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Le blog de Lucien PONS

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Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'islamisme

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face.

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

«Cette polémique sur le burkini est une absurdité française ne pouvant être l’oeuvre que ‘d’esprits tordus .»

David Aaronovitch, éditorialiste du Times

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Cet été décidément, a été riche en scoops. Il y a le feuilleton journalier de dizaines de morts pour la plupart musulmans, il y a les évènements qui visent à diaboliser la Syrie en la bombardant illégalement alors qu’on est copain coquin avec les pourvoyeurs en armes et en argent de ceux que nous voulons démolir. C’est en tout cas l’avis de Bruno Guigue ancien haut fonctionnaire qui écrit:

«Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. (…) Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne; (…) Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini! (…)» (1)

Le débat que je propose justement aux lectrices et lecteurs est celui de l’affaire du burkini, affaire créée de toutes pièces pour entretenir l’atmosphère de guerre contre des Français musulmans pratiquants ou pas où chaque camp fourbit ses armes trouvant dans ce filon de l’allogène, ancien indigène du bon temps des colonies, un exutoire et ceci à quelques encablures de la présidentielle ou la pêche aux voix quand il s’agit de taper sur l’allogène.

Vu de l’étranger. Burkini: la France se trompe de combat

Pour montrer les similarités des démarches de l’Europe, le journal la Croix ne boude pas son plaisir pour nous informer que l’Allemagne veut interdire la burqa, mais comme le relève Der Speigel :

«En France, la burqa est interdite depuis des années sans le moindre résultat. Le pays n’est pas plus sûr et les musulmans ne sont pas plus intégrés». La presse étrangère réagit vivement à la polémique.: «Pour de nombreux commentateurs, la France se trompe de cible. Principale raison invoquée: « Eviter les troubles à l’ordre public », comme a plaidé le Premier ministre Manuel Valls dans une interview accordée à La Provence. (…) » (2)

« La chroniqueuse du Washington Post Kathleen Parker estime que les maires français qui ont choisi d’interdire le burkini sur les plages se trompent de combat. L’interdiction du burkini ne s’explique que par une raison: l’islamophobie, selon la Süddeutsche Zeitung. Le quotidien rappelle que ce maillot de bain « n’est pas une burka »: le bannir des plages ne cherche donc pas « à libérer la femme et à défendre la laïcité, mais signifie plutôt nous ne voulons pas de vous ici » (…) le quotidien néerlandophone de centre droit De Standaard lit dans la réaction des édiles un aveu d’échec. « Au nom de la liberté et des valeurs occidentales, on dicte à des gens ce qu’ils doivent porter sur la plage ». Ce que montre cette polémique, qui « voit une menace partout « , c’est « un fébrile manque de confiance en soi ». (2)

« En Espagne, où le port du burkini est autorisé, la presse s’intéresse aussi de près au sujet. (…) De fait, comme le souligne encore l’éditorialiste du Washington Post Kathleen Parker, la polémique française autour du burkini s’inscrit dans « une longue tradition du contrôle des vêtements de plage des femmes par les hommes ». Pour elle, « le burkini est devenu le drapeau des confédérés de la France ». Comme le drapeau des confédérés, le burkini signifie des choses différentes pour les gens, mais il est devenu un symbole puissant de l’affrontement culturel entre patriotes français et immigrés musulmans au point de devenir un élément déclencheur pour tous ceux qui veulent monter sur les barricades.”» (2)

Les raisons profondes

L’une des premières choses qui m’a frappé est que la kabbale ressemble étrangement à ce qu’ont connu les Algériens pendant la nuit coloniale. C’est le même scénario colonial transposé dans le postcolonialisme. Je voudrai dans un premier temps proposer l’analyse lumineuse du docteur Franz Fanon, psychiatre bien placé pour étudier les névroses du colonat ensuite celle de la journaliste du New York Times qui décortique les raisons profondes

Pour rappel, le voile (haïk), tenue vestimentaire faisait partie pendant des siècles des coutumes vestimentaires des citadines. Symbole de pudeur et de décence, ce vêtement, qui tenait une grande place dans la société, laissa place sous l’effet de la mondialisation à des vêtements en provenance du Moyen-Orient. Ce voile permettait de réaffirmer l’attachement des femmes à leur identité et à leurs valeurs culturelles et civilisationnelles. La lente mutation nécessaire a fait que les musulmanes s’emparent de la modernité en continuant de préserver l’essentiel de leur credo, c’est -à-dire «lahya» autrement dit la décence, la pudeur et le non-exhibitionnisme qu’on veut lui imposer. Il n’est nullement question de soumission à un quelconque intégrisme ou une quelconque soumission.

Dans le premier chapitre de sa Sociologie d’une révolution «L’Algérie se dévoile», le docteur Frantz Fanon montre comment le voile est instrumentalisé par l’administration coloniale pour assoir son pouvoir.

«Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile(…) Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité du peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. (…) À un premier niveau, il y a reprise pure et simple de la fameuse formule: «Ayons les femmes et le reste suivra.»» (3)

« Le 13 mai 1958, des musulmanes sont installées sur un podium à Alger, place du Gouvernement. Dans une mise en scène très orchestrée, elles brûlent leur voile (En 1960, le photographe Marc Garanger, alors jeune appelé, fut bouleversé par le travail qu’on lui imposa: faire des photos d’identité de Kabyles, voile arraché). Jusqu’à ce que les gouvernants découvrent que derrière ces jeunes femmes «européanisées» pouvaient se cacher des combattantes déterminées.» (3)

Pour Amanda Tub, du New York Times, les interdictions du burkini’ en France ont à voir avec bien autre chose que la religion ou l’habillement (…) L’évidence de la contradiction – imposer des règles sur ce que les femmes peuvent porter sur la base de l’idée qu’il est injuste pour les femmes de devoir obéir à des règles sur ce que les femmes peuvent porter – montre clairement que quelque chose de plus profond doit être à l’oeuvre. (…)

« Ce genre de déclaration [celle de Manuel Valls, NdT] est une manière de sanctionner [ ce qui est français et ce qui n’est pas français,» explique Terence G. Peterson, un professeur de la Florida International University (…) Si cette bataille sur l’identité prend de l’ampleur, elle fait en réalité rage sous une forme ou une autre depuis des dizaines d’années dans la société française, affirme le Pr Peterson. Ce qui semble être une confrontation sur une petite question de vêtement islamique porte en réalité sur ce que signifie être français.»

On le voit, le professeur Peterson rejoint Franz Fanon quand il écrit:

«Pendant l’époque coloniale, quand la France contrôlait de vastes régions musulmanes, le voile était devenu un ‘ symbole hyperchargé ». Le voile était considéré comme un symbole de l’arriération des musulmans et les normes vestimentaires féminines françaises, plus flexibles, étaient considérées comme un signe de supériorité culturelle, des façons de voir qui justifiaient le colonialisme. (…) Le voile est resté un symbole puissant de l’altérité quand le colonialisme s’est effondré après la Seconde Guerre mondiale et que les musulmans des pays colonisés ont afflué en France. Mais maintenant, cette altérité se joue à l’intérieur même d’un pays qui tente de définir sa propre identité postcoloniale. Au fil des générations, le voile s’est répandu chez les musulmanes françaises, en tant que pratique religieuse et, peut-être, comme symbole de leur héritage culturel particulier. (…) »

« Le résultat a été que le voile est devenu le symbole non seulement d’une différence religieuse, mais du fait que les Français «de souche» n’avaient plus le monopole de la définition de l’identité française. Le symbole du voile à l’époque coloniale en tant que signe de l’infériorité musulmane en a fait une cible commode pour les arguments selon lesquels l’identité française «traditionnelle» devait demeurer non seulement dominante mais la seule identité culturelle en France. Beaucoup de Français, au lieu de croire que ces identités peuvent coexister, les perçoivent comme nécessairement concurrentes.(…) Les choses ont commencé en 1989 avec la fameuse affaire du foulard (…) Ostensiblement, la raison était que les foulards étaient des symboles religieux visibles et qu’ils contrevenaient donc avec la loi française sur la laïcité, ou sécularisme (…) Interdire les foulards dans les écoles françaises devenait une manière de gérer l’anxiété générée par les événements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et d’affirmer le droit de protéger les valeurs françaises.»(4)

On le voit les raisons profondes peuvent se résumer à un voyeurisme ou le corps de l’autre doit être exposé à la lubricité des spectateurs avides d’exotisme et de sensations fortes comme l’ont fait la plupart des nations européennes avec les zoos humains et les Etats Unis avec les réserves. Ce mystérieux corps de l’Autre en l’occurrence est l’objet du combat de deux types de vision celle d’une vision fondamentaliste qui fait du corps de la femme une propriété privée et celle d’une vision dite moderne débridée qui tend à faire du corps de la femme au nom de la liberté une propriété publique . Les Etats Unis dans la plus pure tradition du bon temps des colonies ont fait de même quand ils ont démoli les structures de l’Afghanistan en s’attaquant aux structures patriarcales millénaires en diffusant par leurs GI’s en décembre 2001 des clips vidéo incitant la femme à enlever sa burqua !!

Solution Chevènement ou solution des élites scientifiques françaises musulmanes?

Que faire?

«La France, écrit Amanda Tub du NYT, a un autre choix: elle pourrait élargir sa définition de l’identité nationale pour inclure les musulmans français tels qu’ils sont. C’est quelque chose qui peut effrayer beaucoup de Français, qui la vivraient comme renoncer à une identité «traditionnelle» confortable et non comme l’ajout d’une nouvelle dimension à celle-ci.» Des associations juives réservent des piscines pour femmes exclusivement sans que personne, s’en émeuve. Apparemment, le gouvernement sort la carte Chevènement pour s’occuper des musulmans comme le fit un certain Michel (Sidna Michel pour Ferhat Abbas) qui gérait le culte musulman dans les années trente en Algérie. Chevènement fait une sorte d’unanimité qui transcende les clivages » (5)

Dans une contribution de Cide, la «ruée vers Chevènement» fut la véritable courroie de distribution de toutes les idées fascistes qui ont fini par s’imposer aujourd’hui dans le paysage politico-médiatique français. C’est que le Chevènementisme est le détroit de Béring de l’Échiquier politique français, seul permettant en effet de passer la ligne de changement de bord, de l’extrême gauche à l’extrême droite. (…) En fait, cette attitude résume toute l’histoire de la République française. A savoir chanter des valeurs universelles et agir en tribu gauloise assiégée par les Sarrasins. Et c’est justement ce déni de valeurs qui représente le talon d’Achille et le handicap premier de son entreprise coloniale. Dans la mesure où elle n’a jamais réussi à convaincre ses sujets coloniaux de la véracité de son discours. (…) Et c’est ainsi qu’en toute logique, la France a choisi pour cette nouvelle «pacification» un de ses grands serviteurs: Jean-Pierre Chevènement. Et son souverainisme bénin s’est transformé avec le temps en une brèche maline dans le sillage de l’État de droit. (…) De Philippot jusqu’à Zemmour en passant par Polony et Finkielkraut, du moment en effet que vous versiez dans la haine ethnique et xénophobe, la caution morale chevènementiste vous est d’une grande utilité pour crédibiliser vos élucubrations, les rendant par-dessus tout conformes à la démocratie et à la République». (5)

Cette contribution des élites scientifiques mérite d’être connue. Nous lisons :

«Alors que Manuel Valls a appelé les musulmans, à plus de ‘discrétion dans la manifestation de [leurs] convictions religieuses”» des médecins, des avocats et des patrons musulmans ont choisi de prendre publiquement position Pour l’astrophysicien Abd-al-Haqq Guiderdoni, c’est un travail d’éducation qui doit être entrepris. Il insiste sur l’interprétation du Coran, souvent perçu comme violent, en particulier à cause des événements ayant eu lieu à l’époque de l’écriture du texte sacré:« Ces événements ont été pour partie guerriers, et donc violents. Il ne s’agit pas de les supprimer du texte – il est absurde de vouloir ‘réformer’ le Coran comme on en a lu la proposition – mais de les placer dans cette perspective relative, où ils ne peuvent pas devenir des normes, sinon des normes symboliques, celles du combat contre soi-même pour s’améliorer.» L’école, qui a permis à l’élite musulmane de s’élever, a donc un rôle essentiel pour situer «le fait religieux dans sa dimension originelle (…) et intellectuelle».(5)

«A l’heure où médias et politiques regardent ces Français issus de l’immigration avec toute la hauteur d’un regard paternaliste, eux ont emprunté le chemin de l’ascension sociale, retroussant leurs manches. Il faut valoriser les exemples féminins, affirme Inès Safi polytechnicienne, physicienne au Cnrs, qui permettent de ‘déconstruire un discours essentialiste” et de ‘ se servir de la force de la suggestion positive”» pour lutter contre la dévalorisation de l’image de ‘ la femme musulmane”». (…) Abdel Rahmane Azzouzi, chef du service urologie du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers enfonce le clou: «L’Etat français n’a jamais voulu un islam de France, C’est le signe que [les politiques] considèrent toujours l’islam comme une religion étrangère à la République.» Il préconise un financement émancipé des Etats d’origine de la communauté musulmane: «Je ne veux plus voir une seule âme étrangère rôder autour du Cfcm. L’islam de France doit être géré par des Français uniquement. La maison commune, c’est la France, pas le Maghreb!»(5)

Le ton est donné, les autorités devraient de notre point de vue, de plus en plus écouter non pas ce qui font, d’une façon ou d’une autre, de l’Islam un fonds de commerce pour des positions sociales, mais l’Islam des Lumières de ceux qui ne doivent rien au système, qui ont prouvé leur compétence et qui de ce fait apporteront une réelle valeur ajoutée. Naturellement, il ne faut pas verser dans la facilité, du y a qu’à pour tomber dans un islam sans épaisseur un islam mondain laïco-compatible

C’est un fait que le fond rocheux malgré les dénégations hypocrites, des uns et des autres est profondément chrétien, il n’est que de constater les dix jours fériés d’origine chrétienne fruit d’un deal douloureux entre une Eglise prépondérante et une République qui a laïcisé les fondements de la société d’alors avec ses haltes religieuses qui segmentent les espérances du chrétien. De plus il est compréhensible que le citoyen français lambda à qui on fait miroiter le grand remplacement, l’invasion, se sente assiégé notamment par un discours apocalyptique diabolisant l’islam. Seul un dialogue éclairé, apaisé, désarmé permettra d’aboutir à une république réellement équidistante des spiritualités. Les gouvernants devraient faire confiance aux élites scientifiques françaises d’espérance musulmane pour accompagner ce nécessaire aggiornamento qui tout en gardant les fondamentaux s’adapte en lieu et en temps et permettant ce que les Canadiens appellent des accommodements raisonnables loin de toute exploitation politicienne.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. http://www.mondialisation.ca/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis/5541452

2. http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-letranger-burkini-la-france-se-trompe-de-combat

3. http://information.tv5monde.com/terriennes/viols-voiles-corps-de-femmes-dans-la-guerre-d-algerie-3406

4. http://reseauinternational.net/burkini-et-crise-de-lidentite-francaise-vus-par-le-new-york-times/#IbWG6K7uLQG8vJJb.99

5.http://www.alterinfo.net/De-Jacques-Soustelle-a-Jean-Pierre-Chevenement-Miseres-et-decadences-du-colonialisme-francais_a124684.html

6. Français musulmans, ils veulent peser dans les débats publics Le Monde 17.08.2016

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Non Monsieur Plenel, le BURKINI n'est pas un vêtement comme un autre! (par Fatiha Daoudi)

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Comité pour une Nouvelle résistance, #l'islamisme

Publié par El Diablo

 

 

TIM WINBORNE -Reuters

TIM WINBORNE -Reuters

POLÉMIQUE - A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et qui bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censées être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, paraît-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine!

Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent, le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!

Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!

Fatiha Daoudi

Juriste, politiste et experte en genre et en droits humains

 

SOURCE:

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Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre, #le nazisme, #Histoire, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Publié par El Diablo

 

 

 

 

Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

Le véritable secret d’histoire de Stéphane Bern

par Jean LÉVY

Mardi soir, 23 août 2016, à la télé sur France2, un documentaire nous retraçait la vie et l’action de Winston Churchill. Naturellement, une grande partie du film était consacrée au rôle joué par le Premier ministre britannique  au cours de la Seconde guerre mondiale. Or, si la relation de ses rapports avec de Gaulle et Roosevelt était correctement contée, pas une allusion n’est faite, ni à l’URSS, ni à la guerre à l’Est !

Un grand silence blanc, comme si l’Union soviétique n’avait jamais existée…

Si bien, que le commentaire ose prétendre qu’au lendemain de la défaite française, en juin 40,  la Grande-Bretagne est demeurée seule à faire la guerre à l’Allemagne durant DEUX ANS…Donc, jusqu’à l’entrée des Etats-Unis dans le conflit,  le 7 novembre 1942…Exit, l’agression nazie du 22 juin 1941 contre l’URSS, pas un mot sur la guerre à l’Est, la défense héroïque de Moscou et de Leningrad, les victoires décisives – quant à l’issue du conflit -  de Stalingrad, de Koursk et de Berlin, tous ces faits historiques passés à la trappe, totalement  ignorées !

C'est un "secret d'histoire" : le Front de l'Est n'a jamais existé ! 

Monsieur Stéphane Bern, vous refaites l’histoire à grande échelle. Comme mensonge par omission, on ne fait pas mieux. Et vous osez vous présenter comme un historien conteur de charme, amateur, certes, des têtes couronnées, qui vous font vibrer jusqu’à l’indécence, mais, de là à falsifier à ce point l’histoire, on reste ébahi ! Comment c’est possible en 2016 en France, et sur une chaine publique par dessus le marché !

Comment, dans ces conditions, les Français pourraient-ils connaître le rôle majeur joué par l’Armée rouge dans la défaite allemande ? On ne s’étonne plus de la croyance massivement partagée par nos compatriotes, que la Libération de la France, ils la doivent aux Américains.

Qui sait, aujourd’hui, que le débarquement allié du 6 juin 44 à pu tenir sur la côte normande que grâce au front de l’Est, où se concentraient sur 2000 kms, 200 divisions allemandes, alors que seules 50 se positionnaient en France…

Qui connaît le lourd tribut payé par les Soviétiques à la victoire finale : 20 millions de morts, un pays dévasté (subissant, comme en Bielorussie, un Oradour tous les deux jours) ?

On a beau être blasé aujourd’hui sur l’objectivité de l’information dans les médias, à la télé comme à la radio (de « service public »), on reste malgré tout sans voix face à un tel déni de vérité, à ce  déchainement de propagande, qui évoque celle diffusée par l’Occupant entre 1940 et 1944.

Et encore, à l’époque, celle de « Radio Paris ment, Radio Paris ment…Radio Paris est allemand ! », l’affichage était franchement assumé. On savait qu’il s’agissait de la radio du vainqueur qui nous imposait sa présence.

Aujourd’hui, on nous ment au nom de la « liberté d’expression » et du « pluralisme » !

Jusqu'à quand ?

J.L.

 

SOURCE:

 

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« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE ». Par François Ruffin.

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Publié par El Diablo

 

« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE »

Déchirer des chemises, c’est déjà brutal. Mais un very distingué professeur nous recommande pire…

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Il y a deux ans, à peu près, je rencontrais, à York, l’épidémiologiste Richard Wilkinson, auteur de Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous. Et toute la séquence Air France / Goodyear m’a fait repenser à ça, à la fin de notre discussion. Je revêtais ma tenue « I love Bernard », pour évoquer avec lui mon patron préféré, le PDG du groupe LVMH, que je voulais « sauver de lui-même » :

François Ruffin. : Quand j’ai lu votre livre, je me suis dit, « Tiens, voilà une thérapie pour Bernard Arnault », parce qu’il paraît tellement triste, tellement hors du monde…

Richard Wilkinson : J’avais une tante, que j’aimais beaucoup, qui venait d’une famille très riche. Seulement, pendant la guerre, elle a été emprisonnée par les Japonais, elle a subi la famine. Elle a dit ensuite que cela lui avait fait beaucoup de bien. Elle a rencontré d’autres gens, elle a réalisé à quel point cette vie pouvait être dure. Elle est devenue une meilleure personne grâce à cela.

F.R. : Donc vous nous conseillez d’emprisonner Bernard Arnault et de l’affamer ? Moi, je ne suis pas aussi violent que vous. Je voudrais suggérer à Bernard Arnault de m’accompagner, de rencontrer les gens qu’il a licenciés il y a trente ans. D’aller dans ses usines en Pologne, en Inde, à Madagascar, et de voir comment ses employés vivent. J’ai pensé que, peut-être, s’il sort de ses bâtiments de verre, de ses chiffres, de son cercle d’amis très aisés, peut-être qu’il pourrait réintégrer la communauté humaine…

R.W. : Vous parlez de convertir des personnes riches. Ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est la démocratie.
Les Etats-Unis et de nombreux pays développés sont devenus plus égalitaires pendant les années trente seulement parce qu’ils avaient peur du communisme et du syndicalisme. Pendant toute une période ils ont réduit les inégalités. Quand des protestataires ont secoué la voiture d’un dirigeant de la Bank of Scotland, ont cassé sa fenêtre, eh bien, ce jour-là, je crois que ce financier a commencé à s’inquiéter, à se soucier de comment il était vu, jugé.
Les riches n’abandonnent leur position que face à une menace sociale. C’est aux gens, pas aux riches, de prendre conscience de ces injustices, et du fait que les oligarques ne méritent pas ces privilèges.

F.R. : Donc, il faut créer une menace sociale pour changer Bernard Arnault ?

R.W. : Notre regard sur les riches doit changer, il faut en finir avec l’admiration, ou la déférence. On devrait les considérer comme des égoïstes, des antisociaux, les mépriser, et qu’ils le sachent.
C’était le cas dans la préhistoire. Christopher Boehm, un expert des sociétés de cueillette et de chasse, a rassemblé des données sur deux cents sociétés différentes. La plupart étaient extraordinairement égales, basées sur le partage de la nourriture, l’échange de dons. D’après lui, ils maintenaient l’égalité en ridiculisant ceux qui se voulaient supérieurs, ou ils les exilaient, et dans certains cas, ils étaient même tués. Il montre comment ce qu’il appelle des « stratégies contre les dominants » fonctionnaient.

F.R. : Maintenant, vous voulez le tuer !

R.W. : Dans une certaine mesure, les démocraties modernes sont une « stratégie contre les dominants », mais c’est une contrainte inefficace. Il faut la rendre plus efficace.

Retrouvez l’interview en intégralité dans notre livre:

L’égalité c’est la santé, Fakir éditions, 4 euros.

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De la parade au cimetière Situation sur le front du Donbass au 26 août 2016. Par Erwan Castel.

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre, #le nazisme

De la parade au cimetière

 Situation sur le front du Donbass au 26 août 2016.

 
 
 
 
Le 24 août, jour de l'indépendance ukrainienne,  Kiev a surtout démontré sa dépendance à une russophobie haineuse et stupide, en bombardant 695 fois le territoire de la République de Donetsk, notamment dans le secteur de Yasinovataya où l'armée ukrainienne exerce depuis le mois de mars une offensive rampante destinée à isoler Gorlovka et menacer Makeevka. 
 
L'autorité de la République de Donetsk, face à ces attaques désormais ouvertes et grandissante a lancer ce soir là une alerte à destination de l'OSCE pour signifier que Kiev avait franchi la limite. Le lendemain d'ailleurs le Président Zakharchenko a confirmé qu'il s'agissait de le dernière alerte entendez par là "avertissement" donné et que désormais toute prochaine attaque ukrainienne se verra sanctionner par une riposte destructrice des forces armées républicaines.


La dérive terroriste de l'armée ukrainienne
 
Ce ras le bol qui intervient après plus de 2 mois de bombardements meurtriers quotidiens et intensifs des territoires habités de la République (700 tirs en moyenne par jour) est également provoqué par l'engagement des ukrainiens dans des modes opératoires ouvertement terroristes. Après l'opération en Crimée, l'attentat manqué contre le Président de la République de Lugansk, c'est au tour de Donetsk d'être la cible d'unités spéciales cherchant à saboter ou assassiner au coeur de la République. En quelques jours la RPD a subi :
 
  • Des sabotages sur les réseaux de téléphonie mobile.
  • Des attaques ciblées sur les stations de filtration d'eau potable 
  • Une tentative d'assassinat sur le Président Zakharchenko
  • L'explosion d'une bombe qui a tué une personne le 25 août
  • Un attentat à l'explosif dans un bureau de recrutement de Kirovky le 26 août soir
Kiev, qui bombarde déjà sans vergogne les populations civiles du Donbass depuis 2014, semble ici vouloir faire prendre à sa stratégie criminelle un chemin ouvertement terroriste, dont le but évident est de décapiter l'appareil politico-militaire des Républiques et de faire fuir sa population des zones urbaines. 
 

Et toujours et encore des renforts envoyés vers le Donbass
 
L'armée ukrainienne ne cesse de se renforcer sur le front du Donbass, et là où il y a quelques mois n'étaient repérés que quelques blindés et pièces d'artillerie, tenant discrètement et prudemment leurs positions au delà des lignes de contact, nous pouvons observer aujourd'hui de véritables concentrations d'unité d'assaut qui se sont positionnées au plus près de la ligne de front.
 
Un nouvel exemple de cette accumulation de matériels dont la quantité et l'attitude dépassent celle d'une stratégie défensive mais révèlent une intention agressive imminente, sont ces unités qui au sortir du défilé du 24 août 2016 à Kiev (journée de l'indépendance" ont directement pris le chemin de la guerre vers le Donbass... 
 
Les services de renseignements des Républiques collectent chaque jour de nouvelles informations en provenance des unités d'observations déployées sur le front, des territoires occupées par les ukrainiens, ou des communications officielles ou privées interceptées, il en ressort que de nombreuses unités font route vers le front, tandis que les rotations vers l'arrière sont limitées au maximum, et surtout que les réapprovisionnement logistiques sont multipliés 
 
"Les matériels ukrainiens capturés (dans les chaudrons en 2014-2015) nous ont beaucoup aidé. Nous sommes heureux que Piotr Porochenko nous envoie aujourd'hui un complément de véhicules de combat, qui à terme, seront nôtre. Il y a en effet une grande demande, d'envoyer un peu plus BTR des années quatre-vingt, et de BMP-2, et c'est une bonne décision de Porochenko. Le char T-72 est également une bonne affaire. Mais, s'il n'y a a pas de T-72, du T-64 fera l'affaire parce que une fois brûlés ils nous donne plus de ferraille. Blague mise à part, c'est la vérité, Porochenko envoie du matériel sur le front et la quantité est certainement plus importante que les chiffres annoncés. En réalité, elle est deux fois supérieure. L'ukraine se prépare à lancer des combats sur une  grande échelle."
 
Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk


Quel scénario d'offensive ukrainienne est envisageable ?
 
Aujourd'hui, même si toute la ligne de front est concernée par les bombardements de l'armée ukrainienne, cette dernière semble concentrer ses efforts sur le secteur Nord de la République, entre le Secteur Nord Est de Gorlovka au Nord et le Secteur Nord-Est de Donetsk au Sud.
 
 
Gorlovka est en effet un problème majeur pour Kiev car cette ville, qui par sa taille représente un objectif important, fait office de bouclier Nord pour le ville de Donetsk et surtout pour Debaltcevo, ce carrefour routier et ferroviaire situé entre les 2 Républiques du Donbass. La violence des combats qui se sont déroulés pendant l'hiver 2014-2015 dans ce secteur attestent de son importance stratégique, et Kiev sait que ni Donetsk, ni Lugansk ne peuvent se permettre d'y perdre du terrain et y jetteront en cas d'offensive le maximum de leurs forces.
 
L'armée ukrainienne a donc relancé depuis le mois de juin à partir de ses positions une espèce d'offensive statique qui en exerçant une pression croissante avec son artillerie et des attaques localisées oblige les forces républicaines à renforcer leurs positions et leurs réserves dans le secteur. Si un assaut blindé dans une zone urbaine semble improbable, en revanche une conquête de Yasinovataya par les ukrops étirerait le front par le Nord de Makkeevka, coupant l'axe Donetsk/Gorlovka et mobilisant ainsi plus de forces républicaines en première ligne, prélevés sur les forces de réserve.

Cette stratégie pourrait se résumer par "pousser sur la porte pour entrer par la fenêtre". reste à savoir par où les ukrainiens chercherait à contourner les forces concentrées sur ce secteur Nord à contenir la pression
L'axe d'offensive au Sud de Donetsk semble le plus propice, en terme de faisabilité, car au Nord, la proximité des forces républicaines augmenterait le risques de nouveaux "chaudrons"




Une nouvelle nuit de bombardements important sur la République de Donetsk
 


En attendant, la pression sur le secteur Nord du front continue et même s'intensifie chaque jour. 

Ainsi dans la nuit du 26 au 27 août l'armée ukrainienne a réalisé des bombardements massifs sur les quartiers périphériques de Donetsk, frappant délibérément des lieux de vie civile comme le puits de ventilation minier de Chelyuskintsev à Staromikhaïlovka, ou l'école maternelle Ubarevicha à Makeevka.

Ces bombardements ont été réalisés par l'artillerie lourde, les mortiers et les véhicules blindés (chars et BMP) et l'armée de Kiev


A noter également une nouvelle explosion qui a frappé les locaux d'un bureau de recrutement de l'armée, rue Kuprin dans le district de Kirovsky au Sud de Donetsk. l'engin explosif muni d'un dispositif de mise à feu retardée était posé sur le rebord de la fenêtre du commissariat militaire.

Du côté de la République de Lugansk, les opérations ukrainiennes de bombardements du front ont connu cette nuit une augmentation sensible avec notamment 2 heures de pilonnage sur le secteur de Stanista Luganskaya et Igoro au Nord de Lugansk.

 
Quelques uns des bombardements ukrainiens de la soirée du 26 août 2016
 

La stratégie de la terreur menée par Kiev depuis 2 ans est donc bel et bien en train de franchir une nouvelle étape au coeur des Républiques de Donetsk et Lugansk 

Pendant ce temps là Moscou a déclenché un "exercice" d'alerte maximale inopiné pour l'ensemble de ses forces armées de la zone Sud. Je ne crois pas au hasard dans ce domaine et imagine que Vladimir Poutine envoie un message fort à Porochenko, pour le dissuader de "franchir le Rubicon"...

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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George Soros fait plier le Conseil d’État

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La mondialisation, #La République, #La guerre, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #l'islamisme

George Soros fait plier le Conseil d’État
 

George Soros fait plier le Conseil d’État

 

Le Conseil d’État de la République française vient d’invalider la décision de la mairie de Villeneuve-Loubet d’interdire le port du burkini sur ses plages.

Il donne ainsi raison aux deux associations qui avaient contesté cette décision, la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, toutes deux largement subventionnées par le milliardaire George Soros.

Le maire de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, et le premier ministre, Manuel Valls, plieront-ils devant les forces subversives de l’argent trouble ?

À suivre.

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L’unification européenne divise les Européens : Comment séparer les peuples en les forçant à s’unir, par Diana Johnstone

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

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Paris.

L’unification de l’Europe a engendré de nouvelles et profondes divisions à l’intérieur de ce bloc. La plus notable de ces fractures, c’est celle qui a eu lieu entre le peuple et ses dirigeants politiques.

Le 23 juin, le vote majoritaire des Britanniques en faveur de la sortie de l’UE a révélé la profondeur de la division entre la nouvelle classe dominante qui prospère dans ce monde globalisé sans frontière, et tous les autres qui doivent subir des politiques qui détruisent les emplois, réduisent les prestations sociales, diminuent les salaires et rejettent les coutumes nationales surannées – au premier rang desquelles les choix démocratiques – tout cela pour que les premiers puissent investir leurs capitaux partout dans le monde sans courir aucun risque.

En fait, les clivages ne sont pas aussi nets. Les choix politiques ne correspondent jamais entièrement aux intérêts économiques et l’idéologie intervient pour estomper les divisions entre les classes. La mondialisation n’est pas simplement un processus d’intégration économique réglementé par les afflux de capitaux qui, dans les pays occidentaux, accroît l’opposition entre les riches et les pauvres. C’est aussi une idéologie puissante, qui fonde ses certitudes morales sur des leçons simplistes tirées des guerres mondiales du XXème siècle : elle est sous-tendue par l’idée qu’à l’origine des guerres se trouve essentiellement une attitude mentale appelée « racisme » qui s’exprime dans le nationalisme des États nations. Cette idéologie recueille une adhésion semi-religieuse grâce à sa référence à l’Holocauste qui, considère-t-on, a prouvé la validité du raisonnement. Par conséquent, pour le bénéfice de l’humanité, on se doit d’effacer les frontières nationales en acceptant une immigration sans limite, afin de fonder, partout dans le monde, une société multiculturelle où les différences à la fois coexistent et cessent d’avoir de l’importance.

C’est là une idée utopiste aussi peu corroborée par les faits que le rêve soviétique de créer un « nouvel homme » qui travaillerait volontairement, d’une façon désintéressée, pour le bénéfice de tous. De la même façon, selon cette théorie, des dispositions économiques et institutionnelles peuvent changer en bien la psychologie de l’être humain. Et surtout le brassage multiculturel, conséquence de l’immigration encouragée par cette idéologie, est censé provoquer l’amour universel. Il y a même des lois nationales qui punissent les expressions présumées de « haine ». On juge que l’UE est l’expérience la plus avancée de cette Utopie mondiale. Ceux qui la soutiennent, comme le gourou politique français Jacques Attali, la voient comme une avancée irréversible de civilisation. Pour ses chantres fanatiques, la pensée même de supprimer l’UE équivaudrait à un retour à l’Âge de pierre.

Un chœur d’européistes pousse de grands cris, la fin du monde est imminente, et la responsable c’est la classe ouvrière britannique trop stupide et trop raciste pour apprécier à sa juste valeur le merveilleux monde globalisé que l’élite européenne lui prépare. L’un des plus rapides à prendre la plume a été le propagandiste hystérique Bernard-Henri Lévy qui a craché son venin dans les pages du Monde et d’autres journaux bien-pensants. BHL a débité sans réfléchir toute sa gamme d’insultes pour fustiger le vote LEAVE qu’il considère comme la victoire de la démagogie, de la xénophobie, de l’extrême droite et de l’extrême gauche, de la haine des immigrants, du nationalisme stupide, de la violence de la haine, du déchaînement de la foule, de la stupidité des gens de gauche, de ces ivrognes d’hooligans, des forces des ténèbres contre la civilisation et même des nains de jardin contre Michel-Ange. Beaucoup d’autres ont dit la même chose, sans autant de verbiage.

On s’est beaucoup lamenté et on a beaucoup grincé des dents, en alléguant surtout que c’était seulement le racisme qui avait motivé le vote LEAVE, le racisme étant la seule raison possible pour laquelle on pourrait s’opposer à une immigration massive et non réglementée. Mais il y a, en fait, d’autres raisons.

En réalité, la majorité des électeurs de la classe ouvrière peuvent être opposés à l’immigration illimitée pour une question d’intérêt économique. Depuis qu’avec l’extension de l’UE aux pays de l’Est il a été mis fin aux contrôles d’immigration pour les ressortissants des anciens pays communistes, des centaines de milliers de travailleurs originaires de Pologne, de Lituanie et d’autres pays d’Europe de l’Est sont arrivés massivement en Grande-Bretagne et ont rejoint une importante population immigrée issue des pays du Commonwealth établie depuis longtemps. C’est un fait pur et simple que l’immigration de masse fait baisser le niveau des salaires d’un pays. Une étude de l’Université de Glasgow montre, statistiques à l’appui, qu’à mesure que l’immigration augmente, le niveau des salaires baisse par rapport aux bénéfices, sans oublier l’augmentation du chômage.

Ceux qui trouvent agréable de voyager à travers l’Europe sans avoir à s’arrêter aux frontières ni changer leur argent et qui aiment la grande diversité culturelle peinent à comprendre l’angoisse de ceux qui n’ont ni diplômes supérieurs, ni relations familiales ni aptitude pour les langues étrangères et qui se sentent marginalisés dans leur propre pays. Bien sûr, certains de ces derniers aiment probablement les nains de jardin. Cependant, on ne peut pas convaincre des millions de gens d’avoir comme seule perspective dans la vie de se sacrifier pour la gloire du Marché Mondialisé.

En outre, quel que soit leur statut social, beaucoup en Grande-Bretagne ne supportent pas l’idée de renoncer à leur démocratie parlementaire traditionnelle, afin d’obéir à des Directives et des Régulations rédigées à Bruxelles sans aucune discussion publique.

Les Britanniques

La grande surprise et l’indignation des européistes en voyant les Britanniques choisir la sortie est étrange si l’on considère que les Britanniques n’ont jamais vraiment eu l’impression d’être entrés dans l’Europe. Quand je travaillais comme attaché de presse au Parlement européen, j’ai constaté que les seuls journalistes vraiment présents et intéressés par le sujet étaient les Britanniques, toujours avidement à l’affût du dernier en date des règlements ou des dispositions absurdes que la bureaucratie de Bruxelles refilait en douce à ses États membres. Les médias britanniques s’intéressaient à l’UE parce qu’ils la détestaient. C’était si drôle de la ridiculiser. Les autres médias européens ne s’intéressaient généralement pas à ces réglementations, c’était ennuyeux et tout le monde s’en moquait. Seule exception : quelques Allemands sérieux qui faisaient leur métier.

Dans les années 80, Margaret Thatcher a forcé l’UE à revoir ses dispositions en exigeant « je veux qu’on me rende mon argent ». Le Royaume-Uni n’a pas appliqué le traité de Schengen sur la libre circulation des personnes. Il a refusé l’euro et gardé la livre sterling. Plus profondément, les Anglais, insulaires, ont toujours eu le sentiment très fort de ne pas appartenir au « continent » et ils se sont aussi montrés particulièrement sensibles au tristement célèbre « déficit démocratique » de l’Union européenne, qui abandonne à la bureaucratie de Bruxelles le pouvoir de légiférer.

La Grande-Bretagne étant insulaire, par nature, avec un état d’esprit éloigné de ceux des Européens du continent, il est trop tôt pour s’attendre à ce que d’autres États membres de l’UE suivent l’exemple britannique. En effet, certaines des populations maintenant les plus eurosceptiques étaient, dans le passé, les plus enthousiastes, particulièrement la France et l’Italie, et il est délicat de faire un virage à 180 degrés. Pour les membres fondateurs comme la France, l’Italie, le Benelux et l’Allemagne, la rupture serait beaucoup plus dramatique. Néanmoins, même dans ces principaux pays de l’Euro-zone, le désenchantement vis-à-vis de l’Union européenne s’accroît rapidement. Le Brexit est perçu comme un signal d’alerte. Ainsi la classe dominante occidentale va se hâter d’essayer de consolider la forteresse OTAN-EU. Le Washington Post s’est vite prononcé pour un « renforcement de l’OTAN ». Voilà qui annonce probablement des dénonciations plus véhémentes encore, si tant est que ce soit possible, de Poutine et de la « menace russe ». Rien de tel, dit-on, qu’une menace extérieure pour rapprocher les peuples.

Et après ?

Malheureusement, ce référendum n’a pas marqué une rupture nette et l’on se trouve en présence de deux menaces. D’abord, le statut de l’UE exige, pour qu’un pays se retire, que s’enclenche un processus long et compliqué, une question d’années ; ensuite, il n’existe pas de force politique capable de guider la Grande-Bretagne durant ce processus. En conséquence, la classe politique se trouve encore plus éloignée du peuple qu’elle devrait représenter.

Le paysage politique britannique est un champ de ruines. Le Premier ministre conservateur, David Cameron, a appelé au référendum pour des raisons de politique intérieure. Il ne s’était pas rendu compte que, si on leur en donnait l’occasion, les Britanniques voteraient pour quitter le navire. Son nom est maintenant conspué à travers toute l’Europe et il est condamné pour sa décision stupide d’avoir laissé voter le peuple sur l’UE. Cameron a annoncé sa démission, mais son gouvernement traîne les pieds pour s’engager dans le processus de retrait. Certains exigent même qu’on ignore les résultats du référendum ou qu’on en organise un autre jusqu’à ce que le peuple vote comme il le doit, procédure utilisée à la suite de précédents référendums dont les résultats étaient en défaveur de l’UE. Pendant ce temps, les dirigeants de l’UE exigent que Londres se dépêche de sortir, afin qu’ils puissent travailler à consolider l’édifice.

Le Parti pour l’indépendance du Royaume Uni de Nigel Farage, qui a fait campagne pour la sortie de l’UE, ne s’occupe que de cette question, n’a pas de programme et n’aspire pas à gouverner. L’ancien maire de Londres, Boris Johnson, s’est positionné pour prendre la direction du parti en prônant le Brexit, mais la plupart des membres de son propre parti ne le prennent pas au sérieux et lui aussi ralentit la procédure de sortie.

La situation du Parti travailliste est critique. Jeremy Corbyn a été élu à la tête du parti grâce à la rébellion des militants de base qui exprimaient ainsi un vif désir du peuple de voir le parti plus à gauche, tendance similaire à celle du mouvement de Bernie Sanders dans les primaires du parti démocrate. Il a toujours rencontré l’opposition des Blairistes qui dominent encore l’appareil du parti et la représentation parlementaire. Dans cette situation inconfortable, Corbyn, un homme courtois, a essayé d’exercer ce qui se veut une forme de leadership pluriel et écoute toutes les opinions. Cette souplesse l’a déjà conduit à échouer à défendre vigoureusement les membres du parti faussement accusés d’« antisémitisme » par des fanatiques pro-israéliens. Maintenant les Blairistes blâment Corbyn pour ce qu’ils considèrent comme la catastrophe du Brexit. Tout est censé être la faute de Corbyn qui n’aurait pas soutenu assez énergiquement le REMAIN.

Effectivement, Corbyn n’a pas soutenu le REMAIN avec beaucoup de vigueur, certains disent d’ailleurs qu’il était effectivement en faveur du LEAVE, mais qu’il se pliait à la majorité des cadres du parti. Cette concession, si c’en était une, n’a pas empêché les Blairistes d’exiger la démission de Corbyn de son poste de chef du parti. Des pétitions circulent aussi bien pour que contre lui.

On n’a pas, et c’est le problème, contrebalancé la caricature standard des électeurs du Brexit présentés comme des racistes à l’esprit borné, voire des protofascistes, par l’explication du profond rejet de l’UE. Cette organisation constitue, en effet, un déni de démocratie et elle est sous la coupe autoritaire d’une élite pro mondialisation contente d’elle, qui affiche un mépris total pour ce que peut réellement vouloir le peuple.

Il n’existe pas, en Grande-Bretagne, de parti politique qui soit, un tant soit peu, préparé à se détourner de la mondialisation, de plus en plus discréditée et désavouée, afin de conduire à une vraie alternative démocratique.

Source : CounterPunch, le 29/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Alex Jones appelle les Américains à réclamer des comptes à leur gouvernement sur la marche à la guerre avec la Russie et la Chine

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #L'OTAN., #La guerre, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch

Alex Jones appelle les Américains à réclamer des comptes à leur gouvernement sur la marche à la guerre avec la Russie et la Chine

Oscar Platt – Russia Insider 20 août 2016

 

« La décision dépend de nous tous et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. »

 

20. Alex Jones.png

 

Il est du bon côté sur cette question, et il s’adresse à un très large public.

Jones fait vraiment un excellent travail à présenter la réalité des choses.

Il termine son exposé par un appel au peuple américain, le pressant de tenir son gouvernement pour responsable des politiques néo-conservatrices insanes qui le mènent à la guerre.

Jones a un très large public : ici, il parle de 28 millions de gens.

Et il conclut sur cet appel :

« Je suis Alex Jones et je vous demande à tous de réfléchir aux faits, de peser les preuves et de décider :

Si avoir 50.000 armes nucléaires sur cette planète est vraiment sans danger.

Si amasser des troupes à la frontière russe est vraiment une bonne idée ?

Si c’est une bonne idée de financer ISIS et Al Qaeda.

La décision dépend de nous tous, et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. Mais nous sommes là justement pour le mettre de force au premier plan et au centre de nos affaires… exactement comme nous l’avons fait sur la fraude électorale, comme nous l’avons fait sur les OGM et comme nous l’avons fait sur notre gouvernement qui finance ISIS.

Sur tous les fronts, Infowars est à la pointe de l’épée, parce que nous avons 28 millions de spectateurs et d’auditeurs qui, comme vous, sont vigilants et impliqués.

Mes amis, il est temps d’agir et d’arrêter une IIIe Guerre Mondiale ! »

 

Vidéo sous-titrée en français

Pour lire les sous-titres en anglais, cliquer à côté de la roue dentée.

Transcription aussi peu infidèle que possible :

C’est Poutine qui parle :

Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

On sait chaque année ce qui va se passer et ils savent que nous le savons.

Il n’y a qu’à vous qu’ils racontent ces histoires et vous y croyez. Vous les racontez à vos compatriotes. et personne ne voit l’imminence du danger.

C’est ça qui m’inquiète : comment pouvez-vous ne pas voir que le monde est entraîné vers une catastrophe irréversible ?

C’est ça le problème ! Mais ils font comme s’il ne se passait rien. Je ne sais même plus comment vous atteindre.

« Poutine va essayer de déstabiliser l’Ukraine mais les Ukrainiens veulent rester indépendants. »

Pourquoi vous mêlez-vous de nos affaires ? Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! Occupez-vous de vos affaires à vous !

« Mr. Trump a déclaré qu’il est prêt à rétablir de bonnes relations avec la Russie… » Et alors, qu’y a-t-il de mal à ça ? Nous sommes d’accord. Pas vous ?

Alex Jones :

Ces dernières années, on a vu toute une bande d’experts en géopolitique d’historiens, de statisticiens, d’hommes d’état venir nous avertir que le monde se précipite vers un conflit armé majeur entre les États-Unis et la Russie et que le climat actuel dans le monde est très semblable à ce qu’il était avant la première et la deuxième guerre mondiale.

Ces six derniers mois, Vladimir Poutine a donné plusieurs conférences de presse pour avertir le monde que, sous prétexte de se défendre, l’Ouest installe des armes nucléaires offensives tout le long de la frontière russe.

J’ai étudié les faits. Je sais qu’il y a deux ans, George Soros s’est vanté sur CNN d’avoir persuadé la majorité du Département d’État de renverser le gouvernement élu d’Ukraine.

Interview Soros-CNN :

– À propos de l’Ukraine, une chose que beaucoup de gens savent, c’est que durant les révolutions de 1989, c’est vous qui avez financé quantités de groupes dissidents en Europe de l’Est, en Pologne et en république tchèque. Êtes-vous en train de faire la même chose en Ukraine ?

– Disons que j’ai créé une fondation en Ukraine avant que l’Ukraine ne devienne indépendante de la Russie. Et depuis, cette fondation fonctionne et joue un rôle important dans les événements récents.

Alex Jones :

Maintenant, en Ukraine de l’Est, qui a toujours fait partie de la Russie en Crimée, c’est-à-dire à la frontière de la Russie nous avons des armées de pays membres de l’OTAN, qui se battent contre des troupes russes. Et les pertes russes ont été élevées.

La semaine dernière encore, Vladimir Poutine est venu nous dire, à une conférence de Presse, que Kiev était en train de lancer une guerre asymétrique qu’il qualifie de terroriste et, qu’on soit pour ou contre la Russie ou Poutine, ou qu’on soit simplement neutre ça devrait être une information majeure aux États-Unis. Voici un extrait de cette conférence de Presse

Vladimir Poutine :

« Il est exact que nos forces spéciales ont déjoué la tentative d’un groupe de sabotage infiltré qui appartient aux services d’espionnage du ministère de la Défense ukrainien et qui cherche à pénétrer en Crimée. Au vu de ces événements, il est devenu sans objet de rencontrer les autorités ukrainiennes actuelles au format Normandie.

Nous avons eu des pertes à la suite de ces opérations. Nous ne pouvons pas faire semblant d’ignorer la mort de nos soldats du fait de ces opérations.

Je voudrais m’adresser à nos partenaires américains et européens :

Il est aujourd’hui définitivement évident que les autorités actuelles de Kievn n’entendent pas résoudre les problèmes par la voie des négociations, mais qu’elles ont choisi de recourir au terrorisme. Cela ne devrait pas nous étonner. Ce genre d’actions n’a pas d’autre objectif que d’abuser le peuple ukrainien et détourner son attention de la situation économique désastreuse du pays et des conditions misérables dans lesquelles vivent la plupart d’entre eux. »

Alex Jones :

Et voilà où on en est, deux ans après que George Soros et le département d’État se soient vantés d’avoir renversé le gouvernement élu d’Ukraine, pendant que l’OTAN et les forces de l’ouest s’entassent à la frontière Russe, que la Russie y masse 40.000 hommes en état d’alerte imminente et que Poutine dit : « plus de réunion ni de pourparlers avec l’Ukraine, vous attaquez des citoyens russes à Urist ».

, plus de comptes rendus dans les journaux ! Si ce n’est pour dire que je suis un agent russe ou que ce n’est qu’une guerre de l’information, ou que Donald Trump est vendu à Poutine.

Non ! Nous sommes vendus au sens commun, à la décence et au besoin urgent d’éviter une guerre nucléaire.

Et je vois les e-mails qui arrivent dans les commentaires, sur « la guerre de l’information que mène une minorité »… qu’on entend dire que je sème la terreur parce que je crains un conflit général…

Oui, je suis inquiet ! De savoir que l’Ouest finance Al-Qaïda, qu’ISIS s’empare du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Je suis malade de voir notre gouvernement créer des milliers de trillions de dollars de faux produits dérivés pour acheter le monde.

Je déplore de voir la fondation Clinton accepter de l’argent de dictateurs du Moyen-Orient qui oppriment les femmes et les homosexuels.

Je suis navré par l’attitude de laisser-faire de nos élites, mais ce qui m’angoisse encore davantage c’est l’attitude générale de la population américaine.

Parce que des gens que je connais personnellement m’ont dit : « Alex, on entend parler d’une guerre nucléaire depuis 1960 ! Ce n’est qu’un épouvantail. Ça n’arrivera jamais. »

Et le New-York Times plaisante en disant que nous voulons juste nous faire peur.

Nous sommes capables de détruire la vie plusieurs fois sur cette planète. Nous avons mis la main sur un feu de Prométhée qui peut soit nous emmener dans les étoiles, soit faire de cette planète entière une seule tombe géante.

J'ai trois enfants. J'étudie la géopolitique. Je cherche à construire un monde meilleur. Je désire la paix avec la Chine et la Russie. Je ne veux pas la guerre et je vois nos propres dirigeants nous dire de ne pas nous tracasser à propos de la guerre alors que ce sont eux qui ont donné des réacteurs nucléaires à la Corée du Nord et les secrets des missiles ICBM à la Chine dans les années 1990. Les mêmes personnes qui nous disent de ne pas nous tracasser à propos de tout ça sont celles qui mènent le monde au bord de l'extinction. Et pas que l'humanité !

Récemment nous avons vu la Haye prendre parti contre les Chinois à propos de la mer de Chine méridionale, et nous avons vu la Chine prendre en retour un ton très agressif et menacer le monde d'une guerre.

Que vous souteniez ou non le parti communiste chinois, je vous parle ici en tant que patriote américain pour vous rappeler que nous avons, des porte-avions en train de provoquer ouvertement depuis deux mois la marine chinoise en mer de Chine méridionale, et que les quotidiens et le président chinois disent que la guerre avec les États Unis est imminente. Mais je vois mille fois plus d’informations sur un athlète US en Amérique du Sud, aux jeux olympiques, qui a peut-être menti en disant qu'il avait été dévalisé…

C'est la Chine, l’histoire importante, pas ça ! Aux infos on apprend qu’il y a un trou de plus de 6 trillions de dollars [ 60 milliards de milliards $ ] au Pentagone. La dernière fois que CBS News a annoncé qu'il manquait 2 trillions [ 20 milliards de milliards ] c’était la veille du 11 septembre 2001. Vous avez vu ce qui est arrivé et ce n'est que le commencement de ce dont je veux vous parler.

Toute l'« élite » est en train de se faire construire des forteresses blindées et on pense même qu’en Nouvelle Zélande ils se les construisent sous terre. Ils font élever des murs énormes – du palais d’Hillary à celui de Zuckerberg – autour de leurs résidences. Ils agissent comme si c'était la fin du monde , tout en vous disant de ne pas vous en faire. Et vous, vous êtes un complotiste si vous dites que Poutine parle d'une guerre nucléaire.

Nous vivons des temps déments et tout ce que je fais c’est tirer la sonnette d'alarme et vous dire : « Jusqu'à présent nous n'avons pas eu de guerre nucléaire mais nous sommes très près d’en avoir une. Bon sang, ayons un débat là dessus au lieu de nous demander si oui ou non un type de l'équipe olympique a menti en disant qu’il s’est fait détrousser. »

Discutons des vrais problèmes, ici, ouvertement !

« Je suis Alex Jones et je vous demande à tous de réfléchir aux faits, de peser les preuves et de décider :

Si avoir 50.000 armes nucléaires sur cette planète est vraiment sans danger.

Si amasser des troupes à la frontière russe est vraiment une bonne idée.

Si c’est une bonne idée de financer ISIS et Al Qaeda.

La décision dépend de nous tous, et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. Mais nous sommes là justement pour le mettre de force au premier plan et au centre de nos affaires… exactement comme nous l’avons fait sur la fraude électorale, comme nous l’avons fait sur les OGM et comme nous l’avons fait sur notre gouvernement qui finance ISIS.

Sur tous les fronts, Infowars est à la pointe de l’épée, parce que nous avons 28 millions de spectateurs et d’auditeurs qui, comme vous, sont vigilants et sont impliqués.

Mes amis, il est temps d’agir et d’arrêter une Troisième Guerre Mondiale ! »

Source : http://russia-insider.com/en/alex-jones-analyzes-uss-marc...

Traduction et sous-titres de la vidéo : Anna S. pour A.S.I.

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Corbyn vient de jeter une bombe de vérité sur la clique des va-t-en guerre, par Carlyn Harvey

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Europe supranationale, #La guerre

Corbyn vient de jeter une bombe de vérité sur la clique des va-t-en guerre

Carlyn Harvey – ICH – The Canary 20 août 2016

 

17. Jeremy-Corbyn-and-Owen-Smith.jpg

 

Ce 18 août, la raison pour laquelle l’establishment trouve Corbyn si dangereux s’est révélée dans toute sa clarté. Répondant à une question sur la défense, lors d’un débat contradictoire à la direction du Labour, il a refusé de justifier les actions de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), s’engageant en revanche à créer « un monde où il n’y ait pas besoin de faire la guerre ».

Pour des millions de citoyens de par le monde, c’est une excellente nouvelle. Mais pour ceux dont le seul but est de soutenir les pouvoirs en place et les industries si lucratives dont ils dépendent, les vues de Corbyn sont un vrai désastre.

Voulez-vous faire partie de notre gang ?

Dans le cours de ce débat, une question a été posée à Corbyn et à son collègue Owen Smith [L’autre candidat à la direction du Labour, NdT] à propos de la Russie :

–  Comment réagiriez-vous, en tant que Premier ministre, à une violation, par Vladimir Poutine, de la souveraineté d’un pays membre de l’OTAN ?

Corbyn a répondu :

On devrait d’abord faire en sorte qu’une telle chose n’arrive pas. C’est-à-dire qu’on devrait avoir au préalable établi une bonne base de dialogue avec les Russes, en leur demandant de respecter les frontières et en  respectant les leurs. La première chose que nous essayerions de faire, serait d’en arriver à une démilitarisation entre la Russie et l’Ukraine, et aux autres frontières entre la Russie et l’Europe de l’Est.

Ce que nous ne pouvons pas permettre, c’est l’accroissement exponentiel de troupes des deux côtés de ces frontières, qui ne peut conduire qu’à des dangers de plus en plus grands. Dans l’état actuel des choses, tout cela ressemble furieusement à une politique de guerre froide. Il nous faut collaborer avec la Russie, nous engager à démilitariser cette région, de façon à éviter que de mortels dangers se concrétisent.

L’OTAN a été créée en 1949, dans le sillage de la Deuxième guerre mondiale. Elle a été créée, d’emblée, contre la Russie. Il s’agissait d’établir une alliance capable de défier « l’ours » rouge, partout où c’était jugé nécessaire. Mais, une fois le mur de Berlin tombé et l’Union Soviétique dissoute, les tensions avec la Russie ont diminué, et l’OTAN, décidée à justifier la permanence de son existence, est passée à d’autres objectifs.

À présent, les tensions de la guerre froide sont de retour et, comme le dit Corbyn, il y a « un accroissement exponentiel de troupes » le long de la frontière russe. Le 10 février, par exemple, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg annonçait que :

Les ministres de la Défense de l’OTAN se sont mis d’accord sur une présence accrue dans la partie orientale de l’Alliance. 

Ceci est le jargon de l’OTAN pour désigner une augmentation massive de sa présence militaire dans six pays qui touchent directement le territoire de la Russie. Le Royaume Uni y participe avec cinq navires de guerre et un nombre considérable de militaires. Cette annonce faisait suite à celle du président US Barack Obama, décidant de quadrupler les dépenses militaires de la superpuissance en Europe à hauteur de 3,4 milliards de dollars.

À peu près à la même époque, le secrétaire US à la Défense, Ashton Carter expliquait que « l’environnement sécuritaire d’aujourd’hui » est « dramatiquement différent » de ce qu’il était au cours des deux décennies passées. Pendant les 25 dernières années, notait Carter, la défense US s’est surtout concentrée sur les « forces insurgées » comme les Taliban et certains groupes extrémistes. Mais maintenant, les États-Unis passent à la vitesse supérieure « en revenant à une compétition entre grandes puissances », avec des « ennemis haut de gamme » tels que la Russie et la Chine.

L’OTAN est à l’avant-garde de cette « compétition entre grandes puissances ».

Jouez selon nos règles ou sortez du jeu.

Comme la plupart des joueurs qui comptent des deux côtés de la « compétition » ont empilé de considérables stocks d’armes nucléaires, toute escalade des tensions aboutira en effet ce que « les mortels dangers [que nous courons] se concrétisent ». C’est la crainte que Vladimir Poutine lui-même a exprimée, lorsqu’il s’est adressé récemment à la presse étrangère :

« Vos populations n’ont pas l’air d’avoir conscience du danger pourtant imminent. C’est là ce qui m’inquiète ! Comment ne comprenez-vous pas que le monde est entraîné vers une catastrophe irréversible ? »

Corbyn a estimé que le « dialogue », la « démilitarisation » et la « collaboration » sont exactement les tâches auxquelles nous devons nous atteler, afin qu’aucune violation de souveraineté ne se produise pour commencer. Il prône la prévention des hostilités plutôt que des efforts pour y remédier une fois qu’elles ont éclaté.

Mais ce genre de tactiques ne semble pas vraiment faire partie des règles du jeu de l’OTAN. Au contraire, des mails récemment divulgués du commandant suprême en retraite de l’OTAN Philip Breedlove montrent qu’il a sciemment comploté autant qu’il le pouvait pour vaincre la répugnance du président Obama à faire grimper les tensions militaires en Ukraine.

Et Stoltenberg, dans son annonce au sujet de l’accroissement de troupes aux frontières de la Russie a tenu à mettre l’accent sur le principe de l’OTAN, selon lequel « une attaque contre un allié est une attaque contre tous les alliés », et que « l’Alliance toute entière y répondra »

C’est ce principe qui veut que tous les membres soient prêts à agir militairement si l’un d’entre eux se voit menacé qui a fait l’objet du débat à la direction du Labour. Et Smith a docilement répondu, en parfait accord avec la politique de l’OTAN :

Nous porterions secours au pays membre de l’OTAN ; c’est la matière même des accords de l’OTAN. Ce serait le boulot de la Grande Bretagne, au cas où un pays membre serait envahi, c’est évident. Mais ce serait calamiteux et nous ne devrions jamais avoir à en arriver là.

Nous devons travailler diplomatiquement pour nous assurer que l’agression russe – et je pense qu’il s’est agi de rien moins que cela – que l’expansionnisme et l’agression militaire de ces dernières année par Poutine soit endiguée.

Quel pourra être le succès de la « diplomatie », dès lors qu’on n’entend discuter que de « l’agression de la Russie » ? C’est une éventualité plutôt difficile à imaginer. Et si Smith croit vraiment que « nous ne devrions jamais avoir à en arriver là », il semble bien que la prévention soit le seul moyen d’y parvenir.

Une entreprise explosive

Réinterrogé avec insistance sur la question de savoir s’il est prêt à entreprendre une action militaire qui s’avérerait nécessaire, Corbyn, a conclu :

Je n’ai pas envie de faire la guerre. Ce que je veux, c’est faire en sorte que dans le monde où nous vivons, il n’y ait pas besoin de faire la guerre, où cela ne soit pas nécessaire. Et y parvenir est possible.

Après des décennies d’interventions militaires qui ont laissé la quasi-totalité du Moyen Orient en ruines, qui ont propulsé le terrorisme wahhabite sur la scène mondiale et qui ont érodé la confiance dans les communautés de tout l’hémisphère occidental, il ne faut pas s’étonner que l’assistance ait éclaté en applaudissements enthousiastes.

 

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Mais les gens au pouvoir n’aiment pas ça du tout. Lord West, ex-ministre travailliste de la Sécurité et chef de la Royal Navy, a dit que les propos tenus par Corbyn étaient « absolument effrayants ». Le député travailliste Wes Streeting a, pour sa part, affirmé qu’il s’agissait d’« une grossière trahison de toutes les valeurs internationalistes du Labour ».

On pourrait pourtant estimer qu’il est justement du plus pur internationalisme de prôner une solution diplomatique à tous les conflits qui menacent non seulement les pays de l’OTAN mais tous les citoyens de tous les pays du monde, qui risquent d’en faire les frais. Mais ce n’est pas ainsi qu’on voit les choses dans les milieux que fréquente Streeting.

Certains pourraient même considérer qu’il est « absolument effrayant »  de ne pas essayer de convaincre l’OTAN – seule alliance militaire dont le Royaume Uni fasse partie – d’épuiser toutes les solutions pacifiques avant de se lancer dans des actions militaires.

Les médias de masse peuvent bien, s’ils veulent, donner libre cours à leur servilité légendaire en piaillant que Corbyn est « allé trop loin », et invoquer les mânes de Clement Atlee, fondateur de l’Alliance, dans leurs anathèmes.

Le monde d’aujourd’hui est un endroit très différent de celui où Atlee a négocié. Après les incessantes interventions des dernières années, il faut que nos furieuses démangeaisons militaires (et celles des autres) soient maîtrisées, si nous voulons qu’il y ait la moindre espérance de paix mondiale.

La vraie question géopolitique à l’ordre du jour n’est pas « qui va dominer le monde » mais « qui va le sauver ».

Impliquez-vous !

Agissez avec la Coalition Stop the War

Soutenez les Anciens Combattants pour la Paix, qui se battent maintenant pour que des solutions pacifiques soient trouvées aux problèmes du monde.

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Carlyn Harvey écrit sous un pseudonyme. Son vrai nom est Tracy Keeling. Elle est anglaise et travaille depuis des années dans l’éducation et le théâtre. Elle a une certaine expérience en tant qu’écrivain de fiction et, à ce titre, elle a été frappée par la capacité créatrice dont les médias de masse font preuve dans leurs reportages. Tracy pense qu’il y a comme un consensus de masse aussi dans les fables qu’ils servent au public du Royaume Uni, et elle trouve que celui-ci a nettement besoin de voix alternatives. C’est à quoi s’efforce Le Canari (The Canary) et elle est ravie d’y participer.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article45321.htm 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Pourquoi Corbyn a raison à propos de l’OTAN, par Chris Nineham

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Pourquoi Corbyn a raison à propos de l’OTAN

Chris Nineham – ICHStop the War 20 août 2016

 

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Chris Nineham, George Galloway et Jeremy Corbyn

 

Il est assez inquiétant que les propos de Jeremy Corbyn sur la politique étrangère aient pu être jugés sujet à controverse, estime Chris Nineham.

Si on prend un peu de recul, on trouve assez inquiétant que les propos de Jeremy Corbyn aient pu être jugés en quoi que ce soit sujets à controverse. Corbyn s’est exprimé sur deux questions, une générale et l’autre plus immédiate. En gros, il souhaite une politique étrangère telle que « nous vivions dans un monde où il n’y ait pas besoin de faire la guerre ». Dans quel genre de milieux cela peut-il être sujet à controverse ? Deuxièmement, et en rapport évidemment direct avec ce qui précède, il veut éviter la guerre avec la Russie.

Interrogé [dans un débat récent à la direction du Labour, NdT] sur d’éventuelles interventions russes, il a refusé de dire que la Grande Bretagne volerait au secours de la nation membre de l’OTAN qui se trouverait agressée, préférant se concentrer sur les mesures diplomatiques et politiques susceptibles d’éviter un scénario de ce genre et expliquant : « Nous ne pouvons pas permettre l’accroissement exponentiel d’une présence militaire qui va conduire à une situation catastrophique incroyablement dangereuse. »

On peut présumer que la plupart des gens sains d’esprit soutiendraient des démarches actives pour éviter d’entrer en guerre avec la Russie. Une telle guerre serait encore plus calamiteuse que celles générées par le chapelet de désastres britanniques en matière de politique extérieure que furent et que sont l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie.

Sa critique implicite de la politique de l’OTAN en Europe de l’Est est, elle aussi, tout à fait justifiée. Le sommet de l’OTAN de juillet dernier, à Varsovie, s’est prononcé pour une stratégie de la corde raide à l’égard de la Russie, décrétant le déploiement supplémentaire de quatre bataillons multinationaux qui vont stationner par rotation en Pologne et dans trois pays baltes : la Lithuanie, La Lettonie et l’Estonie. En tout, 4.000 hommes de plus y seront déployés, dont 650 en provenance de Grande Bretagne et 1.000 des États-Unis.

Ceci a été précédé, dans les premiers mois de l’année, par les plus importants jeux de guerre [on dit aussi « grandes manœuvres », NdT] occidentaux en Europe de l’Est depuis la guerre froide, impliquant 31.000 hommes et des milliers de véhicules de 24 pays. Même les partisans de l’OTAN ont été quelque peu gênés par cette débauche. On cite la réflexion d’un attaché à la Défense d’une ambassade européenne à Varsovie qui a dit « redouter un scénario cauchemardesque… un incident… les Russes se méprenant ou feignant de se méprendre sur ce qu’ils pourraient voir comme une action offensive ».

Après ce sommet, l’ex-Premier ministre soviétique  Gorbatchev a donné une idée de l’opinion qui prévaut en Russie : « Toute la rhétorique de Varsovie hurle l’envie de déclarer la guerre à la Russie. Ils ne font que parler de défense, et préparent dans la réalité des opérations offensives ».

Bien entendu, les dirigeants de l’OTAN présentent cette escalade historique d’envergure comme réactive. Mais leur prétention n’est tout simplement pas soutenable. Depuis l’instant même où l’URSS s’est effondrée, les puissances de l’OTAN n’ont cessé de pousser leur avancée vers l’Est, principalement dans les régions que la Russie considère à bon droit comme vitales pour sa sécurité. Depuis 1991, douze pays de la région ont été intégrés à l’OTAN. Dès 2008, on a promis à la Géorgie et à l’Ukraine qu’elles en feraient partie, en dépit des avertissements répétés du gouvernement russe qu’amener l’OTAN à ses frontières ne pourrait que provoquer une crise sécuritaire internationale majeure.

Les dirigeants russes – Poutine inclus – ont essayé de trouver un accommodement sécuritaire avec l’Ouest dès les années 1990. C’est l’expansionnisme de l’OTAN vers l’Est et les prises de décision unilatérales de l’Occident partout ailleurs – en particulier à l’égard de la Libye – qui ont fait monter de plus en plus la tension.

Les arguments de Corbyn sur l’OTAN sont de bon sens et soutenus par les faits. Ce qui pose réellement problème dans les milieux du pouvoir en place, c’est que Jeremy Corbyn est déterminé à rompre avec l’alignement sans réserve du Royaume Uni sur les priorités de Washington, alignement qui vient d’être vertement condamné par le Rapport Chilcot.

Plutôt que de se contenter d’exprimer ses regrets sur l’Irak, il a fait des excuses au nom du parti travailliste, pour ce que la plupart des gens considèrent comme une décision désastreuse. Davantage même – et c’est ce qui fait si fort grincer certaines dents – il se prépare à tirer les conclusions du chaos des quinze dernières années, pour véritablement agir en conséquence.

Irrationnel, n’est-ce pas ? Ne vaudrait-il pas mieux continuer à se mettre la tête dans le sable, ignorer le passé et plonger l’avenir dans toujours plus de désordres ?

Chris Nineham est un militant politique anglais, né en 1962. Il est un des membres fondateurs de la coalition Stop the War au Royaume Uni, et a été un des principaux organisateurs de la grande Manifestation du 15 février 2003 contre la guerre d’Irak en Grande Bretagne. Il fait partie de la direction de Globalise Resistance, le réseau anti-mondialisation qui s’est manifesté à diverses reprises, à Gênes et alleurs. Chris Nineham est l’auteur de The People Versus Tony Blair et de Capitalism and Class Consciousness : the ideas of Georg Lukács.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article45321.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

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