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Le blog de Lucien PONS

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FAUX DRAPEAUX de DAESH dans la planque d’une École Militaire à Saumur - L’UPR (Union Populaire Républicaine) demande la création d’une commission d’enquête parlementaire

27 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Politique intérieure, #Politique étrangère, #Terrorisme, #Daesch

Publié par El Diablo

FAUX DRAPEAUX de DAESH dans la planque d’une École Militaire à Saumur - L’UPR (Union Populaire Républicaine) demande la création d’une commission d’enquête parlementaire

Mercredi après-midi (21 septembre 2016), des employés d’une association d’insertion viennent débroussailler un terrain situé près de l’église Saint-Hilaire-des-Grottes, à la sortie de Saint-Hilaire-Saint-Florent sur la route de Gennes.
La clé qui doit ouvrir le portail ne fonctionne pas. Ils empruntent une autre entrée et voient un camion blanc banalisé qui quitte alors les lieux.
Comme ils trouvent cela étrange, ils alertent la police nationale. Sur place, celle-ci découvre du matériel pour le moins suspect : un drapeau de Daesh, du matériel audio et vidéo, un groupe électrogène, des journaux en langue arabe… Bref, des objets qui peuvent faire penser à une planque terroriste.
Branle-bas de combat. La police nationale, la police municipale et la gendarmerie sont rapidement sur place, mais aussi le sous-préfet de Saumur, le procureur de la République, l’identité judiciaire, la direction départementale de la sécurité publique, la police scientifique… Les riverains s’inquiètent de ce déploiement de forces.
Un coup de fil du sous-préfet au général commandant les Écoles Militaires de Saumur (EMS) permet de pousser un ouf de soulagement. Le matériel a été déposé par les militaires du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique qui sont en formation. Ils utilisent en effet ces grottes comme terrain d’exercice. Mais la police n’était pas au courant, pas plus que les autorités qui se sont rendues sur place…

SOURCE:

L’UPR demande la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur la découverte mystérieuse de faux drapeaux de Daesh dans la planque d’une École Militaire à Saumur

LIEN CI-DESSOUS VERS L'ARTICLE PUBLIÉ SUR LE SITE DE L'UPR AU SUJET DE CETTE CURIEUSE AFFAIRE :

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Le piège qui nous est tendu... par Jean LEVY

27 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Terrorisme, #La lutte des classes

Le piège qui nous est tendu...   par Jean LEVY

Chacun, aujourd'hui,  cherche comment sortir du trou dans lequel la France et les Français plongent. 

 

Les temps ont changé.

 

Le capitalisme, à notre époque, se concentre toujours plus au niveau mondial. De nouveaux horizons lui sont nécessaires pour accélérer la rotation de ses profits. Aussi, il lui faut détruire ce qu'il considère comme des obstacles, des freins à sa boulimie économique : les frontières, les nations, la souveraineté des états, les droits sociaux acquis par la lutte des masses populaires, et jusqu'aux procédures encore parlementaires, qui retardent les décisions à prendre pour atteindre les objectifs attendus...

 

Cette stratégie impose au capital de recourir à de nouvelles formes de domination et de représentation politique. Les gouvernements de droite et Ps sont encore contraints de composer avec une opposition populaire...Cela ne convient plus aujourd'hui aux ambitions de l'oligarchie. Il lui faut aller vite et faire appliquer ses lois sans délais. 

Il lui faut donc appliquer une nouvelle stratégie et de nouvelles têtes  pour l'assumer.

 

Au-delà de Sarkozy et de Hollande, déconsidérés et donc jugés plus assez efficaces, l'oligarchie tient peut-être avec Emmanuel Macron - la banque sans intermédiaire - l'homme qu'elle juge le plus utile et plus habile pour détruire la législation en vigueur qui freine encore leur besoin d'aller vite. L'ancien gérant de la banque Rothschild, délaissant les vocables "gauche" et droite", se prévaudra alors de "la liberté pour chacun" de se dégager des réglements et des "contraintes",  tels le Code du Travail  (la loi Macron en est un exemple), la Sécurité Sociale ( au nom du droit pour chacun de choisir sa Cie d'Assurances), le système de retraite par répartition ( afin de permettre' à toute personne de préférer un fonds de pensions jugé plus' rentable').

En un mot, Emmanuel Macron préconisera  une "Ubérisation" de l'ensemble de la société, une "bergerie librement ouverte aux moutons et aux loups" ! 

 

Telle est, à mon sens, le monde que nous prépare le capital financier, seul aux commandes.

Et la prochaine élection présidentielle peut en constituer l'occasion.

 

Donc, face à cette vision, ce n'est pas le Front national qui constitue le danger principal.

Et ceux qui le prétendent font le jeu conscient ou non des projets de l'oligarchie.

 

Le débat est ouvert !

 

Un autre débat doit s'ouvrir sur les moyens d'échapper au piège.

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François Hollande : « La France est en guerre ! » la prépare-t-il dans l'opinion ? [par Jean Lévy]

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme

François Hollande : « La France est en guerre ! » la prépare-t-il dans l'opinion ? [par Jean Lévy]

photo d'illustration - capture d'écran : I Télé

Lundi 26 septembre 2016

Les propos tenus avec frénésie par les journalistes, entre autres sur France Inter, concernant la situation militaire en Syrie, lors de ce dernier week-end, sont très inquiétants. 

En clair, nous serions en face d'un véritable génocide de la population d'Alep soumis à un déluge de feu d'une ampleur inédite, déversé par l'aviation syrienne (encore que on nous sous entend qu'il pourrait s'agir de bombardements effectués par des appareils russes...). Les immeubles s'écrouleraient comme des châteaux de cartes sur leurs habitants écrasés par les bombes et les missiles. Et cet enfer dure, nous dit-on, depuis quatre jours et quatre nuits...

Bilan annoncé : 180 tués en quatre jours, et l'info relaie qu'il s'agit de civils, femmes et enfants de préférence...  De quoi secouer les cœurs les plus endurcis. Si ces nouvelles étaient vraies, on pourrait se poser la question sur le professionnalisme des aviateurs syriens, qui négligeraient de viser les forces djihadistes adverses... 

Les journalistes, des radios et télés en particulier, décrivent donc un climat d'apocalypse programmé froidement par le gouvernement de Damas, particulièrement par Bachar al-Assad, comparé à "un boucher qui massacre son propre peuple", comme l'aiment à le répéter nos ministres.

Et l'ombre de Poutine plane comme maître d’œuvre de cette tragédie...

Les journalistes se désespèrent, en duo avec les plus hautes autorités de la République,  le président et son ministre des Affaires Étrangères, Jean-Marc Ayrault,  de la non réaction des Occidentaux, bloqués au Conseil de sécurité par le veto russe. 

Nos médias à l'unisson évoquent comme précédent historique l'écrasement de la ville espagnole de Guernica par l'aviation nazie en 1937, et aussi le siège de Sarajevo.

La volonté de trop prouver, en triturant l'histoire, peut se retourner contre ses accusateurs.

Rappelons-nous : le 18 juillet 1936, un coup d'état militaire est déclenché à partir du Maroc contre la République espagnole et son gouvernement légitime. La France, s'alignant sur la position britannique, déclare la "non-intervention", et refuse de livrer au gouvernement légal de Madrid les avions et les canons, que par contrat, elle avait  signé. 

A l'opposé, l'Allemagne de Hitler et l'Italie de Mussolini interviennent massivement en soutien décisif aux rebelles franquistes.  Hommes et matériel sont déversés en terre espagnole. La destruction de la ville basque de Guernica est rasée par les avions à croix gammée. Pablo Picasso en fera le symbole de la barbarie.

Alors, comparer  ces crimes avec les bombardements actuels effectués par le gouvernement légal de Syrie sur la zone occupée d'Alep par les rebelles, c'est faire un total tête-à-queue de l'histoire. Car, s'il y avait comparaison entre les deux situations, elle serait en faveur de la République syrienne qui se défend, comme hier celle d'Espagne, contre ses "rebelles", armés et secondés par l'étranger, 

A l'inverse, les volontaires des Brigades internationales pourraient être assimilés à ceux du Hesbollah libanais venant au secours de leur voisin, victime d'une agression internationale. Et Franco,de son côté, réunit des volontaires d'autres pays, de France entre autres, des éléments acquis au fascisme, qui deviendront peu d'années plus tard, les Kollabos de l'Occupant allemand. Tels les fanatiques de l'Organisation islamique rejoignant le camp anti-Assad... avant de s'occuper de la France...

Nos journalistes, et le gouvernement PS encore davantage, connaissent fort bien cette histoire.Et s'il la triture de la sorte, c'est en connaissance de cause. 

Alors pourquoi mènent-ils  cette campagne avec une telle violence ?

Par haine des Russes, de la Russie et de leur allié syrien ? 

Poutine - le diable - représente pour la gente politique aux Affaires, celui qui reconstruit la souveraineté d'un état menacé de dislocation après la défaite de l'Union soviétique. C'était du temps béni d'Elsine au Kremlin, le pantin des Occidentaux, alors qu'il vendait son pays aux plus offrants. Ceux-ci ne supportent pas aujourd'hui, que Vladimir Poutine y ait mis bon ordre et dote son pays d'une force militaire capable de faire face à toute provocation. 

Raison de vouer le président russe aux gémonies.

Pourquoi ce déferlement médiatique hystérique, téléguidé de l'Elysée, pourquoi une telle violence, de tels mensonges répandus dans l'opinion ?

Qui croirait à l'humanisme de nos dirigeants, qui seraient heurtés par le coût humain de ces opérations militaires ?

Nous devons nous rappeler, il y a trois ans, François Hollande se désespérait du refus de la Chambre des Communes britannique d'intervenir militairement en Syrie, et du peu d'empressement d'Obama de se lancer dans une nouvelle aventure. Pourtant, le président français, lui,  avait déjà le doigt sur le bouton pour lancer ses missiles sur Damas ...Peu soucieux à l'occasio n, des pertes civiles syriennes que ce geste aurait occasionnées. Et quand il vend des Rafales au gouvernement de l'Arabie saoudite, peu lui chaut des nombreux civils au Yémen assassinés par ces mêmes Rafales.

Alors, pourquoi cette déferlante campagne contre les dirigeants syriens et contre la Russie ?

On peut s'inquiéter des objectifs du pouvoir, à quelques mois d'une élection présidentielle plus que difficile. François Hollande aime parader comme "chef de guerre" au milieu des troupes françaises, engagées au Mali ou ailleurs. 

Mais il y a plus grave. 

La crise économique et sociale déferle et, en France comme au sein de l'Union européenne, des fissures, deviennent fractures. Le pouvoir oligarchique tremble sur ses bases. Aux États-Unis, un phénomène de même nature pousse au  rejet des "élites" et menace "establishment". Et cela au moment où la Chine est en passe de les détrôner sur le podium des puissances de ce monde...

Et on peut légitimement se demander si tout ce sinistre cirque médiatique ne s'inscrit pas dans un scénario de fin du monde, où la guerre mondiale serait le joker de l'impérialisme en perdition.

La guerre d'Espagne a précédé la Seconde guerre mondiale de six mois...

Soyons non seulement vigilants, mais aussi à l'initiative pour défendre la Paix.

Jean Lévy

 

sur son blog:

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Porochenko recule pour mieux tomber. Par Erwan Castel.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Ukraine, #L'OTAN.

lundi 26 septembre 2016

Faire monter le roi sur son trône

Porochenko recule pour mieux tomber

 
Cette rentrée 2016 aura été marquée par un sensible retour au calme sur le front du Donbass, où bien que n'étant pas respecté par Kiev, la trêve décidée le 1er septembre a donné lieu a une diminution importante des violations du cessez le feu (à moins de 100 tirs quotidiens en moyenne)
 
Parallèlement à cette accalmie militaire relative, ,nous avons pu observer une relance de l'action diplomatique amorcée lors du sommet du G20 en Chine entre les présidents russe francais et allemands et portée par les Ministres des affaires étrangères des deux derniers à Kiev.
 
Porochenko le dos au mur et au bord du gouffre 
 
Cette visite qui pour le moment n'a pas encore porté ses fruits est cependant importante car les propositions du Ministre francais Jean-Marc Ayrault et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier marque un virage important dans le discours tenu par les occidentaux dans ce dossier.
Les occidentaux en effet, alors qu'ils s'étaient jusqu'à présent distingués par un alignement servile sur la politique de Washington et une confiance absolue dans celle menée par Kiev, ont évoqué, au grand dam de Porochenko and Co, pour la résolution du conflit dans la Donbass la nécessité :
 
  • De valider des élections locales dans le Donbass
  • De mettre en oeuvre la loi d"amnistie
  • D'organiser un statut spécial pour Donetsk et Lugansk
Ceci est certainement la conséquence du sabotage des accords de Minsk et de la mendicité agressive organisés par Kiev et qui finit même par irriter aujourd'hui ses partenaires de l'Union Européenne dont les projets d'investissements en Ukraine attendent depuis 2 ans une stabilisation du pays.
 
Pour mettre en oeuvre ces 3 points essentiels, Porochenko sera obligé de revenir sur ses propres rodomontades récentes et, provoquant certainement la ire de son aile radicale, engager une réforme de la constitution ukrainienne sans laquelle les accords ne peuvent être mis en oeuvre.
 
Et c'est là que cela risque de coincer du côté du Président car pour beaucoup d'ukrainiens encore accrochés à l'illusion de l'intégrité territoriale de leur pays aux frontières artificielles en plus d'engager une reconnaissance des Républiques de Donetsk et Lugansk ce serait ouvrir une boite de Pandore car vraisemblablement les autres régions de l'Ukraine demanderaient également l'accès au statut spécial, que ce soit pour des raisons identitaires ou oligarchiques.
 
En attendant la roue tourne, et "les accords de Minsk doivent maintenant avancer car il n'y aura pas de plan B" martèlent les diplomaties occidentales qui demandent à Porochenko d'engager la réforme constitutionnelle amorçant cette décentralisation avant la fin de l'année
(elle devait initialement être faite avant la fin 2015) 
La balle est donc dans le camp de Kiev qui vient de bénéficier de la réactivation des aides du FMI et du renouvellement des représailles économiques occidentales consécutives au retour de la Crimée en Russie, soutiens que les ministres allemand et francais ont conditionnellement  liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
L'acceptation de ces propositions occidentales, pour débloquer les accords de Minsk, serait considéré comme une trahison nationale du gouvernement, et ce projet est aujourd'hui jugé inacceptable non seulement par l'aile radicale qui le considère comme un "plan de capitulation" (Oleh Liachko, chef du Parti radical) mais également par le propre parti du Président Porochenko, le Bloc Petro Porochenko, qui considère irréalisable ces accords et accuse même les ministres français et allemand de faire le jeu du Kremlin.
 
Menacé par son aile radicale qui mène le "parti de la guerre" et par ses oligarques qui veulent protéger leurs fiefs, Porochenko cherche à gagner du temps lâchant du lest millimètre par millimètre pour tenter de conserver son pouvoir. 
 
 
Quand les occidentaux prêchent le vrai pour imposer le faux
 
Les ministres allemand et francais en visite dans le Donbass ukrainien, avec Pavel Zhebrivsky  (a gauche)
C'est ici que nous pouvons nous demander quelles sont les intentions réelles des représentants occidentaux venus négocier cette hypothétique réanimation des accords de Minsk, d'autant plus que la position des USA, qui restent le chef d'orchestre de la diplomatie occidentale, révèle quant à elle une dissonance importante avec le discours présenté par ses partenaires intervenant à Minsk. En effet, d'une part les tensions entre Moscou et Washington ne cessent d'augmenter comme en témoigne la situation du conflit syrien, et et autre part les faucons étasuniens continuent a pousser leurs pions militaro-industriels en Ukraine et l’encouragent à la guerre (en autorisant la vente d'armes létales à l’Ukraine par exemple)
 
Donc nous pouvons affirmer que :
  • Fanatiques invétérés du système libéral économique auquel ils se sont volontairement soumis, la France et l'Allemagne espèrent certainement dans une progression des accords de Minsk pouvoir désengager progressivement les représailles économiques contre Moscou et qui les sanctionnent eux-même sérieusement au milieu d'une crise économique déjà grave. Le simple fait de corréler ces "sanctions économiques" anti-russes aux accords de Minsk est révélateur de cet objectif non avoué car ces représailles sont d'abord consécutives au retour de la Crimée et ensuite, la Russie n'est pour rien dans l'enlisement de la situation dans le Donbass.
Mais,
  • L'évolution du pouvoir ukrainien issu du Maïdan en système totalitaire national oligarque ethno centré ne fait que se confirmer et montre que Porochenko n'a joué dans sa réalisation qu'un rôle de préparateur "modéré" politiquement acceptable. Or ce dernier, qui s'accroche désespérément et logiquement à son pouvoir, est devenu aujourd'hui inutile aux ambitions étasuniennes pressées par leur calendrier anti-russe. Il faut donc pour Washington éjecter sa marionnette et passer à l'étape suivante avec des nouveaux fantoches qui en apparence seront plus indépendants de la Maison Blanche à l'image des djihadistes actuels en Syrie qui servent toujours ses intérêts sans en porter les couleurs.
 
Donc la conclusion pessimiste qui s'impose mais qui malheureusement est hautement probable est que les ministres Ayrault et Stenmeier, sont venus jouer un simulacre de conciliation qu'ils savent voué à l'échec, soit parce que Porochenko va engager une nouvelle stratégie de freinage et saboter encore les accords, soit parce qu'il va subir un inévitable coup d'état en tentant leur passage en force.
 
 
Je pense que les occidentaux recherchent la deuxième solution et en finir avec l'impopulaire Porochenko qui ne leur sert plus à rien sauf peut-être a provoquer un nouveau coup d'état collabo. Ce coup d'état s'il reste risqué quant à ses suites les déresponsabiliserait d'un retour (espéré mais non avoué) à une guerre inévitable tout en pouvant la limiter à l'Ukraine. 

Enfin et surtout cette perspective conforterait secrètement, par une nouvelle équipe de Kiev plus radicale, la stratégie russophobe étasunienne engagée en Ukraine et que l'échéance électorale américaine et la détérioration de la situation syrienne rendent urgente...
 
Savchenko, l'hystérique nationaliste ingérable que Poutine a relâché des prisons russes vers l'Ukraine comme on lance une grenade dégoupillée, a d'ailleurs encore récemment appelé à un troisième Maïdan pour renverser Porochenko tout en défendant la décentralisation pour toute le pays qui permettrait le renforcement des fiefs nationalistes et maintiendrait le Donbass, dont elle sait le contrôle militaire impossible, dans l'Ukraine.
 
Porochenko ne peux plus reculer comme il le fait depuis février 2015, date de la signature des accords de Minsk 2 et doit aujourd'hui assumer ses responsabilités et ses engagements, poussé sur un trône en forme de guillotine par ses parrains occidentaux qui veulent parier sur le pire... Cette tactique de "faire monter le roi sur son trône" pour mieux l'en faire descendre n'est pas pour déplaire aux nationalistes radicaux qui n'attendent que ca pour renverser un président jugé trop faible à leur goût...
 
En attendant il faut prendre ce qu'il y a à prendre à savoir l'accalmie sur le front qui profite aux familles du Donbass et le possible retour des prisons ukrainiennes des détenus des Républiques de Donetsk et Lugansk dans le cadre de l'amnistie proposée.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


 

Rapport de situation hebdomadaire de Christelle Néant
 
observation : La cause commune étant pour moi supérieure aux délires psychotiques individuels je continuerai à partager le travail de tous les acteurs de la réinformation y compris ceux qui pratiquent à mon encontre une censure ad hominem hystérique...
 

Plan de la vidéo

SITUATION MILITAIRE

00'34" - Bilan des bombardements ukrainiens sur la semaine écoulée

01'36" - Pertes hors combat ukrainiennes

02'30" - Commandos de l'armée polonaise dans le Donbass et vote du sénat américain

03'29" - Changements récents dans le niveau des bombardements

SITUATION POLITIQUE

04'05" - Accord de désengagement des forces signé à Minsk

05'04" - Proposition écrite d'échange total des prisonniers

06'51" - Approvisionnement en eau de la République Populaire de Lougansk

07'17" - Savtchenko et le pouvoir ukrainien

08'03" - Analyse de l'évolution de la situation en Ukraine

12'11" - La campagne des primaires dans le Donbass

SOCIETE

12'48" - Aide humanitaire de 'armée de la République Populaire de Donetsk à un orphelinat

DIVERS

13'52' - L'enquête sur le crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LA A KIEV

16'45" - Le cirque à la Rada

17'20 - Bagarres musclées et menaces entre députés à la télé ukrainienne

CRIMEE ET ELECTIONS EN RUSSIE

18'36" - La position de l'Ukraine concernant les élections législatives russes.

19'53" - Conclusion et rappel concernant le voyage pour les francophones dans le Donbass

Publié par Erwan Castel à 9/26/2016

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La Russie n’a pas de partenaires a l’Ouest. par Paul Craig Roberts

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

La Russie n’a pas de partenaires a l’Ouest.
par Paul Craig Roberts

lundi 26 septembre 2016, par Comité Valmy

La Russie n’a pas de partenaires a l’Ouest.

Le gouvernement russe fait toujours la même chose en s’attendant à obtenir des résultats différents. C’est que le gouvernement russe ne cesse de conclure des accords avec Washington, qui finit indéniablement par les rompre.

 

Le dernier exemple de ce qu’Einstein aurait qualifié d’insanité est le dernier accord de cessez‑le‑feu en Syrie. Washington a rompu cet accord en envoyant l’US Air Force bombarder les positions des troupes syriennes, elle a tué 62 soldats syriens et en a blessé 100 autres, laissant ainsi le champ libre à Daesh pour reprendre ses attaques.

 

La Russie avait pris Washington de court en septembre 2015, lorsqu’elle a dépêché son armée de l’air pour bombarder les positions de Daesh, permettant ainsi à l’armée syrienne de reprendre l’initiative. La Russie était en train de gagner la guerre contre Daesh lorsqu’elle s’est retirée inopinément avant de terminer le boulot. Ce qui a permis aux USA ou à ses agents de réapprovisionner Daesh, qui a repris ses attaques.

 

La Russie se devait donc de retourner en Syrie. Dans l’intervalle, Washington a réussi a s’immiscer. Ce qui a rendu les attaques aériennes russes contre Daesh plus compliquées, tout comme l’espace aérien syrien d’ailleurs. La Russie avise Washington de ses attaques planifiées contre Daesh, puis Washington avertit Daesh et peut‑être aussi la Turquie, qui a d’ailleurs déjà abattu un avion russe. N’empêche que l’armée syrienne a gagné du terrain.

 

Sauf que chaque victoire est contrecarrée par des pourparlers de paix ou par un cessez‑le‑feu, au cours duquel les forces soutenues par les USA en profitent pour se regrouper. Par conséquent, une guerre que la Russie et la Syrie auraient pu déjà gagner se prolonge, avec l’arrivée d’un nouvel élément : une attaque directe de l’armée syrienne par Washington.

 

Les militaires étasuniens affirment qu’ils croyaient frapper Daesh. Donnons-nous une minute pour y penser. Les USA prétendent être une superpuissance militaire. Ils espionnent le monde entier, y compris les courriels personnels et les conversations par téléphone cellulaire de leurs vassaux européens. Mais pourtant, cette puissance en matière d’espionnage n’a pu faire la différence entre l’armée syrienne, dont la position est connue, et Daesh. Si nous croyons à cela, nous devons conclure à l’incompétence des USA sur le plan militaire.

 

Voici ce qui s’est produit. Avant le cessez‑le‑feu en cours [c’est déjà du passé au moment de traduire ces lignes, NdT], les Russes pouvaient attaquer les djihadistes soutenus par les USA, mais les USA ne pouvaient pas s’en prendre directement aux forces syriennes. Ils devaient passer par l’intermédiaire de leurs alliés djihadistes. Les USA ont utilisé lecessez‑le‑feu pour créer un précédent et ainsi leur permettre de s’attaquer directement aux forces syriennes.

 

Les Russes, qui avaient presque gagné la guerre, ont réorienté leurs priorités en faveur de pourparlers de paix et de cessez‑le‑feu qui ont entraîné la participation directe de Washington au conflit.

 

C’est un mystère que le gouvernement russe croie que Washington et Moscou ont un intérêt commun en ce qui concerne les résultats souhaités en Syrie.

 

L’intérêt de Washington, c’est de renverser Assad et d’établir en Syrie le chaos qui règne en Libye et en Irak. L’intérêt de la Russie, c’est de stabiliser la Syrie et de l’ériger en rempart contre la prolifération du djihadisme. Il est incroyable de constater que le gouvernement russe est tellement mal informé qu’il croit que Moscou et Washington ont un intérêt commun dans la lutte contre le terrorisme, qui est pourtant l’arme utilisée par Washington pour déstabiliser le Moyen‑Orient.

 

Comment les Russes peuvent-ils avoir la mémoire si courte ? Washington avait promis à Gorbatchev que s’il donnait son accord à la réunification de l’Allemagne, l’OTAN ne se déplacerait pas d’un mètre vers l’est. Sauf que le régime Clinton a placé l’OTAN aux frontières mêmes de la Russie.

 

Le régime de George W. Bush a quant à lui violé le traité ABM concernant la limitation des systèmes de missiles antimissiles balistiques en se retirant de ce traité, tandis que le régime Obama installe des bases de lancement de missiles à la frontière de la Russie.

 

Les néoconservateurs ont rejeté du revers de la main la politique de non‑recours en premier d’armes nucléaires, pour la remplacer par une doctrine guerrière étasunienne préconisant le recours à une première frappe préventive.

 

Le régime Obama a renversé le gouvernement ukrainien et installé un gouvernement fantoche sur une ancienne partie constituante de la Russie. Le gouvernement fantoche a déclenché une guerre contre les populations russes de l’Ukraine, créant ainsi des mouvements sécessionnistes qualifiés à tort par Washington « d’invasion et d’annexion russes ».

 

Malgré tout, le gouvernement russe considère Washington comme un « partenaire » avec qui il a des intérêts communs.

 

Allez comprendre.

Paul Craig Roberts

Le 19 septembre 2016
– Sources :
Strategic Culture Foundation

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Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue le 24 septembre 2016

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue

le 24 septembre 2016

Les USA, le clown et la furie – Par Bruno Guigue   le 24 septembre 2016

La politique américaine a beau se caricaturer elle-même, elle continue de fonctionner à merveille, comme si de rien n’était. La campagne électorale égrène les poncifs, elle multiplie les coups en dessous de la ceinture, la bêtise et l’injure tiennent lieu d’arguments, mais rien n’arrête cette machine à décerveler le bon peuple. Résignés, les citoyens ingurgitent cette potion débilitante à haute dose, ils la digèrent jour après jour. Et le 8 novembre, une majorité finira bien par se rendre aux urnes, suffisante en tout cas pour accréditer le mythe de la démocratie au royaume des multinationales.

Le milliardaire échevelé contre la coqueluche de Wall Street, le clown xénophobe contre l’égérie des néo-cons, le pourfendeur de Latinos contre l’exécutrice hilare de chefs d’Etat : l’alternative est désespérante. Il est frappant, pourtant, que les médias dominants diabolisent exclusivement Donald Trump. En France, on peut lire un panégyrique à la gloire d’Hillary Clinton dans « L’Obs« , mais on trouvera difficilement l’équivalent en faveur de son adversaire. Pour le système, la messe est dite. Trump, c’est le vilain, le macho, le raciste. Hillary, c’est la femme à poigne, passionnée, un tantinet belliqueuse certes, mais tellement attentionnée à l’égard des minorités, et puis « elle est démocrate quand même« .

Pourquoi les médias du système détestent-ils Trump ? Ce n’est pas parce qu’il dit que les immigrés sont des voleurs ou qu’il veut interdire aux musulmans l’entrée sur le territoire des USA. Cette démagogie de bas étage, les médias n’y trouveraient rien à redire. En France, par exemple, le vomi d’un Zemmour ne l’empêche pas d’avoir table ouverte sur toutes les chaînes. De même, sa prose haineuse d’impuissant dégénéré ne prive pas Houellebecq de prix littéraire. La vraie raison de l’hostilité du système médiatique à l’égard de Trump, par conséquent, est ailleurs. Et il suffit de regarder son programme, au-delà des outrances, pour voir que le milliardaire donne quelques coups de pied dans la fourmilière.

Le premier coup de pied, il l’envoie au dogme néo-conservateur. Pour le candidat républicain, la politique étrangère de Barack Obama est un fiasco dont il faut tirer les leçons. Or cette condamnation emporte aussi bien les interventions militaires directes (Irak, Afghanistan, Libye) que les tentatives de déstabilisation indirecte (Syrie). Aucun candidat investi par l’un des deux grands partis pour une élection présidentielle n’a jamais été aussi incisif sur le sujet. On pensera de lui ce qu’on veut, mais Trump est contre l’intervention militaire des USA à l’étranger lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Il le dit clairement : la guerre par procuration en Syrie, comme l’intervention en Libye, ont semé un chaos dont Barack Obama et Hillary Clinton sont responsables. Difficile de lui donner tort.

Evidemment, il dénonce avec la même vigueur le cynisme de la politique consistant à utiliser les djihadistes au Moyen-Orient. Se servir des terroristes qui ont frappé les USA le 11 septembre 2001 (avec, il est vrai, la participation active de la CIA) pour affaiblir ses ennemis est une aberration contre laquelle Trump ne cesse de fulminer. Et il est consternant de voir que cet argument de bon sens, en France, n’effleure même pas la droite (responsable du désastre libyen), ni le PS (responsable du désastre syrien), ni une extrême-gauche qui doit sans doute lire Marx en tenant le livre à l’envers. Le réactionnaire Trump (il l’est en effet) refuse que son pays collabore avec Al-Qaida. Le NPA, lui, demande des armes contre Assad et manifeste devant l’ambassade de Russie.

Le second coup de pied dans la fourmilière, nos médias serviles en parlent peu. On comprend pourquoi ! De même qu’il récuse le néo-conservatisme en casque lourd et le cynisme au petit pied des apprenti-sorciers du djihad, Trump récuse le libre-échangisme. Il critique l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et dénonce une globalisation qui est responsable de la destruction des classes moyennes nord-américaines. Cette « calamité« , dit-il, a provoqué la fermeture de 60 000 usines et la destruction de cinq millions d’emplois industriels aux Etats-Unis en quinze ans. Mais il y a pire. Horreur absolue, Trump propose d’augmenter les taxes sur les importations étrangères. Il est contre la libéralisation effrénée du commerce mondial et pour la protection de la production nationale. Dans ce qui reste d’une classe ouvrière ruinée par la concurrence chinoise, cet éloge du protectionnisme passe beaucoup mieux que les odes d’Hillary Clinton aux droits des LGBT.

Si l’on ajoute que Trump envisage ouvertement de renouer le dialogue avec la Russie, on comprend que sa campagne sème l’inquiétude au sommet d’un « establishment » qui entendait tirer les ficelles d’une élection courue d’avance. Outrancier et xénophobe, Trump ne dérangerait pas outre mesure les intérêts dominants s’il n’était, en même temps, le défenseur d’une couche entrepreneuriale arrimée au sol américain, un brin chauvine, et « isolationniste » car elle ne tire pas ses profits de la mondialisation. Il a bâti sa fortune personnelle avec l’immobilier, le catch et la télévision, des activités tournées vers le marché intérieur et typiquement nationales. Les intérêts que représente le richissime « self-made man » sont évidemment les intérêts d’une fraction de l’oligarchie capitaliste. Mais cette fraction n’inclut pas des multinationales de l’armement, de l’énergie et de l’agro-alimentaire décidées à se gaver sans limites des dividendes de la mondialisation.

Trump « versus » Clinton, ce n’est pas le peuple contre l’oligarchie, ni la « droite » contre la « gauche« . Ces notions n’ont en l’espèce aucun intérêt analytique. Comme Clinton, Trump veut que les USA soient plus puissants que jamais. Il ne voit aucun autre horizon à cette puissance que le développement d’un capitalisme sans complexe. Mais la fraction du capital dont il est le représentant exige que ce développement se fasse à moindre coût et s’appuie sur une réindustrialisation du pays. Trump est contre le Traîté Trans-Pacifique (TTP), Clinton veut son maintien. Trump critique l’extension de l’OTAN, Clinton veut la poursuivre. Pour gagner la compétition économique mondiale, Clinton veut accélérer la mondialisation à l’abri d’un appareil militaire démentiel. Trump veut assigner des limites à la mondialisation et protéger l’économie nationale des turbulences planétaires. L’une veut prolonger à tout prix le « chaos constructif », l’autre a compris que cette stratégie était périlleuse pour tout le monde.

C’est Hillary Clinton, et non Donald Trump, qui incarne la prétention narcissique à dominer le monde et à s’approprier ses ressources. Entourée de généraux, la « reine du chaos » clame sa détermination à restaurer le leadership de Washington sur les affaires planétaires. Brandissant les « droits de l’homme » comme une Mère Fouettarde, elle a annoncé l’arrêt de mort de Bachar Al-Assad si elle était élue. Fière de son opération de « regime change » en Libye, elle en a couiné de plaisir : « We came, we saw, he died ! ». Elle entend semer les graines de la démocratie et du marché auprès des populations arriérées qui n’ont pas encore le bonheur de connaître « l’american dream ». Mais cette furie n’hésitera pas à recourir aux vertus roboratives des missiles de croisière pour traiter les récalcitrants.

Le complexe militaro-industriel, la finance new-yorkaise et le lobby sioniste (pour les deux derniers, c’est un peu la même chose) sont de tout coeur avec Hillary Clinton. Les USA étant une ploutocratie à l’état pur, elle devrait l’emporter. Son succès annoncé en fanfare par une presse internationale servile est dans l’ordre des choses. Les facéties de son adversaire paraissaient taillées sur mesure pour lui ouvrir un boulevard, la fonction du clown de service étant de faire ressortir la crédibilité de son adversaire. Visiblement, ce n’était pas suffisant. Volant au secours d’une candidate fatiguée, Barack Obama a alors accusé Donald Trump de complicité avec Vladimir Poutine, curieusement assimilé à Saddam Hussein. La ficelle est grosse, mais aux USA toutes les ficelles sont grosses. Tout sera bon, jusqu’au 8 novembre, pour favoriser la candidate du système, sauf accident de parcours …

Bruno Guigue | 24 septembre 2016

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

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Syrie : Nous sommes passés d’une guerre par procuration à une vraie guerre ! Par Bachar al-Jaafari

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #Daesch

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !
Par Bachar al-Jaafari

dimanche 25 septembre 2016, par Comité Valmy

Syrie : Nous sommes passés
d’une guerre par procuration à une vraie guerre !

Ce 21 septembre lors d’une énième session du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Syrie, Ban Ki-moon aurait déclaré :

« C’est l’occasion de rétablir la cessation des hostilités, faciliter l’aide humanitaire à Alep et dans tout le pays, maintenir au sol la force aérienne syrienne et voir une action militaire conjointe contre les groupes terroristes tels que Daech et Al Nosra… cela permettrait d’ouvrir la voie vers des négociations politiques » [*].


Maintenir au sol la force aérienne syrienne ! Pour quoi faire, sinon légitimer les mensonges, la cruauté et la rapacité de ses donneurs d’ordre ?

Pour mémoire, voici la réponse du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies [NdT].


Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis dans cette salle alors qu’au dehors nombre de manifestants sur la 47ème rue exigent que certains membres de ce Conseil ne touchent plus à la Syrie [Hands off Syria !], cessent leurs frappes et arrêtent de soutenir les organisations terroristes ; de telles manifestations ayant lieu dans plusieurs villes américaines, en Californie et ailleurs.

 

Monsieur le Président,

Cette importante séance du Conseil de sécurité sur la situation en mon pays se tient à un moment extrêmement sensible où nous constatons de dangereux déséquilibres contredisant les signaux indicateurs d’un dénouement positif la semaine passée.

 

Ceci, à cause des dérobades des États-Unis à l’accord conclu avec la Fédération de Russie, le 9 septembre dernier, et de leur absence de volonté d’obliger les organisations terroristes soutenues par ladite « Coalition internationale » à le respecter, en notant au passage que le caractère prétendument international de cette coalition ne correspond pas à la réalité des faits, étant donné qu’elle s’est constituée en dehors du cadre de la légalité internationale, sans résolution du Conseil de sécurité et sans consultations préalables de la partie concernée ; en l’occurrence, le Gouvernement de la République arabe syrienne.

 

Ce qui nous rappelle d’autres « coalitions destructrices », évoquées par certains intervenants que nous remercions, lesquelles coalitions n’ont engendré que des catastrophes sur des États, comme l’Irak, la Libye et le Yémen.

 

Mesdames et Messieurs,

Il y a deux ans, quand l’Administration américaine a programmé son ingérence militaire aérienne unilatérale sur mon pays, les responsables américains sont venus nous trouver pour nous signifier l’engagement de Washington à ne pas cibler l’Armée syrienne et les infrastructures vitales du pays, assurant qu’ils ne s’en prendraient qu’aux terroristes de Daech. Ce sont là des paroles qui m’ont été confiées par la déléguée permanente des USA auprès des Nations Unies, au nom de son gouvernement, et que j’ai transmises à mon gouvernement.

 

Mais voilà que deux ans plus tard, les responsables américains oublient les engagements et les promesses faites au nom de leur pays, et que l’aviation américaine frappe les bases de l’Armée syrienne ainsi que les infrastructures du pays, après avoir déployé ses soldats sur le territoire syrien.

 

L’agression militaire américaine à l’est de notre pays, l’agression turque au nord et l’agression israélienne au sud signifient clairement que nous sommes passés de l’étape d’une guerre par procuration à celle d’une vraie guerre.

 

Mon pays avait accueilli favorablement les déclarations russo-américaines du 9 septembre, lesquelles soutenaient explicitement que les deux parties avaient réussi à trouver un accord concernant la lutte contre Daech et le Front al-Nosra, quel que soit le nom qu’ils se donnent ; un accord conclu à la connaissance et avec le consentement du gouvernement syrien.

 

Il n’empêche que la Communauté internationale, représentée par ce Conseil, est restée de marbre sans exprimer, ne serait-ce que par un bref communiqué, le moindre blâme ou inquiétude devant l’immense choc provoqué par l’agression barbare et injustifiée de l’aviation militaire des USA, de la Grande Bretagne, de l’Australie et du Danemark sur des positions de l’Armée syrienne, laquelle se battait contre l’organisation terroriste Daech sur le mont de Tharda autour de l’aéroport de Deir ez-zor.

 

Aucune condamnation et pas le moindre blâme face à cette agression caractérisée contre des unités de l’Armée syrienne, pourtant connues pour défendre depuis deux ans des dizaines de milliers de civils assiégés par Daech à l’intérieur de cette ville, avec pour résultat la mort de dizaines de soldats et d’officiers syriens : 82 martyrs et plus d’une centaine de blessés.

 

Une agression qui a duré cinquante minutes… cinquante minutes de frappes, précédées par le survol de drones ayant analysé la zone pendant deux jours.

 

Une agression qui a ouvert la route aux terroristes de Daech pour occuper ces positions militaires volontairement ciblées, avant que l’Armée syrienne ne réussisse à les reprendre.

 

Pire encore, ces soldats et officiers de notre Armée ont dû subir un deuxième tour de frappes aériennes par drones de combats, alors qu’ils se retiraient de leurs positions sur le mont de Tharda.

 

Avant cette agression délibérée, le gouvernement de mon pays accordait une grande importance à la séparation entre les diverses organisations armées conformément au contenu de la Déclaration de Vienne 2, du 14 novembre 2015, quant à la définition de qui était terroriste et qui ne l’était pas, qui était opposant et qui ne l’était pas. Désormais, il faut croire que dix mois n’ont pas suffi à l’identification des indices de cette embarrassante énigme, d’autant plus que certains semblent avoir été frappés d’un Alzheimer précoce.

 

Dans ce même contexte, Damas attendait que Washington respecte ses engagements consistant à mettre un terme aux agissements des régimes de certains États impliqués dans le soutien du terrorisme politiquement, médiatiquement, logistiquement, financièrement et idéologiquement. Nous attendions aussi que cesse l’afflux des terroristes et des armes à travers les frontières de pays voisins et que cesse l’utilisation du terrorisme comme arme de chantage politique.

 

Monsieur le Président,

Les avions de reconnaissance et les satellites espions américains, ainsi que tous les Services du renseignement de ladite Coalition internationale, n’ont pas réussi à distinguer entre Daech et ceux qui combattent Daech. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’ils auraient échoué, depuis de longues années, à repérer les milliers de terroristes étrangers exportés en Syrie et en Irak à partir de différents pays ; sujet évoqué par le Premier ministre espagnol que nous remercions.

 

Ils ont échoué à repérer des éléments terroristes étrangers infiltrés en Syrie à travers notre frontière avec la Turquie et d’autres pays voisins, comme ils ont échoué à repérer les convois de véhicules armés et les milliers de terroristes de l’organisation Daech, partis de leurs bases irakiennes pour un long périple de deux cents kilomètres, en plein désert syrien, en direction de Palmyre.

 

Comme ils ont échoué à repérer les milliers de camions acheminant le pétrole syrien volé, vers la Turquie, avant de le vendre à Israël pour financer les opérations terroristes de Daech.

 

Comme ils ont échoué à mettre fin au financement et à l’armement des organisations terroristes, bien qu’ils connaissent la source du moindre dollar encaissé par Daech, le Front al-Nosra et autres organisations qui leur sont étroitement liées.

 

En revanche, leur grand succès a consisté en la fabrication d’accusations mensongères, d’événements falsifiés, de rapports politisés et de films frelatés dans le but de diaboliser le gouvernement syrien et ses alliés.

 

Le plus étonnant est d’entendre le ministre américain des Affaires étrangères se fonder sur le témoignage d’un « témoin oculaire » qui aurait remarqué la présence d’engins volants au dessus du convoi d’aide humanitaire détruit hier, [le 20 septembre], par des frappes aériennes. Cet unique témoignage d’un témoin issu de ladite opposition syrienne, génétiquement modifiée en opposition armée « modérée », a suffi à Monsieur Kerry pour étayer ses accusations impliquant la Syrie et la Russie !

 

D’où la question : est-il possible qu’une seule personne ait pu remarquer la présence d’avions de combat dans le ciel d’une région peuplée par des centaines de milliers de personnes, devenues toutes aveugles à ce moment précis ?

 

D’ailleurs, ce problème des « témoins oculaires » suscite désormais beaucoup d’ironie, notamment si l’on se souvient que le gouvernement syrien a été accusé d’avoir utilisé des armes chimiques sur la foi d’un témoin oculaire, toujours issu de ladite opposition modérée génétiquement modifiée, lequel a déclaré avoir aperçu un hélicoptère lancer quelque chose qui s’est transformé en fumée orange. Là aussi, un seul de ces témoins a suffi pour en arriver à incriminer le gouvernement syrien, comme si personne ne disposait d’hélicoptères dans la zone concernée, ni l’armée turque, ni l’armée américaine, ni même les terroristes ayant notoirement volé quelques hélicoptères des aéroports syriens.

 

Pour rafraîchir la mémoire des États membres de ce Conseil je rappellerai quelques incidents qualifiés d’« erreurs » par les responsables américains, qualification qui insulte notre intelligence et suggère qu’apparemment les États-Unis ne tirent pas les leçons de leurs erreurs.

 

Ainsi, les Forces américaines se sont trompées, plusieurs fois, depuis la formation de ladite « Coalition internationale » ; laquelle a bombardé, par erreur, une école primaire pour enfants sourds et muets à Raqqa ; a balancé, par erreur, des armes, des grenades à main et des missiles tombés entre les mains de Daech à Aïn al-Arab ; a tué, par erreur, des civils syriens près de la ville de Raqqa sous prétexte d’avoir voulu détruire une usine de fabrication d’armes dépendant de Daech.

 

Et puis, les avions américains et français ont commis une grosse erreur lorsque leur raid s’est soldé par la mort de deux cents civils dans la ville de Manbej, près d’Alep ; Alep, sur laquelle vient de pleurer l’un d’entre eux, ses avions ayant frappé et tué, par erreur, les deux cents civils de Manbej.

 

Monsieur le Président,

Les dernières accusations calomnieuses portées contre le gouvernement de mon pays et de ses alliés, tous engagés dans la guerre contre le terrorisme, pour leur imputer la responsabilité de la destruction du convoi d’aide humanitaire près d’Alep, sont arrivées dans le sillage d’une guerre médiatique sans précédent et d’une sale politique, menées par des parties bien identifiées, lesquelles continuent à exploiter les souffrances du peuple syrien dans le seul but de nourrir une propagande médiocre et un chantage politique odieux censés concrétiser leurs propres calendriers. Faisant fi du prix exorbitant payé par le peuple syrien, elles sont déterminées à prolonger la crise et à torpiller tout espoir d’une solution qui serait incompatible avec leurs agendas politiques.

 

Dès l’annonce de l’accord russo-américain et avant même sa mise en exécution, mon pays a prévenu et continue à mettre en garde contre les velléités de certaines forces régionales cherchant à torpiller cet accord.

 

À cet effet, il a alerté le Conseil de sécurité pour qu’il prête son attention aux agressions israéliennes caractérisées sur le territoire syrien tout au long des semaines passées, avec une fréquence dangereusement accrue depuis que l’accord russo-américain a révélé que les deux parties s’était entendues pour mener la guerre contre le Front al-Nosra au même titre que d’autres organisations terroristes, dont le Liwa’ chouhada’ al-Yarmouk.

 

Des agressions couvertes par le terrible silence du Département des Opérations de Maintien de la Paix [DOMP ou DPKO], en dépit d’une dizaine de lettres que nous avons adressées à son Secrétaire général et à vous-même, concernant le soutien d’Israël aux terroristes du Front al-Nosra sur la ligne de séparation au Golan et les soins prodigués aux blessés de cette organisation dans les hôpitaux israéliens.

 

Par ailleurs, j’attire l’attention du Conseil de sécurité sur les opérations guerrières illégales menées par les forces aériennes et terrestres de la Turquie en territoire syrien, sous prétexte de frapper Daech et sans coordination avec le gouvernement syrien ou la direction des opérations russe ; ce qui constitue en soi un « crime d’agression » selon la Charte des Nations Unies, le Droit international et les principes du Conseil de sécurité.

 

Monsieur le Président,

Mon pays est disposé à poursuivre le dialogue entre Syriens, sans conditions préalables, conformément aux résolutions, accords et principes fixés dès le départ en faveur d’une solution politique décidée par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère. Je souligne en rouge un million de fois « par les seuls Syriens et sans ingérence étrangère ».

 

Une solution qui fera qu’ils décideront de leurs choix et de leur avenir sous direction syrienne, avec la volonté de préserver la souveraineté, l’unité et l’intégrité de la Syrie. Nous ne permettrons jamais que notre pays soit transformé en une autre Libye ou un autre Irak. Jamais !

 

À ce sujet, nous affirmons que tout processus politique en Syrie nécessite l’entière coopération et l’entière coordination avec le gouvernement syrien, en sa qualité de partenaire fondamental à tout point de vue et dans tous les dossiers en rapport avec ce processus.

 

Car, aucun comité, aucune réunion, aucun congrès prétendant aboutir à une solution de ladite crise syrienne ne peuvent réussir tant que certaines parties prenantes travaillent, volontairement ou involontairement, à soustraire le gouvernement syrien, à semer le doute sur sa réelle coopération avec les Nations Unies, à dénigrer le succès des ses efforts de réconciliations nationales fondées sur l’engagement volontaire des individus armés à abandonner leurs armes avant règlement de leur situation par une amnistie et, sinon, sur l’acheminement des récalcitrants vers d’autres zones pour assurer le retour à une vie normale dans les régions qu’ils quittent, et permettre aux institutions étatiques de réparer et de reconstruire dans le cadre de leurs missions respectives.

 

Monsieur le Président,

Je terminerai par une question. Est-il concevable que des centaines de groupes armés avec des dizaines de milliers de terroristes soient capables de mener, pendant plus de cinq ans, un tel terrorisme contre le gouvernement, le peuple, l’Armée et les infrastructures de mon pays, sans soutien de l’étranger ?

 

N’est-il pas venu le temps que certains admettent cette vérité au lieu d’égarer le monde en soutenant que ce qui se passe en Syrie est une guerre civile ?

 

Merci, Monsieur le Président

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
21/09/2016

Source : You Tube / Al-Fadaiya TV [Syrie]
https://www.youtube.com/watch ?v=ASxdzUu2yQ8

Transcription et traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

[*] Syrie : Ban Ki-moon met le Conseil de sécurité face à ses responsabilités
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=38103#.V-bIScnw_

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La frontière, le Système et le porno. Le Saker francophone.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Les transnationales, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Terrorisme

La frontière, le Système et le porno

2016-09-21_11h57_41

«...Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4.2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour.»

Le 20 septembre 2016 – Source entrefilets

Dans cette grande entreprise d’abolition de l’Homme qui définit notre contre-civilisation, la frontière est l’ennemi. Pas seulement la frontière qui dessine les contours de la Nation, mais la frontière au sens large, qui différencie le beau du laid, le bon du mauvais, le bien du mal. La frontière aussi quand elle se fait membrane autour des cellules, où se niche le plus intime de la Vie. La frontière encore entre la chair et la technologie, entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières subissent les assauts haineux du Système néolibéral dans sa volonté de tout niveler, de tout soumettre. Mais c’est probablement la frontière entre les genres, en tant qu’ultime verrou à l’atomisation complète de la société, qui subit l’attaque la plus massive, la plus dévastatrice, la plus prometteuse en matière de désintégration du corps social. Libération détournée de la femme, théorie du genre, culture porno : ou comment il ne sera bientôt plus possible aux hommes et aux femmes de s’aimer, pour le plus grand profit du Marché. Petit essai.

 

D’une frontière à l’autre

Régis Debray a dit quelque chose de magnifique sur la frontière: «La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres.»

La sagesse de ces paroles nous semble faire sens pour la frontière sous toutes ses formes. Car la frontière au sens large, loin d’être la «fermeture angoissante» donc, permet la richesse des cultures, permet de préserver la vie et l’humanité dans leur diversité, permet la radicale et sublime séparation des genres, et donc leur bouleversante conjugaison.

Mais vu du Marché, il est clair que toutes ces frontières sont surtout des freins.

La frontière entre les nations d’abord, qui préserve les cultures, les identités, le lien à la terre, le sentiment d’appartenance, freine l’expansion du Marché, l’avènement de son gouvernement mondial des 1% ; ralentit les flux migratoires destinés à tout niveler, à commencer par les revenus, et empêche l’avènement de cet homme nomade globalisé sans racines ni histoire, tout occupé à consommer, à dé-penser.

La membrane des cellules aussi, comme frontière protectrice du patrimoine génétique des espèces, freine l’invasion du Marché à l’intérieur du Vivant, l’empêche de le manipuler et de le privatiser.

La frontière entre l’Homme et la Machine encore, freine l’ultime infestation de la technologie dans la chair humaine qui doit permettre aux apôtres hallucinés du transhumanisme 1 de devenir Dieu, de vaincre la mort elle-même et de donner naissance à leur Surhomme, googelisé et connecté jusqu’au trognon, mais enfin libéré de sa pesante humanité.

Quant à la destruction de toutes frontières entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le beau et le laid, elle dit l’essence profondément malsaine du Système néolibéral, son amoralisme absolu, sa volonté d’abolir toute référence, toute possibilité de jugement par un relativisme radical qui vise à formater le corps social pour le reconfigurer en un agglomérat de dociles consommateurs débarrassés de toutes volontés autres que celle de jouir d’eux-mêmes, pour eux-mêmes.

Séparer l’homme de la femme

Après ce préambule un peu bavard, venons-en donc au cœur du sujet, c’est-à-dire à l’assaut du système dirigé contre la frontière qui se fait différence entre les genres, dualité des sexes, qui est peut-être la plus importante de toutes.
La plus importante car c’est de cette frontière, de cette différence que vient cette irrésistible attirance qui fait naître dans le cœur de l’Homme l’amour, la bravoure, la grandeur d’âme, la générosité, l’envie de beau et de bon, le désintéressement, le désir authentique et fécond, le désir d’enfant et donc nécessairement le désir de Foi, à cause de l’enfant justement dont on peut éventuellement se résoudre à concevoir la fin, mais jamais la disparition.
C’est le noyau de la première Patrie, celle de la famille, à la fois refuge et tremplin, sur laquelle s’appuie tout l’édifice d’une construction sociale structurante.

Autant de vertus donc qui élèvent, fortifient, enracinent l’Homme dans cette Tradition honnie qui contrarie tant le projet d’une société néolibérale réduite à la gestion juridico-marchande d’une addition d’égoïsmes concurrents. Autant de vertus qui freinent bien sûr accessoirement l’accès du Marché au très juteux monopole de la procréation.

Détachez l’homme de la femme, abattez la frontière, non qui les sépare mais qui les pousse dans les bras l’un de l’autre, nourrissez la rivalité et la discorde entre eux, la corrosion, et c’est alors tout l’ordre ancien qui bascule, laissant le champ absolument libre à l’avènement d’une société monstrueuse et glacée faite d’individus détachés de leur réalité, obsédés par eux-mêmes et donc livrés pieds et poings liés au Marché.

La libération par le cul

La postmodernité aura donné un coup d’accélérateur phénoménal à cette entreprise de séparation des hommes et des femmes.
Sous le masque habituel de la vertu progressiste si chère à la pègre néolibérale dirigeante, la femme a ainsi été poussée à conduire une guerre de conquête sans merci à une gent masculine trop heureuse de se soumettre dans un premier temps. Il faut dire que la stratégie choisie au tournant de la révolution bourgeoise de mai ’68, la libération par le cul donc, avait de quoi susciter la curiosité d’un regard masculin jusque-là habilement frustré.

Dans l’effervescence d’une époque qui s’était faite religion d’interdire d’interdire et de jouir de tout sans entraves, la femme a ainsi été instrumentalisée et trompée pour servir les intérêts du Marché désormais aux commandes.

Sous couvert de progrès social, elle fut donc rapidement amenée à s’exposer, à s’exhiber, sommée de tout montrer, de tout dé-voiler 2 sous l’impératif post-moderne et marchand de la surenchère transgressive, impératif nécessaire à la stimulation sans fin du désir.

Une société crypto-pédophile

En quelques décennies, l’industrie de la mode a ainsi affublé les femmes des accoutrements les plus provocants, les plus courts, fins, collants, moulant jusqu’à leurs plis et fentes les plus intimes ainsi exposés au regard de tous, déclinant cette vulgarité y compris pour les âges les plus tendres.

On notera au passage que cette surenchère a donc rapidement conduit à sexualiser les enfants comme elle a conduit à infantiliser le corps de la femme, notamment par une épilation intégrale devenue une autre marque obligatoire d’émancipation (pratique désormais quasi généralisée chez les hommes également). Prétendument rétive à la pédophilie, la société occidentale en multiplie pourtant les signes d’apologie avec une intensité qui devrait la questionner, si le questionnement y était encore possible.

Et puis à l’exhibition forcée de cette femme 2.0 − pour faire moderne − s’est conjugué un autre impératif post-soixante-huitard que permettait alors la contraception : la libération de ses mœurs avec affirmation obligatoire de ses appétits sexuels les plus débridés, appétits assortis d’une exigence de jouissance sans appel. Une révolution accompagnée et soutenue depuis dans un même élan par toute la caste dirigeante et sa merdia-sphère. Quel titre de la presse dite féminine se risquerait par exemple aujourd’hui à faire la moindre une sans un sujet sur le sexe, sujet nécessairement abordé sous un angle transgressif : adultère, pratiques déviantes, gadgets sexuels, culture porno etc…

Le porno, marqueur du progrès social


Comment le porno a kidnappé notre sexualité

Grâce à l’avènement d’internet, la culture porno est d’ailleurs venue porter l’estocade dans les esprits déjà largement fragilisés par cette mutation. Par ordinateurs, tablettes et smartphones interposés, elle propage désormais y compris chez les enfants l’image d’une sexualité réduite à un sport de combat sur le ring duquel l’homme ne peut sortir que vidé, perdant, perdu, la queue entre les jambes donc, renvoyé à sa naturelle faiblesse face à un adversaire anatomiquement imbattable 3.

Le porno occupe ainsi une place de plus en plus importante dans l’entreprise de destruction des rapports hommes-femmes. De marché de niche, il est devenu produit de masse 4, grappillant ses parts de marché aux heures de grande écoute, s’imposant dans la mode, le cinéma et même les séries télévisées où se multiplient les scènes les plus osées, encore hypocritement «déconseillées au moins de dix ans» aux travers de logos dont on ne sait pas très bien s’ils sont dissuasifs ou incitatifs.

Faisant écho aux chaînes musicales adolescentes où le porno-soft est devenu la norme (voir les clips de rap notamment), les radios jeunes y vont bien sûr aussi de leur contribution sous prétexte d’éduquer, en proposant un discours de plus en plus trash sur la sexualité, banalisant les pratiques les plus extrêmes comme fun, et relevant bien entendu de la seule liberté et des goûts de chacun.
En réalité, tout est fait pour favoriser l’expansion d’une culture porno devenue une sorte de marqueur du progrès social occidental.

Le porno, trash, soft, chic ou à tendance crypto-pédophile (top-modèles de plus en plus jeunes et dénudés), est désormais imposé partout dans la Cité par la publicité ou les modes, inonde les foyers à travers le petit écran et/ou internet, et s’est aussi rendu accessible aux plus jeunes grâce aux smartphones. Au point que certains auteurs parlent désormais de pornocratie, la forme de gouvernement finalement «la mieux adaptée à l’ère ultralibérale en tant qu’elle utilise l’État résiduel [et ses merdias] pour dispenser et propager le commandement [ultime] : Jouis !» 5

Sauf que dans sa tentative d’érotiser le sadisme jusqu’à la nausée, la culture porno est d’abord une culture de mort. Comme le dit si justement Chris Hedges, «le porno, comme le capitalisme mondial, c’est là où les êtres humains sont envoyés pour mourir».

Le porno fonctionne en effet sur l’exact modèle des drogues dures, qui imposent l’augmentation des doses et de la force du produit pour produire l’excitation initiale toujours recherchée par le consommateur, avec comme corollaire la banalisation de pratiques toujours plus déviantes et dégradantes, toujours plus spectaculaires, toujours plus violentes (surtout pour les femmes d’ailleurs), là encore sous l’impératif de la surenchère transgressive inhérente à la gestion marketing du désir 6

En deux décennies, la culture porno a fait remonter ses codes, ses comportements et banalisé son sadisme dans le grand-public. La totale liberté voulue par les pouvoirs publics pour l’industrie porno, conjuguée aux progrès technologiques, a aussi permis aux pratiques les plus délirantes de faire désormais partie du paysage mental normal des jeunes d’aujourd’hui, au moment où ils construisent leur modèle sexuel.

fille seule collegeL’âge du premier baiser est ainsi devenu celui de la première fellation 7, et des psychologues sont maintenant appelés à la rescousse dans des écoles pour des cas de fellations collectives 8. Les viols d’enfants par d’autres enfants font même leur apparition 9

Malgré tout, le porno reste «cool» dans nos sociétés occidentales libérées, et tout politicien qui prétend vouloir en questionner les nuisances est dénoncé comme un puritain coincé ou un dangereux censeur par les merdias pornocrates de la gauche libérale dominante.

Pour clore ce chapitre, on soulignera enfin que cette culture porno s’inscrit désormais dans un phénomène d’obscénité généralisée qui touche d’autres supports que le sexe. On peut ainsi parler de pornographie pour la musique lorsqu’elle se résume, comme dans les rave party d’Ibiza ou d’ailleurs, à une simple pulsation dont la seule fonction est de permettre de «jouir en tas», selon la formule de Philippe Muray. De même, cette culture porno fait également écho à la montée en puissance de cette pornographie de la mort à laquelle on assiste dans nos sociétés où les cadavres, les décapitations et autres boucheries de masse sont montrés désormais en boucle sur tous les écrans possibles, ce qui conduit l’auteur de La Cité perverse à noter ingénument qu’il a dû «se passer quelque chose dans le monde», car ce qu’on cachait hier, le sexe et les cadavres, aujourd’hui «on les montre. Cela s’exhibe».

On pourrait même conjecturer qu’il existe finalement une forme de continuité entre l’industrie porno, Daesh et ses snuff-movies.

Le sexe est partout, mais il n’y a plus de genre

Au milieu de toute cette poisse, la promotion de la théorie du genre, de même que la surreprésentation 10 des lobbies LGBTQ dans l’espace public et les écoles 11 (sous prétexte de lutte contre les discriminations évidemment), achève de brouiller les derniers ou plutôt les premiers repères des nouvelles générations.

L’hétérosexualité est ainsi en train de devenir un concept conservateur, has been, voire rétrograde, qui n’est au mieux qu’une orientation parmi d’autres forcément cool dont on ne manque pas d’assurer en permanence la visibilité et la promotion tapageuses, y compris et même surtout auprès des enfants désormais.

En Allemagne, sous la pression des associations LGBTQ, des collégiens pourraient ainsi être invités à simuler des sodomies en cours 12

De la demi-molle à l’impuissance

En toute logique, après des décennies d’exhibition, vingt ans de culture porno à hautes doses, d’impératifs de performances et de brouillage des identités sexuelles, la lassitude et la crainte se sont progressivement insinuées dans le regard d’un homme 2.0 plus que jamais désorienté.

À l’érection primesautière d’une époque de nudité vaguement joyeuse à ses débuts a donc tranquillement succédé la demi-molle d’une usure teintée de crainte, préfigurant l’impuissance généralisée en marche.
Les consultations pour les problèmes de couples ont ainsi explosé, comme le pourcentage de divorcés et de célibataires.

Aujourd’hui, au lieu de la découverte touchante et hésitante des corps lors des premiers émois, des études montrent que l’usage du Viagra s’est banalisé chez les jeunes mâles tétanisés par les exploits auxquels ils se sentent contraints pour satisfaire les exigences supposées de leur partenaire 13. Avec pour conséquence que, de plus en plus, la femme postmoderne libérée devra en réalité sa jouissance davantage à l’industrie pharmaceutique qu’au réel désir de partenaires pour lesquels l’acte sexuel est peu à peu ressenti comme une épreuve.

Cette pornocratie occidentale aura ainsi réussi à tout voler, à tout violer de la femme sans coup férir, à lui imposer que la généreuse visibilité et la disponibilité de son cul représentent de facto les seules preuves recevables de son émancipation, lui volant jusqu’à l’authenticité du désir qu’elle pense susciter, la renvoyant ainsi probablement à la condition la plus dégradante qu’elle ait jamais connue depuis l’aube des temps, et tout cela à l’insu de son plein gré.

Quant aux hommes, à qui l’on demande de surcroît d’être aujourd’hui des femmes comme les autres 14. De plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent leur salut dans l’industrie pharmaceutique voire dans la poudre d’escampette, ou qui se contentent désormais de pornographie en rêvant des progrès forcément prometteurs de la robotique du plaisir.

L’objectif est donc en vue pour le Système.

Les rapports hommes-femmes deviennent de plus en compliqués, corrosifs, et s’acheminent graduellement vers l’impossibilité, laissant la voie libre au Marché pour s’intercaler définitivement entre eux, gérer leur misère sexuelle et affective en leurs proposant comme palliatifs l’excitation permanente, tournante et virevoltante de leur Ego, excitation ponctuée comme il se doit d’actes − orgasmiques ? − d’achat répétés.

Conclusion

La guerre totale du Système contre la frontière sous toutes ses formes vise à l’oblitération du monde ancien, à permettre l’infestation du Vivant par le Marché et la technologie, à créer cette Grande Société Unique composée de consommateurs nomadisés, atomisés et maladivement égocentriques.

Dans cette immense entreprise de nivellement et d’anéantissement, abattre la frontière entre les hommes et les femmes, les rendre semblables et donc concurrents «au point qu’il ne leur sera plus possible de s’aimer», vise l’éclatement du corps social en brisant le lien premier, originel, traditionnel, qui cimente encore la société.

Une fois ce lien brisé, tout aura alors été aboli de l’ordre ancien, de l’ordre naturel, et nous pourrons alors entrer dans cette ère de glaciation − façon Gattaca − où les rapports humains seront exclusivement fondés sur la gestion juridico-marchande d’égoïsmes concurrents, y compris entre des genres alors standardisés.

Il ne restera plus à l’Homme, comme choix, que de s’en remettre à la pharma et à la Silicon Valley − c’est-à-dire au Marché − pour lui greffer la sonde anale ultime qui lui permettra de devenir enfin ce Surhomme photoshopé et hyper-connecté, capable de surperformer dans une réalité forcément augmentée, mais définitivement déshumanisée.

Entrefilets

 
  1. «En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien» 
  2. Risquons-nous à proposer d’éclairer sous cet angle l’hystérie anti-burkini qui agite les promoteurs de la laïcité, qui se trouvent être aussi souvent ceux de la pornocratie. Car c’est un lieu commun de dire que l’exhibition permanente tue le désir de l’objet exhibé. Et que peut-être, confusément, inconsciemment, la pudeur d’un burkini leur fait peut-être craindre moins une régression comme ils disent, qu’une concurrence pour ainsi dire déloyale vis-à-vis de la femme moderne exhibée en ce qu’il, le burkini, rallumerait soudain quelque chose d’oublié dans le regard éteint de l’homme blasé, quelque chose qui aurait à voir avec l’envie de mystère, l’envie de respect, la dignité, bref, le désir, allez savoir… 
  3. La pornographie c’est ce à quoi ressemble la fin du monde (Chris Hedges) 
  4. Comme le souligne Dany-Robert Dufour dans La Cité perverse, l’industrie du porno et du para-porno génère aujourd’hui plus de 1 000 milliards de dollars de revenus annuel dans le monde, soit plus que l’armement et la pharma réunis. Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4 2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour 
  5. La Cité perverse, Dany-Robert Dufour 
  6. Le porno postmoderne n’a plus rien à voir avec le porno de papa. Surenchère transgressive oblige, ce sont les coups, étouffements, dilatations, strangulations, triple-pénétrations, viols collectifs, vomi, simulations de meurtres et autres délires que les actrices ne peuvent parfois affronter que gavée de tranquillisants et/ou d’analgésiques. C’est cela qui fleurit sur les smartphones de nos enfants aujourd’hui. 
  7. L’âge du premier baiser devenu celui de la première fellation 
  8. Quand le porno éduque nos enfants 
  9. Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude évalue les effets de cette culture porno généralisée sur cette frange d’individus qui, dans toutes sociétés, sont affectés d’une disposition à l’extrême perversion (comme les pédophiles par exemple), et chez qui cette stimulation permanente doit certainement favoriser le passage à l’acte. Combien d’enlèvements, de viols, de meurtres? 
  10. En France par exemple, la proportion d’homosexuels est ultra-minoritaire avec environ 1% des hommes et femmes (0,6% des couples), alors que la question de l’homosexualité (et par extension LGBTQ) occupe une place inversement proportionnelle dans le débat sociétal, au cinéma, dans les médias, etc… 
  11.  Quand le mouvement LGBT s’invite à l’école
  12. Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ? 
  13. Génération Viagra : 20 ou 30 ans et déjà addicts à la petite pilule bleue 
  14.  La féminisation de la société a certainement atteint l’un de ses sommets comiques lorsque, pour protester contre les agressions sexuelles de Cologne, les mâles allemands ont pris le taureau par les cornes et défilé…. en mini-jupes
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Quand la France change son fusil d'épaule...C'est l'Allemagne qui va fabriquer le matériel de son armée ! par Jean LEVY

25 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Trahison, #L'armée française, #l'Allemagne, #Europe supranationale

Quand la France change son fusil d'épaule...C'est l'Allemagne qui va fabriquer le matériel de son armée ! par Jean LEVY

L'armée française va se doter de fusils d'assaut HK 416 F, fabriqués en Allemagne, pour remplacer ses célèbres Famas dont la fabrication remonte aux années 70, a annoncé vendredi la Direction générale de l'armement (DGA) dans un communiqué.

«Les livraisons sont prévues dès 2017 et s'échelonneront sur une dizaine d'années», précise la DGA pour qui «ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l'Allemagne et la France dans la Défense et dans l'industrie de l'armement en particulier». Le Famas était une arme française, produite en France, à Saint-Etienne et fournissait l'armée depuis 1979. La production avait cessé en 2000.

Jean LEVY avec "canempechepasnicolas":

Ainsi, un Etat comme la France n'est plus capable de fournir à son armée le matériel dont celle-ci a besoin !

Certes, l'explication est claire : pour des raisons de rentabilité, la manufacture d'armes de Saint-Étienne qui fabriquait le fameux Famas, dont on nous vantait tant les qualités, a cessé ses activités en l'an 2000. Le gouvernement PS de l'époque nous en expliquait déjà la raison : l'entreprise n'était plus performante .

Et aujourd'hui, les médias, relayant les voix officielles, justifient le recours à l'étranger par l'absence dans notre pays d'entreprises capables d'affronter la concurrence ! La bonne blague : celles-ci, on les ferme, question rentabilité !

Peu importe les milliers d'ouvriers français mis au chômage, la misère engendrée par de telles décisions, le coût des indemnités servies, le montant des cotisations sociales ainsi soustraites au budget, la consommation en chute libre d'une population qui n'a plus d'emploi, le manque à gagner du commerce local et les fermetures qui en découlent...

Ne comptent que les profits à court terme d'une poignée d'actionnaires qui placent leur argent dans des affaires plus juteuses.

Mais qu'on ne dise pas qu'on n'est plus capable en France de fabriquer des fusils performants ...

Alors, quand on nous explique que ce marché offert à l'Allemagne " contribue à renforcer les solides liens entre l'Allemagne et la France dans la Défense et dans l'industrie de l'armement en particulier» ,les limites de la décence sont franchies. Et ce ne sont pas les performances du fusils d'assaut HK 416 F allemand, qui selon les explications officielles "auraient fait leurs preuves en Irak et en Afghanistan" qui peuvent nous amener à admettre que la décision française du gouvernement PS sert les intérêts de la France...

Sa grande bourgeoisie a l'habitude de "collaborer " avec un impérialisme

plus puissant, d'être son fidèle second.

L'argument des "solides liens entre l'Allemagne et la France" invoqué par le pouvoir dit "socialiste" ne rappelle-t-il pas le jargon employé par le gouvernement de Vichy pour justifier sa collaboration avec les nazis ?

Ces fameux liens - on pourrait dire les chaînes - qui lient la France et l'Allemagne dans le cadre de l'Union européenne en sont la raison évidente.

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Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent3. Par Ignacio Ramonet.

24 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Les transnationales

Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent

Par Ignacio Ramonet | 21 septembre 2016

Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent3. Par Ignacio Ramonet.

l y a encore quelques semaines – à plus de deux mois de l’élection présidentielle du 8 novembre prochain aux Etats-Unis –, tous les sondages donnaient Hillary Clinton, la candidate du Parti démocrate, gagnante. Il semblait alors évident que, malgré la masse des préjugés machistes, Mme Clinton serait la première femme à occuper le bureau ovale de la Maison Blanche et à tenir les rênes de la plus grande puissance de notre temps.

Qu’était-il arrivé au candidat du Parti républicain, le médiatique Donald Trump dont l’ascension était considérée comme « irrésistible » ? Pourquoi s’était-il effondré dans les sondages ? Sept Américains sur dix déclaraient alors qu’ils n’en voulaient pas comme président ; et à peine 43 % l’estimaient « qualifié » pour siéger à la Maison Blanche (65 % considérant, en revanche, que Mme Clinton était parfaitement apte à exercer cette tâche).

Rappelons qu’aux Etats-Unis, les élections présidentielles ne sont ni nationales ni directes. Il s’agit plutôt de cinquante élections locales, une par Etat, qui désignent les 538 grands électeurs chargés d’élire à leur tour le (ou la) chef de l’Etat. Ce qui relativise singulièrement les sondages à caractère national.

Face à de si mauvais résultats cependant, le candidat républicain Donald Trump décida, en août dernier, de remanier son équipe et de nommer un nouveau chef de campagne, Steve Bannon, directeur du site ultra conservateur Breitbart News Network. Trump modifia aussi son discours pour s’adresser à deux groupes d’électeurs décisifs : les Afro-américains et les Hispaniques.

Parviendra-t-il pour autant à inverser la tendance et à s’imposer sur la dernière ligne droite de la campagne ? Ce n’est pas impossible. En fait, Trump semble d’ores et déjà avoir, en partie, rattrapé son retard par rapport à Mme Clinton. Personnage atypique, avec ses propositions odieuses, grotesques ou sensationnalistes, Trump a déjà déjoué les pronostics. Face à des poids lourds comme Jeb Bush, Ted Cruz ou Marco Rubio qui, de surcroît, comptaient sur l’appui décidé de l’ensemble de l’establishment républicain, peu d’analystes donnaient Trump gagnant aux primaires du Parti républicain. Et cependant, il a écrabouillé ses adversaires, les réduisant en cendres.

Depuis la crise dévastatrice de 2008 (dont nous ne sommes pas encore sortis), plus rien n’est comme avant nulle part. Les citoyens sont profondément déçus, désenchantés et désorientés. La démocratie elle-même, comme modèle, a perdu une grande part de son attrait et de sa crédibilité. Tous les systèmes politiques ont été secoués jusqu’aux racines. En Europe, par exemple, les séismes électoraux inédits se succèdent, depuis la victoire de l’extrême droite en Autriche jusqu’au Brexit anglais ou la récente défaite de la chancelière allemande Angela Merkel dans son Land de Mecklembourg-Poméranie.

Mais le bouleversement ne se limite pas à l’Europe, il suffit de voir l’écrasante victoire électorale, en mai dernier, de l’inclassable et tonitruant Rodrigo Duterte aux Philippines... Tous les grands partis traditionnels sont en crise. On assiste partout à l’ascension de forces de rupture, soit des partis d’extrême droite (en Autriche, pays nordiques, Allemagne, France), soit des partis populistes et anti-système (Italie, Espagne). Partout, le paysage politique est en voie de transformation radicale.

Cette métamorphose atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague populiste ravageuse, incarnée à l’époque par le Tea Party. L’irruption du milliardaire Donald Trump dans la course à la Maison Blanche prolonge cette vague et constitue une révolution électorale que nul n’avait su prévoir. Même si, apparemment, la vieille bicéphalie entre démocrates et républicains demeure, en réalité la montée d’un candidat aussi atypique que Trump constitue un véritable tremblement de terre. Son style direct, populacier, et son message manichéen et réductionniste, qui sollicite les plus bas instincts de certaines catégories sociales, est fort éloigné du ton habituel des politiciens américains. Aux yeux des couches les plus déçues de la société, son discours autoritaro-identitaire possède un caractère d’authenticité quasi inaugural. Nombre d’électeurs sont, en effet, fort irrités par le « politiquement correct » ; ils estiment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pense sous peine d’être accusé de « raciste ». Ils trouvent que Trump dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Et perçoivent que la « parole libérée » de Trump sur les Hispaniques, les Afro-Américains, les immigrés et les musulmans comme un véritable soulagement.

A cet égard, le candidat républicain a su interpréter, mieux que quiconque, ce qu’on pourrait appeler la « rébellion de la base ». Avant tout le monde, il a perçu la puissante fracture qui sépare désormais, d’un côté les élites politiques, économiques, intellectuelles et médiatiques ; et de l’autre côté, la base populaire de l’électorat conservateur américain. Son discours anti-Washington, anti-Wall Street, anti-immigrés et anti-médias séduit notamment les électeurs blancs peu éduqués mais aussi – et c’est très important –, tous les laissés-pour-compte de la globalisation économique.

Le message de Trump diffère de celui des leaders néofascistes européens. Il n’est pas un ultra droitier conventionnel. Il se définit lui même comme un « conservateur avec du bon sens ». Sur l’échiquier politique traditionnel, il se situerait plutôt à la droite de la droite. Chef d’entreprise milliardaire et star populaire de la téléréalité, Trump n’est ni un militant antisystème ni, évidemment, un révolutionnaire. Il ne critique pas le modèle politique en soi, mais plutôt les responsables qui pilotent ce modèle. Son discours est émotionnel et spontané. Il fait appel aux instincts, « aux tripes », pas à la réflexion ni à la raison. Il s’adresse à cette partie de l’électorat américain gagné par le découragement et le mécontentement, et aux gens lassés de la vieille politique et du système des « privilégiés », des « castes ». À tous ceux qui protestent et qui crient : « Qu’ils s’en aillent tous ! » ou « Tous pourris ! », il promet d’injecter de l’honnêteté dans le système et de renouveler le personnel et les mœurs politiques.

Les grands médias ont beaucoup diffusé certaines de ses déclarations et propositions. Surtout les plus ignobles et les plus odieuses. Rappelons à cet égard, par exemple, ses affirmations à propos des immigrés mexicains illégaux qui seraient, selon lui, « des corrompus, des délinquants et des violeurs ». Ou bien son projet d’expulser quelque 11 millions d’immigrés latinos illégaux qu’il propose d’embarquer de force dans des bus et de les renvoyer au Mexique. Ou sa proposition, inspirée de la série « Le trône de fer » (Game of Thrones), de construire une colossale muraille le long des 3.145 kilomètres de frontière avec le Mexique, qui chevaucherait vallées, montagnes et déserts, pour empêcher l’arrivée de migrants latinos et dont le financement (21 milliards de dollars) serait à la charge du gouvernement mexicain.

Dans le même ordre d’idées, il a annoncé vouloir interdire l’entrée de tous les migrants musulmans, et s’est attaqué avec véhémence aux parents d’un militaire américain de confession musulmane, Humayun Khan, mort au combat en 2004 en Irak. Il a également a affirmé que le mariage traditionnel formé par un homme et une femme constitue « la base d’une société libre » et a critiqué la décision de la Cour suprême de reconnaitre le mariage entre personnes du même sexe comme un droit constitutionnel. Il soutient ce qu’on appelle les « lois de liberté religieuse » promues par les conservateurs dans plusieurs Etats pour refuser des prestations aux personnes LGBT. Il ne faut pas oublier non plus ses déclarations sur le « mensonge » du changement climatique qui serait, selon lui, un concept « inventé par et pour les Chinois pour provoquer la perte de compétitivité du secteur manufacturier américain. »

Un tel catalogue de détestables inepties a été diffusé par les médias dominants non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde. Au point qu’on se demande comment un personnage avec de si misérables idées peut rencontrer un tel succès chez les électeurs américains qui, évidemment, ne sont pas tous décérébrés ? Quelque chose ne cadre pas.

Pour résoudre cette énigme, il a fallu fendre le mur de l’information et analyser de plus près le programme complet du candidat républicain. On découvre alors sept autres options fondamentales qu’il défend, et que les grands médias passent systématiquement sous silence.

1) En premier lieu, les journalistes ne lui pardonnent pas ses attaques frontales contre le pouvoir médiatique. Ils lui reprochent d’encourager régulièrement son public à huer les médias « malhonnêtes ». Trump affirme souvent : « Je ne suis pas en compétition avec Hillary Clinton, mais avec les médias corrompus. » Récemment, il a tweeté : « Si les grands médias, répugnants et corrompus, couvraient de manière honnête ma campagne, sans fausses interprétations, je dépasserais Hillary de 20 %. » Il n’a pas hésité à interdire d’accès à ses meetings plusieurs médias importants comme The Washington Post, Politico, Huffington Post et BuzzFeed. Il a même osé attaquer Fox News, la grande chaîne de la droite pamphlétaire, qui pourtant le soutient à fond …

2) Une autre cause des attaques médiatiques contre Trump : sa dénonciation de la globalisation économique qu’il tient pour responsable de la destruction des classes moyennes. Selon lui, l’économie globalisée est une calamité dont le nombre de victimes ne cesse de croître. Il rappelle que plus de 60 000 usines ont dû fermer ces quinze dernières années aux Etats-Unis et qu’environ cinq millions d’emplois industriels ont été détruits.

3) Trump est un fervent protectionniste. Il propose d’augmenter les taxes sur tous les produits importés. Et se dit prêt, s’il arrive au pouvoir, à établir des droits de douanes de 40% sur les produits chinois. « Nous allons récupérer le contrôle du pays et nous ferons en sorte que les Etats-Unis redeviennent un grand pays » affirme-il souvent, en reprenant son slogan de campagne. Partisan du Brexit, il a déclaré que, s’il était élu, il ferait sortir les Etats-Unis de l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). Il s’est également attaqué au Traité Trans-Pacifique (TPP) et a confirmé que, une fois élu, il retirerait les Etats-Unis de l’accord : « Le TPP constituerait un coup mortel pour l’industrie manufacturière des Etats Unis. » Evidemment, s’il est élu, il stopperait aussi les négociations en cours avec l’Union européenne. Il va même plus loin : « Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces accords commerciaux sont un désastre. » répète-t-il. Dans des régions comme le rust belt, la « ceinture de rouille » du nord-est où les délocalisations et la fermeture d’usines ont fait exploser le chômage et généralisé la pauvreté, ces propos sont reçus avec enthousiasme et font renaître tous les espoirs.

4) Autre option dont les médias parlent peu : son refus des réductions budgétaires néolibérales en matière de sécurité sociale. De nombreux électeurs républicains victimes de la crise économique, et tous ceux qui ont plus de 65 ans, ont besoin de la Social Security (retraite) et du Medicare (assurance maladie) mis en place par le président Barack Obama que les autres dirigeants républicains veulent supprimer. Trump a promis ne pas revenir sur ces avancées sociales. Il a aussi promis de diminuer les prix des médicaments, d’aider à régler les problèmes des « SDF », de réformer la fiscalité des petits contribuables, et de supprimer un impôt fédéral qui touche 73 millions de foyers modestes.

5) Dénonçant l’arrogance de Wall Street, Trump propose également d’augmenter de manière significative les impôts des traders spécialisés dans les hedge funds (fonds spéculatifs) qui gagnent des fortunes. Il promet le rétablissement de la loi Glass-Steagall (votée en 1933 pendant la Dépression et abrogée en 1999 par William Clinton), qui séparait la banque traditionnelle de la banque d’affaires pour éviter que celle-ci puisse mettre en péril l’épargne populaire par des investissements à haut risque. Evidemment, l’ensemble du secteur financier est vent debout contre Trump et s’oppose au rétablissement de cette loi.

6) En matière de politique internationale, Trump s’est fait fort de trouver des terrains d’entente à la fois avec la Russie et avec la Chine. Il veut notamment signer une alliance avec Vladimir Poutine et la Russie pour combattre efficacement l’organisation Etat islamique (Daesh) même si pour l’établir Washington doit accepter l’annexion de la Crimée par Moscou.

7) Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts. Elle n’a plus vocation à garantir la paix à n’importe quel prix. Contrairement à plusieurs responsables de son parti, et tirant les leçons de la fin de la guerre froide, il veut changer l’OTAN : « Il n’y aura plus – affirme-t-il de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Ces sept propositions n’oblitèrent pas les déclarations odieuses et inacceptables du candidat républicain diffusées en fanfare par les grands médias dominants, mais elles expliquent sans doute un peu mieux les raisons de son succès auprès de larges secteurs de l’électorat américain. L’aideront-ils à l’emporter ? On ne peut l’affirmer mais il est certain que les trois duels télévisés à venir, face à Hillary Clinton, vont être redoutables pour la candidate démocrate. Car les stratèges militaires le savent bien : dans un affrontement entre le fort et le fou, celui-ci, par son imprévisibilité et son irrationalité, l’emporte bien souvent.

En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

Traduction : Rosa Gutierrez

Illustration : Tony Webster

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