franc, à la peseta.

Durant toutes ces premières années, la Bundesbank joua le jeu sans états d'âme apparents. Mais les choses, comme on sait, ne devaient pas en rester là. Quand la crise fut venue, elles dégénérèrent.

Pour commencer, les systèmes bancaires du monde entier furent pris de frilosité, et l'argent cessa peu ou prou de circuler. (Mentionnons en passant que cet arrêt cardiaque de ce qu'on appelait le marché monétaire interbancaire n'a pas été tout à fait sans rapport avec les problèmes des taux en "BOR", qui défrayèrent la chronique à partir de 2012. Mais ceci est une autre histoire.)

Pour éviter des cascades de faillites bancaires, les autorités monétaires mondiales n’eurent rapidement d'autre choix que d'injecter des quantités sans précédent d'argent de banque centrale dans le système financier mondial, ce que l'on appelle communément « faire marcher la planche à billets ».

C'était là cependant, on l'a vu, ce que la doctrine de la Bundesbank considérait comme la faute majeure, le péché originel des banques centrales. Par ailleurs, la défense du « peg » invisible dont nous avons parlé commençait à devenir coûteuse, et en particulier pour la Bundesbank : les TARGET balances avaient commencé à diverger. Cela signifiait de facto que la Bundesbank rachetait les euros des autres banques centrales de l'Eurosystème, et ce, pour des volumes qui devenaient rapidement importants. Cela aussi, il va sans dire, contrevenait brutalement à l'ancienne doctrine de la Bundesbank, mais l'institution n'y pouvait pas grand chose : la seule contre-mesure possible, à savoir un contrôle des flux entrants d'argent, eut signifié rien de moins que la cessation de fait de la monnaie unique.

Si on fait la liste des mesures prises par la BCE qui ont contrevenu à la doctrine de la Bundesbank, on est frappé de sa longueur et de sa complétude. À peu près tous les manquements possibles ont été, à un moment ou à un autre, commis.

  • La doctrine Bundesbank stipule que l'argent doit être de préférence prêté à court terme ? L'Eurosystème s'est mis à prêter à des maturités de plus en plus élevées, trois mois, puis six mois, puis un an, puis trois ans ; aujourd'hui le cinq ans est sur la table.
  • La doctrine Bundesbank stipule que la quantité d'argent banque centrale doit rester contrôlée par la banque centrale ? Mais, dès octobre 2008, l'Eurosystème à laisser les banques commerciales libres d'emprunter les sommes qu'elles voulaient, pourvu seulement, et cette condition n'était guère restrictive, que ces banques commerciales disposassent de suffisamment d'actifs pour nantir ces prêts.
  • La doctrine Bundesbank stipule que la fourniture de liquidités en urgence – ce que l'on appelle en anglais les ELA - ne doit intervenir que de façon ponctuelle, pour des maturités courtes, et pour venir en aide à des banques solvables ? L'Eurosystème a pris l'habitude d'aider par ce moyen, sur de longues durées, nombre de banques dont la solvabilité était à tout le moins problématique, quand il ne s'agissait pas d’États tout entiers.
  • La doctrine Bundesbank stipule que l'argent central doit être mis à disposition par le biais de prêts plutôt que par celui de rachat d'actifs ? L'Eurosystème s'est lancé dès 2010 dans un programme de rachat d'obligations d'État, appelé le SMP, par lequel il a acquis des titres d'État principalement espagnols et italiens pour un montant total de l'ordre de 200 milliards. Il a dressé les plans d'une mouture plus ambitieuse de ce projet, appelée OMT ou en allemand OWT, et dont je reparle plus loin. De plus, au moment où j'écris, la BCE est supposée devoir commencer dans quelques jours de nouveaux rachats d'actifs (asset-backed securities (ABS) et covered bonds).
  • La doctrine Bundesbank, enfin, stipule que la fourniture de liquidités doit se faire par le biais de prêts garantis par le dépôt d’actifs robustes ? L’Eurosystème a progressivement assoupli les critères sélectionnant les actifs acceptables – on dit « éligibles » – jusqu'à vider ces règles de leur sens, en en venant à octroyer la liquidité sans garanties réelles.

Ainsi donc, au total, la gestion de la crise a amené la mise en œuvre d'une série de mesures qui, point par point, contredisent l'orthodoxie monétaire qu'a toujours défendue la Bundesbank.

Jusqu'à la crise, je l'ai dit, la Bundesbank s'était accommodée d'une union monétaire européenne qu'elle n'avait pas souhaitée mais à laquelle elle était tenue, par haute raison d’État, de coopérer.

Avec la crise, les choses commencèrent à changer. Dans les comités techniques de l'Eurosystème, les représentants de la Bundesbank ont pris l'habitude d'adopter une position systématiquement hostile à toute nouvelle mesure préparée par ledit Eurosystème. Au conseil des gouverneurs, le représentant de la Bundesbank a adopté la même attitude et a été, assez systématiquement, mis en minorité.

Les correspondances entre le président de la Bundesbank et celui de la BCE n'ont pas été portées à la connaissance du public. Mais, dans les fonctions que j'occupais à la BCE, il m'est revenu que, dès cette époque, elles pouvaient prendre un ton assez polémique.

Ce qui, en revanche, a été visible du public - et de tous les marchés financiers mondiaux -, ce sont les démissions spectaculaires du président de la Bundesbank, Axel Weber, le 30 avril 2011, et du représentant allemand de la BCE, Jürgen Stark, le 9 septembre 2011. C'est à dire de deux de ces membres votants du conseil des Gouverneurs que ce conseil mettait systématiquement en minorité. Une seule de ces démissions eût déjà constitué un cas sans précédent. Les raisons de ces démissions n'ont été qu'à peine édulcorées par les intéressés.

À partir de 2012, la Bundesbank a cessé de faire mystère de ses préventions. Elle les a laissées transparaître dans ses publications officielles telles que, par exemple, son bulletin mensuel.

En mars 2012, elle brisait ainsi un tabou en y mentionnant pour la première fois la possibilité d'une sortie de la zone euro. C'était certes pour dire qu'elle n'arriverait pas, mais enfin, ce n'étaient pas des choses à dire.

Depuis, la ligne de ses communications s'est durcie et a pris la défense systématique de cette orthodoxie monétaire que, de son point de vue, l'Eurosystème bafoue sans vergogne.

Dans un discours tenu en langue allemande par le président de la Bundesbank en septembre 2012, (voir http://www.bundesbank.de/Redaktion/DE/Reden/2012/2012_09_18_weidmann_begruessungsrede.html ) - discours rempli de références à Goethe et à son Méphisto - et qui n'a pas, à ma connaissance, été traduit officiellement en anglais, l'institution dénonce la technique de la planche à billets, qu'elle présente comme la racine de tous les maux. Elle a visé ainsi, de manière transparente, la ligne de conduite suivie par la BCE.

Les critiques, ne pouvant être formulées trop ouvertement par la direction de la Bundesbank, en raison des contraintes politiques, le sont au moyen de fuites dans les journaux allemands. Cette fonction de porte-parole officieux semble avoir était dévolue plus spécialement à un grand journal de la place de Francfort. La Bundesbank y défend ses positions avec une détermination sans cesse accrue et s'est acquis le soutien solide de son gouvernement ; c'est à cette position allemande, qui fut parfois qualifiée d'intransigeante, que l'on doit les décisions finalement prises par la Troïka sur le dossier de Chypre, de récente mémoire.

En septembre 2012, c'est au tour des démissionnaires Axel Weber, ex-Président de la Bundesbank, et Jürgen Stark, ex-vice-président de la Bundesbank, ex-membre du directoire de la BCE, de monter au créneau.

Axel Weber a démissionné de son poste de Président de la Bundesbank le 30 avril 2011 pour protester contre la politique de la BCE.

Axel Weber a démissionné de son poste de Président de la Bundesbank le 30 avril 2011 pour protester contre la politique de la BCE.

Axel Weber saisit l'occasion d'une conférence à l'Université de Bâle pour dire tout le mal qu'il pense de la politique monétaire, à ses yeux excessivement accommodante, de la BCE ( http://www.handelsblatt.com/politik/konjunktur/geldpolitik/staatsanleihenkaeufe-ubs-praesident-axel-weber-kritisiert-ezb-scharf/7146916.html ).

Jürgen Stark a démissionné de son poste de vice-président de la Bundesbank et de membre du directoire de la BCE le 9 septembre 2011 pour protester contre la politique de la BCE.

Jürgen Stark a démissionné de son poste de vice-président de la Bundesbank et de membre du directoire de la BCE le 9 septembre 2011 pour protester contre la politique de la BCE.

Jürgen Stark, lors d'une interview avec un journal allemand, prend la défense, en termes très tranchés, de Jens Weidmann, selon lui ostracisé par ses collègues de l'Eurosystème : «Bedauerlich finde ich, dass von der EZB die Diskussion zunehmend personalisiert wurde. Das ist nicht nur unfair, es ist inakzeptabel und grenzt an Mobbing. Ich kann mich nicht an eine vergleichbare Situation seit Schaffung der EZB erinnern. Es ist für mich unfassbar. » Déclaration que l'on peut traduire ainsi : « Je trouve regrettable que le débat ayant lieu à la BCE se personnalise de plus en plus. Ce n’est pas seulement injuste : c’est inacceptable et à la limite, c’est du harcèlement. Je ne me souviens d’aucune situation comparable depuis la fondation de la BCE. C’est pour moi incompréhensible

Toute apparence de sérénité a d'ores et déjà disparu. Cohérent avec lui-même comme avec la doctrine de la Bundesbank, Weidmann ne saurait en effet défendre d'autre ligne que celle d'une austérité qui, pour le reste de la zone euro, paraît trop douloureuse et trop destructive, ce qui explique évidemment son isolement.

Aux dernières nouvelles, ce déplorable climat d'ostracisme est toujours d'actualité : le magazine Capital reportait, le 17 octobre 2014, une « passe d'armes » entre Weidmann et ce qui semble être l'ensemble de ses collègues, y inclus le collègue autrichien ( voir http://www.capital.fr/bourse/actualites/passe-d-armes-entre-membres-de-la-bce-sur-la-relance-969275 ), tandis que pour sa part Reuters n'hésitait pas à parler de « discorde » (voir http://in.reuters.com/article/2014/10/17/ecb-policy-idINKCN0I61DE20141017 ).

Mais c'est sans doute lors d'une autre algarade récente que cette guerre des tranchées a atteint son point le plus manifeste.

Détaillons.

On se souvient qu'en juillet 2012, alors que la tension sur les marchés obligataires avait atteint des niveaux franchement inquiétants, le président de la BCE reconnut pour la première fois que les distorsions des prix obligataires espagnols et italiens reflétaient un « risque de convertibilité », c'est-à-dire en clair, le risque de voir ces pays quitter la monnaie unique et revenir à leurs anciennes devises païennes. Pour répondre à ce risque, il annonçait la mise en place prochaine de mesures décisives. Les mesures en question se ramenaient, on le vit dans les semaines qui suivirent, à un dispositif devant permettre à l'Eurosystème de racheter de manière illimitée des obligations d'État des pays sujets à ce risque de fuite hors de la zone euro.

Ce dispositif a reçu en anglais le nom d'OMT, en allemand OWT. Il est sujet à certaines conditions et n'a pas à ce jour encore été utilisé. François Asselineau avait à l'époque, (voir http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/discours-mario-draghi-26juillet-bce), attiré l'attention sur ce point d’importance capitale : l'existence d'un risque objectif de démantèlement de l'union monétaire européenne avait été admise par le propre président de la BCE. Mario Draghi a expliqué à cette occasion que c'était son rôle d'empêcher un tel démantèlement, et qu'il ferait pour cela tout ce qui était nécessaire (c’est le fameux « whatever it takes »).

Or, la Bundesbank ne fit pas moins que de prendre le contre-pied de cette affirmation. Et elle le fit à une occasion qui, à elle seule, vaut d'être soulignée : dans le cadre d'un procès où BCE et Bundesbank – cette dernière représentée par son Président Jens Weidmann - témoignaient toutes deux, et dans des camps opposés.

Dans un document rendu public en décembre 2012 - par un journal allemand - document qui reportait la déposition de la Bundesbank auprès du Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe, dans le cadre du procès portant sur la constitutionnalité de l’OMT – OWT, la Bundesbank a affirmé que ce n'est le rôle d'aucune banque centrale de garantir la pérennité de l'union monétaire européenne.

Les phrases exactes se trouvent au début du deuxième paragraphe de la section 4, page 9 du texte. ( http://www.handelsblatt.com/downloads/8124832/1/stellungnahme-bundesbank_handelsblatt-online.pdf ). Ces phrases sont : "Diese Überlegungen gehen insbesondere im Hinblick auf das im Kontext des OWT vorgebrachte Argument, eine Reversibilität der Währung einzelner Mitgliedstaaten würde zu zusätzlichen Zinsaufschlägen führen, und dies wäre aus getdpolitilscher Sicht nicht akzeptabel. Die derzeitige Zusammensetzung der Wähhrungsunion kann aber angesichts weiterhin souveräner Nationalstaaten nicht garantiert werden - jedenfalls nicht von der Notenbank."

On peut les traduire par : «Les considérations précédentes sont particulièrement valides lorsque l'on considère quelle a été l'argumentation justifiant l'O M T. Cet argument était que le risque de convertibilité est à l'origine des écarts de taux d'intérêts [les spreads constatés entre les titres d'État de différents pays de la zone euro], et que ces écarts de taux d'intérêts sont inacceptables du point de vue de la politique monétaire. Cependant, la composition actuelle de la zone euro, à savoir la liste des États-nations souverains qui la constituent, ne peut aucunement être garantie - au moins pas par une banque centrale.»

Cette formulation montre qu'il ne s'agit pas d'un doute, d'une réticence, d’une nuance. Il s'agit bel et bien de la contradiction frontale de la position qu'avait adoptée le président de la BCE. La Bundesbank a réfuté purement et simplement ce qui a sans doute été l'affirmation la plus importante du mandat de Mario Draghi.

La querelle entre la Bundesbank et la BCE, - ou pour mieux dire entre la Bundesbank et le reste de l'Eurosystème -, perdure. Chacun campe sur ses positions, et certaines fictions disparaissent.

Le site Zerohedge a révélé ces derniers jours que les Présidents Draghi et Weidmann ne s’embarrassent plus du Conseil des Gouverneurs, mais discutent désormais directement entre eux avant les réunions dudit Conseil. Cela serait arrivé au moins deux fois, avant la réunion de septembre et avant celle d'octobre. «The conflict between ECB President Mario Draghi and Bundesbank President Jens Weidmann over the course of the European Central Bank is more severe than expected, and has become “almost impossible… According to insiders, therefore Draghi is no longer even trying to win the Germans for its programs... Since July there was a direct contact between the two presidents of the ECB and the Bundesbank outside of the two Council meetings in early September and early October.» ( http://www.zerohedge.com/news/2014-10-12/draghi-dictator-working-germans-impossible ). Traduction en français : « Le conflit opposant le président de la BCE, Mario Draghi, et celui de la Bundesbank Jens Weidmann, qui porte sur le cours que doit suivre la BCE, est plus sévère qu’on n’aurait pu l’anticiper, et il est devenu presque impossible à gérer… Selon des sources familières du dossier, Draghi du coup n’essaie même plus d’assurer à son programme le soutien des Allemands... Depuis Juillet les présidents de la BCE et de la Bundesbank sont restés en contact direct, en dehors du cadre des deux séances du Conseil des Gouverneurs de septembre et d’octobre. » Nul ne peut plus désormais feindre d'ignorer le conflit entre les deux banques centrales qu’abrite la ville de Francfort.

Cette attitude, très sceptique et très peu solidaire, adoptée par la Bundesbank peut sans doute se comprendre au vu des raisons que j'ai exposées ; elle n'en a pas moins amené certains commentateurs à exprimer le soupçon que l'institution préparait d'ores et déjà l'après-euro.

Un exemple de cette anticipation se trouve dans un article pour l'Agefi de Pierre Cailleteau, de mars 2013 ( http://www.agefi.fr/fiche-blogs-wikifinance/guerre-de-secession-a-francfort-la-bundesbank-en-mode-post-euro-2326.html ). Cet observateur travaille pour une grande banque d'affaire parisienne et son métier consiste plus particulièrement à conseiller des gouvernements et des institutions internationales sur des sujets financiers. Cailleteau, qui ne mâche pas ses mots, écrit : « ...ce qui est plus significatif c'est (1) l'opposition méthodique à toutes les mesures de défense de l'Euro, (2) l'augmentation des provisions contre les risques de dérèglements de la zone et (3) la propagation d'une analyse incompatible avec la survie de cette zone monétaire. » Et il conclut : « Le manque d'intérêt porté aux questions de transmission de la politique monétaire dans la zone par le Président du premier actionnaire de la BCE est troublant. La Bundesbank prend date pour la suite et semble se préparer au pire -- à moins qu'elle ne le souhaite. ».

Un autre auteur ( http://yanisvaroufakis.eu/2013/04/27/intransigent-bundesbank-mr-jens-weidmanns-surreptitious-campaign-to-bring-back-the-greater-deutsch-mark/ ), rebondissant sur la déposition de la Bundesbank auprès de la cour constitutionnelle, écrivait en avril 2013 : «...a close reading of the Bundesbank’s constitutional court deposition leaves us with only two possible interpretations. One is that Mr. Weidmann does not ‘get it’; that he cannot see that a Greek exit in 2012, or an Italian exit in 2014, would spell the end of the Eurozone; that he cannot see that Mr. Draghi’s OMT announcement played a crucial role in stopping the disintegration of the common currency last year; that he has no appreciation of the catastrophe facing good, solid Spanish and Italian enterprises due to the broken down interest rate transmission mechanism. The other is my interpretation: Mr. Weidman can see only too well that the above hold unequivocally but is tabling this deposition at the constitutional course knowingly and as part of a strategy that leads the euro to a death by a thousand, almost silent, cuts. »

Traduction en français : «...une lecture attentive de la déposition de la Bundesbank à la Cour constitutionnelle [d’Allemagne] ne laisse ouverte que deux interprétations possibles. L’une d’elles est que M. Weidmann ne '‘saisit pas’'; qu’il ne parvient pas à percevoir qu’une sortie de l’euro de la Grèce en 2012, ou de l’Italie en 2014, ne signifierait rien de moins que la fin de l’euro ; qu’il ne comprend pas que l’annonce faite par M. Draghi sur les OMT a joué un rôle crucial en interrompant l’an dernier la désintégration de la monnaie unique ; qu’il ne perçoit pas la catastrophe à laquelle font face des entreprises pourtant saines et solides d’Italie et d’Espagne, à cause de la détérioration du processus de transmission de la politique monétaire. L’autre interprétation possible, qui est la mienne, c'est que M. Weidmann ne voit que trop bien toutes ces choses, que c’est en parfaite connaissance de cause qu’il a fait sa déposition à la Cour constitutionnelle, que cela fait partie d’une stratégie qui doit conduire l’euro à sa disparition au moyen de milliers de coups portés presque silencieusement ».

En somme, euthanasier l'euro dans le plus grand silence.

La politique de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, ne serait-elle pas de provoquer la destruction de l'euro, sans jamais le dire, et avec des airs de Sainte Nitouche ?

La politique de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, ne serait-elle pas de provoquer la destruction de l'euro, sans jamais le dire, et avec des airs de Sainte Nitouche ?

Un récent article du journaliste David Marsch ( http://linkis.com/www.marketwatch.com/uWokS ) soutient que Draghi hésiterait à aller jusqu'à une confrontation devant les tribunaux avec la Bundesbank, si celle-ci s'avisait de bloquer telle ou telle forme d'assouplissement monétaire (QE) ou de s'en dissocier. Il faut mesurer qu'une telle dissociation conduirait de facto à une fin de l'union monétaire, en fait sinon en droit.

Et cependant, selon Marsch, Draghi craindrait de perdre une telle épreuve de force. Le journaliste affirme que la Bundesbank mène, en ce moment même, des recherches sur les moyens juridiques qui seraient à sa disposition : «The Bundesbank, while wishing to avoid a damaging confrontation with the ECB, is exploring the legally ambiguous area of whether it could use its shareholder rights to block full-scale European QE ». Traduction en français :

«La Bundesbank, tout en cherchant à éviter une confrontation avec la BCE qui n’irait pas sans dommages collatéraux, est en train d’explorer les zones grises de la loi afin de voir si elle ne pourrait pas, au prétexte de défendre les droits de ses actionnaires, empêcher la mise en place d’ un assouplissement quantitatif plein et entier ».

Il faut néanmoins admettre qu'il y a des raisons fondées de se poser des questions sur les intentions véritables de la Bundesbank - et du gouvernement allemand - en ce qui concerne l'avenir de la monnaie unique.

Nous ne savons pas si la Bundesbank a décidé d'euthanasier l'euro. Mais nous pouvons constater que tout se passe comme si.

L'internet reporte de temps en temps des rumeurs de retour du mark, qui peuvent n'être que le reflet des contingency plans que le gouvernement de Berlin est bien obligé d'avoir, s'il est un tant soit peu responsable.

L'une de ces rumeurs ramène à ce que je disais au début de l'article : «Le 9 juillet 1873, le Reichstag de Berlin vote une loi monétaire qui fait du mark la seule monnaie du jeune empire d'Allemagne,… ». Selon ladite rumeur, le billet de 10 marks appelé à remplacer celui de 5 euros serait à l'effigie… du Chancelier Bismarck. http://www.lagazettedeberlin.com/4878/le-bismarck-sur-la-planche-a-billets/

BUNDESBANK - BCE : LA GUERRE DE TRANCHÉES - Une analyse de Vincent BROUSSEAU

19 octobre 2014

Vincent BROUSSEAU

Responsable national de l'UPR en charge de l'euro et des questions monétaires

Diplômé de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud et titulaire de deux doctorats, l’un en mathématiques et l’autre en économie, Vincent Broussseau a travaillé pendant 15 ans à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. Il en a démissionné au début de 2014 pour rallier l’UPR et a été tête de liste aux élections européennes de mai dernier, dans la grande circonscription Massif Central-Centre.

EURO: le but de son créateur atteint au delà de ses espérances. Par Jocegaly.

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie, #La nation ., #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #Le grand banditisme

EURO: le but de son créateur atteint au delà de ses espérances. Par Jocegaly.

EURO: le but de son créateur atteint au delà de ses espérances.

01 juillet 2014 | Par jocegaly


Nous savions déjà que l'UNION EUROPEENNE a été créée par les USA, pour les USA. L'Euro en est le "ciment".

Je me fais l'écho, dans ce court préambule, ... d'un commentaire de "Fifi brin d'acier" glané sur le net à propos de cet article :

..." [cet article ] je l’utilise souvent pour montrer que l’UE et l’euro ne sont pas seulement la base d’un marché, mais un projet POLITIQUE contre les peuples et les sala
riés. C’est le projet des économistes de l’école de Chicago dont les effets désastreux sont décrits dans « la Stratégie du choc », de Naomi Klein.
(...) Regardez quels étaient les fondamentaux économiques de la France quand elle disposait de sa monnaie nationale, ya pas photo
!
Il y avait, quelle horreur ! 500 000 chômeurs, et pas 5 millions, et la France n’était quasiment pas endettée. Elle avait même une industrie, oui, oui, une industrie !
Regardez les objets autour de vous, d’où viennent- ils ?
Comme dit Paul Craig Roberts à propos des USA : « Une économie délocalisée, ce n’est pas une économie ».
Du temps jadis où on enseignait l’économie, et pas TINA, on apprenait qu’une économie a pour but de fabriquer les biens et les services dont une société a besoin.
Et qu’on exportait le surplus, si quelqu’un en avait besoin quelque part, pour compenser les biens qu’on ne produisait pas, et qu’il fallait importer : le pétrole, le chocolat, le café, le caoutchouc, le coton, etc
C’est ce que rappelaient les 53 pays qui, après la guerre, ont planché sur « La Charte de la Havane », évidemment les USA ne l’ont pas ratifiée....
Avec la mondialisation, nous avons désormais une usine à schizophrènes :
* les gens ont perdu leur boulot.
* mais ils sont ravis d’acheter des merdes pas chères à obsolescence programmée...
Désormais, on importe un maximum de choses, et on se plaint que la balance commerciale soit déficitaire..."

Joc
egaly

L'article , lundi 3 septembre 2012 sur le blog "la lettre volée":

Les ravages sociaux de l'euro, une stratégie délibérée

Le texte ci-dessous est la traduction par Gilles, un lecteur régulier, d'un article du Guardian. L'auteur, essayiste à succès dans le domaine économique, y explique comment Mundell, théoricien des zones monétaires optimales mais aussi apôtre du reaganisme, considérait l'euro comme une arme. Privés de politique monétaire, les gouvernements seraient contraints de sabrer dans leurs budgets. Nous sommes donc en plein dans cette phase. J'ajoute, par pure mesquinerie, que le Front de gauche soutient toujours l'euro.

Robert Mundell, le malin génie de l'euro

Par Greg Palast

L'idée selon laquelle l'euro aurait échoué est dangereusement naïve. L'euro fait exactement ce que le géniteur des principes de l'euro ( et le 1% des plus riches qui en avaient soutenu le principe) avait prévu et planifié qu'il fasse.

Le géniteur des principes de l'euro est l'ex-économiste de l'Université de Chicago : Robert Mundell. Le théoricien de « l'économie de l'offre » est maintenant professeur à l'Université de Columbia, mais je le connaissais à travers son lien avec mon professeur de l'Université de Chicago : Milton Friedman, ceci bien avant la recherche de Mundell sur les devises et taux de change. Ce sont les recherches de Robert Mundell sur les devises et les taux de change qui ont généré le modèle de l'union monétaire européenne et celui de la monnaie unique européenne.

Mundell, alors, était plus préoccupé par ses arrangements de salle de bains. Le professeur Mundell, qui a à la fois un prix Nobel et une ancienne villa en Toscane, m'a dit, exaspéré :

« Ils ne me laisseront même pas avoir un WC. Ils ont des règles qui me disent que je ne peux pas avoir un WC dans cette salle ! Pouvez-vous imaginer cela ? »

Il se trouve que je ne peux pas l'imaginer. Mais comme je n'ai pas une villa italienne, donc je ne peux pas imaginer la frustration du à des règlements régissant l'emplacement des pièces.

Mais Mundell, un canado-américain volontaire et obstiné, était résolu à faire une chose: trouver une arme qui pourrait balayer la législation gouvernementale et le droit du travail. (Il détestait vraiment les plombiers syndiqués qui l'avaient empêché de déplacer son trône.)

« Il est très difficile de licencier des travailleurs en Europe », se plaignit-il. Sa contre-attaque : l'euro.

L'euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé, expliquât alors Mundell . Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie empêchera alors l'utilisation des politiques monétaire et budgétaire keynésiennes par les vilains petits élus pour sortir une nation de la récession.

« L'euro mettra la politique monétaire hors de la portée des hommes politiques », a-t-il dit. « Et sans la politique budgétaire, la seule façon pour les nations pour pouvoir conserver des emplois est la surenchère dans la réduction des règles du commerce. »

Il citât, alors les lois du travail, les règlements environnementaux et, bien sûr, les taxes et les impôts. Tout cela serait éliminé par l'euro. La démocratie ne serait pas autorisé à interférer avec le marché ( ou avec la plomberie ).

Comme un autre lauréat du prix Nobel, Paul Krugman l'avait remarqué, la création de la zone euro violait une observation de base de l'économie concernant les « zones monétaires optimales ». Cette observation pratique avait pourtant été théorisée par Robert Mundell en personne.

Pour lui, ce n'était pas une objection qui tienne. Pour Robert Mundell, le but de l'euro n'était pas de faire de l'Europe une puissante unité économique unifiée. Son but était approximativement le même que celui de Reagan et Thatcher : la révolution conservatrice.

« Ronald Reagan n'aurait pas été élu président sans l'influence de Robert Mundell », a écrit Jude Wanniski dans le Wall Street Journal. L'économie de l'offre mise au point par Mundell est devenu le modèle théorique des Reaganomics, la révolution économique conservatrice - ou comme George Bush Père l'avait appelée : « l'économie vaudou »: la croyance magique en la panacée du libre-marché qui a également inspiré les politiques de Mme Thatcher.

Mundell m'a expliqué que, en fait, l'euro est fait d'une pièce avec les Reaganomics :

« La discipline monétaire s'imposera aussi bien que la discipline budgétaire sur les politiciens. »

Et quand une crise arrivera, les nations économiquement désarmées n'auront plus comme solution que déréglementer le droit du travail, privatiser les entreprises d'Etat en masse, réduire les impôts et d'envoyer les États-providence en Europe dans les égouts.

Ainsi, nous voyons que le Premier ministre (non élu) Mario Monti exige la "réforme" du droit du travail en Italie pour rendre plus facile le licenciement pour les employeurs comme Mundell voulait le faire pour les plombiers toscans. Mario Draghi, la tête (non élue) de la Banque centrale européenne, appelle à des « réformes structurelles » - un euphémisme pour l'écrasement des protections légales des travailleurs. Tous deux citent la théorie nébuleuse selon laquelle cette « dévaluation interne » à chaque nation devra la rendre plus compétitive. En oubliant soigneusement de préciser que si toutes les nations de l'UE l'appliquent, cette « compétitivité » s'annule et que les seuls qui en profitent dans ce cas, ce sont les employeurs.

Monti et Draghi ne peuvent pas expliquer de manière crédible comment, si tous les pays du continent déprécient leur main-d'œuvre, que tous puissent ainsi acquérir un avantage concurrentiel.


Mais ils n'ont pas à expliquer leurs politiques; ils n'ont qu'à laisser les marchés travailler sur les obligations de chaque nation. Par conséquent, l'union monétaire est la lutte des classes par d'autres moyens.

La crise en Europe et les flammes de la Grèce ont produit la lueur chaleureuse de ce que les acolytes du « roi-philosophe » Joseph Schumpeter appelaient la« destruction créatrice ». L'acolyte de Schumpeter et apologiste du libre marché Thomas Friedman s'est rendu à Athènes pour visiter le « sanctuaire impromptu » constitué par la banque incendiée où trois personnes sont mortes après avoir été brûlées par des manifestants anarchistes, et profité de l'occasion pour offrir une homélie sur la mondialisation et « l'irresponsabilité grecque.»

Les incendies, le chômage de masse, le bradage des biens nationaux, amènerait ce que Friedman a appelé une « régénération » de la Grèce et, en fin de compte, de toute la zone euro. Alors à ce moment-là, Mundell et les autres possesseurs de villas pourront mettre leurs sacrées toilettes partout où ils voudront.

Loin d'échouer, l'euro, qui était le bébé de Mundell, a réussi probablement au-delà rêves les plus fous de son géniteur.

Commentaire

05/07/2014, Par Rankhan

L'euro a été un cheval de Troie crée par la contre-révolution néolibérale pour imposer une gouvernance supranationale en Europe. Le principe : sans gouvernance économique européenne, pas de monnaie unique possible. Au nom de l'euro et de la sacrosainte stabilité monétaire, la Commission européenne ( art. 121 du Traité de Lisbonne) dicte désormais à chaque pays membre, ses instructions sur la politique économique qu'il doit mener : ce sont les GOPE ( Grandes Orientations de Politique Econmiques ) et la France a reçu les siennes le 2 juin dernier.

Bien sûr, le cadre idéologique qui inspire ces GOPE est purement néolibéral : il s'agit principalement de réduire la place des pouvoirs publics ( même le redécoupage administratif y figure ! ), les dépenses publiques ( politique de rigueur ) et d'organiser "la concurrence" et la fléxibilité sur le marché du travail ( dans cette optique les allocations chômage, le SMIC, les protections du travailleur, les freins au licenciement, le syndicalisme dès lors qu'il n'est pas totalement conciliant, sont considérés comme autant d'obstacles à l'établissement d'un vrai marché du travail au sens néolibéral ).

Voilà qui aide à comprendre pourquoi les gouvernements socialistes succédant aux gouvernements UMP, c'est toujours la même politique économique de droite dure qui nous est imposée.

Il y a donc une incohérence fondamentale pour un parti authentiquement de gauche ( comme de FdG par ex. ) à soutenir l'euro. Car si " sans gouvernance économique européenne, pas de monnaie unique possible" l'inverse est tout aussi vrai : "sans monnaie nationale, pas de politique économique protectrice et sociale possible".

Richard Gage, invité du Washington Journal sur C-SPAN le 1er août 2014, montre que le bâtiment 7 du WTC a été soumis à une démolition contrôlée le 11 septembre 2001.

20 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Le capitalisme;, #L'OTAN., #La mondialisation

C'est bien la preuve qu'il y a au moins 2200 architectes américains complètement fous et conspirationnistes ! (contrairement aux téléspectateurs ou lecteurs de TF1, l'Express, Libé et consorts, qui eux, savent de quoi ils parlent car ils sont informés par des gens sérieux et intègres...)

Le fondateur de AE9/11Truth, Richard Gage, invité du Washington Journal sur C-SPAN le 1er août 2014, montre que le bâtiment 7 du WTC a été soumis à une démolition contrôlée le 11 septembre 2001.

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