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Le blog de Lucien PONS

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De la Fondation des oeuvres pour l’islam de France à la Fondation pour l’islam de France. Par Hélène Richard-Favre.

31 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #l'islamisme

31/08/2016

De la Fondation des oeuvres pour l’islam de France à la Fondation pour l’islam de France

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C’est en 2005 que la Fondation des oeuvres pour l’islam de France voit le jour et c’est Dominique de Villepin, alors premier ministre, qui la crée par décret.

La principale raison de ladite Fondation consiste à construire et à gérer les lieux de cultes d’entente avec les maires des communes concernées. Elle est donc reconnue institution d’intérêt public.

Très vite, cependant, des dysfonctionnements surviennent.

En octobre 2010, dans une question orale au Sénat, Jean-Pierre Chevènement -désormais appelé à diriger la Fondation pour l’islam de France- demande des explications à cet égard.

Mais la réponse qui lui est apportée ne lui convient pas:

https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10101055S.html

Ne reste qu’à souhaiter que la nouvelle Fondation pour l’islam de France soit en mesure de dépasser et de surmonter ce qui n’a pu l’être avec la Fondation des oeuvres pour l’islam de France.

A découvrir comment certains se chargent déjà de développer la polémique au sujet de propos tenus par Jean-Pierre Chevènement tandis que l’on a mis en doute sa connaissance de l’islam, le sujet semble rester très sensible:

http://www.france24.com/fr/20160830-france-fondation-isla...

 

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Le crépuscule de l’Otan par Thierry Meyssan. Damas (Syrie) | 11 juillet 2016

30 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Ukraine, #AMERIQUE, #le nazisme, #Terrorisme

Le crépuscule de l’Otan

L’histoire de l’Otan et ses activités actuelles permettent de comprendre comment l’Occident a construit ses mensonges et pourquoi il en est désormais prisonnier. Les éléments contenus dans cet article sont choquants, mais il est impossible de démentir les faits. Tout au plus peut-on s’accrocher aux mensonges et persister à s’y tenir.

| Damas (Syrie)

L'Otan chante «We are the world». Lors de la réunion d’Istanbul, le 13 mai 2015, les dirigeants de l’Otan terminent un repas bien arrosé. Ils se moquent des crétins qui croient en leur discours de paix en chantant « We are the world ». On reconnait sur cette indécente vidéo le général Philip Breedlove, Jens Stoltenberg, Federica Mogherini et de nombreux ministres de la Défense.

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan vient de se tenir à Varsovie (7 et 8 juillet 2016). Ce devait être le triomphe des États-Unis sur le reste du monde, ce fut en réalité le début de la débâcle.

Rappelons ce qu’est l’Alliance atlantique.

Ce que fut l’Alliance

Alors que les élites européennes étaient paniquées à l’idée d’une possible accession au pouvoir des Partis communistes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, elles se placèrent sous « parapluie » états-unien. Il s’agissait avant tout d’être en mesure de menacer les Soviétiques pour les dissuader de soutenir les communistes occidentaux.

Les États de l’Ouest étendirent progressivement leur alliance, notamment en y joignant les Allemands de l’Ouest, qui avaient été autorisés à reconstituer leur armée, en 1955. Inquiets des capacités de l’Alliance, l’URSS répondit en créant le Pacte de Varsovie, six ans après la création de l’Otan.

Cependant, avec la Guerre froide, les deux alliances évoluèrent de manière impériale : d’un côté l’Otan dominée par les États-Unis et dans une moindre mesure par le Royaume-Uni, de l’autre le Pacte de Varsovie dominé par l’Union soviétique. De fait, il était devenu impossible de quitter ces structures : l’Otan n’hésita pas à utiliser le Gladio pour organiser des coups d’État et recourir à des assassinats politiques préventifs, tandis que le Pacte de Varsovie envahissait à visage découvert la Hongrie et la Tchécoslovaquie qui avaient émis des velléités d’indépendance.

Avant même la chute du Mur de Berlin, l’Union soviétique mit fin à ce système. Mikhaïl Gorbatchev laissa chaque État membre du Pacte de Varsovie reprendre son indépendance (« My Way ») ce qu’il dénomma ironiquement sa « doctrine Sinatra ». Lorsque l’URSS s’effondra, ses alliés se dispersèrent et il fallut plusieurs années de stabilisation avant que ne se constitue l’actuelle Organisation du Traité de sécurité collective (OTCS). Ayant intégré les erreurs du passé, celle-ci est basée sur une stricte égalité des États membres.

Notons au passage que l’Otan comme le Pacte de Varsovie sont des organisations contraires à la Charte des Nations unies car les États membres perdent leur indépendance en acceptant de placer leurs troupes sous commandement états-unien ou soviétique.

Contrairement à la Russie, les États-Unis sont restés un empire et continuent à utiliser l’Otan pour mener leurs alliés à la baguette. L’objectif initial de faire pression sur les Soviétiques pour qu’ils n’aident pas les communistes occidentaux à accéder au pouvoir n’a plus de raison d’être. Il ne reste donc qu’une tutelle états-unienne.

En 1998, l’Otan livra sa première guerre, contre un État minuscule (l’actuelle Serbie) qui ne l’avait aucunement menacée. Les États-Unis créèrent lentement les condition du conflit, formant la mafia kosovare au terrorisme sur la base turque d’Incirlik, organisant une campagne de terreur en Serbie, puis accusant le gouvernement serbe de la réprimer de manière disproportionnée. L’enclume ayant écrasé la mouche, on constata dans les chancelleries que l’Alliance était en réalité bien lourde et peu efficace. On commença alors de profondes réformes.

L’Alliance depuis le 11 septembre 2001

Avec la disparition de l’URSS, il n’y avait plus aucun État au monde capable de rivaliser militairement avec les États-Unis, et donc encore moins avec l’Otan. Celle-ci aurait normalement dû disparaître, mais il n’en fut rien.

D’abord un nouvel ennemi surgit : le terrorisme. Puis, il frappa diverses capitales de l’Alliance, obligeant les Etats membres à se soutenir les uns les autres.

Bien sûr, il n’y a aucune proportion entre ce que fut le Pacte de Varsovie et une bande de barbus terrés dans une cave en Afghanistan. Pourtant, tous les Etats membres de l’Otan font mine de le croire, car ils n’ont pas le choix : le seul moyen de protéger sa population est de signer les communiqués de l’Otan, de tenir le discours unique obligé.

Malgré une abondante littérature historique, les Occidentaux n’ont toujours pas compris que l’Otan avait été créée par leurs classes possédantes contre eux et qu’elle est aujourd’hui utilisée par les États-Unis contre leurs élites. Le cas est un peu différent pour les États baltes et la Pologne, qui sont entrés récemment dans l’Alliance et en sont encore au premier stade de crainte des élites face aux communistes.

La zone géographique presque illimitée de l’Alliance

Si l’Otan était une alliance défensive, elle se bornerait à défendre ses États membres, mais au lieu de cela, elle a élargi sa zone d’intervention géographique. À la lecture du communiqué final de Varsovie, on constate qu’elle se mêle de tout : de la Corée —où les États-Unis n’ont toujours pas signé de paix avec la République démocratique— à l’Afrique —où le Pentagone espère toujours installer l’AfriCom—. La seule partie du monde qui lui échappe, c’est l’Amérique latine, zone réservée de Washington (« doctrine Monroe »). Partout ailleurs, les vassaux du Pentagone sont priés d’envoyer leurs troupes pour défendre les intérêts de leur suzerain.

L’Alliance est aujourd’hui de toutes les guerres. C’est elle qui coordonna la chute de la Libye, en 2011, après que le commandant de l’AfriCom, le général Carter Ham, eut protesté contre l’emploi d’Al-Qaïda pour renverser Mouamar el-Kadhafi. C’est encore elle qui coordonne la guerre contre la Syrie depuis l’installation de l’Allied Land Command, en 2012, à Izmir en Turquie.

Au fur et à mesure, des États non-européens ont été intégrés dans l’Otan, avec des niveaux divers de participation. Les derniers en date sont le Bahreïn, Israël, la Jordanie, le Qatar et le Koweït, qui disposent chacun d’un bureau au siège de l’Alliance depuis le 4 mai.

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Le nouveau siège de l’Alliance, à Bruxelles, vient d’être construit pour la modique somme d’un milliard de dollars.

Ce que l’Alliance est aujourd’hui

Chaque État membre est prié de s’armer pour participer aux prochaines guerres et d’y consacrer 2 % de son PIB, même si l’on est en réalité encore loin du compte. Ces armes devant être compatibles aux normes Otan, il est prié de les acheter à Washington.

Certes, il reste des productions nationales d’armement, mais pas pour très longtemps. Ainsi au cours des vingt dernières années, l’Otan a systématiquement poussé à détruire les usines aéronautiques militaires de ses États membres, sauf celles des États-Unis. Le Pentagone a annoncé la création d’un avion multirôle à un prix imbattable, le F-35 Joint Strike Fighter. Tous les États en ont commandé et fermé leurs propres usines. Vingt ans plus tard, le Pentagone n’est toujours pas en mesure de produire un seul de ces avions à tout faire et doit présenter des F-22 bricolés durant les foires d’armement. Les clients sont constamment sollicités pour financer les recherches, tandis que le Congrès étudie la relance de la production d’anciens avions car, probablement, le F-35 ne verra jamais le jour.

L’Otan fonctionne donc comme une entreprise de racket : ceux qui ne payent pas devront affronter des attentats terroristes.

Les États-Unis ayant poussé leurs alliés à devenir dépendants de leur industrie militaire, ils ont cessé de la perfectionner. Pendant ce temps, la Russie a reconstitué son industrie d’armement et la Chine est sur le point d’y parvenir. D’ores et déjà l’armée russe a dépassé le Pentagone en matière conventionnelle. Le système qu’elle a pu déployer à l’Ouest de la Syrie, en mer Noire et à Kaliningrad lui permet d’inhiber les commandes de l’Otan qui a dû renoncer à la surveiller dans ces régions. Et en matière aéronautique, elle produit déjà des avions multirôle à faire pâlir d’envie les pilotes de l’Alliance. La Chine, quant à elle, devrait également dépasser l’Otan en matière conventionnelle d’ici deux ans.

Les Alliés assistent donc à la décrépitude de l’Alliance, qui est aussi la leur, sans réagir, à l’exception du Royaume-Uni.

Le cas de Daesh

Après l’hystérie des années 2000 à propos d’al-Qaïda, un nouvel ennemi nous menace : l’Émirat islamique en Irak et au Levant, « Daesh ». Tous les États membres ont été priés de rejoindre la « Coalition mondiale » (sic) et de le vaincre. Le sommet de Varsovie s’est félicité des victoires remportées en Irak et même en Syrie malgré « l’intervention militaire de la Russie, sa présence militaire importante, son soutien au régime » qui forment une « source de risques et [de] défis supplémentaires pour la sécurité des Alliés » (sic) [1].

Chacun ayant bien compris que l’Émirat islamique avait été créé en 2006 par les États-Unis, on nous assure que l’organisation s’est aujourd’hui retournée contre eux, comme on nous l’avait asséné à propos d’al-Qaïda. Pourtant, le 8 juillet, alors que l’Armée arabe syrienne combattait divers groupes terroristes dont Daesh à l’Est de Homs, l’armée de l’air US est venue les couvrir durant quatre heures. Ce temps a été mis à profit par Daesh pour détruire méthodiquement le pipeline reliant la Syrie à l’Irak et à l’Iran. Ou encore, lors des attentats du 4 juillet en Arabie saoudite (notamment en face du consulat états-unien de Jeddah, de l’autre côté de la rue), Daesh a utilisé des explosifs militaires high tech dont seul le Pentagone dispose aujourd’hui. Il n’est donc pas difficile de comprendre que d’une main le Pentagone combat l’Émirat islamique dans certaines zones, tandis que de l’autre, il lui fournit des armes et un soutien logistique dans d’autres zones.

L’exemple ukrainien

L’autre croquemitaine, c’est la Russie. Ses « actions agressives (…) y compris ses activités militaires provocatrices à la périphérie du territoire de l’Otan et sa volonté avérée d’atteindre des objectifs politiques par la menace ou l’emploi de la force, constituent une source d’instabilité régionale, représentent un défi fondamental pour l’Alliance » (sic).

L’Alliance lui reproche d’avoir annexé la Crimée, ce qui est exact, en niant le contexte de cette annexion : le coup d’État organisé par la CIA à Kiev et l’installation d’un gouvernement comprenant des nazis. Bref, les membres de l’Otan ont tous les droits tandis que la Russie viole les accords qu’elle avait conclus avec l’Alliance.

Le sommet de Varsovie

Le sommet n’a pas permis à Washington de colmater les brèches. Le Royaume-Uni qui vient de mettre un terme à sa « relation spéciale » en sortant de l’Union européenne a refusé d’augmenter sa participation à l’Alliance pour compenser l’effort qu’elle a résilié au sein de l’UE. Londres s’est abrité derrière son prochain changement de gouvernement pour éluder les questions.

Tout au plus a-t-on pu prendre deux décisions : installer des bases permanentes à la frontière russe et développer le bouclier anti-missiles. La première décision étant contraire aux engagements de l’Otan, on procédera en installant des troupes qui alterneront de sorte qu’il n’y aura pas de contingent permanent, mais que des soldats seront toujours présents. La seconde consiste à utiliser le territoire des Alliés pour y déployer des soldats US et un système d’armes. Pour ne pas vexer les populations qu’ils occuperont, les États-Unis ont accepté de placer le bouclier anti-missiles non pas sous leur commandement, mais sous celui de l’Otan. Ce qui ne change que sur le papier car le Commandeur suprême de l’Alliance, actuellement le général Curtis Scaparrotti, est obligatoirement un officier états-unien nommé par le seul président des États-Unis.

[1] « Communiqué du Sommet de l’Otan à Varsovie », Réseau Voltaire, 9 juillet 2016.

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La Chine et la Syrie par Thierry Meyssan

30 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La mondialisation, #AMERIQUE, #La Russie, #la Chine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

La Chine et la Syrie

Bien que l’on ignore ce qui a été véritablement convenu entre les armées chinoise et syrienne, l’existence d’un accord entre elles modifie à la fois le champ de bataille et l’équilibre des relations internationales. Alors que les services secrets anglo-saxons ont diffusé l’année dernière des intoxications farfelues sur ce même sujet, Thierry Meyssan établit le point des enjeux.

| Damas (Syrie)
 
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Bien que la visite en Syrie de l’amiral Guan Youfei (le responsable du nouveau département de la coopération militaire internationale chinoise) se soit située dans le cadre d’une prise de contact avec l’ensemble des pays de la région, elle a suscité l’inquiétude en Occident. Pour le moment, selon l’accord signé, l’Armée chinoise s’est juste engagée à former en Chine des militaires syriens du service de santé. Cependant, chacun a bien compris que cet accord cache autre chose car cela fait déjà quatre ans qu’une moitié des médecins militaires est formée en Chine. Bien que l’on ignore ce qui a été véritablement décidé, l’existence de cet accord marque un changement stratégique.

En effet, au cours des cinq dernières années, la Chine populaire s’est interdit toute forme de coopération qui puisse être interprétée par Washington comme une aide militaire. Elle a donc non seulement refusé de livrer des armes, mais aussi des matériels civils indispensables durant cette guerre, comme des détecteurs de tunnels.

Indépendamment de la très importante assistance économique de Pékin, chacun se souvient que la Russie avait identiquement conclu un accord avec la Syrie début 2012, préfigurant son assistance militaire trois ans et demi plus tard. La Chine se prépare-t-elle donc à se déployer aussi ?

Il est probable que la réponse dépendra de la rapidité du déploiement états-unien en mer de Chine et des provocations des alliés de Washington dans cette région.

L’intérêt de la Chine pour la Syrie date de l’Antiquité et du Moyen-Âge. La route de la soie traversait l’Asie centrale pour passer par Palmyre et Damas avant de bifurquer vers Tyr et Antioche. Il reste peu de choses de cette lointaine coopération commerciale, sinon la Pagode visible sur les mosaïques de la Mosquée des Omeyyades. Le président Xi a fait de la restauration de cette voie de communication (et de la création d’une seconde à travers la Sibérie et l’Europe) l’objectif principal de son mandat.

L’autre grand intérêt de Pékin est la lutte contre le Parti islamisque du Turkestan qui a rejoint al-Qaïda, puis Daesh. Il existe aujourd’hui un quartier ouïghour à Rakka et Daesh édite un journal spécialement pour ses membres.

Les membres de ce groupe se rattachent à l’Ordre des Naqchbandis, une congrégation soufie dont l’ancien Grand mufti de Syrie, Ahmad Kuftaru, fut maître. Des loges de cet ordre se sont rapprochées des Frères musulmans, en 1961, sous l’influence des services secrets anglo-saxons, CIA et MI6. Ils ont participé à la création de la Ligue islamique mondiale par l’Arabie saoudite, en 1962. En Irak, ils se sont organisés autour d’Izzat Ibrahim al-Douri et soutinrent la tentative de coup d’État des Frères musulmans syriens, en 1982. En 2014, ils ont fourni 80 000 combattants à Daesh. En Turquie, les Naqchbandis ont créé la Millî Görüş dont Recep Tayyip Erdoğan était un des responsables. Ce sont eux qui ont, dans les années 90, organisé aussi bien les mouvements islamistes dans le Caucase russe que dans le Xinjiang chinois.

Plus encore que les Russes, les Chinois ont besoin de renseignements sur cette filière et sur la manière dont Washington et Londres la contrôlent. Ils avaient cru à tort, en 2001, que les Anglo-Saxons avaient changé après les attentats du 11-Septembre et qu’ils collaboreraient avec l’Organisation de coopération de Shanghai pour lutter contre le terrorisme. Ils savent aujourd’hui que la Syrie est un authentique ami de la paix.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie

30 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #La Russie, #Economie

Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie

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Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie

Après plus de deux ans d’aggravation de la croissance économique et une économie en difficulté, avec un taux d’intérêt de la Banque centrale à 10,5%, qui rend pratiquement impossible la stimulation de la croissance, le président russe Vladimir Poutine a finalement brisé le bras de fer entre factions internes.

Le 25 juillet, Poutine a exigé que le groupe économique appelé le Club Stolypine prépare des propositions pour stimuler la reprise de la croissance. Celles-ci seront présentées au gouvernement au quatrième trimestre de cette année. Ce faisant, Poutine a rejeté deux factions économiques libérales ou néolibérales influentes qui avaient entraîné la Russie dans une récession politiquement et économiquement dangereuse avec leur idéologie occidentale libérale du marché libre.

C’est un développement majeur, celui que j’attendais depuis que j’avais eu la possibilité d’échanger des vues en juin à Saint-Pétersbourg au Forum économique international annuel. Avec très peu de fanfare, la presse russe, il y a quelques jours a diffusé une note qui pourrait avoir une signification positive la plus profonde pour l’avenir de l’économie nationale russe. Le blog russe en ligne, Katehon a publié le court préavis suivant: « Le président russe Vladimir Poutine a demandé au groupe d’économistes du club Stolypine de finaliser son rapport et, sur cette base, préparer un nouveau programme de développement économique, comme alternative au plan économique Koudrine. Le programme lui-même doit être remis au Bureau du Conseil économique au quatrième trimestre 2016. »

Dans son commentaire, Katehon note l’importance capitale de la décision d’abandonner l’approche néolibérale du marché libre − promue par l’ancien ministre des Finances, Alexeï Koudrine − qui est clairement destructrice : « Le rapport du club Stolypine conseille d’augmenter l’investissement, d’alimenter l’économie avec de l’argent provenant du budget de l’État et de la Banque centrale russe. À contrario, le concept du Centre pour la recherche stratégique d’Alexeï Koudrine suggérait que les investissements devaient être privés et que l’État devait assurer la stabilité macroéconomique, une faible inflation et un déficit budgétaire réduit. »

Koudrine a échoué

Dans la situation actuelle des sanctions économiques et financières occidentales sévères contre la Russie, le flux de tels investissements privés dans l’économie, préconisé par les partisans du camp Koudrine sont rares, et c’est un euphémisme. Tailler dans ce qui est un déficit budgétaire très minime ne fait qu’augmenter le chômage et aggraver la situation. Le président Poutine a clairement réalisé que cette expérience néolibérale a échoué. Il est assez probable qu’il a été forcé de laisser se développer la réalité économique, sous la domination des libéraux, jusqu’au point où il est apparu clairement, à toutes les factions internes, qu’une autre route devait être empruntée de toute urgence. La Russie, comme tous les pays, a des intérêts opposés, et maintenant les intérêts néolibéraux sont suffisamment discrédités par la mauvaise performance du groupe Koudrine pour que le président puisse réagir de manière décisive. En tout cas, le développement autour du groupe Stolypine est très positif pour la Russie.

En convoquant la nouvelle réunion du Présidium du Conseil économique le 25 mai, après une interruption de deux ans, le président Poutine, notant que le groupe est délibérément constitué de points de vue opposés, a déclaré à ce moment-là : « Je propose aujourd’hui que nous commencions par les sources de croissance pour l’économie de la Russie au cours de la prochaine décennie […] la dynamique actuelle nous montre que les réserves et les ressources qui ont servi de forces motrices pour notre économie au début des années 2000 ne produisent plus les effets escomptés. Je l’ai dit dans le passé, et je veux insister sur ce point à nouveau maintenant, la croissance économique ne reviendra pas toute seule. Si nous ne trouvons pas de nouvelles sources de croissance, notre PIB va stagner, et alors nos possibilités dans le secteur social, la défense et la sécurité nationale, et dans d’autres domaines, seront considérablement inférieures à ce qui est nécessaire pour développer vraiment le pays et progresser. »

Maintenant, à peine deux mois plus tard, Poutine s’est manifestement décidé. Il a aussi clairement un œil sur les prochaines élections présidentielles de mars 2018 en Russie. Ce faisant, il a choisi celui des trois groupes du Conseil économique qui croit que l’État a un rôle positif à jouer dans le développement de l’économie nationale.

Le groupe Stolypine, à bien des égards, nous ramène au génie expliquant le miracle économique allemand après 1871, dont les idées ont créé la croissance économique la plus impressionnante, dans toute l’Europe, d’un pays attardé en à peine plus de trois décennies. Les seuls autres pays à approcher cette réussite économique allemande ont été les États-Unis après 1865, et la République populaire de Chine après 1979, avec Deng Xiaoping et son socialisme aux caractéristiques chinoises. Le modèle de développement économique national est basé sur le travail de l’économiste allemand du XIXe siècle, maintenant presque inconnu, Friederich List, le concepteur du modèle de base du développement économique national.

Trois camps

Pendant les années 1990 de thérapie de choc de Boris Eltsine, des économistes de Harvard comme Jeffrey Sachs − financés par le méga-pilleur George Soros − ont conseillé Eltsine. Les politiques désastreuses de l’équipe économique d’Eltsine, alors dirigée par Egor Gaïdar, ont mis en œuvre une privatisation massive des biens de l’État, à des prix bradés, entre les mains d’investisseurs occidentaux comme Soros. Ils ont réduit drastiquement le budget de l’État, affaibli le niveau de vie, éliminé les pensions de vieillesse de la population. Tout a été fait au nom de la réforme du marché libre. Après le traumatisme, lors de la première présidence de Poutine en 1999, la Russie a commencé lentement une reprise douloureuse, non pas à cause de la thérapie de choc de Gaïdar-Harvard, mais malgré cela, grâce à la détermination du peuple russe.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces idéologues du libre marché, les adeptes de Gaïdar, ont jusqu’à présent joui d’un quasi-monopole sur les politiques des ministères de l’Économie et des Finances en Russie.

Ils ont été aidés par la dirigeante du camp monétariste, légèrement différente, mais tout aussi destructrice, la gouverneure de la Banque centrale russe, Elvira Nabiullina – qui semble obsédée par le contrôle de l’inflation et la stabilisation du rouble.

En mai dernier, Poutine a donné le premier signe qu’il commençait à s’ouvrir à l’idée que les rapports toujours rassurants de ses ministres des Finances et de l’Économie, annonçant « la reprise au coin de la rue » – comme disait Herbert Hoover au début de la Grande Dépression américaine en 1930 – étaient faux. Le président russe a convoqué le Présidium du Conseil économique – un groupe qui avait somnolé pendant deux ans – lui demandant de venir avec un plan pour résoudre les problèmes économiques de la Russie. Le présidium se composait de trente-cinq membres représentant chacun l’un des trois principaux camps économiques.

L’ancien ministre néolibéral des Finances, Alexeï Koudrine, dirigeait un camp, soutenu par le ministre des Finances Anton Siluanov et le ministre de l’Économie Alexey Ilyukayev. Ce groupe demande le recours au laissez-faire occidental habituel tel que la réduction drastique du rôle de l’État dans l’économie via la privatisation massive des chemins de fer, des compagnies d’énergie comme Gazprom et d’autres biens de valeur. Koudrine a également été nommé par Poutine à la présidence du groupe de stratégie économique de vingt-cinq membres, nouvellement réorganisé en mai. De nombreux économistes nationaux craignaient le pire de cette nomination, à savoir une reprise de la thérapie de choc Gaidar en mode turbocompressé. Il est maintenant évident que ce ne sera pas le cas. Koudrine et son approche ont été rejetés pour leur inefficacité.

Le deuxième groupe était représenté par la dirigeante de la Banque centrale, Elvira Nabiullina. Ils étaient les plus conservateurs, affirmant qu’aucune réforme n’était nécessaire et qu’un stimulus économique ne l’était pas non plus. Il suffit de tenir le cap avec un taux d’intérêt de la Banque centrale à deux chiffres ce qui va, en quelque sorte, tuer l’inflation et stabiliser le rouble, comme si c’était la clé pour débloquer le potentiel de croissance économique de la Russie. Cela a plutôt été la clé pour tuer lentement l’économie et augmenter l’inflation.

Le club Stolypine

Le troisième groupe représenté était celui que la majorité des observateurs occidentaux a le plus ridiculisé et rejeté ; Stratfor, le think-tank du Pentagone l’a qualifié de « collectif étrange ». Je les ai personnellement rencontrés, j’ai parlé avec eux et ils ne paraissent guère étranges à toute personne ayant une claire morale de l’esprit.

C’est ce groupe qui, après deux mois, a reçu le mandat de Vladimir Poutine d’exposer ses plans pour stimuler à nouveau la croissance en Russie.

Le groupe rassemble essentiellement des disciples de ce que le grand économiste allemand du XIXe siècle presque oublié, Friedrich List, appellerait une stratégie de « l’économie nationale ». L’approche historique de l’économie nationale, fondée par List, s’opposait directement à celle d’Adam Smith qui représentait l’école britannique, alors dominante, du libre-échange.

Les vues de List ont été de plus en plus intégrées dans la stratégie économique du Reich allemand en commençant par le Zollverein – ou union douanière – en 1834, qui a unifié le marché intérieur allemand. Il a créé la base pour l’émergence, dans les années 1870, d’une Allemagne colossale, rivale économique de la Grande-Bretagne, dépassant celle-ci dans tous les domaines en 1914.

Lors de la réunion de mai 2016, ce troisième groupe, le club Stolypine, incluait Sergei Glazyev et Boris Titov, co-président de l’association Business Russia, et médiateur d’affaires russe depuis la création de ce poste en 2012. Les deux, Titov et Glazyev – un conseiller de Poutine sur l’Ukraine et d’autres questions – sont membres fondateurs du club Stolypine. En 2012, Glazyev a été nommé par Poutine, alors Premier ministre, pour coordonner les travaux des organismes fédéraux dans le développement de l’Union douanière de la Biélorussie, du Kazakhstan et de la Russie, devenue aujourd’hui l’Union économique eurasienne. Titov, également leader du parti Juste Cause, est un entrepreneur russe à succès qui, ces dernières années, a travaillé à l’avancement de diverses politiques économiques au sein de l’État, souvent en opposition aux idéaux libéraux du libre-marché de Koudrine. Notamment, Titov est également co-président du Russian-Chinese Business Council.

Une indication générale du genre de propositions que le groupe Stolypine proposera pour relancer une croissance économique substantielle en Russie et faire face à d’importants déficits en infrastructures de base, qui entravent grandement l’entreprise productive, est contenue dans une série de propositions que Glazyev a faites en septembre 2015 pour le Conseil de sécurité russe, organe consultatif essentiel du Président.

Là, Glazyev a proposé une feuille de route de cinq ans pour la souveraineté économique et à long terme de la croissance de la Russie. Il avait pour but l’immunité aux chocs économiques extérieurs et à l’influence étrangère [les sanctions par exemple, NdT], et en fin de compte, sortir la Russie de la périphérie du système et l’intégrer au cœur du système économique mondial. Les objectifs incluent une augmentation de la production industrielle de 30 % à 35 % sur une période de cinq ans, la création d’une orientation sociale vers l’économie du savoir par le biais du transfert de ressources économiques considérables à l’enseignement, aux soins de santé et au domaine social, la création d’instruments visant à accroître l’épargne jusqu’à un certain pourcentage du PIB, et d’autres initiatives, y compris la transition vers une politique monétaire souveraine.

En 1990, la première priorité de Washington et du FMI était de faire pression sur Eltsine et la Douma pour privatiser la Banque d’État russe, en vertu d’un amendement constitutionnel qui a mandaté la nouvelle Banque centrale de Russie, comme la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne, pour être une entité purement monétariste dont le mandat est seulement de contrôler l’inflation et stabiliser le rouble. En effet, la création monétaire en Russie a été retirée de la souveraineté de l’État et liée au dollar américain.

Le plan Glazyev de 2015 a également proposé d’utiliser les ressources de la Banque centrale pour fournir des prêts ciblés aux entreprises et aux industries en leur fournissant des taux d’intérêt faibles bonifiés, entre 1 % et 4 %, rendus possibles par l’assouplissement quantitatif à hauteur de 20 mille milliards de roubles sur une période de cinq ans. Le programme a également suggéré le soutien de l’État aux entreprises privées par la création d’obligations réciproques pour l’achat de produits et de services à des prix convenus.

De même, Glazyev propose que le rouble retrouve sa force comme alternative au dollar, de facto en faillite, par l’achat d’or pour garantir la monnaie. Il a proposé que la Banque centrale soit mandatée pour acheter toute la production d’or des mines russes à un prix donné, afin d’augmenter le soutien au rouble d’or. La Russie est aujourd’hui le deuxième plus grand producteur d’or du monde.

Il est évident que le président de la Russie a réalisé que le progrès impressionnant obtenu par la Russie dans le domaine de la politique étrangère peut être fatalement affaibli par une économie défaillante, talon d’Achille de la Russie, comme je l’ai noté dans un article précédent. L’annonce faite le 25 juillet par Poutine a le potentiel d’inverser cette situation si elle est mise en œuvre avec résolution à tous les niveaux. Là, le président a la responsabilité d’établir clairement la stratégie sur cinq ans, un laps de temps très utile pour juger les résultats, et n’ayant rien à voir avec les vieux plans quinquennaux soviétiques, comme De Gaulle l’avait bien compris en France.

En donnant à la population une vision claire de son avenir, il peut puiser dans les remarquables ressources humaines russes pour accomplir littéralement l’impossible et transformer l’économie en une véritable prospérité fondée sur des bases plus solides que celles du monétariste laissez-faire de l’Ouest qui est aujourd’hui, de facto, en faillite.

Bravo Russie !

F.William Engdhal

Article original paru dans New Eastern Outlook

source: http://lesakerfrancophone.fr/poutine-feu-vert-pour-les-nationalistes-economiques-en-russie

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Les grands ministères russes déménagent vers les bunkers, car la «guerre d’Hillary Clinton » semble inévitable.

29 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #L'armée française, #Politique étrangère, #La guerre, #Terrorisme

samedi 27 août 2016

Les grands ministères russes déménagent vers les bunkers, car la «guerre d’Hillary Clinton » semble inévitable

 
 
 
Une série inquiétante de bulletins d’«actions urgentes » émis par le ministère russe de la Défense (MoD) au cours des dernières 24 heures, après que les forces militaires de la Fédération ont été mises en état d'alerte combat montrent que les préparatifs tous azimuts sont en cours pour se préparer à un conflit mondial. Les principaux bureaux des ministères importants sont en cours de transfert vers la zone fédérale protégée de Mezhgorye Urban Okrug . En effet, un bulletin met gravement en garde que « la guerre d’Hillary-Obama est probablement inévitable ».
 
Pour autant que nous soyons en mesure de reconstituer cet ensemble de bulletins d’"action urgente" du MoD, et immédiatement après l'ordre extraordinaire d'hier de placer toutes les forces militaires de la Fédération en état d'alerte de plein combat, les équipes d'élite du Service de Sécurité (FSB) et du MoD, les Alpha Spetsnaz, ont commencé à protéger et à déplacer divers ministères au sein du Kremlin pour leur relocalisation dans la République du Bashkortostan.
Les recours aux équipes Alpha Spetsnaz du FSB et du MoD pour toute opération au sein de la Fédération sont particulièrement à noter, car ces équipes sont parmi les deux meilleures forces spéciales du Monde, les plus formées, et les plus craintes. La véritable signification de ces bulletins faisant référence à la République du Bachkortostan est un code signifiant le complexe souterrain massif connu en Occident sous le nom de  Monts Yamantau.
Selon Wikipédia : "Le Yamantaou est devenu célèbre aux États-Unis à la suite d'une théorie du complot lancée dans les milieux conservateurs qui le considèrent comme un pendant russe à la légendaire Zone 51. Il abriterait un immense complexe souterrain de l'ère Brejnev aux proportions monumentales.
Il existe des installations militaires de l'armée russe près de la ville fermée militaire de Mejgorié et celle de Snejinsk. Par ailleurs, à l'instar du mont Kosvinski (600 km au nord), cette formation rocheuse est soupçonnée par des responsables de l'US Army d'abriter un centre secret d'armes nucléaires ou un bunker1. Selon des sources américaines, le complexe local pourrait accueillir 60 000 personnes et des recherches sur les armes nucléaires y auraient lieu".
En outre, il convient de noter que la République du Bachkortostan est l'endroit le plus sûr de la Fédération et, en tant que «république d'importance fédérale», elle est entourée par de nombreuses bases militaires, des fortifications  protégées par des armes atomiques de divers types.
Dans notre tentative de mesurer toute l'importance et la signification de ces extraordinaires mouvements de guerre déployés par la Russie, mais ayant seulement ces bulletins MoD d’"action urgente" pour nous guider, nous sommes en mesure de dire que les hauts dirigeants russes sont gravement préoccupés par la conviction que les États-Unis (et par extension ses alliés de l'OTAN) sont sur le point de tenter une action sous «faux drapeau» contre la Russie ou l'Iran afin de lancer une guerre à grande échelle, s’étirant sur de multiples fronts d'Europe, du Moyen-Orient et d’Asie .
Pour justifier ces craintes, ces bulletins soulignent le volume sans précédent de dizaines de milliers de forces de combat de l'OTAN sur les frontières de la Fédération, alors qu’en même temps les navires de guerre de la marine américaine ont commencé à jouer au "chat et à la souris" avec l'Iran par des incursions dans leurs eaux territoriales dans le but de créer un incident du type «Golfe du Tonkin», qui avait servi de prétexte mensonger pour attaquer le Vietnam il y a plus de 50 ans. La guerre du Vietnam a causé des dégâts incommensurables pour le Vietnam à cause des armes chimiques utilisées par les Américains, et malgré tout leur arsenal, les États-Unis ont lamentablement subi une défaite contre un pays "du tiers monde".
Le régime Obama-Clinton a l'intention de refaire le même coup. 
Pour savoir qui, réellement aujourd’hui, interfère dans quel pays duquel, les e-mails récemment libérés de George Soros, un top supporter d’Hillary, montrent qu’en fait, le plan directeur d’Obama-Clinton a pour objectifs non seulement de déstabiliser la Russie, mais aussi de renverser le président Poutine.
Comme tous les «plans directeurs» d’Obama-Clinton des 8 dernières années, les analystes du renseignement du MoD soulignent que leur tentative de détruire la Russie a complètement échoué, ainsi que leurs "plans" soutenant les monarchies islamo-terroristes qui veulent construire des pipelines à travers la Syrie et l'Irak (en concurrence directe avec l'Iran et la Russie), et qui ont versé à Hillary Clinton des dizaines de millions de dollars "d'avance" pour qu’elle les aide dans ce projet.
Le couple Obama-Clinton a, non  seulement échoué contre la Russie, mais il a échoué aussi dans sa "guerre créée" contre la Syrie et l'Irak. Cette semaine, leur émissaire, le vice-président américain Joe Biden, l’a prouvé  en ordonnant à ses troupes kurdes de se retirer devant les forces turco-russes, et par sa plaidoirie auprès de la Suède de ne pas laisser achever les travaux du pipeline russe Nord Stream 2 , car si ce pipeline entre en fonction, cela précipiterait la chute du régime nazi ukrainien installé par les États-Unis.
De plus, le PDG de la Deutsche Bank avertit maintenant des "conséquences fatales" auxquelles ils sont confrontés. Les analystes MoD comparent la situation à celle de 2008 qui a vu l’effondrement de Lehman Brothers, ce qui a amené le système bancaire mondial entier au bord de la destruction. Si cela devait arriver, la victoire Donald Trump serait possible, ce que les élites craignent plus que la troisième guerre mondiale. Car, protégés dans leurs bunkers pour élites, une guerre mondiale ne les tuerait pas, par contre, si Trump est élu président, il les mettrait tous en prison pour leurs innombrables crimes.
 
 http://www.whatdoesitmean.com/index2101.htm
Traduction : Hannibal GENSERIC

 

Des missiles supersoniques invulnérables équiperont les bombardiers russes

Tu-22M3 
Les bombardiers russes Tu-22M3 seront équipés de missiles supersoniques Х-32 capables de percer n’importe quelle défense ennemie. Fusil d'assaut Kalachnikov 
Les bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 des Forces aérospatiales russes seront bientôt équipés de missiles de croisière supersoniques X-32, annonce le journal russe Izvestia. La nouveauté de l'industrie de la défense russe sera presque complètement invulnérable face aux systèmes ennemis de défense antimissile et aérienne. Après le tir, les missiles X-32 s’élèvent jusqu'à 40 kilomètres d’altitude. Après être entrés dans la stratosphère, ils entament un vol horizontal puis piquent vers la cible. 
La précision de guidage des missiles est très élevée et ne dépend pas des systèmes de navigation par satellite GPS et GLONASS car ils possèdent leur propre système de navigation inertielle. Les X-32 sont conçus afin de détruire des cibles ennemies de grande taille: bases militaires, navires, centrales électriques, ponts. Les tests de l'arme touchent à leur fin, les missiles supersoniques stratosphériques sont quasiment prêts, indique Izvestia.

Source : https://fr.sputniknews.com/defense/201608261027459629-missiles-supersoniques-bombardiers-russes/

 

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BURKINI : arrêtons de tourner autour du pot, c'est L'ISLAM qui est en débat ! (par André Gerin)

29 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #l'islamisme, #Terrorisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 

 

André GERIN, député communiste de la 14e circonscription du Rhône de 1993 à 2012.

André GERIN, député communiste de la 14e circonscription du Rhône de 1993 à 2012.

ON NOUS COMMUNIQUE LE TEXTE SUIVANT:

 

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver, ci-dessous, ma réaction après la décision du Conseil d'Etat, d'invalider les arrêtés municipaux anti-burkini.

Cordialement

André GERIN

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Burkini : Arrêtons de tourner autour du pot

C’est l’islam qui est en débat !

 

L’incertitude juridique autour des arrêtés municipaux anti-burkini était évidente. La décision du Conseil d’Etat est, en cela, assez logique.

La question reste entière.  Le burkini traduit la progression de cette contre-société sur l’asservissement de la femme.

La France est minée dans son identité et son héritage culturel est menacé par ce que j’appelle la gangrène islamiste. La loi de la charia remplace la République dans nombre de territoires où le contrôle de l’islam politique s’exerce sur la vie quotidienne et la vie familiale. On observe depuis un certain nombre d’années, l’endoctrinement, l’enfermement dès l’enfance où la haine de la France, l’antisémitisme et le racisme anti-blanc sont cultivés.

L’une des caractéristiques les plus connues est la vie d’enfer menée aux jeunes filles d’un point de vue vestimentaire et dans leur vie amoureuse et sexuelle. Elles ont interdiction d’épouser un mécréant. L’asservissement de la femme s’étale au cœur de la société. Ce sont les territoires perdus de la République.

Aujourd’hui, Nous devons faire barrage à ceux qui, dans la classe politique, par clientélisme, ferment les yeux sur l’islam politique et être à côté des musulmans qui veulent vivre avec la République.

Combattre l’islam radical se fera dans la douleur. Car l’islam doit être compatible avec la République. C’est pourquoi il se doit de respecter les règles de la Nation française. Protéger notre mode de vie qui n’est pas négociable.

Il n’y a aucune raison qu’une minorité musulmane soit dispensée des contraintes qu’ont subies, par le passé, juifs et chrétiens.

Comme pour le voile il y a de cela 30 ans, le burkini les français n’en veulent pas.

C’est au législateur d’avoir le dernier mot. Dans ce rapport de forces, la République est à l’épreuve. Elle doit être défendue sans complexes et avec fierté.

 

SOURCE:

 

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Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La mondialisation, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'islamisme

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face.

Le foulard, la burka et le burkini. Quand l’Occident se voile la face par Chems Eddine Chitour. Le 27 août 20

«Cette polémique sur le burkini est une absurdité française ne pouvant être l’oeuvre que ‘d’esprits tordus .»

David Aaronovitch, éditorialiste du Times

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Cet été décidément, a été riche en scoops. Il y a le feuilleton journalier de dizaines de morts pour la plupart musulmans, il y a les évènements qui visent à diaboliser la Syrie en la bombardant illégalement alors qu’on est copain coquin avec les pourvoyeurs en armes et en argent de ceux que nous voulons démolir. C’est en tout cas l’avis de Bruno Guigue ancien haut fonctionnaire qui écrit:

«Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. (…) Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne; (…) Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini! (…)» (1)

Le débat que je propose justement aux lectrices et lecteurs est celui de l’affaire du burkini, affaire créée de toutes pièces pour entretenir l’atmosphère de guerre contre des Français musulmans pratiquants ou pas où chaque camp fourbit ses armes trouvant dans ce filon de l’allogène, ancien indigène du bon temps des colonies, un exutoire et ceci à quelques encablures de la présidentielle ou la pêche aux voix quand il s’agit de taper sur l’allogène.

Vu de l’étranger. Burkini: la France se trompe de combat

Pour montrer les similarités des démarches de l’Europe, le journal la Croix ne boude pas son plaisir pour nous informer que l’Allemagne veut interdire la burqa, mais comme le relève Der Speigel :

«En France, la burqa est interdite depuis des années sans le moindre résultat. Le pays n’est pas plus sûr et les musulmans ne sont pas plus intégrés». La presse étrangère réagit vivement à la polémique.: «Pour de nombreux commentateurs, la France se trompe de cible. Principale raison invoquée: « Eviter les troubles à l’ordre public », comme a plaidé le Premier ministre Manuel Valls dans une interview accordée à La Provence. (…) » (2)

« La chroniqueuse du Washington Post Kathleen Parker estime que les maires français qui ont choisi d’interdire le burkini sur les plages se trompent de combat. L’interdiction du burkini ne s’explique que par une raison: l’islamophobie, selon la Süddeutsche Zeitung. Le quotidien rappelle que ce maillot de bain « n’est pas une burka »: le bannir des plages ne cherche donc pas « à libérer la femme et à défendre la laïcité, mais signifie plutôt nous ne voulons pas de vous ici » (…) le quotidien néerlandophone de centre droit De Standaard lit dans la réaction des édiles un aveu d’échec. « Au nom de la liberté et des valeurs occidentales, on dicte à des gens ce qu’ils doivent porter sur la plage ». Ce que montre cette polémique, qui « voit une menace partout « , c’est « un fébrile manque de confiance en soi ». (2)

« En Espagne, où le port du burkini est autorisé, la presse s’intéresse aussi de près au sujet. (…) De fait, comme le souligne encore l’éditorialiste du Washington Post Kathleen Parker, la polémique française autour du burkini s’inscrit dans « une longue tradition du contrôle des vêtements de plage des femmes par les hommes ». Pour elle, « le burkini est devenu le drapeau des confédérés de la France ». Comme le drapeau des confédérés, le burkini signifie des choses différentes pour les gens, mais il est devenu un symbole puissant de l’affrontement culturel entre patriotes français et immigrés musulmans au point de devenir un élément déclencheur pour tous ceux qui veulent monter sur les barricades.”» (2)

Les raisons profondes

L’une des premières choses qui m’a frappé est que la kabbale ressemble étrangement à ce qu’ont connu les Algériens pendant la nuit coloniale. C’est le même scénario colonial transposé dans le postcolonialisme. Je voudrai dans un premier temps proposer l’analyse lumineuse du docteur Franz Fanon, psychiatre bien placé pour étudier les névroses du colonat ensuite celle de la journaliste du New York Times qui décortique les raisons profondes

Pour rappel, le voile (haïk), tenue vestimentaire faisait partie pendant des siècles des coutumes vestimentaires des citadines. Symbole de pudeur et de décence, ce vêtement, qui tenait une grande place dans la société, laissa place sous l’effet de la mondialisation à des vêtements en provenance du Moyen-Orient. Ce voile permettait de réaffirmer l’attachement des femmes à leur identité et à leurs valeurs culturelles et civilisationnelles. La lente mutation nécessaire a fait que les musulmanes s’emparent de la modernité en continuant de préserver l’essentiel de leur credo, c’est -à-dire «lahya» autrement dit la décence, la pudeur et le non-exhibitionnisme qu’on veut lui imposer. Il n’est nullement question de soumission à un quelconque intégrisme ou une quelconque soumission.

Dans le premier chapitre de sa Sociologie d’une révolution «L’Algérie se dévoile», le docteur Frantz Fanon montre comment le voile est instrumentalisé par l’administration coloniale pour assoir son pouvoir.

«Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile(…) Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité du peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. (…) À un premier niveau, il y a reprise pure et simple de la fameuse formule: «Ayons les femmes et le reste suivra.»» (3)

« Le 13 mai 1958, des musulmanes sont installées sur un podium à Alger, place du Gouvernement. Dans une mise en scène très orchestrée, elles brûlent leur voile (En 1960, le photographe Marc Garanger, alors jeune appelé, fut bouleversé par le travail qu’on lui imposa: faire des photos d’identité de Kabyles, voile arraché). Jusqu’à ce que les gouvernants découvrent que derrière ces jeunes femmes «européanisées» pouvaient se cacher des combattantes déterminées.» (3)

Pour Amanda Tub, du New York Times, les interdictions du burkini’ en France ont à voir avec bien autre chose que la religion ou l’habillement (…) L’évidence de la contradiction – imposer des règles sur ce que les femmes peuvent porter sur la base de l’idée qu’il est injuste pour les femmes de devoir obéir à des règles sur ce que les femmes peuvent porter – montre clairement que quelque chose de plus profond doit être à l’oeuvre. (…)

« Ce genre de déclaration [celle de Manuel Valls, NdT] est une manière de sanctionner [ ce qui est français et ce qui n’est pas français,» explique Terence G. Peterson, un professeur de la Florida International University (…) Si cette bataille sur l’identité prend de l’ampleur, elle fait en réalité rage sous une forme ou une autre depuis des dizaines d’années dans la société française, affirme le Pr Peterson. Ce qui semble être une confrontation sur une petite question de vêtement islamique porte en réalité sur ce que signifie être français.»

On le voit, le professeur Peterson rejoint Franz Fanon quand il écrit:

«Pendant l’époque coloniale, quand la France contrôlait de vastes régions musulmanes, le voile était devenu un ‘ symbole hyperchargé ». Le voile était considéré comme un symbole de l’arriération des musulmans et les normes vestimentaires féminines françaises, plus flexibles, étaient considérées comme un signe de supériorité culturelle, des façons de voir qui justifiaient le colonialisme. (…) Le voile est resté un symbole puissant de l’altérité quand le colonialisme s’est effondré après la Seconde Guerre mondiale et que les musulmans des pays colonisés ont afflué en France. Mais maintenant, cette altérité se joue à l’intérieur même d’un pays qui tente de définir sa propre identité postcoloniale. Au fil des générations, le voile s’est répandu chez les musulmanes françaises, en tant que pratique religieuse et, peut-être, comme symbole de leur héritage culturel particulier. (…) »

« Le résultat a été que le voile est devenu le symbole non seulement d’une différence religieuse, mais du fait que les Français «de souche» n’avaient plus le monopole de la définition de l’identité française. Le symbole du voile à l’époque coloniale en tant que signe de l’infériorité musulmane en a fait une cible commode pour les arguments selon lesquels l’identité française «traditionnelle» devait demeurer non seulement dominante mais la seule identité culturelle en France. Beaucoup de Français, au lieu de croire que ces identités peuvent coexister, les perçoivent comme nécessairement concurrentes.(…) Les choses ont commencé en 1989 avec la fameuse affaire du foulard (…) Ostensiblement, la raison était que les foulards étaient des symboles religieux visibles et qu’ils contrevenaient donc avec la loi française sur la laïcité, ou sécularisme (…) Interdire les foulards dans les écoles françaises devenait une manière de gérer l’anxiété générée par les événements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et d’affirmer le droit de protéger les valeurs françaises.»(4)

On le voit les raisons profondes peuvent se résumer à un voyeurisme ou le corps de l’autre doit être exposé à la lubricité des spectateurs avides d’exotisme et de sensations fortes comme l’ont fait la plupart des nations européennes avec les zoos humains et les Etats Unis avec les réserves. Ce mystérieux corps de l’Autre en l’occurrence est l’objet du combat de deux types de vision celle d’une vision fondamentaliste qui fait du corps de la femme une propriété privée et celle d’une vision dite moderne débridée qui tend à faire du corps de la femme au nom de la liberté une propriété publique . Les Etats Unis dans la plus pure tradition du bon temps des colonies ont fait de même quand ils ont démoli les structures de l’Afghanistan en s’attaquant aux structures patriarcales millénaires en diffusant par leurs GI’s en décembre 2001 des clips vidéo incitant la femme à enlever sa burqua !!

Solution Chevènement ou solution des élites scientifiques françaises musulmanes?

Que faire?

«La France, écrit Amanda Tub du NYT, a un autre choix: elle pourrait élargir sa définition de l’identité nationale pour inclure les musulmans français tels qu’ils sont. C’est quelque chose qui peut effrayer beaucoup de Français, qui la vivraient comme renoncer à une identité «traditionnelle» confortable et non comme l’ajout d’une nouvelle dimension à celle-ci.» Des associations juives réservent des piscines pour femmes exclusivement sans que personne, s’en émeuve. Apparemment, le gouvernement sort la carte Chevènement pour s’occuper des musulmans comme le fit un certain Michel (Sidna Michel pour Ferhat Abbas) qui gérait le culte musulman dans les années trente en Algérie. Chevènement fait une sorte d’unanimité qui transcende les clivages » (5)

Dans une contribution de Cide, la «ruée vers Chevènement» fut la véritable courroie de distribution de toutes les idées fascistes qui ont fini par s’imposer aujourd’hui dans le paysage politico-médiatique français. C’est que le Chevènementisme est le détroit de Béring de l’Échiquier politique français, seul permettant en effet de passer la ligne de changement de bord, de l’extrême gauche à l’extrême droite. (…) En fait, cette attitude résume toute l’histoire de la République française. A savoir chanter des valeurs universelles et agir en tribu gauloise assiégée par les Sarrasins. Et c’est justement ce déni de valeurs qui représente le talon d’Achille et le handicap premier de son entreprise coloniale. Dans la mesure où elle n’a jamais réussi à convaincre ses sujets coloniaux de la véracité de son discours. (…) Et c’est ainsi qu’en toute logique, la France a choisi pour cette nouvelle «pacification» un de ses grands serviteurs: Jean-Pierre Chevènement. Et son souverainisme bénin s’est transformé avec le temps en une brèche maline dans le sillage de l’État de droit. (…) De Philippot jusqu’à Zemmour en passant par Polony et Finkielkraut, du moment en effet que vous versiez dans la haine ethnique et xénophobe, la caution morale chevènementiste vous est d’une grande utilité pour crédibiliser vos élucubrations, les rendant par-dessus tout conformes à la démocratie et à la République». (5)

Cette contribution des élites scientifiques mérite d’être connue. Nous lisons :

«Alors que Manuel Valls a appelé les musulmans, à plus de ‘discrétion dans la manifestation de [leurs] convictions religieuses”» des médecins, des avocats et des patrons musulmans ont choisi de prendre publiquement position Pour l’astrophysicien Abd-al-Haqq Guiderdoni, c’est un travail d’éducation qui doit être entrepris. Il insiste sur l’interprétation du Coran, souvent perçu comme violent, en particulier à cause des événements ayant eu lieu à l’époque de l’écriture du texte sacré:« Ces événements ont été pour partie guerriers, et donc violents. Il ne s’agit pas de les supprimer du texte – il est absurde de vouloir ‘réformer’ le Coran comme on en a lu la proposition – mais de les placer dans cette perspective relative, où ils ne peuvent pas devenir des normes, sinon des normes symboliques, celles du combat contre soi-même pour s’améliorer.» L’école, qui a permis à l’élite musulmane de s’élever, a donc un rôle essentiel pour situer «le fait religieux dans sa dimension originelle (…) et intellectuelle».(5)

«A l’heure où médias et politiques regardent ces Français issus de l’immigration avec toute la hauteur d’un regard paternaliste, eux ont emprunté le chemin de l’ascension sociale, retroussant leurs manches. Il faut valoriser les exemples féminins, affirme Inès Safi polytechnicienne, physicienne au Cnrs, qui permettent de ‘déconstruire un discours essentialiste” et de ‘ se servir de la force de la suggestion positive”» pour lutter contre la dévalorisation de l’image de ‘ la femme musulmane”». (…) Abdel Rahmane Azzouzi, chef du service urologie du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers enfonce le clou: «L’Etat français n’a jamais voulu un islam de France, C’est le signe que [les politiques] considèrent toujours l’islam comme une religion étrangère à la République.» Il préconise un financement émancipé des Etats d’origine de la communauté musulmane: «Je ne veux plus voir une seule âme étrangère rôder autour du Cfcm. L’islam de France doit être géré par des Français uniquement. La maison commune, c’est la France, pas le Maghreb!»(5)

Le ton est donné, les autorités devraient de notre point de vue, de plus en plus écouter non pas ce qui font, d’une façon ou d’une autre, de l’Islam un fonds de commerce pour des positions sociales, mais l’Islam des Lumières de ceux qui ne doivent rien au système, qui ont prouvé leur compétence et qui de ce fait apporteront une réelle valeur ajoutée. Naturellement, il ne faut pas verser dans la facilité, du y a qu’à pour tomber dans un islam sans épaisseur un islam mondain laïco-compatible

C’est un fait que le fond rocheux malgré les dénégations hypocrites, des uns et des autres est profondément chrétien, il n’est que de constater les dix jours fériés d’origine chrétienne fruit d’un deal douloureux entre une Eglise prépondérante et une République qui a laïcisé les fondements de la société d’alors avec ses haltes religieuses qui segmentent les espérances du chrétien. De plus il est compréhensible que le citoyen français lambda à qui on fait miroiter le grand remplacement, l’invasion, se sente assiégé notamment par un discours apocalyptique diabolisant l’islam. Seul un dialogue éclairé, apaisé, désarmé permettra d’aboutir à une république réellement équidistante des spiritualités. Les gouvernants devraient faire confiance aux élites scientifiques françaises d’espérance musulmane pour accompagner ce nécessaire aggiornamento qui tout en gardant les fondamentaux s’adapte en lieu et en temps et permettant ce que les Canadiens appellent des accommodements raisonnables loin de toute exploitation politicienne.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. http://www.mondialisation.ca/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis/5541452

2. http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-letranger-burkini-la-france-se-trompe-de-combat

3. http://information.tv5monde.com/terriennes/viols-voiles-corps-de-femmes-dans-la-guerre-d-algerie-3406

4. http://reseauinternational.net/burkini-et-crise-de-lidentite-francaise-vus-par-le-new-york-times/#IbWG6K7uLQG8vJJb.99

5.http://www.alterinfo.net/De-Jacques-Soustelle-a-Jean-Pierre-Chevenement-Miseres-et-decadences-du-colonialisme-francais_a124684.html

6. Français musulmans, ils veulent peser dans les débats publics Le Monde 17.08.2016

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Non Monsieur Plenel, le BURKINI n'est pas un vêtement comme un autre! (par Fatiha Daoudi)

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Comité pour une Nouvelle résistance, #l'islamisme

Publié par El Diablo

 

 

TIM WINBORNE -Reuters

TIM WINBORNE -Reuters

POLÉMIQUE - A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et qui bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censées être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, paraît-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine!

Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent, le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!

Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!

Fatiha Daoudi

Juriste, politiste et experte en genre et en droits humains

 

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Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre, #le nazisme, #Histoire, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Publié par El Diablo

 

 

 

 

Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

Le véritable secret d’histoire de Stéphane Bern

par Jean LÉVY

Mardi soir, 23 août 2016, à la télé sur France2, un documentaire nous retraçait la vie et l’action de Winston Churchill. Naturellement, une grande partie du film était consacrée au rôle joué par le Premier ministre britannique  au cours de la Seconde guerre mondiale. Or, si la relation de ses rapports avec de Gaulle et Roosevelt était correctement contée, pas une allusion n’est faite, ni à l’URSS, ni à la guerre à l’Est !

Un grand silence blanc, comme si l’Union soviétique n’avait jamais existée…

Si bien, que le commentaire ose prétendre qu’au lendemain de la défaite française, en juin 40,  la Grande-Bretagne est demeurée seule à faire la guerre à l’Allemagne durant DEUX ANS…Donc, jusqu’à l’entrée des Etats-Unis dans le conflit,  le 7 novembre 1942…Exit, l’agression nazie du 22 juin 1941 contre l’URSS, pas un mot sur la guerre à l’Est, la défense héroïque de Moscou et de Leningrad, les victoires décisives – quant à l’issue du conflit -  de Stalingrad, de Koursk et de Berlin, tous ces faits historiques passés à la trappe, totalement  ignorées !

C'est un "secret d'histoire" : le Front de l'Est n'a jamais existé ! 

Monsieur Stéphane Bern, vous refaites l’histoire à grande échelle. Comme mensonge par omission, on ne fait pas mieux. Et vous osez vous présenter comme un historien conteur de charme, amateur, certes, des têtes couronnées, qui vous font vibrer jusqu’à l’indécence, mais, de là à falsifier à ce point l’histoire, on reste ébahi ! Comment c’est possible en 2016 en France, et sur une chaine publique par dessus le marché !

Comment, dans ces conditions, les Français pourraient-ils connaître le rôle majeur joué par l’Armée rouge dans la défaite allemande ? On ne s’étonne plus de la croyance massivement partagée par nos compatriotes, que la Libération de la France, ils la doivent aux Américains.

Qui sait, aujourd’hui, que le débarquement allié du 6 juin 44 à pu tenir sur la côte normande que grâce au front de l’Est, où se concentraient sur 2000 kms, 200 divisions allemandes, alors que seules 50 se positionnaient en France…

Qui connaît le lourd tribut payé par les Soviétiques à la victoire finale : 20 millions de morts, un pays dévasté (subissant, comme en Bielorussie, un Oradour tous les deux jours) ?

On a beau être blasé aujourd’hui sur l’objectivité de l’information dans les médias, à la télé comme à la radio (de « service public »), on reste malgré tout sans voix face à un tel déni de vérité, à ce  déchainement de propagande, qui évoque celle diffusée par l’Occupant entre 1940 et 1944.

Et encore, à l’époque, celle de « Radio Paris ment, Radio Paris ment…Radio Paris est allemand ! », l’affichage était franchement assumé. On savait qu’il s’agissait de la radio du vainqueur qui nous imposait sa présence.

Aujourd’hui, on nous ment au nom de la « liberté d’expression » et du « pluralisme » !

Jusqu'à quand ?

J.L.

 

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« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE ». Par François Ruffin.

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Publié par El Diablo

 

« Les RICHES N’ABANDONNENT que FACE à une MENACE SOCIALE »

Déchirer des chemises, c’est déjà brutal. Mais un very distingué professeur nous recommande pire…

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Il y a deux ans, à peu près, je rencontrais, à York, l’épidémiologiste Richard Wilkinson, auteur de Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous. Et toute la séquence Air France / Goodyear m’a fait repenser à ça, à la fin de notre discussion. Je revêtais ma tenue « I love Bernard », pour évoquer avec lui mon patron préféré, le PDG du groupe LVMH, que je voulais « sauver de lui-même » :

François Ruffin. : Quand j’ai lu votre livre, je me suis dit, « Tiens, voilà une thérapie pour Bernard Arnault », parce qu’il paraît tellement triste, tellement hors du monde…

Richard Wilkinson : J’avais une tante, que j’aimais beaucoup, qui venait d’une famille très riche. Seulement, pendant la guerre, elle a été emprisonnée par les Japonais, elle a subi la famine. Elle a dit ensuite que cela lui avait fait beaucoup de bien. Elle a rencontré d’autres gens, elle a réalisé à quel point cette vie pouvait être dure. Elle est devenue une meilleure personne grâce à cela.

F.R. : Donc vous nous conseillez d’emprisonner Bernard Arnault et de l’affamer ? Moi, je ne suis pas aussi violent que vous. Je voudrais suggérer à Bernard Arnault de m’accompagner, de rencontrer les gens qu’il a licenciés il y a trente ans. D’aller dans ses usines en Pologne, en Inde, à Madagascar, et de voir comment ses employés vivent. J’ai pensé que, peut-être, s’il sort de ses bâtiments de verre, de ses chiffres, de son cercle d’amis très aisés, peut-être qu’il pourrait réintégrer la communauté humaine…

R.W. : Vous parlez de convertir des personnes riches. Ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est la démocratie.
Les Etats-Unis et de nombreux pays développés sont devenus plus égalitaires pendant les années trente seulement parce qu’ils avaient peur du communisme et du syndicalisme. Pendant toute une période ils ont réduit les inégalités. Quand des protestataires ont secoué la voiture d’un dirigeant de la Bank of Scotland, ont cassé sa fenêtre, eh bien, ce jour-là, je crois que ce financier a commencé à s’inquiéter, à se soucier de comment il était vu, jugé.
Les riches n’abandonnent leur position que face à une menace sociale. C’est aux gens, pas aux riches, de prendre conscience de ces injustices, et du fait que les oligarques ne méritent pas ces privilèges.

F.R. : Donc, il faut créer une menace sociale pour changer Bernard Arnault ?

R.W. : Notre regard sur les riches doit changer, il faut en finir avec l’admiration, ou la déférence. On devrait les considérer comme des égoïstes, des antisociaux, les mépriser, et qu’ils le sachent.
C’était le cas dans la préhistoire. Christopher Boehm, un expert des sociétés de cueillette et de chasse, a rassemblé des données sur deux cents sociétés différentes. La plupart étaient extraordinairement égales, basées sur le partage de la nourriture, l’échange de dons. D’après lui, ils maintenaient l’égalité en ridiculisant ceux qui se voulaient supérieurs, ou ils les exilaient, et dans certains cas, ils étaient même tués. Il montre comment ce qu’il appelle des « stratégies contre les dominants » fonctionnaient.

F.R. : Maintenant, vous voulez le tuer !

R.W. : Dans une certaine mesure, les démocraties modernes sont une « stratégie contre les dominants », mais c’est une contrainte inefficace. Il faut la rendre plus efficace.

Retrouvez l’interview en intégralité dans notre livre:

L’égalité c’est la santé, Fakir éditions, 4 euros.

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