Le blog de Lucien PONS

Articles récents

Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #La mondialisation, #La France, #La nation ., #La République, #La gauche, #Le socialisme, #Europe supranationale, #Economie

Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.
Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.

Ce n'est pas pour me vanter, mais je crois que je pourrais faire économiste. On reproche sa pingrerie à l'Allemagne, et son laxisme financier et social à la France ? Qu'à cela ne tienne ! On pourrait imaginer un plan génial : l'Allemagne dépenserait (un peu) plus, et la France gèlerait les salaires. En même temps. En dégainant simultanément, comme dans les duels. Plus précisément, l'Allemagne pourrait doubler ses investissements dans les infrastructures, en échange de quoi la France gèlerait les salaires sur trois ans, et "assouplirait"' les 35 heures. Ce sont les préconisations d'un rapport co-rédigé par deux économistes, un Français et un Allemand, et qui a fuité ce week-end dans Der Sipegel. Comme prévisible, et selon la bonne habitude, le ministère français de l'Economie a démenti sans démentir (1).

Assouplissons, assouplissons ! Ces mots innocents qui nous pénètrent dès le matin. Dans Le Figaro, me signale notre éconaute (2), on apprend (3)que Macron réfléchit à "desserrer" ou "dépoussiérer" un autre carcan réglementaire. Lequel ? Celui qui empêche un même groupe de medias de détenir à la fois une radio, une chaîne de télé, et un quotidien national. C'est effectivement ce qui manque au paysage médiatique ! Vivement que Bouygues puisse avoir sa radio et son quotidien, vivement que Lagardère puisse se payer une chaîne de télé, et Dassault une radio, qui puisse tranquillement et vaillamment faire silence sur le rapatriement de Suisse de mallettes de liquide.

Etrangement, le projet a fuité voici déjà une dizaine de jours dans Les Echos (4), sans rencontrer beaucoup...d'écho. Etrangement, le concert des éditorialistes ne s'est pas précipité sur la proposition -que ce soit d'ailleurs pour la soutenir ou la critiquer. Quant aux deux quotidiens qui ont fait état de l'étrange initiative, ils divergent sur un point : chez LVMH, on assure que le ministère de la Culture, "garant du pluralisme" n'a pas été "vraiment associé" à la démarche de Bercy. Chez Dassault, on assure le contraire. Laissons à nos lecteurs le soin de décrypter, ce dont on est bien incapable.

Quelques assouplissements matinaux. Par Daniel Schneidermann.

Dépôt de plainte contre les mairies pavoisant le drapeau européïste. Par Sylvain Baron.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La nation ., #La France, #La République

Dépôt de plainte contre les mairies pavoisant le drapeau européïste. Par Sylvain Baron.

Ce dépôt de plainte à télécharger (voir en bas de texte pour le lien) est directement modifiable pour y inscrire les adresses et nom des élus incriminés.

Il doit être envoyé sous recommandé au Procureur de la République de votre département ainsi qu'au Préfet.

L'objectif étant que plus nous serons nombreux à déposer plaintes contre nos élus ne respectant pas la loi et la Constitution, plus nous ferons ouvrir des instructions, en espérant qu'une seule, quelque part en France, débouche sur une condamnation, ce qui ferait jurisprudence pour tout le territoire Français.

Nom Prénom Date
Adresse
CP / Vi
lle Courriel / Tel


Objet : dépôt de plainte

Madame, Monsieur le Procureur de la République,

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur les faits suivants :

Au (adresse, lieu précis) dans le département de la (noter le département), se trouve un mât supportant un drapeau de couleur bleue avec un cercle d’étoiles d’or, cela à côté du drapeau bleu, blanc, rouge de la République Française.

  • Attendu que la Déclaration des droits de l’homme de 1789 dans son article premier dispose que : les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune ; et qu’il ne peut donc être fait une distinction entre les citoyens s’agissant de leurs opinions politiques, mais uniquement sur la base de l’utilité commune ;

  • Attendu que le même texte dans son article 3 dispose que : Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément ; que la Souveraineté Nationale est reconnue comme Une et indivisible, imprescriptible et inaliénable dans la déclaration des droits de l’homme faisant préambule à la Constitution du 24 Juin 1793 ; et que l’idéologie politique de la « construction européenne » nous prive de pans entiers de Souveraineté, alors qu’elle n’est pas partagée par l’ensemble de la population, comme en témoignent différents scrutins électoraux et le Référendum du 29 Mai 2005 ;

  • Attendu que la Constitution de la Vème République du 4 Octobre 1958 renforce ces dispositions dans son article 1 en proclamant que La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, et qu’il ne peut donc être porté atteinte à l’unicité du peuple Français au travers de convictions partisanes de nos élus locaux ou nationaux.

  • Attendu que la Constitution dispose dans son article 2 que : l'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ; L'hymne national est la "Marseillaise" ; La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité" ; Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et que la France n’a pas reconnu dans l’article 52 des déclarations concluant le Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne reconnaissant que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de "l'Ode à la joie" de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise "Unie dans la diversité", l'euro en tant que monnaie de l'Union européenne et la Journée de l'Europe le 9 mai comme des symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'Union européenne et de leur lien avec celle-ci.

  • Attendu que la Constitution réaffirme dans son article 3 que : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum et qu’aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice ; et qu’il est donc légitime pour le citoyen que je suis de contester ce qui relève d’une idéologie politique violant l’esprit même de la Constitution, sans avoir besoin pour cela de m’enfermer dans un point de vue partisan ou idéologique, et que je suis à ce titre dans mon bon droit que de contester l’affichage ostensible de l’idéologie politique de Mme, M. le Maire au nom de la résistance à ce qu’il convient de qualifier d’oppression ;

  • Attendu que l’article 225-1 du Code Pénal dispose que : constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison […] de leurs opinions politiques, […] une nation ; et que constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales en raison […] des opinions politiques […] une nation ; et que le Maire de (..) en arborant un drapeau lié à une idéologie qui lui est propre, s’autorise à discriminer ses administrés ne partageant pas les convictions politiques de ce dernier en imposant ostensiblement ce qui peut être considéré comme une provocation.

  • Attendu que la circulaire n° 246 du 4 mai 1963 rédigée à une époque où l’idéologie politique liée à l’Union Européenne, ne nous avait pas faire perdre des pans de Souveraineté sur le budget, la monnaie ou le commerce extérieur dispose que :

Répondant à un appel lancé par l'Association française pour le Conseil des communes de l'Europe, un certain nombre de municipalités ont décidé de faire pavoiser les édifices publics aux couleurs de l'Europe à l'occasion de chacun des grandes circonstances de la vie communale.

De telles décisions ne soulèvent aucune objection de principe dès lors qu'elles concernent effectivement le drapeau adopté en 1955 par le Comité des ministres du conseil de l'Europe : douze étoiles sur champ d'azur.

Vous aurez soin cependant de rappeler aux maires, chaque fois que vous serez saisi d'une délibération prise dans ce but, que le drapeau tricolore reste le seul emblème qu'il convient d'arborer sur les bâtiments publics pour la célébration des fêtes nationales.

Dépôt de plainte contre les mairies pavoisant le drapeau européïste. Par Sylvain Baron.

Et que par voie de conséquence, il n’est évoqué qu’une « possibilité » de pavoisement d’un drapeau du Conseil de l’Europe – institution distincte de l’Union Européenne – et ayant changé d’emblème en 1983 dont je vous joins ci-à côté l’image, mais qu’il n’est pas imposé une « obligation » ; que par ailleurs il est signifié que le drapeau tricolore ne peut être associé à des emblèmes quelconques, en particulier lors des célébrations de fêtes nationales, il en ressort que le pavoisement de places ou édifices publics de l’emblème de l’Union Européenne ne revêt aucune obligation légale.

  • Attendu que la circulaire N° 70-416 du 27 Octobre 1970 disposant que : les exhibitions sur la voie publique d'insignes ou d'emblèmes associés aux couleurs nationales, sont d'une manière générale, de nature à compromettre la sûreté et la tranquillité publique ; elles peuvent dont être interdites et que : […] L'éventualité de l'exhibition ou l'utilisation, sur la voie publique, de l'emblème national, associé à des emblèmes ou insignes présentant un caractère politique ou religieux soit lors de cortèges, défilés et rassemblements, soir lors de quêtes, dans des conditions de nature à entraîner de la part d'une catégorie de citoyens, des réactions créatrices de troubles de l'ordre public, doit conduire les Maires à refuser d'autoriser ou à interdire la quête ou manifestation envisagée ; sans se superposer à la loi, n’en donne pas moins l’esprit concernant l’unité Républicaine qu’il convient de respecter ; et que par conséquent, Madame, Monsieur le Maire par ses propres convictions politiques affichées ostensiblement sur l’espace public à travers l’érection d’un drapeau européen aux côtés du drapeau tricolore, se rend coupable d’incitation au trouble à l’ordre public tel que défini par l’article 431-3 du Code Pénal ;

  • Attendu que l’article 4 de la Constitution dispose que : Les partis et groupements politiques doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie, et qu’en faisant pavoiser une place publique d’un emblème d’une idéologie politique violant les principes de la Souveraineté Nationale, Madame, Monsieur le Maire transgresse effrontément le Titre 1 de la Constitution au vu et au su de tous ses administrés.

En conséquence, je porte plainte contre (Nom du Maire) demeurant à (ville) et assurant un mandat de maire dans cette commune pour violation du Titre 1 de la Constitution, pour discrimination de ma personne du fait de mes opinions politiques méritant le respect Républicain de nos institutions ; et pour incitation au trouble à l’ordre public du fait de l’affichage ostensible d’un emblème politique non reconnu par la France tant dans les traités, que la Constitution (y compris son article XV sur l’Union Européenne) ou le droit, et s’imposant à ma vue chaque jour, alors que je me bats pour que le peuple Français se réapproprie son histoire constitutionnelle et ce qui fait pour notre Nation, les fondements de la démocratie et de l’unité républicaine.

Vous remerciant de bien vouloir m’informer des suites que vous donnerez à cette affaire, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

Téléchargez ce fichier en cliquant ICI

Publié il y a 12 hours ago par BARON Sylvain

L’Assemblée nationale vote la DISPARITION de neuf RÉGIONS. Le blog d'Eldiablo.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La réforme territoriale, #Europe supranationale

L’Assemblée nationale vote la DISPARITION de neuf RÉGIONS. Le blog d'Eldiablo.

Jeudi 20 novembre 2014, l’Assemblée nationale a voté, en deuxième lecture, l’article 1 du projet de loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, dont le vote final aura lieu le 25 novembre 2014.

La France métropolitaine est passée de 22 régions à 13. Aucun des amendements déposés (une soixantaine) pour supprimer le texte de loi ou le réécrire n’a été adopté. Jean-Luc Reitzer, député UMP du Haut-Rhin, opposé à une fusion Alsace, Champagne–Ardenne, Lorraine s’est exclamé : «Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ?».

La FSU, FO et la CGT Services publics se déclarent inquiets sur les conséquences de la réforme territoriale pour les 400 000 agents des régions et départements.

Pascal Pavageau, de Force Ouvrière, dans un communiqué du 20 novembre 2014 estime que « cette contre-réforme conduit à l’éloignement de la puissance publique, à la désertification des services publics relégués à d’immenses régions-provinces, à des suppressions d’effectifs publics du fait des mutualisations, et à des mobilités forcées, pour plus de 400 000 agents ». Le communiqué conclut : « Cette réforme remet en cause l’indivisibilité, la cohérence, la lisibilité, l’unicité et, du coup, l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité de droit. Force Ouvrière s’oppose à une République XXS, balkanisée en une fédération de régions XXL. »

La CGT quant à elle déclare le 20 novembre « que cette réforme ne répond aucunement aux urgences de la situation de notre pays, qu’elle n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond. »

source: POI

Quand L’EXTRÊME DROITE progresse dans les COUCHES POPULAIRES, c’est sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Texte de Bernard Trannoy du PCF bassin d'Arcachon.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La gauche, #Le socialisme, #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Economie

Quand L’EXTRÊME DROITE progresse dans les COUCHES POPULAIRES, c’est sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Texte de Bernard Trannoy du PCF bassin d'Arcachon.

La crise se mesure aussi dans notre difficulté, voire même notre incapacité à communiquer, tant la réflexion collective nous fait défaut. Il nous faut faire face, en externe, à une pression idéologique intense, voire même violente, et en interne à une perte de repères, au découragement et à la crainte de voir disparaître, ce qui a fait, bien souvent l'engagement de toute une vie, le PCF. Cette situation perturbe profondément les échanges et les nécessaires débats. Ainsi une note de la commission économique émanent de Y. Dimicoli, m'a fortement perturbé et même découragé. Une commission économique que certains appellent, la centrifugeuse, tant elle éjecte ceux qui ne participe pas du Boccarisme. On ne connaîtra pas ainsi l'opinion, que peuvent avoir d'autres économistes tout aussi communistes. Ce monopole de la pensée est tout simplement intolérable. De plus j'attends pour ma part, d'un intellectuel, surtout communiste, qu'il préserve son statut d'intellectuel. Son rôle n'est pas d'illustrer la ligne en cours, éventuellement dans ses méandres les plus tortueux. Sa mission, c'est d'interroger le réel sans se soucier des impératifs politiques ou pire politiciens. C'est là, le boulot du politique, c'est-à-dire de nous tous.

Dimicoli Vers une aggravation de la crise systémique. 21/10/2014

Notes de lecture : Dimicoli Vers une aggravation de la crise systémique. 21/10/2014

J'espérais y trouver des éléments dignes d'intérêts. Je me mets donc à lire attentivement ledit texte. Et là, les bras m'en tombent, bien en dessous de ce que j'imaginais. Et là je me mets à considérer qu'il vaut mieux arrêter tout de suite et rentrer dans sa tente. En effet cette note pourrait être le pur produit d'un mauvais fondé de pouvoir d'une quelconque banque d'affaires.

Cette note peut ce résumer en quelques mots :

1- Si certain d'entre-vous ne connaissent pas Keynes, vous en avez là un mauvais résumé.

2- Hors de l'Euro point de salut.

3- Le nirvana : une nouvelle politique du crédit, la BCE élevé au niveau du nouveau paradis.

En un mot l'€uro, "l'Europe vous les "gens" d'en bas, vous n'avez pas à en discuter, à vous interroger, à douter. Nous pensons pour vous, ces questions ne peuvent-être un sujet de débats, nous avons tranché pour vous. Il n'y a pas à y revenir". Nous sommes à l'époque des experts, et nous sommes les experts. Alors silence dans les rangs, faites avec ce que l'on vous a si gentiment préparé. Et d'ailleurs, si vous mettez en doute ces postulats, vous êtes forcément les suppôts de Satan, c'est-à-dire de Marine Le Pen. Si elle n'existait pas celle-là, il faudrait l'inventer. Elle est devenue comme le vade-mecum obligé de tous ceux, qui faute d'arguments s'en servent à tour de bras pour échapper aux débats et diaboliser toutes autres approches.

Suprême bêtise, Y. Dimivoli nous propose pour compenser les énormes gains de productivité réalisés dans la production par la distribution de moyens financiers pour absorber la surproduction ainsi créée. Il ne lui vient même pas à l'esprit que la solution, serait plutôt à rechercher du côté d'une réduction massive du temps de travail (Journée, mois, année, vie).

En un mot la commission économique pense qu'il suffit d'une simple réponse technique à un problème fondamentalement politique.

Les impasses de l'analyse :

- Tout serait dans la domination de la finance, d'où les impasses qui conduisent à considérer qu'il suffirait d'utiliser de bons outils de crédit pour, comme par miracle régler la situation.

Quelques repères :

1- C'est oublier que la crise est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. On ne sortira pas de la crise du capitalisme sans emprunter, d'une manière ou d'une autre un chemin vers la sortie du capitalisme, vers le socialisme.

2- La crise est d'abord et fondamentalement la crise d'un mode de production, d'appropriation et d'échange des marchandises crées par le travail (Rappel le travail à un prix, le capital est un coût). Nous sommes à un moment où le capitalisme constitue une entrave au développement de l'ensemble des forces productives. (matérielle et humaine). Ce qui est en cause, ce n'est pas le partage, MAIS L'APPROPRIATION fondée sur la possession des outils de travail qu'est fondé l'accaparement des richesses produites par l'activité de TOUS. En effet, ne jamais oublier que c'est celui qui possède qui bat seul la mesure. C'est bien une appropriation socialisée des richesses produites qu'il nous faut remettre à l'ordre du jour.

3- La crise est une crise de sur accumulation du capital (conséquence du point 2), c'est à dire que la masse des capitaux en circulation est très supérieure à la capacité qu'a le secteur productif à rémunérer le dit capital circulant. Et Y. Dimicoli nous propose d'en verser encore plus. La seule issue pour le capital : c'est de détruire du capital pour revaloriser le capital restant. D'où la tentation de l'impérialisme dominant d'avoir recours à la guerre (voir document). Mais aussi, pour les Etats-Unis, contraindre l'Europe à sanctionner la Russie (eux-même ont de très faibles relations économiques avec la Russie). Et ils font par là, d'une pierre deux coups. Ils poursuivent l'objectif d'affaiblir la Russie (ils savent que cela aura peu d'effet sur la Russie, qui elle se réoriente vers l’Eurasie, les BRICS en construisant une alternative au système dominé par les seuls Etats-Unis (FMI, Banque mondiale)). Mais surtout cela vise surtout à affaiblir son autre concurent impérialiste l'Europe, qui n'a aucun moyen pour se retourner (Les marchés perdus en Russie seront définitivement perdus, d'autres auront pris la place).

4- Nous sommes à un moment où précisément il faut valoriser toujours plus, le travail vivant, alors que le capital est dans une course folle de destruction de ce capital vivant.

Vous avez deux Dimicoli, celui d'avant Maastricht pourfendeur de l'Euro et celui d'après Maastricht adorateur du nouveau veau d'or, l'Euro. (Oui ce truc fait par et pour servir le Capital). Mais peut-être que Y. Dimicoli pense que l'horizon du capitalisme est indépassable et qu'il faut faire avec.

A propos de l'Euro

Les concepteurs de l'Euro, monnaie unique l'avaient, dès le départ, conçu comme élément de base de la construction d'une Europe fédérale liquidant les états nation. C'est là que l'€uro trouvait toute sa cohérence (pour le capital).

Les peuples européens ne veulent pas de cette Europe du capital, (60% d'abstention en France aux européennes). Et ils savent bien qu'une Europe des coopérations ne peut passer que par la case sortie de cette Europe là. De ce point de vue il n'est pas exagéré d'affirmer que NOUS AUSSI nous AVONS TRAHI le NON populaire au TCE de 2005. Nous nous comportons, comme si nous avions votés, OUI au TCE par alignement sur les poncifs libéraux, dès le lendemain. Nous nous rangeons du côté de ce que nous avons combattu la veille. Et on peut parier que le risque existe pour qu'il en soit de même avec le TAFTA. En fait la position du PCF sur l'€uro et l'Europe n'obéit à aucun principe, mais plutôt à seul "impératif" NE PAS EFFRAYER LE "SOCIALISTE!" NE PAS COUPER LES PONTS, y compris dans leur version, "Frondeurs, Fraudeurs". Oui, ceux qui ont voté, l'ANI, le 4ème paquet ferroviaire et bien d'autres choses. Ils n'ont qu'une seule et unique préoccupation tenter de sauver leurs sinécures.

Principes de réalité (Ce que certains experts, y compris de droite ont bien compris - Charles Gave et Gael Giraud aux Experts sur BFM)

Les pays européens, et c'est une lapalissade, sont tous différents, culturellement, économiquement, historiquement, socialement, démographiquement. Et cela s'appelle UN FAIT. Prétendre faire fonctionner cet ensemble, par nature disparate, sous la DICTATURE d'une monnaie unique est tout simplement une aberration. Dans ce contexte, l'Euro n'est adapté qu'à l'économie dominante en Europe, c'est-à-dire, l'Allemande. De ce fait l'Euro est devenue, aux mains du capital allemand, un instrument de domination impérialiste. Mme Merkel ne manque jamais de le rappeler vertement. C'est le grand capital Allemand qui bat la mesure. De fait, ce que la Wehrmacht n'a pas réussi l'Euro le réalise.

L'échelon fédéral étant exclu. Il faut donc que les différents pays à structures économiques, sociales, démographiques différentes disposent d'instruments d'adaptations et de régulations de leurs économies. De ce point de vue l'action sur les taux de change reste pour un pays un outil néccessaire. La monnaie est un instrument fondamental de la souveraineté, faute de quoi nous sommes dépossédés des moyens permettant de faire société, du vivre ensemble. Cette note de la commission économique porte que sur la seule zone Euro. Regarder du côté des pays d'Europe hors zone €uro qui ne vont pas si mal, aurait altéré la démonstration, c'est ce que se garde bien d'analyser Y. Dimicoli et la commission économique. Faute de la nécessaire souveraineté monétaire le seul instrument de régulation restant disponible, c'est le coût du travail qui devient inévitablement la variable d'ajustement.

Quand l’extrême droite progresse dans les couches populaires, c’est d’abord sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Quand les couches populaires se mettent aux abonnés absents, (mais aussi, de plus en plus souvent, les adhérents même du PCF), c'est que quelque part, nous ne répondons pas à leurs attentes, à leurs questionnements. Il ne sert à rien de mettre sous le tapis ce qui gêne. Les questions de l'Europe, de l'€uro, de la Souveraineté, de la Nation sont au cœur des préoccupations. Il nous faudra bien un jour, prendre en compte, sur le fond, ces questions, sauf à assumer le risque d'être balayé parce qu'inutile au monde du travail.

Le rassemblement si nécessaire soit-il, n'est que second. C'est bien les attentes, le pourquoi, pour quels objectifs qui est la question première. Les "moulinets sur l'alternative" ne sont rien s'ils sont vide de contenu.

Pour Mars 2015 un scénario à l'italienne est un risque majeur, scénario qui a abouti en Italie à la disparition pure et simple, non seulement du PCI, mais de la gauche toute entière. Agiter les concepts d'union de la "Gauche" du tous contre le FN seront de très peu d'efficacité. Utiliser l'expression union de la gauche nous disqualifie aussitôt, car cela veut dire in fine soutenir le PS, donc être rejetés avec le PS. (L'abstention reflète largement ce phénomène).

D'autre part la tactique du type 2002, tous contre le FN ne marchera pas non plus. J'ai des amis (universitaires) qui m'ont dit : "terminé, on ne me refera pas le coup".

Le FN n'est utilisé que pour ne pas avoir à rendre des comptes, pour interdire l'interpellation et à force d'usage abusif, cela fini par lasser. IL N'Y A PAS D'ISSUE, SI NOUS NE PRENONS PAS EN COMPTE, POUR Y RÉPONDRE, LES ATTENTES POPULAIRES ET PARMI CES ATTENTES, CE REFUS DE L'EUROPE DU CAPITAL. PRENONS AUSSI EN COMPTE LE FAIT QUE REVIENT DANS LES TÊTES LA NÉCESSITÉ DE LA RÉVOLUTION (voir enquête de Florence Aubenas)

En fait le rassemblement CONTRE a épuisé toutes ses potentialités (le FDG n'est pas autre chose) le rassemblement POUR est à reconstruire sur la base d'un programme articulé sur une visée, un projet. Seul un parti communiste qui se donne pour objectif de sortir du capitalisme peut porter avec conséquence cet engagement, loin des querelles des égos en s'appuyant sur la force motrice du monde du travail dans toute sa diversité et même ses contradictions. Un projet pour la France, chiche, mais examinons, d'abord, pourquoi notre démarche n'accroche pas dans les milieux populaires. Et si c'était tout simplement que nous ne répondons pas à leurs attentes, à leurs questionnements, à leurs envies de souveraineté? Ils savent eux que le centre de décision s'est déplacé à Bruxelles, voire à Berlin. Et que viser le seul "Flamby" est aussi une manière de blanchir Bruxelles et un refus de reconquête de la nécessaire souveraineté abandonnée au grand capital européen.

Lanton le 22/10/2014

Bernard Trannoy

Le combat de classe a une dimension éminemment nationale, faute de quoi le parti communiste ne peut que disparaître pour cause d'inutilité pour le monde du travail.

P.S : La commission économique enferme son analyse dans la seule Europe de la zone Euro. Ne voit-elle pas qu'un monde multipolaire émerge ouvrant des perspectives renouvelées de coopération, de possibles. Y. Dimicoli rêve à une monnaie mondiale, monnaie qui n'a aucune chance d’apparaître dans un horizon raisonnable. Par contre des zones monétaires nouvelles se construisent et c'est dans celle-ci qu'il faudrait s'insérer. Le concept même d'impérialisme est totalement évacué, voire ignoré dans l'analyse, qui de ce fait ignore la dimension de classe. Le système de domination des Etats-Unis repose sur 3 piliers. Premier pilier économique, mais ce pilier est ébranlé, voire en train de basculer, deuxième pilier la puissance militaire, troisième pilier le dollar, le pétrodollar et ses institutions dérivées et inféodées que sont le FMI, la banque mondiale et l'OMC. Et c'est précisément l'attaque de ce troisième pilier par la Chine, la Russie, les BRICS et plus largement les pays émergents, qui rend les Etats-Unis furieux. C'est cette multipolarité en devenir, mettant en cause leur système de domination, qu'ils veulent empêcher à tout prix de voir émerger, y compris par la guerre. L'Ukraine étant, de ce point de vue, un pion dans cette offensive. Ce sont la Russie et la Chine qui sont dans le collimateur. Renvoyer, comme le font certains "communistes??", dos à dos les impérialismes (USA, Russie, Chine) est stupide. Curieusement on oublie dans cette énumération cet appendice des Etats-Unis qu'est l'U.E drivée par cet autre impérialisme en redevenir qu'est le capital Allemand. Ceux qui pensent ainsi, oublient qu'il y a un impérialisme dominant qui à besoin de la guerre, pendant que l'autre à besoin de la paix pour se construire. Ce renvoi dos à dos est, en fait un alignement sur l'impérialisme dominant, à savoir, celui des Etats-Unis. Heureusement que l'URSS n'a pas raisonnée à aussi courte vue avant et pendant la deuxième guerre mondiale.

source : PCF BASSIN

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Les média, #Le socialisme, #Le syndicalisme, #La lutte des classes, #La gauche

Lundi 24 novembre 2014

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo)

LES MUTINS DE PANGEE

COOPERATIVE AUDIOVISUELLE

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).

Daniel Mermet aux Métallos (vidéo)

L’équipe de Là-bas si j’y suis est en marche pour créer un nouveau média sur Internet. Après 25 ans sur France Inter, l’émission produite et animée par Daniel Mermet est passée de la trappe à la toile et c’est surla-bas.org : Abonnez-vous !

Daniel Mermet a présenté le projet de 7-9 neuf, le 31 octobre, lors d’une soirée festive organisée en partenariat avec la Maison des métallos et en complicité avec les Mutins de Pangée.

Voici la vidéo :

DE LA TRAPPE A LA TOILE

Pour en savoir plus sur les prochains rendez-vous : la-bas.org

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).

Droits rechargeables, précarité éternelle

24 Novembre 2014 , Rédigé par caroleone Publié dans #Intermittents précaires

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Les média, #La guerre, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

Depuis la fin du mois d’août 2014, les événements en Ukraine sont chaque jour de plus en plus imprévisibles : alors que les « séparatistes pro-russes » – ainsi qu’ils sont nommés dans les médias français – perdaient du terrain, des renforts, peut-être en provenance de Russie, ont permis de mettre en défaut l’armée ukrainienne. Pour les médias français, cet interventionnisme supposé de Vladimir Poutine est inacceptable. Le président russe serait même en train de déclarer la guerre à l’Europe et de violer le droit international. Retour sur un traitement médiatique unilatéral et biaisé.

À situation complexe, commentaires simplistes : telle semble être la dure loi à laquelle se soumettent quelques diseurs de bonne aventure. Si Acrimed n’entend pas prescrire ce qu’il faut penser de la situation en Ukraine, du moins pouvons-nous débusquer les parti-pris falsificateurs qui ont tendance à inonder une grande partie de la presse française, bien que quelques médias ne sombrent pas dans la caricature (notamment Le Figaro) [1]. Absence de recul sur les événements (en particulier à Libération et au Monde) et pis, oublis, voire réécriture de l’histoire : tels sont les principaux biais de la couverture médiatique du début du mois de septembre 2014. Rien ne semble avoir évolué depuis novembre 2013… Passage en revue de quelques libertés, parmi d’autres, prises avec les faits.

Gouvernement légitime et référendums illégitimes

Bernard Guetta sur France Inter (25 août 2014) en est certain : « l’Ukraine quant à elle, l’écrasante majorité de sa population en tout cas, refuse de revenir à son asservissement passé, défend son indépendance et voudrait pouvoir vite intégrer non pas l’Otan mais l’Union européenne. » C’est pourtant oublier une partie des faits politiques récents de ce pays. Président en place et démocratiquement élu en 2010, Viktor Ianoukovitch – certes corrompu comme ses prédécesseurs – demeurait en tête des sondages d’opinion jusqu’à son départ forcé en février 2014 [2]. Étonnant d’ailleurs que les médias français – pourtant toujours très friands de ce type d’enquête – n’en aient pas révélé l’existence.

En 2012, le parti de M. Ianoukovitch (le Parti des Régions) avait également remporté les élections législatives. Et une élection présidentielle était prévue en 2015… Impatients, les militants de Kiev, tournés vers l’Europe, et soutenus par les États-Unis et l’Union Européenne, n’ont pas souhaité attendre, mettant ainsi en place un gouvernement provisoire essentiellement composé d’indépendants et de membres de partis de centre-droit, de droite et d’extrême-droite [3], pas forcément représentatif de la diversité des manifestants de la place Maïdan.

Ce gouvernement est-il pour autant légitime ? Oui, expliquèrent en substance les commentateurs avisés, car Maïdan était légitime. Il ne s’agit pas ici pour nous de contester le droit de populations à se soulever contre leurs dirigeants, mais bel et bien de relever le « deux poids deux mesures » particulièrement marqué dans la couverture médiatique des différents événements en Ukraine, qui traduit un point de vue partisan rarement assumé par celles et ceux qui l’ont adopté. Libération souligne ainsi que « l’Ukraine est un pays souverain avec des institutions légitimes et démocratiques » (1er septembre) tout en s’enthousiasmant devant le « renversement du régime prorusse et corrompu de Viktor Ianoukovitch par la révolte de Maïdan. » Le fait que l’est du pays ait massivement voté pour lui trois années plus tôt ne semble pas préoccuper les médias français. En effet, M. Ianoukovitch l’avait emporté en 2010, haut la main, à l’est et au sud de l’Ukraine, avec des pics de popularité dans les régions de Donetsk (90,4%), Lougansk (88,8%), ou encore au sein de la République autonome de Crimée (78,3%). Son adversaire, Ioulia Timochenko avait fait le plein à l’ouest, au centre et à Kiev qui avait voté à 69,7% pour l’égérie des Occidentaux [4].

Il n’empêche : sur Arte, le 1er septembre 2014 [5], on présente, sans le moindre recul, les événements de la place Maïdan comme un grand mouvement exclusivement démocratique. Avant de diffuser un véritable clip de propagande (avec musique rythmée et images saccadée) à la gloire des manifestants de la place Maïdan, Élisabeth Quin annonce : « Retour sur Maïdan à l’époque où c’était l’euphorie, destitution d’un autocrate qui a mis le feu aux poudres et précipitation de milliers d’ukrainiens sur le fameux Maïdan en février dernier. » Dans ce même sujet, on affirme que Ioulia Timoshenko aurait reçu « un accueil triomphal » en février 2014 sur cette place… alors qu’elle ne fera que 9% des votes à Kiev lors de l’élection présidentielle, trois mois plus tard.

Pour Bernard-Henri Lévy, dans Le Point (4 septembre 2014), le renversement de M. Ianoukovitch était évidemment le résultat d’une « grande insurrection démocratique et européenne ». Puis, pour la plupart des commentateurs, l’élection présidentielle qui, organisée en mai 2014 par le gouvernement provisoire, a installé aisément Petro Porochenko au pouvoir a été (c’est certain) tout à la fois légale et légitime. Marc Sémo dans Libération (1er septembre 2014) le souligne : « les autorités de Kiev [ont été] légitimement élues ». Il insiste même : « le nouveau président Petro Porochenko a été élu en mai à l’issue d’un scrutin reconnu comme incontestable par la communauté internationale. Le vote a pu se dérouler dans 90% du pays, y compris dans la plus grande partie de l’Est. » François Sergent, dans le même journal parle d’un « gouvernement souverain et régulièrement élu » (3 septembre). Pourtant, une partie du pays n’a pas pu se déplacer pour aller voter à cause des conflits armés dans l’est. Bien qu’élu dès le premier tour, Petro Porochenko ne l’a donc été qu’avec une participation modérée (60%). Légale et légitime ?

Aux yeux des journalistes français, le mouvement de Maïdan était justifié car tourné vers l’Europe. En revanche, les manifestations et les référendums en Crimée et dans l’est du pays (qui rejetaient les mobilisations de Kiev, le gouvernement provisoire, puis le nouveau président) trouvaient peu de soutiens chez nos commentateurs omniscients. Dans Le Monde (31 août 2014), on tord encore la réalité en accusant « le régime du président Poutine » « d’avoir illégalement occupé puis [de] s’être approprié la Crimée au printemps ». Pour François Sergent, dans Libération (3 septembre), « Vladimir Poutine ne s’est pas contenté de la Crimée annexée après un référendum bidon. »

Heureusement, tous les commentateurs ne partagent pas ce parti-pris. Au moment du référendum, des voix médiatiques connues – et très présentes – s’étaient exprimées pour faire part de leur stupéfaction face à la russophobie ambiante, que l’on ne manquera pas de relever ici tant elles ne sont pas, d’habitude, citées en exemple par Acrimed. Ainsi Jacques Attali s’était interrogé : « Pourquoi refuserait-on aux habitants de la Crimée de choisir leur destin ? » (L’Express, 26 mars 2014). Puis, pour l’ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry, « dire que l’armée russe envahit la Crimée est tout simplement grotesque. Il faut n’être jamais allé à Sébastopol pour ignorer la présence massive, mais parfaitement légale, puisque ayant fait l’objet d’un accord préalable depuis des années, de l’armée russe. » (Le Figaro, 20 mars 2014)… La Russie de Poutine avait-elle des vues sur la Crimée ? Peut-être. Il est toutefois navrant de constater que la majorité des journalistes français, aveuglés par leur hostilité à Poutine, aient adopté un point de vue aussi unilatéral et partisan, quitte à tricher avec la réalité, parfois par ignorance, souvent par mauvaise foi.

« Sanctionner Poutine » (encore et toujours)

Cela sonne comme un leitmotiv : « Il faut sanctionner la Russie ». À Libération, on en est certain, « la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. » La preuve : « des milliers de soldats russes se battent à Donetsk et Lougansk, venus au secours des milices prorusses en difficulté. » D’ailleurs, François Sergent a ses propres sources puisqu’il sait déjà que ce sont « les hommes de Moscou [qui ont] abattu l’avion de Malaysian Airlines. » Rude accusation que même Le Monde ne s’est pas permis de porter…

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

Loin de nous, à Acrimed, de prendre parti dans un tel conflit, mais étonnons-nous quand même d’un fait : la supposée intervention de la Russie serait illégale, mais tous les événements qui ont mené à celle-ci – avec le soutien réel de l’Union Européenne et des États-Unis – ne le seraient pas ? Le « deux poids, deux mesures » est vraiment une doctrine très présente dans les médias atlantistes. Le Monde, par exemple, a fait sien le propos de Laurent Fabius : « le ministre des affaires étrangères, a eu le mérite de la clarté, vendredi soir : “Lorsqu’un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l’accord et contre l’accord de cet autre pays, ça s’appelle une intervention, et évidemment c’est inacceptable”, a-t-il déclaré. » Un peu comme la France en Libye ou les États-Unis en Irak ? Le moins que l’on puisse dire est que Le Monden’a pas eu le mérite d’une telle clarté lorsqu’il s’est agi de traiter de l’intervention militaire israélienne contre Gaza.

Pour Bernard Guetta, sur France Inter (25 août 2014), l’intervention de la Russie serait « en train d’enterrer, en Europe qui plus est, deux des plus grands principes sur lesquels les relations internationales étaient fondée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale – l’absolue prohibition des annexions territoriales et l’intangibilité des frontières. » Comme si aucune frontière n’avait été modifiée (la Yougoslavie, la Serbie…) ou comme si aucune annexion territoriale (le Timor Oriental, les territoires palestiniens…) n’avait eu lieu depuis 1945. Bernard-Henri Lévy dans Le Point (4 septembre 2014) ne dit pas autre chose : c’est « la première vraie guerre, depuis des décennies, en Europe ; la première agression d’un État souverain contre un autre État souverain qu’il entend démembrer et vassaliser. » On est gêné par tant de morgue et d’ignorance. Comme s’il suffisait de mentionner l’Europe (sans préciser ses frontières) pour honorer les « grands principes »…

En quelques jours, dans Le Monde, les tribunes de soutien aux gouvernement ukrainien pullulent : « De Dantzig à Donetsk, 1939-2014 » (1er septembre) ; « L’occident inepte face à la crise ukrainienne » (2 septembre) ; « Accueillons l’Ukraine dans l’OTAN » (3 septembre) ; « ”Dossier Mistral” : de la cohérence, de grâce ! » (3 septembre)… Sans oublier l’article cocasse de Sylvie Kauffmann intitulé « Mistral perdant » (1er septembre), en référence aux navires que la France doit livrer à la Russie.

Plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées ont fait une véritable propagande au service d’une opposition simpliste : légitimité du mouvement de Maïdan, illégitimité de l’insurrection à l’est. C’est le cas, par exemple, de l’émission « 28 minutes » présentée par Elisabeth Quin sur Arte, déjà citée. Parmi les intervenants, Raphaël Glucksmann, fondateur de l’ONG Centre Européen pour la Démocratie à Kiev, se présente d’emblée comme un « activiste anti-Poutine ». Alexandre Goujon, politologue, explique que « les Ukrainiens savent que sans soutien des Russes, il n’y a pas de séparatistes. […] Il n’y a pas de guerre civile. » Le commentateur semble ici oublier que la guerre civile avait bien lieu déjà à Kiev avant que les Russes ne s’invitent dans le conflit, et surtout il n’évoque pas le fait que la plupart des morts civils sont le fait de bombardements… de l’armée ukrainienne. À l’instar de nombreux médias, Glucksmann se plaint que l’Europe ne veuille pas donner des armes à l’Ukraine [6], ce qui permet à l’animatrice d’enchérir : « C’est mettre l’Ukraine dans les mains de la Russie ! »

Libération avance même des propos tronqués et non vérifiés qu’aurait lâché Vladimir Poutine à José Manuel Barroso. Le 1er septembre d’abord : « Poutine le sait et il en joue, répondant par la menace aux timides admonestations téléphoniques du président sortant de la commission José Manuel Barroso : “Si je le veux, nous sommes à Kiev en quinze jours.” » Puis le 3 septembre : « Poutine a menacé Manuel Barroso de “pouvoir prendre Kiev en deux semaines”. » Premièrement, ces propos sont rapportés par un tiers. Deuxièmement, ils proviennent d’une traduction. Enfin, ils sont sortis de leur contexte. De plus, ils ont été tempérés par le Kremlin (comme le rappelle lefigaro.fr). Il n’y a bien qu’un journal au bout du rouleau, dénué de toute déontologie, qui peut vouloir faire ses choux gras d’une telle phrase…

***
Bien que la situation en Ukraine soit complexe, certains médias n’hésitent pas à simplifier à outrance les faits, opposant systématiquement « gentils » ukrainiens pro-européens et « méchants » ukrainiens pro-russes. D’autres médias tombent moins dans la caricature préférant offrir à leurs lecteurs et auditeurs un point de vue plus distancié (c’est le cas du Figaro, de Paris Matchou de certains reportages dans l’est ukrainien glanés sur des chaînes d’information continue). Mais les plus obtus restent obnubilés par les hoquets de Vladimir Poutine, leur nouveau Père Fouettard, s’indignent encore et toujours et glosent sur son autoritarisme et son désir expansionniste. Autoritarisme ? Sans nul doute. Volonté de préserver sa sphère d’influence ? Certainement. Mais, contrairement aux prédictions de la majorité des commentateurs, la Russie n’a toujours pas envahi l’est de l’Ukraine. Le moins que l’on puisse dire est que les expéditions militaires israéliennes ou américaines, bien réelles celles-ci, ne bénéficient pas du même traitement de (dé-)faveur…

—–

Source : Mathias Reymond pour Acrimed, 15/09/2014

—–

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Le capitalisme;

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.

Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.

L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L’incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d’une opération militaire et du renseignement, soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

L’État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S’ils avaient voulu éliminer les brigades de l’État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin.

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D’un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l’Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d’innombrables morts civiles.

Cette opération n’aurait pas pu être entreprise sans l‘appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l’initiative d’Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D’AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.

2. Des camps d’entraînement de la CIA ont été mis en place au Pakistan. Entre 1982 et 1992, la CIA a recruté quelques 35 000 djihadistes venus de 43 pays musulmans pour faire le djihad en Afghanistan.

« Payées par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d’information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l’administration Reagan.

Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C’était pour « une bonne cause » : la lutte contre l’Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d’un gouvernement laïc en Afghanistan.

 Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l’Université du Nebraska. « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le démon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d’Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l’Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d’entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n’était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l’Afghanistan, basée sur l’idée que l’Afghanistan pratiquait le terrorisme d’État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l’élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L’ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l’origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri’āsat Al-Istikhbarat Al-’Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

7. Les brigades de l’EI ont participé à l’insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l’OTAN.

8. L’OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l’EI et Al-Nosra dès le début de l’insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

9. Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l’EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

11. La pratique de la décapitation de l’EI fait partie des programmes d’entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l’EI, recrutés par l’allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu’ils se joignent à l’EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

13. Israël a soutenu les brigades de l’EI et d’Al-Nosra sur le plateau du Golan.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l’image ci-dessous :

« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d’un mercenaire blessé, à l’hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

LA SYRIE ET L’IRAK

14. Les mercenaires de l’EI sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l’Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo à droite.)

16. La milice de l’État islamique, actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l’aide militaire à l’État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l’EI, ils visent plutôt l’infrastructure économique de l’Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l’EI relève d’un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu’en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d’Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l’OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L’objectif sous-jacent consiste à déclencher l’instabilité politique en Chine occidentale.

L’on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l’État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L’objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d’établir un califat islamique s’étendant jusque dans l’ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D’ORIGINE INTÉRIEURE

23. Les terroristes c’est nous : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d’Obama est de protéger l’Amérique contre les attaques de l’EI.

24. La menace terroriste d’origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d’abroger les libertés civiles et d’instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d’attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation.

Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l’État sécuritaire des États-Unis, et de l’appareil d’application de la loi, de plus en plus militarisé.

L’objectif ultime est d’inculquer dans l’esprit de millions d’Étasuniens l’idée que l’ennemi est réel et que l’administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l’État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l’opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d’être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.

Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l’autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de l’ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.

L’administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.

Dites non au « grand mensonge ».

Passez le mot.

Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.

Aidez-nous s’il vous plaît à aller de l’avant. Nous comptons sur l’appui de nos lecteurs.

Pensez à faire un don au Centre de recherche sur la mondialisation.

Pour la paix et la vérité dans les médias.

Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

La mondialisation de la guerre

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300 400 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog